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NE TUONS PAS LA BEAUTÉ DU MONDE

Le monde est – un peu ? beaucoup ? à la folie ? – fou.

Vous connaissez Huguette Gaulin ? C’est elle qui s’est immolée par le feu en 1972 à Montréal en prononçant ces paroles : Vous avez détruit la beauté du monde.

Elle qui a inspiré la chanson Ne tuons pas la beauté du Monde de Luc Plamondon, chantée tout d’abord par Renée Claude et reprise par Diane Dufresne. Chanson forte s’il en est une.

Ces temps-ci nous font – un peu ? – penser à cette chanson. En particulier quand on observe le Texas, l’Ukraine (et toutes les autres zones de guerre), et l’état de notre Terre.

Tant de guerres, tant d’abus de notre terre, tant d’injustice et d’inégalités, tant de haine et de peur, tant de vies – d’enfants entre autres – fauchées, par de jeunes adultes presqu’encore enfants de surcroit.

Pas facile de garder espoir ces temps-ci, pas si simple de continuer à aimer sincèrement dans ce monde fou. Mais la seule folie possible en effet.

Alors que fait-on ? Et comme on dit, que fait-on quand il ne semble y avoir plus rien à faire ?

Garder la foi ?

Continuer d’espérer ?

Aimer sincèrement quand même ?

Toutes ces réponses, et faire du mieux qu’on peut pour préserver la beauté du monde en soi et autour de soi, aider notre monde à son humble mesure. Car cela donne du sens.

Trop petit notre simple nombril, pas assez satisfaisant de ne vivre que pour combler ses propres besoins. Ce que l’on doit toutefois quand même faire en premier lieu. Mais viser un peu plus large.

Alors que fait-on ?

On continue à aimer sincèrement, à semer de l’amour autour pour soi et autour de soi, à aider ceux et celles qui ont besoin. La récente tempête et panne qui a suivi nous en ont donné l’occasion récemment. Ils et elles sont encore nombreux à ne pas avoir de courant et à vivre dans des maisons endommagées. Et ce n’est que ce que l’on voit autour de soi. Le monde en est plein.

On continue d’aimer sincèrement et on observe tout ce que ce monde nous donne à voir, de lui comme de soi. Car en même temps qu’on observe le monde, toujours un peu soi aussi qu’on observe à-travers ce monde, toujours un peu soi que l’on voit. Et on y voit aussi par moments un certain découragement, un grand questionnement, une certaine inquiétude face à l’avenir, en particulier de la part des plus jeunes.

Cette récente semaine sans – mauvaises – nouvelles a été reposante. Mais en même temps, on ne peut se fermer les yeux sur le sort de notre monde. À regarder avec modération, en demeurant sensible, touché(e) par le sort de notre monde, notre terre, et de nos enfants en particulier.

Ça la foi ?

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C’est un signe de médiocrité que d’être incapable d’enthousiasme.
– Honoré de Balzac via Pierre Lemieux

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Les beaux jours ne viennent pas à vous, vous devez marcher vers eux.
– Rumi aussi via Pierre Lemieux

PAS AU COURANT

Avoir ce que vous voulez est bien. Vouloir ce que vous avez est encore mieux.
– Eckart Tolle

Depuis une semaine, tant de choses de manquées. Depuis une semaine pourtant, nous n’avons manqué de rien.

Les fins de panne de courant s’annoncent toujours par un bruit de frigo qui repart. Vroum… Accompagné peut-être de quelques lumières si on les avait laissées sous tension au moment de l’interruption.

Hier, vers 20 h, premier vroum après une semaine de calme plat. À part le vroum de la génératrice du voisin qui roulait quelques heures par jour, et les vroum vroum de nos scies à chaîne qui se sont faites aller toute la semaine.

Une semaine sans courant, une semaine de repos électrique et médiatique. Avec une petite percée de quelques heures jeudi dernier pour cause de pluie pour prendre les mauvaises nouvelles de notre monde et faire quelques contacts.

Alors, que retenir de cette semaine unplugged ?

Qu’il est très reposant de se (faire) débrancher de force. Que le fil du temps ralentit lorsque le fil du sans fil est coupé. Note à moi-même: à répéter régulièrement pour améliorer ma santé mentale que de se brancher davantage sur le sans fil du grand now.

Que même sans courant, la vie continue, et s’arrête: 2 amie(s) et connaissances sont parties pour le grand voyage au cours de la dernière semaine.

Que nous sommes chanceux que cet événement se soit passé en mai et non en janvier.

Que les choses essentielles de la vie sont bien plus simples que l’on croit.

Que nous vivons beaucoup – trop ? – la tête dans le nuage et pas suffisamment les pieds sur la terre. Unplugged.

Que j’aime écrire. À vous, à personne, à moi donc.

