LES DERNIERS SONT LES PREMIÈRES

Considère chaque jour comme le dernier et chaque respiration comme la première.

C’est le jour des morts aujourd’hui dans certaines traditions. En fait, toute la période qui s’étend du 31 octobre au 2 novembre touche la mort de près, elle nous met en contact avec l’au-delà, avec l’esprit des ancien.ne.s.

Le 31 octobre, c’est la fête des enfants.

Hier c’était la Toussaint, le jour de tous les saints. On se souvient. D’eux et d’elles, de Dieux et d’ailes. Tous ceux et celles qui ont vécu, qui sont passés et trépassé, et qui vivent encore dans nos coeurs. Les gens qui s’étaient fait chair et qui sont devenus esprits. Esprits de Dieux.

Et aujourd’hui, c’est le jour des morts. Mais pas parce qu’on meurt qu’on devient Saint.

Si on peut dire oui à ces temps plus sombres, à ce passage obligé du tournant de novembre, on peut y trouver de la lumière, un puits de lumière, un puits sans fond. Un puits sans fond, une source lumineuse ensevelie au coeur du coeur. On dit d’ailleurs qu’au fond du coeur humain brûle un feu, une lumière. Et qu’en y aspirant là toute la souffrance et la sombritude du monde, on peut tout transformer en guérison et en acceptation. La méditation d’Atisha.

Mais pour cela, il faut oser, il faut plonger, il faut fouiller. Il faut allumer la flashlight de la conscience, de sa conscience. Ouvrir les yeux, ouvrir le coeur.

Peu importe les religions organisées, comme celles qui ont voulu nous organiser, l’essence intiale demeure la conscience et la lumière. Religion, relier, religare… L’ombre et la lumière. On ne peut se battre contre l’ombre, on ne peut que shiner sa lumière. This little light of ours, we gonna…

Ces temps-ci, sombres s’il en sont, constituent un excellent défi pour tester sa propre source lumineuse. On mesure la qualité de sa lumière à la teneur de l’ombre qui l’entoure.

Chaque jour peut en effet être notre dernier, alors que chaque respiration est toujours nouvelle, inédite, inspirante et expirante. Inspire, petit gap, expire, petit gap. Et ainsi va la vie. D’une respiration à l’autre. Respirer la confiance et l’inspirer aussi autour de soi.

Inspire, expire. La vie, la mort. Et ainsi va la vie. Se tenir debout face à l’inconnu, une respiration à la fois, chaque respiration dans la foi.

Et faire de son mieux. C’est déjà beaucoup. En fait, c’est tout ce qu’on peut faire. Ici. Main tenant la vie, coeur portant la foi.

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Si l’espoir de l’humanité repose sur le retour de Jésus du ciel pour tout remettre en ordre, alors nous avons fait de la religion du report de nos responsabilités une pratique.
Les affamés ont besoin de bouffe maintenant.
Les persécutés ont besoin de protection maintenant.
La Terre a besoin de nos soins maintenant.
Personne ne devrait avoir à attendre que notre théologie atteigne son terme.

Jésus était déjà parmi nous.
Le monde est resté capable de cruauté, de domination et d’indifférence.
Sa présence n’a pas dispensé les hommes de leur responsabilité de devenir plus humains.
Croire en son retour ne l’exonère pas non plus.
Un monde organisé autour de la cupidité ne deviendra pas compatissant parce que ses habitants attendent une intervention surnaturelle.
Nous demeurons responsables de ce que nous tolérons, de ce à quoi nous participons et de ce que nous refusons de changer.

L’un des plus grands échecs du christianisme a été de faire de Jésus un substitut à la transformation humaine que sa vie exige.
La compassion devient un objet de culte tandis que les systèmes qui infligent la souffrance demeurent intacts.
Le courage est célébré dans le confort du conformisme.
La divinité est élevée au-delà de la portée humaine, excusant le refus de développer notre propre capacité d’amour, de vérité et de courage moral.
La révérence devient une…
Comment honorer sa vie sans changer la nôtre ?

J’ai déjà décrit cette alternative comme la découverte d’une « dimension céleste » en nous.
Aujourd’hui, je le dirais plus simplement : ce qu’on veut dire par sacré doit se concrétiser dans notre façon de vivre.
Un réveil intérieur qui laisse nos comportements inchangés ne change pas grand-chose.
Son essence se révèle dans le travail difficile de renoncer à la domination, de prendre conscience de notre capacité à nuire, de partager le pouvoir et de prendre soin de ceux dont la vie ne nous procure aucun avantage.

Le langage de Jésus, à la fois humain et divin, soulève une question que la doctrine occulte trop souvent : quelles profondeurs d’amour, de conscience et de responsabilité restent inexploitées en nous ?
Qualifier Jésus d’exceptionnel devient une échappatoire lorsque cela nous dispense de cultiver les qualités mêmes que nous prétendons vénérer.

On n’a pas besoin d’une autre promesse que quelqu’un d’autre rendra un jour le monde vivable.
On a besoin de personnes prêtes à faire ce travail ici, ensemble, sans garanties.
Quelles que soient nos croyances concernant un second avènement, la souffrance d’autrui est déjà un appel.
On a passé des siècles à se demander quand Jésus reviendrait.
La question la plus pressante est : quand est-ce qu’on va se manifester ?

— Jim Palmer, Inner Anarchy

DEDANS NOVEMBRE

Photo: Luc Vallières

salut lecteur/trice,

On s’est-tu manqués nous autres ? En tous cas, moi, nos rencontres entre les dignes lignes m’ont manquées un peu. Drôle comment en anglais ça se dit à l’inverse : I just miss you.

