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CE QUI RESTE

Gratitude pour ce qu’il reste, ce qui est resté et pour ce qui est ici maintenant.

Et je dirais même gratitude pour les choses, les expériences du passé et ceux et celles qui sont parti(e)s. Ça c’est parfois un peu plus difficile. Mais en même temps, si on peut apprendre et continuer à vivre avec l’amour au coeur et de chaleureux souvenirs des choses et des gens, déjà un boni pour le présent.

Les gens nous quittent. On perd des choses, ou elles brisent et deviennent désuètes. La vie change, le monde tourne. Et la vie continue. Éventuellement, même ce corps nous quittera. Ou nous qui le quitterons.

Pas facile parfois de se détacher, de laisser aller la vie qui va. Mais quoi faire d’autre ?

Oh, on peut bien essayer de retenir, de fermer les mains sur la vie, mais avec le temps qui passe, on réalise que ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne jamais. Et on sait car on s’est toutes et tous essayé(e)s plusieurs fois.

This too shall pass comme le veut le diction. Et ce this inclues tout, absolument tout. Et tous. Et toutes. Nous compris. Ce concept de soi auquel nous nous attachons probablement plus que tout au monde. Celui et celle qui pense à ce tout, à ce monde.

Nos croyances. Notre conception de qui l’on est. Notre vision du monde. Tout, éventuellement, nous devrons laisser aller. Ouvrir les mains. Ouvrir son coeur. Ouvrir son âme vers le grand Ousshh final… Ensuite ? Mystère

Pendant ces quelques années d’existence en corps, on emprunte ce corps et on finit par penser que nous sommes ce corps. Jusqu’à ce que la mort commence à se pointer le bout du nez. Au début, ce sont nos grands-parents qui quittent la galère, puis nos parents et ensuite même nos ami(e)s commencent à partir. Quand des proches plus jeunes que nous commencent à mourir, notre attachement au corps commence à s’effriter. Entre en soi l’idée de notre propre mort à venir.

Puis avec les années, le corps commence à flétrir et tout doucement, on commence à concevoir la mort à venir. Et un grand processus de détachement prend forme. Lent, mais inévitable. Et soulageant car on doit apprendre à commencer à laisser aller.

On passe graduellement du corps à l’âme, de ce qui est à ce qui restera – peut-être – quand ce corps disparaîtra. On apprend à vivre de plus en plus avec le grand mystère.

Merci à ce qui a été, merci à ce qui est, et à ce qui sera peut-être, ou pas.

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Une grande partie des difficultés humaines réside dans notre dépendance à communiquer avec des mots. Ils sont constamment sujets à l’incompréhension et sont devenus des barrières au silence intérieur.

Cela peut facilement être reconnu en restant assis en silence pendant dix minutes. Pour la plupart d’entre nous, nous ferons l’expérience d’un esprit bavardant tout seul à l’intérieur, interrompant constamment tout silence qui pourrait être là.

Les maîtres zen éclairés nous ont offert une contribution extraordinaire à la conscience humaine dans la façon dont ils ont utilisé le langage.

Premièrement, ils ont utilisé des mots ordinaires pour créer des implications et des significations plus importantes que celles que les mots créent normalement. Cela en soi aurait été un beau cadeau pour nous !

Mais ils ont également utilisé les mots pour indiquer le chemin AU-DELÀ des mots ! Ils étaient mystérieusement capables de capturer le silence au-delà de l’esprit dans les mots prononcés par l’esprit ! On peut peut-être dire que c’était le silence qui parlait à travers eux.

De cette façon, ils ont ouvert des passages au-delà de la communication, dans ce qu’on peut appeler la « communion ». Osho a décrit la communion comme « une réunion silencieuse. Tout comme une rivière disparaît dans l’océan, deux êtres disparaissent l’un dans l’autre, sans rien retenir. Quel miracle!!

– Subbhan Schenker
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méditation visuelle de mon ami Pratibodha

BONTHÉÏSME

Ma religion est très simple: ma religion est la bonté. – Dalaï Lama

Mon blabla d’hier au sujet de Dieu semble avoir été apprécié. En tous cas, mes mots ont été lus par plusieurs d’entre vous. Et quelques-un(e)s m’ont écrit personnellement pour me dire qu’ils/elles ont apprécié que j’ose parler de Dieu. De rien et mon plaisir.

Je ne sais pas si le thème de Dieu est hot en ces temps particulièrement troubles ou si ce n’est qu’un concours de circonstance. Peu importe si Dieu est hot (belle rime non ?), la présence de Dieu est et doit être. Partout, en tous et toutes, et autour, tout le temps. Car on dit Dieu omniprésent.

