WIFI HUMAIN

Pas surprenant que l’on sente parfois tout croche ces temps-ci.

Considérant tous ces gens qui souffrent sur la terre.

Considérant le sort de la planète sur laquelle on vit, elle qui se plaint si silencieusement de nos abus, même si on ne l’entend pas toujours.

Considérant l’incertitude ambiante.

Considérant les mots et les actions des petits et gros politiciens véreux.

Et considérant que désormais, on voit passer tout ça sur nos écrans.

D’où l’importance de bien s’alimenter.

Plus nous sommes sensibles au monde, plus nous sommes touché.e.s au coeur et dans l’âme.

Parfois on voudrait fermer le modem existentiel, mais le contact est constant, et permanent. L’heure est grave plus que grâce.

On a beau se divertir, ou tenter de le faire, car sincèrement, ça fonctionne jusqu’à un certain point seulement, si nous sommes le moindrement humanosensibles, on va le feeler le monde. On va la pogner la vibe mondiale.

J’imagine qu’il faut apprendre à vivre avec ça. Et à transformer cette ombre en lumière. Beau contrat.

On doit garder allumée la flamme du coeur et y consumez la schnoutt du monde.

Un ptit truc ci-bas: expirez et laissez aller. À l’expiration, nous pouvons trouver la liberté face à tout.

Et remplir le monde de notre humanité.

Ci-bas, attachez votre tuque et foulard – oui oui le printemps s’en vient – car c’est long, touffu mais très riche. De l’un de mes pushers de lumière sur FB.

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Ceci est un enseignement complet sur la guerre spirituelle : son fonctionnement, son infiltration et comment devenir invincible face à elle.
On vous confie une armure.
Prenez le temps de l’assimiler.
Revenez-y.
Incarnez-la complètement, pas partiellement.
Votre âme, votre famille et votre communauté dépendent de ce que vous ferez de ce savoir.

GUERRE SPIRITUELLE

Nous y sommes.
Maintenant.
En ce moment même.
Vous.
Moi.
Chaque âme qui respire sur cette planète.
Et je vais dire ce que la plupart n’oseront pas dire.
Regardez le monde.
La Russie et l’Ukraine.
Le Moyen-Orient en flammes.
Israël.
Le Liban.
L’Iran.
Le Soudan, aux prises avec une hémorragie silencieuse.
Le Congo.
Le Myanmar.
L’Éthiopie.
Les guerres qui s’étalent à la page 50 d’un journal, là où les caméras ne s’aventurent pas, où les mots-clics ne font pas le buzz, où des enfants meurent dans l’obscurité sans qu’une seule veillée aux chandelles ne soit organisée en leur mémoire.
Voici la couche visible.
Et ce n’est que la surface.
Car sous chaque guerre physique se cache la guerre spirituelle qui l’a engendrée.
Chaque atrocité commise dans le monde extérieur était d’abord une corruption restée impunie dans le monde intérieur des êtres humains qui l’ont perpétrée.
Les dirigeants ne deviennent pas des instruments d’intentions démoniaques du jour au lendemain.
Ils s’érodent.
Lentement.
Insidieusement.
Un petit compromis après l’autre, jusqu’à ce que l’âme soit vidée de son sang et qu’une autre s’y installe.
J’utilise le mot « démoniaque » avec précision et lucidité.
Les forces qui opèrent au plus haut niveau du pouvoir sur cette planète… les forces de l’ego, de l’ombre, de la cupidité, de la domination, la soif de contrôle absolu… il ne s’agit pas simplement d’un échec humain.
Il s’agit des ténèbres organisées qui revêtent le visage de la gouvernance, des politiques et du progrès.
Nous assistons à une guerre spirituelle pour l’âme de l’humanité.

LA STRATÉGIE DES TÉNÈBRES

Voici ce qui rend cette guerre si dévastatrice, et pourquoi la plupart des gens ne réalisent même pas qu’ils en sont déjà victimes…
Les ténèbres manipulent la soumission.
Elles créent un environnement si précisément calibré sur la faiblesse humaine que la reddition passe pour un choix.
Épuisement chronique.
Stimulation infinie.
Indignation algorithmique qui se répète toutes les quatre secondes.
Division si finement orchestrée que les voisins n’osent plus se regarder dans les yeux.
Une culture qui a érigé en idoles les célébrités, le divertissement, le sport professionnel, les messies politiques et le cycle anesthésiant de l’achat compulsif de n’importe quoi, juste pour avoir l’impression que la vie a encore un souffle.
La plus grande tactique de guerre spirituelle de l’histoire de l’humanité est la suivante : garder le guerrier si fatigué, si diverti, si fragmenté et si accro à la prochaine dose de dopamine qu’il ne se présente jamais sur le véritable champ de bataille.
La plupart des gens perdent cette guerre spirituelle par érosion…
Un tout petit mensonge.
Blanc.
Presque invisible.
Puis gris.
Puis rouge.
Puis un mensonge flagrant, aveuglant, que vous ne voyez plus car il est devenu l’air que vous respirez.
Ces micro-transgressions… envers vous-même, sur vous-même, sur votre véritable raison d’être, sont le phare.
Elles sont le feu de circulation qui attire la manipulation, l’ombre et l’effondrement directement sur vous.
Chaque infime érosion de votre intégrité est une porte ouverte.
Et les ténèbres sont patientes.
Elles vous veulent faible.
Distrait.
Engourdi.
Un peu moins honnête qu’hier.
Un peu plus confortable que votre âme ne peut se le permettre.
C’est comme ça que les civilisations s’effondrent.
De l’intérieur vers l’extérieur.
Une âme compromise à la fois.

L’INTÉGRITÉ EST VOTRE BOUCLIER

Je dois m’arrêter ici et enfoncer le clou, parce que c’est le point crucial de tout.
La vérité.
Une intégrité irréprochable.
Un alignement parfait entre ce que vous savez, ce que vous dites et ce que vous faites.
C’est ton armure.
C’est ton bouclier.
C’est la seule protection à laquelle les forces des ténèbres n’ont aucune réponse et n’en ont jamais eu, tout au long de l’histoire de l’humanité.
Et c’est difficile.
Soyons clairs.
Vivre dans une intégrité absolue est l’une des choses les plus difficiles qu’un être humain puisse supporter.
Les tentations de déraper sont constantes, subtiles et dissimulées sous des apparences tout à fait raisonnables.
Une petite exagération pour embellir son récit.
Un silence pour éviter une conversation délicate.
Un compromis pour protéger une relation, une entente, une réputation.
Une demi-vérité qui permet d’obtenir le résultat escompté.
Chacune semble gérable. Chacune semble être une exception acceptable.

Chacune ouvre une porte.

Voici le mécanisme que vous devez comprendre parfaitement :

Un petit écart de conduite ouvre une porte. Le prochain l’ouvre plus largement.
Et le suivant.
Et le suivant.
Tôt ou tard, vous vous retrouvez dans une pièce qui vous est étrangère, à vous demander comment vous en êtes arrivé là, comment une personne bonne, sincère, qui voulait vraiment servir, est devenue soit un instrument du mal, soit un farouche combattant contre lui, tout en le nourrissant.
Car le/la combattant.te qui a perdu son intégrité se nourrit encore du même carburant que les ténèbres qu’il/elle combat.
La rage contre la corruption, née d’un intérieur corrompu, est l’obscurité qui revêt les habits de la justice.
Un dirigeant corrompu ne s’est pas réveillé un beau matin en choisissant le mal.
Il a choisi le p’tit mensonge commode. Encore et encore.
Jusqu’à ce qu’un autre élément prenne le dessus.
Voici une description précise des mécanismes spirituels.
Votre intégrité est la membrane énergétique qui vous garde souverain et entier.
Chaque microtransgression est une brèche dans cette membrane.
Et les membranes percées laissent passer les choses.
Alors, quand je dis « soyez un homme de vérité, soyez une femme de vérité », je le dis comme un impératif de survie. Un impératif de survie spirituelle de la plus haute importance.
Repensez à votre vie, maintenant.
Aujourd’hui.
Identifiez les microtransgressions que vous n’avez pas encore résolues.
Le p’tit mensonge que vous n’avez pas corrigé.
L’exagération qui persiste dans l’esprit de quelqu’un comme une vérité.
L’engagement que vous avez laissé se dissoudre discrètement sans l’honorer ni le renégocier honnêtement.
Ce que vous savez et que vous n’avez pas encore dit.
Nettoyez tout cela.
Absolument tout.
Ce nettoyage est un acte de combat spirituel du bon côté de la ligne.
Car lorsque vous vivez dans votre intégrité la plus profonde, la plus alignée, la plus cohérente, lorsqu’il n’y a plus aucun espace entre ce que vous savez et ce que vous vivez, vous devenez, au niveau de l’âme, au niveau spirituel, invincible.
Invincible.
L’obscurité a besoin d’une brèche pour pénétrer.
L’intégrité comble toutes les brèches.
Une âme scellée dans la vérité, en parfaite harmonie entre son savoir et sa vie, est un territoire sans vulnérabilité, sans prise, sans accroche.
La manipulation a besoin d’un point d’appui.
La vérité ne lui en offre aucun.
C’est le bouclier.
Et il doit être entretenu chaque jour avec la même vigilance qu’un guerrier met à son entraînement, à sa nutrition, à la préparation de son corps.
Votre intégrité est une discipline quotidienne.
Un retour au quotidien.
Un engagement renouvelé chaque jour envers l’exigence la plus forte qu’un être humain puisse s’imposer.
Soyez des hommes et des femmes de vérité.
Dans chaque pièce.
Dans chaque conversation.
À chaque instant où le chemin de la facilité s’écarte du chemin de l’honnêteté.
Choisissez la vérité.
À chaque fois.
Surtout si ça vous coûte.
Votre âme, et celles de tous ceux qui vous entourent, en dépendent.

