ET LA VIE CONTINUE

Salutations lecteurs/trices

Eh oui, bien revenu à la maison le ptit chroniqueu des grands chemins.

Qu’elle est sweet sweet cette chère maison qui est bien davantage qu’une maison, un vrai home indeed. Le lieu central de l’univers pour moi, ici que je vis, là où je peux déposer mon nombril, le nombril de mon ptit monde. Mon refuge, mon repère. Pas celui des Hells ni celui de l’enfer, au contraire, mon petit paradis terrestre extra.

Avec le feu au coeur. Et le feu dans le poêle qui réchauffe le sweet sweet home.

Ça fait au moins 20 fois que je vais au Brésil et à chaque fois j’en reviens mais je n’en reviens jamais tout à fait ni complètement. J’adore ce pays mais je ne pourrais y vivre à l’année. Trop chaud. Le climat ici est trop parfait pour nos corps et nos esprits.

Le cycle des saisons est parfait pour moi. Mais chaque fois que je vais au Brésil, je n’en reviens pas comment j’en reviens plus que plein, débordant de vie et d’énergie même, overflowing. Les gens de notre église là-bas sont tellement accueillants et généreux avec nous. Notre famille de coeur. Et d’esprit.

12 jours de dérochage… des médias, du bruit social de surface, comme des mauvaises nouvelles. Assez loin de tout le Brésil. Essentiel de couper régulièrement d’avec la schnoutt du monde pour chanter, méditer, faire silence, communier. Sinon la schnoutt hit le fan… ati… que je suis.

Indispensable de revenir en soi, de reprendre contact avec ce petit quelque chose comme avec ce grand Tout qui vit en chacun.e. de nous.

Se retrouver soi-même, pour mieux retrouver le monde, pour le voir d’ailleurs, autrement, pour le percevoir plus clairement, allégé d’une partie de sa lourdeur. Le monde physique est clairement très dense. On doit y danser allègrement.

Important – mais si facile néanmoins – de ne pas se perdre soi-même dans le monde car si vaste le monde. Et si bruyant, tonitruant même. Assourdissant tant qu’on finit par ne plus s’entendre soi-même.

Fermer ses yeux pour mieux entendre battre son propre coeur. Poupoum poupoum.

Alors que ces quelques mots cher lecteur/trice pour ce matin. Suis en mode réinsertion sociale. Ici, de et dans mon nid, pit pit pit, de et dans ma forêt, de et dans mon refuge au coeur de la forêt.

Je me replongerai dans le monde bien assez vite, ce monde dans lequel on vit et pour lequel on fait son gros possible – dans la mesure du possible – pour l’améliorer, à notre humble mesure. Sans mesure. Hors mesure. De Small à Extra large. Médium enseignant.

Je vous laisse sur les mots d’un autre ce matin, qui disent bien ce que je voudrais et pourrais vous dire ce matin si je pouvais en dire davantage.

___
L’émotion populaire vous submergera

L’atmosphère en est chargée.
Affaire Epstein.
Guerres potentielles.
Vertige économique.
Théâtre politique sombrant dans l’absurde.
Le champ énergétique qui nous entoure vibre de chaos, même quand on essaie de se recentrer.
Vous le sentez.
Ce profond malaise cellulaire.
Cette incertitude qui traverse votre système nerveux comme de l’électricité statique.
La plupart d’entre nous se tournent vers le même anesthésiant éculé… la dissonance cognitive.
Nous nous enfonçons dans les plaisirs personnels, nous nous engourdissons avec des substances et des plateformes de diffusion en continu, nous nous laissons envahir par une colère vertueuse face à la moindre indignation qui défile sous nos yeux.
Tout autour de vous est conçu pour vous manipuler émotionnellement.
Pour vous aspirer.
Pour vous exploiter.

La haine que tu ressens ?
Exploitée.
La peur qui vous pousse à défiler ? Exploitée.
La rage, la répression, la consommation sans fin ?
Tout est exploité.

Nous ne sommes pas enfermé.e.s dans des bureaux à la Matrix, mais ne vous méprenez pas, l’extraction est bien réelle.
Votre énergie est une monnaie d’échange.
Votre attention est du carburant.
Vos turbulences émotionnelles alimentent des systèmes conçus pour vous déstabiliser, vous rendre réactif et perpétuellement déséquilibré.

La question n’est pas de savoir si ça se produit.
La question est…
Êtes-vous prêt à devenir inexploitable ?

Réinvestissez votre énergie…

D’abord, prenez vos distances avec l’émotion collective.
C’est non négociable.
La rage, la peur et le désespoir collectifs se propagent comme un tsunami.
Il faut une force intérieure farouche pour rester au cœur de cette tempête sans se laisser emporter.
Mais c’est là que réside votre souveraineté.