Même dans la guerre Dieu ? On dit que ce sont les hommes qui créent la guerre (plus que les femmes en tous cas ça c’est certain). Mais si c’est Dieu qui crée les hommes de bonne volonté – et les femmes – pas aussi Dieu qui crée ceux de mauvaise ? Vous voyez le genre de questions.

En observant le monde, personnellement, j’y vois du bien, comme j’y vois du mal. En voulant faire dans la non-dualité – à la suggestion de mon ami de Dieu 😉 on peut dire qu’il n’existe ni bien ni mal. Que des faits. Manifestés par des hommes – et des femmes – qui, eux et elles – sont toutes des créatures de Dieu.

Cette non-dualité nous incite à ne pas juger comme bien ou comme mal ce que l’on voit, qu’à prendre note, qu’à observer. Même si certaines actions manifestées inspirent de bons sentiments alors que d’autres génèrent davantage de ressentiments.

Ce matin, simplement envie de parler de bonté le chronicoeur. Car de la méchanceté, on nous en sert suffisamment déjà dans les nouvelles. Normal qu’on nous présente surtout ce qui cloche dans le monde ? Peut-être. Mais on ne doit pas oublier que le monde est surtout bon. Au moins aussi bon que mauvais. Au moins.

La plupart des humain(e)s veulent le beau, le bon, le bien. Tous et toutes nous sommes sont des enfants de parents, la plupart parents d’enfants, tous et toutes des ami(e)s et amoureux/ses et copains/copines en quête d’amour et d’amitié.

La plupart d’entre nous désirons ce qu’il y a de mieux pour soi comme pour tous et toutes, pour la terre, pour le vivant en général. La plupart d’entre nous voulons ce qui favorise la vie.

Alors au-delà des idéologies, des concepts et des idées au sujet d’un Dieu quelconque, visons la bonté sous toutes ses formes. Car comme l’affirme le Dalaï Lama, la bonté est probablement le dénominateur le plus commun de toutes les religions. Et plutôt que de mettre l’emphase sur nos différences, partageons ce qui nous unit.

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J’ai demandé à Allah de me guérir de ma dépendance.
Allah a dit : Non. Ce n’est pas à moi de te l’enlever, mais à toi d’y renoncer.

J’ai demandé à Allah de guérir mon enfant handicapé.
Allah a dit : Non. Son esprit est entier, son corps n’est que temporaire.

J’ai demandé à Allah de m’accorder la patience.
Allah a dit : Non. La patience s’acquiert avec le temps; elle ne se donne pas, elle s’apprend.

J’ai demandé à Allah de me donner le bonheur.
Allah a dit: Non. Je te bénis; Le bonheur dépend de toi.

J’ai demandé à Allah de m’épargner la douleur.
Allah a dit : Non. La souffrance t’éloigne des soucis mondains et te rapproche de Moi.

J’ai demandé à Allah de faire grandir mon esprit.
Allah a dit : Non. Tu dois grandir par toi-même ! Mais je t’émonderai pour te faire fructifier.

J’ai demandé à Allah toutes les choses pour que je puisse profiter de la vie.
Allah a dit : Non. Je te donnerai la vie, afin que tu jouisses de toutes choses.

J’ai demandé à Allah de m’aider à aimer les autres, autant qu’Il m’aime.
Allah a dit… Ahhhh, enfin tu commences à comprendre la vie.

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Lorsque tu t’identifies au corps (à ta beauté, à tes complexes, à tes souffrances… ou à des pensées de séparation) tu oublies ton Essence. Tu oublies qui tu es. Tu penses être séparé(e) de ton semblable. Tu penses être séparé(e) de Dieu. Autrement, tu ne pourrais pas juger ou attaquer.

Lorsque tu te rappelles de ton Essence, tu te sens à nouveau connecté(e) spirituellement avec tous les Êtres. L’attaque est impossible lorsque tu te rappelles qui tu es.

À moins que tu n’apprécies l’Essence divine au-dedans de toi, tu ne peux connaitre la Gloire de Dieu. Rien à voir avec qui tu penses être ou qui les autres pensent que tu es.

L’Essence Divine au-dedans de toi est totalement aimable et aimante. Lorsque tu es en contact avec ton Essence, tu sais que tu es acceptable exactement comme tu es. Tu sais qu’il n’y a rien à ton sujet qui doive être amélioré ou corrigé. Connaitre ton Essence requiert que tu te débarrasses des jugements et des critiques sur toi-même. Cela requiert que tu mettes au rebut toutes les critiques sur ton frère et te soeur.

