SE (FAIRE) PRENDRE AU SÉRIEUX

MOI tentant d’atteindre mon plus grand potentiel.
L’UNIVERS me gardant humble.

Nous sommes de drôle de bibittes nous les humain(e)s. On se force pour devenir quelqu’un, quelqu’un de mieux, de plus, de plus grand, quelqu’un d’autre et autrement, alors que nous ne sommes même pas encore complètement nous-même, ce qui est en soi déjà quelque chose. Nous sommes quelque chose.

Si on pouvait seulement accepter le fait d’être qui l’on est, comme on est, et relaxer, et tout simplement réaliser que tout est déjà parfait tel quel. Imparfaitement parfait. Suffit de rire un peu de soi un tant soit peu. Car nous sommes souvent très drôles en effet, si on peut arriver à en rire un peu.

De bien drôles de bibittes en effet.

Pourtant, comme on dit en anglais: so far so good.

On s’entête à vouloir être autrement, à ne pas être égo, alors que c’est ce même égo, qui n’existe pas à ce que l’on dit, qui désire se faire disparaître lui-même. Hara-kiri l’égo, vaut mieux en rire en effet. Ah ah ah !

Et si on pouvait seulement accepter que nous sommes tous et toutes égos, toutes et toutes égaux dans notre humanité ?

On veut souvent être autrement, la meilleure version de soi-même comme on aime dire, alors qu’on ne peut qu’être que soi-même, la pire et la meilleure version. Un éternel ptit gars ou ptite fille de rien, avec des années qui ne font que s’ajouter au compteur. Des ptit gars et des ptites filles de rien, de rien d’autre que ce que l’on a toujours été, de ce que l’on est et demeurera. L’âme et le coeur de notre être.

Un rien si plein de vide, plein de contradictions, plein de désirs, de doutes face à la vie et de simili-certitudes face à la mort, de déni et d’acceptation de ce qui est, comme de ce qui n’est même pas et ne sera jamais, comme de ce qui a toujours été.

À tenter de ne plus rêver à autre chose que ce qui est, et en même temps, à porter en soi tous les rêves du monde.

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L’humilité est le symbole de la Noblesse
– Mestre Counselheiro Luiz Mendes

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À TOUTE PETITE ÉCHELLE

Ces jours-ci, lorsque je regarde le vaste monde, celui qui gravite autour de nous, de loin comme de moins, du moins ce que j’en perçois dans l’oeil des rares et divers médias que je consulte, plusieurs questions émergent. Des doutes aussi.

Alors que lorsque j’observe le petit monde, celui autour de moi peuplé d’arbres, de neige et de mes quelques ami(e)s et connaissances que je côtoie, toutes les réponses y sont. Une sorte de certitude existentielle. Ce qui est est ce qui est. Aussi simple que ça.

Par le biais du seul média social sur lequel je surfe pour garder contact avec mes ami(e)s de par le monde, je nous vois vivre en deux dimensions. Mais ce média me semble de plus en plus commandité et sponsorisé et je contemple de plus en plus l’idée de déserter. Tanné d’être bombardé d’offres exceptionnelles de toutes sortes – et de cours de guitare, car oui j’ai eu le malheur de cliquer une fois sur une telle offre.

Mais le contact avec les ami(e)s de toute ma vie m’y garde encore. Pour le moment. J’aime encore assez avoir de leurs nouvelles pour y rester.

Récemment, pendant 24 heures, j’ai été interdit de publier et de commenter. Et je ne sais même pas pourquoi. Pas grave. Pausa. Suis allé voir ailleurs. J’y surfe régulièrement pour apercevoir mon ptit monde mais je n’y publies à peu près rien d’autre que mes chroniques et ma musique de toute façon.

Ce qui m’a manqué le plus toutefois est le recours à la Messengerie. Car par là que je communique au jour le jour avec mes ami(e)s et connaissances et mes groupes de méditateurs/trices et les gens de notre petite église. Ma journée peut pas commencer tant que le facteur est pas passé, chantait mon poète préféré Sylvain dont c’est l’année depuis peu selon le calendrier chinois 😉

Cette brève pause m’a permis de décrocher un peu. Et de contempler l’idée de potentiellement fermer cette fenêtre virtuelle sur le monde. Car ce qui nous provient y est surtout négatif, alarmiste, catastrophique, entropique. Et de plus en plus une grande foire commerciale.