Restez éveillé.
Méditez.
Priez.
Marchez pieds nus sur la terre chaque jour.
Laissez le soleil caresser votre visage.
Mangez des aliments qui fortifient plutôt que des aliments qui abrutissent.
C’est le temps de fortifier votre corps, votre esprit et votre âme.
Nous nous dirigeons vers des bouleversements encore plus cataclysmiques.
L’IA et la robotique vont démanteler les structures sur lesquelles on a bâti nos identités.
Nombreux seront ceux qui perdront leur emploi, leur raison d’être, leur raison d’être.
Il est donc impératif de trouver un sens à votre vie dès maintenant, au-delà de la carrière et de l’ambition.
Trouvez-le les un.e.s dans les autres.
Trouvez-le dans une connexion profonde.
Trouvez-le au sein d’une vraie communauté, en vous réunissant non pas pour la productivité, mais pour la joie, pour danser, pour partager un repas, pour le simple fait d’être humains ensemble.
À mesure que les vieilles structures s’effondreront, elles tenteront de vous entraîner dans leur chute.
Chaque cycle de nouvelles, chaque algorithme, chaque crise artificielle cherche à provoquer la peur et à vous épuiser.
Plus vous restez dans la dissonance cognitive, plus vous alimentez ce système.

Le vrai travail…
Faites un effort supplémentaire pour aimer votre famille.
Rapprochez-vous d’elle.
Faites-lui savoir que vous êtes assez fort.e pour affronter l’avenir.
Apprenez de nouveau à vivre au contact de la nature.
Chassez, pêchez, cueillez, cultivez un jardin, partagez des moments en communauté. Faites face à l’effondrement potentiel avec courage.

Nos ancêtres ont survécu sans aucune de ces technologies.
Ils ont prospéré en s’unissant, en tissant des liens communautaires indéfectibles.
Cette sagesse est inscrite dans votre ADN.
Vous savez déjà comment faire.

L’antidote n’est pas la résistance.
L’antidote, c’est de se fortifier mentalement, émotionnellement et spirituellement.
L’antidote, c’est de faire taire le bruit ambiant et de reconquérir le caractère sacré de votre attention.
Vous recevrez les renseignements dont vous avez besoin.
Elles viendront à vous.
Mais cette dépendance à la véhémence que suscitent les médias ?
Elle fait partie du lot.
Prenez ça au sérieux.
Votre énergie est en train d’être aspirée.
Le système se nourrit des turbulences internes parce que, quand on est calme et serein, on ne consomme pas de manière compulsive.
On n’achète pas par peur.
On trouve le repos dans la subtilité, le bonheur, le contentement, l’épanouissement.

Ce qui brûle brûlera.
Toutes les illusions qui se brisent se briseront.
Ce dénouement peut prendre dix ans ou cinquante.
Certains d’entre vous sont déjà à l’avant-garde.
Vous le sentez.
Vous savez exactement de quoi je parle.
VOUS ÊTES LES DÉTENUS…
Vous tenez la lumière.
Vous tenez la conscience.
Vous avez la Force Divine.
Vous détenez tout ce qui est bon et naturel et qui palpite encore sous le chaos apparent.
Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que nous sommes nombreux.
C’est le temps de s’unir.
Pas pour combattre.
Pour se rassembler.
Pour se réunir dans la simplicité du cœur et se rappeler ce que signifie être humain.
Être une communauté.
Pour revenir à nos racines profondes, à notre vraie nature.
À l’amour et à la liberté qu’on est réellement.

Le choix est maintenant…

Chaque instant passé à nourrir la moisson est un moment volé à votre vie.
À vos enfants.
À votre raison d’être.
À la joie intense d’être pleinement humain et vivant.
Les systèmes qui s’écroulent autour de nous étaient voués à la chute.
Ils ont été bâtis sur l’extraction, la séparation, le mensonge que vous êtes seul.e.s et impuissant.e.s et que vous devez consommer pour combler le vide.
Vous n’êtes rien de tout cela.
Vous êtes ancien.ne.s.
Vous êtes souverain.e.s.
Vous êtes lié.e.s à une lignée ininterrompue de survivant.e.s qui ont traversé les ères glaciaires, les épidémies et les empires naissants et déchus.
Cette force coule dans tes veines.
Cette sagesse est inscrite dans ta chair.
La moisson ne porte ses fruits que si vous en restez inconscient.e.s.
Alors, réveillez-vous.
Coupez les liens.
Ramenez votre énergie en vous.
Enracinez-vous dans la terre sous vos pieds.
Regardez vos proches dans les yeux et dites-leur que vous êtes là, pleinement présent, refusant désormais d’être épuisé par des forces qui vous considèrent comme du bétail.