Plus tu apprends à demeurer dans cet état, plus la vie te sera facile. C’est la raison pour laquelle tellement de voies spirituelles suggèrent la méditation et la prières comme pratiques régulières.

La communion avec Dieu est essentielle pour ton être physique, émotionnel et mental. Je ne te demande pas de méditer une heure par jour. Je te demande seulement de te rappeler ton Essence divine pendant 5 minutes chaque heure ou pendant une pensée sur 10. Que ta souvenance de Dieu soit continuelle, de sorte que tu ne te laisses pas absorber par le mélodrame de ta vie. 9 pensées peuvent être sur le besoin de te corriger toi ou ton frère, mais permet que ta 10e pensée soit pour ce qui n’a point besoin d’être corrigé . La la 10e pensée être au sujet de ce qui est totalement acceptable, totalement aimable.

Ceci était le rythme que devait instaurer le Sabbat. Pendant 6 jours , tu pouvais être absorbé(e) dans le drame du travail et de la lutte mais le 7e jour , tu devais te souvenir de Dieu. C’était un jour de repos et d’introspection.

Permets que la sagesse du Sabbat entre dans ta vie quotidienne. De cette manière tu n’oublieras pas longtemps qui tu es. Entre dans le rituel de la Souvenance et tes jours , tes heures, ta vie seront transformés.

Lorsque tu mangeras, Dieu mangera à ta table; lorsque tu parleras avec ton ami, Dieu sera dans ses yeux.

Ceci est un jeu de Souvenance.

Souviens-toi.

– Paul Ferrini via Janie Lessard

MON DOUX SEIGNEUR

L’autre jour, j’ai intégré la prière de la sérénité dans l’une de mes chroniques https://atisupino.com/2022/07/01/des-autres-a-soi/

Pour l’occasion, j’ai remplacé le Mon Dieu donnez-moi par Que je trouve en moi

À titre de rappel, voici la prière originale:
Mon Dieu donnez-moi
1- La sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer 
2- Le courage de changer les choses que je peux et 
3- La sagesse d’en connaître la différence

J’ai envoyé ma chronique à un ami cher (comme je ferai avec celle-ci), avec qui on déblatère souvent autour du mot Dieu, ou de ses remplaçants, et il a été très heureux de la modification.

Lui suggérait même : Puis-je trouver en moi ou, sa préférée, Fasse que je trouve en moi.

On joue comme ça, lui et moi, à tenter de remplacer le lourd mot de 4 lettres (pourtant seulement a 3 letter word en anglais) par la Vie, l’Existence, le Grand Mystère, etc.

Mon ami a été touché de mon geste de grand remplacement, me partageant que cela a dû demander un certain effort de ma part pour remplacer le terme Dieu.

Je ne lui ai pas encore dit – ce que je fais par la présente – que ça n’a pas été difficile du tout; en fait, très facile pour moi de jouer avec et d’utiliser les mots qui seront compris, les mots qui seront reçus. Car les mots sont des clés et nos perceptions des portes.

Car mon intention n’est pas seulement de dire ce que je veux dire, et tente de le faire, mais encore plus d’être compris et reçu dans ce que je veux dire. Et quand on va à Rome, on parle romain.

Car voyez-vous – vois-tu mon bro 😉 – je n’ai aucun problème avec le mot Dieu. Ni avec Jésus, Allah ou Jéhovah. Je sens que ces divers amas de lettres ne sont toutes que des façons différentes de dire le Mystère, la Vie, l’Existence, avec lettres minuscules ou MAJUS.

Le langage est si limité, bien trop en fait, pour décrire l’indicible et l’indescriptible. Il ne peut que nous pointer dans une direction où nos yeux pourront deviner, et notre coeur sentir. Et le mot Dieu, et ses synonymes, n’est qu’une clé pour moi pour tenter de dire la beauté, qu’un mot de passe pour ouvrir les multiples portes du mystère – Mystère – et connecter avec la source de vie – Vie – en soi.

Car qu’est-ce qui ne peut pas être Dieu ? Ou comment nous même, ou quoi que ce soit, pouvons-nous ne pas être en Lui, Elle, ou Ça ?

Moi, Toi, Dieu, la Vie, du pareil au même pour ce petit chronicoeur des grands chemins. Davantage concerné par la vie qui habite ces mots que par leur forme. Que veut dire Dieu pour vous ? Ça qui m’intéresse car ça varie inévitablement selon le bagage interne.

Tant de traditions religieuses, ésotériques, spirituelles, mystiques pour tenter de dire l’indicible, l’Inconnu, l’Univers, le Mystère, tenter non pas de l’expliquer mais de le rendre un peu plus accessible et devinable, sentable.

