
Nous, les humains, portons en général cette tendance à toujours – OK OK peut-être pas nécessairement toujours mais souvent quand même non ? – sous-estimer notre propre pouvoir d’action face au changement et à attendre de l’aide en provenance de l’extérieur.
Que ce soit pour certains via le retour promis et attendu depuis 2 000 ans de Jésus, pour d’autres par le soutien des Anges, des Archanges ou d’autres êtres divins ou encore par la prétendue venue prochaine des extra-terrestres, name it, notre rédemption viendra d’ailleurs.
Et peu importe comment nous imaginons les Êtres d’ailleurs, nous faisons probablement preuve d’atnhropomorphisation. Car on sait bien que les humains ont toujours crée leurs Dieux à leur image. Ou un peu différents.
D’un côté, on attend que l’aide vienne d’ailleurs, on s’attend à ce qu’elle vienne d’ailleurs. Comme si on ne pouvait pas nous-mêmes changer les choses. Remarquez, à voir l’état actuel de notre monde et des solutions proposées par le politique en regard des grands monopoles corporatifs, on pourrait en douter en effet. La planète chuchote de moins en moins bas. Peut-être d’elle que le changement se manifestera d’ailleurs.
Évidemment, il n’y a rien de mal à s’ouvrir à plus grand que soi. Au contraire. Car nous ne sommes que des petites bibittes plus ou moins in/signifiantes dans ce grand buffet tout inclus. Des petites poussières d’étoiles. De simples petits tas.

Et en même temps, si nous n’y étions pas, peut-être que rien n’y serait non plus ?
Un grand jeu de tout ou rien la vie.
Nus avons besoin de nous sentir soutenu.e.s par plus grand que soi, en reliance, quelle qu’en soit la forme ou la nature, comme nous avons besoin de prendre l’entière responsabilité du changement dans nos vies. Aide-toi et le ciel t’aidera dit-on. Entre les deux, nos coeurs balancent. Nos têtes aussi.
Mais c’est peut-être justement en nous tassant du chemin, en faisant de la place, que nous pouvons laissons passer plus que grand que soi ?
Qu’ils ou elles se nomment Dieu, Grand Esprit, la Vie, l’Existence, le Grand Vide, les créatures célestes ou autres êtres de l’au-delà.
Car l’au-delà est aussi d’ici, ici bas. En soi, et en dehors. Partout.

Le plus beau jour de ma vie – ma nouvelle naissance en quelque sorte – fut le jour où je découvris que je n’avais pas de tête.
Je découvris instantanément que ce rien où aurait dû se trouver une tête, n’était pas une vacuité ordinaire, un simple néant.
Au contraire, ce vide était très habité.
C’était un vide énorme, rempli à profusion, un vide qui faisait place à tout – au gazon, aux arbres, aux lointaines collines ombragées et, bien au-delà d’elles, aux cimes enneigées semblables à une rangée de nuages anguleux parcourant le bleu du ciel.
J’avais perdu une tête et gagné un monde.
– Douglas Harding, Vivre sans Tête
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Vous n’avez pas de Visage ; c’est le miroir qui vous en donne un.
Imaginez un monde sans miroirs.
Vous y êtes seul.
Pas le moindre miroir à l’horizon, pas même celui que constitue le regard d’autrui.
Vous êtes seul sur une ile déserte, où rien ne peut refléter votre Visage.
Aurez-vous alors encore un Visage ?
Et même un corps ?
Vous ne pouvez pas en avoir un.
Nous ne nous connaissons que par l’intermédiaire d’autrui, et autrui ne connaît que notre forme extérieure.
C’est pourquoi nous nous identifions à elles.
– Osho, Le Livre des secrets
Seuls ceux et celles qui sont capables de voir leur vrai visage sans un miroir, seront capables de voir leur vraie nature.
Quelle sorte de vision est-ce là ?
Voir sans le miroir est voir non pas avec des yeux qui voient des objets mais en tant que CELA qui voit, c’est l’introspection ou inspection de la conscience par elle-même, là où il n’y a personne qui regarde.
Voir vraiment n’est pas seulement un changement dans la direction de la vision, mais un changement en son centre même, dans lequel le voyant lui-même disparaît.
Pour que l’illumination ait lieu, le percevant doit juste se retourner et s’éveiller au fait qu’il est «face à face» avec sa propre nature – qu’il/elle est cela.
Le chercheur spirituel trouve finalement qu’il était déjà à destination, qu’il est lui-même ce qu’il cherchait et qu’il était en fait déjà à la maison.
– Ramesh Balsekar
3 citations ci-haut via Lucien Pallioti
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