C’est un combat spirituel, et le champ de bataille, c’est votre attention.
Chaque fois que vous choisissez la présence plutôt que la distraction, vous gagnez.
Chaque fois que vous choisissez la communauté plutôt que l’isolement, vous gagnez.
Chaque fois que vous choisissez votre intuition plutôt que le consensus fabriqué, vous gagnez.
Le vieux monde meurt.
Laissez-le faire.
Ce qui naît est quelque chose que les moissonneurs n’avaient jamais prévu… une génération d’humain.e.s qui se souviennent de qui ils/elles sont.
Qui refusent d’être exploité.e.s.
Qui restent ancré.e.s dans leur centre inébranlable tandis que tout autour d’eux se dissout dans le chaos.
C’est vous qui nous guiderez.
Pas en combattant l’effondrement, mais en incarnant le nouveau modèle.
En devenant la preuve vivante qu’il y a une autre voie.
En portant la fréquence de la souveraineté avec une telle puissance que les autres commenceront à s’en rappeler eux/elles-mêmes.
L’heure de la passivité est révolue.
L’heure des demi-mesures est révolue.
L’heure d’attendre qu’on vous sauve est révolue.

Reprenons notre énergie en main.
Devenons inébranlables.
Unissons nos forces à celles de ceux/celles qui reconnaissent la vérité.
Et restons calmes au cœur de la tempête.
C’est pour ça que nous avons été créé.e.s.
C’est pourquoi nous sommes ici maintenant.
C’est le temps de nous élever.
La récolte se termine quand nous le décidons.
Levons-nous !

– Satyen Raja

___

CONFIDENCES DO BRASIL 2026 – 5 – BAT(AÇAO) MAN

Salut lecteurs/trices

Probablement mon dernier billet car la fin de semaine va être active. Les gens ont commencé à arriver. Une quinzaine d’entre eux et elles après plus de 30 heures de route, en provenance de Bahia. Des locaux, invités par l’église ici.

Les gens de Céu Sagrado sont immensément généreux. Ils soutiennent de nombreuses causes de par le pays. Ils ouvrent leurs portes et leurs coeurs sans compter, et sans limites. Ils posent des actes de charité. Depuis ma première rencontre avec eux en 2011, que du don, que du don. Dondaine…

Ces jours-ci, je suis à fond dans les bataçaos, ce processus du battage de la vigne au rythme et au son de la musique. Avec le lavage des feuilles, ces deux activités constituent le coeur du feitio.

Exigeant, mais révélateur. Ça fait sortir le méchant. Et ça permet au bon d’émerger. Ça claire les doutes et ça fait circuler l’énergie.

Hier Padrinho Luciano a pris le temps de jaser avec les visiteurs d’un peu partout dans le monde. Généreux disais-je.

Et ce soir, premier des 3 gros travaux en compagnie de Padrinho Ze Ricardo. Le highlight de la semaine. Musique divine et 500-600 personnes. Ci-bas, une photo de l’an dernier.

À compter d’aujourd’hui, de nombreuses personnes arriveront pour le week-end. Puis, lundi matin, Ravi et moi on rencontrera le Padrinho pour préparer le thé pour le voyage, régler quelques trucs administratifs et hop, dans l’avion pour le retour en hiver. Mon cher ami Louis me ramassera, le thé et moi, pour me conduire à la maison pour la suite de notre petite église dans la forêt.

Vous ré-écris un dernier billet synthèse au retour.

Sioux mes ami.e.s.

CONFIDENCES DO BRASIL 2026 – 4 – HUMILITÉ

Salut lecteur/trice

Quelques journées de pluie ici, très humide, ça change le mood. Mais de la pluie chaude ça se prend bien right ?

En portugais, humilité se dit humilde. Confidence: chaque fois que nous chantons le mot humilde dans les hymnes du Daime, ce qui arrive souvent, j’associe toujours humilité et humidité. Sou humilde.

L’apprentissage de l’humilité est une grande leçon pour moi depuis toutes ces années que je visite le Brésil, et notamment dans le cadre des travaux du Santo Daime. Je dirais même que c’est la leçon principale. On a jamais maîtrisé l’humilité, work in progrss para sempre (pour toujours).

Notamment humble ici à cause du langage. Je me débrouille bien dans le one on one en portugais, mais quand les gens parlent tous en même temps, j’en perds – encore – des bouts, même après des années.

En ne comprenant pas tout, on doit demeurer alerte et aux aguets pour tenter d’en saisir le plus possible car ils/elles parlent vite en ta… Un peu comme les étrangers chez-nous avec notre français aux coins ronds.

Ici, on apprend par observation. On regarde, on voit et on fait comme. Si on n’est pas certain, on vérifie, on demande. Comme disait Veeresh: when in doubt, check it out. Très fluide comme apprentissage.

Le Santo Daime est un type d’apprentissage par modelage. On doit s’insérer dans les us et coutumes de la famille. On ne veut rien bouleverser, ni choquer. On doit couler avec. Go with the flow disent les anglos – pour la rime.

