
On revient du Paradis ma voisine d’amour et moi. Le Paradis Marin à Grandes Bergeronnes. Si vous êtes déjà allés, vous savez de quoi je parle. Si pas, manquez pas ça. Unique. On vit avec les baleines.
Trois jours de vent, de rien, de levers de soleil, et de lune, mais surtout trois jours de magie, de surprise, d’émerveillement, de petite enfance toute émerveillée. On a toujours des yeux d’enfants quand on voit une baleine.
En fait, quand on observe les baleines, on ne peut pas vouloir les voir. On doit laisser notre regard vagabonder, scruter sans but, et si, et quand ça adonne, la voilà qui fait surface. Ou les voilà car parfois elles se tiennent en gang. Surtout les ptites. Comme les phoques. Et elles nous émerveillent toujours. Surtout les grosses baleines à bosses avec leur sploush bien sonore. On ne s’habitue jamais jamais à elles.
On a passé 3 jours à ne rien faire d’autre que regarder, et parfois voir. Car pas parce qu’on regarde qu’on voit. Pas toujours en tous cas. Comme dans la vie. On regarde par en avant et on ne voit que ce que l’on n’a pas. On regarde la vie et on ne voit souvent que ce qui nous manque. Et pourtant. Tant à voir, tant à apprécier. Quand on ouvre le coeur en plus des yeux.
Mon moment préféré était au petit matin. Avant que le soleil ne se lève au large. Seul sur la plage, avec ma douce. Et peut-être un ou deux autres au début. Puis ça commençait à s’oranger et graduellement, le feu pognait dans le ciel. Et en prime, parfois, une baleine venait fouiner et nous impressionner, comme si le spectacle n’était pas assez mindblowing et fllabbergasting.
Je l’avoue, quelques larmes de beauté ont coulé sur mes joues par moments. Peut-être parce qu’elles, les baleines, nous rappellent quelque chose. Peut-être parce que leur nombre diminue. Peut-être parce qu’on vient d’elles.
Mon autre moment préféré consistait à sauter sur les roches qui bordent le bord de mer justement. Comme un ptit gars. De grosses roches rondes, arrondies. Comme des dos de baleines quoi. Un peu épeurant, mais pas trop. Juste assez pour avoir du fun. Pas de peur bleue, que du bonheur rosé et salé.
Comme les mots ne peuvent rendre la beauté, ci-bas quelques photos pour vos yeux à vous aussi.
Et la vie continue… avec toute cette beauté au coeur désormais. Inoubliable.