Car que 26 lettres, et quelques milliers de mots, pour essayer de dire toute cette grande et mysté/rieuse vie qui passe par nous, en nous et en dehors. Et chacun(e) nos compréhensions, nos explications, nos références internes face à ces mots. Chacun(e) nos blocages, nos expériences, nos expérimentations de ces quelques lettres et mots issus du passé plus ou moins lointain.

Ici, dans cette partie du monde, où la religion a pesé lourd sur nos balances, le mot Dieu est hypothéqué à jamais, entaché, pucké. Plus pour ceux et celles qui nous ont précédé et qui ont subi la doctrine catholique hermétique et hypocrite, que pour les jeunes pour qui le mot Dieu résonne moins lourdement. Pour plusieurs, God is an American, with a gun.

Plusieurs se sentent davantage à l’aise avec le terme spiritualité que religion. Personnellement, j’ai vu autant de dérives et d’évitements (je n’ai pas dit bypassing 😉 spirituels que religieux. Car de toute façon, selon ce que je vois et comprends, la plupart des actions dites religieuses ne sont que des actes et tractations politiques. La religion n’est souvent qu’une politisation de la spiritualité, une tentative de contrôle de l’esprit humain.

Un peu comme le futur voyage du Pape qui s’apprête à venir ici au Canada pour tenter de réparer les gaffes de ses représentants ici. Il pourra bien dire ce qu’il voudra, je suis curieux de voir quelles actions concrètes il prendra afin que son église de petits messieurs répare ses grossièretés passées sur le dos des premières nations.

Pour être impliqué moi-même dans une certaine lignée spirituelle, que l’on dit aussi religieuse sans que cela ne me dérange le Cruzeiro, l’âme d’une lignée religieuse est vivante et ne peut s’exprimer que dans le moment, et sa doctrine se chanter plus que de se dire. On aura beau dire ce que l’on veut, ce sont nos actions et la façon dont on fait les choses qui parlent le plus fort. Et non les mots que l’on utilise.

Alors que l’on dise Dieu, la Vie, le Grand Esprit ou le Grand Mystère, que l’on se dise religieux ou spirituel, que l’on croit ou pas, pour moi, cela ne fait pas de différence. C’est davantage la façon dont on donne vie au ptit bout de vie que l’on nous prête pour et espace temps qui compte.

Certain(e)s artistes sont de bien plus grand prêtres que bien des prêtres et pasteurs coincés dans les racoins de leurs doctrines. Certaines personnes bien ordinaires sont de plus grand messagers des Dieux sur terre que bien des hommes d’église, dont certains ont fait tant de tort autour au nom de Dieu.

Alors religion (qui ne veut que dire relier), spiritualité, mysticisme, ésotérisme ou athéisme (souvent la pire des croyances religieuses à mon humble avis), du pareil au même tant que ces mots ne sont pas incarnés, assumés et vécus. Et libérés d’un sens qui ne leur appartient pas.

Car au fond, c’est par nos relations au monde que s’incarne notre divine humanité. Et Dieu, ou le Soi, que des mots de quelques lettres sans un Esprit sain, sans un Esprit libre et libéré du passé.

Accepter, changer et connaître la différence entre accepter et tenter de changer, des verbes et non des états de fait.

Comme l’amour, pour les premières nations, qui n’est pas un mot, mais que le verbe aimer. Alors Aimons. Dieu comme la vie.

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Plus nous sommes attachés aux personnes, aux choses, aux idées et aux émotions, moins nous pouvons vivre ces phénomènes de façon authentique.
Essayez de resserrer votre main sur de l’eau et voyez à quelle vitesse celle-ci disparaît.
Par contre, détendez-vous et laissez votre main flotter dans cette même eau : vous pourrez alors vivre cette expérience de l’eau aussi longtemps que vous le désirez.
Tel est le principe du détachement et de l’acte de couler, de laisser affluer.
L’univers est conçu de façon à ce que les choses affluent naturellement.

– Wayne Dyer via Robert Potvin

CHOISIR OU/DE CHANGER

Peu importe ce que vous ne changez pas, vous le choisissez. Relisez.

Ces quelques mots font beaucoup de sens non ? Changer ou choisir, choisir de changer, changer de choix.

Si on ne change pas, on choisit de maintenir tel quel. Si on ne change pas, on choisit de ne pas choisir. Comportement, relation, situation.

Mais même si on ne change pas, ça va finir par changer quand même.

