
Ce matin, overdose de menoum menoum. Et je choisis mon mot. Pas surdose, pas assez punché. Overdose. Surcharge. Boost. Reset. Name it comme disent les zanglos. Ça, on peut le choisir et le décider.
Ce monde se fait assez tirer par en bas déjà, pas besoin d’en rajouter. On dirait qu’une chape d’ombre frappe l’humanité dans le dash ces temps-ci. Remarquez, ce n’est probablement pas pire que ça a déjà été. Dans les réseaux et les médias du moins, ça ne vole pas beau, ces canaux se régalant de propager de la schnoutt humaine. Quelle cacaphonie médiatique.
Probablement seulement ce qui ressort du lot, comme où l’on choisit de faire porter notre regard.
Au-delà de l’hommerie ambiante peu reluisante, c’est aussi un miracle qui se produit à chaque instant en nous et autour. Car notre corps fonctionne relativement bien, merci la santé, et la terre tourne encore sur elle-même, avec ces 8 milliards plus de drôles de bibittes humaines vivant plus ou moins en paix et en chamaille sur sa surface, comme elle tourne autour du soleil et dans le reste de l’univers. Immense miracle.
Évidemment mon cher Michael que nous ne sommes pas complètement libres, que nous vivons sur du temps emprunté, dans des limites humaines et certaines liées à notre incarnation.

Et évidemment aussi qu’on contrôle bien peu de choses en cette existence:
Vous ne pouvez pas contrôler tous les stimuli sensoriels de votre environnement, votre taux d’hormones ce matin, un éventuel traumatisme passé, le statut socioéconomique de vos parents, votre environnement fœtal, vos gènes, ni même si vos ancêtres étaient des agriculteurs ou des éleveurs. Pour résumer, et peut-être un peu trop largement pour la plupart : nous ne sommes ni plus ni moins rien de moins que le fruit d’une accumulation de facteurs biologiques et environnementaux, sur lesquels nous n’avions aucune prise, qui nous a menés jusqu’à ce moment précis.
– Robert M. Sapolsky, neuroscientifique et primatologue
Mais on peut au moins décider de l’amplitude de notre focus, de la portée de notre regard.

– John Muir
Qui a dit que la science ne peut être poétique ? Et tac. Et tôt. Ou tard.
Bien sûr que la planète et ses locataires font face à de gros défis. On ne peut le nier. On nous le rappelle amplement.
Mais pour le bout de chemin qu’il nous reste à parcourir, peu importe sa durée, on peut tenter d’alléger et de colorer notre load d’humanité.
Alors Amour, inclusion, empathie, compassion, égalité, dignité, diversité, communauté, bonté,’intégrité, honnêteté, respect, justice, paix, la planète, humanité et Amour.
Dans toutes les langues.
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Si l’on s’approprie véritablement une vision du monde fondée sur l’interdépendance, il est tout à fait naturel de travailler à la libération de tous ceux qui souffrent.
– Kazu Haga
Alors on peut choisir nos pagailles.






















