LE DÉBUT DU RESTE DE SA VIE

Considère-toi comme mort(e), tu as vécu ta vie.
Désormais, prends ce qui reste et vis adéquatement.
– Marc Aurèle

Sous une connotation un peu macabre si on craint un tant soit peu la mort, cette citation vise toutefois très juste. Car d’une certaine façon, nous sommes tous et toutes déjà morts et mortes. Face à notre passé, à ce qui a été. Ce passé qui n’est plus, qui n’est plus que souvenir, qu’histoire ancienne. Même les moments récents, disparus, envolés et partis en fumée.

Si on pouvait seulement apprendre à mourir à chaque moment, on pourrait vivre tout autant. Car trop souvent, on accroche et s’accroche au passé, et on se préserve pour l’avenir. Un avenir qui ne viendra pas, du moins certainement pas comme on s’y attend.

Tristes du passé qui n’est plus, anxieux(ses) face à l’avenir devant nous, en particulier en ce moment, nous vivons sur le break à bras, et nous roulons en petites vitesses. Au cas où. Au cas où il n’y en aurait pas assez. Au cas où on se fatiguerait.

Si seulement on pouvait vivre plus totalement. Ou accepter que parfois il est aussi OK de ne pas vivre aussi totalement qu’on le voudrait. Car la vie a ses cycles. Et parfois, les choses tournent au ralenti aussi.

Comme nous avons mouru au passé, prenons tout ce qu’il nous reste et fonçons dans l’avenir comme on fonce parfois dans un mur. En assumant toutes nos forces et nos passions pour faire ce que l’on veut vraiment faire. Sans trop calculer, sans trop compter. Et vivons totalement. Car on n’a plus rien à perdre. Plus rien d’autre que tout ce que nous pensons posséder. Car au fond on ne possède rien. On devra tout quitter un de ces quatre. Trois, deux, un, zéro.

Comme on dit couramment, et même si ça sonne cliché, aujourd’hui est le début du reste de notre vie. Et en même temps, on n’a qu’aujourd’hui. Hier n’est plus et demain pas encore. Alors aujourd’hui seulement, un jour à la fois est déjà beaucoup.

Ramassons toute notre énergie, regardons ce que l’on veut faire de la route qui se présente devant soi.

Considère-toi comme mort(e), tu as vécu ta vie. Désormais, prends ce qui reste et vis adéquatement. – Marc Aurèle

J’ai traduit properly par adéquatement, mais j’aurais aussi pu utiliser les mots correctement, convenablement, comme il faut, etc. Mais au fond, on ne peut que vivre le reste de notre vie comme on le veut, ou comme on le peut. À nous de voir. À nous de vouloir. À nous de pouvoir.

La suite de notre route est en chacun(e) de nous. Tiguidou.

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