NE RIEN DIRE DU TOUT ET TOUT DIRE DE RIEN

Avant d’écrire, j’aimerais dire quelque chose.

Soit que je ne sais rien. Je ne sais rien avec certitude du moins. Que de vagues connaissances qui ne font pas de vagues.

Je sais au moins que je ne connais pas grand-chose d’autre de la vie que ce que je pense en savoir. Et encore là. Connait-on vraiment quoi que ce soit?

Et peut-on vraiment savoir ce que l’on ignore ? Savoir tout ce que l’on ignore.

De toute façon, sait-on jamais quelque chose avec certitude ? La certitude est un mot de 8 petites lettres, mais aussi un bien grand mot. Un mot dit rarement en mot dit, du moins il devrait l’être avec moult hésitations. Et s’il est émis, comme dans émissaire et émission, il devrait toujours l’être avec humilité. Avec sans pur sang d’humilité relative.

Eh oui, lecteurs/trices, comme vous voyez, ces petites questions trottent dans ma tête – ou galopent-elles ? – en ce mercredi matin de la mi-janvier sur terre, dans le ptit comme le grand now d’ici, quelque part, partout. Comme ailleurs.

Quelques mots formant des questions, tournant en rond dans l’univers de ma ptite caboche si active. Hyper.

Des mots formant des questions qui ne cherchent pas tant réponses que des questions qui spinnent sur elles-mêmes et s’amusent à tester l’univers de ma pensée. Ou serait-ce de mes pensées ? Car l’un et l’autre se disent, et rarement une pensée ne s’accompagne pas d’une autre.

Comme Oscar Wilde, quel sauvage de la pensée, j’aime parler de tout et de rien, mais je préfère parler de rien car alors tout est possible. Car si on pense parler de tout, on en oublie toujours un ptit bout. Surtout celui qui compte. Le bout du batôn. Le boutt du batt.

Comme vous voyez aussi j’aime parler en italique, mais moins en souligné, Question de goût

Changement de sujet, comme on dit, l’éternité c’est long en mot dit, surtout vers la fin. Mais j’aime penser que le début de l’éternité est tout aussi extensible. Ou a-t-il été ? En plein hiver. En fait, les deux, début et fin, se touchent toujours et se touchent en nous. Nous sommes le début et la fin. Fin finnaud va.

Quand on regarde les faits du monde qu’on choisit de nous rapporter, comme ceux qu’on choisit de regarder, on ne voit qu’un ptit bout de l’éternité sur terre. Ici maintenant, sur le tôt comme sur le tard, car tout ce que l’on voit est déjà passé. La vie va toujours plus vite qu’elle-même. Et surtout que nous.

En fait, le on peut-il jamais exclure la personne qui parle ? Poser la question N’est pas pondre, ni y répondre. Cocorico les poulets.

On doit faire avec la vie, on doit composer avec la vie qui passe toujours en coup de vent, souvent de face, parfois dodo. Comme elle passe de plus en plus en manchettes et en continu.Comme en décousu. On perd le fil. Et parfois ça donne des boutons. En fait, c’est toujours nous qui composons la vie, mais avec la matière qui a fini par aboutir devant nos yeux pour se loger dans les trous de notre emmental qui nous sert d’esprit. Cheeze mes souris !

Un peu décousus mes propos ce matin. Le fil se perd, l’étau se resserre. Pas très à propos – à lire avec un accent en glaise. Et déjà vu. Car rien de nouveau, tout est toujours déjà vous. Et moi aussi. Ça nous tu-tu ?

Allez, et à la revoyure. Ou à la renvoyure, c’est selon. Et un peu salaud. Car ces temps-ci, voyez-vous vous aussi ? le monde a un peu mauvais goût. On va se jouer ça nature à l’or.

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Le problème n’est pas qu’on ne sait pas ce qui se passe ; il est beaucoup plus subtil : on ne sait pas qu’on ignore tout.
Assis devant notre écran, on a l’impression d’observer le monde, sans réaliser qu’on regarde une histoire, un récit, une narration soigneusement peaufinée par d’autres.
C’est pourquoi les messages se ressemblent tous sur les différents médias à travers le monde, comme si une seule voix s’exprimait à travers des milliers de bouches : ils ne se contentent pas de contrôler ce qui est dit, ils décident aussi de ce dont on parle et de ce qu’on tait – et ils appellent ce silence «objectivité».
Voyez, cher/ère ami.e, observez comment fonctionne cette pyramide : un récit naît au sommet, là où se trouvent les propriétaires, les investisseurs, les intérêts – puis il descend, s’adapte, se simplifie, devient « accessible », jusqu’à atteindre les radios locales, les bulletins de nouvelles de quartier, et enfin les messages vocaux WhatsApp de vos connaissances, répétés avec la conviction de quelqu’un qui pense avoir tout bien réfléchi.

Et la grande majorité considère ça comme s’informer.
Ce qu’on oublie, c’est que le journal, avant d’être un journal, et la chaîne de télévision, avant d’être une chaîne de télévision, sont des entreprises.
Une entreprise ne s’incline pas devant la vérité ou la réalité ; elle s’incline devant les chiffres.
Elle a des propriétaires, des rapports, des actions ; elle vit des annonceurs ; et donc, le vrai client, ce n’est pas vous : vous êtes le produit.
Votre peur, votre indignation, votre clic, votre attention – emballés et vendus.

Et lorsque la réalité est complexe, on invente un ennemi simpliste, car la complexité ne génère pas d’audience.
Le monde est réduit à sa plus simple expression, puis on vous chuchote : « Cette idée est la vôtre. »
C’est là le piège ultime : consentir en croyant avoir choisi.
Ce n’est pas que les journalistes soient « mauvais » ; c’est que le système filtre même les mieux intentionnés, comme une rivière qui, même si elle souhaite rester pure, doit traverser une ville industrielle.
Souviens-toi, mon ami : le danger n’est pas d’être mal informé ; le véritable danger est de se satisfaire de sa désinformation.

– Prabhuji
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Le monde a besoin de quelques centaines d’hommes et de femmes audacieux.
Pratiquez cette audace qui ose connaître la Vérité, qui ose montrer la Vérité dans la vie, qui ne tremble pas devant la mort, non, qui accueille la mort, et fait qu’un être humain sait qu’il est l’Esprit, et que, dans tout l’univers, rien ne peut le tuer…
Alors vous serez libres.
Alors vous connaîtrez votre véritable Âme…

~ Vivekananda (Traduction A. N.)

LE MONDE EST FOU ET MERVEILLEUX – ALSO

Notre but devrait être de vivre dans un émerveillement radical, (de) se lever le matin et de voir le jour en ne tenant rien pour acquis. Tout est phénoménal, tout est incroyable, ne prenez jamais la vie à la légère. Être spirituel.le, c’est être émerveillé.e.
– Abraham Joshua Heschel

Oui, je sais, le monde est fou. Je l’ai vu aux nouvelles.