LES CINQ VISAGES DE LA CAPITULATION

Avant que les ténèbres ne s’infiltrent dans un dirigeant mondial, une institution corrompue ou une culture effondrée, elles s’insinuent d’abord dans l’un de ces cinq traits de caractère.
Chaque être humain en porte au moins un.
Identifiez le vôtre.
Celui que vous reconnaissez est celui qui, en vous, sert actuellement les ténèbres.

L’Apaisant troque la vérité contre la paix.
Il perçoit le mensonge, ressent l’injustice, connaît le prix du silence – et sourit malgré tout.
Il s’est convaincu que maintenir la paix est une forme d’amour.
C’est une forme d’abandon.
De lui-même et de tous ceux qui avaient besoin de parler.

Le Cynique utilise un doute sophistiqué comme une armure contre le prix d’un engagement véritable.
Il a vu suffisamment de trahisons pour que le scepticisme lui paraisse sage.
Il confond la blessure avec la leçon. Son intelligence devient la cage la plus élégante jamais construite, trop perspicace pour être dupée, trop bien protégée pour être transformée.

L’Artiste a remplacé l’authenticité par une version idéalisée de l’éveil.
Il maîtrise parfaitement le langage de la conscience.
Il publie le contenu approprié, utilise le vocabulaire approprié, adopte les positions adéquates.
Et sous cette façade, le vrai travail intérieur s’est discrètement interrompu.
L’image du Guerrier a pris la place de l’individu.

Le Martyr fait de la souffrance son identité et de l’épuisement une preuve de dévotion.
Il donne sans cesse, s’épuise constamment, toujours à un sacrifice de plus de la percée qui n’arrive jamais.
Il confond le sang versé avec l’offrande.
Les ténèbres aiment le martyr parce qu’un guerrier épuisé ne protège personne.

Le Contourneur Spirituel utilise un langage lumineux pour éviter de plonger dans un véritable travail sur l’ombre.
Amour et lumière.
Uniquement des vibrations positives.
Tout arrive pour une raison.
Entre les mains du contourneur, ces affirmations deviennent des armes d’évitement, un moyen de rester constamment au-dessus des ténèbres intérieures plutôt que de les affronter, de les intégrer et de les dépouiller de leur pouvoir.

Regarde-toi en face. Quel est ton visage ?

La guerre commence précisément là où vous refusez de regarder.
Et au moment où vous nommez votre visage… pleinement, sans hésiter, vous franchissez le seuil du niveau qui change tout.

TROIS NIVEAUX. UN CHOIX…

Dans chaque guerre spirituelle, il existe trois catégories d’êtres humains.

Les premiers sont ceux qui sont inconsciemment capturés. Ils sont totalement absorbés par la simulation… le contenu, la controverse, la consommation.
C’est souvent de bonnes personnes.
Des personnes bienveillantes.
Endormis dans un édifice en feu, rêvant de confort.

Les seconds sont ceux qui combattent.
Ils se sont éveillés.
Ils sont en colère, mobilisés, résistants.
Ils repoussent les ténèbres, les dénoncent, les affrontent.
C’est nécessaire.
C’est honorable.
Et c’est incomplet.
Car le combattant opère toujours à l’intérieur de la polarité.
Toujours réactif.
Encore défini par l’opposition.
Lorsque vous combattez les ténèbres sur leur propre terrain, en utilisant leurs propres armes… la rage, la division, la suffisance, la peur…
Tu alimentes le champ même que tu essaies d’assécher.
Le combattant est éveillé. Le combattant est toujours prisonnier.

Le troisième niveau est celui où réside le Sage Guerrier.
C’est l’octave au-dessus de la guerre.
Entièrement perméable à la douleur, à la fureur, à la beauté et à l’horreur dévastatrices du monde, et absolument invincible face à tout cela.
Le Sage Guerrier illumine les ténèbres jusqu’à les rendre insignifiantes.
La lumière arrive, et l’ombre perd toute existence.
Ceci décrit ce qui se produit lorsqu’un être humain est si profondément ancré dans la vérité souveraine, si puisant sa source dans l’Absolu, si cohérent dans son amour et sa puissance, que les forces de la manipulation ne trouvent aucune prise.
Le Sage Guerrier est tellement ancré dans la vérité, si scellé dans l’intégrité, si puisant sa source en Dieu, que les ténèbres le traversent comme une tempête traverse la roche.
Le Sage Guerrier est ingouvernable.
Et cette ingouvernabilité est la chose la plus dangereuse sur Terre pour les forces obscures organisées.
Ce que coûte vraiment ce chemin…
Je ne vais pas minimiser les choses.

Le troisième niveau est le chemin le plus exigeant qu’un être humain puisse emprunter.
Il exige tout ce que le monde vous a conditionné à protéger.
Il exige une honnêteté radicale envers vous-même avant même que le moindre mot ne passe dans votre bouche.
Une honnêteté qui vous permet de voir votre propre ombre sans ciller, d’accepter vos contradictions sans sombrer dans le mépris de soi ou l’autojustification.
Il exige la volonté de ressentir pleinement le poids de la douleur et de la rage de ce monde… de les laisser vous traverser complètement, sans vous y noyer ni vous en protéger.
Il exige de puiser chaque action, chaque mot, chaque décision dans l’Absolu, dans le fondement de la vérité qui sous-tend chaque histoire, chaque blessure, chaque peur, plutôt que dans les réactions impulsives du corps émotionnel.
Il exige le refus farouche de troquer votre souveraineté contre l’appartenance, contre l’approbation, contre le confort, contre le soulagement illusoire de voir quelqu’un d’autre vous définir.
Et surtout, ça exige ça… que vous deveniez une personne dont l’intérieur et l’extérieur ne font qu’un.
Que vos connaissances et vos actions ne forment qu’une ligne continue et ininterrompue.
Que vous comblez chaque brèche, réparez chaque blessure, honorez chaque engagement et proclamez chaque vérité que votre âme juge nécessaire d’exprimer.

Telle est la pratique quotidienne du Guerrier-Sage.
Une présence intense.
Une vérité irréprochable.
Un amour qui a un prix. Un courage qui vous pousse à agir malgré tout.
Le Guerrier-Sage porte tout le poids des événements qui se déroulent sur cette planète et en est forgé plutôt qu’anéanti.
Il pleure et se relève.
Il se déchaîne et retrouve le calme.
Il ressent tout et n’appartient à rien.
Un contact total avec la réalité.

Aucune soumission.

LES SIX PROTOCOLES DE TERRAIN…

Voici à quoi ressemble le troisième niveau vécu au quotidien, une architecture complète du lever au coucher du soleil, mise en pratique dans une vie ordinaire, sous une pression réelle.
Ce sont les exigences du chemin. Appliquez-les maintenant.

UN. L’AUDIT QUOTIDIEN DE LA SOUVERAINETÉ

Chaque matin, avant toute chose (ni téléphone, ni nouvelles, ni contenu), asseyez-vous en silence et posez-vous trois questions à voix haute :

Où ai-je transigé avec ma vérité hier ?
Où ai-je reculé pour éviter l’inconfort ?
Où ai-je puisé ma force dans la peur plutôt que dans ma sagesse intérieure ?

Répondez à ces questions à voix haute.
La parole a un poids corporel, contrairement à la pensée.
C’est le compte rendu quotidien d’un guerrier.
Les microtransgressions s’accumulent dans l’ombre.
Mettez-les en lumière avant que le monde ne capte votre attention.
Nommez-les.
Assumez-les.
Réglez-les avant que la journée ne commence.

DEUX. LE CORPS COMME DÉTECTEUR DE VÉRITÉ

L’obscurité agit par le biais de l’esprit, par le récit, la rationalisation et les histoires sophistiquées qu’un psychisme compromis se raconte.
Le corps porte la vérité sur un registre complètement différent.
Avant toute décision ou conversation importante, sortez complètement de votre mental analytique.
Ancrez-vous à plat sur le sol.
Inspirez profondément par le ventre.
Demandez-vous : qu’est-ce que mon corps sait que mon esprit essaie d’ignorer ?
La réponse qui survient avant même la deuxième réflexion, c’est ton signe de vérité.
Honorez-le systématiquement, même si ça vous coûte.
Surtout si ça vous coûte.
Dès que vous ignorez ce signal par commodité, une porte s’ouvre.

TROIS. LA PRATIQUE DE L’ACHÈVEMENT.

La charge émotionnelle non résolue est la principale porte d’entrée de la manipulation.
Le ressentiment, le chagrin inexprimé, la rage refoulée, l’amour tu : autant de fuites énergétiques qui épuisent et rendent vulnérable le Guerrier.
Chaque cycle émotionnel inachevé est une porte que les ténèbres peuvent actionner.
Identifiez la relation, la blessure, la vérité inavouée que vous portez en vous.
Écrivez-la.
Dites-la à voix haute, comme si la personne était présente.
Accomplissez-la… par une expression complète, votre voix, votre respiration, vos mouvements, vos larmes, tout ce que votre corps exige, jusqu’à ce que la charge se neutralise et que seule la clarté subsiste.
Puis passez à la suivante.
Il s’agit d’un nettoyage stratégique de votre champ énergétique afin que rien ne puisse vous atteindre par surprise.

