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SANS SENS, DES SOUS & D’ESSENCE

Quand une personne ne peut trouver de sens profond dans la vie, il/elle se distrait dans le plaisir.
– Viktor E. Frankl

Un exemple ?

Qu’un exemple parmi tant d’autres dans le monde des sports professionnels et les multiples autres sources de divertissement.

À l’image de la formule 1, il y a une partie du monde dans le grand monde qui tourne en rond. Comme la terre.

Pendant que la planète se meurt, du moins qu’elle agonise en certains endroits, des hommes (évidemment) tournent en rond en brûlant du pétrole non-renouvelable. Vroum Vroum. En faisant monter la somme des effets de serre. En faisant tourner l’économie. Et en alimentant un marché de prostitution de luxe. Le cirque de la formule 1 revient en ville. Nous sommes donc revenus à la normale. Me semble que l’anormal était préférable.

À l’image du sport professionnel et du monde du divertissement en général, certaines choses étranges continuent de rouler, et de tourner en rond. Pléonasme oblige.

Au lieu de s’investir, on préfère se divertir. Au lieu de mettre notre attention sur soi, et observer le monde à partir de son coeur, on préfère regarder ailleurs. En attendant de rentrer dans le mur, on continue de tourner en rond. Et ainsi continue d’aller la vie.

Parfois quand on voit le monde s’activer, il est normal de se poser des questions. Dans le sens de questionnements.

Tout un défi d’apprendre à vivre dans le grand non-sens du monde dans lequel on vit. On cherche du sens et ces temps-ci, il est relativement difficile à trouver ce sens. Par unique le sens de la vie, chacun(e) son sens. Chacun(e), on cherche un sens à donner à la vie, à sa vie.

Quand on regarde un peu par en avant, questionnant. Plutôt que de s’occuper des besoins fondamentaux de la majorité, certains préfèrent continuer d’avancer vite vite vite par en avant. Tout en tournant en rond. Et en brûlant du gaz – et en pesant sur la pédale. Vite le mur.

Y-a-t’il un sens à la vie ?

Oui, droit, devant, dans l’ici maintenant.

En gardant les deux pieds sur terre et en lâchant un peu la pédale à gaz. En ralentissant. En prenant soin de l’environnement autour de soi. Celui le plus près de soi. En en prenant soin de soi et des gens en cet environnement.

Le sens de la vie est un beau grand concept flou et mystérieux. On ne sait pas pourquoi nous sommes ici et où nous allons. Et pourtant, on continue d’avancer. En faisant du sur place.

Du sens dans cette vie ?

Peut-être. Continuons à chercher. Car on dit que le but réside davantage dans le fait de chercher plus que de trouver. Que le chemin est est le but. Qu’on avance toujours vers maintenant.

Et rien de mal avec le fait d’avoir du plaisir. Car plein de sens les plaisirs de la vie.

Vroum Vroum alors.

BONTÉ HUMAINE

Un groupe de femmes appelé «les 9 Nanas» a, pendant des décennies, conservé un secret ignoré même de leurs maris. Pendant 30 ans, elles se rencontraient à 4 h du matin et payaient anonymement les factures de gens en besoin, et leur achetaient des vêtements. Chaque paquet contenait était accompagné d’un gâteau et d’une note disant: «quelqu’un vous aime».

Ce genre d’histoires est nécessaire en ces temps troubles et agités. Du moins, c’est mon intention d’en partager quelques-unes, de les semer, de les parsemer d’ici, et là. Pour rosir un peu le noir du temps présent.

Car je crois sincèrement que nous avons besoin d’entendre de ces histoires humaines, de ces histoires racontant des gestes de solidarité, de bonté, de soutien, d’aide. Car aussi ça les humain(e)s. Pas que des guerres et des conflits.

En lien avec cette histoire en particulier, on raconte que le mari de l’une des 9 femmes a fini par découvrir l’opération gardée secrète, entre autres à cause du kilométrage sur la voiture et les sommes dépensées, et lorsque les autres autres maris ont été mis au courant, ils ont joint l’équipe des «9 Nanas». La bonté est contagieuse.

On oublie parfois que la grande majorité des gens sont de bonnes personnes, des gens de coeur et de bonne volonté, qui prennent soin de leurs enfants, de leurs parents et de leurs proches. Qui font du mieux qu’ils et elles peuvent. Et qui désirent le mieux pour tous. Au-delà de la peur, de l’inconnu, de l’insécurité de vivre.

D’ailleurs, tel que l’énonce l’affiche ci-bas avec les mots de Bianca Sparacino, les gens bons ne sont pas né(e)s ainsi, Ils et elles le sont devenu(e)s, ils et elles «se sont faits bon(ne)s». Ce sont des âmes qui ont beaucoup vécu. Ils et elles se sont extirpé(e)s de situations difficiles, de la noirceur, et ils et elles se sont battu(e)s pour tirer des leçons de ces situations difficiles. Les gens de bonté ne sont pas né(e)s ainsi, ils et elles ont choisi d’adoucir les situations difficiles par lesquelles elles sont passées. Ils et elles ont choisi de croire en la bonté, parce qu’elles ont réalisé par expérience que la compassion est nécessaire. Ils et elles ont vu que la tendresse est importante et indispensable en ce monde.

Alors simplement envie de propager de ces histoires de par le monde ces temps-ci. Car il y en a plein. Envie de les lancer en l’air, les disséminer, les laisser nous nourrir le coeur et nous redonner un peu d’espoir en l’humain en nous.