En portugais on dit : Saudades. Nostalgie. Quelle chance de pouvoir manquer la présence de bien-aimé.e.s. On se garde en nos coeurs. Là où ça compte.

Petit coucou de novembre. Premier novembre mais 65ème novembre de ma vie, mais toujours le premier ce challengeant novembre en route vers le grand blanc. Avec cette fameuse heure qui a bégayé, comme elle disparaît au printemps. Parait que c’est la dernière fois qu’elle bougera à ce qu’on dit. On verra ben. De toute façon, toujours de bonne heure que je vous écris, toujours à la bonne heure. Le bonheur de vous écrire, toujours.

De retour de notre petite virée dans l’ouest. Toujours ce que l’on souhaite aux young men. Et aux vieux et vieilles d’âmes.

Petit et court mais grandiose voyage. Pour revenir à la maison, encore et encore. Car on en revient toujours des voyages. Toujours de retour à la maison. Quand on arrête de courir après rien, et pour rien.

Première escale, quelques jours de conférence à Vancouver pour parler et entendre parler de spirit plant medicine. https://spiritplantmedicine.com/

Riche expérience et si bon d’être en présence de tant de personnes de qualité, dont quelques big names. Mais gens si humbles au fond. Belle expérience de vie cet échange. De retour à Vancouver après plus de 40 ans d’absence après y avoir vécu quelques années. La ville a boomé, et la pluie continue d’y tomber. Pour ça que j’en suis parti, Je préfère le blanc et le froid. Nordic Power.

Après notre week-end, comble de divin timing, j’ai eu la chance – et la malchance aussi – d’aller voir mon vieux chum Videha avec qui j’ai habité à Vancouver justement il y a 44 ans. Malheureusement c’est sur son lit d’hôpital que nous nous sommes rencontrés.

Ici dans des temps plus en forme.

Il a encore autant d’amour dans le coeur notre ami, mais aussi quelques tumeurs dans le cerveau. J’ai pu lui faire mes adieux. Émouvant. Touchant. Et pleurant.

Et grâce à une précieuse amie de là-bas, Wendy, qui s’occupe d’organiser les visites, j’ai pu m’arranger pour lui laisser quelques photos de notre beloved. Précieux portail en ces temps de passage.

Nous avons ensuite passer quelques jours dans les montagnes de Whistler, un peu au Nord, chez des amis de ma douce. Et m’y suis fait de nouveaux amis moi aussi. La belle vie quoi.

Et depuis quelques jours, de retour au bercail. Pour finir d’y préparer la maison et l’église pour l’hiver. Car l’hiver, ici, ça se prépare. Pour ce mois de novembre qui nous incite à rentrer en dedans, ce mois de l’ombre plus que lumière. Cette ombre qui nous permet de découvrir la lumière de l’humilité. Car contrairement à l’ours, on ne dormira pas ici dans les prochains mois, le temps du grand blanc. On s’apprête à plonger en soi et à parcourir de nouveau le chemin vers la lumière intérieure, la douce lumière en soie qui se cache en nos entrailles.

Car novembre n’est pas que le mois de la moustache.

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L’HUMILITÉ

L’humilité n’est pas une attitude
Une qualité de la personnalité
Une décision ou prise de position…

L’humilité est une compréhension !
L’humilité correspond à un niveau de conscience…
Alors surtout
N’essayez pas d’être « humble »

Ce ne serait qu’une autre position de l’ego
Pour vous faire apprécier de celles et ceux
Qui voient l’humilité comme une grande qualité…

Entrez dans le présent de votre vécu
Quel qu’il soit
Même dans le présent, le ressenti
De ce désir d’être humble…

Entrez en vous-même
Encore et encore
Et encore…

Observez simplement
Et laissez passer
Tout ce qui se présente…
Tout !

Ne vous arrêtez nulle part !
Lentement, de cette façon
Votre taux vibratoire va s’élever
Se raffiner
S’épurer…

Votre regard
Votre façon de voir les choses
Se transformera spontanément…

Observez et laissez passer
Jusqu’à plus rien
Jusqu’au silence primordial
Jusqu’à la présence lumineuse
De votre âme…

Épurée de tous ses habits terrestres…
Si vous plongez assez profondément
Tôt ou tard
Vous toucherez, ressentirez
Quelque chose de sacré
Une énergie plus grande que vous
Plus grande que ce petit moi
Qui veut et ne veut pas tant de choses…

Vous saurez alors
Vous comprendrez ce qu’est l’humilité…
Votre intellect, votre petit moi
Votre ego
Se prosternera
Devant tant de grandeur
De beauté
De lumière
D’amour…

Se prosternera naturellement
Et se confondra en larmes de gratitude
Pour avoir simplement eu la permission
De goûter
Ne serait-ce que quelques instants
À la divinité
Qui vous porte
Vous transporte…

– Claude Leclerc (Vismaya)

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Enwèye à maison

TEMPS DE VIE, TANT DE VIE

Photo: Luc Vallières

En préparation pour aller prendre part à une conférence sur la médecine des plantes qui a lieu à Vancouver ce week-end et présenter la lignée originelle de notre petite église dans la forêt et son évolution. Rare que je voyage désormais. À part le Brésil pour aller brasser notre thé et le ramener. Beaucoup de travail de recherche et de préparation depuis quelques semaines mais très instructif et éclairant quant à notre pratique spirituelle. J’en apprends des masses.

Et j’apprenais hier qu’un ami de longue date, qui vit à Vancouver justement, mais qui a passé ses étés avec nous au Lac Carré depuis plus de 40 ans, et qui venait encore nous visiter jusqu’à l’été dernier, est à l’hôpital dans un état critique qui laisse peu d’espoir pour une longue suite. Je dois aller le visiter lundi matin après la conférence si Inch Allah et que Dieu le veut.