Mais il est tout aussi merveilleux autour de nous.

Oui je sais, ça brasse partout, ça triche, ça se tue, ça se tire dessus.

Capoté notre monde.

Mais le monde est aussi merveilleux. Faudrait ne pas l’oublier et s’en souvenir. Et ne jamais le tenir pour acquis. Foi d’ati.

La terre, notre astre de résidence, la seule planète sur laquelle il y a de la vie connue – selon ce qu’on en sait du moins – tourne sur elle-même et autour du soleil depuis toujours, avec une régularité incroyable et dans des dimensions qu’on ne peut même pas imaginer avec notre ptite tête de peanut mes linottes, nous soutient et on pourrait aussi dire qu’elle nous supporte avec tout ce qu’on lui inflige. Day in, day out.

Bom dia Mamma Mia, mamae Terra.

La vie contient de la merveille, et de la vermine. Il y a du beau, du bon, du doux, et y côtoie aussi du laid, du mauvais et du rough and tough à voir et à constater. On ne peut le nier le beurk même si on est porté.e à le renier. Faut peut-être juste compenser avec du menoum menoum.

Oui, je sais, le bon et le mauvais sont des jugements, et souvent le bon de l’un est le mauvais de l’autre, et vice-versa. Mais un moment donné il faut bien qu’on ré-équilibre les mémoires vives et qu’on boost le disque dur du grand coeur mou. Car ils sont déjà assez nombreux à s’occuper du désastre, nous on va prendre en charge le merveilleux sur cet astre de beauté et de bonté divine, et humaine.

Car voyez-vous, et je sais que vous le voyez vous aussi car vous êtes mes lecteurs/trices et vous lisez ces mots, on a tendance à fixationner sur la moitié vide du verre d’eau, sur les problèmes, sur ce qui cloche, sur les gros fous furieux de ce monde. Un peu normal car ce sont eux qui crient le plus fort, qui prennent toute la place, qui menacent les bons et les bonnes, et qui font vendre de la gâzette. Eux qui attirent l’attention et qui attisent la tension du monde. Des ptits chiens dans ce grand jeu de quilles.

Mais en parallèle, le monde est plein de grandiosité et de merveille.

Also disait Veeresh (voir image ci-bas)

Quand même impressionnant que la jeune mère qu’ils ont tirée s’appelait Renée Good. Oui, les fous sont en train de tuer le bien. Et c’est justement pour ça qu’on doit continuer, pour elle, pour son fils, pour tous ceux et celles qui restent et qui vivent, qui veulent le beau, le bon et le bien commun.

Mais si on revient au point d’équilibre du monde, à la raison de la galère, la plupart des gens, sont du bon monde, de bonnes personnes. Des pères et des mères, des fils et des filles, des frères et des soeurs, les leurs comme les nôtres. La masse qu’on ne voit pas mais qu’on sent et qu’on sait est composée de gens biens, de gens de bien, de bonnes personnes.

Souvent que les fous qu’on connait par leur nom.

Bien sûr, les gros bonnets du pouvoir tuent, répriment, mitraillent avec leur shots guns et leurs discours haineux. Mais comme disait JiCi jadis, pardonne-leur père, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Ou peut-être qu’ils le savent un peu, mais probablement juste en partie, ne voyant qu’à court terme leur machiavélique but à atteindre. Car s’ils savaient vraiment, probablement qu’ils se rendraient compte qu’ils auront à se faire face à eux-mêmes un de ces quatre, et à assumer leurs actions, une fois couchés sur leur lit de mort. Et probablement qu’alors ils réaliseront. Ou pas. Allez savoir.

Car la vie ici-bas n’est ni logique, ni compréhensible, ni toujours juste. À vue d’oeil anyway. On en sait si peu au sujet de tout ce qui se passe ici, en haut comme en bas.

Et peut-être que le vrai bien a besoin du mal pour se solidifier et se manifester ?

Comme on aime dire parfois: je dis ça, je dis rien. Mais au fond, comme en surface, nous sommes tous un peu comme Oscar Wilde.

Mais vous auriez dû voir la neige tomber hier dans la forêt enneigée.

Un miracle. Encore, et encore. Émerveilleux.

Un don du ciel que les fous furieux ne savent plus apprécier car ils ont perdu leur cœur d’enfant dans leur course folle.

Alors, à tous les enfants du monde. Et à leurs parents. Comme aux gens de bonne volonté.

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Il est impératif d’apprendre et de se rappeler toujours et partout que la vie ne nous a pas été donnée que pour nous-même.
~ Gurdjieff

Il y a un point central dans ta vie que tu dois apprécier et ça s’appelle AUSSI.
Tu peux te sentir comme le plus grand trou de cul du monde et si quelqu’un dit que tu es aussi une belle personne, tu dois l’accepter aussi.
AUSSI te laisse passer entre la beauté et la laideur.
Si tu apprends à apprécier AUSSI, c’est comme une police d’assurance pour être é-mer-veillé.
Les gens ont tendance à oublier à-propos de ce aussi.
Ils pensent que c’est soit l’un ou l’autre.
mais non c’est toujours aussi, peu importe la situation.
Tu es laid.e., tu es beau/belle, tu es confus.e et mêlé.e., tu ne sais pas qui tu es, aussi.
Parfois tu es allumé.e, et parfois c’est heavy d’être en ta compagnie, AUSSI.
Parfois tu flottes et tout est formidable, et il n’y a alors rien à dire.
N’exclues jamais rien, car tout est toujours AUSSI parce que si tu exclues quoi que ce soit, tu deviens un pauvre être humain, tu ne te permets pas.
AUSSI AUSSI AUSSI.
Nous n’avons que ce bout de temps à vivre,
Alors pendant ce bout de temps, inclus tout.
J’ai tout raté, AUSSI, Je me sens formidable, AUSSI
J’Ai eu le plus grand orgasme, AUSSI. J’ai scrappé l’affaire, AUSSI.
Quand tu (te) permets tout, tout est beau.
Je suis une belle personne parce que je permets le AUSSI en moi.
Je suis beau parce que j’accepte ma laideur
et j’accepte de de fucker des affaires,
et j’accepte de me sentir coupable parfois,
et j’accepte que parfois je pourrais faire mieux.

Et si jamais tu te trouves dans une situation dans laquelle tu ne peux accepter AUSSI,
ben ça aussi c’est un AUSSI.

SYSTÈME CALMANT

Le système nerveux communique par des sensations, des tensions et des impulsions. Lorsque ces signaux sont reçus et interprétés avec attention, ils s’adoucissent. L’écoute restaure la confiance plus rapidement que toute explication. Asseyez-vous. Le corps connait le chemin du retour vers la maison.
– J. Mike Fields

On dit que le mental est toujours à l’affût d’excitation, de stimulation, de rush. Et avec l’avènement de la vie par écran relativement récente, c’est souvent surtout de cela que l’on se nourrit. De notifications rouges, de mauvaises nouvelles, de drames humains. Comme si on était toujours en attente d’une catastrophe. Et possiblement qu’une certaine catastrophe est en train de mijoter. Qu’elle soit de nature humaine, politique ou environnementale.