Dont celle-ci, si vous l’avez manqué, postée ici il y a quelques jours.

Et, à mon humble façon, à mon tour de faire circuler de l’amour, dans toutes les langues, vers tous les coeurs.

Et paix sur la terre aux hommes et femmes de bonne volonté, mais peut-être surtout et encore plus, aux autres qui vivent dans la peur et l’inconscience des actes néfastes qu’ils peuvent poser. Car le coeur de tous et toutes ne peut qu’être pur, et juste, et bon.

L’AMOUR MAIS ENCORE

L’Amour, ah ce cher mot, ce mot si cher à notre coeur. Ce mot ultime mais oh combien fuyant, éphémère et si mal compris. Souvent, aussi, mal vécu.

J’ai déjà entendu dire, ou déjà lu – il me semble du moins – que pour les langues des nations anciennes – l’amour ne peut qu’être verbe, qu’il n’existe pas en tant que mot. L’amour ne peut qu’être agi, incarné, activé, une action.

Cela fait sens car on ne peut trouver d’amour nulle part à l’état brut, l’amour en tant que chose n’existe pas. L’amour ne peut qu’être vécu, transmis, vivant. L’amour ne peut être figé ni dans le temps, ni dans l’espace. L’amour mort n’existe pas. Toujours vivant l’amour.

Ainsi l’amour ne serait pas une chose. Non plus une relation. J’ai souvent entendu Osho dire que l’amour n’est pas une relation mais une plutôt une disposition intérieure, une façon d’être, en et avec soi, donc avec les autres. Makes sense.

Mais si on voulait absolument que l’amour soit une chose, ce pourrait être, selon les mots de Bobin: la substance épurée du réel, son atome le plus dur, un réel désencombré de nos attentes imaginaires. Si quelque chose, quelque chose d’éthérique, une chose déchosée, de la matière dans sa plus pure expression, l’essence fondamentale au-delà de la chose même. Le noyau le plus pur et dur de la matière. Une chose évanescente. Un nuage d’essence de l’esprit du monde.

Je t’aime.

Cette expression peut vouloir tout dire et, si souvent, ne rien dire. En tentant de tout dire.

Parfois, je t’aime signifie je veux t’aimer.
Parfois,
je t’aime signifie je vais rester un peu plus longtemps.
Parfois
je t’aime signifie je ne suis pas certain(e) comment partir.
Et parfois,
je t’aime veut dire je n’ai nulle part d’autre où aller.
– rupi kaur via Maya Sarah.

Aucun autre mot n’a jamais autant été utilisé, écrit, chanté et prononcé que le mot Amour. Et pourtant. Beaucoup d’amour en ce monde, ou beaucoup de monde aimant, mais aussi, et pourtant, beaucoup de haine. Qui n’est peut-être au fond rien d’autre qu’amour frustré. Car si on peut aimer aimer, certain(e)s aiment aussi haïr. Je me permet de reprendre ci-bas l’excellent texte de Marie Laberge intitulé Aimer haïr que j’ai posté dans une chronique récente car très à propos ici aussi. J’aime ses mots.

Je t’aime.

Je t’aime, juste je t’aime, je t’aime tout court est quelque chose à dire. Tellement que parfois on y ajoute beaucoup à sa suite pour en atténuer la portée, comme pour se protéger. Rare que beaucoup ne soustrait, réduise. Mais en amour, beaucoup c’est parfois moins que rien, et plus qu’il n’en faut.

On a tant écrit et chanté au sujet de l’amour. Et pourtant. On le fait encore, et toujours. Car on en a bien besoin. Mais on surtout besoin d’aimer, et de s’aimer. Soi et les autres. Car on n’aime les autres qu’à sa propre mesure. Et l’amour ne se compte pas ni ne se calcule. Et on ne peut compter que sur l’amour en ce bas monde.

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L’absence de peur est ce que l’amour recherche. Une telle absence de peur n’existe que dans le calme absolu qui ne peut plus être ébranlé par les événements attendus du futur. Ainsi, le seul temps valable est le présent, le maintenant.
– Hanna Arendt
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COMMENT AIMER
Lorsqu’un être cher souffre physiquement ou émotionnellement, quand leur monde n’a plus de sens, votre simple écoute peut faire des merveilles.
Pleurez avec eux. Soyez silencieux avec eux.
Validez leurs sentiments, aussi douloureux soient-ils.
Aidez-les à se sentir connus dans ce monde.
N’offrez pas de réponses intelligentes maintenant. Offrez-vous.
Ne prêchez pas et n’enseignez pas.
Ne les jugez pas et ne les faites pas se sentir mal parce qu’ils pensent ce qu’ils pensent.
Embrassez-les.
Ainsi, ils ne se sentent pas seuls.
Ainsi, ils peuvent toucher à leur propre courage.
Leur capacité à résister à des émotions intenses.
Lorsqu’un ami souffre physiquement ou émotionnellement,
quand leur monde n’a plus de sens,
offrez-leur le plus grand des remèdes :
Ton amour.

– Jeff Foster
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Aimer haïr

Quand j’étais petite, une de mes sœurs pleurait beaucoup. Un jour où je l’ai trouvée en larmes, j’ai essayé de savoir ce qui lui était arrivé. Entre deux sanglots déchirants, elle m’a dit : « Je pleure parce que j’aime ça ! »

J’étais très embêtée parce que ça signifiait que je n’arriverais ni à la consoler ni même à améliorer un peu son sort. Elle se réfugiait dans les larmes comme d’autres le font dans le chocolat.

