PTITS MOTS VERS LA CHINE, ET AILLEURS

Fais toujours de ton mieux, peu importe la taille de ton audience

Mes statistiques m’indiquent que j’ai un.e lecteur/trice en Chine. Nicing !

C’est soit une vraie personne, avec de vrais yeux, ou un logiciel algorithmé qui m’espionne, je n’en sais rien. Mais si c’est vous, ou toi, fais-moi signe OK ? ça va me faire plaisir de nous savoir liés d’une façon certaine. Merci. @ atisupino@gmail.com

À – presque – chaque nouveau jour de semaine que la vie nous offre, j’écris par ici. Petit coucou quotidien le ptit coucou de rien. Coucou du coup.

J’écris par amour, par habitude, par plaisir.

J’écris, mais pas nécessairement pour dire quoi que ce soit qui importe tant. Rien n’importe tant. Rien de très important la vie. Et en même temps, tout y est dit. Alors ces quelques mots foufous, petits mots lousses du ptit mousse.

J’écris mes petits riens, j’écris tout plein. J’écris tout doux.

En fait, je cries tout doux. Sur écran néant, je dépose ces quelques mots doudoux.

Et si mes mots se rendent vraiment jusqu’en Chine, alors je crées un party chinois.

J’écris d’en dessous de vous. Jusque chez-vous, un peu partout. Un peu, qu’un peu, car mon auditoire est tout petit. Normal, j’écris pour rien. J’écris rien que pour vous. Et un peu beaucoup pour moi itou.

j’écris pour moi, mais aussi pour vous, les quelques-un.e.s qui daignez me lire. Lire mes délires et mes tirades, délires et marmalades. Portons un toast alors ! Cheers, post et prost !

Je n’écris pas par obligation, quoique quelque chose d’inconnu en moi, et de moi, me pousse à taper ces quelques lettres qui formeront ces quelques mots qui vous rejoignent jusqu’ici dans cet espace commun, et partagé à distance. D’écran à écran, de doigts à yeux, de coeur à coeur.

Et sans blague, ceci est mon blogue, mais ceci est aussi notre lieu de rencontre à l’occasion. Bar virtuel.

J’aime écrire petit car j’apprécie l’intimité de nos fréquentations un brin impersonnelles. Je ne voudrais pas tant être lu par des masses. Toujours un peu inquiétantes les masses. Qu’elles soient corporelles ou sociétales.

Jamais je ne ferais écrire mes textes par une machine, peu importe qu’on la dise intelligente, artificielle ou naturelle.

J’aime trop écrire mon humanité à la main, par humanité. Par et pour tenter de faire se rejoindre notre humanité partagée. Seul.e.s ensemble.

Parfois, je vous imagine portant vos yeux sur mes mots et je me dis que nous sommes liés, ensemble, reliés par les mots qui ne sont déjà plus miens lorsqu’ils sont rendus chez-vous. Car vous en faites ce que vous voulez et oui, je l’avoues, parfois sûrement ce que vous pouvez.

En espérant que mes mots vous rejoignent, vous les quelques-uns qui prenez la joie de les lire. Ça ne vaut pas la peine, ça vaut la joie. J’espère. Car j’écris pour rien d’autre que pour le plaisir, pour découvrir tout juste avant vous ce qui se dégage de moi.

Vous êtes un tout petit auditoire. Je peux presque vous compter sur mes doigts, de mains et de pieds. J’écris comme un pied et je vous donne la main avec mes mots.

Avec vous, je n’ai pas à faire de mon mieux. Je peux ne rien faire de mieux que laisser parler mon coeur. Sans vraiment savoir ce qu’il veut dire, ce qu’il a à dire, ce qu’il veut communiquer.

Mais en vérité, mon coeur ne veut pas vraiment communiquer, il ne désire que communier. Rendre commune une présence universelle qui nous relie, déposée en chacun.e. de nous, moi, et vous qui me lisez.

Les mots lient les gens qui sèment… des mots. Du coeur aux doigts, des doigts au clavier, du clavier à l’écran et ousssshhh… dans le vide du grand sans fil, et à la grâce du Web.

Et voilà que ces quelques mots ont réussi à vous rejoindre, à vous joindre et à nous joindre.

Entre deux joints, on ne devrait pas faire quelque chose. Entre deux joints, il n’y a rien à faire d’autre que de lire ce petit délire sans malice, et sentir que sous les mots se cache un désir de contact, une tentative de connection.

Ancre de Chine, encre d’échine.

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[…]
En l’amitié de quoi je parle, elles [nos âmes] se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes.

Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut s’exprimer qu’en répondant: « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. » >>

– Montaigne, Les Essais, Livre I, chapitre XXVII « De l’amitié via mon ami AG


VIVRE, INTENSÉMENT, ET TOTALEMENT

La vie est courte. Brise les règles, pardonne rapidement, embrasse lentement, aime sincèrement, ris à en pisser dans tes culottes, et ne regrette jamais rien de ce t’a fait sourire.

La vie est courte.

Sauf à l’urgence, et quand on attend l’autobus à moins 20.

Brise les règles…

Mais ne heurte personne, ni toi, ni autrui, et ne te fais pas pogner…

… pardonne rapidement…

je sais, pas toujours facile, surtout si on a tendance à entretenir de la rancune et à avoir la mémoire longue, et vive. Mais tout le monde fait des erreurs, et dit des choses qu’il ou elle regrette plus tard. Et souvent, les gens qui nous blessent ne le savent même pas.

Alors si les ami.e.s. sont importants, on prend le temps de clarifier et de se réconcilier, mais si pas tant que ça, on laisse aller car on ne veut pas ruminer de vieilles histoires trop longtemps right ?

… embrasse lentement…

Embrasser comme prendre dans ses bras, assumer et accueillir tout ce que la vie nous offre ou nous impose.

Quant au terme qui est sur toutes les lèvres, il s’adresse davantage à ta blonde ou ton chum, mari ou femme, amoureux amoureuse, ou tout autre terme qui fitte la description de tâche du coeur affectif.

