GARS ET FILLES DES VUES

Dès que tu prends conscience que le monde n’est que ta propre projection, tu en es libéré(e).
– Nisargadatta

On aime bien regarder en dehors de soi et affirmer que le monde est fou ! Car quand on se compare on se console.

Mais si on accepte que le monde n’est que notre propre projection, on ne peut qu’en venir à la conclusion que c’est nous qui sommes fous, ou folles.

Selon ce que l’on regarde – ou selon ce que l’on choisit de regarder devrais-je dire car toujours notre choix ce sur quoi on porte notre regard – notre vision du monde variera. Donc notre vision de soi. Suivant cette logique toute simple nous sommes donc le monde.

Tout ce qui se passe dans le monde fait partie de nous. Et tout ce que nous sommes, faisons, pensons, sentons fait partie du monde.

Comment pourrait-il en être autrement ? L’un dans l’autre et toutt est dans toutt comme disait Raoul.

On a beau penser savoir que le monde n’est que notre propre projection, nous n’en sommes pas encore tout à fait libéré(e)s vous et moi right ? Work in progress, qui parfois régresse.

Par exemple, quand je (choisis de) regarde(r) les tueries d’enfants aux États-(dés)Unis, je me dis qu’ils sont fous ces Zaméricains, certains d’entre eux du moins, ceux qui privilégient la liberté de certains à la sécurité de tous/tes.

Mais si tout ce monde n’est que mon propre film, que moi qui suis fou non ?

Et alors, est-ce qu’on regarde tout ? Ou on détourne son regard de certaines choses pour mettre l’emphase uniquement sur la beauté ? Ou accepter de tout voir et tout regarder ? De toute façon, est-ce possible de tout voir et tout regarder ? Car on choisit toujours – ou souvent du moins – ce sur quoi on porte notre regard. Et ce sur quoi on porte notre regard devient le monde, notre monde.

Pas si simple tout ça. Car entre savoir que le monde n’est que notre projection et penser le savoir, grosse nuance. D’une sagesse qui s’acquiert avec le temps, en réfléchissant ou en faisant des erreurs qui nous permettent d’apprendre.

En ce sens, pour vous lecteurs/trices qui vous sentez seul(e) et séparé(e) du monde :

Comment se fait-il que tant de gens se plaignent de la solitude ?

Et est-ce qu’ils comprendront si on leur dit que c’est eux/elles, dans leur tête, qui ont créé cette solitude ?

En réalité, personne n’est Jamais seul(e).
Tout l’Univers nous regarde et nous écoute.

Aucune de nos paroles, aucun de nos gestes ne reste sans écho.
Si le matin en ouvrant votre fenêtre vous prenez l’habitude de dire bonjour à la Terre, au Ciel, à la Création entière, venant des quatre points de l’espace, des voix vous répondront en écho : Bonjour, Bonjour, Bonjour…

Et toute la journée vous vous sentirez accompagné(e). Et en sortant de chez vous, vous croisez aussi dans les rues un certain nombre de personnes : la plupart vous sont inconnues, mais est-ce si difficile de leur présenter un visage ouvert, fraternel ?

Et est-ce qu’elles ne méritent pas que par la pensée, vous leur souhaitiez la lumière, la paix, la joie ?…

Vous dites qu’elles ne vous inspirent pas ?

Oui, peut-être, parce que vous vous arrêtez aux apparences. Mais derrière ces apparences il y a des âmes et des esprits. Quand vous saurez, par votre âme et votre esprit, entrer en relation avec toutes les âmes et tous les esprits sur la Terre, quand ce qu’il y a de meilleur en vous rencontrera ce qu’il y a de meilleur chez les autres, croyez-moi, vous ne vous sentirez plus jamais seul(e).

– Omraam Mikhaël Aïvanhov
via Magali Roussilhe et François Thiboutot

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