Sans nier que le monde, notre monde, soit en ébullition, aux prises avec de nombreux défis, et de nombreuses personnes vivant des drames chavirants et bouleversants, avons-nous besoin de tout savoir ? Car de toute façon, notre vue sera toujours partielle et biaisée selon ce que l’on consulte. Et on ne peut tout voir, trop grand le bazar désormais.

Ces temps-ci, il me semble plus que jamais que tout ce que nous pouvons faire pour prendre soin du vaste monde, c’est prendre soin de notre petit et faste monde. Le monde immédiat, celui autour de soi, le vrai monde. Et être vrai(e), sincère et honnête au coeur de ce petit monde.

Être à l’affut à savoir si on peut aider les personnes qui gravitent autour de nous, si on peut être de service. Semer l’amour et l’amitié, la vérité, la bienveillance, mot un peu trop utilisé à toutes sortes de sauces ces temps-ci semble-t-il. En particulier quand il est commandité. Faire des choses gratuitement, pour le seul plaisir de les faire, et, possiblement, d’aider autrui, nos soeurs et nos frères.

La vie est simple quand on la vit pleinement autour de soi. Quand on prend le temps de parler aux gens, de s’intéresser, d’écouter et de voir. Et de fermer quelques écoutilles.

On ne peut rien faire contre les grand mensonges – ou demies vérités et différentes perceptions de réalités multiples – mais on peut tout de même semer nos toutes petites vérités individuelles. Et cultiver les petits bonheurs ordinaires.

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On devrait, chaque jour au moins, entendre une petite chanson, lire un bon poème, voir un beau tableau, et, s’il était possible, prononcer quelques paroles raisonnables.

– Johann Wolfgang von Goethe

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Chaque jour, nous devrions trouver une bonne citation ou lire une bonne histoire ou avoir un bon échange avec un ami. Cela vous fortifiera contre la pauvreté, contre la mort, et même contre d’autres malheurs aussi.
– Sénèque

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Juste quelques petites choses.
Une bonne citation pour commencer la matinée.
Une petite chanson pour commencer la journée de travail.
Un bon poème avec le déjeuner.
Une belle photo ensuite, et quelques mots raisonnables prononcés lors d’un dîner avec un bon ami ou un être cher.
Faites cela chaque jour, et cela vous rendra la vie heureuse.

– inconnu

CHANGER LE GRAND MONDE À PETITE ÉCHELLE

Nous sommes plusieurs à vouloir changer le monde. Du moins, quelques-uns. La tâche est colossale, et, surtout, impossible. Et prétentieuse. Et vaine. Et comme chacun et chacune de nous portons le monde en soi, on sait par où commencer.

Pour changer le monde, on peut – on doit en fait – tout d’abord changer notre façon de voir et de percevoir le monde. Justement, et simplement en portant sur le monde un regard perçant, qui perce et voit, un regard qui voit le bon et le bien du et dans le monde. Un regard qui porte sur l’humain en soi et en l’autre.

Possible de changer le monde en faisant, autour de soi, de petites beneficium, des bonnes actions. Des gestes qui aident, qui veulent et visent le bon et le meilleur qui soit, en et pour soi, comme en et pour autrui. Des gestes concrets qui visent à prendre soin, des actions qui protègent et soutiennent la vie et la beauté, qui cherchent à bénéficier au plus grand nombre, à plus grand que soi. Qui tendent à et qui tentent de du moins. Sans forcer, en harmonie avec le contexte et les gens des alentours.

Viser plus grand que soi car on a vite fait le tour de son propre petit nombril pas si propre. En effet, toujours un peu smelly in there. Alors s’ouvrir sur le monde, et laisser s’aérer notre esprit, entendre les différences. Pour que le vent atteigne les voiles de notre âme et que vogue la galère.

Aussi possible de changer le monde en prononçant de bonnes paroles, bene dictions. Bene dictions qui résultent inévitablement de cogitationes bonae, de bonnes pensées car les deux font la paire. Un esprit sain dans un corps sain dit-on, mens sana in corpore sano.

Pas si compliqué tout ça, du moins à l’écran, rien à en perdre son lutrin chers lutins.

Possible de changer le monde notamment, et tout d’abord et tout simplement en arrêtant de projeter sur le monde, sur les autres, nos jugements blessants et méprisants, nos critiques négatives. En se gardant une petite gêne. Car de toute façon, quand on porte un jugement, c’est surtout nous que nous blessons, à nous que nous faisons mal. Simple évidence mais trop souvent oubliée. Oui monsieur et madame le et la juge.

