INFINIE GRATITUDE

Selon la recherche sur le cerveau humain:
Le fonctionnement du cerveau ne peut maintenir simultanément un état de sincère gratitude et un état d’anxiété, et cette incompatibilité neurologique est l’un de
s outils les plus pratiques mais aussi l’un des plus sous-utilisés disponible pour apaiser un esprit anxieux.

Alors gratitude gratitude gratitude. Même si au début on doit faire semblant. Faire comme si, et éventuellement la gratitude viendra. Car ça ne sera pas long qu’en pratiquant avec lucidité et objectivité, la gratitude deviendra sincère. Car nous sommes si choyés et privilégiés que si on ne le réalise pas éventuellement en contemplant objectivement nos vies, malgré les obstacles et les défis, on ne la mérite peut-être pas cette gratitude.

Pour la plupart, nous avons un toit, de la chaleur en hiver, de l’eau et de la nourriture, des êtres chers autour de nous, peu importe le nombre et en soit, cela est plus que juste et bon. Et on vit avec pas de guerre. Cela est un grand privilège. Et si on ne peut apprécier, on n’a qu’à se comparer même si on nous dit de ne pas se comparer. Car lorsqu’on se compare, on peut non seulement se consoler, on peut surtout apprécier tout ce que la vie nous offre sans qu’on ait rien demander de plus. On en a déjà plus qu’assez.

Apprécier sa vie, et ensuite contribuer à ce que tout le monde ait des conditions au moins semblables aux nôtres. Pas nécessairement changer le monde de bout en bout, simplement faire de son mieux et quelques bonnes actions ici et là. Aider un peu autour de soi. Contribuer, à sa mesure, à la mesure du possible.

L »esprit humain, par sa volonté et son pouvoir d’imagination, peut nous permettre d’interpréter ce que l’on voit et reçoit dans la vie comme suffisant ou comme un manque. Là réside l’un de nos grands pouvoirs magiques nous les humains. La capacité de transformer ce qui nous arrive, ce qui arrive jusqu’à soi, constitue un passe-partout vers la libération, l’appréciation, la liberté.

Mais c’est aussi un couteau à double tranchant si mal utilisé car ça peut facilement se transformer en avidité.

L’avidité est un puits sans fond qui pousse la personne dans une quête infinie d’effort sans fin pour satisfaire un besoin sans jamais obtenir satisfaction.
– Erich Fromm

Essentiel donc de se satisfaire de ce que la vie nous offre. Sinon malheur garanti.

Et d’accepter ce qui est. Et faire des efforts sincères si on veut obtenir quelque chose en particulier. Sans attente, sans pression. Et que sera sera.

Nous créons tellement de souffrance en essayant de ne pas se sentir inconfortables. La tristesse vient. La colère vient. La peur vient. Laisse-les passer. Tu n’as pas à y construire ta maison.
– Patricia The Love coach

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Laissez-moi vous redire que ce lâcher-prise n’est pas une petite affaire, qu’il s’agit vraiment d’une mort.
C’est une mort qui doit être réussie, c’est-à-dire conduire à une vie plus vaste et non pas à une mutilation, une dépression, une frustration – mais c’est une mort.

On s’en rend compte peu à peu, à mesure qu’on commence à progresser sur un vrai chemin.
Si bien que vient un moment où les illusions sincères du début sont tombées et où l’on se trouve dans cette situation que tous les disciples ont traversée : « une part de moi a peur et refuse d’y aller et pourtant j’y vais », à l’image du Christ qui s’est rendu à Jérusalem en disant, pour l’édification de deux mille ans de chrétiens : « Père, épargne-moi cette coupe si possible, mais qu’il soit fait selon Ta volonté. »
Chacun doit passer par cette étape.

– Arnaud Desjardins

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Il convient donc de définir ce qu’est un homme intègre.
Il ne se contente pas de ne pas voler ni mentir, ni dissimuler, il est un être de rigueur auquel on peut se fier.
Sa rectitude est une alliance entre la force et la justice.
Honnête et désintéressé, il se montre inachetable, incorruptible, quelles que soient les tentations de pouvoir, de richesse ou de notoriété.
Il est aussi cohérent, sans contradiction entre ses propos et son comportement, autant dire qu’il est un, sans mélange ni partage.

Et il se conduit de la même façon lorsqu’il est seul que devant témoins.
Il a le courage de dire la vérité en toutes circonstances et la force de la faire triompher.
Ou de mourir pour elle.
Il a horreur de la futilité et de l’à-peu-près, des profiteurs et des parasites, des compromissions éhontées et des misérables petits arrangements auxquels se livrent tant d’êtres humains ordinaires.

Il a le sens et même la passion du devoir, le culte de l’amitié fidèle et sans complaisance, et il n’hésite pas à rompre, en s’expliquant franchement , un lien qui devient factice et se détériore.
Son but dans la vie n’est pas de se faire des amis, d’être courtisé et louangé, mais, pour lui, pour I’honneur, il se veut exemplaire même s’il reste incognito, loin de tout public.
Son jugement est sûr, il ne tergiverse ni ne se reprend, car l’homme intègre n’a pas peur de déplaire ni de se retrouver seul à défendre une cause seul face à l’opinion générale.
Pour lui, la question n’est pas d’avoir raison, mais de s’ajuster au mieux à la vérité supérieure qui éclaire sa conscience.

Jacqueline kelen (« Le jardin des vertus »)

RIEN DANS LES MAINS RIEN DANS LES POCHES

Tu crains de perdre ce qui ne t’a jamais appartenu. Rien ne t’appartient d’autre que ton propre voyage.
– Shams Tabrizi

Hier, on échangeait entre nous sur notre groupe de méditation en ligne à savoir si, après toutes ces années à chercher à savoir qui on était, à se fouiller les entrailles de fond en comble pour se se trouver, se connaître, un peu, ou un peu plus du moins, où l’on en était. Pas si clair si on se connait plus ou mieux qu’avant. On se méconnait moins qu’avant peut-être tout au plus.

Et ce qui montait pour moi était que plus je cherchais, moins je savais.

Oh, je sais mieux qu’avant qui je ne suis pas, qui je ne suis plus, et même qui j’ai déjà pensé être mais qu’au fond je n’ai jamais été. Multidentités. Qui nous sommes et qui on pense être sont deux choses très différentes. En fait, peut-on vraiment être qui nous pensons être ? Ou ne sommes-nous pas qu’une pensée de qui nous pensons être ? Je pense donc suis ? ou ne puis-je être que ce que je pense être. Vous la pognez à peu près right ? Pas plus que moi, c’est OK. Complexe la quête de soi quand même. Pas certain qu’on va tout comprendre.

Dis-moi qui tu n’est pas et tu sauras un peu plus qui tu es. Kind of…

J’observe certaines personnes en dehors de moi et je sais très clairement que je ne veux surtout pas devenir comme eux. God forbid. Habituellement, ce sont des ils, qui ont beaucoup d’argent, du prétendu pouvoir sur autrui, mais ils dégagent quelque chose que je ne désire surtout pas devenir. Merci pour l’anti-direction messieurs les big shots de mes deux. Vous servez au moins à ça, à nous montrer ce que l’on ne veut surtout pas devenir.