Que notre relation au monde est devenue très – trop ? – horizontale et pas assez verticale, qu’elle passe beaucoup – trop ? – par nos yeux et nos têtes et pas assez par notre corps et notre ressenti.

Que finalement, après une semaine sans courant que l’on attendait plus vraiment, c’est par une légère déception que le vroum du frigo nous a averti que la panne était history.

Que notre mode de vie – trop ? – virtuel nous coupe du vrai monde, celui qui bouge, celui qui vit autour de chez-soi pour de vrai.

Que des pannes de courant telle que celle que nous avons connue cette semaine nous révèlent que nous pourrions difficilement survivre sans électricité désormais (dans les conditions actuelles du moins), et que les gars et les filles d’Hydro constituent un service essentiel. Merci gang.

Que branché(e)s, avec ou sans fil, nous vivons – trop ? vite.

Que les gens sont surtout bons, et aiment aider, et s’entre-aider. Et que l’on a besoin les un(e)s des autres, en particulier nos voisin(e)s.

Qu’on a besoin de peu pour vivre: eau, bouffe, chaleur et amour.

Qu’on peut avoir hâte que le courant revienne en même temps qu’on peut apprécier chaque minute sans.

Que cette semaine inhabituelle nous a fait apprécier la lenteur du temps off-grid, sa simplicité, sa petitude. Reposant.

Que plein d’affaires peuvent se passer dans le monde sans qu’on ait besoin de tout savoir. Si simple la vie aussi. Et que même si on ne le sait pas, ça se passe pareil, et malgré nous.

Que si on fait des choses un peu publiques, on n’a pas vraiment le choix de communiquer, et que la vie va donc s’accélérer de nouveau au fil des prochains jours pour clairer le traffic des comms embouteillées.

Et que même si on peut apprécier la déconnexion, on va replonger dans le grand bain des ondes et reprendre l’autoroute de l’in/formation. Mais en roulant sur la voie de droite. En modérant nos transports. Un peu.

Que peu importe ce que la vie nous donne, toujours plus facile d’accepter ce qui nous arrive que dee toujours avoir tout ce que l’on veut. Ainsi nous arrivent de belles surprises.

Salut lecteur/trice. Vroum vroum.

100 FILS

Oh boy ! Quels vents mes ami(e)s, quelle tempête. Une petite catastrophe s’est abattue sur notre région samedi dernier. Chez-nous, chanceux, ça ressemble à ci-haut, arbres et fils tombés, mais rien sur la maison. Aléluia !

Ce matin, après quelques jours de scie à chaîne en ce grand ménage du printemps forestier, comme il pleut, je suis au café de la ville voisine pour faire quelques communications.

Je m’en venais vous dire tout bonnement que nous sommes chanceux malgré tout, que quelques arbres tombés, aucun sur la maison, pas de courant pour encore quelques jours au moins puis bang ! en scrollant FB ! je tombe sur cette photo

comme la foudre est tombée sur la maison de mes ami(e)s. Cette foudre me tombe dessus. Je suis en état de choc pour eux. Ils venaient tout juste de terminer la construction de leur nouvelle maison. Compassion et empathie envers eux.

En état de choc pour eux, comme je suis en état de choc pour les Ukrainiens et tous les autres qui subissent les guerres folles, en état de choc aussi pour les familles et communauté des jeunes enfants tués du Texas, pour les gens dont la maison a été atteinte directement par la tempête ici.

Je ne savais trop précisément ce que je voulais vous dire ce matin en arrivant ici. Juste besoin de communiquer. Que dire après qu’une tempête frappe ? Que quand on se compare on se console ? Qu’il y a pire que nous ? Qu’on l’a échappé belle ? Entre autres.

Par ailleurs, il y a quelques jours j’ai aussi appris la mort d’un ami du Brésil. Repose en paix Jorge. Mes condoléances Ze Ricardo et les ami(e)s de CDDD. Autre événement marquant qui relativise toutes nos petites tempêtes. Car que dire après la mort d’un proche ? Mes sympathies ? Mes condoléances ? Oui, faute de mieux.

Ah la vie !

Tout un équilibre entre rester ouvert(e) et se laisser toucher par les misères du monde et garder un esprit positif et optimiste et mener sa vie avec joie. Réaliste mais lucide, réaliste et lucide.

La vie est particulièrement intense et imprévisible ces jours-ci. Plus qu’avant ? Pour nous du moins. Depuis une couple d’années, ça brasse dans nos vieilles habitudes.

Tous ces événements déstabilisants nous ramènent à l’essentiel.

Un toit (à l’abri des arbres), de l’air, de l’eau (potable pour boire et moins pour flusher la toilette et laver la vaisselle), un peu de bouffe, de la chaleur et un peu de lumière le soir. Si on est chanceux, on a des voisins avec une génératrice qui nous offrent généreusement de prendre une douche chaude (merci Daniel et Hélène).