Comme pour la musique et les hymnes. On doit écouter et rentrer dedans. Harmonia.

Luis Mendes, une figure patriarche du Santo Daime a dit: L’humilité est le symbole de la noblesse. Un de mes mantras préférés. Pas besoin de vouloir être spécial dans la vie ni dans le groupe, simplement occuper sa place est bien suffisant. Comme dans la vie quoi. Être un maillon solide et intègre de la grande chaîne humaine.

Déjà à mi parcours ici. Courte visite. Ce midi, nous faisons une petite rencontre entre nous, les 4 amis de notre petite église dans la forêt à être venus cette année.

Nous ça 😉

À partir de demain, c’est le highlight de notre séjour, le Carna Cura, avec la suite des activités de brassage du thé en journée, mais en soirée, se tiendront trois grosses cérémonies de 500-600 personnes chantant à l’unisson les hymnes de Ze Ricardo.

Je vous poste un extrait ci-bas de l’an passé et vous donnerai peut-être d’autres nouvelles avant notre départ lundi, mais pas certain car le train va rouler vite vite vite à partir de maintenant.. Tchou tchou…

En espérant que le vidéo va être visible cette fois


CONFIDENCES DO BRASIL 2026 – 2

Voici notre petit groupe cette année: Ravi, Suketa, bibi et Éloi.

Comme je disais hier, ça fait 15 ans que je viens ici, et à chaque année depuis 2017. À chaque année, la taille du groupe varie entre 4 et 12. Cette année est l’une des plus petite cohorte, à part l’année où j’étais venu seul lorsque Ravi était malade. C’est d’ailleurs lorsque je suis venu seul que j’ai le plus appris le portugais, soloïtude oblige.

Ça prend toujours quelques jours pour atterrir ici, avant de recommencer à prendre une certaine altitude. Eu canto nas alturas… je chante dans les hauteurs dit l’hymne de Mestre. Change of altitude.

Hier soir en me couchant, j’ai prié. Une prière toute simple: Seigneur, faites-moi dormir.

Et les Dieux m’ont exaucé: 8 heures straight through. Première fois depuis belle et laitte lurette – excusez-la, c’est pour la rime. Mon corps était content content ce matin. En fait, je n’ai pas dormi ainsi depuis des années. Et je me rends compte que mon corps est épuisé par ce manque de sommeil.

Depuis une dizaine d’années, je dirige notre petite église dans la forêt et je me rend compte que la job demande vraiment beaucoup d’énergie. Plus que je n’imaginais. Et je me rends compte qu’avec le corps aussi épuisé, l’âme en arrache un peu aussi, elle a de la difficulté à suivre.

Pour une rare fois, je suis arrivé sans grand enthousiasme cette année, justement à cause de cette fatigue probablement. Je me demandais si, après tant d’années à venir ici aussi régulièrement, mon temps était fait.

Mais non. Je n’étais que fatigué. Simplement épuisé en corps, et en esprit à part de ça. La fatigue me bloquait la vue, elle tirait mon coeur par le bas. Quand même drôle de venir ici pour la lumière et l’élévation et c’est de sommeil et de repos que je me délecte. Ah la vie va. Viva !

Le travail du feitio – fabrication du thé – est parti sur les chapeaux de roue depuis deux jours. Deux grosses journées, du matin au soir, à laver des feuilles, à battre les vignes, à jouer et à chanter. Cette semaine, ça sera – un peu – plus calme, mais on aura le même rythme à chaque jour, seulement un peu moins intense et plus ralenti, surtout après-midi et en soirée.

Et la semaine se clôturera par le CarnaCura, 3 cérémonies grandioses animées par la musique de Ze Ricardo, en compagnie de 500-600 personnes. Je vous enverrai plus de photos, promis. Pour tout de suite, une de l’an dernier.

Merci chère lecteur/trice de poser vos yeux sur mes ptits mots et leur donner vie au froid. Lâchez pas, ça achève. Un plaisir de me permettre d’écrire ainsi, intimement, tout simplement, à petite échelle, pour partager mes états d’âmes, cette âme pas down de rien du tout après tout.

De petit matin, je viens au café ici près de l’église, ma Padaria Real do amor, prendre une bouchée et mon café, et vous taper ces quelques ptites bribes de vie qui m’anime.

À suivre…

CONFIDENCES DO BRASIL 2026 – 1

Salut lecteurs/trices

Premiers mots depuis notre arrivée. Que pour vous, lecteurs/trices. Que quelques mots, car la plongée ne fait que commencer.

Revenu à la maison, dehors et dedans. 15 ans que je viens ici. Une éternité en éternelle et perpétuelle recommencement.

Étrange de voyager à l’autre bout du monde pour venir se regarder par en-dedans. Ainsi va la vie. Ici, un lieu infini et indéfini. Indéfinissable et indéfinissant. Bienvenue au grand bal des indéfinissants. Prendre le bal au bon, au bon moment qui se perpétue et reperpétue à l’infini.