Et malheureusement pour nous, nous vivons pour la plupart dans notre tête, les yeux toujours ouverts, à l’affût des nouvelles. Les espérant bonnes, mais la plupart de celles rapportées étant mauvaises, négatives.

Cette situation nous sur-stresse. Et nous use.

Ainsi, notre seul antidote consiste à descendre de la tête au coeur, du mental à notre système nerveux. À ce qui, au plus profond de soi, tend à relaxer, à ce qui a tendance à vouloir ralentir et s’apaiser.

Car si la tête recherche l’excitation et l’action, le corps recherche le calme et la paix. Ne dit-on pas d’ailleurs que la paix repose en notre coeur.

Suffit donc de re/trouver son coeur et on y re/trouvera sûrement ce que l’on nomme la paix du coeur, la sainte paix. Santa paz.

Et pour cela, il est essentiel de fermer les yeux régulièrement et de décrocher du buzz. Et de ralentir. Et rester connecté sans être impliqué. Osho disait en ce sens : être dans le monde mais non du monde. La nuance est fine. Je laisse ces mots se déposer en vous, comme je le fais en moi-même aujourd’hui.

Et laissons le corps – via nos oreilles et le coeur – écouter ce chant qui inspire le retour à la maison, la vraie, la seule qui nous accueillera toujours, celle en soi, là où la porte ouvre sur la grande maison du monde. Parait que c’est par le coeur qu’on peut tout comprendre, même l’incompréhensible. Pour revenir au système nerveux qui, toujours, ne cherche qu’à ralentir et à revenir à la maison.

Le mental ne procure aucune réponse, que des questions. Alors que la méditation n’offre que des réponses et aucune question car la méditation est un état au-delà du mental.
– Osho

ACTIVISTES DU COEUR

Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation
(la prière de St-François «activisée»)

Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation.
Ou il y a apathie, laisse-moi provoquer;
Où il y a conformité, laisse apporter du questionnement;
Où il y silence, puis-je être une voix.
Où il y a trop de confort et pas assez d’action, laisse-moi apporter du mouvement,

Où il y a des portes closes et des cœurs fermés, accorde-nous l’écoute.
Lorsque les lois prédominent et que la souffrance
n’est pas reconnue…
Lorsque la tradition parle plus fort que les besoins réels…
Fais que je puisse agir pour faire régner la justice plutôt que de simplement parler;

Dérange-nous Seigneur,
que l’on soit avec et pour les démunie.s;

Pour aimer le détestable autant que l’aimable;
Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation.
– Auteur inconnu

Hier matin, je postais des mots de Shunryu Suzuki qui disait : … Le but consiste à voir les choses pour et comme elles sont, à les observer telles qu’elles sont et à tout laisser aller comme ça va. https://atisupino.com/2026/01/08/vivre-et-se-laisser-vivre/

Mais quand les choses vont comme elles vont en ce moment, est-ce qu’on peut vraiment laisser tout aller comme cela va ?

Et en même temps, comme vous probablement, je me demande moi aussi: mais quoi faire au juste ?

Alors ce matin, quelques mots pour nous provoquer, pour nous botter les fesses et nous délier l’imagination, et les mains, et le cœur surtout. Des mots d’autrui, d’Américains surtout. Des mots qui appellent à l’action. Des mots qui veulent mettre le feu à l’apathie, à l’injustice et à la grossière indécence que l’on voit se manifester dans les rues ces jours-ci. Des mots d’action.

Car en ces temps de chaos et de trouble social, on doit apprendre à dépasser les seuls mots et les beaux discours, on doit apprendre à se tenir debout, uni.e.s, ensemble, et à agir conjointement, dans et pour la paix. On doit apprendre à connecter les mots à notre passion, à nos cœurs. Oui je sais, gros défi, mais beau grand défi existentiel.

Aho !

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Une prière pour une paix indomptable / Dieu bon et subversif (1)

On nous a appris à prier pour la paix.
Pour le calme.
Pour que les choses se calment.
Et honnêtement, parfois, c’est ce que nous voulons aussi.
Mais l’Amour se manifeste toujours là où tout est chaotique, là où rien n’est apaisé, là où le silence serait plus facile.
L’Amour nous rappelle sans cesse que la paix n’est pas synonyme de silence.
Et l’harmonie n’est pas fidèle si elle ne profite qu’à ceux qui sont déjà bien installés.
Alors aujourd’hui, nous prions différemment.

Là où règne la haine, ne nous permets pas de l’ignorer avec des mots doux ou des sourires forcés.
Aide-nous à rester.
Aide-nous à dire la vérité.
Aide-nous à refuser de détourner le regard.
Laisse l’Amour nous interpeller.
Là où règne la souffrance, apprends-nous à soigner les blessures avec douceur, et aussi à nous interroger sur les raisons pour lesquelles ces blessures se répètent sans cesse.
Laisse l’Amour nous interpeller. Là où règne le désespoir, donne-nous un espoir inébranlable.
Un espoir qui ne s’évanouit pas quand les choses se compliquent ou coûtent cher.
Un espoir qui demeure.
Et là où les ténèbres nous assaillent, donne-nous la lumière ; non pas celle qui apaise nos souffrances, mais celle qui nous révèle ce que nous préférerions ignorer.
Que l’Amour nous trouble.
Là où nous sommes devenus insensibles, secoue-nous pour nous réveiller.
Là où nous nous laissons aller à la facilité, interromps-nous.
Là où la tradition compte plus pour nous que la vie humaine, et où nous en profitons, même en silence, ne nous laisse pas faire semblant de ne rien voir.
L’Amour murmure sans cesse, et parfois crie, que la douceur n’est pas une faiblesse,
que la bonté n’est pas de la passivité, et que le silence n’est pas la paix.
Car la paix sans justice n’est pas la paix.
C’est simplement du mal déguisé.
Que l’Amour nous trouble. Perturbe notre confort.
Perturbe les excuses que nous nous trouvons pour pouvoir dormir la nuit.
Perturbe la façon dont nous appelons « foi » la facilité.
Couverse nos agendas.
Couverse nos finances.
Couverse les tables où nous décidons qui a une place et qui n’en a pas.
Que l’Amour nous perturbe.
Aide-nous à vouloir plus que d’être compris.
Aide-nous à vouloir être compris.
Aide-nous à vouloir plus que d’être aimés.
Aide-nous à vouloir aimer d’une manière qui nous coûte réellement quelque chose.
Pas seulement parler de justice, mais la pratiquer.
Avec nos corps.
Avec nos choix.
Avec nos vies.
Rapproche-nous de ceux qui sont marginalisés.
Apprends-nous à aimer sans réparer, sans sauver, sans rester à distance.
Fais de nous des canaux, non seulement de paix, mais aussi de bouleversement.
Que l’Amour nous perturbe.
Jusqu’à ce que l’Amour refuse de se contenter du monde tel qu’il est.