Quand on cherche à se connaître, on pense qu’on va rencontrer quelqu’un, ou du moins quelque chose. On part avec une idée en tête. Bon chance. On cherche une sorte de noyau dur, notre visage originel, ou une petite part de Dieu en soi. Or something. Mais au fond, à force de chercher, de se chercher, on ne fait que courir après du vide, on ne fait que poursuivre qu’un bout imaginaire de Dieu, comme le chien qui court après sa propre queue. Ça risque de faire si on réussit à la mordre.

Pas certain si on peut réussir à se trouver en fait. Peut-être une grosse joke tout ça, qu’une grande course dans le vide. Il me semble que le chemin passe danvatage par un laisser-aller que par une acquisition de connaissances. Peut-être un peu d’expérience peut s’acquérir, amis surtout une perte d’illusions.

Il me semble qu’on ne peut pas se trouver, on ne peut que laisser tomber qui nous ne sommes pas, en abandonnant nos illusions, nos idéaux un peu trop illusoires et romancés, nos multiples idées pré-conçues. On ne peut que se découvrir car une investigation lucide et réaliste de ce qui regarde en soi.

Car si nous n’étions rien au début de la vie, très possible qu’on ne soit pas beaucoup plus à la fin. On ne fait que passer. Car la ligne d’arrivée n’est peut-être que la ligne de départ ?

À force de chercher en dehors de soi, on se rend compte que la quête nous mène de plus en plus en soi.

Nous sommes un témoin de la vie qui passe, autant en soi qu’à l’extérieur. On se rend compte plus qu’on se rencontre. Car nous sommes soit JE, soit MOI. Tout part de JE, fait le tour du monde et revient à MOI. On ne peut peut-être pas vraiment être les deux à la fois. Je suis, ou tout est moi ?

Que quelques questions fofolles pour titiller le mental.

On ne peut jamais réellement se connaître tout à fait car on change sans arrêt, tout le temps, sans cesse. Nous sommes changement constant, du moins témoins du changement constant qui prend place en soi comme en dehors. Ce qu’on appréciait peut-être jadis et qu’on pensait nous appartenir, on n’apprécie plus nécessairement aujourd’hui car tout change, tout flow.

Nous sommes des observateurs/trices du monde entier, de l’évolution du monde. Évolution, dévolution ou révolution ? La question se pose. Le changement du monde perçu du moins. Pour le meilleur ou pour le dire.

Toujours plus facile de regarder vers l’extérieur car en soi, c’est souvent noir, sombre et inconnu. Et s’enfarge dans le mental qui roule à toute vitesse, droit devant comme en rond. Là qu’est la première paix à faire. Celle avec son propre mental qui est un excellent esclave mais un impitoyable maître, si on le laisse prendre le contrôle.

Et à force d’investiguer, à force de se faire une place en soi, de s’y tracer un chemin, on commence à trouver un ou des endroits pour s’y réfugier, un ou des endroits d’où regarder le monde aller, à l’abri du show out there, au chaud en soi, repère en soie.

Au fond, nous ne sommes peut-être que des fenêtres ouvertes sur le monde, par lesquelles tout passe si on n’accroche pas, si on ne les condamne pas. Les fenêtres, comme les situations. Mais comme on accroche toujours à certains endroits plus qu’à d’autres, on doit s’arrêter où ça bloque, où ça coïnce, et regarder, sentir, réfléchir. Fléchir, et réfléchir. Et y respirer pour faire passer l’air du temps.

Nous ne sommes peut-être qu’un tas de noeuds pas encore défaits, pas encore dénoués, ni dédouanés. Pris à la frontière entre le connu et l’inconnu. Petit moi et nain connu.

Peut-être sommes-nous au fond qu’un gros noeud à défaire, de vieilles histoires qui se sont réincarnées à notre naissance, revenues dans notre ADN, des histoires que l’on traîne depuis de nombreuses années ou vies, et qui demandent résolution.

On cherche des solutions quand on fond ce dont a besoin sont peut-être plutôt des résolutions à des conflits ancestraux non-résolus.

Ci-bas, quelques témoignages de sages autochtones qui nous éclairent sur notre relation avec la nature. Car nous ne sommes ni plus ni moins que des éléments de la grande nature, des enfants de la Terre, là où notre corps retournera éventuellement, en terre, ou dans les airs.

Quant à notre âme, encore le grand mystère. Ce que nous sommes peut-être ?

GRÂCE EXTRA ORDINAIRE

Tout part des pensées que l’on entretient et cultive. Pas celles-ci mais on peut les apprécier aussi.

En effet, certains n’osent plus espérer de crainte de se brûler les yeux. Ils n’osent plus croire que quelque chose est possible.

Bien sûr que nous ne sommes pas nos pensées, mais pas obligés d’en entretenir des négatives. La façon dont on conçoit le monde détermine ce que l’on voit.

Parfois notre vue est ombragée, on voit flou. Par foi, on accepte de simplement entrevoir.

Mais beau quand même non ?

C’est que, comme le dit MLK Junior, tout ce que l’on voit n’est qu’une ombre projetée par ce qu’on ne voit pas.

Alors osons regarder, osons espérer, osons croire.

Mais ce matin, je vous invite à écouter également.

Car la grâce de cette version est amazing, really amazing. Je vous la souhaite bonne cette grâce, en action, ou immobile. Extraordinaire, ou extra ordinaire.

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LE SECRET

Je vous ai dit déjà bien des fois que de rechercher la souffrance et la douleur est une attitude morbide qu’il faut éviter, mais de fuir devant elle, par l’oubli, par un mouvement superficiel, léger, par le divertissement, est une lâcheté.
Quand la douleur vient, c’est pour nous apprendre quelque chose.
Plus vite nous l’apprenons, plus le besoin de la douleur diminue, et quand nous saurons le secret, il ne sera plus possible de souffrir, car ce secret-là vous révèle la raison, la cause, l’origine de la souffrance, et le moyen de passer au-delà.

Le secret, c’est d’émerger de l’ego, de sortir de sa prison, de nous unir au Divin, de nous fondre en lui, de ne permettre à rien de nous séparer de Lui.
Alors, une fois que l’on a découvert ce secret et qu’on le réalise dans son être, la douleur a perdu sa raison d’être et la souffrance disparaît.

C’est un remède tout- puissant, non seulement dans les parties profondes de l’être, dans l’âme, dans la conscience spirituelle, mais aussi dans la vie et dans le corps.
Il n’y a pas de maladie, il n’y a pas de désordre qui puisse résister à la découverte de ce secret et à sa mise en pratique, non seulement dans les parties supérieures de l’être, mais dans les cellules du corps.

Si l’on sait leur apprendre la splendeur qui est au-dedans d’elles, si l’on sait leur faire comprendre la réalité qui les fait être, qui leur donne l’existence, alors elles aussi, elles entrent dans l’harmonie totale, et le désordre physique qui produit la maladie s’évanouit comme tous les autres désordres de l’être.