Combien de nous sont requis pour changer le monde ? Aucun, suffit que le monde veuille changer. Vieille joke de psy.

En ce sens, quand on veut changer le monde, on vit en dehors de soi-même, on veut trop souvent imposer nos valeurs au monde. Ce monde qui n’existe pas vraiment en dehors de ce que l’on en pense.

Alors laissons donc faire le monde, laissons le monde faire et il s’occupera bien de lui-même. Comme il le fait déjà depuis longtemps, bien avant notre naissance. Car le monde n’a pas besoin de nous. Le monde est monde depuis que le monde est monde. Avec ou sans nous.

Et occupons-nous de soi, de nous pour commencer. Portons notre regard et notre capacité d’observation sur nos propres croyances, nos conditionnements, nos vieilles habitudes limitatives. Car nous portons le monde en nous. Et le monde nous supporte.

Comme l’avance Nassim Haramein, je crois que nos petites actions peuvent avoir de grandes répercussions sur le monde. Car le monde est connecté, relié, un tout. De plus en plus d’ailleurs, la conscience prend de l’expansion. Et à notre toute petite et si humble échelle, on peut faire du mieux que l’on peut. Pas beaucoup plus. Ce qui est déjà beaucoup. Et suffisant.

Car un grand jeu d’échelles et de serpents le monde. Alors jouons, du mieux que nous pouvons. En gardant constamment au coeur le bien du plus grand nombre, à notre toute petite et humble mais combien importante échelle. Car la seule sur laquelle nous pouvons grimper, et descendre, ce qui fait aussi partie du jeu.

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Le plus petit acte de gentillesse vaut plus que la plus grande intention.
~ Oscar Wilde, via Manon Rousseau

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Riez et le monde rit avec vous, pleurez et le monde se moque de vous !
– Inconnu, via Khirad

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SENS ENFLAMMÉ

En autant qu’on puisse en saisir la portée, l’unique but de l’expérience humaine consiste à allumer une petite lumière de sens dans l’obscurité de notre existence. – Carl Jung

Certain(e)s sont très enthousiastes face à l’émergence des multiples fonctionnalités des divers programmes d’intelligence artificielle (IA). D’autres, au contraire, sont inquiets face à l’avenir de notre humanité avec la montée de cette technologie. On dit d’ailleurs que l’IA, avec ses multiples algorithmes et programmes prédictifs, nous connait mieux que nous-même. Possible.

Certains demandent alors à quoi nous servirons désormais si les machines can do the thinking ?

À quoi avons-nous servi jusqu’à maintenant ? Et à quoi servons-nous en ce moment même pourrait-on leur répondre ?

En bref, quel est le sens de notre existence ?

Petites questions banales en ce matin tout blanc.

Selon ce que je perçois, et ma connaissance en ce sens est très limitée, l’intelligence artificielle est principalement un super mental qui peut collecter, rassembler et traiter une somme astronomique de data et faire des liens, pour éventuellement produire du contenu de façon encore plus performante que l’humain.

Ainsi, que nous restera-t-il à faire ? Cela si la nature permet à l’humanité de continuer.

Tout simplement être peut-être. Apprendre à être, ou plutôt ré-apprendre. Dans toute la simplicité de notre être. Dans toute notre capacité d’être présent, tout simplement, mais dans toute notre présence. Et d’exister. Et de le réaliser.

Ces temps-ci, nous sommes nombreux à nous questionner face à notre avenir, l’avenir des humain(e)s, comme celui de la planète sur laquelle on vit. Avenir plus qu’incertain admettons-le.

Alors quoi faire devant cette grande incertitude ?

Rien peut-être. Rien d’autre que d’apprendre à être présent, exister, naturellement, tout simplement. Dans cette existence qui semble devenir de plus en plus complexe, et polarisée, il semble plus que pertinent de ré-apprendre la simplicité, la collégialité, la neutralité, la naturalité.

Facile à dire et grand défi à (ne pas) faire.

Et peut-être qu’avant de penser à créer une nouvelle réalité, il importe de laisser aller celle dans laquelle on pensait vivre jusqu’à maintenant, du moins notre conception de celle-ci. Peut-être qu’on doit simplement vider sa tasse et faire âme, peau et croyances neuves. Un petit reset personnel et collectif.