Amen.

– Mark Sandlin

(1) Note de l’auteur, un pasteur activiste américain
Quand je parle de « déconstruire Dieu », je ne cherche pas à être provocateur ou universitaire.
Je désigne simplement la manière dont l’Amour bouleverse sans cesse nos catégories bien définies, en particulier celles qui déterminent qui a sa place et qui n’en a pas.
Pour moi, c’est une façon d’affirmer que, quelle que soit sa nature, Dieu n’a jamais cherché à être poli, prévisible ou à prendre le parti des puissants.

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Message à mes amis, aux États-Unis et partout dans le monde

Je refuse de me soumettre à aucune religion organisée, aucun gouvernement, aucun État ou aucune organisation politique.
Je vis avec un pied dans ce monde matériel et l’autre dans les royaumes obscurs de l’imagination créatrice.
Je ne suis ni républicain, ni démocrate.

Je suis indépendant.
Je suis fier d’être un citoyen des États-Unis d’Amérique.
Mon désir est de toujours être ami avec chaque personne et chaque animal que je rencontre.
Comment avoir des amis sans être d’abord un ami ?
J’ai toujours eu la chance d’avoir des amis de tous les milieux, bons, mauvais, laids, vous l’aurez compris.
J’aime les gens de toutes convictions.
Je regarde toujours au-delà des apparences, vers le cœur et l’âme.
Enfant, j’ai commencé à remettre en question tout, sans exception, y compris et surtout envers toutes les personnes en position d’autorité.
Je savais instinctivement que certains désiraient le pouvoir plus que tout et étaient prêts à tout pour l’obtenir et le conserver.
Alors j’ai commencé à les questionner et à leur tenir tête.
Et je n’ai jamais cessé.
Et je ne fuirai pas.
Il n’y a nulle part où se cacher.
Je choisis de tenir bon et d’affronter l’autorité, le pouvoir dans toutes ses terribles manifestations.
Je ne m’inclinerai pas devant le pouvoir et je ne fuirai ni ne marcherai devant l’autorité.
Nombreux sont ceux qui fuient les États-Unis à cause de ce que le dictateur Poutine, son pion Trump et sa secte font pour détruire notre pays et notre démocratie.
Ne soyons pas naïfs.
Vous n’aurez bientôt plus d’endroits où vous cacher.
Poutine et Trump veulent contrôler le monde, mais la Chine surveille chacun de leurs mouvements et veut dominer le monde entier ; elle en a le pouvoir.
Les puissants nous mentent, nous les travailleurs, depuis la nuit des temps.
On doit faire preuve de discernement pour savoir quand quelqu’un ment ou dit la vérité.
On doit porter nos propres jugements et décider ce qui est bon et mauvais, juste et injuste.
Je n’ai pas besoin d’une autorité supérieure, qu’il s’agisse d’un gouvernement, d’une religion, d’une entreprise ou des médias sociaux, pour me dire ce qui est bien et ce qui est mal.
Je sais que c’est mal de faire du mal aux autres ou à la Terre Mère !
Le temps est venu de trouver le courage de se dresser contre les menteurs, les voleurs, les brutes, les violeurs, les pédophiles, les pillards et les assassins.
L’histoire appartient aux vainqueurs.
Il faut démasquer les mensonges.
Je ne maltraiterai personne simplement parce que le dictateur Trump ou qui que ce soit d’autre me le demande.
Oui, je crois à la légitime défense.
Je n’ai pas encore appris à tendre l’autre joue et à me laisser marcher sur les pieds.
Je suis un guerrier pacifique.
Je veux seulement la paix, l’amour et la compréhension, mais je refuse de me laisser faire, peu importe la position de chacun.
Mes parents m’ont appris à ne mépriser personne.
On est tous dans le même bateau, unis et solidaires.
C’est comme ça que je choisis de traiter les gens.
Et je n’ai pas peur de mourir.
Je choisis d’aider les gens, sauf s’ils font du mal à autrui.
Alors, je ferai tout mon possible pour les arrêter.
Et même si je ne souhaite que la paix, je comprends que la guerre est parfois nécessaire.
Le moins que je puisse faire, c’est d’évacuer les blessés et les morts des champs de bataille.
Je vais tenir la main des blessés, leur parler et prier pour eux, qu’ils guérissent ou qu’ils meurent.
Que la paix règne sur la Terre.
Puissions-nous lutter pour sauver la démocratie, une démocratie où tous les êtres humains jouissent de l’égalité, de la liberté et de la justice, et où la Terre Mère est traitée avec le plus grand respect. Puissions-nous demeurer forts dans l’équilibre de l’amour, du pouvoir et de la sagesse.

– Ron Whitehead

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Si vous priez, priez.
Si vous vous organisez, organisez.
Si vous méditez, méditez.
S’il y a une manifestation pacifique dans votre quartier, manifestez.
Si des gens se rassemblent pour partager des informations importantes, soyez présents.
Si vous avez un téléphone, appelez vos représentants.
Si vous lisez un journal, écrivez une lettre au rédacteur en chef.
Si vous voyez quelqu’un publier un mensonge, publiez la vérité.
Si vous voyez quelqu’un publier la vérité, diffusez-la.
Si vous pensez devoir vous présenter à une élection, présentez-vous.
Si vous écrivez un article ou un livre, écrivez.
Si vous faites un balado, faites-le.
Sondez votre for intérieur et demandez à Dieu, selon votre compréhension, comment vous pouvez aider.
Aucun d’entre nous, ni même mille, ne fera toute la différence.
Ce n’est pas le moment où le pouvoir appartient au soliste, mais au chœur.
Chacun de nous peut faire entendre sa voix et, si on le fait, la musique sera celle des anges.

– Marianne Williamson

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En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur.
Presque un scandale.
Mais en raison de cela même, on voit qu’à l’opposé du mal, la beauté se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face.
Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l’univers vivant, d’un côté le mal, de l’autre la beauté.
Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté. »

– François Cheng

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Prière originale de St-Francois d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

VIVRE ET SE LAISSER VIVRE

Chaque chose se mêle aux autres et et ne peut être saisie. Le but consiste à voir les choses pour et comme elles sont, à les observer telles qu’elles sont et à tout laisser aller comme ça va.
– Shunryu Suzuki

Quel défi de regarder le monde en ce moment sans réagir. D’accepter ce qui s’y passe, de laisser aller le monde. Surtout quand on regarde vers le sud car c’est tout près, et c’est complètement fou.

Si God is an American – dixit JP – le monde est sûrement plus près de l’enfer que du paradis en ce moment, du moins pour plusieurs personnes. Plus rien ne fait sens depuis quelque temps. Je ne sais pas si cela en a déjà fait, mais on dirait que tout – disons plusieurs choses que l’on tenait pour acquises – sont virées sur le top. Sans entrer dans les détails, disons que la plus stricte et minimale humanité est grandement remise en question.