Mais pour cela, il ne faut être ni lâche, ni craintif.
Quand le désordre physique vient sur vous, il ne faut pas avoir peur; il ne faut pas le fuir, il faut lui faire face avec courage, tranquillité, confiance, certitude que la maladie est un mensonge et que si l’on se tourne entièrement, en pleine confiance, avec une complète tranquillité vers la Grâce divine,
Elle s’installera dans ces cellules comme Elle s’installe dans les profondeurs de l’être, et les cellules elles-mêmes participeront à la Vérité et à la Joie éternelles.

Douce Mère, Entretien du 13 février 1957

ÊTRE FIDÈLE À SOI-MÊME TOUT ENTIER

Et ceci plus que tout: Sois fidèle à toi-même tout entier.

Cher William, toujours les mots pour le dire. Old chap va !

Rester fidèle à soi-même peu importe les circonstances, peu importe qui nous entoure. Sure. On n’a que ça. On n’est que ça.

Avant notre naissance, nous n’étions rien du tout, rien dans le grand tout. Après notre mort, on redeviendra poussière.

Que se passe-t-il donc entre les deux ?

On aime se considérer comme quelqu’un. On cherche à se connaître, à approfondir notre connaissance de soi. On explore les chemins les moins explorés en quête de soi, du vrai soi. On chemine sur la route incessante de la croissance personnelle.

Et si l’idée était plutôt de décroître jusqu’à notre essence originelle ? On est déjà en masse non ?

Car au fond, qui sommes-nous ? Qui est ce petit moi qui aime se prendre pour quelque chose ?

Oui je sais, la question a déjà été posée à maintes reprises. Quiconque a déjà travaillé avec des koans la connait bien celle-là: Dis-moi qui tu es. Même pas une question, qu’une confrontation, un affront, une investigation sans réponse, un papier sablé sur ce qui recouvre notre petit bout d’âme, qu’un processus de défilement de ce que nous ne sommes pas, nous ne sommes plus. De ce que nous avons déjà pensé être peut-être, ce que nous ne sommes plus déjà, et probablement jamais été vraiment car oush ! parti en poussière ce passé pensé. Que de souvenirs, que des souvenirs. Avec quelques marques encore dans l’corps.

Connais-toi toi-même disait Socrate.

Mais qu’est-ce que se connaître ? Sinon vivre, expérimenter et laisser aller ?

Et qu’est-ce, aussi, que soi-même ? Un ramassis d’expériences, de souvenirs, d’attachements et de détachements, de choses qui ont peut-être déjà été mais qui ne sont plus désormais ? Maybe baby. Or not peanut.

Plus je cherche, moins je sais. Plus je creuse, moins je trouve. Plus je m’élève, comme dans aller à l’école de la vie, moins ça sait. Et plus le petit Je, qui se prend pour ati, se liquéfie, s’évapore et se dissout. Je ne gagerais pas cincennes là-dessus. C’est pour le jeu de mots. Quatre trente sous pour une piasse je et moi.

Plus le temps file dans mon corps et mon esprit, plus le vide s’installe et plus je me sens en transition permanente, je ne me sens qu’en train de passer, le temps comme le corps. Je me considère de plus en plus simplement que comme une fenêtre ouverte sur la vie, qui observe et regarde, qui se laisse traverser par les impressions, un point d’observation, une perspective en transition.

Avec des pensées qui passent sans cesse, des sentiments et des émotions qui vont et viennent, des souvenirs qui font et refont surface et re disparaissent. Et tout cela est juste et bon, tout simplement. Que ce qui est anyway. Et qui n’est déjà plus.

Peut-être que ces mots de Rumi ci-bas sont synonymes de ceux de Socrate ci-haut ?

Ne vends pas ton âme en échange de quoi que ce soit. C’est la seule chose que tu apportée en ce monde. Et la seule chose que tu pourras rapporter.

Je n’en sais rien, comme j’en sais de moins en moins en général comme en particulier, et je ne me plains pas du tout de moins en moins en savoir de plus en plus. Plus ou moins.

Mais dites-moi, une âme est-elle une chose ? Et l’a-t-on vraiment apporter avec soi ? Qui ça ? Ou n’est-ce pas plutôt elle qui nous a porté jusqu’ici ? Ce que l’on considère comme soi du moins. Questions, questions qui se posent et qu’on laisse se déposer sinon pas reposant.

Parfois, j’observe les gens qui souffrent et je remarque que la souffrance est en partie liée au fait qu’ielles se regardent trop, qu’ielles sont constamment centré.e.s. sur leur propre personne. Pris dans leurs propres pensées et émotions salissantes.

Si tu es disposé, pour un instant, à détourner ton regard de ton dialogue intérieur, d’arrêter de donner de l’énergie à ta plus récente opinion quant à ta souffrance, tu réaliserais immédiatement que tout est ici: la plénitude, la richesse et l’amour de soi en tant que vie consciente.

À force de trop se regarder, on finit par se prendre trop au sérieux, par se figer, et à se prendre pour toute la vie, à ne voir que soi. On se bouche nos yeux. Pourtant, si vaste le monde.

On s’accorde beaucoup d’attention, à ce que l’on considère soi, soit nos pensées, nos sentiments et émotions, notre corps et notre personnalité.

Pourtant

Nous sommes davantage que nos pensées incessantes. Nous ne me semblons qu’être un.e observateur/trice de la grande vie qui nous passe dedans comme dehors.

Respirons, ouvrons nos yeux et apprécions le simple flow de la vie qui n’arrête jamais. Et comme c’est l’action de grâce, rendons grâce car

Via Samano

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Tout vous renvoie à Qui vous êtes vraiment.
L’une des choses les plus fascinantes, c’est que vous n’avez jamais bougé.
Ça c’est étrange.
Vous n’avez jamais bougé !
Pas même d’un centimètre !
Certes le bonhomme ou la bonne femme dans le miroir court dans tous les sens comme une fourmi agitée.
Nous déplorons que tout aille trop vite dans le monde moderne, nous parlons de tensions qui montent, et nous cavalons à travers le monde parce que nous pensons que nous sommes dans le monde.
Nous n’avons pas de paix, pas de tranquillité intérieure.
Nous sommes le fruit de l’agitation, et c’est encore un mensonge.

…Vous découvrirez que les poteaux télégraphiques vous prêchent tous l’évangile de votre immobilité. Aristote disait ; « Dieu est le moteur immobile du monde ».

…Vous êtes immobiles et ce sont les poteaux télégraphiques qui défilent, les bâtiments qui dansent, et les collines voisines qui glissent lentement le long des collines plus lointaines ?

…Vous êtes Qui vous êtes vraiment, vraiment, vraiment, le Moteur Immobile du monde.
Si vous ne me croyez pas, installez un caméscope dans votre voiture, et vous verrez le monde bouger.
Les caméras ne mentent pas.’’

– Harding Douglas. L’immensité intérieure, l’originel, p. 32-33.

QUI DONNE Y GAGNE

Le mot bonheur fait peur. Souvent, quand on pense bonheur, on pense automatiquement à malheur. Pourtant, le bonheur est probablement le besoin le plus répandu dans le monde, l’état le plus recherché par la plupart d’entre nous. Certaines personnes semblent avoir le bonheur facile, d’autres moins.

Certains font une différence entre joie et bonheur, affirmant que le bonheur serait un état permanent, alors que la joie serait plutôt une émotion, plus passagère. Et on ne parle pas ici du plaisir. Définitivement, les mots peinent à nuancer la complexité de la vie.