Grosse batch de vie ces jours-ci. Intense, vibrante, bien réelle même si pas si évidente avec ces deux gros événements qui se juxtaposent. Mais on continue à respirer, on se prépare à tout et on espère le meilleur. Prepare for the worst, hope for the best disent les zanglos selon un autre angle de langue.

Alors je vous fausserai compagnie pour de vrai pour quelques jours chers lecteurs/trices et prendrai peut-être quelques photos pour vous car après nos 3 jours de conférence et la visite de notre ami à l’hôpital lundi matin, on ira passer 3 autres de vacances dans les montagnes à Whistler chez des amis de ma douce. On se la coulera douce justement.

On a une amie qui vient prendre soin de nos petites maisons et de notre nouvelle minoune.
Merci D.

D’ici à ce que l’on se reparle, je vous la souhaite bonne la vie. No sweat, comme ils disent aussi dans l’autre angle de langue.

Et si vous êtes curieux/ses : https://spiritplantmedicine.com/home

Sioux soune babounes

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La vertu de prudence se manifeste avant tout par le discernement.
En tout domaine, il est indispensable de savoir démêler le vrai du faux, de distinguer le bien et le mal, l’absolu et le contingent, le réel et l’illusoire, le temporel et l’éternel, l’essentiel et l’accessoire, le psychisme et le spirituel, la louange et la flatterie, les alliés et les faux amis, l’inspiration supérieure et les voix démoniaques, la lumière et les ténèbres…
Au fond, le discernement, c’est l’amour de la clarté.

– Jacqueline Kelen via Cristina RJ

PTITS MOTS VERS LA CHINE, ET AILLEURS

Fais toujours de ton mieux, peu importe la taille de ton audience

Mes statistiques m’indiquent que j’ai un.e lecteur/trice en Chine. Nicing !

C’est soit une vraie personne, avec de vrais yeux, ou un logiciel algorithmé qui m’espionne, je n’en sais rien. Mais si c’est vous, ou toi, fais-moi signe OK ? ça va me faire plaisir de nous savoir liés d’une façon certaine. Merci. @ atisupino@gmail.com

À – presque – chaque nouveau jour de semaine que la vie nous offre, j’écris par ici. Petit coucou quotidien le ptit coucou de rien. Coucou du coup.

J’écris par amour, par habitude, par plaisir.

J’écris, mais pas nécessairement pour dire quoi que ce soit qui importe tant. Rien n’importe tant. Rien de très important la vie. Et en même temps, tout y est dit. Alors ces quelques mots foufous, petits mots lousses du ptit mousse.

J’écris mes petits riens, j’écris tout plein. J’écris tout doux.

En fait, je cries tout doux. Sur écran néant, je dépose ces quelques mots doudoux.

Et si mes mots se rendent vraiment jusqu’en Chine, alors je crées un party chinois.

J’écris d’en dessous de vous. Jusque chez-vous, un peu partout. Un peu, qu’un peu, car mon auditoire est tout petit. Normal, j’écris pour rien. J’écris rien que pour vous. Et un peu beaucoup pour moi itou.

j’écris pour moi, mais aussi pour vous, les quelques-un.e.s qui daignez me lire. Lire mes délires et mes tirades, délires et marmalades. Portons un toast alors ! Cheers, post et prost !

Je n’écris pas par obligation, quoique quelque chose d’inconnu en moi, et de moi, me pousse à taper ces quelques lettres qui formeront ces quelques mots qui vous rejoignent jusqu’ici dans cet espace commun, et partagé à distance. D’écran à écran, de doigts à yeux, de coeur à coeur.

Et sans blague, ceci est mon blogue, mais ceci est aussi notre lieu de rencontre à l’occasion. Bar virtuel.

J’aime écrire petit car j’apprécie l’intimité de nos fréquentations un brin impersonnelles. Je ne voudrais pas tant être lu par des masses. Toujours un peu inquiétantes les masses. Qu’elles soient corporelles ou sociétales.

Jamais je ne ferais écrire mes textes par une machine, peu importe qu’on la dise intelligente, artificielle ou naturelle.

J’aime trop écrire mon humanité à la main, par humanité. Par et pour tenter de faire se rejoindre notre humanité partagée. Seul.e.s ensemble.

Parfois, je vous imagine portant vos yeux sur mes mots et je me dis que nous sommes liés, ensemble, reliés par les mots qui ne sont déjà plus miens lorsqu’ils sont rendus chez-vous. Car vous en faites ce que vous voulez et oui, je l’avoues, parfois sûrement ce que vous pouvez.

En espérant que mes mots vous rejoignent, vous les quelques-uns qui prenez la joie de les lire. Ça ne vaut pas la peine, ça vaut la joie. J’espère. Car j’écris pour rien d’autre que pour le plaisir, pour découvrir tout juste avant vous ce qui se dégage de moi.

Vous êtes un tout petit auditoire. Je peux presque vous compter sur mes doigts, de mains et de pieds. J’écris comme un pied et je vous donne la main avec mes mots.

Avec vous, je n’ai pas à faire de mon mieux. Je peux ne rien faire de mieux que laisser parler mon coeur. Sans vraiment savoir ce qu’il veut dire, ce qu’il a à dire, ce qu’il veut communiquer.

Mais en vérité, mon coeur ne veut pas vraiment communiquer, il ne désire que communier. Rendre commune une présence universelle qui nous relie, déposée en chacun.e. de nous, moi, et vous qui me lisez.

Les mots lient les gens qui sèment… des mots. Du coeur aux doigts, des doigts au clavier, du clavier à l’écran et ousssshhh… dans le vide du grand sans fil, et à la grâce du Web.

