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SILENCE TOUTES VOILES DEDANS

La capacité de parler diverses langues est très valable
mais pouvoir se la fermer en toutes les langues n’a pas de prix.
– Inconnu(e)

Car de toute façon, le silence est loin d’être vide mais empli de réponses.

La réponse à toutes nos questions se trouve dans le silence. À mon avis, aucune vérité ne peut être dite, ni écrite. On ne peut que la trouver dans le silence au fond de soi en se fouillant les entrailles, en écoutant ce qui se cache derrière le bruit de notre mental hyperactif.

On aura beau chercher la vérité dans les livres, sur Youtube, dans les formules punchées des memes virtuels, ou dans les balados, la nouvelle mots-de, toujours des mots, que des mots. Toujours que les mots des autres que l’on interprètera de toute façon à notre manière, en fonction de nos biais, de notre passé, de notre bagage culturel et intellectuel. De toute façon, on ne comprend jamais les mêmes mots tous ni toutes de la même manière. On prend les mots et on les façonne comme on veut, ou comme on peut.

Nous sommes désormais submergé(e)s de mots. Nous lisons, nous regardons, nous entendons, nous commentons. Bla bla bla… et re bla bla bla…

Et pour en arriver où ?

Dans un état du monde un peu délicat, cacophonique, avec des guerres, des guerres de gun ou de mots, et des famines (moins que jamais auparavant selon mon nouvel ami Yuval 😉 alors que des millions meurent d’embonpoint, où la plupart des gens sont polarisé(e)s entre le blanc et le noir, essoufflé(e)s, déprimé(e)s, cassé(e)s et joignent les deux bouts avec grande peine, vivent vite, trop vite, toujours de plus en plus vite, où les inégalités sociales vont grandissantes, et n’en jetez plus la cour est pleine.

Fions-nous aux mots des politiciens.

On peut voir le monde comme étant mieux que jamais auparavant, ou pire, sur le bord de la destruction, c’est selon.

En tous cas, nous sommes nombreux/ses à spinner ces temps-ci. Probablement que les choses ne sont ni pires ni mieux que jamais auparavant. Possiblement que nous les humains nous nous détruirons éventuellement, alors que la planète continuera de tourner sur elle-même – avec ou sans nous – dans le grand vide. Ou peut-être que nous entrerons dans la 5ème dimension – whatever it means ! Qui vivra verra.

Mais une chose est certaine: c’est le silence qui va prévaloir. Aussi bien s’y faire tout de suite. On peut alphabétiser le silence autant qu’on veut, on a perdu l’alpha alors qu’on dit souvent des bêtises. Mais réduits à leur plus simple expression, les mots me semblent toujours ne vouloir dire que ce silence. L’indicible silence du coeur.

Si on pouvait ré investir du silence entre tous ces mots, mots qui ne sonnent pas comme maux pour rien au-delà de la rime facile. Depuis que tout le monde peut émettre ses commentaires sur la place publique, pas certain que les choses se soient emmieuxtés. Vraiment pas certain. Ça cacofun et pas toujours plaisant dans nos yeux ni nos oreilles.

Alors je vais faire ma part et switcher mon clavier à off pour quelques jours et j’irai écouter les oiseaux, nettoyer la forêt avec mes ami(e)s et chanter en choeur avec la gang de ma petite église dans la forêt. Là que les mots résonnent le mieux pour moi.

Entendez-vous ?

Suffit d’écouter encore un peu plus peut-être ?

Dans ce silence que je m’en vais.

PENSÉES EFFLEURÉES

Pop Pop Pop ! Pensées pensées pensées…

Paroles très justes de Marion Renault. Les pensées poppent et poppent comme grains de maïs dans le souffleur incessant de notre mental. Même quand on dort. Et surtout quand on médite. Mais c’est seulement parce qu’on y porte davantage attention. Car sans cesse, les pensées passent. Qu’on soit actif ou immobile, les pensées nous passent dedans. Suffit de les laisser nous passer dessus sans s’y accrocher.

Je sors du Shaking (méditation active qu’on fait en groupe tous les mercredi matins dans la Tribu) et si j’apprécie grandement les méditations assises et immobiles, j’adore les méditations actives qui nous permettent de participer activement à les laisser aller encore plus facilement. On peut les expulser à l’aide du corps, on peut les aider à passer go pour aller se faire voir ailleurs. Feeling à 200 $ !