Mais revenons au bonheur car on a peut-être eu tout faux jusqu’à maintenant au sujet de ce fameux bonheur. En tous cas, si on attend le bonheur de l’extérieur, c’est clair qu’on risque d’être déçu. You know what I mean right ? Le bonheur nous ramène à soi, à comment cultiver le bonheur en soi pour ensuite le partager. Toujours dans le moment, à partir d’où l’on est et avec ce que la vie met à notre disposition. Faire avec.

On dit souvent qu’on ne peut pas donner ce que l’on a pas, ou ce que l’on a pas reçu. Or, au cours de mes années de formation chez Veeresh à la Humaniversity en Hollande dans les années 1980, je l’ai souvent entendu nous dire : give what you need, and by giving it, you’ll get it. Oui il parlait en anglais. Donne ce que tu as besoin de recevoir dans ta vie, et, en le donnant, tu le recevras immédiatement. Ou quelque chose comme ça. Ça m’a pris du temps à comprendre ça, à le ressentir. Et pas simplement parce que j’étais lost in translation.

Souvent quand on commence à pratiquer l’art du don, du donner pour recevoir, on pense que si on donne, on recevra, peut-être, mais un peu plus tard. Peut-être. On donne avec une attente sous-jacente, on donne pour recevoir. Donc on ne donne pas vraiment. On fait du troc avec la vie. On donne comme une équation dans le grand livre comptable de Dieu. Ou du karma. Je donne donc je recevrai, ou j’ai donné je vais recevoir. Comme si quelqu’un tenait les comptes. Le principe de charité, mais calculé, la générosité récompensée. Éventuellement. Peut-être. In God do we really trust ?

Ou encore, on fait dans le genre : agis avec les autres comme tu voudrais qu’ils agissent envers toi. Bon chance. Pas mal en soi mais jamais garanti ni certain. Si je suis bon.ne avec les autres, les autres font être bon.ne.s avec moi. On fait pour, en vue de. Mais of course, ce n’est pas tout le monde qui est courant du deal.

On dit aussi que charité bien ordonnée commence par soi-même. OK. Aussi. Certains commencent mais s’arrêtent là. Sauf que le flow va s’épuiser éventuellement car la vie veut circuler, la vie cherche le mouvement.

Ça prend un bout de temps pour apprendre que donner comporte en soi une part de bonheur , que le bonheur se trouve dans l’acte même du don, de faire plaisir à autrui, de sentir le bien que ça fait à l’autre quand on donne, son plaisir de recevoir quelque chose d’apprécié de lui/elle, et qu’alors son bien devient le nôtre. Le don de soi, comme le don de certaines affaires. Le partage quoi.

On pourrait presque dire en quelque sorte que l’altruisme est un acte égoïste, que faire plaisir à autrui nous fait plaisir à nous. Car tout revient à soi (ou presque tout pour les obstineux/seuses), mais ça peut être circulaire quand on réalise que nous vivons tous dans le même monde et que mes propres besoins sont nos besoins à tous/tes. Le principe de l’écologie : on habite tous la même planète, nous en avons besoin également donc nous devrions tous en prendre soin.

Et avec le temps, à force de se pratiquer à donner, car oui oui c’est une pratique le don, ça prend de la régularité – à mesure que le don devient naturel, le don ne se calcule plus, le don coule de soi. Il devient une façon d’être, une façon de vivre. Plus comme si on laissait passer l’abondance à-travers soi. On retient moins, on laisse couler davantage. Les mains et le coeur ouverts.

En anglais, Gift se traduit autant par don que par cadeau. Donner, recevoir. On dirait que certains reçoivent à la naissance le don du don. Un beau film d’une amie d’ailleurs en ce sens, dont on avait organiser un visionnement autour il y a quelques années si vous avez la chance de trouver.

Bien sûr que le don de soi est limité, qu’on ne peut que donner à la mesure de ses moyens, à la mesure de sa propre santé. Faut savoir parfois mettre ses limites.

Bien sûr aussi que donner est bien, mais on doit être capable de recevoir aussi, on doit laisser les autres pouvoir nous donner. Autre leçon. Car du don chronique cache souvent un besoin d’être aimé à tout prix, une forme de contrôle.

Pour conclure ce petit blabla donnesque, quoi de mieux que la prière de St-François d’Assise dont c’était l’anniversaire le 4 octobre dernier, même jour que l’anniversaire de ma plus vieille, Léonie, qui donne tant elle-même. Un adon ?

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Comment se débarrasser des cyniques ?

Tends la porte aux gens.
Complimentes tous les chiens. Absolument tous.
Prends une autre photo du coucher de soleil.
Ne te cache pas la bouche quand tu souris.
Cites régulièrement des paroles de Tom Petty.
Mange six guimauves et appele quelqu’un.
Donne un nom à ta bouilloire.
Chante pour tes plantes.
Essaies de ne pas devenir une lettre de présentation ambulante.
Écoute ton intuition.
Regarde les oiseaux.
Fais signe aux trains.
Parle de ta carte de bibliothèque à l’heure de l’apéro.
Prends un cours d’art.
Mange de la pizza dans de la belle vaisselle.
Aies le droit de te tromper.
Dis « Je ne sais pas » une douzaine de fois par jour.
Raconte une blague dont tu es la chute.
Ne t’excuse que pour les erreurs que tu as réellement commises.
Écoutez votre respiration.
Pardonne à un adolescent.
Ne crois pas le pire des gens.
Ignore les regards désapprobateurs.
Fais un long voyage en char avec seulement des cartes routières.
Traite ta vie comme si tu étais un personnage de roman policier.
Écris ce que tu aimes de toi sur une feuille de papier.
Offre régulièrement des vacances à ton cerveau.
Organise un pique-nique mensuel.
Fais la grasse matinée.
Écris des lettres et envoie-les.
Donne un pourboire au musicien de rue.
Ris à voix haute voix au lieu de l’écrire.
Sors danser dans un endroit où tu es probablement la personne la plus âgée.
Laisse les silences s’installer.
Défends ce que tu aimes.
Ne te tiens que devant les miroirs les plus flatteurs.
Pleure quand un bébé te pince le doigt.
Conserve les messages vocaux de tes proches.
Si tu écris quelque chose de significatif, réécris-le trois fois.
Remercie une abeille.
Montre tes cicatrices.
Sois fier de ton cœur.
Sois fier de ton cœur.
Sois fier de ton cœur.
Sois fier de ton cœur.

~ John Roedel

JE SUIS KEVIN, HI HA

Il se dit et s’écrit de nombreuses choses à l’égard des autres sur les ondes du vaste monde du wifi. Comme un cerveau lent dont on aurait couper le fil, les mots s’envolent et fly all around nos écrans d’ordi et de cell. La bête est lâchée lousse et les bêtes sont assez louches.

Plusieurs des choses qui circulent dans les zinternets sont relativement négatives, sinon carrément mensongères. Vraies ou fausses ? De plus en plus difficile à dire. La vérité s’est enroulée dans le mensonge, le naturel dans l’artificiel, la réflexion partie en songes.

Que l’intelligence soit qualifiée d’artificielle ou de super, la stupidité humaine est toujours bien naturelle et bien réelle. On en a certains exemples frappants dans nos écrans. Dont celui-ci. Généré par l’énergumen en personne.