Sinon, serre tes enfants, dans tes bras ou sur ton coeur, fais des accolades ou serre des mains, démontre ton amour, ton amitié et ton appréciation avec entrain et sans mesure, mais avec respect et délicatesse. Ne soyons pas too much pour les gens plus réservé.e.s.

Et exprime-le en masse, mais pas trop. Car trop c’est comme pas assez. Si important de se savoir et se sentir aimé.e, apprécié.e et de l’exprimer. On ne sait jamais quand on va partir d’ici.

… aime sincèrement…

Ah ici, c’est un peu plus délicat car qu’est-ce que l’amour me direz-vous ?

L’amour a le dos large, et la couenne sensible, et le coeur débordant. Le coeur veut aimer. J’imagine qu’on doit aimer avec son coeur et laisser sa tête de côté un peu, aimer sans raison, ou aimer pour toutes les raisons du monde, surtout les déraisonnables. Car comme on dit, on n’empêche pas un coeur d’aimer.

Alors donnons-lui carte blanche, laissons-le aimer d’emblée. Donnons la chance à tous les coeurs. Même si ça a déjà fait mal, même si ça fait parfois un peu peur de s’ouvrir le coeur ainsi. On dit que c’est au coeur de notre coeur que réside notre âme. Let’s find out.

… ris à en pisser dans tes culottes…

Pas vraiment la bonne traduction mais quand on se rend jusque là, on peut dire qu’on a déjà été total.e au moins une fois dans sa vie. Et un peu tata aussi, mais c’est si bon de dépasser les bornes… fontaines. Et on peut toujours se changer. Comme a dit un de mes amis jadis, cette expérience m’a r’viré dans mes shorts ! Anyway, avec l’âge cet enjeu se rapproche de plus en plus. Humilité. Et humidité relative. Et on vend plus de couches pour adutes que celles pour enfants au Québec désormais.

Rions en coeur…

… et ne regrette jamais rien qui t’a fait sourire.

Sourire, et rire. Mais pas rire du monde, pas rire des autres. Jamais payant karmiquement de rire d’autrui. De toute façon, ça nous revient toujours en plaine face. Et c’est de soi-même qu’on doit rire en premier lieu car on se voit aller et on n’a pas toujours d’allure. Nous on le sait. Comment va le dicton déjà ? Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand chose. Alors avalons toute la vie.

Et tiens, tant qu’à faire, allons-y all in…

Deviens si plein d’amour que ta présence devienne un repaire pour ceux et celles qui ont oublié où est la maison.

Comme on dit aussi: Home is where the heart is. De là que ça part.

Et si jamais votre coeur a déjà été brisé et qu’il a peur de passer au bat, une vision créative ici, un de nos classiques sur cette page, et comme on sait we’re all on the same page en matière de coeur, gracieuseté de cette chère Gangaji.

DE L’EAU D’ICI ET DE L’EAU DE LÀ

Nous, les humains, portons en général cette tendance à toujours – OK OK peut-être pas nécessairement toujours mais souvent quand même non ? – sous-estimer notre propre pouvoir d’action face au changement et à attendre de l’aide en provenance de l’extérieur.

Que ce soit pour certains via le retour promis et attendu depuis 2 000 ans de Jésus, pour d’autres par le soutien des Anges, des Archanges ou d’autres êtres divins ou encore par la prétendue venue prochaine des extra-terrestres, name it, notre rédemption viendra d’ailleurs.

Et peu importe comment nous imaginons les Êtres d’ailleurs, nous faisons probablement preuve d’atnhropomorphisation. Car on sait bien que les humains ont toujours crée leurs Dieux à leur image. Ou un peu différents.

D’un côté, on attend que l’aide vienne d’ailleurs, on s’attend à ce qu’elle vienne d’ailleurs. Comme si on ne pouvait pas nous-mêmes changer les choses. Remarquez, à voir l’état actuel de notre monde et des solutions proposées par le politique en regard des grands monopoles corporatifs, on pourrait en douter en effet. La planète chuchote de moins en moins bas. Peut-être d’elle que le changement se manifestera d’ailleurs.

Évidemment, il n’y a rien de mal à s’ouvrir à plus grand que soi. Au contraire. Car nous ne sommes que des petites bibittes plus ou moins in/signifiantes dans ce grand buffet tout inclus. Des petites poussières d’étoiles. De simples petits tas.

Et en même temps, si nous n’y étions pas, peut-être que rien n’y serait non plus ?

Un grand jeu de tout ou rien la vie.

Nus avons besoin de nous sentir soutenu.e.s par plus grand que soi, en reliance, quelle qu’en soit la forme ou la nature, comme nous avons besoin de prendre l’entière responsabilité du changement dans nos vies. Aide-toi et le ciel t’aidera dit-on. Entre les deux, nos coeurs balancent. Nos têtes aussi.

Mais c’est peut-être justement en nous tassant du chemin, en faisant de la place, que nous pouvons laissons passer plus que grand que soi ?

Qu’ils ou elles se nomment Dieu, Grand Esprit, la Vie, l’Existence, le Grand Vide, les créatures célestes ou autres êtres de l’au-delà.

Car l’au-delà est aussi d’ici, ici bas. En soi, et en dehors. Partout.


Le plus beau jour de ma vie – ma nouvelle naissance en quelque sorte – fut le jour où je découvris que je n’avais pas de tête.
Je découvris instantanément que ce rien où aurait dû se trouver une tête, n’était pas une vacuité ordinaire, un simple néant.
Au contraire, ce vide était très habité.
C’était un vide énorme, rempli à profusion, un vide qui faisait place à tout – au gazon, aux arbres, aux lointaines collines ombragées et, bien au-delà d’elles, aux cimes enneigées semblables à une rangée de nuages anguleux parcourant le bleu du ciel.
J’avais perdu une tête et gagné un monde.
– Douglas Harding, Vivre sans Tête

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Vous n’avez pas de Visage ; c’est le miroir qui vous en donne un.
Imaginez un monde sans miroirs.
Vous y êtes seul.
Pas le moindre miroir à l’horizon, pas même celui que constitue le regard d’autrui.
Vous êtes seul sur une ile déserte, où rien ne peut refléter votre Visage.
Aurez-vous alors encore un Visage ?
Et même un corps ?
Vous ne pouvez pas en avoir un.
Nous ne nous connaissons que par l’intermédiaire d’autrui, et autrui ne connaît que notre forme extérieure.
C’est pourquoi nous nous identifions à elles.
– Osho, Le Livre des secrets