Les pensées sont semblables à des bulles d’air dans l’eau. Si on les laisser monter jusqu’à la surface, elles feront ploup ! Comme le koan. Et d’autres viendront prendre leur place, pour passer elles aussi. Si on peut apprendre à observer ses pensées, comme les émotions et sensations qui les accompagnent, la vie devient plus douce, plus facile. On n’a qu’à revenir à notre respiration quand on s’y se retrouve dans le champs… des pensées. Pensées qui sont diverses mais partent toutes de la même place – d’où d’ailleurs ? et y retournent.

Simple non ? Non en effet, pas si simple. Car ce n’est pas le mental qui peut saisir ce concept de détachement et de distance. Le mental n’est pas équipé pour ça. Ça part davantage de l’âme. De la grande tour d’observation en soi. Du témoin. Du gars et de la fille des vues. Bon show de pensées alors. Et bon vide.

C’est très facile de parler des belles choses, d’avoir une compréhension intellectuelle. La méditation détruira l’ego, détruira la personnalité. Elle vous laissera dans la vacuité absolue. C’est seulement le mental qui crée la peur de la vacuité en vous.

Osho via Khirad Emmanuel Moulin @ Méditation France

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La petite voix dans la tête a sa vie à elle.

La plupart des gens sont à sa merci, ce qui signifie qu’ils sont possédés par la pensée, par le mental.
Étant donné que le mental est conditionné par le passé, vous êtes ainsi forcé de le jouer et le rejouer sans cesse.
En Orient, on utilise le terme karma pour décrire cette réalité. Lorsque vous êtes identifié à cette voix, vous ne le savez pas, bien entendu.
Si vous le saviez, vous ne seriez plus possédé par le mental, puisque vous n’êtes vraiment possédé que lorsque vous prenez l’entité qui vous possède pour ce que vous êtes.
Et vous devenez cette entité.
– Eckhart Tolle

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Les souffrances, mal-être, malaises psycho-émotionnels sont dus à des pensées crues (du verbe croire).
Lorsque le regard se porte sur les sensations liées à ce mal-être ou dès que nous nous reconnaissons en tant que Présence, ces pensées se dissipent et laissent place à la Liberté que nous Sommes.
– Marion Renault / cequiest.org

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et quand on observe, on rencontre de tout…

… des sentiments comme la déception, l’embarras, l’irritation, le ressentiment, la colère, la jalousie et la peur, au lieu d’être de mauvaises nouvelles, sont en fait des moments très clairs qui nous enseignent où nous nous retenons.
Ils nous apprennent à nous redresser et à nous tenir droit lorsque nous pensons que nous préférons nous effondrer et reculer.

Ce sont des messagers qui nous montrent, avec une clarté terrifiante, exactement où nous sommes bloqués.
Ce moment même est le professeur parfait et, heureusement pour nous, il est avec nous où que nous soyons.
– Pema Chödrön

FINALEMENT S’OBSERVER OBSERVER LE MONDE

Je viens de terminer ce bouquin. Flabbergasted suis-je.

Après avoir lu Sapiens l’an dernier, que j’avais dévoré, j’ai sauté son Homo Deus pour je ne sais trop quelle raison mais je m’y met dès aujourd’hui. Précieuse trilogie de cadeaux de Noël de ma voisine d’amour. Merci ma beloved.

Yuval – je me permets de l’appeler par son petit nom car il sonne si simple et ordinaire malgré sa grande érudition – déconstruit le passé – et nos multiples idées préconçues sur soi et le monde – pour tenter de pressentir ce qui nous pend au bout de l’algorithme et ainsi nous permettre de mieux nous situer entre ce passé nostalgique et quelque peu barbarique et l’avenir pour le moins questionnant, sinon inquiétant.

Et vous savez quelle est la 21ème de ses 21 leçons ?

Tout ce chemin autour du monde et du temps pour en arriver là. Pour en revenir là, juste ici. Car au final, on en revient toujours à ici. Maintenant.

À part écrire des bestsellers, le gars fait entre 1 et 2 mois de Vipassana par année, dont quelques heures à chaque jour. Si j’ai bien compris ses propos, il affirme que ce sont ces périodes d’auto-observation – de lui-même et son mental – qui lui permettent de plonger autant dans la recherche et l’analyse du vaste monde et d’y faire des liens. Pour prendre une distance du contenu de sa boîte noire. Mes mots pas les siens, mais ma compréhension de ce qu’il écrit.

Même s’il a un parcours complètement différent de celui d’Osho, géographiquement et chronologiquement parlant, j’ai senti la même sagesse dans ses mots, surtout entre ceux-ci. Car il faut pouvoir lire entre ses lignes pour capter la signification profonde de ce que les grands génies veulent transmettre. On ne peut saisir les mots seulement pour ce qu’ils convient. On doit les prendre comme un miroir dans lequel on peut se regarder.

