
Mes statistiques m’indiquent que j’ai un.e lecteur/trice en Chine. Nicing !
C’est soit une vraie personne, avec de vrais yeux, ou un logiciel algorithmé qui m’espionne, je n’en sais rien. Mais si c’est vous, ou toi, fais-moi signe OK ? ça va me faire plaisir de nous savoir liés d’une façon certaine. Merci. @ atisupino@gmail.com
À – presque – chaque nouveau jour de semaine que la vie nous offre, j’écris par ici. Petit coucou quotidien le ptit coucou de rien. Coucou du coup.
J’écris par amour, par habitude, par plaisir.
J’écris, mais pas nécessairement pour dire quoi que ce soit qui importe tant. Rien n’importe tant. Rien de très important la vie. Et en même temps, tout y est dit. Alors ces quelques mots foufous, petits mots lousses du ptit mousse.
J’écris mes petits riens, j’écris tout plein. J’écris tout doux.
En fait, je cries tout doux. Sur écran néant, je dépose ces quelques mots doudoux.
Et si mes mots se rendent vraiment jusqu’en Chine, alors je crées un party chinois.
J’écris d’en dessous de vous. Jusque chez-vous, un peu partout. Un peu, qu’un peu, car mon auditoire est tout petit. Normal, j’écris pour rien. J’écris rien que pour vous. Et un peu beaucoup pour moi itou.
j’écris pour moi, mais aussi pour vous, les quelques-un.e.s qui daignez me lire. Lire mes délires et mes tirades, délires et marmalades. Portons un toast alors ! Cheers, post et prost !
Je n’écris pas par obligation, quoique quelque chose d’inconnu en moi, et de moi, me pousse à taper ces quelques lettres qui formeront ces quelques mots qui vous rejoignent jusqu’ici dans cet espace commun, et partagé à distance. D’écran à écran, de doigts à yeux, de coeur à coeur.
Et sans blague, ceci est mon blogue, mais ceci est aussi notre lieu de rencontre à l’occasion. Bar virtuel.
J’aime écrire petit car j’apprécie l’intimité de nos fréquentations un brin impersonnelles. Je ne voudrais pas tant être lu par des masses. Toujours un peu inquiétantes les masses. Qu’elles soient corporelles ou sociétales.
Jamais je ne ferais écrire mes textes par une machine, peu importe qu’on la dise intelligente, artificielle ou naturelle.
J’aime trop écrire mon humanité à la main, par humanité. Par et pour tenter de faire se rejoindre notre humanité partagée. Seul.e.s ensemble.
Parfois, je vous imagine portant vos yeux sur mes mots et je me dis que nous sommes liés, ensemble, reliés par les mots qui ne sont déjà plus miens lorsqu’ils sont rendus chez-vous. Car vous en faites ce que vous voulez et oui, je l’avoues, parfois sûrement ce que vous pouvez.
En espérant que mes mots vous rejoignent, vous les quelques-uns qui prenez la joie de les lire. Ça ne vaut pas la peine, ça vaut la joie. J’espère. Car j’écris pour rien d’autre que pour le plaisir, pour découvrir tout juste avant vous ce qui se dégage de moi.
Vous êtes un tout petit auditoire. Je peux presque vous compter sur mes doigts, de mains et de pieds. J’écris comme un pied et je vous donne la main avec mes mots.
Avec vous, je n’ai pas à faire de mon mieux. Je peux ne rien faire de mieux que laisser parler mon coeur. Sans vraiment savoir ce qu’il veut dire, ce qu’il a à dire, ce qu’il veut communiquer.
Mais en vérité, mon coeur ne veut pas vraiment communiquer, il ne désire que communier. Rendre commune une présence universelle qui nous relie, déposée en chacun.e. de nous, moi, et vous qui me lisez.
Les mots lient les gens qui sèment… des mots. Du coeur aux doigts, des doigts au clavier, du clavier à l’écran et ousssshhh… dans le vide du grand sans fil, et à la grâce du Web.
Et voilà que ces quelques mots ont réussi à vous rejoindre, à vous joindre et à nous joindre.
Entre deux joints, on ne devrait pas faire quelque chose. Entre deux joints, il n’y a rien à faire d’autre que de lire ce petit délire sans malice, et sentir que sous les mots se cache un désir de contact, une tentative de connection.
Ancre de Chine, encre d’échine.
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[…]
En l’amitié de quoi je parle, elles [nos âmes] se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes.
Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut s’exprimer qu’en répondant: « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. » >>
– Montaigne, Les Essais, Livre I, chapitre XXVII « De l’amitié via mon ami AG











































