
Lourd notre monde ces temps-ci non ? On dirait que toute l’ombre qui se cachait sous le tapis de la vie mondaine des big shots des ptites culottes et tous les cadavres de tous les garde-robes du monde des prétendus puissants du monde sont sortis d’un coup.
Mais tout ce back scene laid et puant a toujours existé, la schnoutt a toujours été là derrière, en eux, en tout, elle ne vient que de frapper le ventilateur.
Quand on regarde aller le monde, on se rend compte que tout le monde a la chienne de mourir. Donc la chienne de vivre.
Alors on accumule des possessions, des bidous, du pouvoir, de la gloire, name it. On se fait refaire le visage, les fesses, les seins. On se crème la face et on se teint les cheveux. Comme si en rénovant la devanture, on solidifait les fondations. Monde de grandes surfaces indeed.
Et on se fait accroire que ces parures dorées vont nous protéger de l’inévitable, face à l’inéluctable. La mort, le vide, l’incertitude qui suivra notre dernier battement de coeur, notre dernière respiration. Bon chance.
En fait, on – et ce on inclut la personne qui tape – vit toujours un peu dans le vide, en courant constamment plus ou moins par en avant. On est toujours – OK OK souvent – un pas en avant de soi-même. Mais l’ombre nous colle au cul. On vit beaucoup en préparation de. Et même si on parle ici de la mort qui nous colle au cul, on ne parle pas ici de préparation H. Excusez-la. Quoique ça semble être la saveur du sale temps environnant.
Comme si, en voulant tout squeezer avant de mourir, car même si on n’y pense pas, on le sait que ça va venir – on ne vivait jamais vraiment totalement dans le coeur du moment. Qu’aux extrémités. Par tiboutts. Jamais totalement total.
Comme si, par peur de l’inconnu qui va suivre cette incarnation, on s’empiffrait de fausses sécurités temporaires. Tel que le disait si bien George Carlin, comme si on se tapait des sandwiches sul’corps en pensant que ça allait nous bourré (traduction plus que libre). En fait, ça nous bourre, mais comme du pain blanc le fait.
Je regarde les wannabe big shots de ce monde et je ne fais que les voir faire dans leur froc en s’hyperactivant. Les plus vieux qui sentent la mort venir comme les plus jeunes qui préparent leur avenir, en courant dans le derrière des plus vieux. Et parait que ça ne sent pas toujours très bon en arrière de l’autobus du show ou du gros business. Pas certain que la prétendue bromance soit si douce au coeur des vauriens. Compétition plus que collaboration.
Mais y en a certains qui vont pogner un noeud un moment donné. En fait, je suis pas mal certain que s’ils arrêtaient de se pitcher comme des poules pas de tête par en avant dans leurs toutes sortes d’affaires, ils le sentiraient le lent train de la mort roulant lentement et pesamment sur les rails de leur plan de carrière.
C’est la beauté de vieillir me semble : apprendre à vivre dans les plis de la vie. Pour la plupart du moins, car on voit bien que certains essaient de rester jeunes éternellement.
Avec les années qui nous passent dessus, on apprend à ralentir et à mesurer la profondeur du lent temps qui nous passe dans la face, comme dans le reste du corps.
Avec la mort prématurée des plus jeunes que soi, on reconnait l’imprévisibilité de la vie, sa spontanéité incalculée et incalculable. On a beau tenter de se préparer une retraite, personne n’a l’assurance de s’y rendre un jour. Car bien peu qu’on puisse garantir.

– Thich Nhat Hanh
Alors ?
Amor amor… ultime pont entre les mailles de la vie…
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Chers lecteurs/trices
Je pars ce soir pour mon pèlerinage annuel au Brésil. Je vais probablement continuer à écrire et poster quelques photos par ici car écrire, c’est plus fort que moi et tant que je ne suis pas mort…
À suivre… à vivre, et à survivre…
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la préférée de ma douce… de circonstances multiples… enwèye à maison…





