Et de l’amour. Merci Elsa.

Et de l’estime pour soi-même. Merci môman, merci la vie.

Pas si compliqué la vie finalement. Pour nous qui sommes privilégié(e) – je sais que je le dis souvent. Mais tellement.

Mais quand même intéressant la différence entre vous qui avez du courant et nous qui n’en avons pas. Pas encore. Et encore, nous, ce n’est que du courant que nous n’avons pas, pour le moment, que pour quelques jours. Petite fin du monde, fin du monde comme on l’a connu.

Ces événements imprévisibles et imprévus nous ramènent à l’essentiel, à la vie qui passe et qui parfois sursaute, qui parfois nous saute au visage ou nous pousse au cul. Ou tombe comme la foudre sur un home.

Ici, assis au café rempli à pleine capacité, au chaud, branché au sans fil, il règne une atmosphère de convivialité, de solidarité. C’est peut-être la leçon que la vie veut que nous comprenions depuis quelques temps.

Que bien sûr, veiller à son propre bien-être est essentiel, mais insuffisant.

Qu’il est peut-être temps de passer du JE au Nous.

Bonne journée chez-vous, branché(e)s, ou pas.

Je retourne à ma scie et à mes fils débranchés au milieu des branches.

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En prime, photo de mon ami Luc qui partageait ma table – et ma prise de courant – ici au café de matin.

SE RAPPELER DE QUOI DONC ?

Je trouve un peu nébuleuse cette citation d’Ouspensky. Comme plusieurs de ses écrits.

En passant, avez-vous déjà essayé de lire du Ouspensky ? Du gros stock. Pas simple du tout, tellement que je n’ai (presque) rien compris de ce qu’il tente de dire jadis. Bon test pour l’égo. Déjà ça de perdue comme illusion.

La raison pour laquelle je trouve cette citation ambigüe est, comme c’est le cas pour plusieurs questions philosophico-spirituelles, l’idée est de se rappeler de quoi au juste ?

Un peu comme pour le koan Qui suis-je ? Qui – ou quoi – ça au juste ? L’affaire qui observe au-delà des multiples couches de personnalités ? La présence qui regarde passer la vie à-travers les nuages et brumes des pensées cycliques et constantes ? La source de l’Observateur/trice qui ne vieillit jamais ?

On va continuer de chercher car on n’a clairement pas encore trouvé. Et peut-être même que c’est exactement là que réside le noeud de la quête, dans la quête. Comme on dit, le chemin est le but.

Ces mots d’Ouspensky me rappelle (ça s’en vient) le fameux Je me souviens inscrit sur nos plaques d’immatriculation ici au Québec. Se souvenir de quoi au juste ? De tout ce que l’on a fait subir jadis aux gens qui étaient déjà ici avant nous ? Non en effet, je ne pense pas. Et comme la mémoire est une faculté qui oublie, libre à nous d’oublier ce qui nous plait.

Se rappeler de soi-même donc.

Mais ce soimême, n’est-ce pas le même ptit bout de Dieu et de vie qui habite tout ce qui vit et qui existe en dehors de notre corps ?

Car qu’est-ce que ce soimême en effet ? Moi, ou le même Moi que tous les autres.

Car l’essence de tous et toutes et chacun(e) de nous ne peut qu’être composée de la même matière. Et comme on dit, ne la prenons pas personnel la vie !

On ne peut qu’être modelé(e) de la même matière – et de la même manière – que tout le reste de l’existence. ne dit-on pas que nous sommes aussi uniques que tous les autres êtres humains.

Alors que signifie se rappeler de soi ? Et soi et soi-même, une différence ? Se rappeler de tout, même de soi, même de soi-même.

Ou se rappeler de l’essence de la création ? Se rappeler d’où l’on vient et vers où on retournera peut-être un jour ?

Se rappeler de quoi au juste ?

Ouspensky dit que le rappel de soi-même est le début et la fin de tout travail. Mais encore ? Si en cherchant autant, on se rend compte éventuellement que le début et la fin de tout travail sont la seule et même chose, pourquoi alors même commencer ? Comme on dit, il faut aller au bout de l’effort pour savoir que tout effort est vain.

Et il dit aussi que lorsque l’on a cela – le rappel de soi-même – on a tout. Peut-être que le sens de ses paroles s’est perdu dans la translation. Mais que peut-on avoir ? Sinon être totalement, sinon avoir tout notre être.

Veut-il dire que lorsqu’on arrête de penser que nous sommes séparé(e) du reste de la création, nous redevenons toute la création ?

Décidémment, la pensée russe est bien complexe à décrypter. Particulièrement en ces temps actuels.