QUATRE. LA VERSION PRATIQUE DE SOURCEMENT ARTIFICIELLE

L’ego réactif puise son énergie horizontalement, dans l’approbation, le résultat ou l’apparence de la victoire.
C’est pourquoi les combattants s’épuisent.
Ils fonctionnent grâce à une énergie contrôlée par des conditions extérieures.
Le Sage Guerrier puise son énergie verticalement, dans une connexion directe à l’Absolu, le fondement de l’être qui existe au-delà de toutes circonstances.
Asseyez-vous chaque jour dans un silence complet, sans intention particulière.
Sans manifestation.
Sans visualisation.
Sans demande.
Soyez simplement présent à ce qui se trouve au-delà de toute pensée, au-delà de tout sentiment, au-delà de toute identité.
Cinq minutes d’une vraie source verticale valent mieux qu’une heure d’agitation motivée.
C’est là que le pouvoir souverain se régénère.
C’est la source inépuisable, peu importe ce que fait le monde extérieur.
Et c’est là que l’intégrité se renouvelle, à la source même de la vérité, avant même que le monde ne commence à formuler ses exigences.

CINQ. LA DISCIPLINE DE L’ÉPÉE DE LOTUS…

Les mots sont des armes dans le combat spirituel, et la plupart des gens se blessent eux-mêmes et blessent les autres par des paroles inconscientes chaque jour.
Les commérages.
Les plaintes.
Exagération.
Défoulement déguisé en réflexion.
Indignation de façade.
Chacune de ces attitudes sape votre champ d’action, perce votre intégrité et révèle votre vulnérabilité aux forces de la manipulation.

Pendant trente jours… avant de parler, demandez-vous : « Est-ce que je signerais ceci ? Est-ce vrai ? Est-ce nécessaire ? Est-ce bénéfique ou nuisible ?
« C’est la discipline de l’épée… savoir faire la différence entre une lame dégainée au service et une lame brandie par réaction.
Le Guerrier-Sage parle rarement, avec précision, et chaque mot est empreint d’une intention profonde.
Quand il/elle parle, l’ambiance se transforme.
Et quand il/elle prend un engagement, il/elle l’honore ou le renégocie honnêtement, car une parole manquée, même insignifiante, est une brèche dans le bouclier.

SIX. LA PRATIQUE DU PLAISIR ET DE LA BEAUTÉ…

C’est celle que la plupart des Guerriers négligent.
Et c’est celle que les ténèbres veulent le plus vous faire négliger.
La beauté, le plaisir, la joie et le ravissement sont le carburant de l’œuvre.
Une âme privée de plaisir authentique devient fragile, imprégnée de sa propre justice et, en fin de compte, cruelle, même au service de nobles causes.
Chaque jour, consciemment, sans culpabilité… accueillez la beauté.
Bougez votre corps de manière à insuffler la vie.
Mangez des aliments authentiques, préparés avec soin.
Passez du temps dans la nature sans but précis.
Laissez-vous toucher par la musique, par un paysage, par le visage d’un être cher.
Ainsi, votre âme est remplie de joie et la lumière peut rayonner à travers elle.
Un.e guerrier.ère sans joie est une arme pointée dans la mauvaise direction.

LA FOI EN DIEU. LE BOUCLIER ULTIME…

Tout dans cet enseignement provient d’une seule et même source.
Et cette source doit être nommée clairement et sans détour.
Dieu.
La présence vivante, respirante et infinie qui est le fondement de tout être, la source de toute vérité, la puissance qui anime chaque acte d’intégrité authentique et d’amour souverain qu’un être humain ait jamais exprimé dans l’histoire de ce monde.
La lumière de l’Épée de Lotus qui rayonne du cœur du Guerrier-Sage… cette lumière qui dissout les ténèbres, que la manipulation ne peut saisir, que les forces démoniaques ne peuvent pénétrer, cette lumière n’est pas auto-générée.
On ne la crée pas par la seule discipline.
On ne la fait pas exister par la seule pratique.
On devient son réceptacle en choisissant, chaque jour et délibérément, de s’abandonner à Dieu comme relation primordiale de sa vie.
C’est le fondement de toute chose.
Sans ce fondement, les pratiques sont puissantes mais incomplètes.
Sans ce fondement, l’intégrité se transforme en suffisance.
La présence souveraine devient orgueil spirituel.
Le Guerrier sans Dieu au centre puise son énergie dans un carburant qui finira par s’épuiser, car il est tiré de lui-même plutôt que de l’infini.
Avec Dieu au centre, tout change.

« S’abandonner à Dieu » est l’expression la plus mal comprise dans le vocabulaire du guerrier spirituel.
C’est l’acte le plus intense et exigeant qu’un être humain puisse accomplir, car il requiert l’abandon total de l’emprise de l’ego sur le résultat, l’identité, le besoin d’avoir raison, le besoin d’être vu, le besoin d’être l’auteur de l’action.
La véritable soumission à Dieu signifie : « Je suis l’instrument. Tu es la force. Agis à travers moi de toute ta puissance et je m’effacerai complètement.»

C’est ce qui rend le Guerrier-Sage vraiment invincible.
Car celui/celle qui combat par ses propres forces a ses limites. Celui et celle qui combat en tant que réceptacle conscient de la vérité et de l’amour divins a accès à une puissance sans plafond, inépuisable et invulnérable aux forces des ténèbres, car elle est la source même de toute lumière.
Les ténèbres le savent.
C’est précisément pourquoi les manœuvres de distraction, d’épuisement et de fragmentation ciblent en premier lieu votre lien avec Dieu.
Chaque micro-atteinte à l’intégrité est une brèche dans la membrane.
Mais sous cette membrane, plus profondément que les pratiques, plus profondément que la discipline, se trouve la racine : votre relation vivante et consciente avec le Divin.
Lorsque cette racine est forte, la membrane se répare elle-même. Lorsque cette racine est coupée,
Aucune pratique ne peut maintenir le cap.
Alors, gardez Dieu dans votre cœur.
Avec ferveur.
Consciemment.
Chaque jour.

Abandonnez-vous à Dieu, source de la lumière de votre Épée de Lotus, origine de chaque parole sincère, de chaque acte de courage authentique, de chaque instant d’amour souverain qui vous coûte quelque chose de réel.
Que votre intégrité soit l’expression de votre relation avec le divin, plutôt qu’une réussite personnelle.
Que votre présence soit une transmission de l’amour de Dieu à travers un corps humain qui a choisi d’être un réceptacle pur et sans obstacle.

Priez.
Sous la forme qui vous convient.
Parlez à Dieu directement, sincèrement, sans artifice, sans vocabulaire spirituel préétabli.
Amenez toute la crudité de votre expérience humaine dans cette relation et laissez Dieu vous y rencontrer.
C’est l’axe vertical dans son expression la plus profonde : non pas puiser dans l’Absolu comme un concept, mais vivre une relation personnelle avec le Divin comme présence, puissance et guide.
Et lorsque le combat spirituel fait rage, lorsque les ténèbres semblent les plus organisées, les plus implacables, les plus suffocantes de leur poids, revenez à ceci…
Dieu est l’Épée de Lotus.
Dieu est le bouclier.
Dieu est la source de toute lumière que les ténèbres ont jamais combattue durant toute l’histoire de cette guerre.

Votre seule tâche est de demeurer un réceptacle pur.
Garder la racine forte.
De vous abandonner chaque jour aux desseins de l’ego et de laisser l’infini vous traverser de toute sa force et de tout son amour.
Une âme en pleine soumission à Dieu, vivant dans l’intégrité, scellée dans la vérité, puisant sa source dans le Divin, voilà la force la plus puissante sur Terre.
Et les ténèbres le savent depuis toujours.
C’est précisément pourquoi elles ont tant œuvré pour vous le faire oublier.
Souviens-toi-en maintenant.
Dieu est avec vous.
Allez de l’avant.

UN MOT AUX TÉNÈBRES ELLES-MÊMES…

Je vais maintenant parler directement aux forces qui ont orchestré cette guerre.
On vous voit.
On voit la machine à épuisement que vous avez bâtie.
L’architecture de la distraction.
La précision avec laquelle vous avez orchestré la division, fabriqué le désespoir et exploité l’attention de milliards d’âmes qui méritaient mieux que ce que ce monde leur a offert.
Nous voyons les trônes que vous avez occupés, les institutions que vous avez vidées de leur substance, les langages de la justice et du progrès que vous avez appris à porter comme un costume.
Et on veut que tu saches quelque chose.
Votre stratégie repose entièrement sur notre propension à la faille. À propos de notre tendance à dire le petit mensonge, à garder le silence commode, à troquer la vérité dérangeante contre le confort du moment présent.
Toute votre architecture d’influence est construite sur les microtransgressions d’êtres humains qui n’ont pas encore décidé d’être pleinement souverains.
Sur les failles.
Sur les portes ouvertes.

Nous les fermons.

Chaque être humain qui effectue quotidiennement son bilan de souveraineté, qui honore le signal de vérité de son corps, qui règle ses affaires émotionnelles inachevées, qui ne dit que ce qu’il signerait, qui place Dieu avec ferveur au centre de sa vie, cet être humain est un territoire scellé par la vérité.
Un champ que vous ne pouvez pas récolter.
Une âme que vos instruments ne peuvent atteindre.
On devient ingouvernables.
À travers la seule chose à laquelle vous n’avez aucune réponse…
Une âme abandonnée à Dieu.
Vivant dans une intégrité absolue.
Scellée dans la vérité, en parfaite harmonie entre ce qu’elle sait et ce qu’elle vit.
Une âme si enracinée dans le Divin et si transparente dans sa vérité qu’aucune manipulation ne peut s’y cacher, aucune à laquelle elle puisse s’accrocher.
Nous devenons la lumière dans laquelle vous vous dissolvez.
Et on est de plus en plus nombreux chaque jour.