Même si changer n’est pas toujours facile, et requiert parfois quelques essais, on n’a pas vraiment le choix de choisir dans la vie. Ni de changer.

Fondamentalement, personne ne choisit de changer, personne ne veut changer. On aime quand on connait comment ça marche. Si on pouvait, plusieurs d’entre choisiraient que les choses demeurent telles qu’elles sont.

L’autre jour, je parlais avec un ami et il me disait qu’il était tel qu’il était et que cela ne changerait jamais. Je me suis permis d’en douter. Car comme on dit, dans la vie, la seule chose qui ne change pas c’est le changement. Tout change tout le temps. Tout finit par changer. Même ce qui semble éternel.

Peut-être que certaines choses ne changent seulement qu’à la surface. Car fondamentalement, pour perdurer, la vie a besoin d’eau, d’air, de lumière, de chaleur et d’équilibre. Et d’amour. Ça ça ne change pas. Je crois sincèrement que fondamentalement, c’est l’amour qui tient la vie, l’amour qui soutient toute vie. Et un peu de folie.

Il me semble tout à fait plausible de croire que si l’on choisit de ne pas changer quoi que ce soit – soit-il un comportement, une relation ou toute situation quelle qu’elle soit – on la choisit. On choisit de la maintenir. Par habitude, par peur du changement, ou par croyance. Ou par paresse peut-être. Peu importe le mot qu’on utilise.

Si on choisit de ne pas changer, c’est que la situation nous apporte encore plus d’avantages que d’inconvénients. Sinon, tout naturellement, on entamera un processus pour que les choses changent. Éventuellement. Car même si le changement prend le temps qu’il prendra, et parfois ça peut être quasiment infini, le seul fait de considérer changer est en soit un début de changement.

Mais parfois les choses semblent ne pas vouloir changer. Pas aussi vite qu’on voudrait qu’elles changent. Dans ces cas, la patience est de mise. Car parfois, la vie, dans sa grande sagesse, change d’elle-même à son propre rythme. Un pas à la fois, chaque pas dans la foi (une amie me rappelait ce week-end cette expression que j’utilise régulièrement, salut M. ;-).

La foi que les choses changent toujours pour le mieux même si cela n’en a pas l’air à première vue. Même si ça ne change pas assez vite à notre goût. Ou trop vite. Car peu importe, ça change la vie, et pas à peu près. Même si à la base, nous, les humain(e)s, avons toujours les mêmes quelques besoins fondamentaux.

Peut-être seulement à la surface que les choses changent. Alor qu’au coeur des humain(e)s, toujours le besoin fondamental d’amour et de sens qui règne.

Choisir de changer ? Changer ou choisir ? Toujours un choix. Ou jamais le choix, car tout change tout le temps.

Et comme on dit, plus ça change plus c’est pareil.

DES MOTS DES MOTS

N’importe qui peut prétendre vouloir prendre soin. Observe leurs actions, pas leurs paroles.

On veut tous et toutes bien faire, faire le bien, améliorer le monde, changer les choses pour le mieux, prendre soin de l’humanité. C’est ce qu’on dit.

Mais est-ce ce que l’on fait vraiment ?

Un peu, beaucoup, occasionnellement. À certains moments.

Peu importe ce que l’on peut dire, ce sont nos actions qui parlent, qui comptent, qui font une différence. Car si les paroles s’envolent et que les écrits restent, les actions concrètes, elles, changent le monde. Et nous changent nous aussi.

On veut prendre soin de l’environnement mais on roule en SUV.

On veut encourager le commerce local mais on magasine sur Amazon – car la livraison est si rapide, et gratuite souvent.

On veut la fin de la guerre dans le monde mais on parle contre son voisin et ça bitche à profusion sur les réseaux asociaux.

Clairement, il y a ce que l’on dit, et puis, surtout ce que l’on fait. Et ce que l’on est.

On aura beau utiliser tous les mots du monde, et en inventer d’autres même s’il le faut, rien ne remplace nos actions.

On ne peut mentir dans la vie. On peut bien dire ce que l’on veut, faire de beaux discours, alphabétiser le silence tant qu’on veut, ce que l’on fait et qui l’on est ressort immanquablement. On peut en berner certain(e)s, mais les gens qui voient avec les yeux du coeur voient à-travers nos beaux discours. En fait, nous-même ne pouvons pas nous mentir à nous-même. Si et quand on parle bullshit, on finit par s’en rendre compte éventuellement. Tôt ou un peu plus tard.

Car on ne peut voir ce que l’on n’est pas prêt(e) à voir. Et tout est une question de timing. Mais éventuellement, la lumière finit par jaillir et par se faire.