Ci-bas, un magnifique arrangement de mots de la part de Leonard Jacobson qui peut éclairer la dynamique actuelle :

De nos jours, très peu de gens sont prêts à accepter le moment présent tel qu’il est.
Ils/elles recherchent le «big bang» et veulent être éclairé(e)s.

Ils/elles veulent le bonheur et l’extase.
Mais tout cela est conduit par l’ego, qui n’est jamais satisfait de la façon dont sont les choses et en veut toujours plus.
Être vraiment éveillé(e) est en fait très ordinaire.
Cela signifie simplement que vous êtes ici comme les arbres sont ici.
Vous êtes ici comme les fleurs sont ici.

C’est tout.
Vous êtes ici, plutôt que perdu(e) «ailleurs».
Au fur et à mesure que vous vous détendez et que vous approfondissez le moment présent, aussi ordinaire qu’il paraisse, alors lentement et doucement les niveaux plus profonds de Présence s’ouvriront.
Les trésors cachés seront révélés.
Vous ne pouvez rien retenir.
Vous ne pouvez rien chercher.
Tout ce que vous pouvez faire est de vous détendre dans le moment présent et d’accepter le moment présent tel qu’il est.
Honorez le moment présent comme la vérité de la vie et la porte vers Dieu, et il révélera ses trésors cachés…

Dieu ne peut pas être connu avec le mental.
Dieu ne peut être ni compris ni défini.
Le mieux que le mental puisse faire est de croire en Dieu.
Mais croire en Dieu est un bien piètre substitut pour connaître Dieu à travers votre propre expérience directe.
Et une fois que vous savez, il n’y a pas besoin de croire.

Pour moi, Dieu est la Présence silencieuse au cœur même de toute chose présente.

Dieu est réel.
Dieu est ici maintenant.
Mais nous ne le sommes pas.
Nous sommes devenus absorbés dans le monde passé et futur de l’esprit.
Si vous voulez faire l’expérience de la Présence vivante de Dieu dans toutes les choses présentes, vous devrez venir là où est Dieu.
Vous devrez sortir du mental et devenir présent(e).
Lorsque nous deviendrons pleinement présent(e)s, nous commencerons à ressentir la Présence qui est en tout.

Cette Présence est ce que j’entends par Dieu, et cela se reflète dans l’expression Dieu est omniprésent.

– Leonard Jacobson, Liberating Jesus: What Would Jesus Say If He Returned Today ?
via Joan Tollifson

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SACRÉ SILENCE

Tout existe grâce au silence. La musique que vous entendiez ce matin vous est parvenue grâce au silence, et vous l’avez entendue parce que vous étiez silencieux(se), et elle s’est rendue au-delà de vous jusqu’au silence. Sauf que nous n’entendons pas le silence car nos oreilles sont trop pleines des bruits du mental. Quand vous aimez, et qu’il n’y a pas de silence, la pensée transforme cet amour en jouet dans le cadre d’une culture sociétale, en objet d’envie alors que les Dieux sont créés par le mental et par les mains. Le silence est partout où vous vous trouvez, en vous et au-delà de vous.
– Krishnamurti, the only revolution

Ah le silence. Ce cher silence. Ce silence extérieur comme intérieur qui a tendance à disparaître au sein de nos bruyantes sociétés.

En ville, il est déjà pratiquement inexistant. Ici, en forêt, on le perçoit parfois dans le cadre de nos longues marches.

Mais en fait, le silence n’existe à peu près plus dans l’absolu. Car nos oreilles sont toujours bouchées, pleines des bruits de notre mental qui tourne en boucle, de jour comme de nuit en rêves. Comme nos yeux d’ailleurs.

Quand on s’assoit en silence, on observe surtout les bruits de notre mental. Et parfois le battement de notre coeur, ou le son de l’air qui entre et sort de notre nez et/ou de notre bouche. Même si dans le lointain background, dedans comme dehors, le silence est toujours là qui résonne. Et pour l’entendre, le sentir et le ressentir, on doit faire ralentir les pensées, les battements de notre coeur, comme notre respiration. Diminuer le mouvement.

Et parfois, une fois de temps en temps, euréka, on le perçoit, présent, juste ici, là dans notre coeur et dans notre tête.

Mais trop rarement prend-on le temps de l’écouter, de se mettre dans une disposition adéquate pour l’inviter dans notre vie. Car si Dieu existe et qu’il/elle nous parle, c’est probablement par le silence que les messages doivent passer, filtrer. Pour détourner le mental et ses multiples croyances et constructions.