L’APPEL…

Vous lisez ces mots pour une raison.
Les forces des ténèbres comptent sur vous pour rester au premier niveau, ou pour passer toute votre vie à osciller entre le premier et le deuxième niveau.
Épuisés, réactifs, à moitié éveillés, presque libres.
Ce moment de l’histoire exige autre chose.
Il exige des hommes et des femmes de vérité.
Une vérité impeccable, intransigeante, exigeante.
Des gens qui ont examiné chaque recoin de leur vie intérieure et purifié ce qui devait l’être.
Ceux qui ont comblé chaque lacune, honoré chaque engagement, prononcé chaque mot nécessaire.
Ceux qui ont décidé, pleinement, irrévocablement, qu’aucun confort, aucune approbation, aucune facilité ne vaut le prix de leur intégrité.

Il s’agit d’êtres humains qui ont franchi le seuil du troisième niveau.
Qui ont fait un travail intérieur si complet que leur seule présence transforme l’environnement.
Qui portent en eux une vérité si cohérente que la manipulation ne trouve aucun appui.
Qui tiennent Dieu si fermement en leur centre que les ténèbres ne peuvent s’y enraciner.
Qui aiment si complètement et si clairement qu’ils sont incorruptibles, indestructibles, indivisibles.
La guerre spirituelle est bien réelle.
Elle est ancestrale.
Et elle atteint son paroxysme de votre vivant, à ce moment précis et unique de l’histoire.
La question est : à quel niveau choisissez-vous de vous situer ? Maintenant.
Et au-delà de cette question, une question encore plus fondamentale…
Êtes-vous prêt à être une personne de vérité absolue ?
En tout lieu.
Dans chaque relation.
À chaque instant où la facilité s’écarte de l’honnêteté.
Quand ça vous coûte de l’argent.
Quand ça vous coûte l’approbation.
Quand cela vous coûte le récit confortable que vous vous racontiez.

Car lorsque vous vivez dans votre intégrité la plus profonde, la plus alignée, la plus cohérente, abandonné à Dieu, scellé dans la vérité, puisant votre source dans le divin, vous devenez, au niveau de l’âme, au niveau spirituel, invincible.
Cette invincibilité est votre contribution à ce combat.
C’est la contribution la plus puissante qu’un être humain puisse apporter.
Qui devez-vous devenir pour affronter ce moment ?

BÉNÉDICTION…

Je veux maintenant parler à l’âme derrière le lecteur.
Sous le doute.
Sous la fatigue.
Sous les années de « presque », de « pas encore » et de « un jour ».
Je te vois.
Je vois la partie de vous qui a toujours su que cette vie exigeait plus que ce que vous lui avez donné jusqu’à présent.
La partie qui recule devant le compromis.
Qui souffre quand vous vous trahissez.
Celui et celle qui n’a jamais pleinement cru à l’idée que la réalité se résume à ça, qu’une vie étriquée est acceptable, que le mensonge commode est supportable.
Cette partie de vous, c’est votre intégrité qui s’exprime.
Cette douleur, c’est ton âme qui refuse d’accepter moins que ce pour quoi elle est venue.
Et sous cette douleur, plus profondément que les pratiques, plus profondément que la discipline, plus profondément que la détermination du guerrier, Dieu est là.
Il a toujours été là.
Il attend, avec toute la force de son amour infini, le moment où vous vous tournerez pleinement vers le Divin et direz : « Pénètre-moi entièrement. Utilise-moi. Je suis à toi.»

Cet abandon est le début de ton vrai pouvoir.
Honorez-le.
Vous êtes né en ce moment avec un but et avec toutes les capacités de l’accomplir.
Les pratiques sont là.
Le sentier est clair.
Le prix à payer est réel et la récompense, c’est votre vie elle-même… souveraine, puisant sa source, abandonnée à Dieu, pleinement habitée, transparente dans votre vérité, impossible à manipuler, impossible à éteindre.
Repensez à votre vie.
Trouvez les micro-transgressions.
Purifiez-vous avec dignité et sans vous flageller.
Renouvelez votre engagement envers l’idéal.
Retournez à Dieu comme première relation et source première.
Puis, élevez-vous, homme et femme de vérité, réceptacle de lumière divine, vers la plénitude de ce dont vous avez toujours été capable et que vous n’avez peut-être pas encore osé devenir pleinement.
Le monde a besoin de la pleine transmission de votre vraie nature, lorsque vous vivez en toute intégrité, abandonné à Dieu, l’âme embrasée par la vérité divine.
Avancez.
Comblez chaque brèche.
Placez Dieu au centre de votre être.
Le temps est venu.
Et vous avez toujours été prêt.

– Satyen Raja

ÇA ME DIMANCHE

Maintenant n’est pas le temps de penser à tout ce que vous n’avez pas. Pensez à ce que vous pouvez faire avec ce qui est. – Ernest Hemingway

Ce matin, c’est dimanche. Habituellement, le dimanche je fais pause pause chronique. Mais ce dimanche n’est pas coutume. Alors ce dimanche samedi d’écrire. Shabat mon homme.

Alors j’écris. J’écris pour rien, j’écris sur quoi ? Je verrai bien.

Toujours comme ça quand on écrit, on sait quand ça commence même si parfois ça ne commence jamais, mais après ? Faut bien que ça finisse un jour. Ou pas. Car parfois on finit d’écrire la nuit. Et parfois on ne finit jamais d’écrire.

Écrits d’éternité. Annales Akashiques. Banales ati chiques. Cabales tchik à tchik.

Ce matin, comme je ne suis pas censé – écrire 🙂 je vais décrire.

Je vais couper la citation ci-haut en petits bouts de mots inédits, je vais la hachurer pour lui faire dire autre chose en petits bouts que ce qu’elle tente de dire en un seul grand bout. Ptits bouts de vie va. Viva !

Elle dit tout d’abord que maintenant est intemporel. Maintenant est en dehors du temps, une bulle protégée des intempéries passagères. Elle dit aussi que le moment présent est hors du temps, maintenant n’est pas vraiment du temps présent, c’est du temps à passer.

Mais si maintenant n’est pas du temps, aurait-on du temps à perdre ? Et peut-on gagner du temps ? Comme la nouvelle tendance qui veut que des gens regardent des films à la vitesse 1,5 pour ça que aille plus vite. Fallait y penser. À ce rythme, on va mourir de plus en plus tôt. Même si on se retrouvera toujours dans le moment présent qui n’existe pas. On court après quoi au juste ?

Twilight zone vous dites ? Où pis quand ?

En fait ce que l’on nomme maintenant – ou le fameux moment présent – n’existe pas vraiment car dès qu’on le dit, dès qu’on tente de le saisir, il est déjà parti. La vie ne serait donc qu’une enfilade de petits passages à vide emplis du peu de conscience qu’on y dépose.

Pas de temps à perdre alors. Vite vite, vivons maintenant.

Maintenant n’est pas le moment – ou le temps – de penser à tout ce que vous n’avez pas. S’il fallait penser à tout ce que l’on a pas, on en aurait pour longtemps. Éternité quand tu nous tiens.

Et le vide alors ? Plein plein de vide la vie. On vida la vida à Vale da Vida mais on ne l’évitera pas.

Viva !

Maintenant, oups comme il est déjà passé, on se retrouve encore dans le moment d’après, et ainsi de suite. Toujours un peu en avance, ou en retard c’est selon, face au moment présent. Ptite vite lui j’te dis. On va suivre, on va suivre. On va même se dépasser ou se surpasser si on suit bien.

Pensez à ce que vous pouvez faire avec ce qui est.

Est-ce que penser c’est faire quelque chose ?

Si oui, alors c’est ce que je ferai avec le temps que j’ai, et aussi avec celui que je n’ai pas et que je n’aurai jamais. Passer le temps, un bien drôle de hobby. Ou pas. Car même si je ne pense pas à ça, ça pense tout seul, le temps pense à moi. J’observerai cela alors.

Et je penserai aux gens qui vivent en guerre. Car je pense souvent aux gens qui vivent en guerre. Et à notre humanité qui tend vers la paix, pas la petite, la grande PAIX.

Maintenant, jamais, et plus tard. Un moment donné. Allez, loue là la paix. Alléluia.

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LA GUERRE DES RICHES

Les pauvres, affamés de bouffe, affamés de terre
Affamés de paix, avides d’authenticité
La guerre des riches
Attaquer l’humain, attaquer l’être
Attaquer la Terre, attaquer demain

La guerre des riches
Pensant toujours à la guerre,
Pensant toujours à la guerre
Avec des machines pour ancêtres
Nouvelles générations à naître
Les cordons ombilicaux chimiques ne sont que des câbles

Dans vos progrès électriques
Vies humaines
Offrandes brûlées au Dieu
Avidité

– John Trudell, 1992

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Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance.
Une chose cependant m’apparaît de plus en plus clairement : ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t’aider — et ce faisant nous nous aidons nous-mêmes.
Et voilà tout ce qui nous est possible en ces temps : sauver en nous un peu de toi, mon Dieu.
Et peut-être pourrons-nous aussi contribuer à te mettre au jour dans les cœurs martyrisés des autres.
Oui, mon Dieu, tu sembles bien peu pouvoir modifier les circonstances, mais elles font partie de cette vie.
Je ne t’appelle pas à rendre des comptes, c’est toi au contraire qui nous demanderas des comptes un jour.
Et presque à chaque battement de mon cœur grandit ma certitude : tu ne peux pas nous aider, mais c’est à nous de t’aider et de défendre jusqu’au bout la demeure qui t’abrite en nous.