Oui, certaines choses sont surprenantes out there, mais comme le chante Tiken Jah Fakoli, plus rien ne m’étonne. Moi je n’en suis encore qu’au presque plus rien. Tétonnant. Et il se fait encore pire dans l’empire des Zétats qui empirent, qu’on ne s’y trompe.

Oh, certaines choses sont encore écrites à la main, genre nos listes d’épiceries. Car…

la mémoire est une faculté…

En fait, certaines choses sur le web sont encore bel et bien tapées avec de vrais doigts, passant par un vrai cerveau, sur un vrai clavier, comme ce texte. C’est tout ce qui nous reste. Mais parfois ça sonne un peu vide avouons-le.

D’autres textes sont générés directement à l’aide de certaines machines pas mal certaines d’elles-mêmes, parfois trop.

Est-ce que ce champignon est comestible ? Oui

Vous avez raison, ce champignon était vénéneux. Désolé pour la confusion. Voulez-vous en apprendre davantage au sujet des champignons vénéneux ?

Oui la vie moderne est étrange, j’avoue. Flabbergastante. On ne sait plus trop quoi croire, ni qui. Toute image peut désormais être générée par un ordinateur et s’avérer fausse. Vraie ou fosse ? Sceptique je suis. On doit même désormais parfois avoir à prouver à un ordinateur que nous sommes un humain. Ah ces ordis pardi. Pour quoi se prennent-ils ?

À peu près impossible de ne pas utiliser l’IA désormais car même quand on cherche sur Google, on en fait usage sans même le vouloir. Dès qu’on ouvre un ordi, une tablette ou un cell, l’IA se déploie devant nous, presqu’en nous. L’IA se joue souvent de nous et nous déjoue. Drett dans face. Hi ha, c’est le phare ouest young man et à peu près tous les repères extérieurs ont sacré le camp. L’éthique tique. Il ne nous restera que nous-même sur qui se fier faut croire. Et même ça, ça se perd un peu. Je doute donc je suis. Vivant.

Certains font même des thérapies avec L’IA. Au prix que sont les psys, on peut comprendre. Mais les résultats sont parfois désastreux. Comme pour les champignons vénéneux.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je ne suis presque plus capable d’écrire à la main, avec un stylo ou un crayon, sur du vrai papier je veux dire. Mes doigts ont perdu la twist. Au moins je peux encore faire du picking sur ma guitare pour conserver ma motricité fine comme on dit dans les garderies. Motricité de doigts je veux dire car pour les yeux, ils se font aller en masse, l’IA nous en met plein la ptite vue. J’imagine que d’ ici quelques années, le noble geste d’écrire à la main, la calligraphie, aura peut-être complètement disparu. Ou pas. Qui vivra verra. Écrira peut-être au loup.

Alors ce matin, je vous pitche ce texte sans dessein, sans message précis, mais avec tout de même quelques images, oui oui générées à la machine, désolé pour mes lecteurs/trices anti IA. Car il s’en trouve.

Ce petit texte tapé tout bonnement, que petit boniment, tapé à la main et avec coeur. Un petit texte humain, pour ne rien dire qui vaille. Seulement pour ventiler l’incompréhension du vivant humain moderne, l’incohérence de nos étranges systèmes de vivre ensemble, quoique de plus en plus à part, nos sociétés actuelles déconnectées de tête et un peu – trop – de coeur aussi à mon goût.

Petite pointe d’exaspération existe en ciel sous les cieux humains.

Mais au-delà les machines, il restera toujours nos coeurs.

Et deep down, nous sommes et resterons toujours tous et toutes des Kevin. Au-delà de nos puissantes et séduisantes machines. Toujours des êtres simples et ignorants des grandes choses de la vie.

Et tous les Kevin ont besoin d’amour. Qu’ielles votent bleu, pâle, royal ou foncé, orange, ou rouge. Un arc-en-ciel l’humanité, qui a besoin de toutes les couleurs, même si elle nous en fait parfois voir de toutes les couleurs. Never a dull moment.

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Rester avec cette fragilité – avec un cœur brisé, un estomac qui gargouille, un sentiment de désespoir et un désir de vengeance – voilà le chemin du véritable éveil.

Accepter cette incertitude, apprendre à se détendre au milieu du chaos, apprendre à ne pas paniquer – voilà le chemin spirituel.

– Pema Chödrön

Et la morale dans tout ça ?

ASSUMER SA PART DE L’AUTRE

Tu ne peux pas être branché sur la Source en adoptant une attitude négative, car la négativité constitue une expérience de résistance «à ce qui est».
Les circonstances en tant que telles ne créent pas la résistance, c’est plutôt le sens et la signification que tu attribues à la situation qui crée cette résistance.
Ainsi, si tu changes ta perception face à ce que la situation te renvoie au sujet de ta vie ou de toi-même, la résistance disparaît et ton alignement naturel se révèle
de soi.

Quelques irritants ces jours-ci dans nos écrans right ? Riche matière à réflexion. Nos miroirs nous renvoient de nombreuses images dérangeantes de notre humanité partagée. Certains pans sont plus difficiles à digérer que d’autres je sais bien. Mais comme on dit, c’est ça qui est ça.

C’est que la plupart d’entre nous divisons l’humanité en deux camps: les bonnes personnes, et les mauvaises. Moi et eux/elles. Nous et les autres. Les rouges, les bleus. Le bien, le mal. Les gens qui méritent d’être aimés, et les autres qui, considère-t-on, devraient être rejetés, éliminés, disqualifiés.

Mais la vérité dérangeante est que la psyché humaine contient autant le potentiel du bien, que celui du mal. Le fait de rejeter la noirceur de l’autre ne nous libère pas de notre propre noirceur, en fait, cela nous empêche parfois seulement de la voir.
– Vishrant

Pas mal de job d’acceptation à faire ce matin en ce lendemain de dur réveil pour certain.e.s, mais de douce veille pour d’autres. Les élections, la religion pis le hockey, rien pour nous diviser autant.

Et si on s’élevait un peu au-dessus de la mêlée ?

Si on embrassait – littérallement prendre dans ses bras et non pas faire kiss kiss sur la bouche – toutes les facettes de cette humanité que nous partageons et portons tous en nos coeurs ? Car comme on dit : un seul coeur.

Alors et si on restait branché.e.s. sur ce coeur ? Peut-être ça la Source ?

Et si on assumait ce que le grand cirque nous fait vivre, car comme on dit aussi, pas la situation comme telle qui nous dérange, plus notre réponse – plutôt que réaction – à celle-ci.

Paix en vos coeurs, mais aussi en vos têtes.

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Le déni est l’action de refuser la réalité d’une perception vécue comme dangereuse ou douloureuse pour le moi.
Il peut porter sur un sentiment, une émotion, mais aussi sur des faits qui se sont produits.
Le déni protège le moi en remettant en question le monde extérieur.
Il permet une absence de conflictualité, puisqu’il fait coexister au sein du moi deux affirmations incompatibles, qui se juxtaposent sans s’influencer.