Peut-être qu’une partie de la réponse se trouve dans la fin de la guerre en soi-même ? Et que tous les humains sont issus de la même fibre.

Quel Mystère !

Mais peut-être un bout de réponse de la part de Jung:
Mon âme et ma conscience, voilà ce qu’est mon Soi.

Mais une seule âme éclatée en des milliards de corps ou une multitude ?

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Quelque chose « respire » à travers nous, et expérimente cette « réalité » en utilisant notre corps comme récepteur, notre cerveau comme filtre : C’est le Mystère de la Conscience.

Il existe une communauté indistincte de gens qui cheminent incessamment vers la recherche du lien avec cette « conscience universelle », à l’écart de la culture, des conditionnements, des dogmes, des religions, et de toute idéologie. Ceux-là se réunissent autour de l’intensité de l’instant présent, de l’expérience directe.

La magie est partout où nous posons un regard d’enfant.

Ce que les anciens appelaient magie, n’est qu’un approfondissement des liens subtils que l’esprit entretient avec la matière, avec le cours des évènements, que l’intérieur entretient avec l’extérieur. Toute magie effective n’est qu’histoire de collaboration avec une dimension subtile, archétypale. Cette grande intelligence, cet ineffable qui donne et qui reprend, avec lequel il s’agit de collaborer, en convenant tacitement que ce qu’on demandera, on le recevra sous la seule condition que ce cadeau profite au plus grand nombre et au bien collectif.

Plus nous approfondissons le sujet de ce Mystère plus nous le vivons et interagissons avec la dimension subtile de cette existence.

Trouvons les autres.

– Stephan Schillinger via Magno
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et l’un de mes coups d’âme du moment :

HONTE

On dit que la honte est la seule émotion humaine qui ne soit pas innée, ni intrinsèque, mais qu’elle a inévitablement rapport à autrui. En fait, pour certains, la honte ne serait même pas vraiment une émotion dans la grande gamme des émotions humaines, car aucun enfant ne nait avec de la honte. D’ailleurs parmi toutes les formes de vie, on dit aussi que seuls les humains ressentent de la honte. Comme on ne peut parler aux végétaux, aux minéraux ni aux animaux (la plupart d’entre nous du moins) on ne peut l’affirmer à 100 % mais ça fait du sens.

Si la honte n’est pas innée, elle serait donc inculquée, elle nous serait arrivée en provenance de l’extérieur, par la culture, par l’éducation, en rapport avec des humains dans le cadre des normes sociales environnantes.

On aurait honte de soi face à autrui. Soit à cause de son corps, son comportement, ou tout simplement à cause de notre propre valeur en tant qu’humain(e). Grosse job pour changer ça on en convient toutes et tous.

Plusieurs personnes, sinon la majorité, ont honte d’elles-mêmes. Honte de sa voix quand on l’entend sur un message enregistrée. Honte de son image quand on se voit en photo. Honte de sa propre présence quand l’attention d’un groupe se tourne vers nous. Honte de se sentir inadéquat(e), pas assez bon(ne) ou beau/belle, pas assez tout simplement. Ou trop. Il faudrait être autre, autrement, plus ceci ou moins cela. Pas simple de s’accepter exactement tel que nous sommes.

Se débarrasser de la honte constitue l’une des tâches les plus exigeantes de notre existence. Processus qui, pour la plupart des homos sapiens que nous sommes, prend de nombreuses années à laisser mijoter, sinon toute une vie, pour s’en défaire bit par bit, la détisser, la comprendre, l’accepter, la dénouer, la laisser fondre d’elle-même.

Car si on ne naît pas avec la honte au coeur, celle-ci nous est imposée très tôt au cours de l’enfance, avant que l’on ne soit conscient(e) qu’on nous la donne en héritage.

Une autre explication de la honte ?

Alors tout au long de notre parcours sur terre, on doit ré-apprendre à apprécier notre valeur à sa plus simple expression, sans culpabilité, sans chercher à être autrement que ce que l’on est, de qui l’on est.

Ré-apprendre à vivre comme un(e) jeune enfant, sans bémol quant à notre droit d’exister simplement tel que nous sommes, avec toutes nos qualités et toutes nos leçons à apprendre. Car si aucune honte, aucun défaut non plus en nous. Que des leçons de vie à apprendre, d’autres à désapprendre. Des habitudes qui ont été utiles pour un bout de temps à changer si elles ne font plus leur job de nous protéger comme elles l’ont déjà fait.

Je dis ré-apprendre plutôt qu’apprendre car nous avons déjà été shame-free, libre de ce sentiment généralisé de honte, nous avons tous et toutes déjà été sans honte aucune, sans honte au coeur et à l’âme. Quoi que c’est surtout par la tête que la honte s’immisce en nous. Dans nos comparaisons avec mieux que soi, dans nos exigences irréalistes face à soi-même.

