MARCHER LE GRAND MYSTÈRE

Mais dites-moi cher lecteur/trice, ça se trouve où ça donc ce centre de la volonté de Dieu que je m’y réfugie et m’y blottisse ?

Dans notre propre coeur ?

Dans un pays imaginaire ?

Dans un écran près de chez-nous ?

Ou au milieu d’un troupeau de moutons comme sur la photo ? Image parlante s’il en est une. Bêlante même.

Pas mal certain que chacun.e d’entre nous, humain,e.s comme animaux, on cherche, pour soi et pour nos proches, cet endroit le plus sûr du monde. On recherche tous et toutes, OK OK la plupart d’entre nous, la sécurité, l’aisance, la joie, la feel good vibe. Normal, naturel, humain.

Mais pas toujours ça que l’on vit évidemment.

Alors on fait quoi ?

On évite et on invente ?

On force ou on fonce ?

On ne fait rien, rien d’autre que confiance, et on voit au fur et à mesure ?

Mais dans ce cas, accepter ce qui est, est-ce abdiquer ? Se résigner ? Les questions se posent.

Et qu’est-ce que ce fameux ce qui est ? Car multiples ces choses qui sont.

Tout comme toutes les images empruntent leur réalité aux écrans, toutes les pensées, sensations et perceptions empruntent leur réalité apparente à moi-même, à ma conscience.
– Rupert Spira

Ainsi donc, n’est-ce pas nous au fond qui créons cet endroit le plus sûr du monde ? Il nous reste à figurer le centre de la volonté de Dieu. Dieu est un gros mot pour certains.

Ici ,dans nos contrées relativement paisibles et privilégiées, on jouit du luxe de se poser de telles questions en relative sécurité justement. Comme on dit, tout est relatif. Apprécions donc cette relative relativité.

Mais je me demande encore si on peut réellement trouver un lieu sûr en cette existence si incertaine, mouvante et même inquiétante ces jours-ci ?

Ou ne doit-on pas le créer en soi, et le recréer sans cesse, cet endroit le plus sûr du monde ?

Peut-on l’apporter avec soi ? Comme une tortue porte sa carapace avec elle-même lors de tous ses déplacements ? Si c’est le cas, ça ne peut que se faire lentement si on veut que ça se fasse sûrement comme le veut le dicton. Et même là, quelque chose de sûr en ce bas monde ? Car même Dieu suscite tant de doutes.

Je sais une drôle de chronique ce matin. Mais la vie, comme la mort, est ainsi faite parfois.

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Pour moi, la mort reste un mystère.
Je crois qu’une grande partie de la condition humaine tient au fait d’accepter de ne pas savoir.
La sagesse, c’est d’avancer, pleinement, intensément, en n’ayant pas de réponse à des questions essentielles.
Et peut-être de répondre en avançant, ce qui est mettre la vie au service de la vie.

– Eric-Emmanuel Schmitt via Cristina RJ

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On s’aperçoit qu’on devient désert quand quelqu’un que l’on aime meurt.
Qu’on n’a pas d’autre sens que d’être habité par des gens dont la présence nous réjouit ou dont le seul nom nous éclaire.
Et quand ces présences s’éteignent, que les noms s’effacent, il y a un moment étrange et pénible où l’on devient à soi-même comme une maison vidée de ses habitants.
On n’est propriétaire de rien au bout du compte.

– Christian Bobin

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