Regarder en dedans pour finir par ne voir qu’au dehors. Voir à travers en fait.

Mais il faut oser tout voir, tout regarder. Tout ce qui bloque le chemin de l’infini. Car jamais finie la vie, toujours en processus. Un processus la vie.

Ces quelques mots pour entamer un partage d’états d’âme, état des lieux.

Vous revient. Avec d’autres mots mais surtout des photos. Car on sait que les mots…

___
Notre visite de 2017, début de ce voyage qui n’en finit plus et ne finira jamais

https://atisupino.com/bresil-2017/

AMOR À MORT

Tu t’inquiètes à propos de la mort ? Ne t’en fais, c’est certain que tu vas mourir.

Lourd notre monde ces temps-ci non ? On dirait que toute l’ombre qui se cachait sous le tapis de la vie mondaine des big shots des ptites culottes et tous les cadavres de tous les garde-robes du monde des prétendus puissants du monde sont sortis d’un coup.

Mais tout ce back scene laid et puant a toujours existé, la schnoutt a toujours été là derrière, en eux, en tout, elle ne vient que de frapper le ventilateur.

Quand on regarde aller le monde, on se rend compte que tout le monde a la chienne de mourir. Donc la chienne de vivre.

Alors on accumule des possessions, des bidous, du pouvoir, de la gloire, name it. On se fait refaire le visage, les fesses, les seins. On se crème la face et on se teint les cheveux. Comme si en rénovant la devanture, on solidifait les fondations. Monde de grandes surfaces indeed.

Et on se fait accroire que ces parures dorées vont nous protéger de l’inévitable, face à l’inéluctable. La mort, le vide, l’incertitude qui suivra notre dernier battement de coeur, notre dernière respiration. Bon chance.

En fait, on – et ce on inclut la personne qui tape – vit toujours un peu dans le vide, en courant constamment plus ou moins par en avant. On est toujours – OK OK souvent – un pas en avant de soi-même. Mais l’ombre nous colle au cul. On vit beaucoup en préparation de. Et même si on parle ici de la mort qui nous colle au cul, on ne parle pas ici de préparation H. Excusez-la. Quoique ça semble être la saveur du sale temps environnant.

Comme si, en voulant tout squeezer avant de mourir, car même si on n’y pense pas, on le sait que ça va venir – on ne vivait jamais vraiment totalement dans le coeur du moment. Qu’aux extrémités. Par tiboutts. Jamais totalement total.

Comme si, par peur de l’inconnu qui va suivre cette incarnation, on s’empiffrait de fausses sécurités temporaires. Tel que le disait si bien George Carlin, comme si on se tapait des sandwiches sul’corps en pensant que ça allait nous bourré (traduction plus que libre). En fait, ça nous bourre, mais comme du pain blanc le fait.

Je regarde les wannabe big shots de ce monde et je ne fais que les voir faire dans leur froc en s’hyperactivant. Les plus vieux qui sentent la mort venir comme les plus jeunes qui préparent leur avenir, en courant dans le derrière des plus vieux. Et parait que ça ne sent pas toujours très bon en arrière de l’autobus du show ou du gros business. Pas certain que la prétendue bromance soit si douce au coeur des vauriens. Compétition plus que collaboration.

Mais y en a certains qui vont pogner un noeud un moment donné. En fait, je suis pas mal certain que s’ils arrêtaient de se pitcher comme des poules pas de tête par en avant dans leurs toutes sortes d’affaires, ils le sentiraient le lent train de la mort roulant lentement et pesamment sur les rails de leur plan de carrière.

C’est la beauté de vieillir me semble : apprendre à vivre dans les plis de la vie. Pour la plupart du moins, car on voit bien que certains essaient de rester jeunes éternellement.

Avec les années qui nous passent dessus, on apprend à ralentir et à mesurer la profondeur du lent temps qui nous passe dans la face, comme dans le reste du corps.

Avec la mort prématurée des plus jeunes que soi, on reconnait l’imprévisibilité de la vie, sa spontanéité incalculée et incalculable. On a beau tenter de se préparer une retraite, personne n’a l’assurance de s’y rendre un jour. Car bien peu qu’on puisse garantir.

Nous excellons à nous préparer à vivre, mais pas très bon.ne.s à vivre. Nous pouvons sacrifier 10 ans pour un diplôme, et nous sommes prêts à travailler fort pour acquérir un emploi, une auto, une maison, etc. Mais nous avons de la misère à nous souvenir que nous sommes vivant.e.s seulement dans le moment présent, que c’est le seul moment dans lequel on peut vivre.
– Thich Nhat Hanh

Alors ?

