OVERDOSE DE MENOUM MENOUM

Je choisis l’Amour. Je choisis l’inclusion. Je choisis l’empathie, la compassion, l’égalité, la dignité, la diversité. Je choisis la communauté, la bonté, l’intégrité, l’honnêteté, le respect. Je choisis la justice. Je choisis les faits. La paix, la planète. Je choisis l’humanité. Je choisis l’Amour.

Ce matin, overdose de menoum menoum. Et je choisis mon mot. Pas surdose, pas assez punché. Overdose. Surcharge. Boost. Reset. Name it comme disent les zanglos. Ça, on peut le choisir et le décider.

Ce monde se fait assez tirer par en bas déjà, pas besoin d’en rajouter. On dirait qu’une chape d’ombre frappe l’humanité dans le dash ces temps-ci. Remarquez, ce n’est probablement pas pire que ça a déjà été. Dans les réseaux et les médias du moins, ça ne vole pas beau, ces canaux se régalant de propager de la schnoutt humaine. Quelle cacaphonie médiatique.

Probablement seulement ce qui ressort du lot, comme où l’on choisit de faire porter notre regard.

Au-delà de l’hommerie ambiante peu reluisante, c’est aussi un miracle qui se produit à chaque instant en nous et autour. Car notre corps fonctionne relativement bien, merci la santé, et la terre tourne encore sur elle-même, avec ces 8 milliards plus de drôles de bibittes humaines vivant plus ou moins en paix et en chamaille sur sa surface, comme elle tourne autour du soleil et dans le reste de l’univers. Immense miracle.

Évidemment mon cher Michael que nous ne sommes pas complètement libres, que nous vivons sur du temps emprunté, dans des limites humaines et certaines liées à notre incarnation.

Les gens qui pensent être libres en ce monde ne sont seulement pas encore arrivés au bout de leur laisse. Vous ne sentirez pas les limites de votre laisse si vous restez assis autour de votre poteau. C’est seulement lorsque vous voudrez aller au-delà des limites de votre laisse que vous sentirez la pression.

Et évidemment aussi qu’on contrôle bien peu de choses en cette existence:

Vous ne pouvez pas contrôler tous les stimuli sensoriels de votre environnement, votre taux d’hormones ce matin, un éventuel traumatisme passé, le statut socioéconomique de vos parents, votre environnement fœtal, vos gènes, ni même si vos ancêtres étaient des agriculteurs ou des éleveurs. Pour résumer, et peut-être un peu trop largement pour la plupart  : nous ne sommes ni plus ni moins rien de moins que le fruit d’une accumulation de facteurs biologiques et environnementaux, sur lesquels nous n’avions aucune prise, qui nous a menés jusqu’à ce moment précis.
– Robert M. Sapolsky, neuroscientifique et primatologue

Mais on peut au moins décider de l’amplitude de notre focus, de la portée de notre regard.

Lorsque nous contemplons la planète entière comme une goutte d’eau géante, dépouillée de frontières et parsemée de continents et d’îles, flottant dans l’espace parmi les autres étoiles, chantant et brillant en harmonie, l’univers entier constitue une tempête de beauté infinie.
– John Muir

Qui a dit que la science ne peut être poétique ? Et tac. Et tôt. Ou tard.

Bien sûr que la planète et ses locataires font face à de gros défis. On ne peut le nier. On nous le rappelle amplement.

Mais pour le bout de chemin qu’il nous reste à parcourir, peu importe sa durée, on peut tenter d’alléger et de colorer notre load d’humanité.

Alors Amour, inclusion, empathie, compassion, égalité, dignité, diversité, communauté, bonté,’intégrité, honnêteté, respect, justice, paix, la planète, humanité et Amour.

Dans toutes les langues.

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Si l’on s’approprie véritablement une vision du monde fondée sur l’interdépendance, il est tout à fait naturel de travailler à la libération de tous ceux qui souffrent.
– Kazu Haga

Alors on peut choisir nos pagailles.

ET PTITS MOTS ILLOGIQUES

L’une des choses les plus importantes que vous puissiez faire sur cette terre est de laisser savoir aux gens qu’ils/elles ne sont pas seul.e.s.
– Shannon L. Alder

En toute sincérité, c’est pour moi-même, pour moi, for me, pour ne pas me sentir seul, moi, petit bibi ici-bas sur terre parmi d’autres milliards de frères et de sœurs humains, que j’écris, que je grafigne mon écran en tapotant du clavier. Pour lier petit moi au grand nous. Pas pour vous. Ni pour le monde.