– Marie-France Hyrigoyen via Cristina RJ
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Je me suis réveillé ce matin avec un cœur rempli d’amour et de compassion pour toute l’humanité.
Avant même que la journée ne m’impose quoi que ce soit, j’ai senti à quel point nous appartenons les uns aux autres ; comment la même vie nous anime tous, sous-jacente à tout ce qui nous différencie.
Puis la tristesse m’a envahi face à toutes ces façons dont on vit séparés les uns des autres.
La suspicion.
Le mépris.
La facilité avec laquelle nous déshumanisons ceux dont nous pourrions reconnaître la souffrance si nous nous en approchions.
Mais je n’ai pas désespéré.
Ce que j’avais ressenti était trop profond pour être ignoré.
Un instant, nos divisions m’ont semblé moins inévitables, et j’ai entrevu la possibilité de nous rencontrer autrement.
Il y a des jours où je regarde le monde, avec toutes ses absurdités, ses vanités et ses hostilités, et je me dis : « Ce n’est pas mon cirque, ce ne sont pas mes singes. »

Mais attendez.
Si.
Le parcours humain est mon cirque.
Ce sont mes semblables.
Et à vrai dire, ma propre vie a parfois été un vrai cirque, dont j’étais le maître de cérémonie.
Il m’est arrivé, c’est sûr, que ma réflexion n’ait même pas impressionné un babouin.
Je ne peux me soustraire à la condition humaine simplement parce qu’elle m’exaspère.
Je suis pris dans sa confusion, capable de ses cruautés et dépendante de cette même patience et de cette même compassion que j’ai parfois du mal à manifester.
Pour le meilleur et pour le pire, on est une seule et même famille humaine.
Nos vies diffèrent énormément, mais tant de nos besoins, de nos désirs et de nos peurs sont universels.
On veut être aimés.
On veut compter.
On veut trouver notre place.
Nous craignons le rejet, la perte, l’humiliation et l’oubli.

Et nous ne sommes pas très originaux dans les stratagèmes que nous élaborons pour assurer notre bonheur, notre estime de soi et notre importance.
Je sais ce que c’est que de courir après ce qui ne peut pas me donner ce que j’en attends.
Je sais ce que c’est que de blesser autrui en essayant d’échapper à ma propre souffrance.
Je crois que si j’étais face à face avec n’importe qui, si je plongeais mon regard dans le sien et si je pouvais voir au-delà des défenses et du passé, je reconnaîtrais la vie que nous partageons.
Deux êtres humains distincts et irremplaçables, chacun une expression vibrante d’un même fondement intemporel et infini de l’être.

Aujourd’hui, je m’en souviendrai :

Chaque être humain porte en lui une douleur que j’ignore, une douleur qui me briserait le cœur si je la comprenais.
Chaque être humain connaît la solitude, le sentiment d’abandon ou d’oubli.
Chaque être humain a besoin d’amour, d’appartenance, de compassion et du sentiment d’être vu.
Chaque être humain a des blessures dont j’ignore toute l’histoire.
Chaque être humain est en devenir. Personne ne peut être réduit à son pire acte ou à la pire épreuve qu’il ait endurée.
Chaque être humain mérite mon respect et la possibilité de vivre dans la dignité, la liberté et l’espace nécessaire pour s’épanouir.

Se rappeler de ça ne rend pas le mal inoffensif.
La compassion peut exiger de poser des limites claires, d’affronter la réalité avec franchise ou d’avoir le courage de protéger autrui.
Même alors, je veux me souvenir de l’humanité de la personne qui est devant moi.
Je ne veux pas que le mépris devienne ma façon de vivre.
Quelle que soit la signification de l’unité, elle doit imprégner notre façon de parler, d’écouter, de diverger et de prendre soin les uns des autres.
Elle doit faire une place à ceux dont la vie et les convictions diffèrent des nôtres.

Nous n’atteindrons jamais l’harmonie en élaborant un ensemble de croyances religieuses que chacun doit accepter.
Il y a en nous un chemin, une vérité, une vie qui coule dans nos veines et qu’aucune doctrine ne peut contenir.
Ce que j’entends par « Dieu » dépasse nos croyances, nos interprétations et nos certitudes. J’en entrevois la présence lorsque la souffrance d’autrui me touche, lorsque je perçois la peur sous sa colère, lorsque l’amour m’interpelle et que je réponds.
Le secret est gravé dans nos cœurs. Notre mission est de lui donner vie dans le monde.
La religion m’a appris que mon salut dépendait de ma capacité à porter Jésus dans mon cœur.
J’ai finalement compris que ma libération impliquait d’y porter toute l’humanité.
En réalité, c’est ce que porter Jésus dans mon cœur m’avait toujours demandé.

– Jim Palmer

SIMPLEMENT FAIRE SA JOB D’HUMAIN.E

Qui se tient sur la pointe des pieds ne tient pas solidement.
Qui se précipite trop vite devant ne va pas loin.
Qui essaie trop de briller ternit sa propre lumière.
Qui se définit soi-même ne peut savoir qui il/elle est vraiment.
Qui abuse de son pouvoir face à autrui ne peut l’utiliser pour soi.
Qui s’accroche à son travail ne créera rien qui va durer.
SI tu veux couler avec le Tao, ne fais que ton travail et laisse aller.

– Lao Tzu

Simple comme bonjour.

Bonjour lecteur/trice.

En ces temps de changements rapides, vites vites vites, un peu fous et plutôt déstabilisants pour quiconque cherche ses repères dans le monde extérieur, on n’a pas vraiment le choix de revenir à soi pour s’aligner (vertical) et s’enligner (horizontal).

Se tenir droit, solide sur ses deux pieds, prendre son temps, ne pas trop vouloir être vu par les autres, être à l’aise en soi sans trop savoir toujours qui ou ce que l’on est, faire pour soi et non pour autrui, travailler avec joie, et avec coeur et iiiiiiiioooooouuuuu, lâcher prise.

Tel est, grosso modo, selon ma compréhension, le message du Tao tel qu’énoncé ci-haut.

Car avec le temps qui passe, on réalise dans sa propre chair et avec le temps les enseignements tels qu’illustrés ci-bas.

Soit que notre propre naissance passe par notre mère et quelques aidant.e.s, que notre nom nous est donné par autrui, que notre revenu vient de l’extérieur, tout comme le respect, à moins qu’on apprenne à se respecter soi-même. Un must.

Comme notre premier bain le fut, notre dernier nous sera donné par un.e autre, qu’après notre mort, tous nos biens iront à d’autres et nos propres funérailles seront réalisées par nos proches, si on est chanceux d’avoir des proches, sinon par des inconnus.

En bref, ces quelques mots qui nous questionnent quant à la pertinence de porter de l’égo non-nécessaire – belle expression car une dose minimale est de rigueur pour survivre en ce monde.

Ce qui nous ramène à l’humilité, à l’amour et à la paix du moment, pendant que nous pouvons encore en profiter.

L’humilité constitue selon moi la grande leçon en cette existence, la plus grande leçon de la vie. Et c’est ce que j’apprécie avec le fait de vieillir, de maturer, de plisser un peu. Reconnaître que nous ne sommes pas tout-puissant.e.s, mais de simples mortels.

Oh, nous sommes probablement aussi de la poussière d’étoiles, une part des Dieux et des Déesses qu’on aime imaginer, mais avant tout, un.e être humain, tout simplement.