Alors ? Quoi faire ? S’offusquer ? Se fâcher ? Manifester ? Ou regarder et accepter ?

On a l’impression qu’on doit faire quelque chose devant l’injustice. Mais quand cette injustice est nettement plus grande que nous, et qu’elle se passe ailleurs où l’on ne veut aller, que faire ? Il ne nous reste qu’à observer, prendre note et accepter ce qui est.

Et au mieux, changer le monde ici, à notre toute petite et bien humble échelle.

On est en droit d’être inquiets par ce qui se passe actuellement, que ce soit sur le plan des droits humains, de l’environnement, de l’itinérance, du coût de la vie, name it. Et peut-être surtout en lien avec une certaine déshumanisation de la vie en général.

Mais va-t-on laisser la peur ou le découragement nous submerger ?

Va-t-on se boucher la vue et regarder ailleurs ?

Va-t-on privilégier son seul petit bonheur personnel ?

Les choix sont vastes, et multiples. Mais peut-être que la situation actuelle est tellement insensée et cacophonique qu’elle constitue un laboratoire idéal pour observer sans juger, pour revenir à sa respiration sans présumer de la suite car elle est totalement imprévisible et quelque peu inquiétante.

Alors, à suivre, à vivre, et à survivre.

Et en avant la musique.

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On ne peut pas dire : « Je ne vivrai que si je suis heureux.
Si je ne suis pas heureux, je ne vivrai pas.
Vous pouvez adopter cette attitude, mais elle ne fera qu’accroître votre souffrance.
N’oubliez pas que personne ne choisit la souffrance.
Vous vous demandez pourquoi on a choisi de souffrir.
Personne n’a choisi de souffrir.
Vous avez choisi de ne pas souffrir, vous avez choisi d’être heureux, et vous avez fait ce choix avec force.
Vous faites tout pour être heureux et c’est pourquoi vous souffrez, pourquoi vous n’êtes pas heureux.
Alors, que faire ?
Souvenez-vous que la vie est un tout.
On ne peut pas choisir : il faut vivre sa vie pleinement.
Il y aura des moments de bonheur et des moments de souffrance, et il faut vivre les deux ; on ne peut pas choisir.
Car la vie est faite des deux – sinon, le rythme se perdrait, et sans rythme, il n’y aurait pas de vie.
C’est comme la musique. Vous écoutez de la musique : il y a des notes, des sons, et après chaque son, il y a le silence, un intervalle.
C’est grâce à cet intervalle, ce silence, et au son – grâce à ces deux contraires – que la musique est créée.
Si vous dites : « Je ne retiendrai que les sons et je ne tiendrai pas compte des silences », il n’y aura pas de musique.
Ce sera monotone, ce sera mort.
Ces silences donnent vie au son.
C’est là la beauté de la vie : elle existe par les contraires.
Son et silence, son et silence – voilà ce qui crée la musique, le rythme.
Il en va de même pour la vie.
Souffrance et bonheur sont deux contraires.
On ne peut pas choisir.

Osho : Vigian Bhairav ​​Tantra, vol. 2

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Maharaj : Tant que vous demeurez captivé par ce monde manifesté vous n’avez pas la possibilité d’atteindre sa racine.
Sa racine est la conscience apparue lorsque vous étiez un nouveau-né.
La racine de toutes vos activités actuelles est cet instant de votre petite enfance dont vous n’avez pas souvenir.
Dans ce petit enfant la qualité essentielle – l’élément de base, la conscience – a pris une photographie.
À partir de ce moment vous avez commencé à accumuler les informations et le savoir et c’est nourri par tout cela que vos activités ont vu le jour.
Mes visiteurs sont tellement intéressés par ce qu’ils entendent ici qu’ils ne prennent pas le temps de découvrir ce qu’est cette conscience de la petite enfance.
Ce n’est pourtant que lorsque vous serez stabilisé dans la conscience qu’il vous sera possible de connaître cette conscience de la petite enfance.
C’est l’unique moyen.

VISITEUR : Cette conscience de l’enfance me semble impliquer une rétrogression par rapport à la conscience de l’adulte. Parce qu’enfin, cet état une fois atteint il n’y a plus que l’être… on ne peut pas aller plus loin !

M : Il n’existe aucune différence entre la conscience adulte et la conscience de la petite enfance.

V : si l’espace du petit pot est le même que l’espace du grand pot, comment reconnaître le petit pot.

M : La graine de l’univers est sans dimension.
La conscience apparaît, mais en découvrant le corps elle s’identifie à lui, alors qu’en fait il n’y a que conscience manifestée animant tout de sa propre évidence.

« J’aime », voilà ce qu’est la manifestation.
Au niveau de l’univers il ne peut être question de perte ou de gain, cette question n’apparaît qu’à partir de l’identification à un corps, à une personne.
Quand vous absorbez de la nourriture, qui mange ?
Le sentiment « Je suis ».
La nourriture aussi contient « Je suis », donc en l’absorbant vous entretenez votre « Je suis ».
Mais bien qu’il y ait du « Je suis » dans la nourriture absorbée, personne ne s’identifie à elle.
Vous dites « je ne suis pas mon déjeuner, je mange c’est tout ! », seulement une fois absorbé et devenu un élément de votre corps vous dites « je suis ce corps ». Voilà l’erreur !

– Nisargadatta Maharaja, À la Source de la Conscience, via Jean Bouchart D’Orval

ALL IN

Dès que vous réalisez que tout émerge de l’intérieur, que le monde dans lequel vous vivez n’est pas projeté sur vous mais par vous, vos peurs cessent.
– Nisargadatta Maharaj

Ces temps-ci, de gros mouvements prennent place dans le monde extérieur.

Mais est-ce vraiment à l’extérieur ? Ne serait-ce pas plutôt en nous que tout ce mouvement a lieu ? En nous et par nous ? Notamment par l’intermédiaire des médias spécifiques que l’on choisit de regarder, à partir des médias desquels nous choisissons de nous abreuver. Nos mères nous le disaient, on doit faire attention à ce que l’on ingère. Et ce que l’on fait avec la matière première ingérée.

Bien sûr, Empty Trumpy et ses sbires existent out there, mais quelle place choisit-on de leur accorder dans notre monde ? Veut-on vraiment laisser ces énergumènes occuper autant notre espace intérieur ? Veut-on les laisser décider de ce que l’on vit ? Veut-on vraiment vivre dans la peur en fonction de ce qui pourrait éventuellement se passer par ici ?

Non.

Et autant les paroles de Nisargadatta ci-haut, que celles de Shunryu Suzuki ci-bas peuvent nous éclairer sur le rôle que l’on peut jouer dans le grand psychodrame actuel.

Bien sûr quelque chose se passe dans le monde en ce moment, mais à nous de décider la place qu’on veut laisser aux événements en soi.

De mon côté, je vais aller shaker tout ça un peu.