En cours de lecture, je me suis senti en résonance avec son cheminement autant intellectuel que d’investigation du soi (ce soi qui est l’une des plus grandes idées préconçues que l’on entretient à mon avis). J’écris ceci avec une immense dose d’humilité car je ne penserais jamais me comparer au parcours et à la portée nettement plus grande de ses brillants écrits que celle de mes petites chroniques du quotidien. Mais comme j’aime écrire, la portée de mes chroniques ne m’intéresse pas tant. Mon yoga matinal qui va de pair avec le silence et mon premier café du matin. Mais je me reconnais beaucoup dans ses mots.

En effet, en lisant les mots de Yuval, et la grande liberté et ouverture qui les soutiennent et les tissent, je me suis reconnu. Car pour moi, le but ultime de la vie réside dans la méditation. Soit de prendre un temps, quotidiennement et parfois plus longtemps, pour arrêter. Un temps régulier pour s’arrêter de tourner pendant que le monde continue à spinner dans le vide de l’univers et s’observer. Et respirer.

Observer ce qui se passe en soi, dans notre propre corps, dans notre mental, dans les sensations et multiples mouvements subtils qui nous parcourent sans cesse. Sans rien faire de particulier pour intervenir ni interférer. S’observer observer le micro monde qui passe en soi, qui n’est au fond que le même macro monde qui passe partout et par tous et par toutes par toutatis.

Après 40 ans de parcours spirituo-thérapeutique de toutes sortes, des études doctorales qui m’ont plus que tout appris tout ce qu’il est possible d’ignorer en ce monde, de voyages de par le monde, d’expériences enthéogènes et psychédéliques, de recherche de highs et d’apprentissage d’acceptation des downs qui les suivent, tout ce qu’il me semble rester à faire en ce mundo do ilusões consiste en premier lieu à m’observer observer ce monde qui vit en moi et autour.

Car comprendre le monde est devenu trop complexe selon Yuval. Notre vieux cerveau reptilien régi par des émotions somme toute assez primaires et les traditions ancestrales serait incapable de saisir la complexité de ce qui se passe, et surtout tout ce qui nous dépasse.

Alors que faire d’autre que s’assoir, régulièrement, à observer sa respiration, et l’infini monde des idées et des sensations qui nous parcourent. Pour retrouver une partie de la sagesse infinie qui fait tourner ce monde. Et aérer notre mental trop bombardé de concepts et de stimuli à l’infini.

Selon ses dires, les algorithmes ont déjà pris le contrôle et nous connaissent déjà mieux que nous-même, et ça me semble assez fondé. Qu’on aime ou pas.

Alors, pour équilibrer un tant soit peu cette prise d’otage numérique de notre petite machine à penser par cette méga usine à formatter du prêt-à-penser passant par nos dieux écrans, il me semble incontournable de s’en couper minimalement à chaque jour, pour se rebrancher sur quelque chose d’aussi simple que notre respiration et observer ce qui se passe en ce petit corps.

Pour moi, c’est ce à quoi sert La Tribu, notre Tribu, notre petit groupe de méditation (en ligne surtout mais en forêt aussi). Un groupe de personnes prêtes à prendre ce temps pour soi, ensemble, jusqu’à 5 fois par semaine. Car parfois, même si nous sommes bien intentionné(e)s à prendre du temps pour soi à chaque jour, le buzz des divers médias nous extasie – nous sort de nous – pour nous accrocher dans ses incessants et divertissants sillons. (https://lanouvelletribu.ca/)

Et parfois, il est essentiel de se les fermer, la bouche comme les yeux. Et rien comme de le faire avec nos ami(e)s du silence. Au-delà de la communication, nous découvrons la communion.

Et si le mot Dieu en répulse certain(e)s, la connexion de notre humanité avec le reste de la divine création demeure toujours – et sinon plus que jamais – une quête toujours et plus que jamais actuelle. Paroles de Christian 😉

Alors, chers yeux qui lisez ces quelques mots ce matin ou ce soir, et âmes et coeurs connexes, au plaisir de cheminer ensemble sur cette route mysté/rieuse et inconnue, pleine de surprises et de questionnements, excitants comme inquiétants, au-delà des simples mots dits. Avec humilité, curiosité et politesse. Car nous sommes si petit(e)s et fragiles.

Et soyons contentes et contents, pleines et pleins du contenu de la vie.

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« Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée.
Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis.
Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà.
Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés.
Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir.

Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a.
On se plaint de ce que l’on voudrait avoir.
Drôle de mentalité !
Se contenter, ce n’est pas péjoratif.
Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir vivre. »

– Olivier de Kersauson

NE RIEN FAIRE ET N’ALLER QU’ICI

Lorsque nous ne savons plus quoi faire, nous avons entrepris le vrai travail
et lorsque nous ne savons plus où aller, nous avons entrepris le vrai voyage.

– Wendell Berry

Quoi faire et aller où ?

Les questions se posent. Plus que jamais. En particulier depuis quelques années. En particulier maintenant. Car que maintenant, toujours que maintenant.

Mais en réalité, a-t-on déjà su quoi faire et où aller ?

On nait, on fait du mieux qu’on peut et après un certain temps, on meurt et on retourne à la maison. Le seul endroit où l’on va vraiment dans cette existence. D’où notre corps va, et vient.

Parfois on pense savoir certaines choses mais au fond on ne sait jamais vraiment rien. On n’a jamais vraiment su. Au fond on ne sait peut-être jamais vraiment. Que savoir ?

En fait la seule chose que l’on doive et puisse apprendre consiste à ne rien faire, qu’à être, tout simplement, tout totalement. Simple à dire, encore plus simple à – ne pas – faire. Tellement simple qu’on ne peut le faire justement. Le non-faire est quelque chose à – ne pas – faire. On ne peut que laisser la vie faire.

On fait beaucoup dans cette vie. On fait beaucoup pour pas grand chose au fond.

On va et vient beaucoup dans cette vie. On court en rond. Souvent on court après sa queue. Ou après autre chose, comme la gloire, ou le bonheur. Ou le cash.

Mais quand vient un temps où l’on ne sait plus quoi faire, c’est le temps d’arrêter, de s’arrêter. Que le mental qui va continuer à rouler pour un bout de temps. Et ralentir tranquillement. Temps d’observer alors. Observer les idées, les pensées, les émotions, les sensations. Et ne rien faire à leur sujet.

Et aller nulle part ailleurs que là où l’on se trouve. Pour se re/trouver. Pour faire du surplace. Pour spinner sur soi et lentement ralentir. Pour être. Qu’être. Tout simplement. Si simple que ça en est compliqué car pas ce que l’on a appris à faire. Rien.

Rien, à faire. Nulle part, où aller.

Ici, qu’ici.

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Directions
Ce n’est pas que le chemin a disparu. C’est seulement qu’étourdi de chagrin
et frappé par la peur, nous perdons parfois notre volonté
Mettre un pied devant l’autre.
Mais nous ne sommes pas perdus.
Déjà dans le noir, nous nous sommes retrouvés.
ce qui étonne c’est que nous sommes si nombreux,
et déjà avec nos voix nous construisons des ponts faits de lumière.
Le monde tremble, nous trébuchons et nous nous aidons à nous élever,
et maintenant il est temps
pour nous encore mettre un pied devant l’autre –
pour ne pas échapper à ce qui nous fait peur
mais marcher sans broncher
vers le centre désordonné des choses.
Le chemin que nous choisissons maintenant
n’est pas celui que nous avons parcouru
ou même vu avant,
le chemin est celui qui apparaît
sous nos pieds
à chaque étape,
et nous persistons,
voyageurs dans l’obscurité glaciale
qui commencent à voir la lumière
comme il façonne l’horizon
et sache, même s’il fait froid,
que le changement dont nous rêvons
a déjà commencé à arriver.

~ Rosemerry Wahtola Trommer

NOTRE PÈRE

Peu importe à qui on ouvre son coeur et son âme, l’amour qui passe. Des milliards de pères, et de mères, mais ultimement un seul et une seule. Tous et toutes des frères et soeurs et enfants du Grand Esprit.

Ben oui, c’est le fête des pères aujourd’hui. Encore. 3ème dimanche de juin oblige. Fête aussi commerciale que celle des mères, Noël, la St-Valentin et le reste des fêtes créées pour vendre des bébelles.

Même si l’esprit de ces fêtes est surtout commercial, on peut tout de même en faire un moment pour souligner l’objet de la fête en question. Dans ce cas-ci, les pères. Mais, au fond, toutes les énergies masculines. Aujourd’hui.

Personnellement, je n’ai jamais eu trop d’attentes face à cette fête. Mes filles sont maintenant grandes et il me semble que la fête des pères soit plus une affaire de jeunes pères que de vieux pères. Me semble, à moi, en tous cas.