Et tout ce que l’on peut faire, c’est être, à chaque moment, la meilleure version de soi-même; heureux, appréciant ce qui nous est prêté pour le moment, reconnaissant que tout passe et tout passera, et que nous sommes tous et toutes unis par les liens de notre humanité partagée.

En toute simplicité, dans toute la complexité de cette vie moderne qui semble vouloir dépasser notre entendement.

Et au final, revenir aux petites choses de la vie.

Faire une chose à la fois, chaque chose dans la foi que ce qui est est, tout simplement.

Sans trop chercher à savoir d’o l’on vient, où l’on va, ni qui l’on est car peut-être ne sommes-nous rien d’autre que ce qui regarde passer la vie en soi et autour ? Une âme vagabonde dans un corps de chair. Pour le moment.

Simple petit lundi matin d’octobre ordinaire quoi.

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Le Cœur est la porte ouverte à l’Amour et à la Compassion.
L’Esprit est la porte ouverte à la Sagesse.
Le Cœur sans la Sagesse peut s’égarer dans l’émotion.
La Sagesse sans le Cœur peut devenir froide et abstraite.
Mais lorsque le Cœur et l’Esprit se rejoignent, quelque chose de profondément humain peut apparaître : une présence qui comprend et qui aime.

– Marcel Poulain

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Parfois, il faut sortir du monde pour mieux revenir à soi.
Va marcher.
Éloigne-toi un moment du bruit, du téléphone et de l’agitation.
Observe les arbres, le ciel, le vent.
Laisse la nature retrouver son rythme en toi.
Puis, le soir venu, lorsque tout devient silencieux, fais comme les anciens Stoïciens : examine ta journée.
Qu’ai-je bien fait aujourd’hui ?
Quelle faute ai-je commise ?
Quelle faiblesse ai-je combattue ?
En quoi suis-je meilleur qu’hier ?
Ne cherche pas à te condamner.
Cherche à te corriger.
Sénèque expliquait que celui qui prend chaque soir l’habitude de rendre compte de sa journée peut ensuite dormir plus paisiblement.
Il ne cache rien à lui-même : il reconnaît ses erreurs, se reprend et essaie de faire mieux le lendemain.
La journée est terminée.
Ne la laisse pas simplement disparaître.

Apprends quelque chose d’elle avant de t’endormir.
– les stoïques

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Une grande partie de ce que l’on appelle spiritualité repose sur un procédé simple rarement remis en question : déplacer l’immédiat, l’intériorité, l’humain vers un autre monde.
Dieu devient une autorité distante, hors de portée.
La vérité se trouve enfermée dans des textes ou transmise par des voix autorisées.
Le mal devient une force extérieure que l’on peut blâmer, craindre ou combattre sans examiner sa propre part de responsabilité.
Le paradis devient une récompense différée qui justifie le désengagement de la vie réelle.
Même notre valeur est externalisée, réduite à la simple conformité à un système qui nous maintient dans une performance constante plutôt que de nous confronter à nous-mêmes.
Le schéma est immuable.
Ce qui relève de l’expérience humaine est projeté vers l’extérieur, puis nous est renvoyé comme une obligation de soumission.
Ce système engendre la dépendance.
Il nous conditionne à nous méfier de nous-mêmes.
Il remplace l’autonomie par l’obéissance et appelle cela la maturité.
Il nous empêche de voir le seul endroit où notre vie se déroule réellement : ici et maintenant.
On vous apprend à chercher, à différer, à attendre, à vous mesurer à des normes que vous n’avez pas créées et que vous ne pouvez examiner de manière pertinente.
Et lorsque quelque chose cloche, on ne suppose pas que le système vous déforme.
On suppose que le problème vient de vous.
Efforcez-vous davantage.
Ayez plus de foi.

Une spiritualité ancrée en soi commence par le refus de toute cette structure.
Il ne s’agit pas de devenir égocentrique ou de rejeter tout ce qui est extérieur à soi.
Il s’agit de mettre fin au réflexe automatique de déléguer l’autorité. Il s’agit de reconnaître qu’aucun livre, aucun maître, aucune tradition ne peut voir à votre place. Ils peuvent vous informer, vous interpeller et vous enrichir, mais ils ne peuvent remplacer votre contact direct avec la réalité.
Cela signifie rompre avec l’habitude de laisser les autres penser pour vous.
Cela signifie déconstruire l’instinct d’ériger des personnalités en sources de vérité incontestables.
Cela signifie affronter les aspects de votre vie où vous avez été passif, docile ou fuyant, et assumer la responsabilité de vos actes.
Ce changement n’est pas confortable.
Lorsque vous cessez de tout externaliser, la distance disparaît.
Vous ne vous référez plus à des idées sur la vie.
Vous faites face à votre vie.
À vos schémas de pensée, vos contradictions, votre impact sur autrui.

Vous ne pouvez plus vous cacher derrière des systèmes de croyances ou des listes de critères moraux.
Vous devez examiner votre propre insatisfaction et votre complicité dans la souffrance qui vous entoure.
Vous devez réparer vos erreurs, non pas par obligation, mais parce que vous y voyez suffisamment clair pour savoir que cela compte.
Ce qui commence à émerger, c’est une conception différente de la vérité et des valeurs.
Non plus une confiance aveugle en vos impulsions, mais une confiance ancrée en votre capacité à vivre pleinement l’expérience.
La pensée critique cesse d’être une menace et devient un outil.
L’introspection cesse d’être facultative et devient essentielle.
L’intuition n’est plus ignorée ni idéalisée, mais intégrée et confrontée à la réalité.
Votre valeur n’est plus liée à la performance ou à l’approbation, mais s’enracine dans une acceptation plus profonde de ce que vous êtes, y compris les aspects qui ne rentrent pas facilement dans les cases.

Une vie construite de l’extérieur est plus facile à maintenir car elle est pré-structurée.
On vous attribue les rôles, les règles, les significations.
Il vous suffit de vous y conformer.
Une vie construite intérieurement n’offre pas un tel répit.
Elle exige de vous que vous puisiez votre propre orientation en vous, que vous construisiez votre cohérence plutôt que de l’emprunter.
C’est plus difficile, certes, mais c’est aussi la seule source de véritable stabilité.
La véritable stabilité réside dans la capacité à rester en contact avec la réalité sans la déformer, et non dans le confort de réponses toutes faites.
S’il y a une chose à récupérer ici, c’est ceci : l’autorité qu’on vous a appris à abandonner ne vous a jamais vraiment quitté.
Elle a été recouverte, détournée et systématiquement sapée.
Le travail à accomplir maintenant n’est pas d’acquérir quelque chose de nouveau, mais de reconquérir cette capacité dont on vous a appris à vous méfier.
Cela ne se fait pas isolément.
Cela se fait grâce à des personnes qui sont prêtes à cesser de faire semblant, à cesser de jouer un rôle et à commencer à prendre leur vie suffisamment au sérieux pour la vivre pleinement, de l’intérieur vers l’extérieur.