Pourquoi j’évoque ce souvenir ?

Depuis quelque temps, j’ai l’impression désagréable que beaucoup de gens s’autorisent l’expression de sentiments autrefois tabous dans la sphère publique. Et même privée si on considère que « tu devrais te tuer » est un conseil qu’on n’a pas à entendre que ce soit publiquement ou privément.

Je parle de la rage qui explose, de la haine qui la sous-tend. Je parle de toutes ces lignes anonymes qui hurlent des sentiments qui vont de l’agacement féroce à la brutale intolérance en passant par l’envie de tuer l’opinion de l’autre quand ce n’est pas d’éliminer carrément son auteur.

En quoi, pourquoi les évènements ou les comportements de nos semblables sont-ils devenus soudain si insupportables ? Si agressants qu’ils stimulent des réactions aussi absolues ?

Oui, je sais, la pandémie… Ces deux ans d’une expérience difficile pour la plupart des gens, ce moment arrachant pour ceux qui y ont perdu leur santé ou des êtres chers, ces deux ans seraient en partie responsables des excès de bile et de violence. Je trouve qu’elle a bon dos, la COVID-19. Alors qu’on a appris à se protéger et à protéger l’autre, à le considérer dans son éventuelle détresse, sa solitude, il s’en est trouvé pour regarder l’autre comme un empêchement, une forme de coercition et même une condamnation. Le refus de l’autre a alors commencé à régner. Pour certains, c’est devenu plus venimeux que le virus. Mais à quoi ça sert de laisser jaillir la haine, le rejet, à la plus petite occasion – je sais, elles ne manquent pas ? Si au moins ça soulageait ! Mais ça ne fait que s’exalter, s’amplifier jusqu’à prendre des proportions démesurées. La violence se nourrit d’elle-même davantage que du sujet qui la suscite, la violence est une cannibale qui nous dévore avant de mordre l’autre. La haine nous enlaidit avant de salir son destinataire. Et on en vient à aimer la sensation de faux pouvoir que procure l’expression de cette rage.

S’indigner, se révolter, essayer de rendre le monde meilleur ou légèrement plus humain ne veut pas dire assommer et haïr voluptueusement ceux que l’on considère comme responsables de ces maux. Ce qui provoque les plus valeureux combats, les plus nobles batailles, ce n’est pas la haine, c’est la foi : croire en quelque chose ou quelqu’un et tenter de convaincre par des arguments et non pas en s’acharnant à coups de jugements épicés de fiel.

La rage ou même la haine qui mijote en nous, on a intérêt à l’éliminer, à la calmer. Parce que se mettre à invectiver, à gueuler son mépris, ce n’est que l’expression d’une impuissance.

Être soumis à sa rage intérieure, c’est l’inverse d’être libre. Bien sûr que certains jours, je bous de colère… mais lui céder me semblerait tellement stérile. Aimer pleurer ne tarissait pas les larmes de ma sœur et ne la consolait de rien.

Aimer haïr dessèche et isole. Les gens qui aiment haïr me font peur parce que ça constitue le contraire de combattre, l’inverse de s’opposer et de lutter. Accabler d’injures, abreuver « l’adversaire » de mots orduriers, de doigts d’honneur et de vœux de destruction, ça ne permet qu’une chose, la dissension cacophonique. Ça éloigne toute forme de pensée ou même d’argumentation sensée.

C’est l’homme de théâtre Bertold Brecht qui a dit – je cite de mémoire : « Nous le savons pourtant, même la haine de l’intolérance mène à l’intolérance. »

Évidemment, il avait raison.

Haïr, ça a l’air dynamique, comme ça, sur le coup, mais c’est du poison qu’on se verse et qu’on boit en espérant tuer l’autre.

Ma petite sœur devenue grande ne pleure plus, sauf si un vrai malheur survient. Son rire me ravit. Et elle rit souvent.

(SE FAIRE) BOUFFER (PAR) DU CA$H

Petite journée de pluie hier, alors le temps idéal pour du travail de bureau et les correspondances. Écoutant la radio du Canada, j’ai appris back to back que les banques alimentaires de Montréal ne fournissaient qu’à 70 % de la demande, et que le loyer moyen était de 1000 quelques centaines de dollars par mois à Montréal. Alors que je suis dans ma ptite maison dans la forêt, au chaud et avec de la bouffe dans le frigo.

Certains ne mangent pas à leur faim, sans toit, pendant que certains sont millionnaires, milliardaires et multi et vivent aux paradis – fiscaux. Et empilent les bidous. Collectionnant les maisons, les autos et les paires de souliers pendant que d’autres vivent à la rue et marchent nus pieds et le ventre vide. Et en même temps, à quelque part, je me dis qu’il y a quand même une certaine justice en ce bas monde, une justice certaine et que l’on doit vivre avec les fruits de nos actions. Les miroirs sont là pour nous le rappeler.

Ça m’a fait réfléchir. Encore. Comme j’ai souvent réfléchi à cet enjeu particulier de la justice et de la générosité, comme la plupart d’entre vous j’imagine. Et j’imagine aussi qu’on trouve chacun(e) notre façon de faire du sens de tout ceci, nous justifiant ou nous arrangeant avec notre inconfort.