Si ça résonne pour quelques personnes out there, tant mieux. Mais c’est à moi surtout que ça du bien de faire tape tape le matin.

Une amie m’a écrit la semaine dernière pour me remercier pour mes chroniques, qu’elle me lisait régulièrement et me dire qu’elle appréciait mes ptits mots pas toujours logiques. Bien heureux.

Étymologie, vient du latin etymologia, et du grec etumologia, signifie vrai, et se concentre sur l’étude de l’origine des mots.

Et alors, d’où viennent mes ptits îlots de mots pas toujours logiques ?

Grande question avec pas de piasse, ni de place autre que mon inconscient tout doux et parfois rough and tough comme source. Right trou. Joke en deux langues de rien du through.

En toute humilité, du moins avec le moins d’arrogance possible et consciente, je ne lance pas mes bouteilles à ma mère, ni pour sauver le monde, ni pour vous laisser savoir que vous n’êtes pas seul.e.s. De toute façon, nous sommes, chacun, chacune, tous et toutes, toujours tout seul.e.s ensemble, sur la seule et même île, dans la grande et même mère.

Alors contrairement à Mme Alder, j’écris peut-être pour nous dire que nous, tous et toutes, tous ensemble, nous sommes tous et toutes seule.s. Lié.e. s par et dans le Grand Mystère.

De toute façon, la plupart des bouteilles lancées à la mer ne font qu’ajouter à la houle et ne sont probablement jamais trouvées, retrouvées ni découvertes.

Imaginez tous les non-dits qui aboutissent sous le couvert de l’anonymat océanique.

Et même quand elles sont trouvées, nos bouteilles sont interprétées comme les gens le veulent, comme les gens le peuvent. Les mots peuvent nous jouer des double tours.

Un hasard que mes mots soient lus dans la mer actuelle plutôt houleuse des opinions et commentaires. Co-incidence : j’écris et tu lis. Guy lit, guy lit.

J’écris donc pour me relier, moi au monde, sans jamais savoir si le contact se fait pour de vrai. Mais peu importe, en tapant ma simple réalité une lettre et un mot à la fois et dans la foi, les fils se touchent et le contact se fait avec une certaine réalité, avec une réalité incertaine.

Attention, moment présent et sacré droit devant.

Dès l’instant où vous entrez dans le moment présent avec toute votre attention, vous réalisez que la vie est sacrée.
Tout ce que vous percevez est sacré quand vous êtes pleinement présent.
– Eckhart Tolle

Mais le moment présent nous file toujours entre les mains, comme le sable entre les doigts. Alors écrire pour rester présent donc. Pour faire émerger ce qui mijote 10 000 lieues sous les mers.

Penser et sentir ce qui se cache sous la couverture étymologique toujours quelque peu illogique. Câlique de Bic, vive le clavier. C’est pour la rime, et un peu aussi pour la frime. Car nous sommes tous un peu des ptits Jos Coeurs.

Écrire pour jouer, avec les mots et alléger les maux, écrire pour se surprendre soi-même. Écrire pour se suspendre entre les mailles du filet du temps. Écrire en jarretelles, écrire en bretelles, writing in suspenders. Pour mon ami AG celle-ci.

Écrire comme ceci comme cela, pour une personne à la fois, écrire avec foi à toutes les personnes, connues et inconnues car on ne sait jamais où iront nos mots.

Écrire personnel. S’écrire, se livrer, un mot è la foi, une personne à la fois.

En espérant que ces quelques mots, ce matin, ou plus tard, prennent vie dans vos yeux, dans votre coeur.

Chers Jos et Janes de coeur.

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L’inconscience ne peut être brisée que si ceux dont la vie est devenue méditation, amour pur, compassion, commencent à éveiller les autres endormis.
À mesure que la nuit s’assombrit, l’aube approche, mais si vous continuez à dormir, aube ou pas, votre nuit continue.
Vos yeux restent fermés, vos ténèbres persistent.

Une aube nouvelle pour toute l’humanité, une innocence nouvelle, une enfance nouvelle, un nouveau satyuga – l’âge de la vérité – un nouvel âge d’or est possible.
Mais les personnes positives doivent oser s’exprimer.
N’oubliez pas…
Quand vous avez quelque chose à partager, ne vous arrêtez pas ; partagez-le.

