
Et moi le premier, comme toi, vous, nous tous et toutes. Pour nous, et en particulier pour tous les enfants du monde. Car il y a suffisamment de gens qui s’occupent des guerres, des mensonges et des scandales, du bad stuff. Nous, on va se charger du bon stuff.
Car aucun geste de bonté, peu importe sa portée, n’est jamais gaspillé.

J’ai vu hier qu’une certaine personne est décédée et on a dit d’elle qu’elle était une humaniste. Quand je vais mourir, j’aimerais bien être qualifié ainsi moi. Je pourrais même dire que c’est mon but dans la vie. Pas de mourir, ça c’est pas mal inévitable à ce qu’on dit. Non, me faire qualifié d’humaniste. Ce mot signifie avoir au coeur l’humain, premièrement en soi-même, mais aussi et surtout tous les autres humains. Qu’en soi-même, c’est de l’égoïsme. C’est incomplet. Car nous ne sommes qu’un right ?
En cette dernière journée de grève générale des gens du milieu communautaire, pensées vers et pour tous ceux et celles qui travaillent avec leur coeur au service d’autrui. Pour soulager la faim et la douleur, pour rassurer, pour prendre soin, pour réchauffer les coeurs humains. Souvent les plus démuni.e.s et, souvent aussi, pour des salaires nettement minimes et minimum et dans des conditions de travail difficiles et précaires.
Chapeau humains et humaines pur sang.

On peut bien désirer devenir éveillé.e, illuminé.e, mais si on était tout d’abord 100 % ordinairement humain ?
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Nous devons accepter d’être des gens tout à fait ordinaires, c’est-à-dire de nous accepter tels que nous sommes, sans chercher à devenir meilleurs, plus purs, plus spirituels, plus perspicaces.
Si nous pouvons accepter nos imperfections telles qu’elles sont, tout simplement, alors nous pouvons les utiliser comme une étape de notre chemin.
Mais si nous essayons de nous débarrasser de nos imperfections, elles deviendront des ennemies, des obstacles sur la voie de notre «développement personnel».
~ Chögyam Trungpa
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Montre-toi sans célébrité, nu et à genoux.
Arrête de savoir qui tu es.
Le nom est une poutre enfoncée dans l’œil illimité.
Les idées héritées vous habillent avec une croûte de plâtre.
L’ego artificiel doit s’agenouiller devant la vraie essence.
Enlevez les ornements, vainquez la peur, donnez-vous sans cure, ne vendez pas de vide enveloppé d’apparence, élevez ce que vous ressentez, donnez sans forcer à recevoir, aimez ce qui existe comme si vous étiez sa mère.
Être non imposé est la loi.
– Alessandro Jodorowski, via mon ami Yan
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Pourquoi sommes-nous ici ?
À tout le moins, nous sommes ici pour apprendre à nous connaître et à connaître l’existence, et la vie et le monde qui tourbillonnent en nous et autour de nous.
En comprenant cela, il est possible d’utiliser chaque instant et chaque situation comme une partie essentielle de cet apprentissage.
Rien n’a besoin d’être ignoré ou exclu ou même jugé sévèrement.
Alors, le conflit ou la douleur
ou le plaisir ou la peur
ou la joie ou la colère
ou la tristesse ou l’amour
sont tous des moyens qu’a l’existence de nous offrir une leçon.
Reconnaître la leçon, et en tirer des enseignements, peut devenir l’essence même de notre raison d’être – peu importe le nombre d’autres raisons que nous pouvons trouver, y compris l’absence de raison.
Avec amour…
– Subhan
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L’intelligence est nécessaire mais, cultivée seule, elle s’avère dangereuse.
Si brillante et satisfaisante se révèle-t-elle, elle nous endommage quand elle devient l’unique chemin.
À force de congédier les émotions, les sentiments, les enthousiasmes, elle rend dur, méchant, lointain, hautain, et produit du cynisme.
On ne peut évoluer sans bonté et sans douceur.
– Eric-Emmanuel Schmitt – Plus tard, je serai un enfant – via Cristina RJ
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Si Dieu cesse de m’aider, ce sera à moi d’aider Dieu…
Je prendrai pour principe « d’aider Dieu » autant que possible, et si j’y réussis, eh bien je serai là pour les autres aussi…
Oui, mon Dieu, tu sembles assez peu capable de modifier une situation finalement indissociable de cette vie.
Je ne t’en demande pas compte.
C’est à toi, au contraire, de nous appeler à rendre compte un jour.
Il m’apparaît de plus en plus clairement, à chaque pulsation de mon cœur, que tu ne peux pas nous aider, mais que c’est à nous de t’aider et de défendre jusqu’au bout la demeure qui t’abrite en nous…
Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance.
Une chose cependant m’apparaît de plus en plus clairement : ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t’aider – et ce faisant, nous nous aidons nous-mêmes.
– Etty Hillesum – Une vie intérieure via Cristina RJ
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Je suis véritablement née le jour où j’ai expérimenté ma finitude.
Depuis j’ai le cœur déchiré et je me sens reliée à tout.
Je ne crains plus d’être comme je suis.
Je réalise que la joie est derrière toute chose.
– Cristina RJ
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Au lieu de rejeter la solitude, j’ai appris à l’aimer.
Parce que j’étais seul, et dans cette solitude, j’allais prendre un café et une pâtisserie
et je devenais mon meilleur ami.
J’étais avec moi-même, et cela dissipait la solitude, mais cela faisait aussi naître l’amour, l’amour de Vishrant, car Vishrant prenait soin de Vishrant, non pas par égoïsme, mais avec amour.
Et ainsi, la solitude fut vaincue en étant mon meilleur ami.
Quand on a de meilleurs amis, on les emmène déjeuner et dîner, on les emmène prendre un café, on les promène en voiture.
Vishrant emmenait Vishrant, je me liais consciemment d’amitié avec Vishrant.
C’était magnifique. Vishrant devint son meilleur ami.
Une fois réveillé, il est en réalité impossible d’être seul car on se perçoit comme le tout.
Tu ne peux pas te sentir seul(e).
Se réveiller est merveilleux, tu devrais essayer.
Laisse ton esprit s’abandonner, donne-toi à Dieu, deviens libre.
– Vishrant



























