
Je pense à la mort ces temps-ci. Disons qu’elle se manifeste autour de moi et m’incite à penser à elle. Féminin la mort right ? J’imagine que c’est parce qu’on doit se laisser aller dans ses bras. Comme ceux de notre mère à notre arrivée ici-bas.
C’est que quelques proches et ami.e.s passent et trépassent ces temps-ci, ou sont sur le point de le faire. Quelques autres sont malades et rien n’est certain quant à leur proche avenir. Comme c’est le cas du nôtre d’ailleurs, jamais rien de certain. Mais certains reçoivent des signes.
J’imagine que le fait de penser davantage à la mort vient avec le fait de vieillir de corps. Et avec les réseaux sociaux qui nous montrent celles de plusieurs davantage qu’avant, alors qu’elle se passait plus discrètement, presque en cachette.
D’ailleurs, hier la citation postée ci-bas m’est passée devant les yeux, juste avant que je ne vois l’annonce d’une amie sur FB qui disait avec surprise et tristesse qu’un de ses plus proches amis qu’elle avait vu récemment venait tout juste de mourir subitement et qu’une autre annonce d’une connaissance de longue date annonçait que sa fille avait une maladie incurable. Deux trois clins d’oeil de Madame la mort en synchro coup sur coup. Ça m’a fait tiquer, et réfléchir.
Et me demander: Moi, petit bout de vie, suis-je prêt à mourir ? Pas mal oui que je me suis dit, si c’est ça que la vie veut. Le gros de la montagne est monté, on peut se laisser porter désormais.
Ai-je peur de mourir ? me suis-je aussi demandé. Je dis non maintenant, mais il parait que ça peut changer, qu’on peut devenir beaucoup moins brave quand elle se pointe pour de vrai, plus concrètement du moins. Qui vivra verra, et qui mourra le vivra.
Je crois que je pense plus à la mort ces temps-ci car je suis désormais officiellement à la retraite. Ce processus d’inscription à la pension nous reflète inévitablement qu’un certain bout de vie a déjà été vécu. On en a plus que la moitié de faite comme on dit. Je ne suis qu’un retraité sans expérience, je vais m’y faire.
Et alors, qu’est-ce que ce ptit bout de vie incarné dans un corps que je prends pour moi-même veut faire du rôle qu’il joue pour le reste du bref moment qu’on lui accorde et accordera ?
La question se pose, mais n’a pas vraiment à se répondre. On peut la laisser se déposer tout doucement, sans presse. La vie prend soin. La vie prend toujours soin. Car on ne peut qu’y aller un jour à la fois en ce grand voyage, et même un jour c’est déjà beaucoup. Pas garanti qu’on va même le vivre au complet. Et certains jours en comportent parfois plus d’un.
On va donc y aller une inspiration à la fois, chaque inspiration dans la foi. Et un pas en avant, pas par pas, et parfois aussi un ou deux pas en arrière car la vie est comme ça parfois. Comme certains pas qui se prennent mieux de côté. Quelle danse la vie. It takes two to tango : la vie pis soi. The rest will be history, et sera une autre histoire.
Et parfois, il n’y a même pas de pas à faire, qu’un surplace lent, calme et déposé, inutile même. Car à quoi ça sert la vie ? Sinon qu’à la vivre ? Qu’un moment de rien du tout. Et trois fois passera pas, ou pas. Pas à pas et petit patapon.
Comme le dit avec une drôle d’inspiration cette expression (via MF via Samano):
J’aspire à inspirer avant que je n’expire.

Alors, on va commencer par s’inspirer soi-même, par s’allumer, par se motiver et injecter du sens dans cette nouvelle journée qui s’offre à être vécue. Et on va prendre la journée d’aujourd’hui – jeudredi ? – pour ce qu’elle est, ce qu’elle sera, ce qu’elle apportera. Sans savoir, sans vouloir savoir. En disant oui à tout, comme oui à rien aussi. Toujours quelque chose la vie. Et toujours quelqu’un pour la vivre. Encore du moins. Pour un bout.
Je me souviens des paroles d’une personne qui est passée de l’autre côté et qui est revenue qui, lors de son passage, s’est demandé – ou s’est fait demander – si elle avait fait de son mieux pendant son passage sur terre. Elle a réalisé que ça n’avait pas toujours été le cas. Alors elle est revenue avec cette nouvelle mission de vie. Faire de son mieux.
Alors pendant que nous y sommes, faisons de notre mieux. C’est déjà beaucoup. Et le mieux qu’on peut faire.
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C’est clair que la plupart des gens ne sont pas prêts à mourir.
Ils continuent de finir des choses.
Ils remettent toujours à plus tard.
Ils s’imaginent encore avoir le temps.
Pour le mystique, l’approche est différente : Être accompli à chaque instant.
Tout ce qui devait être dit l’a été.
Tout ce qui devait être fait l’a été.
Alors, si la mort survient, il n’y a pas de lutte.
Pas de course effrénée.
Pas de panique.
Tout est fini.
Si vous saviez qu’il ne vous restait qu’une heure…
Qu’est-ce que vous n’avez pas fini ?
Qu’est-ce que vous n’avez pas dit ?
Qu’est-ce que vous n’avez pas fait ?
Parce que vous n’aurez peut-être pas une heure.
Vous pourriez mourir subitement.
On n’a que quelques minutes.
Les minutes sont comme de l’argent.
Les avez-vous dépensées judicieusement ?
Ou gaspillées en soucis, en ambition et en égoïsme ?
J’ai réalisé à 33 ans que j’avais gaspillé des années à courir après la richesse et le succès.
C’était en vain.
Ce qui est vraiment précieux, c’est…
L’amour.
Servir l’amour.
Aider les autres.
Aider la planète.
Aider les animaux.
Ces moments sont précieux.
Tous les autres moments sont du temps perdu.
On est tous mortels.
Es-tu prêt à mourir ?
Ou vas-tu lutter et paniquer ?
Le chemin vers une vie épanouie où chaque instant est précieux est celui du cœur.
Ni l’égoïsme.
Ni l’égocentrisme.
Le cœur.
Vous créez votre réalité.
Vous en êtes entièrement responsable.
Mieux vaut se préparer maintenant que d’être pris au dépourvu plus tard.
– Vishrant
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Et vu sur FB juste après avoir posté ma chronique
En 1975, j’ai lu le livre du Dr Raymond Moody, « La vie après la vie », dans lequel il interviewe plus d’une centaine de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente (EMI).
Il y décrit comment, dans les derniers instants de leur passage de ce monde à l’autre, ces personnes repassent en revue toute leur vie, à propos d’un tunnel lumineux et d’êtres de lumière.
Ayant moi-même vécu plusieurs EMI, je me suis dit : « Pourquoi attendre ? Vas-y, repasse en revue toute ta vie maintenant et note tous les souvenirs marquants. »
Et c’est exactement ce que j’ai fait. J’avais déjà commencé à écrire mes premiers souvenirs.
Alors, quand mon dernier souffle arrivera, mon cœur sera rempli de paix et je murmurerai : Merci.
– Ron Whitehead




