Réfléchissant sur le fait de vivre dans un monde qui en fournit assez pour tout le monde mais dans lequel certains s’en approprient beaucoup beaucoup et exploitent leurs frères et soeurs, ce qui fait que tant d’autres manquent du fondamental. Système auquel nous contribuons tous et toutes dans une certaine mesure, cherchant toujours le meilleur deal.

Sur comment certains peuvent vivre en paix, débordant de ca$h aux as, quand d’autres ne mangent même pas à leur faim. Remarquez que vous et moi sommes parmi les choyé(e)s de ce monde avec un toit et de la nourriture et que nous cherchons notre petite paix personnelle nous aussi sans toujours nous soucier des moins bien nantie(e)s que nous. Tout est relatif comme on dit.

Pas si facile de vivre avec l’injustice du monde entier dans la face et devant les yeux et de conserver son petit bonheur personnel. Car nous ne pouvons tout régler, quoi que l’on puisse agir à notre petite échelle, celle qui grimpe autour de soi dans un monde aussi peuplé de serpents.

Pas si simple de ne pas se ruiner à diverses causes pour aider moins bien nanti que soi.

Pas si simple de ne pas laisser éteindre notre lumière et d’agir pour le bien de l’humanité à notre petite et humble échelle.

Pas si simple de ne pas se ruiner à donner à toutes les causes pour aider ceux et celles moins bien nanties que soi car nous aussi on doit payer nos comptes.

Pas facile de ne pas sentir ceux et celles qui souffrent d’un manque d’essentiel -encore moins facile de le sentir – ceux et celles qui n’ont ni toit ni bouffe, ni même les besoins de base, les migrants, les sans-abris, les familles d’enfants tués à coup de guns.

En passant, hier je suis tombé sur cette nouvelle débordante de bonté humaine.

Illustrant que le meilleur et le pire co-existent en ce bas monde.

Et ça m’a redonné confiance en nous, humains et humaines ben ordinaires. Car même si on a tendance à l’oublier, la plupart des humain(e)s sont de bonnes personnes.

La plupart d’entre nous voulons faire le bien, le juste et le bon.

La plupart d’entre nous désirons ce qu’il y a de mieux pour tout le monde.

La plupart d’entre nous devons vivre pour assurer notre survie au quotidien, ce qui limite notre capacité d’aide au monde.

Souvent je pense aux gros riches et avides, aux chasseurs de ca$h à tout prix, me demandant comment ils font pour vivre en paix sans voir la misère autour d’eux. Et je me souviens que lors de mes voyages dans certains pays en développement, les habitants de ces pays nous perçoivent, nous gens ordinaires de pays riches, en tant que riches et privilégié(e)s, ce que nous sommes aussi. Tout est relatif.

Comme vous constatez, bien des questions dans ma ptite tête de gars ordinaire d’un des plus meilleurs pays du monde ce matin.

Carpe diem… et paix et justice aux femmes, hommes et enfants de bonne volonté.

UN DROIT LA LIBERTÉ ?

Vraiment ?

Un droit la liberté ? En particulier celle de pouvoir dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre ? Mais vont-ils seulement nous entendre ? Et écouter ? Quant à comprendre, on repassera. On dit que l’important est que le message passe.

De toute façon, personnellement je considère plutôt la liberté comme un privilège qu’on doit apprécier qu’un droit qui nous est dû. Car les droits vous savez.

Ils sont plusieurs de nos jours à vouloir dire aux autres ce qu’ils et elles ne veulent pas entendre. Sur les réseaux publics impudiques en particulier, car toujours plus facile de l’exprimer out in the open que de le dire en pleine face. ÇA ça prend du courage. Sur les réseaux, à tout le monde et à personne en particulier, facile de japper et de se prendre pour un justicier redresseur de torts.

J’ai glané cette citation d’Orwell – douteuse à mon humble avis – sur le mur FB de François Thiboutôt qui en poste souvent de biens bonnes. Diane Demers, une de ses amies que je ne connais pas plus que François, a quant à elle écrit:

J’aurais plutôt écrit l’inverse: de ne pas dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre. Car quel est l’intérêt de dire des trucs à des personnes qui n’ont pas envie de les écouter ?

Ça j’achète davantage. Car avec le temps, on sait de toute façon de moins en moins ce qui est juste et bon pour les autres et encore moins envie de leur dire. Car les autres ont toujours le choix d’entendre ce qu’ils et elles veulent entendre. Et s’ils/elles ne sont par prêts à l’entendre, à quoi bon ?

Et de toute façon, c’est toujours à soi qu’on parle en premier lieu.

Ci-bas, une autre citation, de Omraam Mikhaël Aïvanhov celle-ci, via le mur FB de ce François que je ne connais pas mais que je sens j’aimerais bien.

Ne croyez pas que ce sont nécessairement les gens de bien qui soulignent la malhonnêteté, l’injustice et la méchanceté chez les autres.

Au contraire, ce sont souvent ceux qui ont ces défauts qui les voient partout : ils sont toujours critiques et soupçonneux, parce qu’ils Jugent le monde entier à travers eux.

Et inversement, ceux qui possèdent de grandes qualités morales ne remarquent pas tellement les défauts de leur entourage, car ils voient les autres à travers les qualités qu’ils possèdent, eux.

Chaque Être Humain ne peut voir qu’à travers ses propres yeux, et c’est lui (ou elle) qui façonne ses yeux par ses pensées et ses sentiments.

Si vous rencontrez des gens qui ne vous parlent que des défauts des autres, sachez que, d’une façon ou d’une autre, c’est d’abord sur eux-mêmes qu’ils vous font des révélations.