On préfère en général faire défiler les posts FB, nos faces et nos yeux rivés à l’écran, ou lire les (mauvaises) nouvelles en continu, et se remplir des bruits du monde.

Étrange que l’on ne puisse plus cultiver le silence, que l’on ne le veuille plus, nous, bêtes sociales busy busy, entourées et noyées des bruits de nos mondes internes et externes.

Pourtant, c’est ce silence qui règne toujours, omniprésent, derrière les bruits des divers mondes, derrière le déroulement de nos infinies pensées, au coeur de notre coeur.

Mais pour que puisse résonner le grand silence en nous, il faut tout d’abord le cultiver en soi, l’inviter. Afin qu’il résonne à une fréquence similaire au nôtre, s’harmoniser. Mais pour cela, il faut se poser, se reposer, ralentir, arrêter, et écouter, s’écouter.

Le silence absolu n’est possiblement – probablement ? – pas un but atteignable, mais on peut chercher à y tendre.

Salut sacré silence !

Sagrado Silêncio
par Padrinho Ze Ricardo, Hymne # 20, Hinario Harmonia Cosmica
https://www.ceudodedodedeus.org.br/site/br/node/189

Sagrado Silêncio (Silence sacré)
Sagrado Refúgio (Refuge sacré)
Sagrada Fonte (Fontaine Sacrée)
De amor e luz (d’amour et de lumière)

Sagrado vazio (Vide sacré)
Sagrado infinito (Infini Sacré)
Onde está tudo (Où tout est)
O que é mais sagrado (Ce qu’il y a qu’il y a de plus sacré)

Suprema realidade (Réalité suprême)
Sagrado Pai (Saint Père)
Sagrada Mãe (Sainte Mère)

Suprema realidade (Réalité Suprême)
Eterno Pai (Père Éternel)
Eterna Mãe (Mère Éternelle)

Sagrado silêncio (Silence Sacré)

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LOUSSER L’AVENIR SE FAIRE

Notre anxiété ne découle pas du fait de penser à l’avenir, mais plutôt de notre intention de le contrôler.
– Khalil Gibran

On nous dit souvent qu’il ne faut pas penser à l’avenir. En tous cas, on le lit souvent. Il faut vivre ici maintenant, ici, maintenant.

Pourtant comme le dit notre sage ami, le problème avec l’avenir n’est pas d’y penser, c’est de vouloir le contrôler.

On dit souvent que nous si nous sommes tristes et nostalgiques, c’est qu’on ressasse le passé, et que si nous sommes anxieux et angoissé(e)s, c’est qu’on se projette dans l’avenir. Ça fait du sens.

Mais contrairement au passé qu’on ne peut jamais défaire ni refaire – on ne peut que l’accepter et l’assumer et en tirer des leçons – on peut planifier l’avenir.

Et il est possible d’être dans le présent en planifiant l’avenir. Mais en étant conscient(e) que nos plans ne sont que cela, des plans.

Et que la vie a possiblement – probablement ? – des plans très différents pour nous.

J’aime cette nuance qu’apporte cette citation de Khalil Gibran (ou de qui que ce soit si ces mots ne sont pas vraiment de lui). Car aucun problème à penser à plus tard, c’est dans notre nature de prévoir, de préparer et de planifier l’avenir.

Car en effet, en tant qu’humain(e)s, il est souvent requis de notre part de planifier, de faire des plans à plus ou moins long terme. En particulier quand on a de jeunes enfants.

Certain(e)s conservent des emplois plus ou moins satisfaisants toute leur vie en vue d’une retraite à venir. Mais parfois, en chemin, les choses changent.

Ces temps-ci c’est le climat notamment qui rend notre avenir plus incertain que jamais. Les jeunes – et moins – sont même aux prises depuis peu avec un nouveau trouble social, une nouvelle maladie nommée l’éco-anxiété. On se rend compte que notre avenir est moins certain et moins prévisible qu’avant. Ce qui est en soi n’est pas une mauvaise chose, car en fait, l’avenir est toujours incertain et imprévisible. Et on devrait agir le plus tôt possible. Même si on ne le fait pas vraiment. Ce qui est en effet inquiétant. Mais c’est ça qui est ça. Et inquiétant en effet.

On dit que si l’on veut faire rire Dieu, ou la vie c’est selon, présentons-lui – ou elle – nos plans à long terme.