Mes filles ne manquent jamais de me faire parvenir des messages pour l’occasion. Ça me touche toujours right there malgré mes attentes peu élevées. Et parfois, on a même eu la chance de se voir pour de vrai pour l’occasion. Je me rappelle particulièrement la magique fête des pères de 2020 chez ma plus vieille en ville, après quelques mois de pandémie isolatriste, alors que l’appréciation du besoin de réunion était plus marquante que jamais auparavant. Beau souvenir de ptit père au coeur mou.

Alors, comme je l’avais fait pour la fête des mères, en ce jour qui peut être lourd pour certains enfants comme pour certains pères, et mère car même histoire, je souhaite une journée spécialement douce à tous, et toutes, pour qui cette fête est moins gaie, et une bonne et belle journée quand même.

Probablement que la plupart des hommes propriétaires des têtes apparaissant sur la photo ci-bas sont pères, et grand-pères. Alors à eux, et à tous et toutes, encore, belle et bonne journée.

Rare alignement de plans de têtes

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Une autre belle de Stéphane Laporte
https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2022-06-18/l-amour-paternel.php

FERMER LES YEUX POUR VOIR LE MONDE

Si tu veux éveiller l’ensemble de l’humanité, alors éveille-toi toi-même,
si tu veux éliminer toute la souffrance du monde, alors élimine tout ce qui est sombre et négatif en soi.
En réalité, le plus grand cadeau que tu puisses offrir au monde est de te transformer toi-même.

– Lao Tzu

Lao Tzu et Carl Gustav Jung (ci-bas), même combat.

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Nourrir ceux qui ont faim, pardonner à ceux qui m’insultent et aimer mon ennemi, voilà de nobles vertus.

Mais que se passerait-il si je découvrais que le plus démuni des mendiants et que le plus impudent des offenseurs vivent en moi, et que j’ai grand besoin de faire preuve de bonté à mon égard, que je suis moi-même l’ennemi qui a besoin d’être aimé ?

Que se passerait-il alors ?
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Toujours plus facile de regarder à l’extérieur et de vouloir changer les choses là-bas.

Toujours plus simple de penser que les problèmes du monde résident en dehors de soi.

Toujours plus réconfortant de faire porter le blâme ailleurs, dehors, sur les autres.

Mais peut-être est-ce le temps de retourner notre regard et de regarder à la bonne place ?

Oeuvre de Marie Roberge

Le monde entier est divisé en deux mondes – deux rues, certaines vont vers le monde intérieur, d’autres vont vers le monde extérieur.
Le monde intérieur ne peut pas être vu, le monde extérieur est visible.
~Babaji

VOUS ÊTES BEAUX PIS BELLES

Regardez et écoutez ça. Seulement 4 minutes 35 secondes. Ça vaut la joie, et la beauté. Et quelques réactions sont surprenantes. Mais en général, les compliments rehaussent la beauté.

On a tellement de difficulté à seulement croire en notre propre beauté. Encore plus quand ce sont les autres qui nous le disent. On ne parle pas de vanité ici. On parle de beauté d’âme. On parle de la beauté que l’on porte tous et toutes et chacun chacune quand on accepte de la voir cette beauté. Que ce soit la nôtre ou celle des autres. Mais la nôtre en premier est essentiel. Comme si on avait été davantage entraîné(e)s à voir la moitié vide du verre, ce qui manque, le moins beau en l’humain. Même si on ne peut nier qu’il existe ce moins beau, apprenons à voir le plus beau.

Car la beauté réside non seulement dans notre façon de regarder le monde mais surtout de le voir, dans notre regard que l’on porte sur le monde, et ce que l’on cherche à voir. En fait, la beauté est dans nos yeux, et dans notre coeur.

On peut décider de voir de la beauté dans tout ce qui vit si c’est ce que l’on désire voir. Car la beauté est dans notre regard. Et dans note capacité de la voir. En soi, comme dans les autres, dans les humains, les animaux, les minéraux et les végétaux.

Mais il faut inévitablement commencer à la voir en soi.

All is beauty.

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PRENEZ LE RISQUE D’ÊTRE AIMÉS !

C’est une chose quand quelqu’un te dit je t’ aime.

C’est une autre chose quand quelqu’un est témoin des parties de toi que tu penses être « impossible à aimer », alors que pourtant il t’aime toujours.

Quand tu fais tomber le front, la façade, le masque, et qu’il t’aime encore plus.

C’est une chose d’être aimé. C’est une tout autre chose que d’être aimé pour qui tu es vraiment, pas seulement une image, une idée ou une attente posée sur toi.

Quand tu te sens vu, exposé à la lumière de l’amour, et que son amour reste constant et sûr. Quand tu as l’impression que tu n’as pas à cacher les parties « sales », « honteuses », « malades » ou « indignes » de toi-même, afin de garder cette personne proche de toi.