Seuls ceux et celles qui sont capables de voir leur vrai visage sans un miroir, seront capables de voir leur vraie nature.
Quelle sorte de vision est-ce là ?
Voir sans le miroir est voir non pas avec des yeux qui voient des objets mais en tant que CELA qui voit, c’est l’introspection ou inspection de la conscience par elle-même, là où il n’y a personne qui regarde.
Voir vraiment n’est pas seulement un changement dans la direction de la vision, mais un changement en son centre même, dans lequel le voyant lui-même disparaît.
Pour que l’illumination ait lieu, le percevant doit juste se retourner et s’éveiller au fait qu’il est «face à face» avec sa propre nature – qu’il/elle est cela.
Le chercheur spirituel trouve finalement qu’il était déjà à destination, qu’il est lui-même ce qu’il cherchait et qu’il était en fait déjà à la maison.
– Ramesh Balsekar

3 citations ci-haut via Lucien Pallioti

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JE ME SOUVIENS ?

Vous êtes ici sur terre en ce moment car vous l’avez choisi. – Bashar

Oui oui, on a choisi d’être ici. Tu t’en souviens toi aussi ? Moi non plus, pas toujours en tous cas.

Se souvenir, mais de quoi juste ?

Ici, au Québec, on nous rappelle de se souvenir jusque sur nos plaques d’immatriculation pour ne pas qu’on oublie.

Mais comme on dit, la mémoire est une faculté qui…

Maudit, j’aurais dû l’écrire aussi.

Le plus grand mensonge que je me conte à moi-même est que je n’ai pas besoin de le mettre sur papier. Je vais m’en souvenir.

Avec notre faculté qui… de plus en plus faiblissante, c’est de quoi se souvenir qu’ils auraient dû écrire sur nos plaques, pas ce sacré slogan flou. Mais on va prendre note.

Tatie, ton thé t’a-t-Il ôté tatoo ? Excusez-là.

Mais dis-moi chère plaque d’immatriculation, ne pas oublier quoi au juste ?

Que la beauté vient sous diverses formes et tailles ?

Que de nombreuses batailles ont eu lieu sur ce territoire volé à des gens qui y vivaient déjà depuis bien longtemps avant que les Européens n’y débarquent ?

Que nous sommes un fantôme conduisant un squelette recouvert de chair et composé de poussière d’étoiles chevauchant une boule de matière filant à travers l’espace ?

Et que nous n’avons rien à craindre ?

Que nous vivons de nombreuses vies, affublés de nombreuses identités changeantes et que nous nous réincarnons à répétition ?

Pourtant, que faire du passé ? Ou devrait-on dire des passés ? Car le passé, même si on le juge souvent imparfait, le passé est toujours recomposé, de mémoires et de souvenirs. On dit même qu’en modifiant notre façon de concevoir le présent, ça ré-interprète ce que l’on a vécu. Pensez-y, mais pas trop car mon roman photo continue. Vous vous en souvenez de ces multiples photos avec des bulles de texte ? Comme des bandes dessinées avec du vrai monde.

Certains disent que le secret du changement ne consiste pas à combattre le vieux, mais à mettre l’emphase sur bâtir l’avenir.

Au fond, peut-être qu’on devrait se souvenir que le vrai présent, le grand cadeau est squeezé entre le passé et l’avenir mais qu’il est fuyant et changement, tout le temps. On doit l’attraper au vol et le laisser filer… et filer avec. Pour feeler un bon cotton.

Ou rider le feeling ou sinon c’est lui qui nous ridera. Et nous ridera.

Car comme l’affirme ci-bas Paulo Coelho, un jour on se réveillera et il ne restera plus de temps pour faire les choses qu’on a toujours rêvé de faire et qu’on doit les faire maintenant.

Car notre mort surviendra un jour ordinaire, avec une to-do-list incomplète, et le monde continuera de tourner sans nous. Alors vivons un peu. Ou beaucoup beau cou.

Non non je ne suis pas insignifiante cria la petite poussière…

Relaxe tipit, relaxe la vie prend soin d’elle-même, tu n’es même pas nécessaire.

Ah, je viens de me souvenir grâce à ce reminder que l’on vit dans un monde dans lequel les baleines sortent les autres animaux des eaux pour les protéger des prédateurs, que les corbeaux organisent des rites funéraires, où les arbres partagent l’eau aux plus faibles par les racines en temps de sécheresse, que les dauphins se donnent des noms, que les loups de mer se donnent la main quand ils dorment pour maintenir le contact et qu’un groupe de personnes assis ensemble en silence dans un état d’amour peuvent significativement faire diminuer le taux de violence autour d’eau.

Vous vous souvenez des corbeaux ? J’en parlais ici hier.

Tout ce blabla, mais je voulais vous dire quelque chose d’important. Schnout, j’ai oublié. Je vais aller contempler ma plaque d’immatriculation.

Ah non, j’ai retrouvé. Merci Osho.

L’amour, toujours l’amour.

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Vivre, cela signifie pour nous : changer constamment en lumière et en flamme tout ce que nous sommes ; de même aussi, transformer tout ce qui nous frappe ; nous ne saurions absolument pas faire autrement.
– Frédéric Nietzsche (le gai savoir) via Jean Gagliardi

… et dernier friendly reminder de notre ami Bashar :

CIRCONSTANCES ET INTERPRÉTATIONS VARIABLES

Tu ne peux pas être en synchronicité avec la Source tout en maintenant une attitude négative, parce que la négativité est une expérience de résistance à ce qui est.

La situation en tant que telle n’induit pas la résistance, c’est plutôt la signification et le sens que tu attribues à la situation qui engendreront la résistance.

Ainsi le fait de changer ta perspective modifie la croyance que tu entretiens face à ce que la situation révèle de toi ou de ta vie, et lorsque l’interprétation change, la résistance se dissout et ton alignement naturel se manifeste de nouveau.