Si je blablatise sur le thème de la honte ce matin c’est que ce thème est monté hier suite à quelques interactions avec mes ami(e)s de la Tribu. On parlait aussi de vulnérabilité, de faire la paix dans ses relations (quoi que toujours avec soi-même en premier lieu j’imagine car tout part de là). Précieux des ami(e)s pour échanger.

Et en prime, ce vidéo qui traite de vulnérabilité partagé par Manon.

SENTIMENTS & RE SENTIMENTS

Être rancunier(ère) ne vous rend pas fort(e), ça vous rend amer(ère) et aigri(e).
Pardonner ne vous rend pas faible, ça vous libère.

Quand on est heurté(e)s dans le cadre de nos interactions avec autrui, particulièrement des gens qu’on aime et apprécie, on a parfois tendance à s’en souvenir, et à s’y accrocher. Et à avoir tendance à vouloir les faire payer pour. Réaction normale, mais pas une réponse saine.

Quand on clashe avec des copains/copines, particulièrement des copains/copines les plus proches, toujours délicat de refaire les ponts. Notre orgueil est blessé, nos émotions toutes molles, et notre coeur un peu pucké.

Comme disait Veeresh jadis, ce sont d’ailleurs les gens qu’on aime le plus qui peuvent nous blesser le plus, et vice er versa, car à eux et elles qu’on ouvre notre coeur le plus, et eux et elles qui nous ouvrent le leur tout grand. Mais comme disait aussi Veeresh, quand on aime on peut se blesser car les coeurs grand ouverts mais on peut aussi s’excuser. On doit s’excuser. SI on veut que la relation puisse continuer.

Suite à un conflit, toujours tentant pour la tête de demeurer sur nos positions, de rester figé(e) dans la partie blessée. Mais naturellement, après une période de choc, le coeur cherchera toujours réparation, réconciliation. Mais c’est à savoir qui des deux gagnera.

Parfois la tête tient bon, elle fait sa dure, parfois pour un bout court, parfois plus longtemps, et parfois elle finit par lâcher. Mais parfois pas.

Et parfois c’est le coeur qui vainc. En fait, il faut que ce soit le coeur qui vient.

Mais comme on dit, veut-on avoir raison ou faire la paix ?

On a tous et toutes plus ou moins tendance à être – plus ou moins – rancunier/nière. Que ce soit par habitude, par enfantillage, par désir de rendre la monnaie de sa pièce à l’autre, par instinct de vengeance.

Mais la partie sage en soi- toujours en devenir on espère – soit le cumul d’expérience de la vie, nous ramène à l’ordre, ou du moins devrait le faire si on l’écoute. Et si l’on tient à la relation – qu’elle soit familiale, d’amitié ou d’amour – on doit prendre action à partir du coeur pour renouer le contact, pour refaire la connexion. Ce qui n’est pas toujours facile avouons-le.

Le fait de ne pas pouvoir régler une situation conflictuelle nous force à continuer de porter un fardeau, pèse sur notre coeur. Et parfois, pour diverses raisons, il n’est pas possible de boucler la boucle. Pas aussi rapidement qu’on le voudrait. Car parfois l’autre n’est pas prêt(e), ou volontaire. On doit alors faire la paix pour soi-même avec la situation.

Et au contraire, le fait de pardonner, peu importe notre degré de responsabilité dans le conflit, nous apporte immédiatement une paix d’esprit, de coeur et de corps.

Même si le choix est clair et la réponse évidente, certains conflits viennent nous chercher droit au coeur et perdurent dans le temps, comme en intensité.

Les deux dernières années nous ont mis à l’épreuve en ce sens. Des visions différentes sur les événements en ont séparé certain(e)s, temporairement ou définitivement. Dans certains cas, peut-être que nos routes se séparent, dans d’autres, la réconciliation se cherche encore.

Probablement que le premier pas doit venir de nous si on veut que la relation persiste et résiste au passage de la tempête. Beau – et gros – défi.

Et comme on dit chez certains premiers peuples, indispensable de laisser parler son coeur. Bonne parole du coeur.

JE (VOUS EN) PRIES

La plus puissante des prières émane d’un esprit tranquille.
Plus votre mental sera calme, et plus puissante, profonde et juste sera votre prière.

Prière, quel mot chargé, de toutes sortes de sens et de significations.

Prier, quel verbe ambigu.

Je vous en prie.

Selon le Larousse,
la prière est un acte rituel par lequel on s’adresse à une divinité ou à ses intercesseurs. et/ou un ensemble de formules, en général codifiées, par lesquelles on s’adresse à Dieu.