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Rien ne vient de l’extérieur de votre esprit.
On a souvent tendance à penser que notre esprit reçoit des impressions et des expériences de l’extérieur, mais ce n’est pas une véritable compréhension de son fonctionnement.
La véritable compréhension est que l’esprit englobe tout ; penser que quelque chose vient de l’extérieur signifie simplement que quelque chose apparaît dans votre esprit.
Rien d’extérieur à vous-même ne peut causer de trouble.
Vous êtes vous-même à l’origine des ondes qui se produisent dans votre esprit.
Si vous laissez votre esprit tel qu’il est, il s’apaisera.
Cet esprit est appelé le grand esprit.
~Shunryu Suzuki Roshi

Et si on ne peut empêcher les événements de prendre place tels qu’ils le font, on peut tout ramener à notre niveau, là où on peut manifester les fréquences que l’on décide de manifester. En étant un aigle plutôt que des langues de vipères. Car de toute façon, ils en feront toujours à leur tête, selon leurs propres intérêts, alors que nous, dans notre quotidien, restons en contact avec les hautes sphères.

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L’aigle ne combat pas le serpent au sol.
Il l’emporte dans les airs, changeant ainsi le champ de bataille, puis le relâche.
Dans les airs, le serpent est sans endurance, sans force et sans équilibre.

Il est inutile, faible et vulnérable, contrairement à ce qui se passe au sol où il est puissant, sage et mortel.
Portez votre combat dans le domaine spirituel par la prière, et lorsque vous serez dans le domaine spirituel, Dieu prendra le contrôle de vos batailles.
Ne combattez pas l’ennemi sur son terrain de prédilection, changez le champ de bataille comme l’aigle et laissez Dieu agir par votre prière fervente.
La victoire sera assurée.
Priez sans cesse.

– source inconnue

JUSTICE OU JUSTESSE

Faire la bonne chose signifie seulement faire les choses d’une façon qui est pertinente ou qui fait sens pour vous. Ce n’est pas juste en fonction de quelque chose de mesurable empiriquement. seulement en fonction de qui vous pensez être à un moment donné. Ainsi, ce qui est juste pour vous le moment d’après peut s’avérer différent, mais tant que c’est vrai pour vous, c’est encore juste.

Il y a la justice, et il y a la justesse.

Et il y a la justice des hommes, de même que la justice de Dieu.

Pour la justice de Dieu, on cherche encore.

Mais pour la justice des hommes, on repassera car ce sont souvent ceux près du pouvoir qui font les règles de droit qui déterminent les intérêts en jeu. Plusieurs hommes dits de droit ne le sont qu’en intention et dans leurs propres intérêts, et non dans ceux du plus grand nombre. On en a quelques exemples concrets devant la face et l’écran ces temps-ci.

Comme pour la justice de Dieu, la justice des femmes s’avère être moins évidente que la prétendue justice des hommes, qui s’avère beaucoup plus nuancée, et beaucoup moins juste. Encore tant d’inégalités et d’abus, encore tant de bullying masculin.

Dans la vie, avec un peu de discernement et de sens moral, on ne peut faire que ce qui est juste pour soi-même mais aussi pour le plus grand nombre. De préférence, dans le cadre des règles de la justice établie par les hommes, mais parfois pas non plus. Ne dit-on pas que plusieurs choses légales sont néanmoins immorales ? Les guerres par exemple, ou le port d’armes aux USA.

Un dicton issu de la religion catholique dit: Cela est juste et bon. Mais pour mesurer le niveau de justesse et de bonté, il faut revenir à son propre cadre moral. Juste et bon pour qui ? Juste et bon pour quoi ?

Comme nul n’est censé ignorer la loi mais que tant de lois existent, on ne peut qu’agir en fonction de son propre compas moral car il est impossible de connaître toutes les lois. Et tant de lois sont injustes.

Mais pour savoir ce qui est juste, on doit sentir et ressentir en soi car aucun code légal n’existe pour cela, on n’a que soi-même à qui se fier. En espérant avoir fait les bons choix. Et sentir avec justesse. Car pour ce qui est de la justice, on repassera. En espérant que la justice des Dieux règnera un jour en nos coeurs.

Pour le moment, encore beaucoup de travail à faire. Et de travaux même.

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Si vous voyez ce qui doit être réparé et comment le réparer, alors vous avez trouvé une partie du monde que Dieu vous a laissée à achever.
Mais si vous ne voyez que ce qui est laid dans le monde, alors c’est vous-même qui avez besoin d’être réparé.

~ Rebbe Menachem M Schneerson (Lubavitcher Rebbe) via Anita Bensabat

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La mort physique n’est qu’une forme de mort. Il en existe d’autres :
Nous mourons chaque fois que la peur guide nos choix.
Nous mourons lorsque nous sacrifions notre épanouissement à la sécurité.
Nous mourons chaque fois que nous choisissons une certitude confortable plutôt qu’un mystère dérangeant.

– James Hollis

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Il est naturel d’éprouver du ressentiment envers une personne qui nous blesse et nous fait souffrir.
Il est également humain de ressentir de la sympathie et de l’affection pour quelqu’un qui nous comble et participe à notre bonheur.
Lorsque vous vous engagez sur une voie spirituelle, vos ennemis sont déterminants quant à votre pratique.
Ils représentent une occasion et une chance uniques de progresser en vous aidant à développer la patience, la tolérance, l’amour et la compassion.
La tolérance envers ceux qui nous font du tord ne suppose en aucun cas de subir l’injustice.
Se montrer tolérant nécessite de mettre en place une action volontairement différente et dénuée de tout sentiment négatif comme la haine et la colère.
Nos amis ne nous permettent pas de cultiver la patience, cette force et cette détermination de l’esprit. Seuls nos ennemis détiennent cette capacité à nous éduquer.
Notre but n’est pas de devenir insensible ou indifférent en développant une attitude égale, envers tous les êtres.
Il faut avant tout poser de nouvelles fondations, créer un espace de liberté dans notre esprit.
C’est à partir de cet espace qu’il est possible d’engendrer des pensées et des émotions positives.
La patience est le seul moyen qui permet de dépasser la souffrance.
La forme de la patience la plus élevée consiste à accepter les épreuves avec joie.

Elle nous permet de développer la persévérance.

– Le Dalaï Lama

TOUT DU RIEN

Il n’y a vraiment rien que vous devez faire, rien dont vous n’ayez besoin, nulle part où aller, pas de livre spécial à lire, pas d’enseignant spécial à voir, ceci est entre vous et vous-même.
– Robert Adams

Petit temps plein de rien ces jours-ci. Vous savez, ce rien qui contient tout ?

Rien fait tant de bien. Rien c’est tout. Ce rien au coeur du tout. Rien c’est tiguidou. Et rien c’est doux. Et comme on sait, chez-nous c’est si doux. À pieds et en raquettes.