On ne peut changer ce qui est. Une simple évidence. Ou l’est-elle si évidente ?

Car si on peut changer notre perception de ce qui est, ne change-t-on pas un peu ce qui est ?

En ces temps de réalités virtuelles, de fake news et d’intelligences de toutes sortes – quoi que pas toujours si intelligentes ces diverses formes d’intelligences au fond – la réalité et la vérité sont devenus des concepts malléables, changeants, flous, extensibles et manipulables.

On peut désormais faire dire à peu près n’importe quoi à n’importe qui et la plupart d’entre nous n’y voit que du feu. Ou, plutôt, du vrai, ou du faux. Souvent, désormais, on ne regarde même plus les choses qui se présentent à nous, on essaie plutôt de distinguer si c’est du IA ou du fait main. Rien comme nos sens pour nous donner une autre perspective.

Donc tout ce qui est, tout ce que l’on voit et perçoit du moins, dépend du regard que l’on porte sur ce qui se trouve à l’extérieur de soi, de nos sensations de ce qui est. Pour cela qu’il est plus simple de se trouver en présentiel, on a accès à plus de repères.

Par exemple, on dit qu’un regard d’humain et celui d’un corbeau sont très différents l’un de l’autre. Raw Raw Raw…

Saviez-vous que les corbeaux nous semblent noirs parce que nos yeux filtrent les rayons UV. Alors qu’eux, avec la vision UV, ils se voient les uns les autres dans un spectre scintillant de bleus, de violets et de verts.

Pauvres corbeaux daltoniens si un telle badluck cornélienne existe.

Et encore ici, on nous fait voir le regard du corbeau tel que compris par les humains. Décidémment, on ne sortira jamais de l’anthopomorphisme. Mais on ne verra plus jamais un corbeau de la même manière non plus right ?

Mais pour en revenir à notre situation de simples humains simples d’esprit, il nous incombe à chacun.e. de porter une attention particulière à nos perceptions comme à nos interprétations des événements dans lesquels on se trouve ou se retrouve.

Là repose une bonne partie de notre pouvoir de création, comme de réaction, ou de réponse pour être plus juste.

Ce dicton amérindien affirme d’ailleurs que nous ne pouvons qu’être ce qu’on se donne le pouvoir d’être.

Ou dit autrement, j’imagine que l’on pourrait affirmer que l’on peut être tout ce qu’on se donne le pouvoir d’être. Avec certaines nuances j’imagine que la vie saura bien nous indiquer

Et pour compléter ce petit blabla sur les différentes réalités, je laisse la parole à Bashar qui est très catégorique:

INFINIE GRATITUDE

Selon la recherche sur le cerveau humain:
Le fonctionnement du cerveau ne peut maintenir simultanément un état de sincère gratitude et un état d’anxiété, et cette incompatibilité neurologique est l’un de
s outils les plus pratiques mais aussi l’un des plus sous-utilisés disponible pour apaiser un esprit anxieux.

Alors gratitude gratitude gratitude. Même si au début on doit faire semblant. Faire comme si, et éventuellement la gratitude viendra. Car ça ne sera pas long qu’en pratiquant avec lucidité et objectivité, la gratitude deviendra sincère. Car nous sommes si choyés et privilégiés que si on ne le réalise pas éventuellement en contemplant objectivement nos vies, malgré les obstacles et les défis, on ne la mérite peut-être pas cette gratitude.

Pour la plupart, nous avons un toit, de la chaleur en hiver, de l’eau et de la nourriture, des êtres chers autour de nous, peu importe le nombre et en soit, cela est plus que juste et bon. Et on vit avec pas de guerre. Cela est un grand privilège. Et si on ne peut apprécier, on n’a qu’à se comparer même si on nous dit de ne pas se comparer. Car lorsqu’on se compare, on peut non seulement se consoler, on peut surtout apprécier tout ce que la vie nous offre sans qu’on ait rien demander de plus. On en a déjà plus qu’assez.

Apprécier sa vie, et ensuite contribuer à ce que tout le monde ait des conditions au moins semblables aux nôtres. Pas nécessairement changer le monde de bout en bout, simplement faire de son mieux et quelques bonnes actions ici et là. Aider un peu autour de soi. Contribuer, à sa mesure, à la mesure du possible.

L »esprit humain, par sa volonté et son pouvoir d’imagination, peut nous permettre d’interpréter ce que l’on voit et reçoit dans la vie comme suffisant ou comme un manque. Là réside l’un de nos grands pouvoirs magiques nous les humains. La capacité de transformer ce qui nous arrive, ce qui arrive jusqu’à soi, constitue un passe-partout vers la libération, l’appréciation, la liberté.

Mais c’est aussi un couteau à double tranchant si mal utilisé car ça peut facilement se transformer en avidité.

L’avidité est un puits sans fond qui pousse la personne dans une quête infinie d’effort sans fin pour satisfaire un besoin sans jamais obtenir satisfaction.
– Erich Fromm

Essentiel donc de se satisfaire de ce que la vie nous offre. Sinon malheur garanti.

Et d’accepter ce qui est. Et faire des efforts sincères si on veut obtenir quelque chose en particulier. Sans attente, sans pression. Et que sera sera.

Nous créons tellement de souffrance en essayant de ne pas se sentir inconfortables. La tristesse vient. La colère vient. La peur vient. Laisse-les passer. Tu n’as pas à y construire ta maison.
– Patricia The Love coach

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Laissez-moi vous redire que ce lâcher-prise n’est pas une petite affaire, qu’il s’agit vraiment d’une mort.
C’est une mort qui doit être réussie, c’est-à-dire conduire à une vie plus vaste et non pas à une mutilation, une dépression, une frustration – mais c’est une mort.

On s’en rend compte peu à peu, à mesure qu’on commence à progresser sur un vrai chemin.
Si bien que vient un moment où les illusions sincères du début sont tombées et où l’on se trouve dans cette situation que tous les disciples ont traversée : « une part de moi a peur et refuse d’y aller et pourtant j’y vais », à l’image du Christ qui s’est rendu à Jérusalem en disant, pour l’édification de deux mille ans de chrétiens : « Père, épargne-moi cette coupe si possible, mais qu’il soit fait selon Ta volonté. »
Chacun doit passer par cette étape.