Ainsi, on aura beau dire, il faut surtout que faire se fasse. En pleine face.

DES AUTRES À SOI

Que je trouve en moi
1- La sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer
2- Le courage de changer les choses que je peux et
3- La sagesse d’en connaître la différence

La prière de la sérénité des AA (et autres mouvements anonymes) couvre tout.

Accepter ce qui est, changer ce sur quoi on peut agir, et surtout reconnaître la différence entre les deux.

Les interactions humaines sont une intarissable source de connaissance de soi pour quiconque choisis de se regarder. Via le miroir de nos relations avec les autres, il est possible de mieux savoir qui l’on est. Seulement si on ose se regarder cependant.

Car dans nos relations avec les autres, très souvent, comme nos yeux sont tournés vers l’extérieur, il est plus facile de voir la paille dans l’oeil d’autrui que la poutre dans le nôtre. Ou nos deux poutres car deux yeux. Plus facile de voir les défauts des autres que nos petits travers à soi.

Mais souvent aussi, si des choses qui nous sont dites nous touchent plus particulièrement, c’est qu’elles contiennent des bribes de vérité. Du moins, certaines remarques nous touchent plus directement car on entretient des jugements similaires à l’endroit de nous-mêmes. Et on aime pas les entendre en provenance de l’extérieur. Et à soi-même, on n’ose souvent pas se l’avouer.

Mais pas tout ce qui vient de l’extérieur est juste. Les autres, comme nous-même, ont aussi leur biais qui leur sont propres. Leur regard n’est pas toujours juste. Chacun nos poutres et nos pailles.

Si on est trop rapide à rejeter un commentaire en provenance d’autrui, c’est souvent le signe que ça indique quelque chose de sensible en soi. Sinon on le laisse venir, on sent si c’est juste et si ce n’est pas le cas, on laisse aller. Et si cela est juste, on accueille et on ajuste. Car si juste, souvent bon.

Simple à dire, et à écrire, moins simple à faire.

S’il est sain d’accepter la critique en provenance de l’extérieur, il est aussi important – le plus possible du moins – de s’entourer de gens sensibles et aimants. On doit choisir nos miroirs. Quand cela est possible car pas toujours le cas. Parfois la critique vient quand on s’y en attend le moins. Et ça peut venir de n’importe qui.

Et les autres ont aussi leurs propres enjeux, ce que parfois nos comportements viennent déclencher en eux et elles. C’est donc du donnant-donnant, ou recevant-recevant.

Et plus on agit publiquement, plus la critique à notre endroit est susceptible de nous arriver au visage. Quand même mieux que dans notre dos non ? Car ça prend du courage aussi de dire les choses. Ça fait partie des risques du métier. Sans tout prendre, on ne peut non plus tout rejeter. Discriminer est un juste mot, un mot juste. Trier, filtrer le sont aussi.

Recevoir et laisser passer si ça ne résonne pas, recevoir et modifier si ça fait ding !

Un certain dicton veut que la première fois qu’on nous traite de cheval, on doit prendre note. La deuxième fois ? On remarque. La troisième ? On va s’acheter une selle.

Car si une certaine critique nous vient de différentes sources, très plausible que notre comportement dérange plus d’une personne. En même temps, on ne peut changer qui l’on est. Certaines choses peuvent être ajustées si elles sont blessantes pour autrui, mais qui l’on est profondément ne peut changer. Pas si simple en effet.

D’où la sagesse d’en connaître la différence.

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La Sagesse

Quand quelqu’un t’insulte ou te réduit à une chose,
Quand on te donne un conseil que tu n’as pas demandé,
Quand quelqu’un te rend responsable de sa douleur,
Quand quelqu’un ne t’écoute pas, et parle sans arrêt de lui-même,
Quand quelqu’un te compare aux autres
Quand quelqu’un ignore, invalide, juge ou ridiculise tes pensées ou des sentiments…

Arrête-toi et respire.

Reconnais que c’est leur douleur, non la tienne.
Reconnais qu’ils sont en train de rêver le seul rêve qu’ils peuvent rêver jusqu’à ce qu’ils s’éveillent.
Reconnais qu’ils ne te connaissent pas, mais seulement leur fantaisie.
Peut-être ont-ils du mal à s’aimer eux-même.
Peut-être cherchent-ils leur valeur à l’extérieur.
Peut-être sont-ils déconnectés de leur respiration, de leur corps, de ce qui est vivant et précieux en eux, de leur véritable vocation.
Peut-être vivent-ils dans un monde dualiste de bon et mauvais, vrai et faux, succès et échec.
Peut-être ont-ils oublié la simple joie d’être.