En fait, rien c’est tout ce dont on a besoin dans la vie. Après le quelque chose. Ce quelque chose qui entrave trop souvent le rien essentiel.

Car tout se trouve en rien. Mais rien c’est tout, aussi un trou. Un trou dans lequel on peut plonger ou s’immiscer, ou rien duquel peut émerger un espace riche de tout. De toutes sortes d’affaires. Celles qui font l’affaire, comme celles qui le font moins.

Affaires de coeur enfouies, affaires de tête oubliées, affaires d’alarmes d’âme même.

Oser risquer le rien jusqu’à l’ennui. Le plus grand trou. Jusqu’au trou du coeur. Là où on se rend, et se rend compte que tout ce qui compte s’y trouve. Mais pour s’y rendre, il faut tout d’abord se rendre compte que tout, parfois, c’est trop. On doit réduire le tout à sa plus simple expression, jusqu’à sa plus fine impression.

Ennui, comme de jour. Car tout se trouve dans le rien du trou de l’ennui. En fait, tout se retrouve dans l’ennui si on s’y cale assez, si on descend suffisamment.

S’il existe une seule conspiration dans la vie, c’est de nous garder occupés sans cesse. Et nous on plonge dedans à écran déployé. Pour éviter les trous justement. Le mot d’ordre des grandes corpos high tech est sûrement : Scroll till you forget yourself.

Et nous on joue aveuglément le jeu du grand défilement. Les ptits pitons rouges nous allument la curiosité. On utilise tellement nos deux yeux qu’on oublie le troisième. Et le quatrième. Les yeux des Cieux.

Cette saison est une occasion idéale pour oser décrocher du joug des réseaux. Perso, je n’en utilise qu’un seul mais c’est déjà beaucoup, sinon trop. J’oublie jusqu’à quel point je m’oublie.

Si sain de couper la mamelle des nouvelles. Même des nouvelles de son monde, nos gens et nos ami.e.s. Et enfin tourner et retourner le regard vers soi, sur soi, en soi. Pour se scruter, pas le scrutum, juste le cerebelum. Oh, simples femmes et hommes.

Ou faire porter son regard sur la forêt. Se perdre dans le monde des arbres. S’élever dans le monde des oiseaux. S’aérer dans le paradis du vent. Oush oush in the bush…

Fouiller le trop plein du monde pour se rendre jusqu’au rien du tout enfoui en soi. Rien du dehors pour qu’enfin tout du dedans. Au début, que des bribes. Puis de plus en plus, des vagues de tout venues de loin, venues du rien, du moins ce tout qu’on pourrait prendre pour du rien.

Car tant que nous regardons surtout dehors, on tend à oublier le dedans. Tout dehors donc moins dedans. Tout dehors et rien devant. Non. Au fond, tout dedans.

Et enfin arrêter de faire, pour être, pour n’être. Arrêter de faire pour renaître un peu. Renaître à ce rien plein de tout, plein de trous, plein de fou. Plein de free for all.

Entre soi, et soi-même que ça se passe, que ça passe.

Tout. Rien. Rien du tout itou.

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Un enfant qui s’ennuie n’est pas très loin du paradis : il est au bord de comprendre qu’aucune activité, même celle, lumineuse, du jeu, ne vaut qu’on y consacre toute son âme.
L’ennui flaire un gibier angélique dans le buisson du temps : il y a peut-être autre chose à faire dans cette vie que de s’y éparpiller en actions, s’y pavaner en paroles ou s’y trémousser en danses.
La regarder, simplement.

– Christian Bobin – Prisonnier du berceau

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L’âme est comme un château fait d’un seul diamant.
Pour atteindre son centre, il faut traverser l’obscurité de nombreuses pièces.
— Thérèse d’Avila

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En cette époque où se déploie avec force, intensité et luminosité la danse de l’ombre et de la lumière.
Toute véritable transformation commence dans l’obscurité, l’incertitude, le doute, la confusion et l’inconnu. Les alchimistes l’appelaient nigredo — le noircissement, l’ouverture, le doux dénouement de ce qui a été.
Avant que l’or puisse briller, avant que l’amour ne puisse flamber, avant que l’imaginaire ne puisse prendre forme, le réceptacle doit d’abord s’assouplir et se fissurer.
Descendre, c’est pénétrer le terreau de la psyché, le poids du corps, les couloirs silencieux de l’âme.
Ce n’est ni une erreur ni une faute cosmique, ni un détour, mais le terrain fertile de l’œuvre.
Jung y voyait le premier geste de l’individuation — le relâchement des formes anciennes pour que la vie inachevée puisse se manifester.
Les mystiques l’appelaient la nuit obscure de l’âme, lorsque la lumière familière s’éteint et que seul le silence nous retient.
Ceux qui ont survécu à un traumatisme le connaissent comme le gel du système nerveux, lorsque le corps lui-même devient le réceptacle de ce qui fut jadis.
Insoutenable.
En ces temps difficiles, les stratégies habituelles vacillent.
Les affirmations perdent de leur éclat.
Les méditations se réduisent en poussière.
Les histoires qui nous soutenaient se dissolvent comme du papier sous la pluie.
Et durant ces périodes, mes clients me font part de rêves qui en témoignent : des maisons en ruine, des paysages calcinés, des champs décolorés.
Pour le commun des mortels, cela ressemble à un effondrement.
Pour les alchimistes, c’était le seuil caché de l’œuvre.
Pour l’âme, c’est la porte secrète de la transformation.
La descente n’est pas un désespoir en soi.
C’est une invitation à laisser le psychisme et le corps révéler ce qui a été exilé – ce qui attendait dans les profondeurs.
Marcher, lanterne à la main, à travers le chagrin, la rage, la honte et le désir – non pas pour les guérir ou les réparer, non pas pour les transcender, mais pour écouter.
S’agenouiller devant la matière brute et avoir confiance que ce qui ressemble à la ruine est aussi le terreau où germent des graines d’or.
Entrer dans la descente, c’est entrer dans le ventre de sa mère autant que dans le tombeau.
L’obscurité n’est pas l’ennemie de l’âme, mais son côté Sage-femme.
Nous commençons donc ici, dans la bienveillance protectrice des ténèbres — dans la première chambre du temple de l’imaginaire, terreau fertile d’où jaillira une vision nouvelle.
Au sein de ce silence, les premières lueurs de lumière s’éveillent.

– Matt Litaca

ANNÉE DE BONTÉ

Alors on a franchi le cap, du moins un autre cap. Au fond, chaque respiration constitue un cap en soi. Inspire, pause, expire, pause and so on so forth

Un nouveau tour de carré aux dates qui commence. Selon les numérologues, la prochaine serait une année UN (2+0+2+6 = 10 = 1). Donc une stretch de 365 jours de renouveau, de frais, d’inédit à ce que l’on dit.

Parlant d’inédit, y a-t-il encore quelque chose de nouveau à dire ? Me semble que tout est inné et que tout a déjà été dit.