Si on s’observe le moindrement, on va se rendre compte que pour la plupart d’entre nous, on vit en effet toujours un peu en avance sur soi-même, face au moment. Que ce soit en fonction de demain, ou de plus tard, nous avons souvent un pied en avance sur le moment présent, nous nous devançons nous-même.

Alors si on ne peut changer cet état de fait, prenons-en au moins conscience. Et revenons au moment. Notamment grâce à la respiration, un clé inestimable.

Inspire, expire, un souffle à la fois. Car on ne peut pas respirer d’avance.

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LES GENS DES VUES

Lorsque la sagesse nous habite, il n’y a plus de conflit entre la pensée et le senti. – Carl Jung

Quand on commence à méditer, on a tendance à croire que méditer signifie ne plus penser et, dans une moindre mesure, ne plus sentir. Pourtant c’est tout le contraire qui se produit.

Quand on s’arrête, et qu’on tourne son regard et son attention en et vers soi, on se rend compte que ça bouge sans cesse en soi, ça brasse dans la cabane.

On n’arrête jamais de penser, en fait ÇA pense sans arrêt. Même quand on dort. On réalise aussi que ÇA sent et ça ressent aussi sans cesse en dedans, ça bouge non-stop. La respiration se produit, indépendamment de notre volonté, comme les pensées et les émotions, sensations et ressentis qui roulent en boucle. The show is going on.

L’idée consiste à observer, sans juger, ni refouler, ni nier non plus. En acceptant tout ce qui monte, tout ce qui émerge, les choses finissent par ralentir, par s’apaiser. Possible de le faire aussi en mouvement mais plus facile quand nous sommes à l’arrêt.

Souvent ce sont des pensées et des sensations qu’on a déjà bloquées jadis et qui finissent toujours par remonter à la surface. Éventuellement, toute noirceur finit par monter vers la lumière, tout inconscience finit par devenir conscience. Éventuellement.

L’art de la méditation consiste à sincèrement regarder en soi, à s’observer en toute transparence, en toute sincérité. Sans juger, sans retenir, sans repousser.

Car nous ne sommes ni ce que nous pensons, ni ce que nous ressentons. Mais tout ça se passe en soi. Alors vient un moment dans la vie où l’on doit plonger et observer. Devenir le gars et la fille de nos ptites vues du dedans.

Je laisse Osho nous expliquer dans ses mots simples et clairs.

PRÉSENT PLUS QUE PARFAIT

Ne laisse jamais les choses que tu désires te faire oublier les choses que tu possèdes.

Et n’oublie jamais que tout ce que tu penses posséder en ce moment un jour disparaîtra.

Alors profitons de ce moment, de ce confort actuel, de la situation dans laquelle on se trouve en ce moment même. Car il n’existe que cela. On peut bien vouloir tendre vers un ailleurs à venir, être en direction de, avoir des buts, mais sachons demeurer flexible et fluide et si la vie se moque de nos plans, suivons le courant. Go with the flow.

On planifie souvent. On aime penser l’avenir. On prépare par en avant. Rien de mal à ça. Suffit de rester présent, dans le moment, quand on le fait, dans le présent de la vie, ce grand cadeau d’impermanence.

Souvent, nos désirs du un peu plus tard nous fait oublier la grâce du moment actuel. Ce moment qui file sans cesse, qui nous glisse entre les doigts. Comme le font nos souvenirs, nos mémoires de l’avant, l’avant maintenant.

On dit d’ailleurs que si nous sommes tristes ou déprimé(e)s, c’est qu’on vit dans le passé, alors que l’anxiété et le stress viennent de notre appréhension de l’avenir. Pas fou ni faux.

Alors la valeur refuge réside dans le présent. Dans ce moment qui glisse sur le dos du temps.

Et ce n’est pas un hasard si les mots cadeau et présent sont synonymes. La vie ne se passe que dans le moment, dans le présent, dans ce présent plus que parfait. Toutes les autres conjugaisons ne sont qu’une distraction. Car ce qui fut n’est plus, et tout ce qui sera n’est que souhait, qu’un peut-être incertain.

Nous ne possédons rien, même pas notre propre corps physique. Qu’un prêt qu’on nous accorde, à plus ou moins long terme. Portons-y intérêt, mais avec un certain détachement. On tient parfois pour acquis ce véhicule humain qui nous abrite. Mais le temps qui passe nous rappelle que le bail de location roule, et que la vie se déroule. La vie défile, avec nous dedans, et elle en nous.

L’éternité est tissé de moments présents.

