
mais plutôt d’atteindre la maîtrise de soi à l’intérieur.
image via Émilie-Ah Ó Maoldhomhnaigh O Mammmmmamamamia
Et on pourrait ajouter aider nos frères et soeurs à atteindre la maîtrise de soi eux aussi à l’intérieur de cette même matrice. Car j’ai beau ne pas être expert en matricité, ni en évolution matricielle, me semble qu’on partage tous et toutes la même. Une seule Mamatrice. Alors mon chemin, ton chemin, notre chemin. Ma maîtrise, ta maîtrise, notre maîtrise. Mama Trice.
Car ça donne quoi d’avoir une bonne maîtrise de soi si les autres ptits sois du monde qu’on partage et dans lequel on vit tous et toutes ensemble sont totalement fucked up et prêts à se faire sauter la matrice ?
La paix est probablement le dénominateur commun primordial à la maîtrise de soi. La sienne, celle dans son propre corps, comme la paix dans le monde entier. Je sais, je stretch le concept un peu.
Mais comme l’affiche fièrement et avec justesse cette compagnie de menuiserie des Cantons de l’est, on sait tous que l’essentiel c’est important. Touchons du bois.

Essentielle. Importante. Indispensable la matrice.
Même si parfois on perd la foi en l’humanité. Même si parfois on doute jusqu’à tout remettre en question, même sa propre existence.
Ainsi, quand ça spinne dans notre caboche et juste que dans notre coeur, on doit revenir à la matrice qui nous porte tous et toutes, la matrice qui porte tout en son sein. Unique matrice. Qu’on l’appelle Dieu, Grand Esprit, ÇA,, Rien, la Source ou la Mère Divine. Personnellement, j’aime bien cette dénomination féminine et maternelle. Mama. Car nous sommes tous des enfants de…
Et contrairement à la psychanalyse, la Vie a besoin d’une mère porteuse.

Car nous avons jadis été porté.e.s, bercé.e.s, nourri.e.s par une force féminine. La seule et unique source de vie porteuse de conscience. Mama trice.
Et la matrice a besoin de notre aide, au minimum de notre collaboration, de notre contribution. Pas pour sauver personne d’autre, simplement pour répondre à notre humanité fondamentale. Car si la tâche première d’un être humain consiste à être, le terme humain vient juste derrière. Avant d’être quoi que ce soit, nous sommes humain.e.s.
Que veux-tu faire dans la vie ? Être Humain. Juste Humain, tout Humain. Avec un H majuscule. Et ici en hiver, un nues mains. Excusez-là mais avec la journée d’hier, on reprend espoir.
Allez, bon ouikènne ma foi de la Matrice.
Soyons Humain.e.s, totalement et tout simplement. Car l’humanité, ça nous va comme un gant.
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Et ci-bas, un article assez juste qui vient justement juste de me tomber dessus