Alors peut-être qu’il reste encore quelque chose à faire pour améliorer le sort du monde ? Pour que cette terre roule et tourne plus rondement I mean. Ou est-ce parfait tel que c’est ? Bonne question. Question à poser du moins. Réponse à déposer.

Car on aura beau se souhaiter tout ce que l’on désire, pas mal ça l’idée des souhaits, mais la vie en fera toujours à sa tête. Ou à son coeur.

Personnellement, je n’ose pas souhaiter l’année bonne à personne car dès qu’on invite le bon, le mauvais suit comme l’ombre suit la lumière. Fameux couple celui-ci. Comme tant d’autres. Plusieurs choses viennent en couple dans la vie.

Et comment souhaiter du bon à tout le monde en général ? Alors qu’il y a tant de gens, en particulier, subissant la guerre, vivant dans la rue, sans abri, et sans ami.e.s. Sans nourriture aussi.

Souhaiter du mieux peut-être ? Du moins pire ?

Il est toujours délicat d’émettre quelconque souhait car qui sommes-nous pour interférer avec la vie ? Peu importe ce que l’on souhaitera, il arrivera grosso modo ce qui doit arriver de toute façon. Journée fériée au département des souhaits aujourd’hui, de retour le 5 janvier.

On peut se souhaiter la paix dans le monde, en particulier aux gens de bonne volonté, mais ce sont surtout ceux de mauvaise volonté qui font la guerre. Les marchands d’armes et autres gloutons de pouvoir. On leur souhaite quoi à eux ?

On peut bien souhaiter que les gens riches commencent à partager davantage avec les plus démunis, mais ne sommes-nous pas nous-même les riches d’autrui ? On fait quoi pour régler la faim dans le monde à notre humble échelle ?

On peut se souhaiter la santé, mais on doit faire attention à ce que l’on mange, pense, boit et intègre comme vibes, et compter aussi pas mal sur la chance. Et notre bonne étoile. Mais encore là, pas de bonne étoile sans mauvaise right ? Or aucune n’étoile n’est ni l’un ni l’autre. On va prendre les étoiles comme elles filent et feelent alors OK ?

En fait, je nous souhaite de pouvoir recevoir et apprécier la vie telle qu’elle se manifeste et se manifestera autour de nous avec courage, acceptation sincère et discernement quant à l’action juste à poser en réponse aux événements. Simplement pouvoir prendre les choses telles qu’elles sont est en soi un beau cadeau. Parfois dans l’action, parfois avec passivité et observation, parfois avec passion, et d’autres fois avec détachement.

Je nous souhaite tous et toutes la même chose au fond, soit une bonne dose d’humanité. Et de simplement se satisfaire de l’ordinaire de la vie. L’ordinaire extra, l’extra ordinaire du quotidien. Tous les petits moments. Et d’être capable d’apprécier la routine dans toute son ordinarité,dans toute sa simplicité, la petite vie comme la grande. Pouvoir être présent.e à chaque moment, ou du moins s’apercevoir de plus en plus quand on ne l’est pas. Déjà un bon pas.

Je nous souhaite d’être capable d’apprécier ce que nous avons davantage que ce qui nous manque, du moins ce que nous pensons qu’il nous manque. Car ne dit-on pas que la vie nous donne toujours exactement ce que l’on a besoin ? Je nous souhaite la sagesse de tenter de vivre ça de plus en plus.

Alors, je nous rien de bon comme tel pour les temps qui viennent, ce bon qui vient souvent avec le mauvais. Je nous souhaite simplement d’être capable de remercier pour tout ce que la vie nous envoie, le facile comme le moins. Que du juste, du vrai, du sincère, du commun à vivre ensemble, et de la satisfaction d’être…

plus quelques mots utiles qui pointeront éventuellement vers ce qu’aucun mot ne peut dire.

Aho !

et bene dictions, mots de bonté…

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Il y a quelques années, à l’approche de la fin de l’année, on m’a demandé quelle serait ma résolution pour le Nouvel An.
J’ai marqué une pause et j’ai répondu, en toute sincérité : « Ma résolution est que tous les êtres vivent en paix et en harmonie.»
Aussitôt dit, aussitôt fait, j’ai réalisé qu’au fond de moi, une lueur d’espoir subsistait : c’était impossible.
Quand on observe la nature humaine et le déroulement de la vie, la conclusion qui s’impose à l’esprit est que c’est impossible.
La survie même de notre espèce semble exclure la paix et l’harmonie.
Et c’est cette croyance qui nous empêche de nous engager pleinement et définitivement en faveur de la paix et de l’harmonie.
Il est donc évident qu’il faut le désir et la volonté de dépasser les idées de l’esprit, de s’engager pleinement et définitivement à ce que tous les êtres, partout et en toute circonstance, vivent en paix et en harmonie.
C’est la résolution d’être fidèle non pas à ce que l’on est devenu, mais à ce que l’on est.
Cette résolution, que tous les êtres vivent en paix et en harmonie, est loin d’être anodine.
L’histoire du monde, l’histoire de la survie, est empreinte de beauté et d’horreur.
Notre histoire est jalonnée de crimes commis et de vengeances, d’enfants et de petits-enfants qui, sans cesse, cherchent à se venger.
C’est ce que nous sommes devenus en tant qu’espèce.
Il est essentiel de ne pas se voiler la face face à l’horreur, ni de la nier.
Il est essentiel de l’affronter de front, les yeux ouverts.
Il ne s’agit pas simplement d’afficher un sourire.
Il faut être prêt à affronter, sans détour, toute l’horreur.
Tout commence par vous, par votre propre esprit.
Plutôt que de projeter l’horreur ailleurs ou de chercher un coupable ailleurs – un ennemi, un autre, un « eux » –, il suffit d’accepter de s’arrêter et de la voir.
La paix et l’harmonie se révèlent alors, au plus profond de vous-même, de votre nature. Non pas ce que vous êtes devenu, mais qui vous êtes.
Ce que vous êtes devenu est un mélange de beauté et d’horreur.
Nous aimons croire que nous incarnons la beauté, et qu’ils incarnent l’horreur.
Ou, parfois, nous inversons les rôles.
Ils incarnent la beauté, et moi, l’horreur.
Mais c’est ce que l’on est devenu, non ce que l’on est.
La possibilité est de découvrir ce que vous êtes avant et après toute transformation – ce que vous êtes maintenant : l’innocence immense et intacte au cœur de tout être.
Rester fidèle à cette innocence exige une détermination immense.
C’est la détermination que tous les êtres, absolument tous – sans exception, sans tribu oubliée, sans nationalité exclue, sans espèce niée – vivent en paix et en harmonie.
Lorsque vous aurez pleinement intégré cette détermination, vous en serez la preuve.
Vous êtes la preuve même de cette possibilité, vous êtes la volonté.
Je vous invite à me rejoindre dans cette volonté inébranlable.
Que préféreriez-vous faire d’autre ?

– Gangaji, 30 décembre 2025