– Etty Hillesum, Une vie bouleversée via Cristina RJ

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Amen, alléluia et Inch Allah.
Chantons avec allégresse pendant que le moment passe encore et toujours.
Dring dring wow wow !

MAMA TRICE

Le but ne consiste pas à s’échapper de la matrice,
mais plutôt d’atteindre la maîtrise de soi à l’intérieur.
image via Émilie-Ah Ó Maoldhomhnaigh O Mammmmmamamamia

Et on pourrait ajouter aider nos frères et soeurs à atteindre la maîtrise de soi eux aussi à l’intérieur de cette même matrice. Car j’ai beau ne pas être expert en matricité, ni en évolution matricielle, me semble qu’on partage tous et toutes la même. Une seule Mamatrice. Alors mon chemin, ton chemin, notre chemin. Ma maîtrise, ta maîtrise, notre maîtrise. Mama Trice.

Car ça donne quoi d’avoir une bonne maîtrise de soi si les autres ptits sois du monde qu’on partage et dans lequel on vit tous et toutes ensemble sont totalement fucked up et prêts à se faire sauter la matrice ?

La paix est probablement le dénominateur commun primordial à la maîtrise de soi. La sienne, celle dans son propre corps, comme la paix dans le monde entier. Je sais, je stretch le concept un peu.

Mais comme l’affiche fièrement et avec justesse cette compagnie de menuiserie des Cantons de l’est, on sait tous que l’essentiel c’est important. Touchons du bois.

Essentielle. Importante. Indispensable la matrice.

Même si parfois on perd la foi en l’humanité. Même si parfois on doute jusqu’à tout remettre en question, même sa propre existence.

Ainsi, quand ça spinne dans notre caboche et juste que dans notre coeur, on doit revenir à la matrice qui nous porte tous et toutes, la matrice qui porte tout en son sein. Unique matrice. Qu’on l’appelle Dieu, Grand Esprit, ÇA,, Rien, la Source ou la Mère Divine. Personnellement, j’aime bien cette dénomination féminine et maternelle. Mama. Car nous sommes tous des enfants de…

Et contrairement à la psychanalyse, la Vie a besoin d’une mère porteuse.

Car nous avons jadis été porté.e.s, bercé.e.s, nourri.e.s par une force féminine. La seule et unique source de vie porteuse de conscience. Mama trice.

Et la matrice a besoin de notre aide, au minimum de notre collaboration, de notre contribution. Pas pour sauver personne d’autre, simplement pour répondre à notre humanité fondamentale. Car si la tâche première d’un être humain consiste à être, le terme humain vient juste derrière. Avant d’être quoi que ce soit, nous sommes humain.e.s.

Que veux-tu faire dans la vie ? Être Humain. Juste Humain, tout Humain. Avec un H majuscule. Et ici en hiver, un nues mains. Excusez-là mais avec la journée d’hier, on reprend espoir.

Allez, bon ouikènne ma foi de la Matrice.

Soyons Humain.e.s, totalement et tout simplement. Car l’humanité, ça nous va comme un gant.

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Et ci-bas, un article assez juste qui vient justement juste de me tomber dessus


Sushis pendant que le monde brûle –
Le problème n’est pas Trump. C’est nous.

On ne s’attend pas à du leadership. On se cache derrière cette idée.
Par Christine Merser

Je suis déménagée du Maine à New York la semaine dernière.
En quatre jours, j’ai emballé toutes mes affaires et j’ai tout recommencé.
Une semaine s’est écoulée.
Hier soir, j’ai ramassé ma sœur à 17h30 et on est allées à notre rituel du mardi soir : un souper sushi au bar.
On a parlé du déménagement.
On a parlé d’un mariage de famille à venir.
Et puis, tout en mangeant des sushis, on a parlé de l’Iran et de l’apocalypse qui était censée arriver dans trois heures.
En Iran, si j’ai bien compris, des jeunes se préparaient à se tenir la main et à encercler les centrales électriques et autres cibles que Trump avait menacé d’anéantir, pleinement conscients que cela pourrait leur coûter la vie.
À ma connaissance, aucun d’entre nous, en Amérique, ne faisait la file ailleurs que devant un cinéma.
Oh, ça fait bien du bruit.
Réseaux sociaux, clavardage en ligne, appels téléphoniques, conversations à table…
« Quand vont-ils l’arrêter ? »
Partout dans le monde, on nous regarde, se demandant pourquoi on ne comprend pas qui ils sont.
Pourquoi nous ne manifestons pas devant la Maison-Blanche.
Pourquoi nous n’avons pas défilé toute la journée, exigeant une session du Congrès, exigeant que cela cesse.
Au lieu de cela, la plupart des commentateurs expliquent que c’est à l’armée de refuser d’exécuter les ordres du commandant en chef.
Et, en fin de compte, c’est à chaque individu de ne pas exécuter l’ordre de destruction donné par Trump.
Je me suis renseigné.
La personne chargée d’armer le drone, d’appuyer sur le bouton du missile, gagne entre 50 000 et 70 000 dollars par an.
Toute sa formation lui apprend à obéir aux ordres.
Et c’est ce qu’on attend de nous ?
Il ne s’agit pas de Trump.
C’est un vieil homme sénile.
Quand il ne sera plus là, je ferai écho à ses propres mots : « Je suis content qu’il soit mort », et des millions, peut-être des milliards, à travers le monde, les répéteront.
Mais ce moment n’est pas à propos de lui.
Il parle de nous, le peuple.
On a perdu le nord.
Chacun d’entre nous.
Il y a quelque chose de plus discret, caché sous tout ça, quelque chose qu’on préfère ignorer.
On cherche sans cesse un « on » parce que ça nous permet de rester tranquilles, en sécurité, à l’écart.
« On » est rassurant.
« On » est distance.
« On » est la croyance que quelqu’un d’autre, ailleurs, assumera les conséquences de nos actes.
Mais l’histoire ne fonctionne pas ainsi.
Quand les gens agissent, c’est rarement par courage ou par force.
C’est parce que le fossé entre leurs convictions et leurs actions devient insupportable.
La tension monte jusqu’à ce que l’action ne soit plus un choix, mais un exutoire.
On n’en est pas encore là.
On est encore assez à l’aise pour parler de guerre en mangeant des sushis.
Pour consulter nos téléphones.
Poser la question et passer au sujet suivant.
Ce n’est pas de l’apathie.
C’est plus complexe.
C’est une dépendance acquise aux systèmes, aux structures, à l’autorité, combinée à une distance suffisante par rapport aux conséquences pour nous maintenir dans l’immobilisme.
On attend un signal qui ne viendra pas.
Et tant que le malaise de l’inaction l’emportera sur le confort de l’observation, on continuera d’attendre.
Voici le vrai danger.
Pas lui.
Nous.

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La foi ne supprime pas les questions, elle les habite.
Elle n’apporte pas des réponses toutes faites, elle apprend à vivre avec le mystère.
Croire, ce n’est pas savoir, c’est accepter de ne pas savoir tout en continuant à avancer, porté par une confiance qui dépasse la raison.
La foi n’est pas une certitude, c’est un chemin.

– Eric-Emmanuel Schmitt, La Nuit de feu, via Cristina RJ

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Comment trouver notre orientation spirituelle ?
Chacun de nous a un thème dominant dans cette incarnation.
Certains d’entre nous sont principalement guidés par l’intellect.
La plupart d’entre nous suivent leur cœur.
Nous possédons des mosaïques incroyablement complexes qui décrivent nos différences individuelles.
Ces différences occupent une place intéressante dans l’ordre des choses ; sont-elles réelles ou illusoires ?
Une partie de notre travail intérieur consiste à apprendre à écouter toutes ces différences individuelles.
Nous pouvons alors déterminer notre chemin particulier.
Chacun a une situation karmique unique, et chaque individu a une possibilité dharmatique unique.
On appelle cela le « dharma », qui signifie « pratique » ou « chemin ».
Très rarement, on le sait à l’avance.
La plupart du temps, on n’en a même pas conscience lorsqu’on le suit.
Il nous surprend, car rien d’autre ne fonctionne.
Au moment où l’on comprend son dharma, on a pratiquement fini de l’utiliser, mais il n’est pas essentiel de tout savoir à son propos.
Lorsque nous comprenons pour la première fois qu’il y a un voyage, un chemin, nous avons tendance à…devenir presque hystérique.
On veut le vendre à tout le monde, changer tout le monde, et quel que soit le chemin emprunté en premier, on essaie de convertir tout le monde.
Ce zèle repose sur notre manque de foi, car nous ne sommes pas sûrs de ce que nous faisons, alors nous apaisons ce mécontentement en essayant de convaincre les autres.
Mais nous entrons tous dans une nouvelle ère, la première hystérie collective est terminée, et nous nous installons dans le train-train quotidien de vivre notre incarnation aussi consciemment que possible.
Si, au final, il s’avère que c’est votre dernière chance d’atteindre l’illumination, tant pis.
Sinon, c’est ainsi – vous n’y pouvez rien.
Vous ne pouvez pas écraser qui que ce soit pour vaincre le système – vous êtes le système.
Le désir de vaincre le système en fait partie.
De même que la frustration totale quand vous voyez que vous essayez de faire obstacle, et que vous n’arrivez pas à vous arrêter.
Notre orientation occidentale vers la réussite se résume à : « Accomplir, réussir, l’homme au-dessus de la nature, mon propre intérêt ».
« Le pouvoir, je le comprendrai, le contrôlerai, le maîtriserai et je l’aurai », une phrase qui fonctionne pour presque tout, sauf pour ce dont il s’agit vraiment.
Vous vous asseyez et vous essayez de méditer, mais votre esprit s’emballe et devient irresponsable.
Des millions de pensées tourbillonnent soudainement.
Tout prend soudain une importance capitale. « Tu as oublié d’appeler, et tu dois aller aux toilettes ; tu as mal au genou. »
Vous doutez de la méthode avant même de l’avoir essayée.
« Ça ne marchera jamais. »
Mais cet essai vous apprend beaucoup.
Il vous révèle l’agitation de votre mental.
Or, cela ne fonctionne que lorsque vous avez acquis suffisamment de ce que nous appelons « prajna » dans un système, ou « punyam » dans un autre, ou suffisamment de sagesse pour comprendre que le mental est un serviteur exquis mais non le maître – que votre être n’est pas votre mental.
Vous devez être profondément enraciné dans cette sagesse pour que la méditation ait un sens.
Vous devez être suffisamment enraciné dans cette sagesse pour pouvoir percevoir les pensées comme de la matière plutôt que comme définissant la réalité.