Peut-être que tu comprends cela.
Peut-être as-tu été là où ils ont été.
Ne cherche pas à les changer maintenant. Peut-être ne changeront-ils jamais.
Ne cherche pas à les corriger.
Ils n’ont pas demandé à être corrigés.
Plus tu pousses, plus ils te repoussent.
Ne te laisse pas prendre dans leur tissu de peines.
Vois clair, aie même de la compassion, mais ne pousse pas.
C’est OK qu’ils soient contrariés.
Ça l’est vraiment.

Donne-leur l’espace pour être contrariés. C’est OK qu’ils soient déçus par toi.
Donne-leur l’espace pour être déçus.
C’est OK qu’ils te jugent.
Fais de la place pour leurs jugements aussi.

Fais de la place pour tes propres pensées et sentiments !
Permets-toi de te sentir triste, en colère, coupable, d’avoir des doutes.
Laisse ces précieuses énergies être lavées à travers toi.
Elles ne te feront pas de mal si tu leur permets de bouger.

Oui, tu rencontreras beaucoup de gardiens dans ce voyage.
Continue ton chemin quand même et permets aux autres de poursuivre le leur.
Tu n’as pas besoin de justifier ton chemin ou de le défendre.
Reste proche de toi dans ces moments éprouvants.
Ne combats pas l’obscurité; … de toute façon elle n’a pas de pouvoir.

Simplement… augmente ta lumière.

~ Jeff Foster
via Robert Potvin via Suzanne Léonard, merci à vous 2!

TOUCHÉ(E) PAR LE MONDE

On ne peut être ouvert(e) et sensible au monde sans être très souvent attristé(e). – Erich Fromm

Le monde ne va pas bien. Tant de personnes qui souffrent. Tant de guerres. Tant d’injustice. Les nouvelles qu’on lit et voit semblent toujours être mauvaises. Les plus mauvaises, tellement que nouvelles rime implicitement avec mauvaises. Même s’il se passe aussi de très belles choses en ce monde, et qu’il continue malgré tout à tourner, on nous rapporte toujours les pires. Réflexe humain parait-il.

L’Ukraine (qui nous révèle du coup tous les autres lieux de guerre).
Le retrait du droit à l’avortement.
L’environnement.
Les millions d’armes en circulation.
Les migrants qui meurent de chaleur dans des camions, ou en mer.
Les meurtres d’enfants dans des écoles.
Les scandaleuses injustices financières.
La dureté de vivre en général.

Tant de drames humains qui se vivent et qu’on nous présente en boucle. Jusqu’à l’insensibilité chronique. Tellement que plusieurs d’entre nous préférons fermer les yeux et ne plus voir, ne plus regarder pensant ainsi ne plus savoir. Car trop difficile. Trop dur pour notre coeur d’humain(e). Trop d’impuissance en soi devant ces atrocités qu’on ne peut changer. Mais encore.

Oh bien sûr ! que nous-même que l’on peut changer en premier lieu. Mais encore. Car nous sommes parmi les privilégié(e)s. Et comment peut-on tolérer tant de souffrance ?

En s’en coupant ? Elle n’en existe pas moins cette souffrance à grande échelle.

En mettant l’emphase seulement sur le beau et sur la lumière ? Le laid et l’ombre demeurent. Et nous hantent malgré notre regard détourné.

En devenant cynique et sarcastique ? Surtout nous que l’on punit car le goût acide nous reste en bouche et au coeur.

Plusieurs de nos frères et nos soeurs humains de par le monde souffrent. On le sait mais on ne veut pas trop le savoir, encore moins le voir. Ça risquerait de gâcher notre petit bonheur personnel.

Oh bien sûr ! on vit chacun(e) nos drames, petits, moyens et grands. En fait, tout le monde passe par des moments plus ou moins difficiles dans la vie, avant la mort du corps. Chacun son petit chemin de croix. Mais le nôtre est pas mal plus confortable et dodu que celui de tant d’autres autrui.

Mais comment réussir à vivre en sachant que des enfants meurent de faim ? Qu’on les laisse en quelque sorte mourir de faim ? Vous et moi autant que le 1 % que l’on aime tant blâmer pour tous les maux du monde.

Pas facile d’assumer notre part de responsabilité personnelle en ce grand et vaste monde. Nous ne sommes qu’un(e) parmi 8 milliards et quelques âmes à marcher ce monde. Certain(e)s le survolent, d’autres y rampent. Et en même temps, tout ce qui se passe dans le monde se passe aussi en nous, tout passe par nous. Qu’on le veuille ou non, qu’on le voit ou pas. Une même grande chaîne humaine.