Et voilà que ces quelques mots ont réussi à vous rejoindre, à vous joindre et à nous joindre.

Entre deux joints, on ne devrait pas faire quelque chose. Entre deux joints, il n’y a rien à faire d’autre que de lire ce petit délire sans malice, et sentir que sous les mots se cache un désir de contact, une tentative de connection.

Ancre de Chine, encre d’échine.

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[…]
En l’amitié de quoi je parle, elles [nos âmes] se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes.

Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut s’exprimer qu’en répondant: « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. » >>

– Montaigne, Les Essais, Livre I, chapitre XXVII « De l’amitié via mon ami AG


VIVRE, INTENSÉMENT, ET TOTALEMENT

La vie est courte. Brise les règles, pardonne rapidement, embrasse lentement, aime sincèrement, ris à en pisser dans tes culottes, et ne regrette jamais rien de ce t’a fait sourire.

La vie est courte.

Sauf à l’urgence, et quand on attend l’autobus à moins 20.

Brise les règles…

Mais ne heurte personne, ni toi, ni autrui, et ne te fais pas pogner…

… pardonne rapidement…

je sais, pas toujours facile, surtout si on a tendance à entretenir de la rancune et à avoir la mémoire longue, et vive. Mais tout le monde fait des erreurs, et dit des choses qu’il ou elle regrette plus tard. Et souvent, les gens qui nous blessent ne le savent même pas.

Alors si les ami.e.s. sont importants, on prend le temps de clarifier et de se réconcilier, mais si pas tant que ça, on laisse aller car on ne veut pas ruminer de vieilles histoires trop longtemps right ?

… embrasse lentement…

Embrasser comme prendre dans ses bras, assumer et accueillir tout ce que la vie nous offre ou nous impose.

Quant au terme qui est sur toutes les lèvres, il s’adresse davantage à ta blonde ou ton chum, mari ou femme, amoureux amoureuse, ou tout autre terme qui fitte la description de tâche du coeur affectif.

Sinon, serre tes enfants, dans tes bras ou sur ton coeur, fais des accolades ou serre des mains, démontre ton amour, ton amitié et ton appréciation avec entrain et sans mesure, mais avec respect et délicatesse. Ne soyons pas too much pour les gens plus réservé.e.s.

Et exprime-le en masse, mais pas trop. Car trop c’est comme pas assez. Si important de se savoir et se sentir aimé.e, apprécié.e et de l’exprimer. On ne sait jamais quand on va partir d’ici.

… aime sincèrement…

Ah ici, c’est un peu plus délicat car qu’est-ce que l’amour me direz-vous ?

L’amour a le dos large, et la couenne sensible, et le coeur débordant. Le coeur veut aimer. J’imagine qu’on doit aimer avec son coeur et laisser sa tête de côté un peu, aimer sans raison, ou aimer pour toutes les raisons du monde, surtout les déraisonnables. Car comme on dit, on n’empêche pas un coeur d’aimer.

Alors donnons-lui carte blanche, laissons-le aimer d’emblée. Donnons la chance à tous les coeurs. Même si ça a déjà fait mal, même si ça fait parfois un peu peur de s’ouvrir le coeur ainsi. On dit que c’est au coeur de notre coeur que réside notre âme. Let’s find out.

… ris à en pisser dans tes culottes…

Pas vraiment la bonne traduction mais quand on se rend jusque là, on peut dire qu’on a déjà été total.e au moins une fois dans sa vie. Et un peu tata aussi, mais c’est si bon de dépasser les bornes… fontaines. Et on peut toujours se changer. Comme a dit un de mes amis jadis, cette expérience m’a r’viré dans mes shorts ! Anyway, avec l’âge cet enjeu se rapproche de plus en plus. Humilité. Et humidité relative. Et on vend plus de couches pour adutes que celles pour enfants au Québec désormais.

Rions en coeur…

… et ne regrette jamais rien qui t’a fait sourire.

Sourire, et rire. Mais pas rire du monde, pas rire des autres. Jamais payant karmiquement de rire d’autrui. De toute façon, ça nous revient toujours en plaine face. Et c’est de soi-même qu’on doit rire en premier lieu car on se voit aller et on n’a pas toujours d’allure. Nous on le sait. Comment va le dicton déjà ? Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand chose. Alors avalons toute la vie.

Et tiens, tant qu’à faire, allons-y all in…

Deviens si plein d’amour que ta présence devienne un repaire pour ceux et celles qui ont oublié où est la maison.

Comme on dit aussi: Home is where the heart is. De là que ça part.

Et si jamais votre coeur a déjà été brisé et qu’il a peur de passer au bat, une vision créative ici, un de nos classiques sur cette page, et comme on sait we’re all on the same page en matière de coeur, gracieuseté de cette chère Gangaji.

DE L’EAU D’ICI ET DE L’EAU DE LÀ

Nous, les humains, portons en général cette tendance à toujours – OK OK peut-être pas nécessairement toujours mais souvent quand même non ? – sous-estimer notre propre pouvoir d’action face au changement et à attendre de l’aide en provenance de l’extérieur.

Que ce soit pour certains via le retour promis et attendu depuis 2 000 ans de Jésus, pour d’autres par le soutien des Anges, des Archanges ou d’autres êtres divins ou encore par la prétendue venue prochaine des extra-terrestres, name it, notre rédemption viendra d’ailleurs.

Et peu importe comment nous imaginons les Êtres d’ailleurs, nous faisons probablement preuve d’atnhropomorphisation. Car on sait bien que les humains ont toujours crée leurs Dieux à leur image. Ou un peu différents.

