
Guérir est un gros mot je trouve. Un mot infini. Un processus. Qui consiste simplement à prendre la vie comme elle vient, à accepter tout ce que l’on vit, tout ce qui s’y passe, tout ce que l’on ressent. Sans tout comprendre, sans compliquer quoi que ce soit, sans chercher la faute à l’extérieur de soi, sans chercher de faute tout court en fait, mais plutôt la solution quand ça coince. Et à profiter du moment, de chaque moment, tout simplement.
Et à faire en sorte que tout le monde puisse faire de même. Mais sur cela, on n’a aucun contrôle alors commençons par soi et on verra bien pour les autres. Mais peut-être au moins se soucier du sort du monde, et non seulement du nôtre constitue un bon début.
Et dans guérir, il y a rire. Ben, presque. Rire de soi en tous cas.
Guérir est la job d’une vie. Guérir ne concerne pas seulement la maladie, ça vise aussi à se sentir mieux, de mieux en mieux. À comprendre et intégrer ses propres traumatismes, ses petits et gros malaises existentiels, comme ceux de la famille de laquelle on provient car on ne nait pas tout à fait tabula rasa. L’héritage arrive peut-être plus au début de la vie qu’à la fin.
Mais souvent, cela on ne le découvre qu’en vivant, et qu’après maintes introspections et répétitions de comportements inapropriés. Veeresh disait qu’on apprend par chocs ou par répétitions.
Alors patience et persévérance chers ami.e.s lecteur/trices hein ?
De même qu’ouverture et acceptation de tout ce qui monte et pop up au fur et à mesure que la vie se déploie en nous et autour chaque matin que la vie amène. Morning has broken chantait Steven Demetre Georgiou, aussi connu sous le nom de Cat Stevens, qui est devenu Yusuf Islam. What’s in a name ? Amen la vie !
Mais trop souvent dans notre monde hyper individualisé, superficiel et capitalismé à outrance, c’est cette situation qui prédomine :

– George Carlin
Chacun pour soi et au yable le bien commun. Quand même, so far so good malgré cette folie passagère. Surprenant que le monde tourne encore aussi rondement malgré les multiples philosophies de chambres d’échos, et de commerce.
Depuis quelques jours, j’ai beaucoup travaillé sur le terrain autour de la maison et en forêt. Quel plaisir de prendre soin de sa mère. Mamma Mia ! Mama Terra !
Pendant mon intensif en nature, j’ai bien vu passer quelques vieilles nouvelles in between. Un peu plate et redondant notre monde non ? Un vrai film de série bébé. Gros bébé. Même si on en a parfois bien envie, on n’abandonnera pas la game sociale. Mais parfois, je nous trouve très décourageants, nous les humains. Notamment les gens d’en bas.
Avec la neige qui fond et la vie qui revient, tant de soin à apporter au vivant, à la nature, à la vie. Et tant de good feelings qui en résultent ce faisant. Alors on va laisser les ptites vues plates aux intéressé.e.s, aux amateurs et aux critiques. Ici, la vue et la vie se passent dewow.
Comme le dit Mme Macy : Parce que la relation entre soi et le Monde est réciproque, il ne s’agit pas de tout d’abord s’éveiller ou d’être sauvé avant d’agir. En agissant à guérir la Terre, la Terre nous guérit. Personne ne doit attendre.

Je prêche pour ma paroisse. Celle de la Terre, la nature, l’environnement comme on dit parfois.
Mais ça m’a fait tellement de bien de faire du ménage que je ne veux que continuer. Car en effet, quand on prend soin de Mama, quand on écoute et qu’on regarde les oiseaux, quand on sent la vie vibrer autour, c’est avec soi qu’on reprend contact. Ma Mamma à moi.
Alors aujourd’hui, je vais continuer car infinie la guérison.
Et j’irai googler cet artiste demain quand il mouillera. Hiramatsu Reiji





























