
Merci Mme Latraverse pour le rappel de l’amour Crisse. Mais, dites-moi, vous me permettez de vous appeler Louise ? Merci de nous rappeler l’amour Louise. L’amour Crisse, oui. En clisse à part de ça.
Et merci Serge de nous rappeler la poésie:
Un monde asséché de sa source poétique est un monde brutal, un monde dé-solidarisé et dé-couragé, dont le projet est essentiellement réduit à un tournoi quantitatif.
Une société d’unités discrètes, de cellules isolées, de boîtes et de cubicules, de flèches et de cibles, d’objectifs et de mesures, le village épuré du on/off, qui donne un si beau confort technique, un divertissement si parfait, l’engourdissement suprême qui étourdit le client et paralyse la volonté collective.
Alors le discours public se tarit, les correspondances se perdent, et chacun résiste comme il peut dans son coin.
À l’inverse, on attend d’un projet social qu’il autorise le rêve.
Le droit de rêver la vie que nous espérons pour nous et pour tous est un droit politique.
Ce n’est pas au monde de définir la poésie, c’est la poésie qui définit le monde.
– Serge Bouchard, Compter les lucioles
Alors let’s go les tsis gars et les tsistes figues, sautons les deux pieds et les deux bras dans la poésie, tête première et coeur entier. Dans la poésie et dans l’amour. Toujours.
Nos plaques d’immatriculation tentent de nous rappeler qu’on devrait se souvenir de quelque chose.
Mais de quoi donc devrait-on se souvenir ?
Que les anglais et les français ont jadis volé la terre des premiers habitants d’ici ? Entre autre mais pas que.
Ce qu’on a oublié, c’est la poésie. Pis l’amour. Encore, et toujours.
Faudrait le dire à nos politicien.nes, à nos polis ti chiens qui disent ce qu’on veut entendre mais font ce que les gros veulent, qui carburent aux promesses vides, et qui ne parlent que de vide, qui ne parlent que dans le vide. Maudit que vos discours sont plates et manquent d’âme. Vos discours sont down. Et se gargarisent de nous. Car on sait tous que ce ne sont plus vous, politiciens, qui mener la salle de bal. La balle est dans notre quand à nous. Maintenant. Si on se lève et qu’on se tient droit.
Faudrait qu’ils et elles arrêtent de parler vide et nous rappellent que la nature ne va vraiment pas bien, pas bien du tout, qu’on devra changer nos habitudes et vite à part de ça.
Faudrait qu’ils et elles nous parlent de solidarité, de collaboration, des besoins des plus mal pris, des gens qui vivent dans la rue et qui, même de là, se font encore chasser. Après la rue, on va où Crisse ? Y a pas plus bas que la rue. Sauf nus pieds sur la terre sacrée. Oui, sacrée la Terre.
Faudrait qu’ils et elles nous parlent de poésie, d’amour, de joie et de beauté. Et qu’ils avancent les fonds pour les soutenir.
Faudrait que les grosses poches se les soulagent un peu au détriment des moins nantis. Car trop de richesse accumulée finit par pourrir si pas partagée et rafraîchie régulièrement. Et quand on en a même trop pour soi, ça en fait beaucoup à avoir peur de perdre. Ce qui arrivera anyway éventuellement, ça on le sait tous. Soyons comme le père Noël et vidons-nous la poche à cadeaux en pensant aux enfants d’abord. Pour eux qu’on vit ici maintenant et pour qu’eux puissent y vivre demain.
Faudrait qu’ils et elles ne parlent non pas seulement contre les idées de leurs adversaires, mais surtout de leurs rêves à eux et elles pour les gens qu’ils et elles aiment, leurs enfants, leurs parents, leurs proches de coeur. Shootez-nous votre propre poésie m’sieurs dames. Car nous ne sommes pas des adversaires ici-bas sur cette terre, nous sommes un seul peuple sans frontière, tous des frères et des soeurs, des pères et des mères, des fils et des filles. Des uns des autres, et de la terre.
Messieurs mesdames, parlez-nous du coeur, parlez-nous avec le vôtre. Portez-le dans vos mains. Manu militari le coeur plise. Crisse.
N’abaissez pas personne, remontez-nous plutôt le moral, et gardez la morale haute, et digne. Ne critiquez pas autrui, prenez conscience de vos propres biais à vous tout d’abord car on a tous les poches dans les yeux pleines de biais. Ne nous parlez pas que des foutus biais des banques. Car on sait que ce sont elles, et leurs soeurs les grandes corpos, qui mènent le bal si on ne parle que d’affaires trop terre à terre. Parlez-nous plutôt de la Terre. Et de nos affaires à tous, les ptites comme les grandes.
Arrêtez-nous de nous faire des promesses en l’air, parlez-nous des vraies affaires, des affaires de coeur solides comme du faire. Faites-nous des promesses en l’air, des promesses qui nous élèvent tous et qui nous considèrent. L’ultime et premier lien est celui du coeur. Vroum vroum.
Ne nous faites pas de promesses que vous savez ne pas pouvoir tenir. Vos promesses ne tiennent pas la route et ne la tiendront jamais. Vos promesses tombent à vide dans les trop nombreux nids de pool. Piscine à vagues qui divague que votre ptit jeu électoral et électoraliste. Apprenez à nager au lieu de caler votre voisin. Callez l’original tabarnak. C’est pour aller avec le Crisse d’amour de Mme Louise.
Parlez-nous d’humour aussi. Faites-nous rire autrement que jaune. Ne nous parlez pas de nos REER pas car la plupart n’en n’ont même pas. Ici maintenant est déjà en masse. Ne faites pas que rire de nous. Riez de vous, et avec nous. Car vous n’êtes pas drôle du tout avec vos promesses qui en ont tout l’air mais nullement la chanson. Pas des chiffres qu’on veut, un shift plutôt. De la tête au coeur. Parlez-nous avec votre coeur, votre bouche saura alors quoi nous dire.
Parlez poésie, avec amour.
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Qu’est-ce qu’une belle vie pour vous ?
Ce n’est pas qu’une vie faite de bonheurs, de gratifications et de succès.
C’est une vie pleine qui fait le tour des choses, qui traverse la douleur et la beauté, la haine et l’amour fou.
Il n’y a pas de chemin de maturité sans épreuves.
Celles-ci sont autant de portes, autant de rencontres qui nous forgent et nous enseignent.
– Jacqueline Kelen (Extrait d’une interview sur le site Aleteia en date du 13/10/20)






