D’un côté, on attend que l’aide vienne d’ailleurs, on s’attend à ce qu’elle vienne d’ailleurs. Comme si on ne pouvait pas nous-mêmes changer les choses. Remarquez, à voir l’état actuel de notre monde et des solutions proposées par le politique en regard des grands monopoles corporatifs, on pourrait en douter en effet. La planète chuchote de moins en moins bas. Peut-être d’elle que le changement se manifestera d’ailleurs.

Évidemment, il n’y a rien de mal à s’ouvrir à plus grand que soi. Au contraire. Car nous ne sommes que des petites bibittes plus ou moins in/signifiantes dans ce grand buffet tout inclus. Des petites poussières d’étoiles. De simples petits tas.

Et en même temps, si nous n’y étions pas, peut-être que rien n’y serait non plus ?

Un grand jeu de tout ou rien la vie.

Nus avons besoin de nous sentir soutenu.e.s par plus grand que soi, en reliance, quelle qu’en soit la forme ou la nature, comme nous avons besoin de prendre l’entière responsabilité du changement dans nos vies. Aide-toi et le ciel t’aidera dit-on. Entre les deux, nos coeurs balancent. Nos têtes aussi.

Mais c’est peut-être justement en nous tassant du chemin, en faisant de la place, que nous pouvons laissons passer plus que grand que soi ?

Qu’ils ou elles se nomment Dieu, Grand Esprit, la Vie, l’Existence, le Grand Vide, les créatures célestes ou autres êtres de l’au-delà.

Car l’au-delà est aussi d’ici, ici bas. En soi, et en dehors. Partout.


Le plus beau jour de ma vie – ma nouvelle naissance en quelque sorte – fut le jour où je découvris que je n’avais pas de tête.
Je découvris instantanément que ce rien où aurait dû se trouver une tête, n’était pas une vacuité ordinaire, un simple néant.
Au contraire, ce vide était très habité.
C’était un vide énorme, rempli à profusion, un vide qui faisait place à tout – au gazon, aux arbres, aux lointaines collines ombragées et, bien au-delà d’elles, aux cimes enneigées semblables à une rangée de nuages anguleux parcourant le bleu du ciel.
J’avais perdu une tête et gagné un monde.
– Douglas Harding, Vivre sans Tête

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Vous n’avez pas de Visage ; c’est le miroir qui vous en donne un.
Imaginez un monde sans miroirs.
Vous y êtes seul.
Pas le moindre miroir à l’horizon, pas même celui que constitue le regard d’autrui.
Vous êtes seul sur une ile déserte, où rien ne peut refléter votre Visage.
Aurez-vous alors encore un Visage ?
Et même un corps ?
Vous ne pouvez pas en avoir un.
Nous ne nous connaissons que par l’intermédiaire d’autrui, et autrui ne connaît que notre forme extérieure.
C’est pourquoi nous nous identifions à elles.
– Osho, Le Livre des secrets

Seuls ceux et celles qui sont capables de voir leur vrai visage sans un miroir, seront capables de voir leur vraie nature.
Quelle sorte de vision est-ce là ?
Voir sans le miroir est voir non pas avec des yeux qui voient des objets mais en tant que CELA qui voit, c’est l’introspection ou inspection de la conscience par elle-même, là où il n’y a personne qui regarde.
Voir vraiment n’est pas seulement un changement dans la direction de la vision, mais un changement en son centre même, dans lequel le voyant lui-même disparaît.
Pour que l’illumination ait lieu, le percevant doit juste se retourner et s’éveiller au fait qu’il est «face à face» avec sa propre nature – qu’il/elle est cela.
Le chercheur spirituel trouve finalement qu’il était déjà à destination, qu’il est lui-même ce qu’il cherchait et qu’il était en fait déjà à la maison.
– Ramesh Balsekar

3 citations ci-haut via Lucien Pallioti

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JE ME SOUVIENS ?

Vous êtes ici sur terre en ce moment car vous l’avez choisi. – Bashar

Oui oui, on a choisi d’être ici. Tu t’en souviens toi aussi ? Moi non plus, pas toujours en tous cas.

Se souvenir, mais de quoi juste ?

Ici, au Québec, on nous rappelle de se souvenir jusque sur nos plaques d’immatriculation pour ne pas qu’on oublie.

Mais comme on dit, la mémoire est une faculté qui…

Maudit, j’aurais dû l’écrire aussi.

Le plus grand mensonge que je me conte à moi-même est que je n’ai pas besoin de le mettre sur papier. Je vais m’en souvenir.

Avec notre faculté qui… de plus en plus faiblissante, c’est de quoi se souvenir qu’ils auraient dû écrire sur nos plaques, pas ce sacré slogan flou. Mais on va prendre note.

Tatie, ton thé t’a-t-Il ôté tatoo ? Excusez-là.

Mais dis-moi chère plaque d’immatriculation, ne pas oublier quoi au juste ?

Que la beauté vient sous diverses formes et tailles ?

Que de nombreuses batailles ont eu lieu sur ce territoire volé à des gens qui y vivaient déjà depuis bien longtemps avant que les Européens n’y débarquent ?

Que nous sommes un fantôme conduisant un squelette recouvert de chair et composé de poussière d’étoiles chevauchant une boule de matière filant à travers l’espace ?

Et que nous n’avons rien à craindre ?

Que nous vivons de nombreuses vies, affublés de nombreuses identités changeantes et que nous nous réincarnons à répétition ?

Pourtant, que faire du passé ? Ou devrait-on dire des passés ? Car le passé, même si on le juge souvent imparfait, le passé est toujours recomposé, de mémoires et de souvenirs. On dit même qu’en modifiant notre façon de concevoir le présent, ça ré-interprète ce que l’on a vécu. Pensez-y, mais pas trop car mon roman photo continue. Vous vous en souvenez de ces multiples photos avec des bulles de texte ? Comme des bandes dessinées avec du vrai monde.