Sushis pendant que le monde brûle –
Le problème n’est pas Trump. C’est nous.
On ne s’attend pas à du leadership. On se cache derrière cette idée.
Par Christine Merser
Je suis déménagée du Maine à New York la semaine dernière.
En quatre jours, j’ai emballé toutes mes affaires et j’ai tout recommencé.
Une semaine s’est écoulée.
Hier soir, j’ai ramassé ma sœur à 17h30 et on est allées à notre rituel du mardi soir : un souper sushi au bar.
On a parlé du déménagement.
On a parlé d’un mariage de famille à venir.
Et puis, tout en mangeant des sushis, on a parlé de l’Iran et de l’apocalypse qui était censée arriver dans trois heures.
En Iran, si j’ai bien compris, des jeunes se préparaient à se tenir la main et à encercler les centrales électriques et autres cibles que Trump avait menacé d’anéantir, pleinement conscients que cela pourrait leur coûter la vie.
À ma connaissance, aucun d’entre nous, en Amérique, ne faisait la file ailleurs que devant un cinéma.
Oh, ça fait bien du bruit.
Réseaux sociaux, clavardage en ligne, appels téléphoniques, conversations à table…
« Quand vont-ils l’arrêter ? »
Partout dans le monde, on nous regarde, se demandant pourquoi on ne comprend pas qui ils sont.
Pourquoi nous ne manifestons pas devant la Maison-Blanche.
Pourquoi nous n’avons pas défilé toute la journée, exigeant une session du Congrès, exigeant que cela cesse.
Au lieu de cela, la plupart des commentateurs expliquent que c’est à l’armée de refuser d’exécuter les ordres du commandant en chef.
Et, en fin de compte, c’est à chaque individu de ne pas exécuter l’ordre de destruction donné par Trump.
Je me suis renseigné.
La personne chargée d’armer le drone, d’appuyer sur le bouton du missile, gagne entre 50 000 et 70 000 dollars par an.
Toute sa formation lui apprend à obéir aux ordres.
Et c’est ce qu’on attend de nous ?
Il ne s’agit pas de Trump.
C’est un vieil homme sénile.
Quand il ne sera plus là, je ferai écho à ses propres mots : « Je suis content qu’il soit mort », et des millions, peut-être des milliards, à travers le monde, les répéteront.
Mais ce moment n’est pas à propos de lui.
Il parle de nous, le peuple.
On a perdu le nord.
Chacun d’entre nous.
Il y a quelque chose de plus discret, caché sous tout ça, quelque chose qu’on préfère ignorer.
On cherche sans cesse un « on » parce que ça nous permet de rester tranquilles, en sécurité, à l’écart.
« On » est rassurant.
« On » est distance.
« On » est la croyance que quelqu’un d’autre, ailleurs, assumera les conséquences de nos actes.
Mais l’histoire ne fonctionne pas ainsi.
Quand les gens agissent, c’est rarement par courage ou par force.
C’est parce que le fossé entre leurs convictions et leurs actions devient insupportable.
La tension monte jusqu’à ce que l’action ne soit plus un choix, mais un exutoire.
On n’en est pas encore là.
On est encore assez à l’aise pour parler de guerre en mangeant des sushis.
Pour consulter nos téléphones.
Poser la question et passer au sujet suivant.
Ce n’est pas de l’apathie.
C’est plus complexe.
C’est une dépendance acquise aux systèmes, aux structures, à l’autorité, combinée à une distance suffisante par rapport aux conséquences pour nous maintenir dans l’immobilisme.
On attend un signal qui ne viendra pas.
Et tant que le malaise de l’inaction l’emportera sur le confort de l’observation, on continuera d’attendre.
Voici le vrai danger.
Pas lui.
Nous.
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La foi ne supprime pas les questions, elle les habite.
Elle n’apporte pas des réponses toutes faites, elle apprend à vivre avec le mystère.
Croire, ce n’est pas savoir, c’est accepter de ne pas savoir tout en continuant à avancer, porté par une confiance qui dépasse la raison.
La foi n’est pas une certitude, c’est un chemin.
– Eric-Emmanuel Schmitt, La Nuit de feu, via Cristina RJ
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Comment trouver notre orientation spirituelle ?
Chacun de nous a un thème dominant dans cette incarnation.
Certains d’entre nous sont principalement guidés par l’intellect.
La plupart d’entre nous suivent leur cœur.
Nous possédons des mosaïques incroyablement complexes qui décrivent nos différences individuelles.
Ces différences occupent une place intéressante dans l’ordre des choses ; sont-elles réelles ou illusoires ?
Une partie de notre travail intérieur consiste à apprendre à écouter toutes ces différences individuelles.
Nous pouvons alors déterminer notre chemin particulier.
Chacun a une situation karmique unique, et chaque individu a une possibilité dharmatique unique.
On appelle cela le « dharma », qui signifie « pratique » ou « chemin ».
Très rarement, on le sait à l’avance.
La plupart du temps, on n’en a même pas conscience lorsqu’on le suit.
Il nous surprend, car rien d’autre ne fonctionne.
Au moment où l’on comprend son dharma, on a pratiquement fini de l’utiliser, mais il n’est pas essentiel de tout savoir à son propos.
Lorsque nous comprenons pour la première fois qu’il y a un voyage, un chemin, nous avons tendance à…devenir presque hystérique.
On veut le vendre à tout le monde, changer tout le monde, et quel que soit le chemin emprunté en premier, on essaie de convertir tout le monde.
Ce zèle repose sur notre manque de foi, car nous ne sommes pas sûrs de ce que nous faisons, alors nous apaisons ce mécontentement en essayant de convaincre les autres.
Mais nous entrons tous dans une nouvelle ère, la première hystérie collective est terminée, et nous nous installons dans le train-train quotidien de vivre notre incarnation aussi consciemment que possible.
Si, au final, il s’avère que c’est votre dernière chance d’atteindre l’illumination, tant pis.
Sinon, c’est ainsi – vous n’y pouvez rien.
Vous ne pouvez pas écraser qui que ce soit pour vaincre le système – vous êtes le système.
Le désir de vaincre le système en fait partie.
De même que la frustration totale quand vous voyez que vous essayez de faire obstacle, et que vous n’arrivez pas à vous arrêter.
Notre orientation occidentale vers la réussite se résume à : « Accomplir, réussir, l’homme au-dessus de la nature, mon propre intérêt ».
« Le pouvoir, je le comprendrai, le contrôlerai, le maîtriserai et je l’aurai », une phrase qui fonctionne pour presque tout, sauf pour ce dont il s’agit vraiment.
Vous vous asseyez et vous essayez de méditer, mais votre esprit s’emballe et devient irresponsable.
Des millions de pensées tourbillonnent soudainement.
Tout prend soudain une importance capitale. « Tu as oublié d’appeler, et tu dois aller aux toilettes ; tu as mal au genou. »
Vous doutez de la méthode avant même de l’avoir essayée.
« Ça ne marchera jamais. »
Mais cet essai vous apprend beaucoup.
Il vous révèle l’agitation de votre mental.
Or, cela ne fonctionne que lorsque vous avez acquis suffisamment de ce que nous appelons « prajna » dans un système, ou « punyam » dans un autre, ou suffisamment de sagesse pour comprendre que le mental est un serviteur exquis mais non le maître – que votre être n’est pas votre mental.
Vous devez être profondément enraciné dans cette sagesse pour que la méditation ait un sens.
Vous devez être suffisamment enraciné dans cette sagesse pour pouvoir percevoir les pensées comme de la matière plutôt que comme définissant la réalité.
– Ram Dass































