
– David Bowie
J’ai traduit the person you should always have been par la personne que vous étiez toujours censée être, mais j’aurais aussi pu écrire la personne que vous auriez vraiment dû être. Ou qui vous auriez dû avoir le courage d’être peu importe les circonstances. Mais vous voyez où on veut en venir David et moi 😉 Ben oui, j’ai osé. 100 % humilité relative. Très relative. David’s ati.
J’ai deux amies qui ont viré 65 hier. Pour avoir vécu ce passage récemment, je sais que ce n’est pas rien. C’est même très quelque chose. Et si ce l’est pour les hommes, ce doit aussi sûrement l’être pour les femmes. Le temps n’est pas genré. Genre.
Avec le temps, on apprend.
À devenir davantage soi-même, la personne qu’on aurait pas vraiment pu être avant n’en déplaise à David. Sorry Dave. Car devenir la personne qu’on doit – ou peut – être prend du temps, des essais et des erreurs pour qu’on apprenne, quelques réussites pour nous indiquer la voie à suivre car pour que ça fonctionne faut qu’on ait du fun. C’est pas juste pour la rime la formule. C’est de même que ça marche, parole d’apprenti sage. On ne peut vraiment être qui l’on veut qu’en faisant ce que l’on aime. Pas autrement. Sinon on est quelqu’un d’autre 😉 Simple non ?
Avec le temps, on apprend aussi à ne plus accepter des choses inacceptables pour soi. Faut l’avoir fait pour savoir. En tous cas, quand on en constate de l’inacceptable, notamment le sort des enfants de la Palestine pour ne parler que d’eux, on ose s’élever contre, parler de, au moins poster notre indignation.
Avec les années, on réalise qu’on ne va pas changer le monde, on ne peut que changer le regard qu’on porte sur le monde. On réalise aussi que ce monde n’est pas un monde, c’est notre monde, celui dans lequel on vit et on meurt, celui que l’on crée toute la gang des humains ensemble, celui dans lequel on vieillit, avec tous les changements qui vont et viennent. Avec tous les gens qui viennent et vont et passent. La vie nous passe dedans et devant.
Avec le temps, et en particulier avec les échecs, on apprend l’humilité. On apprend à accepter que certaines on peut changer, mais d’autres pas. Et notre corps est le véhicule privilégié pour nous apprendre le passage du temps. Car le temps se reflète sur notre corps. Nos certitudes passent mais nos rides restent. Avec le temps, on apprend à laisser aller car on voit de plus en plus le temps passer au fil du temps, on constate les traces qu’il laisse sur notre corps. Souvenirs souvenirs.
Avec le temps qui passe, on apprend aussi à se préparer à la mort qui s’approche et qui va venir car on l’a vu venir pour tant d’autres. On la sent un peu plus près de nous. Ce qui nous donne l’énergie pour faire le ménage avant de quitter.
Bons anniversaires mes ptites vieilles amies de corps et jeunes de coeur.
Ça ne fait que s’améliorer avec le temps. Si on le veut.
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Tout l’univers est contenu dans un seul être humain : toi.
Tout ce que tu vois autour de toi, y compris les choses que tu n’aimes guère, y compris les gens que tu méprises ou détestes, est présent en toi à divers degrés.
Ne cherche donc pas non plus Sheitan (Satan) hors de toi.
Le diable n’est pas une force extraordinaire qui t’attaque du dehors.
C’est une voix ordinaire en toi.
Si tu parviens à te connaître totalement, si tu peux affronter honnêtement et durement à la fois tes côtés sombres et tes côtés lumineux, tu arriveras à une forme suprême de conscience.
~ Djalâl ad-Dîn Rûmî, Le livre de Chams de Tabriz via Alain Nyala
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Il n’y a pas d’un côté le monde avec ses guerres, ses tortures, ses horreurs, et de l’autre les hommes qui s’en indignent.
Il n’y a qu’un monde.
Et tout ce qui respire sous le soleil partage un souffle, un seul !
En dressant un mur contre la haine du monde, sa laideur, sa tristesse, sa vénalité, sa dépression comme si tout cela ne nous concernait pas, nous nous ôtons le seul puissant outil de changement : la conscience que le monde n’est rien d’autre que le précipité chimique de toutes mes pensées, de toutes mes peurs, de toutes mes cruautés.
– Christiane Singer
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L’humanité s’égare en suivant des faux dieux.
En s’opposant à des faux dieux, elle est tentée tout simplement de créer un pharaonisme humain qui est aussi détestable que le pharaonisme céleste, c’est-à-dire qu’elle est tentée de créer une fausse grandeur dans la domination dans la compétition: il faut qu’on arrive le premier à la Lune ou sur Mars ou sur Vénus !
Dans la compétition, dans la rivalité jusqu’à l’absurde, on érige les amours-propres individuels ou collectifs les uns contre les autres.
On se déchire en se déshonorant dans un sadisme effroyable et monstrueux, parce que, justement, on veut constituer la grandeur comme quelque chose au-dessus des autres. comme une domination par rapport à eux. à autrui, au lieu de constituer la grandeur dans la démission, dans l’agenouillement du lavement des pieds, dans la générosité, comme le fait Jésus.
Au lavement des pieds, Jésus a exprimé le sens même le plus profond de la divinité.
La divinité est à genoux.
La divinité est divine parce qu’elle est dépossédée.
Dieu est Dieu parce qu’il n’a rien et ne peut rien avoir.
Dieu est Dieu parce qu’il est incapable de dominer, parce qu’il ne peut que se donner.
Dieu est Dieu parce qu’il est essentiellement l’espace où notre liberté respire.
Dieu est libre de lui-même, puisqu’il n’est pas attaché à soi, étant uniquement et éternellement communication totale de lui-même.
C’est ce Dieu-là, ce vrai Dieu qui se révèle en Jésus-Christ, qui peut seul nous mettre sur le chemin de notre propre divinisation puisqu’il est là pour ça.
Le Christ est là pour nous conduire à cette identification cette suprême grandeur qui est jointe à la suprême humilité.
– Maurice Zundel Ses pierres de fondation, via Cristina RJ

