Amor amor… ultime pont entre les mailles de la vie…

__
Chers lecteurs/trices
Je pars ce soir pour mon pèlerinage annuel au Brésil. Je vais probablement continuer à écrire et poster quelques photos par ici car écrire, c’est plus fort que moi et tant que je ne suis pas mort…

À suivre… à vivre, et à survivre…

___
la préférée de ma douce… de circonstances multiples… enwèye à maison…

PRÈS DES PIEDS PRÈS DU COEUR

En cette ère de transformation, vous devez vous faire à l’idée de vous habituer à rencontrer des choses que vous n’aimez pas, tout en apprenant à ne pas réagir à tout et à ne pas le «prendre personnel».
– Bashar

Avec la quantité de folies, de grossièretés et d’aberrations qui circulent dans nos écrans et in our faces ces temps-ci, méchant contrat, j’avoue mon cher Bashar. Mais excellent exercice indeed.

De toute façon, on ne peut même plus distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas. Les concepts de vérité et de réalité s’élasticisent ces temps-ci. Même le fake est rendu vrai et réel. Et vice et versa. Comme son contraire. Et recto verso.

Si on doit apprendre à ne pas réagir à tout et à ne pas le prendre personnel, d’autres diront qu’au contraire, on doit s’offusquer et manifester notre indignation. Les deux points de vue se valent j’imagine s’ils existent. Et la marge est grande entre les deux extrêmes. Il y en a pour tous les goûts, comme pour tous les dégoûts.

Mais est-ce que bitcher et poster ses opinions et son indignation sur internet va changer quoi que ce soit ? Poser la question, c’est se poser la question. Et les réponses semblent assez futiles. Quoique les révolutions doivent se coordonner et s’organiser à partir de quelque part.

Personnellement, je ne sais pas si c’est l’ombre de l’humanité qui émerge toute grande à la lumière en ce moment, ou si on n’a pas plutôt affaire à une folie généralisée et générée intentionnellement et artificiellement pour diviser le peuple.

Car dans la matière des choses ordinaires, tout est plus réel et simple. Nos besoins fondamentaux n’ont pas vraiment changé. Respirer, manger, boire, se loger, avoir chaud. Rien comme chauffer au bois pour rester dans la réalité.

Mais il est vrai que même simplement survivre au quotidien constitue désormais un plus grand défi pour certains.

Comme l’impression que l’on doit décrocher du narratif ambiant et retourner à nos sens. Pas au Grand, pas LE sens de la vie. Trop vague.

Non, simplement à nos cinq sens. Et pas seulement la vue, comme dans voir et regarder nos écrans et penser qu’ainsi va le vrai monde.

Non, sentir aussi, et entendre, goûter, toucher. Toucher surtout, toucher le monde, avec nos doigts, avec nos mains et avec notre coeur surtout.

Pour entrer en relation avec d’autres humains ordinaires, avec des vraies personnes. Pas le vrai monde des politiciens passés date répétant toujours les mêmes vieilles formules émoussées.

Comme l’intuition qu’il nous faille s’éloigner de la folie ambiante qui passe trop souvent et presque seulement par nos écrans dorénavant en nous saccageant la tête et en y restant pris, recréant ainsi un monde imaginaire qui n’existe pas, pas vraiment ailleurs que dans nos écrans.

Il nous faut retrouver nos sens sinon on deviendra des bots et des robots. De sots robots désossés.

Il nous faut retrousser nos manches pour se remettre à l’action, pour faire des choses concrètes plutôt que de suivre une certaine actualité débridée avec nos seuls yeux, ce qui nous fait partir en vrille et en panique sur le sort du monde à venir. Car so far, so good. Ici du moins, on l’a assez facile malgré nos ptits défis.

En observant le monde à partir de nos seuls écrans, on est portés à penser que le monde est plus fou qu’il ne l’a jamais été auparavant. Mais l’Histoire, celle avec le grand H, pourrait facilement nous prouver le contraire. Le monde a toujours été aussi fou au fond, comme en surface.

Oui, bien sûr, en surface, à la surface de nos écrans du moins, le monde semble plus fou que jamais.

Mais dans la concrétude des besoins fondamentaux de notre vie quotidienne, rien n’a vraiment changé. Pas de pédophiles autour d’ici, pas de jeux politiques machiavéliques, pas tant de mauvaises nouvelles pour faire du clickbait.

On doit retourner aux fondamentaux, à la base. Respirer, boire, manger, bouger et prendre soin de son monde, de notre monde. Pas du monde, trop grand. Trop loin. Trop fake maybe.

On ne peut que changer le monde à partir de soi, à partir du sol sous nos pieds. En ce sens, pensées vers les moines qui marchent et qui vont arriver à destination dans une semaine. Belle démonstration que pas toujours besoin de mots, ni gros ni petits, pour inspirer le changement.