Alors vivons-les tous ces petits moments passagers qui fuient vers nulle part, un à un, lentement, avec présence et simplicité, chaque moment pour ce qu’il est, un à la fois, chaque moment dans la foi.

Sans nécessairement savoir d’où l’on vient ni où l’on s’en va. Car nous ne pouvons qu’être ici et maintenant à la fois, et c’est déjà assez, beaucoup, plus que parfait cadeau de la vie.

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D’EMPATHIE & D’HUMILITÉ

Je pense que je me suis tellement guéri que je n’aime plus personne. – image via Dawn Robertson

Quand on commence à travailler sur soi, on prend conscience de certains pans d’ombre en soi, on se libère graduellement de vieux patterns limitatifs et emprisonnants, et souvent, on commence à s’imaginer plus finfinaud(e) qu’autrui. Un peu comme certain(e)s éveillé(e)s de la Covid ayant fait leurs recherches au cours des dernières années.

Comme si, nous, on possédait désormais la vérité, du moins une certaine vérité, concept plus abstrait qu’avant il semble bien, alors qu’eux autres dorment encore, au gaz ou ben dur, complètement inconscient(e)s. Pôvres eux autres.

Mais que cela concerne certains faits sociaux, ou des pans de sa propre conscience (ou plutôt que notre inconscience qui diminue lentement), l’ultime signe qu’on est sur la bonne voie, même si on ne s’en va jamais nulle part ailleurs qu’ici, réside dans le respect et l’empathie qu’on entretient envers les autres, ceux et celles qu’on a parfois tendance à voir comme des endormi(e)s. Nos frères et nos soeurs humains.

Car tout le monde dort à sa façon, chacun(e) de nous est ignorant(e) de certains faits, ce que l’on a tendance à prendre pour de grandes vérités quand on en devient conscient(e). Comme s’il n’y avait que nous qui savions.

Et pourtant.

Tant de choses que l’on ignore et que l’on continuera d’ignorer de notre vivant, tant d’arrogance qui se cache sous nos pseudo connaissances, nos grandes prétendues découvertes. Comme si on pouvait inventer quoi que ce soit qui n’existe pas déjà.

Une petite histoire pour vous.

Un jeune garçon entre dans un salon de coiffure et le coiffeur chuchote à son client,
«C’est l’enfant le plus stupide du monde. Regardez pendant que je vous le prouve.»
Le barbier met un billet d’un dollar dans une main et deux vingt-cinq-sous dans l’autre, puis appelle le garçon et demande : « Lequel veux-tu, fils ?
Le garçon prend les deux vingt-cinq-sous et s’en va.
«Qu’est-ce que je t’avais dit ? » dit le barbier. « Ce gosse n’apprend jamais ! »
Plus tard, lorsque le client part, il voit le même jeune garçon sortir du magasin de crème glacée.
« Hé, fiston ! Puis-je te poser une question ? Pourquoi as-tu pris les pièces au lieu du billet d’un dollar ? »
Le garçon lécha son cornet et répondit :

« Parce que le jour où je prendrai le dollar, le jeu sera terminé ! »

Les nonos des uns sont souvent les brillants des autres.

Bien souvent, ceux et celles que Jésus aurait nommer jadis les simples d’esprit sont les plus surprenant(e)s, les plus candides et purs de coeur.

Alors gardons nos jugements condescendants et blessants envers autrui, qui ne sont souvent que des armes de destruction massive envers soi-même de toute façon, mais projetés vers l’extérieur, et restons humble et humain(e), simple et low profile.

Car nous ne sommes tous et toutes que d’éternels étudiant(e)s en cette grande et petite vie, que d’éternels apprenant(e)s. Le coeur ouvert, et les sens aux aguets. Curieux.

Car comme on dit, l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

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Je ne suis pas celui que je croyais être jusqu’à maintenant, je ne suis pas celui que j’appelle être moi, je ne suis ni mes projets, ni l’image que les autres et moi-même ont de moi, je suis un inconnu et je me cherche.
– Jung

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Tant qu’il reste, ne serait-ce que de temps en temps, « moi » et « mien » dans ce qui est vécu au quotidien, la réalisation du Soi n’est pas complète.

Ne pas en faire une « affaire personnelle », ne pas le nier non plus, simplement en être conscient et dire oui au fait qu’il en soit ainsi.

Et à l’instant où apparaît un sentiment d’appartenance, peu importe la situation, souvenez-vous qu’il n’est toujours que le Soi, que toute chose est lui-même.