L’humanité a besoin, plus que jamais, de personnes capables de susciter un nouvel espoir pour une aube nouvelle.
~ Osho

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Elle a vu que tous les phénomènes apparaissaient, persistaient, puis disparaissaient.
Elle a vu que la conscience de tout ça apparaissait, persistait, puis disparaissait.
Alors, elle sut qu’il n’y avait rien de plus que cela.
Aucun fondement, rien sur quoi s’appuyer plus solidement que la canne qu’elle tenait.
Rien sur quoi s’appuyer, et personne ne s’appuyait.
Elle a ouvert le poing serré dans son esprit, a lâché prise et s’est laissée tomber au cœur de toute chose.

— Tejitsu, religieuse zen du XVIIIe siècle

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Le guide spirituel de demain est appelé à être totalement insignifiant et à se tenir dans le monde sans rien offrir d’autre que son propre être brisé et vulnérable.
— Adam Bucko paraphrasant Henri Nouwen

MARCHER AU-DESSUS DE LA MÊLÉE

Source : inconnue de moi

Ode à la créativité. N’ai pas pu retrouver l’auteur/trice de cette photo, mais chapeau. Ou souliers plutôt. Si ce n’est pas l’AI. Et même si, clavier bien bas. Pour l’idée et l’originalité.

Ce matin, simplement envie de rendre hommage aux humain.e.s qui continuent d’aimer malgré ces temps fous, ou à cause de ces temps fous. Ces temps durs pour nous, cœurs mous.

Respect pour ceux et celles qui gardent la vie vivante en leur coeur, et manifestent la solidarité dans leurs actions.

Dans les temps troubles, on pourrait être porté.e.s à perdre la tête. Peut-être une bonne chose finalement. Mais même si on perd la tête, gardons-la haute.

Et gardons aussi le coeur haut, le coeur chaud, le coeur ouvert, pulsant.

L’inhumanité ambiante nous rappelle d’approfondir notre capacité d’aimer encore plus. Même ceux qui, par leurs actions viles et méchantes, ne le méritent pas. Car c’est eux qui en ont le plus besoin. Sinon, la haine nous consumera.

J’imagine qu’on doit avoir très peur pour agir ainsi. E/ou être inconscient.e de certaines choses fondamentales de la vie. Pas le choix de faire confiance à la vie. Et de se rappeler qu’au coeur du cyclone, rien ne bouge.

Peut-être que le cyclone se trouve en nos coeurs ?

Fermons nos yeux, ouvrons nos coeurs et allons-y voir.

MOTS DE COEUR

La façon de transcender la douleur du monde extérieur consiste à l’étreindre totalement et complètement afin que cette douleur devienne vôtre, plutôt que de vous projeter en elle.
– Bashar

Il y a un dicton qui dit quelque comme ça : si tu as peur du crocodile, laisse-le te bouffer et tu deviendras le crocodile.

J’aime l’idée que plutôt que de se considérer comme victime d’un monde complètement fou et souffrant, on puisse ingérer cette douleur en soi, et la faire sienne, l’assumer complètement. Car au fond, c’est notre monde. C’est le monde de chacun.e de nous. Nous sommes tous et toutes responsables d’au moins un ptit bout de ce monde. On ne peut pas toujours blâmer complètement les autres.

Ce que l’on voit en dehors de soi nous appartient. Du moins en partie. Du moins ce que l’on en fait et en fera.

Ce qui se passe dans le monde extérieur peut s’avérer un déclencheur de réactions et de réponses très diverses pour chacun.e. Découragement, dégoût, rage, désespoir, name it.

Facile de se décourager devant la situation actuelle de notre monde. En fait, quand on ouvre les yeux, la première réaction est soit qu’on a peur, soit on est triste, soit on est en colère. Et quelques autres possibilités et variants.

On fait de ce que l’on voit et perçoit du monde ce que l’on veut en faire, ou ce que l’on peut en faire.

Nous créons nos pensées, nos pensées créent nos intentions et nos intentions créent notre réalité.

Je ne sais pas si on crée réellement nos pensées mais on peut sûrement les diriger et les utiliser, les transformer en actions concrètes. De pensées à intentions et d’intentions à réalité. Sans nier, sans fantasmer. En acceptant, en ressentant.

On constate ces temps-ci que diverses réalités peuvent co-exister à partir des mêmes faits sociaux. La vérité et la réalité ont appris à faire le grand écart, elles font facilement la split désormais. Tout peut être vrai, faux, et son contraire.

On ne peut plus vraiment se fier seulement à nos yeux car la réalité est devenue virtuelle, et l’intelligence, artificielle. Et la stupidité, très naturelle chez certains. On doit trouver une autre perspective en soi pour percevoir le monde, quelque chose qui ressemble à une intuition supérieure, à un pied d’estale existentiel.