OVERDOSE DE MENOUM MENOUM

Je choisis l’Amour. Je choisis l’inclusion. Je choisis l’empathie, la compassion, l’égalité, la dignité, la diversité. Je choisis la communauté, la bonté, l’intégrité, l’honnêteté, le respect. Je choisis la justice. Je choisis les faits. La paix, la planète. Je choisis l’humanité. Je choisis l’Amour.

Ce matin, overdose de menoum menoum. Et je choisis mon mot. Pas surdose, pas assez punché. Overdose. Surcharge. Boost. Reset. Name it comme disent les zanglos. Ça, on peut le choisir et le décider.

Ce monde se fait assez tirer par en bas déjà, pas besoin d’en rajouter. On dirait qu’une chape d’ombre frappe l’humanité dans le dash ces temps-ci. Remarquez, ce n’est probablement pas pire que ça a déjà été. Dans les réseaux et les médias du moins, ça ne vole pas beau, ces canaux se régalant de propager de la schnoutt humaine. Quelle cacaphonie médiatique.

Probablement seulement ce qui ressort du lot, comme où l’on choisit de faire porter notre regard.

Au-delà de l’hommerie ambiante peu reluisante, c’est aussi un miracle qui se produit à chaque instant en nous et autour. Car notre corps fonctionne relativement bien, merci la santé, et la terre tourne encore sur elle-même, avec ces 8 milliards plus de drôles de bibittes humaines vivant plus ou moins en paix et en chamaille sur sa surface, comme elle tourne autour du soleil et dans le reste de l’univers. Immense miracle.

Évidemment mon cher Michael que nous ne sommes pas complètement libres, que nous vivons sur du temps emprunté, dans des limites humaines et certaines liées à notre incarnation.

Les gens qui pensent être libres en ce monde ne sont seulement pas encore arrivés au bout de leur laisse. Vous ne sentirez pas les limites de votre laisse si vous restez assis autour de votre poteau. C’est seulement lorsque vous voudrez aller au-delà des limites de votre laisse que vous sentirez la pression.

Et évidemment aussi qu’on contrôle bien peu de choses en cette existence:

Vous ne pouvez pas contrôler tous les stimuli sensoriels de votre environnement, votre taux d’hormones ce matin, un éventuel traumatisme passé, le statut socioéconomique de vos parents, votre environnement fœtal, vos gènes, ni même si vos ancêtres étaient des agriculteurs ou des éleveurs. Pour résumer, et peut-être un peu trop largement pour la plupart  : nous ne sommes ni plus ni moins rien de moins que le fruit d’une accumulation de facteurs biologiques et environnementaux, sur lesquels nous n’avions aucune prise, qui nous a menés jusqu’à ce moment précis.
– Robert M. Sapolsky, neuroscientifique et primatologue

Mais on peut au moins décider de l’amplitude de notre focus, de la portée de notre regard.

Lorsque nous contemplons la planète entière comme une goutte d’eau géante, dépouillée de frontières et parsemée de continents et d’îles, flottant dans l’espace parmi les autres étoiles, chantant et brillant en harmonie, l’univers entier constitue une tempête de beauté infinie.
– John Muir

Qui a dit que la science ne peut être poétique ? Et tac. Et tôt. Ou tard.

Bien sûr que la planète et ses locataires font face à de gros défis. On ne peut le nier. On nous le rappelle amplement.

Mais pour le bout de chemin qu’il nous reste à parcourir, peu importe sa durée, on peut tenter d’alléger et de colorer notre load d’humanité.

Alors Amour, inclusion, empathie, compassion, égalité, dignité, diversité, communauté, bonté,’intégrité, honnêteté, respect, justice, paix, la planète, humanité et Amour.

Dans toutes les langues.

___
Si l’on s’approprie véritablement une vision du monde fondée sur l’interdépendance, il est tout à fait naturel de travailler à la libération de tous ceux qui souffrent.
– Kazu Haga

Alors on peut choisir nos pagailles.

ET PTITS MOTS ILLOGIQUES

L’une des choses les plus importantes que vous puissiez faire sur cette terre est de laisser savoir aux gens qu’ils/elles ne sont pas seul.e.s.
– Shannon L. Alder

En toute sincérité, c’est pour moi-même, pour moi, for me, pour ne pas me sentir seul, moi, petit bibi ici-bas sur terre parmi d’autres milliards de frères et de sœurs humains, que j’écris, que je grafigne mon écran en tapotant du clavier. Pour lier petit moi au grand nous. Pas pour vous. Ni pour le monde.

Si ça résonne pour quelques personnes out there, tant mieux. Mais c’est à moi surtout que ça du bien de faire tape tape le matin.

Une amie m’a écrit la semaine dernière pour me remercier pour mes chroniques, qu’elle me lisait régulièrement et me dire qu’elle appréciait mes ptits mots pas toujours logiques. Bien heureux.