Alors que prier consiste à s’adresser à Dieu, à un être surnaturel pour l’adorer, l’honorer, le supplier, lui demander quelque chose.

Si des millions, sinon des milliards de gens prient à chaque jour pour le meilleur, clairement tous ne sont pas satisfaits car le monde ne va pas si bien en général.

D’ailleurs on a déjà vu des prêtres de camps adverses prier Dieu pour la victoire de leur camp. Pôvre Dieu que l’on met dans une position intenable.

J’aime le bout du spectacle de George Carlin (présenté ici il y a quelques jours) qui affirme que soit on croit au plan divin, et alors on accepte tout comme la manifestation parfaite de la volonté de Dieu (ou de tout autre nom qui vous plait), soit on prie et on demande du particulier, mais que les 2 ne peuvent co-exister car si on croit au plan divin, tout devrait être parfait non ? Même si cela n’est pas notre premier choix. Notre choix ou le choix de Dieu.

Je souscris à l’intention générale du Santo Daime qui veut que tout ce que Dieu (ou la vie) nous envoie est ce que l’on doit recevoir et on fera avec.

Dai me se traduit par Donne moi.

Donne moi Seigneur ce que j’ai besoin de voir, de recevoir et de vivre, et j’en tirerai les leçons qu’il se doit. Donne moi ce qui est juste et bon pour moi, mes proches et pour le monde et ainsi en sera-t-il.

Donne moi matière à travailler, à célébrer, à intégrer afin que je devienne une meilleure personne, quelqu’un de plus aimant et généreux.

En ce sens, il semble conséquent de penser que tout ce qui arrive dans le monde est exactement ce qui doit arriver, according to the Divine plan. Même et surtout peut-être le plus ardu, le plus difficiles, les plus grandes épreuves.

Si on ne peut adhérer à cette croyance, on peut bien s’évertuer et prier pour obtenir ce que l’on considère devoir se manifester dans notre vie comme dans LA vie en général, mais cela ne peut être au mieux qu’un souhait, une intention, un désir.

Car soit on fait confiance et on a foi en la perfection du monde, soit on prie. Et qui vivre verra.

Bien sûr, plus facile d’affirmer ces grandes vérités ici, en santé et dans le confort de notre paix sociale de privilégié(e)s du monde que pour d’autres qui vivent guerre, conflits et/ou problèmes.

Mais, au-delà les croyances et nos meilleures intentions, on ne peut que constater que ce qui se passe en ce bas monde ne peut que se passer comme cela se passe si cela se passe ainsi.

Et malgré tout, et les apparences, on ne peut que faire en sorte de créer de la paix et de la beauté en soi et autour de soi.

Amen !

En guise de conclusion, 2 prières parmi les plus lucides que je connaisse :

celle de la sérénité

Mon Dieu donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer
le courage de changer les choses que je peux
et la sagesse d’en connaître la différence

et celle de St-François d’Assise.

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Et Aléluia !

QUESTION DE SENS

Il était une fois, un homme sage à qui on demanda: quel est le sens de la vie ?
Il répondit: la vie en soi n’a pas de sens, la vie n’est qu’une occasion de créer du sens.

Beau n’est-ce pas ? La vie comme occasion de faire du sens.

Ce matin, parlant de sens, j’aimerais tout d’abord débuter cette chronique en saluant personnellement Louise et Isabelle même si on ne se connait pas personnellement, quoi que. Ce sont deux nouvelles lectrices de ces chroniques, qui me lisent à chaque jour ou très régulièrement et qui le soulignent en aimant. Cela donne un sens à ma gymnastique littéraire matinale. Sincère merci mesdames de me lire, d’aimer mes mots et surtout de m’en faire part. Pas pour cela que j’écris, mais belle cerise sur le sundae de mon hobby.

Tout à fait juste de prétendre que la vie n’a pas de sens intrinsèquement. D’ailleurs, peut-être pour cela que certaines personnes mettent fin à leurs jours. Car lorsqu’on souffre et qu’on ne sait pas pourquoi on vit, il devient parfois difficile de continuer.

La vie comme occasion de faire du sens donc. Une possibilité, une chance. Soit d’en faire, d’en créer, du sens je veux dire, ou pas. Car jamais certain qu’on réussisse. Le sens c’est d’la job.

Si on réussit à donner du sens à sa vie, à notre vie, à la vie, cela nous donne l’élan d’avancer, ça nous pousse dans le dos sinon dans le cul, pour continuer, ça nous donne la force de faire le prochain pas. Et comme on sait vous et moi, la vie n’est qu’une série de pas, certains petits, d’autres plus grands, avec le prochain comme seule possibilité concrète. Car on ne peut jamais sauter un pas, même si on peut essayer de sauter à l’occasion. Suffit de mettre son attention et son soin à rendre chaque pas gracieux, sensé, délicat, droit devant, et parfois de côté ou par en arrière.