Quand tu peux te détendre, respirer, laisser tomber ta garde, et être ton soi authentique, sauvage et bizarre avec lui, sans avoir peur du rejet ou de la punition.

Quand tu te sens tout en leur présence chaleureuse, sans crainte d’être honteux, ridiculisé, jugé ou abandonné pour avoir révélé ton authenticité.

Ce n’est pas seulement l’amour que nous désirons ardemment, c’est cet amour inconditionnel féroce qui nous voit vraiment tel que nous sommes : imperfections, difformités, défauts, vulnérabilités, etc.

Il voit nos ténèbres, il voit nos terreurs, et il dit toujours oui.

Prenez le risque d’être vu.

Prenez le risque d’être connu.

Prenez le risque d’être aimé.

– Jeff Foster via Robert Potvin

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Et pour être beau et belle, suffit tout simplement d’être simple et humble.

Tout ce qu’il vous faut, c’est vous comporter le plus ordinairement du monde.

Adeptes, il n’y a pas de travail à faire dans le bouddhisme; le tout est de se tenir dans l’ordinaire, et sans affaires : chier et pisser, se vêtir et manger. Quand vient la fatigue, je dors; le sot se rit de moi, le sage me connaît…

Soyez votre propre maître, où que vous soyez, et sur le champ vous serez vrais. Les objets qui viennent à vous ne pourront vous égarer.

~ Linji ou Lin-tsi,

fondateur de l’école Rinzai du bouddhisme Chan.

[in ENTRETIENS DE LIN-TSI, Éditions Fayard, 1972] via mon ami Ricardo du Brésil

APPRENTI(E)S SAGES

Une erreur qui vous rend humble est préférable à une réussite qui vous rend arrogant(e).

Salut capitaines. Tout d’abord, je veux vous remercier pour vos réactions et réponses à ma chronique d’hier. Rare que je parle de moi et de ma petite personne. Je préfère jongler avec certaines idées générales qui, bien sûr passe par ma tête comme par la vôtre, mais il semble que mon aventure personnelle résonne avec celles de plusieurs d’entre vous. Tous et toutes pas mal pareil(le) dans nos coeurs de capitaines pirates.

On apprend souvent les choses de la vie par essais-erreurs. Et on se définit souvent en réponse aux réponses des autres. Car nous sommes des êtres sociaux. Des bêtes sociales disent certains. En tous cas, parfois bien bêtes les humains. Surtout dans nos façons de prendre soin de notre habitat de moins en moins naturel.

On apprend à devenir qui nous voulons être en partie à-travers nos contacts avec les autres. Tout d’abord avec nos propres parents, desquels on veut se distancier à tout prix à l’adolescence, pour finalement réaliser avec le temps qui nous passe sur le corps que nous sommes fondamentalement pas mal comme eux et elles quand on arrête de se battre contre ce fait. Car comment pourrait-il en être autrement alors que l’on a appris nos principaux conditionnements humains d’eux ?

On devient donc soi-même en découvrant ce que l’on aime faire et être, ainsi que par nos échanges avec autrui. Et par nos erreurs si on apprend les leçons qui s’y cachent.

Et l’apprentissage de l’art d’être humain passe inévitablement par nos échanges avec les autres. Par une certaine distanciation face à ceux et celles qui nous répugnent – tout sauf lui ou elle – comme par un certain mimétisme face à ceux et celles qui nous inspirent.

Et par la façon dont on réagit aux réactions des autres à notre endroit. L’idée ne consiste pas à faire n’importe quoi pour être aimé(e) et apprécié(e) d’autrui, mais quand même important pour notre santé émotionnelle et notre amour propre de cultiver des relations chaleureuses, nourrissantes et inspirantes. Et cela passe par l’écoute et l’empathie.

Personnellement, une des principales leçons de ma vie est l’apprentissage de l’humilité. Humilité comme dans humain et humanité.

Devenir soi, tout simplement, et de plus en plus simplement. Devenir qui l’on est deep down – comme up there – celui ou celle que l’on est destiné à devenir de plus en plus inévitablement.

Et même si nous ne sommes pas ce qui nous arrivé, ni ce que l’on a fait, nous sommes tout de même et toujours des êtres en devenir. Et en ce sens, nous sommes ce que l’on choisit d’être, et devenir. Nous sommes finalement un choix.

Devenir le plus petit dénominateur commun qui nous unit – et en m^me temps le plus grand – des êtres de bonne volonté et de béné dictions, des êtres de bonnes paroles et de bons gestes. Et de pensées pures et bienveillantes (malgré la surutilisation du terme, mais aie ! jamais trop de bienveillance en ce bas monde) car plus reposant en soi, et autour.