Dans le monde mais pas du monde.

On peut recevoir et prendre ce qui se passe dans le monde et le faire sien, et à partir de là, voir comment on peut le transformer et lui donner sens. Ou non-sens. Trouver ce que l’on peut faire à partir de cette folie du monde. Processus alchimique s’il en est un.

Personnellement, je vois poindre de cette folie ambiante une nouvelle énergie, une obligation de transformer une inhumanité en humanité, l’isolement en soutien et en solidarité.

Nos réponses et nos réactions aux événements du monde se manifestent en mots et en émotions, que nous pouvons et devons transformer en actions.

Peut-être qu’il est possible de transformer la folie et l’inhumanité en créativité et en une nouvelle humanité.

Peut-être que nos divisions et notre polarisation peuvent mener aussi loin qu’à une nouvelle solidarité humaine. Peut-être qu’il est inévitable de passer par là.

C’est vers cela que j’aimerais que l’on se dirige. En faisant nôtre la folie du monde et en utilisant nos mots et nos coeurs comme outils de changement.

Aho !

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Estomaquée depuis plusieurs jours
Devant ce vidéo que j’ose à peine ouvrir
Pas tant capable de trouver un mot clair pour décrire la tempête que ça fait naître
Dans ma tête dans ma gorge dans mon ventre de mère
Ah pis oui je sais c’est partout en train de craquer
Pis faut continuer à faire un repas pis un autre
Même que des fois il faut plier le linge lancer la balle au chien
Y a des micro-résistances qui s’organisent autour de moi
Des poétiques de l’espoir qui refuse de mourir
Des textes qui s’écrivent ici et là qui donnent envie de faire ensemble
Notre indignation est une arme nécessaire
Un système d’alarme qui peut encore nous sauver
Faut refuser chaque injustice
S’y prendre d’avance avec le cœur
Avec ce non ben chargé qui nous habite pas mal tout le monde
L’avertissement a quitté la chambre d’écho
Il est là en lettres majuscules
Partout où on regarde
Pis faut avoir le bouton déni enfoncé ben profond
Pour pas le voir
Il faut refuser que la haine organisée s’installe ici
Pis c’est une bataille du quotidien du réel
Une affaire qui se chuchote au coin des rues au coin des portes
Plus on va refuser la haine
Plus on va organiser l’amour pis la solidarité
Plus on va se donner quelque chose comme le pouvoir de résister à ce qui se présente
Pis ça sonne peut-être mièvre ça dégouline peut-être de naïveté
Mais j’aime mieux faire sonner quelque chose
Que juste garder le silence
Pis si moi c’est par les mots que j’arrive à me sentir en mouvement
Vous pouvez mille fois trouver votre façon à vous

– Rébecca Deraspe

TENTER L’IMPOSSIBLE

N’utilisez pas votre énergie pour vous en faire. Utilisez-la pour croire, créer, faire confiance, grandir, briller, manifester et guérir.
– Anonyme

Sincèrement, je pensais coiffer cette chronique de ce meme. Car la cour, comme le coeur, est plein et déborde.

Et je ne veux plus donner trop de place à cette grosse trompette désaccordée. Alors seulement vous, abonné.e.s. chroniques ou qui avez cliqué jusqu’ici, qui ne la verrez.

Car on rapporte tout ce que ce gros Narcisse dit et fait. Et nous, on achète, on en parle et on se crèpe le chignon.

Basta pour moi. Ma cour est pleine. Un peu mal au coeur de tout ce narratif. Le seul choix qu’on a consiste à le bloquer de nos vies.

Je choisis de complètement détourner le regard pour un bout. Je refuse de regarder vers le sud. Je pointe mon coeur au Nord.

Et, justement, je préfère choisir de croire, créer, faire confiance, grandir, briller, manifester et guérir.

Envie de créer ma vie à part et on the side for a while. Hors politique, in poétique.

Et advienne que pourra du monde politique. Car que faire d’autre ?

Soit on se fait bouffer par la machine médiatique, soit on essaie de créer autre chose.

Car en ces airs de fin de civilisation, en cette ère de fin de civilisation américana, on réalise qu’on peut écouter les poètes ou les politiciens. Et de ces derniers, on en a eu et on a plus qu’assez. Cassé !

Et parlant civilisation, en sommes-nous vraiment une au fond quand on voit ce qui se passe ?