Certains disent que le secret du changement ne consiste pas à combattre le vieux, mais à mettre l’emphase sur bâtir l’avenir.

Au fond, peut-être qu’on devrait se souvenir que le vrai présent, le grand cadeau est squeezé entre le passé et l’avenir mais qu’il est fuyant et changement, tout le temps. On doit l’attraper au vol et le laisser filer… et filer avec. Pour feeler un bon cotton.

Ou rider le feeling ou sinon c’est lui qui nous ridera. Et nous ridera.

Car comme l’affirme ci-bas Paulo Coelho, un jour on se réveillera et il ne restera plus de temps pour faire les choses qu’on a toujours rêvé de faire et qu’on doit les faire maintenant.

Car notre mort surviendra un jour ordinaire, avec une to-do-list incomplète, et le monde continuera de tourner sans nous. Alors vivons un peu. Ou beaucoup beau cou.

Non non je ne suis pas insignifiante cria la petite poussière…

Relaxe tipit, relaxe la vie prend soin d’elle-même, tu n’es même pas nécessaire.

Ah, je viens de me souvenir grâce à ce reminder que l’on vit dans un monde dans lequel les baleines sortent les autres animaux des eaux pour les protéger des prédateurs, que les corbeaux organisent des rites funéraires, où les arbres partagent l’eau aux plus faibles par les racines en temps de sécheresse, que les dauphins se donnent des noms, que les loups de mer se donnent la main quand ils dorment pour maintenir le contact et qu’un groupe de personnes assis ensemble en silence dans un état d’amour peuvent significativement faire diminuer le taux de violence autour d’eau.

Vous vous souvenez des corbeaux ? J’en parlais ici hier.

Tout ce blabla, mais je voulais vous dire quelque chose d’important. Schnout, j’ai oublié. Je vais aller contempler ma plaque d’immatriculation.

Ah non, j’ai retrouvé. Merci Osho.

L’amour, toujours l’amour.

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Vivre, cela signifie pour nous : changer constamment en lumière et en flamme tout ce que nous sommes ; de même aussi, transformer tout ce qui nous frappe ; nous ne saurions absolument pas faire autrement.
– Frédéric Nietzsche (le gai savoir) via Jean Gagliardi

… et dernier friendly reminder de notre ami Bashar :

CIRCONSTANCES ET INTERPRÉTATIONS VARIABLES

Tu ne peux pas être en synchronicité avec la Source tout en maintenant une attitude négative, parce que la négativité est une expérience de résistance à ce qui est.

La situation en tant que telle n’induit pas la résistance, c’est plutôt la signification et le sens que tu attribues à la situation qui engendreront la résistance.

Ainsi le fait de changer ta perspective modifie la croyance que tu entretiens face à ce que la situation révèle de toi ou de ta vie, et lorsque l’interprétation change, la résistance se dissout et ton alignement naturel se manifeste de nouveau.

On ne peut changer ce qui est. Une simple évidence. Ou l’est-elle si évidente ?

Car si on peut changer notre perception de ce qui est, ne change-t-on pas un peu ce qui est ?

En ces temps de réalités virtuelles, de fake news et d’intelligences de toutes sortes – quoi que pas toujours si intelligentes ces diverses formes d’intelligences au fond – la réalité et la vérité sont devenus des concepts malléables, changeants, flous, extensibles et manipulables.

On peut désormais faire dire à peu près n’importe quoi à n’importe qui et la plupart d’entre nous n’y voit que du feu. Ou, plutôt, du vrai, ou du faux. Souvent, désormais, on ne regarde même plus les choses qui se présentent à nous, on essaie plutôt de distinguer si c’est du IA ou du fait main. Rien comme nos sens pour nous donner une autre perspective.

Donc tout ce qui est, tout ce que l’on voit et perçoit du moins, dépend du regard que l’on porte sur ce qui se trouve à l’extérieur de soi, de nos sensations de ce qui est. Pour cela qu’il est plus simple de se trouver en présentiel, on a accès à plus de repères.

Par exemple, on dit qu’un regard d’humain et celui d’un corbeau sont très différents l’un de l’autre. Raw Raw Raw…

Saviez-vous que les corbeaux nous semblent noirs parce que nos yeux filtrent les rayons UV. Alors qu’eux, avec la vision UV, ils se voient les uns les autres dans un spectre scintillant de bleus, de violets et de verts.

Pauvres corbeaux daltoniens si un telle badluck cornélienne existe.

Et encore ici, on nous fait voir le regard du corbeau tel que compris par les humains. Décidémment, on ne sortira jamais de l’anthopomorphisme. Mais on ne verra plus jamais un corbeau de la même manière non plus right ?

Mais pour en revenir à notre situation de simples humains simples d’esprit, il nous incombe à chacun.e. de porter une attention particulière à nos perceptions comme à nos interprétations des événements dans lesquels on se trouve ou se retrouve.

Là repose une bonne partie de notre pouvoir de création, comme de réaction, ou de réponse pour être plus juste.

Ce dicton amérindien affirme d’ailleurs que nous ne pouvons qu’être ce qu’on se donne le pouvoir d’être.

Ou dit autrement, j’imagine que l’on pourrait affirmer que l’on peut être tout ce qu’on se donne le pouvoir d’être. Avec certaines nuances j’imagine que la vie saura bien nous indiquer

Et pour compléter ce petit blabla sur les différentes réalités, je laisse la parole à Bashar qui est très catégorique:

INFINIE GRATITUDE

Selon la recherche sur le cerveau humain:
Le fonctionnement du cerveau ne peut maintenir simultanément un état de sincère gratitude et un état d’anxiété, et cette incompatibilité neurologique est l’un de
s outils les plus pratiques mais aussi l’un des plus sous-utilisés disponible pour apaiser un esprit anxieux.