Car comme l’affirme Gangaji ci-bas la vérité est, fondamentalement, que nous sommes pure bonté et que c’est au coeur de cette pure bonté que nous pouvons nous découvrir. Cette découverte est le retour à la maison que nous recherchons tous et toutes.

Ainsi, nous ne sommes pas nos plus grands succès et réalisations. Nous sommes plutôt les multiples apprentissages réalisés au cours de notre parcours d’humain(e). Nous sommes ce que nous donnons sans attente en retour, nous sommes ce que nous créons autour de nous, ce que nous générons comme bonté humaine et divine.

Nous, apprenti(e)s sages.

En devenir.

Au coeur de la bonté de notre coeur d’humain(e).

Coming back home.

SUIVRE SON COEUR

Si tu ne vis pas une vie qui dérange autant de personnes qu’elle n’en inspire d’autres, tu ne vis pas vraiment.
Vivre une vie aventureuse et authentique va inévitablement en déranger certain(e)s et en inspirer d’autres.
Et parfois il te sera difficile de faire une différence entre les deux.
Alors ne suit pas la foule, suis ton coeur.

Oui mon capitaine.

Il y a quelque temps, dans le cadre de certaines de mes activités, j’ai essuyé des critiques de différentes personnes. Trop ceci au goût de certain(e)s, pas assez cela au goût de certains autres.

Et je dois avouer que cela m’a ébranlé. Notamment de la part de certains ami(e)s proches.

En même temps, les critiques à mon endroit de la part d’autres personnes impliquaient que je ne faisais pas les choses comme il faudrait que je le fasse selon la tradition. Du moins, plus comme elles ont été faites depuis longtemps selon certaines lignées de la dite tradition.

J’ai entendu, j’ai écouté. J’ai douté aussi.

Puis, suite à une sincère réflexion face à ces commentaires – car les critiques ne sont souvent que cela, des commentaires – je me suis positionné. Repositionné en fait. Et ça m’a permis de clarifier ma position. Clarifier de nouveau, à la lumière de ces informations en provenance de l’extérieur.

Jamais facile d’entendre que ce que l’on fait dérange certaines personnes, du moins ne fait pas l’affaire de tous. Si d’un côté, j’ai apprécié l’honnêteté des gens qui se sont adressés à moi, de l’autre, j’ai trouvé aussi été ébranlé par la teneur de certaines remarques à mon endroit. Car les gens ne perçoivent qu’à partir de leur réalité, de leurs croyances et de leurs jugements.

Certains disent se foutre complètement de ce que l’on dit d’eux ou elles. J’avoue, pas mon cas. Car certaines critiques peuvent nous aider à faire avec plus de justesse et de pertinence ce que l’on fait déjà. Certaines critiques peuvent nous aiguiller à faire les choses de façon à ce que ça passe auprès des autres, à ce que ça se passe mieux pour soi et les autres, en particulier quand on travaille avec les gens.

Mais, évidemment, il y a des limites.

Sans entrer dans les détails, disons que la situation dans laquelle j’évolue est délicate. Toutes les actions posées dans le cadre de nos activités peuvent avoir des répercussions légales importantes. Nous nous devons d’être impeccables, irréprochables. Pas facile mais challengeant dans le sens exigeant et éclairant du terme.

Suite aux critiques, je me suis questionné. Suite aux remarques, certaines plus désobligeantes que d’autres, je me suis sincèrement et honnêtement regardé. Car il arrive que l’on fasse parfois les choses d’une façon déplacée, d’une façon qui dérange. On a alors le choix de continuer son chemin sans écouter, sans se soucier des qu’en dira-t-on. Mais on peut aussi écouter, et non seulement rejeter avant que ça n’entre en oreilles et voir si les critiques sont justifiées, car c’est parfois le cas et cela nous permet de nous ajuster. Nous ne sommes pas parfaits ni ne détenons LA vérité. 100 % humains. Et dans humain, il y a humble, de l’humilité.

Comme certaines critiques concernaient des gens avec qui je suis en association, j’ai vérifié si ce que je faisais, et comment je le fais, était en accord avec ces gens qui sont chers à mon coeur et qui me font confiance. Et j’ai reçu un grand oui bien senti, avec une confiance en moi qui m’incite à continuer plus certain, plus confiant.

Comme disait jadis notre ami Veeresh, when in doubt check it out. J’ai donc vérifié et je peux ainsi continuer à faire ce que je fais, plus certain maintenant de l’appui de mes alliés. Même si mes actions en dérangeront encore sûrement certains, ceux et celles qui comptent savent ce que je fais et m’appuient. Ce qui compte justement.