Ou n’est-ce pas qu’un grand mensonge ?

Ce que pense John Trudell, un écrivain autochtone états-unien : Le grand mensonge est que nous sommes une civilisation. Nous ne sommes pas civilisés. Ce système a été le plus brutal et assoiffé de sang jamais imposé sur cette planète. Ceci n’est pas une civilisation, c’est un grand mensonge. Ou si c’est vraiment une civilisation, et ce qu’est une civilisation, alors le grand mensonge est que la civilisation est bonne pour nous.

Alors, après avoir essayé tout ce qui est possible, en serait-on arrivés à tenter l’impossible ?

À suivre… et à essayer…

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Quand je désespère, je me rappelle que, tout au long de l’histoire, la voie de la vérité et de l’amour a toujours triomphé.
Il peut y avoir des tyrans et des assassins, et pendant un certain temps, ils peuvent sembler invincibles, mais à la fin, ils échouent toujours.
Pensez-y : toujours.

– Mahatma Gandhi

JE VOUS EN PRIE

Priez n’importe où car le/la Créateur/trice est partout.

Mes bien chères soeurs, mes bien chers frères, en ces temps fous, prenons le temps de prier.

Non pas prier pour demander, pour quêter, pour que les choses changent pour le mieux. Car ni mieux, ni pire.

Prions pour nous-mêmes.

Pour que l’on puisse trouver la paix en ce chaos.

Pour que l’on puisse faire sens de ce non-sens, qu’on puisse ramasser tous nos morceaux et s’unifier.

Que l’on puisse trouver refuge en notre coeur.

Prions en silence car les mots sont de trop, et les mots ne sont pas assez.

De toute façon, les Dieux et Déesses ne comprennent pas nos demandes alphabétisées. Lost in traduction.

De toute façon, la vraie prière émane du cœur et s’exprime en silence. Ce silence qui est le langage universel du coeur et de l’âme.

Quand la tête ne sait plus quoi penser, laissons notre cœur prendre le relais. Le cœur universel.

Soyons prière, prière de soi(e).

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Prière de St-François d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

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et une classique, avec une twist

Mon Dieu, accordez-moi le courage de changer les choses que je peux changer, La sérénité d’accepter celles que je ne peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence


Et, mon Dieu, accordez-moi le courage de ne pas renier ce que je crois être bien, même si je pense que c’est sans espoir.

SOUS LA COUVERTURE

On dit que malgré les fortes turbulences apparentes en surface, la mer est toujours calme dans ses profondeurs.

Est-ce vrai ou on ne fait qu’imaginer ?

Vous ne l’imaginez pas. Les nouvelles donnent l’impression que tout va mal. Mais la vraie histoire continue de se dérouler sous le bruit. Les gens continuent de se laisser des ptits mots doux, sauvent des chiens errants, ils se pardonnent pour des pécadilles passées. Le monde n’est pas foutu, il est seulement plus discret dans ses bontés.
– Karen Salmansohn

Malgré les nouvelles de surface, parmi les milliards d’histoires humaines se déroulant sur terre, chaque jour, au coeur des gens, la grande majorité sont teintées de beauté, de bonté, de générosité, de soins et de profonde humanité.

Oui, j’aime croire que le monde est encore surtout bon.

Mais on doit écouter avec son cœur pour entendre le coeur de l’humanité qui continue de battre dans nos poitrines. On doit soulever la couverture médiatique des multiples vagues créées par la prétendue actualité et plonger au coeur de l’humanité. En débutant par soi-même, au coeur de notre propre humanité.

Car ce n’est qu’une certaine actualité qui brasse autant, celle qu’on choisit de nous présenter, comme celle à partir de laquelle on choisit de s’alimenter, ou de s’abreuver.

On doit plonger plus profondément si on veut aller au cœur des choses.

De mon côté, au coeur de toute cette houle de surface, je dépose mes petites bouteilles à la mer.

Vous êtes quelques-un.e.s. à choisir de les cueillir et de les lire.

Merci.

Nice to meet you.

Sploush sploush… on plonge et on va surfer ?

BEAU PETIT MONDE

Le monde brûle, mais les gens que j’aime créent de belles choses et tentent de rendre la vie digne d’être vécue. Je sais que je n’ai pas à croire à tout, mais à ça j’y crois.
– Nikita Gill, via Deepam Wadds

Ces quelques mots de Nikita Gill concentrent pas mal toutes mes croyances en l’humanité. Car le monde autour de moi, de nous, mon monde, notre monde, est en général rempli de bon monde non ? De gens créatifs, généreux, soucieux de soi et d’autrui. De gens de coeur.