Alors gratitude gratitude gratitude. Même si au début on doit faire semblant. Faire comme si, et éventuellement la gratitude viendra. Car ça ne sera pas long qu’en pratiquant avec lucidité et objectivité, la gratitude deviendra sincère. Car nous sommes si choyés et privilégiés que si on ne le réalise pas éventuellement en contemplant objectivement nos vies, malgré les obstacles et les défis, on ne la mérite peut-être pas cette gratitude.

Pour la plupart, nous avons un toit, de la chaleur en hiver, de l’eau et de la nourriture, des êtres chers autour de nous, peu importe le nombre et en soit, cela est plus que juste et bon. Et on vit avec pas de guerre. Cela est un grand privilège. Et si on ne peut apprécier, on n’a qu’à se comparer même si on nous dit de ne pas se comparer. Car lorsqu’on se compare, on peut non seulement se consoler, on peut surtout apprécier tout ce que la vie nous offre sans qu’on ait rien demander de plus. On en a déjà plus qu’assez.

Apprécier sa vie, et ensuite contribuer à ce que tout le monde ait des conditions au moins semblables aux nôtres. Pas nécessairement changer le monde de bout en bout, simplement faire de son mieux et quelques bonnes actions ici et là. Aider un peu autour de soi. Contribuer, à sa mesure, à la mesure du possible.

L »esprit humain, par sa volonté et son pouvoir d’imagination, peut nous permettre d’interpréter ce que l’on voit et reçoit dans la vie comme suffisant ou comme un manque. Là réside l’un de nos grands pouvoirs magiques nous les humains. La capacité de transformer ce qui nous arrive, ce qui arrive jusqu’à soi, constitue un passe-partout vers la libération, l’appréciation, la liberté.

Mais c’est aussi un couteau à double tranchant si mal utilisé car ça peut facilement se transformer en avidité.

L’avidité est un puits sans fond qui pousse la personne dans une quête infinie d’effort sans fin pour satisfaire un besoin sans jamais obtenir satisfaction.
– Erich Fromm

Essentiel donc de se satisfaire de ce que la vie nous offre. Sinon malheur garanti.

Et d’accepter ce qui est. Et faire des efforts sincères si on veut obtenir quelque chose en particulier. Sans attente, sans pression. Et que sera sera.

Nous créons tellement de souffrance en essayant de ne pas se sentir inconfortables. La tristesse vient. La colère vient. La peur vient. Laisse-les passer. Tu n’as pas à y construire ta maison.
– Patricia The Love coach

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Laissez-moi vous redire que ce lâcher-prise n’est pas une petite affaire, qu’il s’agit vraiment d’une mort.
C’est une mort qui doit être réussie, c’est-à-dire conduire à une vie plus vaste et non pas à une mutilation, une dépression, une frustration – mais c’est une mort.

On s’en rend compte peu à peu, à mesure qu’on commence à progresser sur un vrai chemin.
Si bien que vient un moment où les illusions sincères du début sont tombées et où l’on se trouve dans cette situation que tous les disciples ont traversée : « une part de moi a peur et refuse d’y aller et pourtant j’y vais », à l’image du Christ qui s’est rendu à Jérusalem en disant, pour l’édification de deux mille ans de chrétiens : « Père, épargne-moi cette coupe si possible, mais qu’il soit fait selon Ta volonté. »
Chacun doit passer par cette étape.

– Arnaud Desjardins

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Il convient donc de définir ce qu’est un homme intègre.
Il ne se contente pas de ne pas voler ni mentir, ni dissimuler, il est un être de rigueur auquel on peut se fier.
Sa rectitude est une alliance entre la force et la justice.
Honnête et désintéressé, il se montre inachetable, incorruptible, quelles que soient les tentations de pouvoir, de richesse ou de notoriété.
Il est aussi cohérent, sans contradiction entre ses propos et son comportement, autant dire qu’il est un, sans mélange ni partage.

Et il se conduit de la même façon lorsqu’il est seul que devant témoins.
Il a le courage de dire la vérité en toutes circonstances et la force de la faire triompher.
Ou de mourir pour elle.
Il a horreur de la futilité et de l’à-peu-près, des profiteurs et des parasites, des compromissions éhontées et des misérables petits arrangements auxquels se livrent tant d’êtres humains ordinaires.

Il a le sens et même la passion du devoir, le culte de l’amitié fidèle et sans complaisance, et il n’hésite pas à rompre, en s’expliquant franchement , un lien qui devient factice et se détériore.
Son but dans la vie n’est pas de se faire des amis, d’être courtisé et louangé, mais, pour lui, pour I’honneur, il se veut exemplaire même s’il reste incognito, loin de tout public.
Son jugement est sûr, il ne tergiverse ni ne se reprend, car l’homme intègre n’a pas peur de déplaire ni de se retrouver seul à défendre une cause seul face à l’opinion générale.
Pour lui, la question n’est pas d’avoir raison, mais de s’ajuster au mieux à la vérité supérieure qui éclaire sa conscience.

Jacqueline kelen (« Le jardin des vertus »)

RIEN DANS LES MAINS RIEN DANS LES POCHES

Tu crains de perdre ce qui ne t’a jamais appartenu. Rien ne t’appartient d’autre que ton propre voyage.
– Shams Tabrizi

Hier, on échangeait entre nous sur notre groupe de méditation en ligne à savoir si, après toutes ces années à chercher à savoir qui on était, à se fouiller les entrailles de fond en comble pour se se trouver, se connaître, un peu, ou un peu plus du moins, où l’on en était. Pas si clair si on se connait plus ou mieux qu’avant. On se méconnait moins qu’avant peut-être tout au plus.