Étymologie, vient du latin etymologia, et du grec etumologia, signifie vrai, et se concentre sur l’étude de l’origine des mots.

Et alors, d’où viennent mes ptits îlots de mots pas toujours logiques ?

Grande question avec pas de piasse, ni de place autre que mon inconscient tout doux et parfois rough and tough comme source. Right trou. Joke en deux langues de rien du through.

En toute humilité, du moins avec le moins d’arrogance possible et consciente, je ne lance pas mes bouteilles à ma mère, ni pour sauver le monde, ni pour vous laisser savoir que vous n’êtes pas seul.e.s. De toute façon, nous sommes, chacun, chacune, tous et toutes, toujours tout seul.e.s ensemble, sur la seule et même île, dans la grande et même mère.

Alors contrairement à Mme Alder, j’écris peut-être pour nous dire que nous, tous et toutes, tous ensemble, nous sommes tous et toutes seule.s. Lié.e. s par et dans le Grand Mystère.

De toute façon, la plupart des bouteilles lancées à la mer ne font qu’ajouter à la houle et ne sont probablement jamais trouvées, retrouvées ni découvertes.

Imaginez tous les non-dits qui aboutissent sous le couvert de l’anonymat océanique.

Et même quand elles sont trouvées, nos bouteilles sont interprétées comme les gens le veulent, comme les gens le peuvent. Les mots peuvent nous jouer des double tours.

Un hasard que mes mots soient lus dans la mer actuelle plutôt houleuse des opinions et commentaires. Co-incidence : j’écris et tu lis. Guy lit, guy lit.

J’écris donc pour me relier, moi au monde, sans jamais savoir si le contact se fait pour de vrai. Mais peu importe, en tapant ma simple réalité une lettre et un mot à la fois et dans la foi, les fils se touchent et le contact se fait avec une certaine réalité, avec une réalité incertaine.

Attention, moment présent et sacré droit devant.

Dès l’instant où vous entrez dans le moment présent avec toute votre attention, vous réalisez que la vie est sacrée.
Tout ce que vous percevez est sacré quand vous êtes pleinement présent.
– Eckhart Tolle

Mais le moment présent nous file toujours entre les mains, comme le sable entre les doigts. Alors écrire pour rester présent donc. Pour faire émerger ce qui mijote 10 000 lieues sous les mers.

Penser et sentir ce qui se cache sous la couverture étymologique toujours quelque peu illogique. Câlique de Bic, vive le clavier. C’est pour la rime, et un peu aussi pour la frime. Car nous sommes tous un peu des ptits Jos Coeurs.

Écrire pour jouer, avec les mots et alléger les maux, écrire pour se surprendre soi-même. Écrire pour se suspendre entre les mailles du filet du temps. Écrire en jarretelles, écrire en bretelles, writing in suspenders. Pour mon ami AG celle-ci.

Écrire comme ceci comme cela, pour une personne à la fois, écrire avec foi à toutes les personnes, connues et inconnues car on ne sait jamais où iront nos mots.

Écrire personnel. S’écrire, se livrer, un mot è la foi, une personne à la fois.

En espérant que ces quelques mots, ce matin, ou plus tard, prennent vie dans vos yeux, dans votre coeur.

Chers Jos et Janes de coeur.

___
L’inconscience ne peut être brisée que si ceux dont la vie est devenue méditation, amour pur, compassion, commencent à éveiller les autres endormis.
À mesure que la nuit s’assombrit, l’aube approche, mais si vous continuez à dormir, aube ou pas, votre nuit continue.
Vos yeux restent fermés, vos ténèbres persistent.

Une aube nouvelle pour toute l’humanité, une innocence nouvelle, une enfance nouvelle, un nouveau satyuga – l’âge de la vérité – un nouvel âge d’or est possible.
Mais les personnes positives doivent oser s’exprimer.
N’oubliez pas…
Quand vous avez quelque chose à partager, ne vous arrêtez pas ; partagez-le.

L’humanité a besoin, plus que jamais, de personnes capables de susciter un nouvel espoir pour une aube nouvelle.
~ Osho

___
Elle a vu que tous les phénomènes apparaissaient, persistaient, puis disparaissaient.
Elle a vu que la conscience de tout ça apparaissait, persistait, puis disparaissait.
Alors, elle sut qu’il n’y avait rien de plus que cela.
Aucun fondement, rien sur quoi s’appuyer plus solidement que la canne qu’elle tenait.
Rien sur quoi s’appuyer, et personne ne s’appuyait.
Elle a ouvert le poing serré dans son esprit, a lâché prise et s’est laissée tomber au cœur de toute chose.

— Tejitsu, religieuse zen du XVIIIe siècle

___
Le guide spirituel de demain est appelé à être totalement insignifiant et à se tenir dans le monde sans rien offrir d’autre que son propre être brisé et vulnérable.
— Adam Bucko paraphrasant Henri Nouwen