Les pitreries de quelques gros bonnets à grande bouche qu’on nous présente ne constituent pas LE monde. Loin de là. Qu’une petite et infime partie du monde. Infime et un peu infirme même. Avec la tête trop grosse, la bouche trop grande, et trop ouverte, et le cœur beaucoup trop petit, atrophié par des bourses pleines de bidous mais vides de bonté.

Rumi les décrit bien et nous met en garde : Passez moins de temps avec les rossignols et les paons. Les uns ne sont que paroles, les autres que couleurs.

Alors on lâche les journaux à pantins et on va jaser avec les arbres, on va pelleter de la neige et des nuages. On se ferme les yeux, et la bouche, et on observe sa propre boîte à idées.

Car nos gros rossignols, gnomes de toutes sortes d’affaires, ont beau parler de paix, mais ils n’ont que guerres en têtes, et ventes d’armes au porte-monnaie. Pouvoir, influence, pseudo-gloire. Paroles et parures. Et jets privés.

Et les paons sont liftés et gonflés à bloc et au botox comme aux autres adjuvants artificiels à la jeunesse. Ça parait and it smells fishy. Probablement qu’ils et elles ne se décomposeront jamais complètement après leur mort. Quelques ptits bouts d’eux et elles seront éternels. Probablement leurs désirs anyway. Good for them.

Moi je préfère le petit monde. Le monde comme vous et moi. Le monde comme nous. Le monde ordinaire, les ptits riens dans ce grand tout, les ptits pleins dans ce grand trou. Pleins d’amour, de simplicité, d’ordinarité. Pleins de rien et fous de tout.

Nous, les gens simples, qui tentons simplement de rendre la vie digne d’être vécue.

De toute façon, on dit que notre seul devoir

Avec un tel objectif, on peut travailler à très petite échelle. Car la vraie vie se passe souvent dans les barreaux du bas. Aho !

Et on va laisser les autres s’occuper des choses prétendument grandioses. On va les laisser se pointer à Davos et ailleurs dans leurs jets privés, dans leur set de jets. Sans les envier ni les jalouser car on sait bien qu’il y a prix à tout. Un gros prix. Un prix de gros. Un prix de présence.

Alors nous, les petites gences, on va se concentrer sur les petites choses de la vie, soit du plus important, du primordial, du coeur de la vie. On va s’occuper des barreaux d’en bas dans l’échelle sôciale.

De notre toute simple présence à soi, et à nos proches, au coeur du monde de notre petit monde.

On va jaser avec les arbres, et les écouter craquer de froid dans le blanc de l’hiver, ici dans le blanc des cieux. On va écouter les ptits moineaux pialler, et leur jazzer ça aussi.

On va aider notre prochain, comme notre prochaine, on va s’entraider sur les barreaux inférieurs de nos petites échelles terrestres et terre à terre.

Car le monde se vit bien, ici, et bien bas.

Et devant nous je m’incline. Bien bas.

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Il est important de se rappeler que le stoïcisme ne consiste pas à juger les autres.
Ce n’est pas une philosophie morale à imposer au monde.
Non, c’est une philosophie personnelle destinée à guider nos comportements.
C’est ce que Marc Aurèle voulait dire lorsqu’il affirmait : « Sois tolérant.e envers les autres et exigeant.e envers toi-même. »
Dans cette nouvelle année, alors que nous cherchons à nous améliorer, à être meilleurs – à trouver la confiance en nous dans un monde incertain – il est essentiel de rester ouvert.e à l’idée que certaines personnes continueront d’être des imbéciles, des imbéciles, des personnes peu fiables, ou quoi que ce soit d’autre.
Laissons-les être.
Ça les regarde.
On n’y peut rien.
En revanche, nous devons être disciplinés envers nous-mêmes et nos réactions.
Si quelqu’un agit de façon ridicule, laissons-le faire.
Si nous agissons de façon ridicule, prenons conscience du problème, corrigeons-le et œuvrons pour éviter qu’il ne se reproduise.
Nos actions sont sous notre contrôle.
Elles nous concernent.
Soyons rigoureux à ce sujet.
Laissons les autres tranquilles.
Vous avez déjà assez de soucis.