– Arnaud Desjardins

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Il convient donc de définir ce qu’est un homme intègre.
Il ne se contente pas de ne pas voler ni mentir, ni dissimuler, il est un être de rigueur auquel on peut se fier.
Sa rectitude est une alliance entre la force et la justice.
Honnête et désintéressé, il se montre inachetable, incorruptible, quelles que soient les tentations de pouvoir, de richesse ou de notoriété.
Il est aussi cohérent, sans contradiction entre ses propos et son comportement, autant dire qu’il est un, sans mélange ni partage.

Et il se conduit de la même façon lorsqu’il est seul que devant témoins.
Il a le courage de dire la vérité en toutes circonstances et la force de la faire triompher.
Ou de mourir pour elle.
Il a horreur de la futilité et de l’à-peu-près, des profiteurs et des parasites, des compromissions éhontées et des misérables petits arrangements auxquels se livrent tant d’êtres humains ordinaires.

Il a le sens et même la passion du devoir, le culte de l’amitié fidèle et sans complaisance, et il n’hésite pas à rompre, en s’expliquant franchement , un lien qui devient factice et se détériore.
Son but dans la vie n’est pas de se faire des amis, d’être courtisé et louangé, mais, pour lui, pour I’honneur, il se veut exemplaire même s’il reste incognito, loin de tout public.
Son jugement est sûr, il ne tergiverse ni ne se reprend, car l’homme intègre n’a pas peur de déplaire ni de se retrouver seul à défendre une cause seul face à l’opinion générale.
Pour lui, la question n’est pas d’avoir raison, mais de s’ajuster au mieux à la vérité supérieure qui éclaire sa conscience.

Jacqueline kelen (« Le jardin des vertus »)

RIEN DANS LES MAINS RIEN DANS LES POCHES

Tu crains de perdre ce qui ne t’a jamais appartenu. Rien ne t’appartient d’autre que ton propre voyage.
– Shams Tabrizi

Hier, on échangeait entre nous sur notre groupe de méditation en ligne à savoir si, après toutes ces années à chercher à savoir qui on était, à se fouiller les entrailles de fond en comble pour se se trouver, se connaître, un peu, ou un peu plus du moins, où l’on en était. Pas si clair si on se connait plus ou mieux qu’avant. On se méconnait moins qu’avant peut-être tout au plus.

Et ce qui montait pour moi était que plus je cherchais, moins je savais.

Oh, je sais mieux qu’avant qui je ne suis pas, qui je ne suis plus, et même qui j’ai déjà pensé être mais qu’au fond je n’ai jamais été. Multidentités. Qui nous sommes et qui on pense être sont deux choses très différentes. En fait, peut-on vraiment être qui nous pensons être ? Ou ne sommes-nous pas qu’une pensée de qui nous pensons être ? Je pense donc suis ? ou ne puis-je être que ce que je pense être. Vous la pognez à peu près right ? Pas plus que moi, c’est OK. Complexe la quête de soi quand même. Pas certain qu’on va tout comprendre.

Dis-moi qui tu n’est pas et tu sauras un peu plus qui tu es. Kind of…

J’observe certaines personnes en dehors de moi et je sais très clairement que je ne veux surtout pas devenir comme eux. God forbid. Habituellement, ce sont des ils, qui ont beaucoup d’argent, du prétendu pouvoir sur autrui, mais ils dégagent quelque chose que je ne désire surtout pas devenir. Merci pour l’anti-direction messieurs les big shots de mes deux. Vous servez au moins à ça, à nous montrer ce que l’on ne veut surtout pas devenir.

Quand on cherche à se connaître, on pense qu’on va rencontrer quelqu’un, ou du moins quelque chose. On part avec une idée en tête. Bon chance. On cherche une sorte de noyau dur, notre visage originel, ou une petite part de Dieu en soi. Or something. Mais au fond, à force de chercher, de se chercher, on ne fait que courir après du vide, on ne fait que poursuivre qu’un bout imaginaire de Dieu, comme le chien qui court après sa propre queue. Ça risque de faire si on réussit à la mordre.

Pas certain si on peut réussir à se trouver en fait. Peut-être une grosse joke tout ça, qu’une grande course dans le vide. Il me semble que le chemin passe danvatage par un laisser-aller que par une acquisition de connaissances. Peut-être un peu d’expérience peut s’acquérir, amis surtout une perte d’illusions.

Il me semble qu’on ne peut pas se trouver, on ne peut que laisser tomber qui nous ne sommes pas, en abandonnant nos illusions, nos idéaux un peu trop illusoires et romancés, nos multiples idées pré-conçues. On ne peut que se découvrir car une investigation lucide et réaliste de ce qui regarde en soi.

Car si nous n’étions rien au début de la vie, très possible qu’on ne soit pas beaucoup plus à la fin. On ne fait que passer. Car la ligne d’arrivée n’est peut-être que la ligne de départ ?

À force de chercher en dehors de soi, on se rend compte que la quête nous mène de plus en plus en soi.

Nous sommes un témoin de la vie qui passe, autant en soi qu’à l’extérieur. On se rend compte plus qu’on se rencontre. Car nous sommes soit JE, soit MOI. Tout part de JE, fait le tour du monde et revient à MOI. On ne peut peut-être pas vraiment être les deux à la fois. Je suis, ou tout est moi ?

Que quelques questions fofolles pour titiller le mental.

On ne peut jamais réellement se connaître tout à fait car on change sans arrêt, tout le temps, sans cesse. Nous sommes changement constant, du moins témoins du changement constant qui prend place en soi comme en dehors. Ce qu’on appréciait peut-être jadis et qu’on pensait nous appartenir, on n’apprécie plus nécessairement aujourd’hui car tout change, tout flow.

Nous sommes des observateurs/trices du monde entier, de l’évolution du monde. Évolution, dévolution ou révolution ? La question se pose. Le changement du monde perçu du moins. Pour le meilleur ou pour le dire.

