
OK c’est vendreudi, la presque fin des vacances de la déconstruction, alors un peu de folie, un peu de holy folly, et quelques sacrés mots full fun, quelques bribes foufounes just for fun et juste pour rire, et pour le dire. Pas parce qu’on rit que c’est drône non plus que c’est parce qu’on écrit que c’est rock n drôle. Oui je sais, ça fesse dure et fesse mollement, et ça reste, dans les annales. Akashiques bien sûr. Que là que tous les cris restent pris dans la gorge profonde de Dieu. Allez hop, une ptit crise de sottises, c’est le dernier fly day de juillet. Un ptit bain de rien du vendredi matin. Ouain ouain swin swin.
Le monde est fou, c’est ce qu’on en dit mon chum pis moé. Ma blonde aussi.
Ça brûle, ça se tire dessus, les zéros du samedi se font la guerre en mots dits sur les réseaux et ça se bat dans les caniveaux de la pensée. Avant, ça restait à la taverne, ou à la caverne. Mais désormais, l’inconscient collectif est devenu visible, même si au fond, il a toujours été risible. C’est juste que maintenant, il s’est lâché lousse dans la brosse et la frousse des zéros asociaux. La guerre est sortie de son écrin pour passer dans nos écrans. Tant de sacres môman.
Des mots fous ou doux comme une catharsis, mais les mots c’est comme d’la saucisse. Plus ils nous démangent, plus on fait nos frais. Et plus on écrit, plus on est faits. Ou défaits, c’est selon le bedon. Les faits sont devenus secondaires au pays de la stupidité articifielle. Le naturel a sacré son camp au galop quand le dira-t-on raton éleveur de conscience a pogné la rage en dedans. De dents comme de wow. La bouche grande ou verte. Métro avancé.
Certains font la guerre, d’autres font d’largent, d’autres font les fous pis les fols. Ça c’est tout moi, le fou fou en froufrou. Tourlou il est parti. Party time pour les mots en cavale.
Rudyard Kipling a un message pour les hommes de trop de toutes sortes d’affaires : prenez garde à votre obsession pour l’argent ou les statues sociales, comme pour la gloire. Un jour vous rencontrerez une personne qui se fout de toutes ces choses. Et alors vous connaitrez la richesse de votre pauvreté.
– traduction mésadaptée

Et vlan, dans le dash comme dans le cash. Payez contents. Ce sont vos billets de planque qui ont allumé le feu aux foudres.
Au village en ce moment a lieu l’événement 1000 et un pots. Moi je suis le fou du sillage, le Sol et unique sot fils du sol et de la terre. Sot fils de sa mère. Je dis des âneries à bride abattue et à bras raccourcis, et, ne me posant pas de question, je pose la question qui tue. Ahu ahu ? Ça rut dans l’bahut. On aura tout vu. On dit ça on dit rien. Le rien en braille bien sûr. Faut toucher pour voir.
Poésie en pot et folie en mots. 10 lexies, sans manies en beaux habits. Mots en furie, fuite de mots du cerveau lent perdu dans le vent. Et nous on est dans le vent. Yé yé. Et un souris ouvert.
Écrire pour lâcher son fou, crier pour se créer du lousse dans la brousse du céré bel homme, et belle femme aussi bien sûr. Même chose car les mots tranchent les genres, genre. Écrire pour ne rien dire, s’écrier dans l’encrier comme sul clavier. Ben non, pas l’acteur Christian. Crétin va. Et Chrétien r’vient. Djisus crailleste.
Pieds nus sur la terre sacrée comme développer l’art de se mettre les pieds à plats. Pieds plats et terre à terre. Laisser les mots se taper d’eux-mêmes et se tirer d’affaires pour ne point se censurer sans se serrer la teinture. Cheveux gris, cheveux blancs et gris sonnant. Kechling kechling. On en r’vient toujours au cash mais un jour on en r’viendra du cash quand le monde aura brûler comptant. Agents sonnants et désolants. Certains pensent encore et toujours à l’argent. D’autres, à l’agent d’abord. Flyé. Salut l’ouïe. Faut égoûter pour voir.
J’écris sans sens, la tête en folie et le coeur en furie. Y a du lousse dans ma bourse à mots d’oeufs scramble. C’est la fin des vacances pour certains, le début de la retraite pour d’autres. Allez y comprendre quelque chose chose. Petites vies différentes mais même grande Vie pour tout le monde. À Paris comme à Conakrie, à New-York comme à St-Côme. Comble de bonheur et Côme de saveur, c’est enfin la fin de mon délire. Mais pour le comprendre, on ne doit pas le lire, ni le tire-lire, ni à l’endroit, ni à l’envers, on doit simplement délirer entre les dignes lignes du petit cochon à sous. Saoûl à cabochon de la bourse.
Poésie et poterie qu’on disait ?
Y en a fumé du bon le chronique gros niqueur à matin. Blame it on the moon foule.

Simple coup d’lune l’atilou garou.
___
La poésie, c’est vital.
C’est un mot terrible, si vous voulez faire fuir tout le monde vous prononcez le mot « poésie » aujourd’hui.
Et si vous voulez faire venir tout le monde vous prononcez le mot « argent » ou « dollars ».
C’est idiot parce que l’argent s’en va, l’argent file et la poésie, c’est vraiment la flèche de l’éternel plantée dans le cœur, ça ne passe pas, c’est le plus vivant de la parole de la personne la poésie.
On a fait beaucoup de mal à ce mot, les poètes en sont en partie responsables d’ailleurs, parce qu’ils ont fait une chose un peu désuète, un peu vieillotte, qui fait que quand quelqu’un commence à dire : « Je vais vous lire un poème », on a une envie irrésistible de chercher la sortie.
En fait la poésie, c’est le feu dans les veines, c’est le vrai sang de la parole, la parole étant elle-même le nerf, la racine de ce que nous sommes, le plus beau domaine sur lequel nous puissions aller dans cette vie, c’est la parole, le silence est inclus évidemment, le sourire aussi, tout ça fait partie du langage qui nous fait vivre.
Et ce langage se densifie, un peu comme les minéraux sous la terre qui donnent des diamants.
– Christian Bobin



