Alors que si on ne peut donner de sens à quoi que ce soit, car pas certain que le sens existe sans notre volonté d’en trouver, on doit apprendre à vivre le moment pour ce qu’il est. Sans sens aucun. Car parfois comme ça la vie, le sens que l’on donne à la vie ne tient pas toujours la route. Et comme on sait la route est le chemin, et que pas de fil d’arrivée autre que la mort de notre corps, l’idée consiste à prendre soin de chaque pas, même si on ne sait où il nous mène. On ne sait pas où l’on va mais allons-y gaiement.

En fait, le seul sens indisputable dans la vie est celui qui nous mène du berceau au tombeau (ou à l’urne de nos jours). Le chemin qui nous mène vers la fin, la route. L’élan primaire, la drive de fondamentale. On vit et on survit en même temps. Tout au long de la vie, on passe par différentes étapes, diverses épreuves et comme on dit, soit on apprend, soit on recommence.

À chaque jour, on répète plusieurs fois les mêmes gestes. Chaque jour est une occasion d’apprendre à faire du sens, à en injecter dans des tranches de vie toutes semblables les unes aux autres et en même temps différentes. Du lever au coucher, combler ses besoins essentiels, contribuer au monde chacun(e) à notre façon, et si possible, jouir de la vie le plus possible. Et se rappeler de respirer, même si ça se fait tout seul.

Certains jours sont pleins de sens, d’autres moins, ou pas. L’idée consiste alors à apprendre à vivre sans sens j’imagine quand le sens se perd ou s’égare.

Certain(e)s vivent pour réaliser leur mission, d’autres pour vivre leur vinaigrette. Certain9e)s savent, d’autres pas. Tout est question de perception, de décision, et d’humilité et de simplicité.

Je crois que le sens que l’on attribue à la vie est bien relatif et un peu illusoire. Bien sûr, l’amour est probablement le sens fondamental de et dans la vie. Aimer, être aimé(e), partager l’amour. Des gens, des choses, des gestes du quotidien. Aimer faire ce que l’on a à faire, ce que l’on doit faire.

Si on ne peut décider de l’amour que l’on reçoit, il reste toujours celui que l’on donne, celui que l’on offre. En commençant par soi-même évidemment, car là que ça commence pour ça puisse déborder.

De toute façon, on parle de sens, on parle d’amour mais on ne sait avec certitude ce en quoi ça consiste. Alors aimer la vie avec tout ce qu’elle comprend, tout ce qu’implique, tout ce qu’elle comporte, le beau comme le moins, le flow comme les roches. Et même quand on ne saisit pas le sens de tout ça, gardons la foi, car nous sommes en vie vous et moi, et ça, c’est déjà beaucoup.

Ça fait du sens non ? Non ? Pas grave. Mettons du sens dans cette journée alors, un pas à la fois, chaque pas dans la foi. Et qui vivra verra, ou pas.

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La peur a seulement deux causes: la pensée de perdre ce que j’ai ou la pensée de ne pas obtenir ce que je veux.
Dans l’un ou l’autre cas, le pire qui puisse arriver est une histoire.
Rien de ce dont vous avez besoin ne peut vous être retiré.
Et personne ne peut jamais avoir ce dont vous avez besoin.
“Avoir besoin” est une histoire que vous vous racontez vous-même.
C’est un mensonge qui vous fait souffrir et vous sépare de vous-même.
Vouloir ce qui n’est pas vous sépare de ce qui est.

– Katie Byron

CE SILENCE

Il existe un silence en chacun(e) de nous qui nous interpelle et le fait de retrouver ce silence en soi peut nous apprendre le langage des cieux. – Maître Eckhart

Certain(e)s cherchent la gloire, d’autres courent après le cash. Certain(e)s veulent le corps ou le char parfait, d’autres s’emballent dans les plus beaux habits.

Moi je cherche le silence, mon silence, LE silence, CE silence. Celui qui réside en moi, dans mon corps, et parfois dans ma tête, celui qui voyage de l’un à l’autre, qui englobe tout.

Ce silence qui remplit de vide le bruit de la vie.

Ce silence qui gronde de paix et vrombit de calme.

Ce silence qui permet à notre âme de reposer en paix, qui ancre notre corps dans la terre et qui élève notre âme jusqu’aux cieux.

Ce silence qui détend chaque muscle de notre corps, chaque neurone de notre cerveau.

Je cherche le silence qui contient toutes les vérités du monde. Ce silence qui rend les mots futiles et inutiles, imprécis et inédits, ce silence qui dépasse les mots. Celui qui se trouve entre les lignes, celui qui se cache tous les mots du monde.