S’ils possédaient la noblesse, la bonté, l’honnêteté et surtout l’amour, ils trouveraient aussi chez les autres toutes ces bonnes qualités.

Et pour terminer, ci-bas, un magnifique texte de Marie Laberge tiré de La Presse Plus qui vient bonifier les paroles précédentes.

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Aimer haïr

Quand j’étais petite, une de mes sœurs pleurait beaucoup. Un jour où je l’ai trouvée en larmes, j’ai essayé de savoir ce qui lui était arrivé. Entre deux sanglots déchirants, elle m’a dit : « Je pleure parce que j’aime ça ! »

J’étais très embêtée parce que ça signifiait que je n’arriverais ni à la consoler ni même à améliorer un peu son sort. Elle se réfugiait dans les larmes comme d’autres le font dans le chocolat.

Pourquoi j’évoque ce souvenir ?

Depuis quelque temps, j’ai l’impression désagréable que beaucoup de gens s’autorisent l’expression de sentiments autrefois tabous dans la sphère publique. Et même privée si on considère que « tu devrais te tuer » est un conseil qu’on n’a pas à entendre que ce soit publiquement ou privément.

Je parle de la rage qui explose, de la haine qui la sous-tend. Je parle de toutes ces lignes anonymes qui hurlent des sentiments qui vont de l’agacement féroce à la brutale intolérance en passant par l’envie de tuer l’opinion de l’autre quand ce n’est pas d’éliminer carrément son auteur.

En quoi, pourquoi les évènements ou les comportements de nos semblables sont-ils devenus soudain si insupportables ? Si agressants qu’ils stimulent des réactions aussi absolues ?

Oui, je sais, la pandémie… Ces deux ans d’une expérience difficile pour la plupart des gens, ce moment arrachant pour ceux qui y ont perdu leur santé ou des êtres chers, ces deux ans seraient en partie responsables des excès de bile et de violence. Je trouve qu’elle a bon dos, la COVID-19. Alors qu’on a appris à se protéger et à protéger l’autre, à le considérer dans son éventuelle détresse, sa solitude, il s’en est trouvé pour regarder l’autre comme un empêchement, une forme de coercition et même une condamnation. Le refus de l’autre a alors commencé à régner. Pour certains, c’est devenu plus venimeux que le virus. Mais à quoi ça sert de laisser jaillir la haine, le rejet, à la plus petite occasion – je sais, elles ne manquent pas ? Si au moins ça soulageait ! Mais ça ne fait que s’exalter, s’amplifier jusqu’à prendre des proportions démesurées. La violence se nourrit d’elle-même davantage que du sujet qui la suscite, la violence est une cannibale qui nous dévore avant de mordre l’autre. La haine nous enlaidit avant de salir son destinataire. Et on en vient à aimer la sensation de faux pouvoir que procure l’expression de cette rage.

S’indigner, se révolter, essayer de rendre le monde meilleur ou légèrement plus humain ne veut pas dire assommer et haïr voluptueusement ceux que l’on considère comme responsables de ces maux. Ce qui provoque les plus valeureux combats, les plus nobles batailles, ce n’est pas la haine, c’est la foi : croire en quelque chose ou quelqu’un et tenter de convaincre par des arguments et non pas en s’acharnant à coups de jugements épicés de fiel.

La rage ou même la haine qui mijote en nous, on a intérêt à l’éliminer, à la calmer. Parce que se mettre à invectiver, à gueuler son mépris, ce n’est que l’expression d’une impuissance.

Être soumis à sa rage intérieure, c’est l’inverse d’être libre. Bien sûr que certains jours, je bous de colère… mais lui céder me semblerait tellement stérile. Aimer pleurer ne tarissait pas les larmes de ma sœur et ne la consolait de rien.

Aimer haïr dessèche et isole. Les gens qui aiment haïr me font peur parce que ça constitue le contraire de combattre, l’inverse de s’opposer et de lutter. Accabler d’injures, abreuver « l’adversaire » de mots orduriers, de doigts d’honneur et de vœux de destruction, ça ne permet qu’une chose, la dissension cacophonique. Ça éloigne toute forme de pensée ou même d’argumentation sensée.

C’est l’homme de théâtre Bertold Brecht qui a dit – je cite de mémoire : « Nous le savons pourtant, même la haine de l’intolérance mène à l’intolérance. »

Évidemment, il avait raison.

Haïr, ça a l’air dynamique, comme ça, sur le coup, mais c’est du poison qu’on se verse et qu’on boit en espérant tuer l’autre.

Ma petite sœur devenue grande ne pleure plus, sauf si un vrai malheur survient. Son rire me ravit. Et elle rit souvent.

CHEMINS DE TRAVERS

Les obstacles n’entravent pas le chemin, ils sont le chemin.

Pandémie, climat en suspens, déchirement social, tueries en série aux States (dont sur de jeunes enfants, le pire du pire), incapacité de se loger pour plusieurs, inflation, inégalités, etc. Mettez-en.

On dirait que ces temps-ci sont pires que jamais auparavant. Mais remarquez que ça a peut-être toujours été le cas de toutes les époques. Car le Moyen-Âge – entre autre – n’a sûrement pas dû être particulièrement facile à vivre pour plusieurs. Mais peut-être que de tout temps, on a pensé que nous vivions la pire des époques et que la fin du monde était imminente.