– Ram Dass

UN MONDE SOUS SIÈGE

Au fil du temps, une profonde intimité et une confiance se développent avec cette subtile propension. Mais vous devez être assez calme, et permettre à votre esprit d’arrêter de chercher la bonne réponse, le «ça devrait être ainsi», afin de sentir ce qui se trouve au-dessous.
– Adyashanti

En attendant que la paix rejoigne tous les coeurs, tous les esprits et tous les racoins de la terre, on va essayer de l’installer dans nos propres coeurs, ici, là où la terreur ne frappe pas. Pas encore. Pas pour le moment. Pas comme là-bas.

Ce simple acte constitue en soi une incitation à la résistance guerrière, une invitation au calme et à la paix locale. Car seulement sur cela qu’on peut avoir un impact pour le moment : notre scène locale. Et, surtout, notre arrière-scène. Le champ de multiples batailles, petites et grandes. Nos ptites pleines de bardam et de badaboum.

Simplement accepter que ce qui est tel que c’est constitue en soi un grand pas vers la paix, un grand passage, un ptit pas de sage.

Accepter, c’est déjà changer, c’est accepter que les choses changent toujours d’elles-mêmes si on les laisse faire. Alors laissons faire la vie. Pour le meilleur, et pour le dire. Car ce qui est est toujours le meilleur, le mieux qui puisse être car sinon ça serait autrement.

Et comme on dit, si on n’aime pas l’endroit où nous sommes dans notre vie en ce moment, on peut toujours bouger, nous ne sommes pas des arbres. Donc soit on change de place, ou d’attitude, de disposition.

En ce moment même, ils sont nombreux à vivre le pire, sous le pire, la guerre, les bombes, la peur, l’horreur. Le pire que tout. La seule chose qu’on puisse faire est de penser à eux et elles, ne pas les oublier, les sentir à distance, les accompagner dans nos coeurs et dans notre humanité. Et réaliser qu’à leur place, on vivrait la même chose qu’eux et elles, on dealerait avec la situation nous aussi du mieux qu’on peut comme eux et elles le font sûrement.

N’empêche, pas ça que la vie nous donne à vivre et le simple fait de l’apprécier est en soi beaucoup. Alors apprécions-le mes ami.e.s lecteurs/trices.

Simplement s’assoir, dans la paix, et ressentir compassion et empathie pour les gens qui vivent la guerre, d’ici, à distance, en relative sécurité. Plus grande que la leur du moins. Déjà un pas pour et vers la paix dans le monde. Le seul qu’on puisse faire pour le moment pour ces gens d’ailleurs. Cet ailleurs qui est ici aussi si on s’étire le coeur. Si on l’invite. Si on s’y projette. Semer des graines de paix en soi, cultiver une attitude calme et paisible, dans la simplicité du quotidien. Ici, pour la paix là-bas.

Pour ressentir le calme et la paix, on doit préparer le terrain, le cultiver, et inviter. Rester ouvert.e.

Pas compliqué, mais pas toujours simple non plus. Comme le fait de simplement être. Aucun effort requis, mais pas toujours donné. Car êtres d’avoir nous sommes.

La paix ne se fera pas avec des mots. Alors cultivons le silence.

Car sacrée la paix. Mais pas donnée à tous. Comme disent les anglais, et les anglaises aussi sûrement: Location location location. Allez, loue-là. Ici.

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Les gens qui se taisent sont les derniers dieux de ce monde.
Ils tiennent un livre ou bien rien.
Ils regardent quelque chose par une fenêtre.
Leur âme, sur le coup d’une prière, d’une lecture ou d’un chagrin, s’est retirée dans ses appartements.
Ils ne sont plus la proie des modes.
En s’abattant sur eux, la griffe du siècle n’attrape que de l’air.

– Christian Bobin, La nuit du coeur

___
Dieu est ce secret d’amour dont notre cœur est l’écrin.
Dieu ne peut pas se faire jour autrement qu’à travers le silence.

Il s’agit donc d’entretenir en nous ce silence et d’y revenir constamment (…)
(…) Il ne s’agit pas de dire: « Je vais faire du silence. »
(…) une communauté religieuse devrait être une communauté de silence, où le silence est placé au premier plan.

Je n`ai pas dit par un silence hostile, par un silence qui refuse de sourire, par un silence qui se ferme aux besoins des autres ; un silence de vie où chacun demeure dans le dialogue avec le Seigneur, dans le cœur des autres, ou le Seigneur rencontré dans son cœur ou dans le cœur de n’importe quelle créature, mais en dialogue avec le Seigneur.

Il s’agit donc toujours d’entrer dans ce recueillement où l’on devient une présence à Dieu.
Dieu est toujours déjà là, c’est nous qui ne sommes pas là.

– Maurice Zundel

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Mon Dieu donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse d’en connaître la différence.
De vivre un jour à la fois, d’apprécier un moment à la fois, d’accepter les épreuves comme le chemin vers la paix, de prendre, comme Jésus l’a fait, ce monde pécheur comme il est, et non pas comme je voudrais qu’il soit.
De croire que tu feras toute chose bonne si je me soumets à ta volonté ; afin que je puisse être raisonnablement heureux dans cette vie et suprêmement heureux avec toi, pour toujours dans le futur.

AMEN

ICI PHONE HOME

Votre réelle demeure n’est pas la maison dans laquelle vous vivez,
mais le calme et la paix de votre coeur.
– Ajahn Brahm

À l’intérieur de nous il y a quelque chose qui n’a pas de nom, cette chose est ce que nous sommes.
– José Saramago

Moi, c’est ici que vit et bat mon coeur depuis une quinzaine d’années. Et mon coeur vit tout à côté du coeur de ma voisine d’amour depuis 6 ans. Deux coeurs côte à côte, à la queue leu leu à mille lieux du monde. Doubles de coeurs. Maison de coeurs. Double-decker. Maison à deux étages.

Et comme vous voyez, nos coeurs et nos maisons sont bien protégés. On veille sur nous. Ici, on exclut et inclut la personne qui parle, comme celle qui fait silence. Hon !

À quelques mètres de la maison, nous tenons église aussi, une toute petite église dans la forêt. Toute petite, toute simple, toute humble. C’est là que l’on travaille, en chantant en choeur et avec coeur avec nos ami.e.s., chacun chacune ensemble, à syntoniser nos petits coeurs sur LE seul coeur qui existe, car qu’un seul coeur au bout du conte. Au-delà du conte de fées, comme au-delà des comptes à payer. Seul le coeur compte. Et le seul conte qui compte c’est celui que le coeur nous chante, le conte que l’on se retrouve à vivre au coeur de soi, au coeur des bois. Coeurs de joie, coeurs de soie, coeurs de foi.

Ici qu’on mène notre double vie.

Dès lors qu’on a une vie intérieure, on mène déjà une double vie.
– Pierre Assouline via Pierre Lemieux

On mène tous et toutes une double vie. Qui se vivent toutes les deux ici et ailleurs dans la même vie.

Celle au coeur de soi, au coeur du home, comme celle qu’on emporte avec soi quand on sort dans le grand monde, le monde des grands qui est bien souvent pas du monde. La face cachée de la lune est toujours présente.

Donc être dans le monde, mais pas tout à fait de ce monde disait notre beloved. Être de ce monde, mais toujours un peu ailleurs, d’ailleurs, hors de celui-ci, mais aussi ici-d’dans.

Un pied ici, l’autre là-bas. And stretch le coeur.

Pour continuer de vivre dans son propre monde, et apporter son propre monde dans le monde pas toujours propre et même pas toujours du monde. Ou comme dirait le coach des Canadiens, amener sa game dans LA game, comme amener son monde dans LE monde.

Je sais, c’est deep.

Je vous laisse la journée pour y penser. Ou pas. Pas trop du moins, car le coeur comprend toujours plus vite que la tête.

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L’Intelligence qui s’écoule de Dieu, c’est-à-dire la révélation intérieure de Dieu, tient ouverte notre intériorité et élève notre entendement au-dessus de toutes les images et tous les soucis, dans une tranquillité toute pure.
Par cette intelligence supérieure, notre raison reçoit de l’inspiration de Dieu une science divine qui illumine notre raison et fait de nous, de l’intérieur, des voyants.

– Jean de Ruysbroeck via José LeRoy

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Dieu est ce secret d’amour dont notre cœur est l’écrin.
Dieu ne peut pas se faire jour autrement qu’à travers le silence.

Il s’agit donc d’entretenir en nous ce silence et d’y revenir constamment (…)

Il s’agit donc toujours d’entrer dans ce recueillement où l’on devient une présence à Dieu.
Dieu est toujours déjà là, c’est nous qui ne sommes pas là.