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Quand je porte sur l’autre un regard amoureux, je lui révèle sa nature profonde, je le rappelle à son identité véritable. 
Comme il est dit dans le chant d’Hakuin :  » Tu erres parmi les mendiants sans te souvenir de qui tu es.  » 
Le regard de celui qui m’aime, ce regard qui voit en moi ce que je suis dans ma profondeur me place dans ma royauté, me remet dans la lumière originelle.
On dit souvent de l’amour qu’il est aveugle.
Au contraire, il est visionnaire. 
Il voit ce que les autres ne voient pas.
Il voit derrière les apparences, derrière toutes ces protections que je me suis constituées pour protéger mon cœur.  
Pendant toute la vie, je suis menacée de toutes parts, par mes éducateurs, et tous ceux qui veulent m’imposer leurs vues.
Je me protège toute une vie durant. 
Mais le regard qui m’aime fait fondre toutes les carapaces dans lesquelles je me suis cachée autrefois pour survivre.
Et pour finir, l’amour est là, bien sûr, pour nous révéler que  » Dieu n’est nulle part ailleurs que partout « , que dans chaque être qui me rencontre sur cette terre, dans chaque regard qui me croise. 
L’amour est là pour nous dire : dans chacun des êtres que je rencontre, je Te rencontre. 
Cette expérience de l’amour et de la passion dans nos existences, Maître Eckhart la décrit quand il fait dire à Dieu : «Il n’y a pas de place pour deux en toi, je ne peux entrer que si tu sors.»
C’est ce que nous ressentons dans une passion quand nous sommes évidés comme un tronc d’arbre par la foudre, quand il ne reste plus rien en nous que ce vide béant et vibrant.
La présence de l’autre.
Cette expérience absolue du sacré.
Cette expérience mystique – puisque la rencontre de l’homme et de la femme est de la même nature que la rencontre de l’âme et de Dieu.

– Christiane Singer, Du bon usage des crises.

FADE OUT D’OPIGNONS

Ne recherche pas la vérité, ne fais qu’arrêter de valoriser les opinions.
– Seng-Ts’an –

Oui, opinions avec un g, car opignons ça punch plus. On peut mordre dedans.

Ce que ce meme de Seng-Ts’an nous dit, c’est qu’on n’atteint pas activement la vérité, elle ne fait que se révéler lorsqu’on arrête de la recouvrir de nos opinions.

Nous vivons dans un monde de dualité. En fait, nous sommes des dualités ambulantes.

Moi et les autres, eux versus nous. Bon, mauvais. Le paradis et l’enfer. Le Bien et le Mal. On a peint le monde en noir et blanc. Pourtant, bien plus que 50 nuances de gris en plus d’un arc-en-ciel complet.

Ni gauche, ni droite, que de l’extrême centre de tous bords tous côtés. Autour et dedans réunis.

On sépare toujours tout, au moins en deux, et souvent en beaucoup plus de parties qui ne sont jamais égales. On priorise toujours les choses, les gens, les idées. On classe, on élève, on abaisse, on tasse. On adore, on méprise. On évalue.

On découpe la réalité en petits morceaux qu’on place dans des petites boîtes et ensuite nous sommes pris à essayer de tout recoller pour tenter de faire sens du grand casse-tête. Fatigante job de bras dans nos têtes. Infinies cases de tête.

La tête tranche, le coeur unit.

Et si la vie n’était que ce qu’elle est ?

Ni bonne, ni mauvaise. Ni belle, ni laide. Juste la vie, simplement.

Sans jugements, sans préférences, sans ordre aucun.

Un grand casse-tête sans désir de le faire fitter dans un cadre.

La vie, la vie, telle quelle, juste crue, sans filtre. Sans opinions. Juste en émotions.

Ni bonne, ni mauvaise. Ni eux, ni nous. Même pas de moi. Que ça. Avec la conscience de ce qui passe dedans.

Le spectateur/trice dans le film, acteur/trice, réalisateur/trice, producteur/trice. Sans caméra, sans reflet.

Oui, je sais, pas naturel pour nous les humain.e.s de considérer les choses ainsi.

Mais pas pour ça qu’on ne peut pas essayer right ?

Car dès qu’on cherche la vérité, on crée le mensonge.

Dès qu’on désire la justice, l’injustice apparait.

Dès qu’on cherche la lumière, on l’oppose à l’ombre. Mais pourtant :
En réalité, il n’y a qu’une lumière.
Quand vous lui tournez le dos, vous percevez votre ombre.
Tournez votre attention vers elle, et tout devient clair.
– Ramana Maharshi

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Les gens de ce monde qui détournent le regard et n’examinent pas en leur cœur leur propre Soi, qui est la nature propre de la réalité, sont agités par le poison du doute et s’égarent dans la peur en cette vie de changements.