Mais comme le dit le proverbe Zen ci-haut, possiblement que les obstacles actuels soient LE chemin vers une prise de conscience nécessaire. Faut parfois passer proche pour apprendre. Faut parfois – presque – perdre quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur.

On a accès à beaucoup d’information ces temps-ci, trop peut-être. Le poisson se noie. On devient socialement anxieux. On sait et connait et devine tous les dangers climatiques qui nous guettent (la plupart car je pense que les experts ne disent pas tout). Peut-être ça qui empire la situation de savoir tout ça. Ça rend la situation encore plus critique. Ça donne de la nourriture apocalyptique au mental qui aime bien s’emballer.

Alors quoi faire d’autre que de marcher le chemin avec grâce – et le plus de conscience possible – qui nous est donné de marcher en ce moment ? Le chemin que nous avons – peut-être ? – choisi de marcher il y a longtemps spécifiquement à cette étape-ci de l’humanité. Sans vouloir que les choses ne soient autrement. En acceptant totalement tous les cailloux sur ce chemin de travers. Car ces cailloux are it. En fait, dansons ce chemin.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1888772/environnement-urgence-crise-engagement-reduction-ges-cop

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Alchimie de l’ASPIRATION

Il y a deux façons d’aborder cette période si nous sommes conscients des agendas plus profonds.

Le premier est d’être désespéré(e), et de s’attacher sous la pression de sa profonde obscurité.

Le deuxième est de tenir à la lumière, quel que soit le résultat.

Il y a de plus grandes forces en jeu dans ce monde – après tout – nous utilisons une fraction de la capacité de notre esprit – et nos sens sont sauvagement limités.

Est-ce naïf d’avoir de l’espoir ?

Peut-être.

Mais quels que soient les résultats – ceux et celles qui cultivent la luminosité, un cadre élargi de conscience et une ouverture de conscience du cœur vers le sacré – traverseront cette période incroyable, et leurs esprits prospéreront.

Leurs enfants seront plus résilients, et les graines qu’ils plantent seront plus puissantes.

Ceux qui restent désespérés sont toujours piégés dans la matrice elle-même, car il n’y a pas d’échappatoire à un esprit qui ne peut concevoir rien de plus haut.

Un tel esprit est asservi par les forces mêmes dont ils prétendent être libérés.

C’est pourquoi la libération est une affaire personnelle, et elle commence dans notre expérience d’âme intime, où nous avons le courage d’aspirer à quelque chose de plus grand que cela. Cette aspiration devient le fondement d’une nouvelle réalité

– Hieronymus Tide via François Thiboutôt

GARS ET FILLES DES VUES

Dès que tu prends conscience que le monde n’est que ta propre projection, tu en es libéré(e).
– Nisargadatta

On aime bien regarder en dehors de soi et affirmer que le monde est fou ! Car quand on se compare on se console.

Mais si on accepte que le monde n’est que notre propre projection, on ne peut qu’en venir à la conclusion que c’est nous qui sommes fous, ou folles.

Selon ce que l’on regarde – ou selon ce que l’on choisit de regarder devrais-je dire car toujours notre choix ce sur quoi on porte notre regard – notre vision du monde variera. Donc notre vision de soi. Suivant cette logique toute simple nous sommes donc le monde.

Tout ce qui se passe dans le monde fait partie de nous. Et tout ce que nous sommes, faisons, pensons, sentons fait partie du monde.

Comment pourrait-il en être autrement ? L’un dans l’autre et toutt est dans toutt comme disait Raoul.

On a beau penser savoir que le monde n’est que notre propre projection, nous n’en sommes pas encore tout à fait libéré(e)s vous et moi right ? Work in progress, qui parfois régresse.

Par exemple, quand je (choisis de) regarde(r) les tueries d’enfants aux États-(dés)Unis, je me dis qu’ils sont fous ces Zaméricains, certains d’entre eux du moins, ceux qui privilégient la liberté de certains à la sécurité de tous/tes.

Mais si tout ce monde n’est que mon propre film, que moi qui suis fou non ?

Et alors, est-ce qu’on regarde tout ? Ou on détourne son regard de certaines choses pour mettre l’emphase uniquement sur la beauté ? Ou accepter de tout voir et tout regarder ? De toute façon, est-ce possible de tout voir et tout regarder ? Car on choisit toujours – ou souvent du moins – ce sur quoi on porte notre regard. Et ce sur quoi on porte notre regard devient le monde, notre monde.

Pas si simple tout ça. Car entre savoir que le monde n’est que notre projection et penser le savoir, grosse nuance. D’une sagesse qui s’acquiert avec le temps, en réfléchissant ou en faisant des erreurs qui nous permettent d’apprendre.

En ce sens, pour vous lecteurs/trices qui vous sentez seul(e) et séparé(e) du monde :

Comment se fait-il que tant de gens se plaignent de la solitude ?

Et est-ce qu’ils comprendront si on leur dit que c’est eux/elles, dans leur tête, qui ont créé cette solitude ?

En réalité, personne n’est Jamais seul(e).
Tout l’Univers nous regarde et nous écoute.

Aucune de nos paroles, aucun de nos gestes ne reste sans écho.
Si le matin en ouvrant votre fenêtre vous prenez l’habitude de dire bonjour à la Terre, au Ciel, à la Création entière, venant des quatre points de l’espace, des voix vous répondront en écho : Bonjour, Bonjour, Bonjour…

Et toute la journée vous vous sentirez accompagné(e). Et en sortant de chez vous, vous croisez aussi dans les rues un certain nombre de personnes : la plupart vous sont inconnues, mais est-ce si difficile de leur présenter un visage ouvert, fraternel ?