J’ai soif de ce silence qui rallie tous les langages et qui relie toutes les langues en une seule, celle de l’au-delà, l’au-delà des mots, l’au-delà des oh ! et des ah !

Je veux trouver ce silence indispensable, ce silence impensable qui se rit des mots et les rend caduques et dispensables.

Je ne cours pas après ce silence car il est toujours juste là, ici en moi. Pour le goûter dans ma bouche et dans mon âme, je ne dois qu’arrêter, observer, calmer le pompom de mon petit mental énervé, donner un break à mon ptit hamsteur menteur.

Car jai beaucoup cherché ce silence en dehors de moi et nulle part ne l’ai-je trouvé ce dit silence.

J’ai trouvé des musiques qui m’en ont approché, qui me l’ont fait le deviner.

J’ai trouvé de beaux discours qui m’ont séduit mais qui m’ont laissé bouche béante.

Mais jamais, en dehors, out there, ne me suis-je approché du silence que je goûte parfois en moi, ce silence cuit cuit maison, home-baked.

Ce silence qui se glisse entre les si nombreux mots qui me visitent et que j’écris en bla bla bla pour m’en libérer, pour laisser toute la place au silence.

Ce silence qui, se matin, ne m’a jamais quitté malgré la pépine et le bulldozer du voisin, pendant que les oiseaux piallaient leur silence en toute joie.

Car si ce qui se dit est nécessaire pour le moment, ce silence est primordial, a toujours été et sera à tout jamais.

Et comme l’amour et la beauté, ce silence est en nous.

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Fais ton travail et accomplis tes devoirs de tout ton cœur.
Essaye de travailler de manière désintéressée avec amour.
Donne-toi, investi-toi dans tout ce que tu fais.
Ensuite, tu ressentiras et expérimenteras la beauté et l’amour dans tous les domaines de travail.
L’amour et la beauté sont en toi.
Essaye de les exprimer à travers tes actions et tu toucheras certainement la source même du bonheur.

– Amma

DIEU PROPOSE ET ON DISPOSE ?

Un enfant demanda à Dieu : «si tout est pré-destiné, alors pourquoi devrais-je vouloir quoi que ce soit ? »
Dieu sourit et répondit : «peut-être que sur certaines pages j’ai écrit: ici c’est toi qui décides.»

La lecture de ces quelques mots a fait résonner quelque chose en moi. Ding !

Parfois, j’entends des gens affirmer très très catégoriquement sans doutes aucuns: il n’y a pas de hasard !

Really ? Et comment savez-vous ça vous au juste ? Ah peu importe.

En tous cas, moi personnellement, je n’ai aucune idée si cette existence n’est qu’un gros hasard chaotique ou une symphonie bien ficelée et déjà écrite par la personne des vues.

J’ai en effet souvent pensé dualitairement en moi-même: soit tout est un hasard, soit tout est déjà décidé et les choses ne font que se déployer comme elles sont prévues dès le départ.

Un peu comme George Carlin qui se demande pourquoi on émet de prières personnelles si on a foi dans le plan divin.

Mais peut-être qu’il existe un entre-deux ?

Et un plan divin, et une possibilité d’histoires spontanées personnelles à l’intérieur de divin plan. Genre. Un mix des 2.

Possiblement que les grandes lignes de l’évolution de la vie humaine, le plan divin pour les croyant(e)s des diverses lignées, sont déjà tracées. Ou pas. Peut-être que oui, peut-être que pas.

Mais tout ce que l’on peut faire concrètement, c’est de prendre la pas suivant du mieux que l’on peut car on a bien peu d’emprise face à l’avenir à venir, même si on dit qu’il se prépare maintenant.

Mais peut-être aussi que la vie, même si elle est déjà semi-déterminée dans ses grandes lignes, avec un détachement graduel des choses et le dépérissement graduel du corps avec la mort au bout du chemin, nous offre de petites poches de libre-choix ?

Peut-être que le fil d’arrivée est déjà dans la mire de notre inconscient mais qu’on a le choix du chemin pour s’y rendre ? Comme on dit, tous les chemins mènent au somment mais certains(e) y vont plus directement alors que d’autres serpentent sur les chemins de traverse.

On dit que Dieu – ou la vie si ces quatre lettres vous donnent des démangeaisons – propose, et que nous, on dispose.

En tous cas, on semble avoir une certaine marge de manoeuvre de notre capacité de voir les choses; comme on veut, ou comme on peut.

Certain(e)s choisissent de conserver un regard fixe sur les dites choses, se campant dans la certitude, alors que d’autres préfèrent douter et se garder une petite gêne.

Mais au fond, peu importe ce que l’on croit, que sera sera. Plan divin ou pas, zéro ou full hasard.

Pour le moment, apprécions la page sur laquelle nous surfons.