
Le fonctionnement du cerveau ne peut maintenir simultanément un état de sincère gratitude et un état d’anxiété, et cette incompatibilité neurologique est l’un des outils les plus pratiques mais aussi l’un des plus sous-utilisés disponible pour apaiser un esprit anxieux.
Alors gratitude gratitude gratitude. Même si au début on doit faire semblant. Faire comme si, et éventuellement la gratitude viendra. Car ça ne sera pas long qu’en pratiquant avec lucidité et objectivité, la gratitude deviendra sincère. Car nous sommes si choyés et privilégiés que si on ne le réalise pas éventuellement en contemplant objectivement nos vies, malgré les obstacles et les défis, on ne la mérite peut-être pas cette gratitude.
Pour la plupart, nous avons un toit, de la chaleur en hiver, de l’eau et de la nourriture, des êtres chers autour de nous, peu importe le nombre et en soit, cela est plus que juste et bon. Et on vit avec pas de guerre. Cela est un grand privilège. Et si on ne peut apprécier, on n’a qu’à se comparer même si on nous dit de ne pas se comparer. Car lorsqu’on se compare, on peut non seulement se consoler, on peut surtout apprécier tout ce que la vie nous offre sans qu’on ait rien demander de plus. On en a déjà plus qu’assez.
Apprécier sa vie, et ensuite contribuer à ce que tout le monde ait des conditions au moins semblables aux nôtres. Pas nécessairement changer le monde de bout en bout, simplement faire de son mieux et quelques bonnes actions ici et là. Aider un peu autour de soi. Contribuer, à sa mesure, à la mesure du possible.
L »esprit humain, par sa volonté et son pouvoir d’imagination, peut nous permettre d’interpréter ce que l’on voit et reçoit dans la vie comme suffisant ou comme un manque. Là réside l’un de nos grands pouvoirs magiques nous les humains. La capacité de transformer ce qui nous arrive, ce qui arrive jusqu’à soi, constitue un passe-partout vers la libération, l’appréciation, la liberté.
Mais c’est aussi un couteau à double tranchant si mal utilisé car ça peut facilement se transformer en avidité.

– Erich Fromm
Essentiel donc de se satisfaire de ce que la vie nous offre. Sinon malheur garanti.
Et d’accepter ce qui est. Et faire des efforts sincères si on veut obtenir quelque chose en particulier. Sans attente, sans pression. Et que sera sera.

– Patricia The Love coach
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Laissez-moi vous redire que ce lâcher-prise n’est pas une petite affaire, qu’il s’agit vraiment d’une mort.
C’est une mort qui doit être réussie, c’est-à-dire conduire à une vie plus vaste et non pas à une mutilation, une dépression, une frustration – mais c’est une mort.
On s’en rend compte peu à peu, à mesure qu’on commence à progresser sur un vrai chemin.
Si bien que vient un moment où les illusions sincères du début sont tombées et où l’on se trouve dans cette situation que tous les disciples ont traversée : « une part de moi a peur et refuse d’y aller et pourtant j’y vais », à l’image du Christ qui s’est rendu à Jérusalem en disant, pour l’édification de deux mille ans de chrétiens : « Père, épargne-moi cette coupe si possible, mais qu’il soit fait selon Ta volonté. »
Chacun doit passer par cette étape.
– Arnaud Desjardins
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Il convient donc de définir ce qu’est un homme intègre.
Il ne se contente pas de ne pas voler ni mentir, ni dissimuler, il est un être de rigueur auquel on peut se fier.
Sa rectitude est une alliance entre la force et la justice.
Honnête et désintéressé, il se montre inachetable, incorruptible, quelles que soient les tentations de pouvoir, de richesse ou de notoriété.
Il est aussi cohérent, sans contradiction entre ses propos et son comportement, autant dire qu’il est un, sans mélange ni partage.
Et il se conduit de la même façon lorsqu’il est seul que devant témoins.
Il a le courage de dire la vérité en toutes circonstances et la force de la faire triompher.
Ou de mourir pour elle.
Il a horreur de la futilité et de l’à-peu-près, des profiteurs et des parasites, des compromissions éhontées et des misérables petits arrangements auxquels se livrent tant d’êtres humains ordinaires.
Il a le sens et même la passion du devoir, le culte de l’amitié fidèle et sans complaisance, et il n’hésite pas à rompre, en s’expliquant franchement , un lien qui devient factice et se détériore.
Son but dans la vie n’est pas de se faire des amis, d’être courtisé et louangé, mais, pour lui, pour I’honneur, il se veut exemplaire même s’il reste incognito, loin de tout public.
Son jugement est sûr, il ne tergiverse ni ne se reprend, car l’homme intègre n’a pas peur de déplaire ni de se retrouver seul à défendre une cause seul face à l’opinion générale.
Pour lui, la question n’est pas d’avoir raison, mais de s’ajuster au mieux à la vérité supérieure qui éclaire sa conscience.
Jacqueline kelen (« Le jardin des vertus »)




