– Maurice Zundel via Cristina RJ

Chacun son appareil, chacun son usage, chacun son ménage, car tsé le fun ?

FAIRE PARTIE DE SOI

Je viens de découvrir que je fais partie du problème. C’est pas terrible, mais ça fait du bien de sentir que je fais partie de quelque chose.

Ah, rien comme faire partie de quelque chose. Même si c’est un problème. Pas de problème patron.

En fait on porte chacun et chacune une infime partie du grand problème mondial. Genre un 8 milliardième point quelque du grand pourcentage.

Bien sûr, il y a des pointes de tarte plus grosses que d’autres. Mais une tarte c’t’une tarte.

But it sure feels good to be part of something.

Quand on fait partie du problème, c’est pas terrible comme qu’y dit, mais on peut au moins agir sur son ptit bouttt à soi. Bien sûr ça ne règlera pas le sort du monde, mais ça peut nous permettre d’observer plus paisiblement, un peu plus détaché.e. Que chacun commence par son ptit bout de trottoir et la suite devrait rouler pas pire.

Un des problèmes actuels dans notre société semble être que plusieurs ne sentent plus faire partie de la société, du même monde, du monde même. Pourtant, c’est notre monde, il appartient à tout le monde le monde. C’est notre monde, pas mon monde. Alors notre problème. À régler ptit bout par ptit bout.

Si tout le monde se sentait davantage faire partie de, le monde irait bien mieux je crois car le monde va aussi bien que l’ensemble de ses parties. Party !

Une grande chaîne le monde.

Une chaîne humaine.

Aussi forte que le plus faible de ses maillons.

VENDREDI SAIN D’ESPRIT

Maître, je suis très découragé., Que devrais-je faire ?
Encourage les autres.

Lorsqu’on regarde le monde at large, il y a de quoi être découragé.e. Pas besoin de nommer quoi que ce soit, vous avez un écran vous aussi.

Quand presque tout fout le camp comme c’est le cas dans plusieurs endroits de notre monde en ce moment, naturel d’avoir le regard noir, du moins très sombre.

Quand le monde brasse comme il brasse, cahote, souffre et roule rock n roll en ce moment, normal de vouloir détourner le regard et cocooner pour chercher confort et sécurité.

Vivre aujourd’hui implique devoir se méfier des fraudes, faire preuve de doute et de discernement, poser un regard lucide sur le monde et en même temps, prendre soin de soi et de ses proches dans la mesure du possible.

Mais le monde est tel qu’il est. Avec la folie qu’on constate et qu’on nous montre, et avec de multiples gestes de bonté et de soutien. Les quelques fous qui tiennent aux guerres et aux profits à tout prix, incluant celui de la survie de l’humanité, prennent beaucoup de place, presque toute la place.

Mais nous sommes plus nombreux à vouloir le bien, à le vouloir et à vouloir le faire.

J’apprécie cette illustration ci-haut qui nous invite à transformer le découragement personnel en encouragement global, le désespoir en espoir. C’est l’alchimie du coeur. On ne peut aborder le monde seulement avec sa tête sinon on va tilter.

Pour que la vie conserve un minimum de sens et de sanité au coeur des périodes troubles, on doit mettre l’emphase et se concentrer sur des cibles à portée de coeur, réalistes et réalisables. C’est ainsi qu’il me semble que la seule solution en temps de crise consiste à se soutenir, à plonger dans notre humanité, dans notre solidarité et à la partager.

Veeresh disait friendship is love made visible. I buy it dear friend forever.

Ce que disait autrement aussi St-François d’Assise jadis:

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix !
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Que je ne cherche pas tant
À être consolé… qu’à consoler;
À être compris… qu’à comprendre;
À être aimé… qu’à aimer;

Car
C’est en donnant… qu’on reçoit;
C’est en s’oubliant… qu’on trouve;
C’est en pardonnant… qu’on est pardonné;
C’est en mourant… qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

De notre côté, nous entamons un week-end de prières en chansons, en silence et en introspection, comme en amitié partagée. On ne peut peut-être pas changer le monde at large, mais on fera notre humble et petit bout de lien, ce qui est pas mal tout ce que nous pouvons faire ici-bas pour le moment. Et pour le popa. Car on ne doit pas garder seulement son sens de l’amour right ? L’humour est essentiel pour garder l’esprit sain.

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Et puisque c’est un peu un week-end à sa mémoire, ci-bas une image et un texte partagés par Cristina RJ, une des mes pushers préférées de beauté et de lumière sur FB. Ça donne une autre perspective de lui que son seul corps cloué à la croix.

Tableau : J. Kirk Richards

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Le lavement des pieds lui-même nous délivre à jamais du pharaon céleste.
Jésus brise ici toutes les idoles que l’homme s’est données, tous les faux dieux qu’il a inventés.
Jésus introduit dans notre histoire une essentielle transmutation des valeurs.
La grandeur, ce n’est pas de dominer, d’avoir des sujets, de pouvoir les écraser, de leur parler à l’impératif, de les juger et de les condamner s’ils ne se soumettent pas au pouvoir arbitraire d’un tyran, la grandeur, c’est de se donner.
La grandeur se situe non pas dans la ligne de la domination mais dans la ligne de la générosité.
Et c’est pourquoi Jésus à genoux atteste la vraie grandeur, celle du don, celle de l’amour, la seule qui puisse convenir au Dieu-Esprit qui est Vérité.
C’est une immense révolution, c’est la vraie révolution car, justement, maintenant le ciel est ici.
Maintenant, aujourd’hui , au-dedans de nous.
Le visible laisse transparaître l’invisible, le visible est un sacrement où resplendit le Visage de l’Éternelle Beauté.
L’homme révèle Dieu.

  • Maurice Zundel via Cristina RJ

100 POUR SANG HUMAIN

La bonté ne fait pas qu’aider les autres – elle nous aide aussi. Elle nous anime. Elle nous adoucit. Elle nous aide à nous rappeler que les gens sont bons parce que le bon en soi fait ressortir le bon dans les autres. Alors partagez un peu d’amour aujourd’hui, non seulement parce que le monde en a besoin, mais parce que vous en avez aussi besoin.

Et moi le premier, comme toi, vous, nous tous et toutes. Pour nous, et en particulier pour tous les enfants du monde. Car il y a suffisamment de gens qui s’occupent des guerres, des mensonges et des scandales, du bad stuff. Nous, on va se charger du bon stuff.

Car aucun geste de bonté, peu importe sa portée, n’est jamais gaspillé.

J’ai vu hier qu’une certaine personne est décédée et on a dit d’elle qu’elle était une humaniste. Quand je vais mourir, j’aimerais bien être qualifié ainsi moi. Je pourrais même dire que c’est mon but dans la vie. Pas de mourir, ça c’est pas mal inévitable à ce qu’on dit. Non, me faire qualifié d’humaniste. Ce mot signifie avoir au coeur l’humain, premièrement en soi-même, mais aussi et surtout tous les autres humains. Qu’en soi-même, c’est de l’égoïsme. C’est incomplet. Car nous ne sommes qu’un right ?

En cette dernière journée de grève générale des gens du milieu communautaire, pensées vers et pour tous ceux et celles qui travaillent avec leur coeur au service d’autrui. Pour soulager la faim et la douleur, pour rassurer, pour prendre soin, pour réchauffer les coeurs humains. Souvent les plus démuni.e.s et, souvent aussi, pour des salaires nettement minimes et minimum et dans des conditions de travail difficiles et précaires.

Chapeau humains et humaines pur sang.

On peut bien désirer devenir éveillé.e, illuminé.e, mais si on était tout d’abord 100 % ordinairement humain ?

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Nous devons accepter d’être des gens tout à fait ordinaires, c’est-à-dire de nous accepter tels que nous sommes, sans chercher à devenir meilleurs, plus purs, plus spirituels, plus perspicaces.
Si nous pouvons accepter nos imperfections telles qu’elles sont, tout simplement, alors nous pouvons les utiliser comme une étape de notre chemin.
Mais si nous essayons de nous débarrasser de nos imperfections, elles deviendront des ennemies, des obstacles sur la voie de notre «développement personnel».

~ Chögyam Trungpa

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Montre-toi sans célébrité, nu et à genoux.
Arrête de savoir qui tu es.
Le nom est une poutre enfoncée dans l’œil illimité.
Les idées héritées vous habillent avec une croûte de plâtre.
L’ego artificiel doit s’agenouiller devant la vraie essence.
Enlevez les ornements, vainquez la peur, donnez-vous sans cure, ne vendez pas de vide enveloppé d’apparence, élevez ce que vous ressentez, donnez sans forcer à recevoir, aimez ce qui existe comme si vous étiez sa mère.
Être non imposé est la loi.

– Alessandro Jodorowski, via mon ami Yan

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Pourquoi sommes-nous ici ?
À tout le moins, nous sommes ici pour apprendre à nous connaître et à connaître l’existence, et la vie et le monde qui tourbillonnent en nous et autour de nous.
En comprenant cela, il est possible d’utiliser chaque instant et chaque situation comme une partie essentielle de cet apprentissage.
Rien n’a besoin d’être ignoré ou exclu ou même jugé sévèrement.
Alors, le conflit ou la douleur
ou le plaisir ou la peur
ou la joie ou la colère
ou la tristesse ou l’amour
sont tous des moyens qu’a l’existence de nous offrir une leçon.
Reconnaître la leçon, et en tirer des enseignements, peut devenir l’essence même de notre raison d’être – peu importe le nombre d’autres raisons que nous pouvons trouver, y compris l’absence de raison.