Toujours sensible de recevoir des critiques. Tellement que parfois on ferme nos oreilles à double tour. Mais si on peut seulement recevoir les commentaires sans qu’ils ne nous détruisent, en se laissant toucher, se permettant d’être perméable et vulnérable, ça nous permet de nous réajuster, de voir ce que l’on veut faire et comment on veut le faire. Et de devenir plus fort et solide. Plus clair.

Suivre son coeur disait le capitaine. Oui mon capitaine.

En fait le capitaine c’est peut-être justement le coeur. Le guide, Le GPS suprême 😉

Oui mon capitaine.

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Chaque fois que vous vous rendez compte que vous vous sentez dérangé(e) par les critiques ou le jugement des autres, recherchez la partie de votre esprit qui est d’accord avec eux !
C’est ainsi que la douleur s’intensifie !
L’esprit d’accord – c’est-à-dire l’esprit critique – vous voit comme un travail en cours qui a besoin d’un rappel constant que vous ne faites pas bien les choses, que vous n’êtes pas assez bon(ne), que vous n’êtes pas assez digne.
Il s’inquiète que vous soyez inacceptable pour les autres et essaie de vous orienter vers un comportement acceptable.
Ce faisant, cela crée de l’anxiété, de la douleur, de l’inquiétude et de la peur – ce qui vous empêche presque de profiter de votre vie !
Devenir plus conscient du fonctionnement de l’esprit est une étape essentielle pour s’aimer soi-même.
Sans cette prise de conscience, le critique est libre de continuer à vous juger durement. Avec lui, vous commencez à vous éloigner de l’esprit et de ses fausses perceptions négatives de vous.

– Subhan Schenker

LE DÉBUT DU RESTE DE SA VIE

Considère-toi comme mort(e), tu as vécu ta vie.
Désormais, prends ce qui reste et vis adéquatement.
– Marc Aurèle

Sous une connotation un peu macabre si on craint un tant soit peu la mort, cette citation vise toutefois très juste. Car d’une certaine façon, nous sommes tous et toutes déjà morts et mortes. Face à notre passé, à ce qui a été. Ce passé qui n’est plus, qui n’est plus que souvenir, qu’histoire ancienne. Même les moments récents, disparus, envolés et partis en fumée.

Si on pouvait seulement apprendre à mourir à chaque moment, on pourrait vivre tout autant. Car trop souvent, on accroche et s’accroche au passé, et on se préserve pour l’avenir. Un avenir qui ne viendra pas, du moins certainement pas comme on s’y attend.

Tristes du passé qui n’est plus, anxieux(ses) face à l’avenir devant nous, en particulier en ce moment, nous vivons sur le break à bras, et nous roulons en petites vitesses. Au cas où. Au cas où il n’y en aurait pas assez. Au cas où on se fatiguerait.

Si seulement on pouvait vivre plus totalement. Ou accepter que parfois il est aussi OK de ne pas vivre aussi totalement qu’on le voudrait. Car la vie a ses cycles. Et parfois, les choses tournent au ralenti aussi.

Comme nous avons mouru au passé, prenons tout ce qu’il nous reste et fonçons dans l’avenir comme on fonce parfois dans un mur. En assumant toutes nos forces et nos passions pour faire ce que l’on veut vraiment faire. Sans trop calculer, sans trop compter. Et vivons totalement. Car on n’a plus rien à perdre. Plus rien d’autre que tout ce que nous pensons posséder. Car au fond on ne possède rien. On devra tout quitter un de ces quatre. Trois, deux, un, zéro.

Comme on dit couramment, et même si ça sonne cliché, aujourd’hui est le début du reste de notre vie. Et en même temps, on n’a qu’aujourd’hui. Hier n’est plus et demain pas encore. Alors aujourd’hui seulement, un jour à la fois est déjà beaucoup.

Ramassons toute notre énergie, regardons ce que l’on veut faire de la route qui se présente devant soi.

Considère-toi comme mort(e), tu as vécu ta vie. Désormais, prends ce qui reste et vis adéquatement. – Marc Aurèle

J’ai traduit properly par adéquatement, mais j’aurais aussi pu utiliser les mots correctement, convenablement, comme il faut, etc. Mais au fond, on ne peut que vivre le reste de notre vie comme on le veut, ou comme on le peut. À nous de voir. À nous de vouloir. À nous de pouvoir.

La suite de notre route est en chacun(e) de nous. Tiguidou.