Cette évidence transcendera en son heure la totalité des impressions d’appartenance et donc de dualité.

Croire que c’est la personne qui est en charge de la réalisation et chercher à vivre une expression du Soi en particulier (joie, amour, paix) est précisément ce qui fait perdurer l’idée que nous sommes séparés du Soi, c’est ce que l’on nomme la dualité.

La félicité découle tout naturellement de la réalisation, de l’absence totale de « mien », elle ne peut donc être le résultat d’un désir personnel et ne peut donc pas non plus être attribuée à un quelqu’un.

Elle est la grâce du Soi.

– Marion
cequiest.org

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MARINADE DE BONHEUR

Le mental est comme du tofu: il goûte ce dans quoi vous le faites mariner. – Sylvia Boorstein

Plus tôt cette semaine, j’écrivais que le bonheur est en quelque sorte une disposition intérieure, quelque chose comme une décision. Je le pense toujours. Même si certaines expériences de la vie sont parfois très difficiles à vivre, je crois quand même que le bonheur est possible dans toute situation. Si on accepte, assume et y fait face.

Sans que je ne l’aie cherché, j’écris beaucoup au sujet du bonheur en ce doux mois de janvier. On dirait presque que j’ai pris la résolution d’être heureux en 2023. Pourtant, ce n’est pas le cas. Pas consciemment du moins. Mais on dirait que le bonheur me colle après depuis quelques semaines. Et je ne vais pas m’évader, ni courir dans la direction inverse. Au contraire, je vais lui faire un ptit nid en mon ptit coeur, pour qu’il s’y love 😉

Tombé sur ces mots de Tolstoï hier (via Sol Ange sur FB)

J’ai beaucoup vécu, et maintenant je pense avoir trouvé ce qu’il faut pour être heureux : une vie tranquille, isolée, à la campagne.
Avec la possibilité d’être serviable aux personnes qui se permettent d’être aidées, et qui n’ont pas l’habitude de recevoir.
Et un travail qui, nous l’espérons, pourra être utile ;
Et puis le repos, la nature, les livres, la musique, l’amour des autres.
Voilà mon idée du bonheur.

Sans avoir cherché à nous isoler, disons que ma voisine d’amoure et moi on vit dans un coin de forêt assez protégé, entourés d’arbres et de silence. Et une fois de temps en temps, nous recevons des gens qui, je crois apprécient notre présence.

Je pense humblement que nous faisons oeuvre utile grâce à notre petite église dans la forêt. Et on a du temps pour lire, méditer, réfléchir, écouter le silence, flatter le chat, faire de longues marches en forêt, écouter et jouer de la musique, et aimer autant qu’on le peut, sans forcer, sans trop en faire. Comme Tolstoï.

Le bonheur est un drôle de mot. Il fait peur parfois. Par peur de le perdre, on ne se permet pas de l’inviter. Et souvent quand il passe, on a hâte de le laisser aller, persuadé qu’il va partir anyway. Le bonheur est souvent associé à un état permanent. Mais dans les faits, le bonheur peut fluctuer. Il peut être plus ou moins présent, du moins on peut plus ou moins le sentir. Mais au fond, je pense qu’il est toujours présent, en background, derrière le mental, ou à côté.

Suffit de choisir de vouloir y mariner. Le vouloir. L’inviter. L’assumer. Car si, aussi facile d’être heureux qu’on le pense. Que de vieilles habitudes à laisser aller. De vieilles marinades à composter. Pour en créer de nouvelles.

Je crois que le bonheur est plus simple qu’on pense, si simple qu’on passe souvent à côté, persuadés de devoir faire quelque chose pour le mériter, devoir travailler fort maintenant pour le récolter seulement plus tard. Peut-être.

Mais il suffit peut-être seulement de changer de marinade ?

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Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver.
La vie d’aujourd’hui est trop dure et trop amère pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime […].
C’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours.

– Albert Camus à René Char, via Anita

En espérant que ces quelques mots et qu’une nouvelle recette de marinade puissent vous aider à considérer le bonheur autrement. Car le bonheur peut être très simple, et immédiat. Si on le décide. Car si pas soi-même, qui le fera ?

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À certains moments de notre vie, notre propre lumière s’éteint et se rallume par l’étincelle d’une autre personne. Chacun de nous a des raisons d’éprouver une profonde gratitude pour ceux qui ont rallumé la flamme en nous.
– Albert Schweitzer via Samano sur FB

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