Et est-ce qu’elles ne méritent pas que par la pensée, vous leur souhaitiez la lumière, la paix, la joie ?…

Vous dites qu’elles ne vous inspirent pas ?

Oui, peut-être, parce que vous vous arrêtez aux apparences. Mais derrière ces apparences il y a des âmes et des esprits. Quand vous saurez, par votre âme et votre esprit, entrer en relation avec toutes les âmes et tous les esprits sur la Terre, quand ce qu’il y a de meilleur en vous rencontrera ce qu’il y a de meilleur chez les autres, croyez-moi, vous ne vous sentirez plus jamais seul(e).

– Omraam Mikhaël Aïvanhov
via Magali Roussilhe et François Thiboutot

PASSÉ CADEAU FUTUR

Le moindre petit regret ne changera rien au passé.
La moindre anxiété n’allègera pas l’avenir.
Mais la moindre trace de gratitude transforme le présent.

On dit souvent que si nous sommes triste, c’est qu’on vit dans le passé. Et que si l’on ressent de l’angoisse ou de l’anxiété, c’est qu’on anticipe négativement l’avenir. En fait, même si on aimerait positivement prévoir l’avenir et le peindre en rose, l’avenir est toujours un peu menaçant. Car il y a la mort du corps au bout du chemin et cela fait encore et toujours un peu peur. Jusqu’à ce qu’on apprenne à apprivoiser la dite mort. La job d’une vie.

Ces deux repères dans le temps – passé et avenir – nous mènent toujours et inévitablement ici, dans le moment présent. Oui ce petit et court moment furtif qui, aussitôt qu’il apparait, disparaît et devient trace de passé.

On ne peut jamais fermer la main sur le moment présent, on ne peut jamais le capturer, ni le figer. Comme la vie. Comme le souffle qu’on peut retenir quelques instants mais qui finit par passer. Toujours, inévitablement.

Peut-être que le simple fait que le moment actuel – même si éphémère – s’appelle moment présent se révèle être un code secret pour nous faire comprendre que ce moment est un véritable cadeau, le seul vrai cadeau qui soit. Même s’il n’est toujours que passant, furtif, éphémère.

On ne peut plus vivre dans le passé, on ne peut encore vivre dans l’avenir. On ne peut que vivre dans le moment, dans le présent, avec gratitude. Et quel cadeau cela peut devenir.

Simple comme ça, aussi simple que ça. Mais pas toujours autant que ça en a l’air.

Alors déballons le cadeau avec soin.

Et peut-être que le mot de passe est aussi simple que : gratitude.

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Plusieurs parmi nous assistons à ce qu’on peut appeler l’effondrement de la planète Terre. Les guerres inhumaines et perfides, le réchauffement climatique, les catastrophes météorologiques, l’extinction des espèces, les incendies extraordinaires, les crimes et les meurtres, le déséquilibre financier croissant, la surpopulation, la disparition de l’eau potable, et bien plus encore. Et il y a un sentiment d’impuissance parmi nous.

Que devons-nous faire pour inverser la destruction qui se produit à tant de niveaux, sous nos yeux ?

Oui, faites tout ce qui vous êtes appelé(e)s à faire… là-bas dans le monde.

Mais n’oubliez pas, il n’a jamais été plus essentiel pour chacun d’entre nous d’aller aussi vers l’intérieur, vers ce qui est au-delà de l’esprit destructeur ; à ce qui est la source de la paix et de la créativité.

Comme Osho l’a dit : « Il va y avoir des catastrophes. Ce n’est que le début. Profitez de l’occasion pour être éveillé – c’est tout ce que vous pouvez faire. Il n’y a rien d’autre que vous puissiez faire.

Ce faisant, nous passons de la panne (breakdown) vers la percée (breakthrough) !

Ça ne sera pas facile. Au fur et à mesure que la conscience grandit, l’inconscience (l’ego/l’esprit) du monde créera une résistance encore plus grande. Si nous luttons inconsciemment avec cette résistance, nous perdrons conscience et nous créerons encore plus de résistance.

Ainsi, chacun de nous doit continuer à inviter et à soutenir la conscience – avec la méditation, l’introspection, la connexion avec les personnes sur le chemin de la découverte, et avec les mystiques qui vivent la conscience et peuvent être des guides pour nous faire avancer à travers la panne (breakdown) vers la percée (breakthrough) !

Cela commence au niveau individuel. Chacun(e) de nous est responsable de sa propre croissance. Et cela peut changer la conscience de la planète.

– Subhan Schenker

VIVRE À MORT

Tu t’inquiètes à propos de la mort ?
Ne t’en fais pas, c’est certain que tu vas mourir.

– Kodo Sawaki

On dirait que plusieurs personnes quittent leur corps ces temps-ci ou c’est juste mon imagination ? Peut-être simplement à cause de la sociabilité des réseaux qui nous en mettent plein les yeux de nouvelles au sujet de nos ami(e)s.

Car auparavant, les gens mourraient sûrement autant mais on n’en savait rien, pas tout du moins, ou on apprenait la mort de certain(e)s par hasard.

Toujours étrange que l’on soit touché quand quelqu’un qu’on ne connait pas, mais qui était connu publiquement, meurt. Comme si c’était une partie de nous qui tombait.

