PAS SOUPIR QUE ÇA

Pourquoi soupires-tu tant que ça tout le temps ?
Chaque soupir est une phase que j’ai décidé de ne pas dire tout haut.

Ben mal parti le soupirant, trouvez pas vous aussi ? Quoique ça m’a l’air d’un vieux couple. Si les jeunes sont plutôt inspirants, les vieux couples sont souvent plus soupirants. Dans le sens de. Oui, dans ce sens justement.

C’est sûrement un vieux couple car au début on ne veut pas soupirer, tout au plus chuchoter dans les oreilles l’un de l’autre. Au début, dans la passion de la nouveauté, on inspire et expire plus rapidement même, plus loud que ça. On transpire même un peu, ou beaucoup. La présence de l’être aimé nous inspire, on s’inspire et se respire même l’un l’autre.

Car comme on le chante, Love is in the air et l’amour est dans la chambre… à air.

Mais avec le temps, ça empire, les soupirs empirent. Jusqu’à devenir de pire en pire, le pire du pire même. Il y a de ces silences qui en disent beaucoup si on sait les scruter et les écouter. Rien n’est dit comme ce qui est dit dans le silence. En particulier, celui entre les mots.

Étrange terme que celui de soupirant.
Se dit d’une personne qui soupire.
Ou qui aspire à l’amour d’une autre personne.

Et spoupirer peut vouloir signifier tout ceci en même temps :

La fatigue ou l’ennui : Manifester de la lassitude face à une situation pesante, longue ou ennuyeuse.

Le soulagement : Exprimer la détente après une tension, un stress ou un effort important.

La tristesse ou le découragement : Traduire un chagrin, une nostalgie ou un sentiment d’impuissance

Le désir ardent (sens vieilli ou littéraire) : Aspirer avec passion à quelque chose ou quelqu’un (on dit alors soupirer après ou soupirer pour).

Comme on dit parfois: coeur qui soupire n’a pas ce qu’il désire. Mais une bouche qui soupire est clairement pire que ça.

Souvent, un soupir signifie aussi subir les mots de l’autre en silence et le faire savoir par notre air, soit celui du visage ou celui qui qui sort de notre bouche.

Finalement, pas pire ce meme non pour me starter la boîte à mots ?

En tous cas, pas le pire que j’ai posté car le pire n’est peut-être pas encore passé ni dépassé. Celui-ci me vient d’une drôle de sbire de memes drôles. Salut A.

Je trouve le monde peu inspirant ces temps-ci, alors je préfère me faire soupirant et me taire. Il y a quelques personnages, pas les plus allumés du grand livre à colorier, qui prennent beaucoup de place, trop de place, toute la place. On parle tout le temps d’eux. OK OK de lui.

Quelle tête de truck.

Parfois, sa simple vue m’inflige quasiment une

On pourrait soupirer davantage à son sujet plutôt que de parler et de raconter ses multiples conneries, tromperies et folleries.

Ahhhhh ! Ahhhhh ! Ahhhhh ! Silence pliiiiiiiiiise.

De toute façon, on parle trop. Et ça inclut la personne qui tape. Quoi que j’écris pour moins dire. Mais pas que moi qui parle trop, et pas que de lui. On parle trop et on parle mal en général. Oui mon colonel. On parle poulet même. Comme des poules pas de fête. Et des coqs pas de crête.

On parle trop en mal, on parle trop de, de soi et des autres, on parle trop de certaines personnes à propos desquelles on devrait plutôt se fermer la trappe à mots. Ou les passer à la trappe, mais ça c’est une autre histoire, autres moeurs et autre époque. Quoi que l’idée peut réjouir et inspirer.

On devrait réduire notre jogging syllabien, notre élocution babinienne et pratiquer davantage le silence. Le silence sportif, le silence extrême. Car le silence, ça c’est du sport.

On devrait se fermer davantage le sac à scrabble. En particulier à propos des gros nonos qui pullulent et qui polluent. Et lui en particulier, le nono en chef. Pas besoin de raconter toutes les inepties que ne disent pas anyway les incessants tweets du tweet en chef.

I see, I see a big stupid blabby turd.

De toute façon, il n’a pas vraiment de sweet dans les idées, ni dans les tweets, aucune suite dans les idées et des idées pas très sweet dans les tweets. Diarrhée verbale quand tu nous tiens et que tu ne nous dis rien qui vaille ni qui faille. D’ailleurs, voici où ça nous a menés:

Si la vérité sort de la bouche des enfants, elle semble revenir éventuellement nous hanter à l’autre bout de la vie. Checkons nos arrières mes soeurs et mes frères.

Taisons-nous et redevenons des adeptes du silence, comme au début de la vie. Avant les mots. Ou au mieux, mama papa. Les divins je veux dire.

Mais le silence a besoin de beaucoup beaucoup de pratique, le silence a besoin d’être beaucoup beaucoup pratiqué, exercé, intégré, réfléchi, mais pas trop. Faire fléchir de nouveau nos vieilles idées. Désintégrons notre habitude à trop parler, à parler tout le temps, de tout et en particulier de ce dont nous ne savons rien. Et tant que nous igrorons. Tellement que nous n’en savons même rien.

Si on ne peut arrêter le verbiage mental qui spinne sans cesse dans notre cage à hamster, on peut au moins l’observer et s’en détacher, se la fermer, puis le laisser aller sans le faire subir à nos proches, comme à nos lointains cousins et cousines. Pas obligés de polluer les ondes en imposant notre verbi âge au monde entier.

Le silence devient une espèce en voie d’extinction. Les seuls moments où les gens ne parlent pas sont justement lorsqu’ils en souffrent. D’une extinction de voix. Prions alors.

Le silence requiert de la maîtrise, de l’observation, du pesage sua clutch face à ce qui tourne en boucle dans notre cage à souris. Et souvent, en effet, on devrait sourire plutôt que de parler. Ou au moins soupirer. Ou au moins parler pas trop pire.

Comme dirait un des mes chums de gars, et pas un chum dégât du tout, atchum et excusez-là, un précieux joueur de tour aux mots lui aussi, le mutisme n’est pas méditatif en soi; ou dans mes propres mots un peu souillés de suis, pas parce qu’on soupire qu’on inspire.

Inspirant ça ? Pas si pire. Mais attendez, car avec les années, ça va empirer. Et vous, vous soupirerez de plus en plus. Pendant que moi je subirai vos soupirs, mais à distance au moins. Car rien de pire qu’un soupir en personne.

Mes bien chers soeurs et frères, apprenons à devenir des soupirants de la vie. Séduisons-la pour qu’elle redevienne une dulcinée, un doux ciné.

Amen le silence et au yable le verbi âge, à l’ère des mots.

Au silence on r’tourne.

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