Avec amour…
– Subhan

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L’intelligence est nécessaire mais, cultivée seule, elle s’avère dangereuse.
Si brillante et satisfaisante se révèle-t-elle, elle nous endommage quand elle devient l’unique chemin.
À force de congédier les émotions, les sentiments, les enthousiasmes, elle rend dur, méchant, lointain, hautain, et produit du cynisme.
On ne peut évoluer sans bonté et sans douceur.

– Eric-Emmanuel Schmitt – Plus tard, je serai un enfant – via Cristina RJ

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Si Dieu cesse de m’aider, ce sera à moi d’aider Dieu…
Je prendrai pour principe « d’aider Dieu » autant que possible, et si j’y réussis, eh bien je serai là pour les autres aussi…
Oui, mon Dieu, tu sembles assez peu capable de modifier une situation finalement indissociable de cette vie.
Je ne t’en demande pas compte.
C’est à toi, au contraire, de nous appeler à rendre compte un jour.
Il m’apparaît de plus en plus clairement, à chaque pulsation de mon cœur, que tu ne peux pas nous aider, mais que c’est à nous de t’aider et de défendre jusqu’au bout la demeure qui t’abrite en nous…
Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance.
Une chose cependant m’apparaît de plus en plus clairement : ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t’aider – et ce faisant, nous nous aidons nous-mêmes.

– Etty Hillesum – Une vie intérieure via Cristina RJ

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Je suis véritablement née le jour où j’ai expérimenté ma finitude.
Depuis j’ai le cœur déchiré et je me sens reliée à tout.
Je ne crains plus d’être comme je suis.
Je réalise que la joie est derrière toute chose.

– Cristina RJ

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Au lieu de rejeter la solitude, j’ai appris à l’aimer.
Parce que j’étais seul, et dans cette solitude, j’allais prendre un café et une pâtisserie
et je devenais mon meilleur ami.
J’étais avec moi-même, et cela dissipait la solitude, mais cela faisait aussi naître l’amour, l’amour de Vishrant, car Vishrant prenait soin de Vishrant, non pas par égoïsme, mais avec amour.
Et ainsi, la solitude fut vaincue en étant mon meilleur ami.
Quand on a de meilleurs amis, on les emmène déjeuner et dîner, on les emmène prendre un café, on les promène en voiture.
Vishrant emmenait Vishrant, je me liais consciemment d’amitié avec Vishrant.
C’était magnifique. Vishrant devint son meilleur ami.
Une fois réveillé, il est en réalité impossible d’être seul car on se perçoit comme le tout.
Tu ne peux pas te sentir seul(e).
Se réveiller est merveilleux, tu devrais essayer.
Laisse ton esprit s’abandonner, donne-toi à Dieu, deviens libre.

– Vishrant

DIX SEXE LIT

Ça fait longtemps que je veux la placer celle-là car je la trouve vraiment dyslexante, et même sexytante. Je sais un peu pas mal mononc le chroniqueur. S’cusez-le. Mais une foi n’est pas coutume sans doute. Ni 100 doutes.

Mais today is de day. LE jour où tout sent le poisson, premier jour d’avril, jour de doute, doute de touttt. Phoque de doute et ouatte de luck.

Mais je ne la traduirai pas car elle perdrait toute sa saveur, son odeur maritime du grand large un peu épais.

Le 1er jour d’avril, on peut se permettre n’importe quoi. Presque. Des jokes en anglais, des anglicismes, des jus de mots tordus, des gros maux.

Même le ciel n’est pas la limite aujourd’hui. Knock knock on Heaven’s door et Stairway to Heaven. Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne peut en rire.

Aujourd’hui, on peut se lâcher lousse côté syntaxe et grand-mère, et même poster des jokes dans les langues de Shake spear et molle hier. Comme cette autre parmi mes nounouneris préférées.

Y zigonne, he zigoes. Tabarnak qui dit.

En temps normal, on – inclut la personne qui tape, salut Lou, oui 😉 veut pas mal toujours faire du sens, être cohérent, bien perler, être together. Sonner brillant, ding dong, et être bien considéré. Ben aujourd’hui, que con sidéré je serai. C’est avril le premier. Et dirai n’importe quoi, et même, et surtout, son contraire. Ou pas. Ah pis oui. Non au fond. Et en surface, petite et glande.

Envie de dire n’importe quoi aujourd’hui, n’importe quoi qui sort de mes doigts, sans censure. Mais est-ce que les ptits mots dits sortent de mes doigts ou de ma tête ? Attendez, je vais aller voir.

Ah, trop compliqué.

Comme c’est une journée poisson glissante comme le do d’un canard à mi fa si à placer, avec son propre parfum, je me permets de vous proposer une psychanalyse sociale improvisée. Habituellement, c’est rare qu’on se demande qui est la mère, mais avec la psychanalyse, tout est viré boutt pour boutt. Freud est le père, c’est connu et reconnu, pour le meilleur mais surtout pour le pire, mais on n’a jamais trouvé la mère.

Smells fishy ? Oh que oui Germaine !

Ceci explique peut-être cela.

Chronique fourre-tout, avec tous les déchets habituellement censurés. Car parfois, faut que ça sorte. Que ça soit vide, ou plein. Aujourd’hui on ne contient rien.

Chronique de fou furieux, chronique fou-rire, chronique full pire. Chronique la poubelle du monde. Chronique upside down, et inside out. Sans dessus, dessous sur tout surtout.

Ou même ce meme est permis. Car même JC a dû avoir ses limites.

Rappelez-vous, c’est le 1er avril aujourd’hui. Doutons de tout. Même du doute. Comme on devrait toujours le faire au fond, et en surface. Douter de tout, et croire que tout est possible. Même, et surtout, l’impossible.

Alors semons l’espoir. Et attendons. Attendons-nous à tout.

Car avant l’IA, il y eu Hi Ha !

Mais dorénavant, plus qu’avant, tout est possible. Surtout l’impossible. Eh bien, tremblez maintenant.

FERVEUR DISCRÈTE

Parfois, très discrètement et sans qu’on le remarque, certaines personnes posent de bonnes actions dans le monde.

Ferveur, quel beau mot.

Mais en cherchant ses définitions et ses synonymes, je trouvais qu’on définissait le terme un peu excessivement, un peu trop flamboyamment.

On le divisant grosso modo en deux catégories :

1- Ardeur passionnée, élan enthousiaste,
avec les synonymes chaleur, effusion, enthousiasme, exaltation.

2- Zèle ardent, animé par un vif sentiment religieux,
avec dévotion, recueillement et piété comme synonymes.

Déjà, même si elle réfère à la religion – gros mot chargé qui, pourtant, signifie simplement relier– la 2ème catégorie est plus soft et relaxe, plus intérieure et introspective.

On nourrit beaucoup – trop et excessivement – le négatif dans l’espace public. On dénigre, on décrie, on cherche les scoops juteux et les scandales. On bitche contre les politiciens, on cherche les bibittes et on les trouve aisément. Puis on finit par se construire un monde avec un fort penchant sur le sombre et le glauque. Et on finit par se méfier de tout et de tous.

Je radote un peu, j’avoue, mais la plupart des gens sur terre sont des gens de bonne volonté. Et plein de projets sont mis sur pied pour aider, supporter, s’entraider, se soutenir et collaborer. On en entend seulement trop peu parler. Pensons notamment aux milieux communautaires qui font un travail essentiel mais quasi invisible et dont on ne parle que trop peu.

On parle davantage de guerre, d’abus et de transgressions. Ça vend, ça punche, ça bait le click, ça rentre dans le dash de notre quête d’attention médiatique. Ça nous en met plein les yeux et ça nous titllle le regard. Comme l’affirme Yuval Harari, les médias sociaux jouent sur trois émotions principales pour capter notre attention : la peur, la colère et la haine. Et ça marche.

Pour cette raison, les bonnes nouvelles passent souvent sous le radar. Pas assez catchy, pas suffisamment punchées. Pas vendeuses.

Oui il y a la guerre, il y a des êtres corrompus, il y a des crimes qui se commettent chaque jour. On ne peut ni ne doit le nier, ni détourner le regard. Et on doit conserver toute notre compassion et notre empathie au cœur pour ceux et celles qui subissent les injustices et les horreurs, ceux et celles qui en souffrent, qui sont en manque.

Mais le monde est plein de choses magiques, attendant patiemment que nos sens se raffinent.
– W.B. Yeats

Car on ne voit que ce que l’on peut – ou veut – voir.

Ainsi, en arrière-scène de ces scènes de guerre et ce monde qui s’écroule, règne une magie et du beau et oeuvrent des tonnes de gens de coeur et de ferveur. Et derrière le rideau, discrètement, se prépare un monde meilleur pendant qu’au-devant de la scène, la destruction et l’horreur attirent l’attention, une certaine attention du moins, celles des médias vendeurs d’horreurs. La plus brute, la plus évidente à l’oeil public, à l’oeil nu.

Alors ne perdons pas notre vision plus fine, l’oeil du coeur, qui voit et reconnait la beauté et la bonté, le nez qui sniffe et sent le bien et l’humain dans le monde. Ne perdons pas non plus notre ferveur, cette ferveur discrète du bon et du don qui est toujours à l’œuvre sous un couvert de neige éternelle au coeur des hommes et des femmes de bonne volonté.

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La révolution ne consiste pas à détruire, mais à faire émerger.
Si vous passez votre temps à penser à ce que vous attaquez, vous vous y enfermez.
Il faut trouver en soi la ferveur nécessaire et la manifester.

– Joseph Campbell