– Jim Palmer

STUPIDITÉ NATURELLE

C’est vendreudi, on va se lâcher un ptit peu lousse OK si vous le voulez bien ? Même si vous ne le voulez pas. Hé hé hé. Ou Lool pour faire plus cool. On va laisser sortir le naturel qui était parti faire une ptite ride de cheval depuis bébelle lurette. Et hop, au galop qu’il revient.

On aura beau avoir recours à l’intelligence artificielle pour polir ses dires, ou pour les redire à notre place, mais dès qu’on ouvre la bouche, la vraie nature (pas celle de Bernadette) refait surface.

Si elle hulule

que lui – ou elle – zinzinulle – (oui le nôtre a décidé de passer l’hiver ici)

j’ai fouilé les zinternets mais on me dit que c’est la mésange qui, pour de vrai, zinzinulle, en tous cas c’est mon moteur de recherche qui le dit. Comme les curés de jadis et les politiciens depuis toujours, on va faire semblant de les croire mais on va quand même se garder une ptite gêne, et un ptit doute.

que la huppe pupule – ça aussi c’est twisté pour le faire fitter dans la rime crime de câline de binne, pululle ça existe, mais pas pupulle – mais c’est pas pas grave, les mots en rient, et vous aussi peut-être. Ou pas, alors c’est moi qui rit de vous, ou eux qui rient de nous. Ou ce sont les huppons de la farce qui dépassent.

mais il est vrai que les sauterelles stridulent (l’image est louche je l’avoue mais je vous avais averti d’arrêter les psychédéliques aussi)

comme le font aussi les criquets, qui frottent leurs pattes arrière contre leurs ailes, les sauterelles qui frottent leurs ailes l’une contre l’autre, et les grillons qui frottent leurs ailes antérieures pour émettre un son. Ainsi que certains coléoptères qui frottent un organe rugueux sur une autre partie de leur corps pour produire le son stridulent. Ici, terrain grisant, alors je vous laisse à votre propre imagination pour cette description, et ces mots ne sont pas de moi, je les ai plagiés. Blame it on Google.

C’est mon moteur de recherche, qui, comme à peu près tout désormais, carbure à l’IA et assèche notre planète, on n’arrête pas le progrès, ni les agrêts d’ailleurs, ni d’ici ni de là, qui m’a fourni les infos du paragraphe ci-haut. Alors on peut dire que mon texte a été rédigé à 92 % par ma lucidité naturelle et le reste par

Quant aux cons qui pullulent, mon moteur de recherche ne m’a fourni que ceci

Miroir, miroir. Une chance qu’il ne reflète pas très bien celui-ci, ça me laisse une petite chance. Et à vous aussi d’ailleurs. On aurait pu y voir quelque chose de dérangeant, ou de dérangé.

Toutes ces niaiseries pour dire qu’enfin, la campagne électorale va prendre fin. Enfin. Que de pulluleries puérils a-t-on entendues depuis quelques semaines. Que de promesses, que de peurs, que de médisance face à autrui. J’aime penser que ce ne sont pas tant les gens qui sont nonos, mais davantage la pas drôle du tout game politique actuelle. Tant de gros mots vides de sens car entre vous et moi, pas la politique qui mène le monde désormais, plus les ondes.

Décidément, ça pullule en masse avec la venue des zéros sociaux, comme des glands médias inter et nationaux qui ne sont qu’égos à eux-mêmes.

De toute façon, toujours soi-même qu’on regarde, que ça soit un miroir ou un écran.

vous avez pitié du papillon de nuit qui confond la lampe pour la lune, mais vous êtes ici en train de confondre un écran pour le vrai monde

Et en terminant, comme bien peu d’entre vous se seront rendus jusqu’ici, je peux me risquer à avouer que je vais aller voter lundi prochain, sans attente ni grand espoir mais par principe, car je considère que nous avons encore ce droit et ce privilège, et sans croire que ça puisse vraiment changer quoi que ce soit pour de vrai, je voterai pour le parti qui ne gagnera très certainement pas les élections, mais bien pour la seule gang un peu bric à brac qui propose des choses qui prennent en compte le vrai monde, le monde ordinaire, nous, le ptit monde d’en bas.

En me disant, un peu désespéré, qu’ils seront des millions à voter pour ce moineau et sa gang d’huluberlus et un peu croches de droite.

et une couple d’autres millions pour la tendance qui est dans le vent, comme des cheveux.

S’APAISER DE SENTIR BATTRE SON COEUR

Plusieurs d’entre vous avez appris à ne pas vivre à partir de votre coeur.
Pourtant, votre coeur bat, et en battant, il émet une bulle d’impulsion électromagnétique à… votre cerveau, littéralement un code, un message, un encodage qui déterminera le passage de moindre résistance pour que le flux électromagnétique puisse circuler.
Le coeur est le maître de la pulsation électromagnétique et il vous dit: bouge en ce sens, va là où la vibration est la plus forte, fais ceci et les choses seront plus faciles.

– Bashar

On vit surtout à partir de notre tête right ? Beaucoup en tous cas.

Nos pensées, nos croyances et nos convictions conditionnent comment on voit le monde, comment on se situe dans un environnement donné. En particulier depuis que les écrans ont pris possession de nos yeux.

Je pense donc je suis disait Descartes. Sauf que tu as beau avoir pensé tant que tu voulais mon cher Descartes, tu n’es plus qu’un vague souvenir. Carrément même oublié par la plupart de tes con temporains Pensez-y, pensez-y pas, pensez-y plus.

Je bats donc suis–moi dit plutôt Bashar. Ce qui serait plus juste, et plus senti. Follow the heartbeat. Suivre la carte électromagnétique du coeur.

On aime penser nous les humains. Du moins, même si on n’aime pas toujours vraiment ça penser, ça pense en masse en d’sous du casse. Ça pense tout seul, ça pense sans cesse. On se perd dans nos pensées, c’en est même insensé.

On aime penser, nous les humains, que nous sommes supérieurs aux autres espèces vivantes, qu’elles soient animales, minérales, végétales ou éthériques. On se pense supérieurs justement parce qu’on pense.

Mais à voir les dégâts que nous sommes en train d’infliger à la boule bleue et de moins en moins verte sur laquelle on vit, on pourrait se permettre d’en douter. Permettons. Genre.

Brûler la terre pour créer des bandes dessinées et de fausses photos créées par l’intelligence artificielle est sûrement l’époque la plus stupide dans laquelle être vivant.

Alors qu’est-ce qui nous différencie réellement des autres formes de vie ?

Le fait de penser ?

Les humains pensent qu’ils sont humains.
Mais si on nous enlève nos pensées, qui sommes-nous ?
– Vishrant

Pensez-y. Ben, pas trop, juste assez. Ou sentez-le.

J’aime l’idée de vivre en suivant les pulsations de son coeur plutôt que le fil de ses idées.

J’aime l’idée que c’est notre coeur qui nous devrait nous guider dans cette vie.

Reposant pour notre cerebelum, pour la grosse boule sur nos épaules.

Suivre le coeur, et aussi la respiration. Car beau ptit couple que ces deux-là.

Avec la respiration, on peut cadencer le coeur, on peut le ralentir, le pacifier, le réguler. On peut le reposer.

On pourrait essayer non ?

Moi, en tous cas, je troque anytime mes yeux pour mes oreilles, et le pensé pour le senti.