Donc ça meurt beaucoup il me semble ces temps-ci. Des ami(e)s et connaissances, d’autres gens, connus de moi, ou peu, ou moins, ou pas du tout, de même que les animaux de certain(e)s ami(e)s FB.

C’est peut-être aussi simplement que lorsqu’on vieillit, nos ami(e)s et connaissances vieillissent aussi et que la mort prend plus d’importance, et/ou que l’on s’intéresse plus à la mort. Du corps s’entend. Ou elle qui commence à s’intéresser plus à nous.

La mort est encore tabou. On la craint même si on ne la connait pas personnellement. Car la mort ne peut qu’être personnelle. Car on ne connait rien de celle des autres. La mort d’autrui n’est qu’une idée, un phénomène qui nous touche de près ou de plus loin. Une absence qui se manifestera éventuellement dans le temps.

N’ayant plus mes deux parents depuis un bon bout déjà, je suis le dernier de ma lignée avec mes frère et soeurs. La prochaine génération à passer le pas de la grande porte. Follow the guide.

Je suis particulièrement toujours très ébranlé par le décès des enfants des gens. Car s’il était normal de perdre ses parents, mais pas du tout naturel de perdre ses enfants. Pensées vers mes ami(e)s et connaissances qui sont passé(e) par là; je ne peux que deviner votre peine.

Tout un défi d’apprendre à vivre avec la mort. Au fur et à mesure que passent les années, au fur et à mesure que le corps se flétrit, se ramollit, comme si notre âme s’éveillait. Se réveillait en fait. Car elle a toujours était présente. Elle possiblement qui nous aurait d’ailleurs porté ici, nous convainquant de nous incarner. Encore. Ou pour la seule et première fois, ça d.pend de nos croyances. Même si certain(e)s disent se souvenir clairement de leur vive passée. Pas mon cas. De la misère à me souvenir de tous les détails de celle-ci.

Ah la mort. Quelle compagne. Quelle présence. Quelle amie en devenir. Comme l’affirme Mr Sawaki ci-haut, certain qu’elle va nous arriver. Ou nous à elle. Plus cela finalement. Nous qui nous abandonnerons à elle. Notre corps du moins. Ce corps sur lequel passe le temps et la vie. Ce corps qui mûrit, et qui nous rappelle que même si le temps est un concept qui n’existe pas, pas vraiment du moins, ce temps nous passe dessus et dedans.

Au fil du temps qui passe, et des saisons qui en sont la plus concrète de ses manifestations, la vie nous mène doucement vers la mort. Une mort prévisible dans son arrivée au bout de notre vie mais imprévisible dans sa forme et son moment. La mort, impossible à pressentir, mais possible de sentir venir de plus en plus avec le temps.

Tous égaux face à la mort, et tous et toutes égos dans et devant la mort. La mort à venir, la mort à vivre.

Cette mort qui est notre dénominateur commun, notre lien en cette vie. La seule justice dit-on.

Alors j’imagine que nous devons apprendre à mourir un peu à chaque jour. L’une de nos jobs d’humain(e). Apprendre à mourir pour pouvoir vivre totalement, apprendre à appréhender ce dernier passage du corps, l’apothéose de notre vie.

Vivre à mort. Avant de revenir à la maison.

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COMING HOME

we are coming home / safely coming home
we are coming home sweet home again

As we are approaching, getting closer and closer
we all have to leave our luggage behind
As we’re getting nearer, getting lighter and lighter
we’re finding our way back home again 

para sempre home again para sempre home again

LUMIÈRE LUMIÈRE

Ceci, chère âme, est le plus grand défi en cette vie :
être témoin des injustices de ce monde et ne pas les laisser éteindre ta lumière.

Drôle de voir passer ce message après une panne d’électricité d’une semaine. La vie nous envoie de ces clins d’oeil.

Parlant lumière, pas mal de sombritude en ce bas monde en ce moment non ? Pas que ça, mais pas mal de ça.

Pas que du noir ici bas, mais quand même pas mal de gris foncé.

Avec un avenir pas beaucoup plus lumineux sur le plan de l’environnement et encore moins quant à nos réponses face à cette situation.

Même si, évidemment, que tout ce que l’on peut faire c’est de vivre le moment et accepter le monde tel qu’il est en ce moment. Du moins, ce qu’on en perçoit.

Pour compléter le premier meme, celui-ci alors ?

Peut-être. Oui, sûrement car quoi d’autre à faire ?

Tout un défi en effet de contempler et d’observer le monde dans lequel on vit, ce monde, notre monde, et de garder notre flamme vivante et vibrante. De voir le beau en ce monde malgré tout ce qui s’y passe de moins édifiant.

On dirait que c’est le défi du moment. Ça, et continuer à faire du mieux que l’on peut pour voir la beauté du monde, pour la faire grandir, croître, rayonner.

Car dans l’ensemble, ce monde est autant ombre que lumière, autant noir que blanc, avec toutes les nuances de couleurs de l’arc-en-ciel.

Parfois le doute nous assaille, parfois on perd la lumière de vue. Alors que faire ?

Fermer les yeux et ouvrir son coeur j’imagine. Pour sentir, respirer, observer, et laisser aller les jugements quant à ce que l’on perçoit car parfois les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être à première vue.

Parfois les choses doivent empirer avant de pouvoir s’améliorer, parfois on doit être acculé(e)s au pied du mur pour s’éveiller, se réveiller. Et faire face à la situation pour améliorer les choses.

Car qui a dit que les choses devraient être autrement que ce qu’elles sont en ce moment ?