Et ce qui montait pour moi était que plus je cherchais, moins je savais.

Oh, je sais mieux qu’avant qui je ne suis pas, qui je ne suis plus, et même qui j’ai déjà pensé être mais qu’au fond je n’ai jamais été. Multidentités. Qui nous sommes et qui on pense être sont deux choses très différentes. En fait, peut-on vraiment être qui nous pensons être ? Ou ne sommes-nous pas qu’une pensée de qui nous pensons être ? Je pense donc suis ? ou ne puis-je être que ce que je pense être. Vous la pognez à peu près right ? Pas plus que moi, c’est OK. Complexe la quête de soi quand même. Pas certain qu’on va tout comprendre.

Dis-moi qui tu n’est pas et tu sauras un peu plus qui tu es. Kind of…

J’observe certaines personnes en dehors de moi et je sais très clairement que je ne veux surtout pas devenir comme eux. God forbid. Habituellement, ce sont des ils, qui ont beaucoup d’argent, du prétendu pouvoir sur autrui, mais ils dégagent quelque chose que je ne désire surtout pas devenir. Merci pour l’anti-direction messieurs les big shots de mes deux. Vous servez au moins à ça, à nous montrer ce que l’on ne veut surtout pas devenir.

Quand on cherche à se connaître, on pense qu’on va rencontrer quelqu’un, ou du moins quelque chose. On part avec une idée en tête. Bon chance. On cherche une sorte de noyau dur, notre visage originel, ou une petite part de Dieu en soi. Or something. Mais au fond, à force de chercher, de se chercher, on ne fait que courir après du vide, on ne fait que poursuivre qu’un bout imaginaire de Dieu, comme le chien qui court après sa propre queue. Ça risque de faire si on réussit à la mordre.

Pas certain si on peut réussir à se trouver en fait. Peut-être une grosse joke tout ça, qu’une grande course dans le vide. Il me semble que le chemin passe danvatage par un laisser-aller que par une acquisition de connaissances. Peut-être un peu d’expérience peut s’acquérir, amis surtout une perte d’illusions.

Il me semble qu’on ne peut pas se trouver, on ne peut que laisser tomber qui nous ne sommes pas, en abandonnant nos illusions, nos idéaux un peu trop illusoires et romancés, nos multiples idées pré-conçues. On ne peut que se découvrir car une investigation lucide et réaliste de ce qui regarde en soi.

Car si nous n’étions rien au début de la vie, très possible qu’on ne soit pas beaucoup plus à la fin. On ne fait que passer. Car la ligne d’arrivée n’est peut-être que la ligne de départ ?

À force de chercher en dehors de soi, on se rend compte que la quête nous mène de plus en plus en soi.

Nous sommes un témoin de la vie qui passe, autant en soi qu’à l’extérieur. On se rend compte plus qu’on se rencontre. Car nous sommes soit JE, soit MOI. Tout part de JE, fait le tour du monde et revient à MOI. On ne peut peut-être pas vraiment être les deux à la fois. Je suis, ou tout est moi ?

Que quelques questions fofolles pour titiller le mental.

On ne peut jamais réellement se connaître tout à fait car on change sans arrêt, tout le temps, sans cesse. Nous sommes changement constant, du moins témoins du changement constant qui prend place en soi comme en dehors. Ce qu’on appréciait peut-être jadis et qu’on pensait nous appartenir, on n’apprécie plus nécessairement aujourd’hui car tout change, tout flow.

Nous sommes des observateurs/trices du monde entier, de l’évolution du monde. Évolution, dévolution ou révolution ? La question se pose. Le changement du monde perçu du moins. Pour le meilleur ou pour le dire.

Toujours plus facile de regarder vers l’extérieur car en soi, c’est souvent noir, sombre et inconnu. Et s’enfarge dans le mental qui roule à toute vitesse, droit devant comme en rond. Là qu’est la première paix à faire. Celle avec son propre mental qui est un excellent esclave mais un impitoyable maître, si on le laisse prendre le contrôle.

Et à force d’investiguer, à force de se faire une place en soi, de s’y tracer un chemin, on commence à trouver un ou des endroits pour s’y réfugier, un ou des endroits d’où regarder le monde aller, à l’abri du show out there, au chaud en soi, repère en soie.

Au fond, nous ne sommes peut-être que des fenêtres ouvertes sur le monde, par lesquelles tout passe si on n’accroche pas, si on ne les condamne pas. Les fenêtres, comme les situations. Mais comme on accroche toujours à certains endroits plus qu’à d’autres, on doit s’arrêter où ça bloque, où ça coïnce, et regarder, sentir, réfléchir. Fléchir, et réfléchir. Et y respirer pour faire passer l’air du temps.

Nous ne sommes peut-être qu’un tas de noeuds pas encore défaits, pas encore dénoués, ni dédouanés. Pris à la frontière entre le connu et l’inconnu. Petit moi et nain connu.

Peut-être sommes-nous au fond qu’un gros noeud à défaire, de vieilles histoires qui se sont réincarnées à notre naissance, revenues dans notre ADN, des histoires que l’on traîne depuis de nombreuses années ou vies, et qui demandent résolution.

On cherche des solutions quand on fond ce dont a besoin sont peut-être plutôt des résolutions à des conflits ancestraux non-résolus.

Ci-bas, quelques témoignages de sages autochtones qui nous éclairent sur notre relation avec la nature. Car nous ne sommes ni plus ni moins que des éléments de la grande nature, des enfants de la Terre, là où notre corps retournera éventuellement, en terre, ou dans les airs.

Quant à notre âme, encore le grand mystère. Ce que nous sommes peut-être ?