Toujours plus facile de regarder vers l’extérieur car en soi, c’est souvent noir, sombre et inconnu. Et s’enfarge dans le mental qui roule à toute vitesse, droit devant comme en rond. Là qu’est la première paix à faire. Celle avec son propre mental qui est un excellent esclave mais un impitoyable maître, si on le laisse prendre le contrôle.

Et à force d’investiguer, à force de se faire une place en soi, de s’y tracer un chemin, on commence à trouver un ou des endroits pour s’y réfugier, un ou des endroits d’où regarder le monde aller, à l’abri du show out there, au chaud en soi, repère en soie.

Au fond, nous ne sommes peut-être que des fenêtres ouvertes sur le monde, par lesquelles tout passe si on n’accroche pas, si on ne les condamne pas. Les fenêtres, comme les situations. Mais comme on accroche toujours à certains endroits plus qu’à d’autres, on doit s’arrêter où ça bloque, où ça coïnce, et regarder, sentir, réfléchir. Fléchir, et réfléchir. Et y respirer pour faire passer l’air du temps.

Nous ne sommes peut-être qu’un tas de noeuds pas encore défaits, pas encore dénoués, ni dédouanés. Pris à la frontière entre le connu et l’inconnu. Petit moi et nain connu.

Peut-être sommes-nous au fond qu’un gros noeud à défaire, de vieilles histoires qui se sont réincarnées à notre naissance, revenues dans notre ADN, des histoires que l’on traîne depuis de nombreuses années ou vies, et qui demandent résolution.

On cherche des solutions quand on fond ce dont a besoin sont peut-être plutôt des résolutions à des conflits ancestraux non-résolus.

Ci-bas, quelques témoignages de sages autochtones qui nous éclairent sur notre relation avec la nature. Car nous ne sommes ni plus ni moins que des éléments de la grande nature, des enfants de la Terre, là où notre corps retournera éventuellement, en terre, ou dans les airs.

Quant à notre âme, encore le grand mystère. Ce que nous sommes peut-être ?

GRÂCE EXTRA ORDINAIRE

Tout part des pensées que l’on entretient et cultive. Pas celles-ci mais on peut les apprécier aussi.

En effet, certains n’osent plus espérer de crainte de se brûler les yeux. Ils n’osent plus croire que quelque chose est possible.

Bien sûr que nous ne sommes pas nos pensées, mais pas obligés d’en entretenir des négatives. La façon dont on conçoit le monde détermine ce que l’on voit.

Parfois notre vue est ombragée, on voit flou. Par foi, on accepte de simplement entrevoir.

Mais beau quand même non ?

C’est que, comme le dit MLK Junior, tout ce que l’on voit n’est qu’une ombre projetée par ce qu’on ne voit pas.

Alors osons regarder, osons espérer, osons croire.

Mais ce matin, je vous invite à écouter également.

Car la grâce de cette version est amazing, really amazing. Je vous la souhaite bonne cette grâce, en action, ou immobile. Extraordinaire, ou extra ordinaire.

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LE SECRET

Je vous ai dit déjà bien des fois que de rechercher la souffrance et la douleur est une attitude morbide qu’il faut éviter, mais de fuir devant elle, par l’oubli, par un mouvement superficiel, léger, par le divertissement, est une lâcheté.
Quand la douleur vient, c’est pour nous apprendre quelque chose.
Plus vite nous l’apprenons, plus le besoin de la douleur diminue, et quand nous saurons le secret, il ne sera plus possible de souffrir, car ce secret-là vous révèle la raison, la cause, l’origine de la souffrance, et le moyen de passer au-delà.

Le secret, c’est d’émerger de l’ego, de sortir de sa prison, de nous unir au Divin, de nous fondre en lui, de ne permettre à rien de nous séparer de Lui.
Alors, une fois que l’on a découvert ce secret et qu’on le réalise dans son être, la douleur a perdu sa raison d’être et la souffrance disparaît.

C’est un remède tout- puissant, non seulement dans les parties profondes de l’être, dans l’âme, dans la conscience spirituelle, mais aussi dans la vie et dans le corps.
Il n’y a pas de maladie, il n’y a pas de désordre qui puisse résister à la découverte de ce secret et à sa mise en pratique, non seulement dans les parties supérieures de l’être, mais dans les cellules du corps.

Si l’on sait leur apprendre la splendeur qui est au-dedans d’elles, si l’on sait leur faire comprendre la réalité qui les fait être, qui leur donne l’existence, alors elles aussi, elles entrent dans l’harmonie totale, et le désordre physique qui produit la maladie s’évanouit comme tous les autres désordres de l’être.

Mais pour cela, il ne faut être ni lâche, ni craintif.
Quand le désordre physique vient sur vous, il ne faut pas avoir peur; il ne faut pas le fuir, il faut lui faire face avec courage, tranquillité, confiance, certitude que la maladie est un mensonge et que si l’on se tourne entièrement, en pleine confiance, avec une complète tranquillité vers la Grâce divine,
Elle s’installera dans ces cellules comme Elle s’installe dans les profondeurs de l’être, et les cellules elles-mêmes participeront à la Vérité et à la Joie éternelles.

Douce Mère, Entretien du 13 février 1957

ÊTRE FIDÈLE À SOI-MÊME TOUT ENTIER

Et ceci plus que tout: Sois fidèle à toi-même tout entier.

Cher William, toujours les mots pour le dire. Old chap va !

Rester fidèle à soi-même peu importe les circonstances, peu importe qui nous entoure. Sure. On n’a que ça. On n’est que ça.

Avant notre naissance, nous n’étions rien du tout, rien dans le grand tout. Après notre mort, on redeviendra poussière.

Que se passe-t-il donc entre les deux ?

On aime se considérer comme quelqu’un. On cherche à se connaître, à approfondir notre connaissance de soi. On explore les chemins les moins explorés en quête de soi, du vrai soi. On chemine sur la route incessante de la croissance personnelle.

Et si l’idée était plutôt de décroître jusqu’à notre essence originelle ? On est déjà en masse non ?

Car au fond, qui sommes-nous ? Qui est ce petit moi qui aime se prendre pour quelque chose ?