Tout comme le plus beau joyau est voilé par l’éclat de ses propres rayons, le Soi, qui resplendit d’un éclat extrême pour le monde entier, n’est pas manifeste.
La Lumière consciente, flamme auspicieuse du monde réel et du monde irréel, flamboie haut.
Goutte à goutte, les impuretés sont consumées au sommet de la mèche, la prise de conscience de soi.
Seule la lumière du Cœur existe et elle est l’agent de l’activité créatrice.
Établie en elle-même, son activité est prise de conscience de soi et, s’ébranlant, elle est le déploiement de l’univers.

LA GERBE FLEURS AU SENS PROFOND, (Mahārtha Mañjarī) 8-11
– Maheśvarānanda, Cachemire XIIe siècle via Jean Bouchart d’Orval

PETITES DÉCEPTIONS ET GRAND ESPRIT

On doit accepter les déceptions du quotidien, mais ne perdons jamais l’espoir fondamental.
– Martin Luther King Jr

Ne jamais perdre l’espoir fondamental car en effet, la vie est remplie de petites déceptions, et parfois même de grandes. Mais on doit toujours garder la foi et l’espoir vivants en son propre coeur. La foi et l’espoir en LA vie. Dans le Grand Esprit.

Parfois, il faut jouer des tours à notre propre tête car ce qu’on nous montre du monde est étrange ces temps-ci. Facile de se laisser avaler par ce qui se passe, comme par ce qui risque de se passer plus tard aussi. Inquiétude maintenant et droit devant.

Mais comme le dit Wayne Dyer : on crée nos pensées, nos pensées créent nos intentions et nos intentions créent notre réalité.

Oui j’ai nous-isé en traduisant, ça fait plus personnel, car la vie est surtout personnelle, même si nous sommes lié.e.s.

Bien sûr que l’on ne peut empêcher les idées noires et les scénarios de peur de se manifester dans notre petit esprit, mais nous ne sommes pas obligé.e.s. de les nourrir et de les engraisser. Comme l’histoire amérindienne des deux loups qui vivent en chacun.e de nous : celui qui gagne au final est celui que l’on aura nourri.

Bien sûr que certaines choses du monde sont inquiétantes récemment, notamment lorsqu’on regarde dans les fenêtres de nos ordinateurs. Fenêtre sur un monde sombre. Qui a bien besoin de lumière et d’amour.

Exactement pour cela qu’il est important d’aller se promener dans la forêt, ou au pire dans un parc si on vit en ville. Car la nature nous ramène toujours à la simplicité du présent, dans l’espoir fondamental qui réside dans le moment présent. Comme il est important de connecter avec des gens de coeur.

Car si on ne fait que se nourrir des nouvelles – qui sont toujours plus mauvaises que bonnes, à dessein d’ailleurs – on finit par adopter un regard aux lunettes noires, une perspective sombre et triste sur un monde qui ne l’est pas. Car la vie n’est pas que ça, elle n’est pas surtout ça. Le soleil luit toujours. Même la nuit.

Personnellement, moi j’envoies mes ptites bouteilles à la mer car j’ai besoin de croire que nous ne sommes pas seul.e.s. Ni toi ni moi, ni nous ni vous.

Et je crois que c’est exactement ce dont on a le plus besoin ces temps-ci, se sentir lié.e.s, connecté.e.s. Ensemble et ensembles 😉

L’une des choses les plus importantes que l’on puisse faire sur cette terre est de laisser savoir aux gens qu’ils et elles ne sont pas seul.e.s.

Oui Madame Adler.

C’est ce que je tente de faire avec mes ptits mots matinaux. Et c’est ce que vous faites pour moi quand vous les lisez. Nous sommes une multitude de petites cliques d’ami.e.s et de frères et soeurs sur la terre. Formant une chaîne humaine, nous sommes tous et toutes lié.e.s. Même les pas fins, qui au fond, sont ceux et celles qui ont le plus besoin d’amour.

Et l’amour sera probablement l’ingrédient de base qui nous sauvera when the going gets though and might get even thougher.

Plus vous expérimentez l’amour, plus vous devenez amour. Et c’est dans cet «état d’amour» que cette intention se réalise.

Merci pour ces deux perles du matin cher Wayne.

Aho ! Et en bas.

Même chose avec nos méditations en ligne. Besoin de connexion. Même si virtuel car le virtuel est aussi très réel.