Oui je sais, la question a déjà été posée à maintes reprises. Quiconque a déjà travaillé avec des koans la connait bien celle-là: Dis-moi qui tu es. Même pas une question, qu’une confrontation, un affront, une investigation sans réponse, un papier sablé sur ce qui recouvre notre petit bout d’âme, qu’un processus de défilement de ce que nous ne sommes pas, nous ne sommes plus. De ce que nous avons déjà pensé être peut-être, ce que nous ne sommes plus déjà, et probablement jamais été vraiment car oush ! parti en poussière ce passé pensé. Que de souvenirs, que des souvenirs. Avec quelques marques encore dans l’corps.

Connais-toi toi-même disait Socrate.

Mais qu’est-ce que se connaître ? Sinon vivre, expérimenter et laisser aller ?

Et qu’est-ce, aussi, que soi-même ? Un ramassis d’expériences, de souvenirs, d’attachements et de détachements, de choses qui ont peut-être déjà été mais qui ne sont plus désormais ? Maybe baby. Or not peanut.

Plus je cherche, moins je sais. Plus je creuse, moins je trouve. Plus je m’élève, comme dans aller à l’école de la vie, moins ça sait. Et plus le petit Je, qui se prend pour ati, se liquéfie, s’évapore et se dissout. Je ne gagerais pas cincennes là-dessus. C’est pour le jeu de mots. Quatre trente sous pour une piasse je et moi.

Plus le temps file dans mon corps et mon esprit, plus le vide s’installe et plus je me sens en transition permanente, je ne me sens qu’en train de passer, le temps comme le corps. Je me considère de plus en plus simplement que comme une fenêtre ouverte sur la vie, qui observe et regarde, qui se laisse traverser par les impressions, un point d’observation, une perspective en transition.

Avec des pensées qui passent sans cesse, des sentiments et des émotions qui vont et viennent, des souvenirs qui font et refont surface et re disparaissent. Et tout cela est juste et bon, tout simplement. Que ce qui est anyway. Et qui n’est déjà plus.

Peut-être que ces mots de Rumi ci-bas sont synonymes de ceux de Socrate ci-haut ?

Ne vends pas ton âme en échange de quoi que ce soit. C’est la seule chose que tu apportée en ce monde. Et la seule chose que tu pourras rapporter.

Je n’en sais rien, comme j’en sais de moins en moins en général comme en particulier, et je ne me plains pas du tout de moins en moins en savoir de plus en plus. Plus ou moins.

Mais dites-moi, une âme est-elle une chose ? Et l’a-t-on vraiment apporter avec soi ? Qui ça ? Ou n’est-ce pas plutôt elle qui nous a porté jusqu’ici ? Ce que l’on considère comme soi du moins. Questions, questions qui se posent et qu’on laisse se déposer sinon pas reposant.

Parfois, j’observe les gens qui souffrent et je remarque que la souffrance est en partie liée au fait qu’ielles se regardent trop, qu’ielles sont constamment centré.e.s. sur leur propre personne. Pris dans leurs propres pensées et émotions salissantes.

Si tu es disposé, pour un instant, à détourner ton regard de ton dialogue intérieur, d’arrêter de donner de l’énergie à ta plus récente opinion quant à ta souffrance, tu réaliserais immédiatement que tout est ici: la plénitude, la richesse et l’amour de soi en tant que vie consciente.

À force de trop se regarder, on finit par se prendre trop au sérieux, par se figer, et à se prendre pour toute la vie, à ne voir que soi. On se bouche nos yeux. Pourtant, si vaste le monde.

On s’accorde beaucoup d’attention, à ce que l’on considère soi, soit nos pensées, nos sentiments et émotions, notre corps et notre personnalité.

Pourtant

Nous sommes davantage que nos pensées incessantes. Nous ne me semblons qu’être un.e observateur/trice de la grande vie qui nous passe dedans comme dehors.

Respirons, ouvrons nos yeux et apprécions le simple flow de la vie qui n’arrête jamais. Et comme c’est l’action de grâce, rendons grâce car

Via Samano

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Tout vous renvoie à Qui vous êtes vraiment.
L’une des choses les plus fascinantes, c’est que vous n’avez jamais bougé.
Ça c’est étrange.
Vous n’avez jamais bougé !
Pas même d’un centimètre !
Certes le bonhomme ou la bonne femme dans le miroir court dans tous les sens comme une fourmi agitée.
Nous déplorons que tout aille trop vite dans le monde moderne, nous parlons de tensions qui montent, et nous cavalons à travers le monde parce que nous pensons que nous sommes dans le monde.
Nous n’avons pas de paix, pas de tranquillité intérieure.
Nous sommes le fruit de l’agitation, et c’est encore un mensonge.

…Vous découvrirez que les poteaux télégraphiques vous prêchent tous l’évangile de votre immobilité. Aristote disait ; « Dieu est le moteur immobile du monde ».

…Vous êtes immobiles et ce sont les poteaux télégraphiques qui défilent, les bâtiments qui dansent, et les collines voisines qui glissent lentement le long des collines plus lointaines ?

…Vous êtes Qui vous êtes vraiment, vraiment, vraiment, le Moteur Immobile du monde.
Si vous ne me croyez pas, installez un caméscope dans votre voiture, et vous verrez le monde bouger.
Les caméras ne mentent pas.’’

– Harding Douglas. L’immensité intérieure, l’originel, p. 32-33.

QUI DONNE Y GAGNE

Le mot bonheur fait peur. Souvent, quand on pense bonheur, on pense automatiquement à malheur. Pourtant, le bonheur est probablement le besoin le plus répandu dans le monde, l’état le plus recherché par la plupart d’entre nous. Certaines personnes semblent avoir le bonheur facile, d’autres moins.

Certains font une différence entre joie et bonheur, affirmant que le bonheur serait un état permanent, alors que la joie serait plutôt une émotion, plus passagère. Et on ne parle pas ici du plaisir. Définitivement, les mots peinent à nuancer la complexité de la vie.

Mais revenons au bonheur car on a peut-être eu tout faux jusqu’à maintenant au sujet de ce fameux bonheur. En tous cas, si on attend le bonheur de l’extérieur, c’est clair qu’on risque d’être déçu. You know what I mean right ? Le bonheur nous ramène à soi, à comment cultiver le bonheur en soi pour ensuite le partager. Toujours dans le moment, à partir d’où l’on est et avec ce que la vie met à notre disposition. Faire avec.

On dit souvent qu’on ne peut pas donner ce que l’on a pas, ou ce que l’on a pas reçu. Or, au cours de mes années de formation chez Veeresh à la Humaniversity en Hollande dans les années 1980, je l’ai souvent entendu nous dire : give what you need, and by giving it, you’ll get it. Oui il parlait en anglais. Donne ce que tu as besoin de recevoir dans ta vie, et, en le donnant, tu le recevras immédiatement. Ou quelque chose comme ça. Ça m’a pris du temps à comprendre ça, à le ressentir. Et pas simplement parce que j’étais lost in translation.

Souvent quand on commence à pratiquer l’art du don, du donner pour recevoir, on pense que si on donne, on recevra, peut-être, mais un peu plus tard. Peut-être. On donne avec une attente sous-jacente, on donne pour recevoir. Donc on ne donne pas vraiment. On fait du troc avec la vie. On donne comme une équation dans le grand livre comptable de Dieu. Ou du karma. Je donne donc je recevrai, ou j’ai donné je vais recevoir. Comme si quelqu’un tenait les comptes. Le principe de charité, mais calculé, la générosité récompensée. Éventuellement. Peut-être. In God do we really trust ?

Ou encore, on fait dans le genre : agis avec les autres comme tu voudrais qu’ils agissent envers toi. Bon chance. Pas mal en soi mais jamais garanti ni certain. Si je suis bon.ne avec les autres, les autres font être bon.ne.s avec moi. On fait pour, en vue de. Mais of course, ce n’est pas tout le monde qui est courant du deal.

On dit aussi que charité bien ordonnée commence par soi-même. OK. Aussi. Certains commencent mais s’arrêtent là. Sauf que le flow va s’épuiser éventuellement car la vie veut circuler, la vie cherche le mouvement.

Ça prend un bout de temps pour apprendre que donner comporte en soi une part de bonheur , que le bonheur se trouve dans l’acte même du don, de faire plaisir à autrui, de sentir le bien que ça fait à l’autre quand on donne, son plaisir de recevoir quelque chose d’apprécié de lui/elle, et qu’alors son bien devient le nôtre. Le don de soi, comme le don de certaines affaires. Le partage quoi.

On pourrait presque dire en quelque sorte que l’altruisme est un acte égoïste, que faire plaisir à autrui nous fait plaisir à nous. Car tout revient à soi (ou presque tout pour les obstineux/seuses), mais ça peut être circulaire quand on réalise que nous vivons tous dans le même monde et que mes propres besoins sont nos besoins à tous/tes. Le principe de l’écologie : on habite tous la même planète, nous en avons besoin également donc nous devrions tous en prendre soin.

Et avec le temps, à force de se pratiquer à donner, car oui oui c’est une pratique le don, ça prend de la régularité – à mesure que le don devient naturel, le don ne se calcule plus, le don coule de soi. Il devient une façon d’être, une façon de vivre. Plus comme si on laissait passer l’abondance à-travers soi. On retient moins, on laisse couler davantage. Les mains et le coeur ouverts.

En anglais, Gift se traduit autant par don que par cadeau. Donner, recevoir. On dirait que certains reçoivent à la naissance le don du don. Un beau film d’une amie d’ailleurs en ce sens, dont on avait organiser un visionnement autour il y a quelques années si vous avez la chance de trouver.

Bien sûr que le don de soi est limité, qu’on ne peut que donner à la mesure de ses moyens, à la mesure de sa propre santé. Faut savoir parfois mettre ses limites.

Bien sûr aussi que donner est bien, mais on doit être capable de recevoir aussi, on doit laisser les autres pouvoir nous donner. Autre leçon. Car du don chronique cache souvent un besoin d’être aimé à tout prix, une forme de contrôle.

Pour conclure ce petit blabla donnesque, quoi de mieux que la prière de St-François d’Assise dont c’était l’anniversaire le 4 octobre dernier, même jour que l’anniversaire de ma plus vieille, Léonie, qui donne tant elle-même. Un adon ?

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Comment se débarrasser des cyniques ?

Tends la porte aux gens.
Complimentes tous les chiens. Absolument tous.
Prends une autre photo du coucher de soleil.
Ne te cache pas la bouche quand tu souris.
Cites régulièrement des paroles de Tom Petty.
Mange six guimauves et appele quelqu’un.
Donne un nom à ta bouilloire.
Chante pour tes plantes.
Essaies de ne pas devenir une lettre de présentation ambulante.
Écoute ton intuition.
Regarde les oiseaux.
Fais signe aux trains.
Parle de ta carte de bibliothèque à l’heure de l’apéro.
Prends un cours d’art.
Mange de la pizza dans de la belle vaisselle.
Aies le droit de te tromper.
Dis « Je ne sais pas » une douzaine de fois par jour.
Raconte une blague dont tu es la chute.
Ne t’excuse que pour les erreurs que tu as réellement commises.
Écoutez votre respiration.
Pardonne à un adolescent.
Ne crois pas le pire des gens.
Ignore les regards désapprobateurs.
Fais un long voyage en char avec seulement des cartes routières.
Traite ta vie comme si tu étais un personnage de roman policier.
Écris ce que tu aimes de toi sur une feuille de papier.
Offre régulièrement des vacances à ton cerveau.
Organise un pique-nique mensuel.
Fais la grasse matinée.
Écris des lettres et envoie-les.
Donne un pourboire au musicien de rue.
Ris à voix haute voix au lieu de l’écrire.
Sors danser dans un endroit où tu es probablement la personne la plus âgée.
Laisse les silences s’installer.
Défends ce que tu aimes.
Ne te tiens que devant les miroirs les plus flatteurs.
Pleure quand un bébé te pince le doigt.
Conserve les messages vocaux de tes proches.
Si tu écris quelque chose de significatif, réécris-le trois fois.
Remercie une abeille.
Montre tes cicatrices.
Sois fier de ton cœur.
Sois fier de ton cœur.
Sois fier de ton cœur.
Sois fier de ton cœur.

~ John Roedel