Et du mieux que l’on peut, nous tentons de faire du sens de tout ce chaos.

Certain(e)s préfèrent ne voir que le beau. D’autres se nourrissent de petit laid.

Certain(e)s se réfugient dans des mondes parallèles, d’autres s’investissent dans l’humanitaire, ici ou là-bas.

Mais au fond, on ne peut qu’être qui l’on est. Avec nos grandeurs et nos petitesses. Avec nos forces et nos limites. Avec nos qualités et nos leçons à apprendre. Avec notre curiosité et notre sincérité.

Mais surtout, même si ça fait mal, que ça rend triste, et que ça laisse un arrière-goût, ne nous coupons pas de notre tristesse et de notre empathie devant le sort du monde, devant la misère humaine.

Restons humain(e) devant l’horreur, gardons nos yeux ouverts et rappelons-nous que ce qui arrive au monde arrive aussi à nous, en nous. Nous sommes le monde. Ni séparé(e), ni coupé(e) de ce monde dans lequel on vit. Vivons tout, totalement.

Ayons foi en l’amour. Et agissons à notre échelle.

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Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Mais vis quand même.
Goûte à l’échec, comme au succès.
Et vois qu’au fond ils sont la seule et même chose.
Des parts de toi, des parts de la vie.
Des facettes de l’amour que tu as toujours recherchées.
Vis.
Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Dis la bonne chose., et dis la mauvaise aussi.
Tremble, transpire, laisse battre ton cœur.
Trouve ta voie et ne l’abandonne jamais.
Tu te feras traiter de tous les noms.
Idiot(e). Peureux(se). Déluré(e). Fou, folle.
Alors vis le rejet et l’opprobre.
Goûte l’insipide.
Mais assume qui tu es.
Respire.
Et vis.
Aime. Ouvre-toi à l’amour.
Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Écroule-toi, ris, pleure.
L’amour va te retenir.

– Jeff Foster

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et ci-bas, un précieux rappel

DES APPRENTI(E)S SAGES

Réalisez que le désapprentissage est la plus haute forme d’apprentissage.

Nous sommes des apprenti(e)s. Nous sommes tous et toutes ici pour apprendre.

Apprendre la vie en général. Et certaines choses en particulier.

Chacun(e) nos chemins, chacun(e) nos leçons.

Mais la leçon qu’on partage tous et toutes consiste à désapprendre ce que l’on nous a appris et que l’on croit savoir.

Désapprendre nos certitudes.

Désapprendre nos croyances, les dures comme fer surtout, et celles qui durent depuis longtemps en particulier.

Les croyances d’un peuple transmises d’une génération à l’autre, sans que l’on ne se pose trop de questions.

Certains s’objecteront et diront qu’il est important de se souvenir. En particulier ici au Québec où nos plaques d’immatriculation en font un mantra répétés à quelques millions d’exemplaires, tellement qu’on ne le remarque même plus, même dans les heures de pointe ou l’on passe des heures à l’avoir l’avoir dans la face sur le bumper des voisins qu’on suit.

C’était la St-Jean récemment et certains étaient déçus qu’on ne se souvienne pas plus que ça. Mais se souvenir de quoi me direz-vous ? En tous cas, les souvenirs des francophones sont sûrement différents de ceux des gens des premières nations. Alors pour la fierté, on pourra repasser. Car la réalité est si relative malgré une histoire partagée.

Désapprendre donc. Avant de mourir. Car on ne quittera pas avec nos connaissances ni nos croyances.

Osho faisait d’ailleurs une grand distinction entre connaître et connaissance.

Il disait que connaître est un processus dynamique qui s’acquiert par expérience concrète, toujours en cours de réalisation, jamais complété. Tandis que la connaissance nous est transmise, léguée, passée, et pour cela souvent morte. La connaissance est empruntée alors que le fait de connaître ne se fait que par soi, au présent, par tous les sens et non seulement par la tête.

C’est pourquoi on n’a pas besoin de se souvenir de nos expériences acquises à la sueur de notre front; elles sont inscrites dans nos cellules, dans notre corps, tatouées sur notre peau, pétries dans notre coeur.

Désapprendre alors.

Pour redevenir une tasse vide, toujours prêt et prête à recevoir la vie sans biais, sans présupposés, en pleine neutralité.

Juste les fous qui ne changent pas d’idées dit-on. Sans être fous, ni folles, plusieurs ne peuvent remettre en question la connaissance empruntée qu’ils et elles transportent dans leur bagage. Sinon qui seraient-ils et elles ?

Personnellement, j’aime bien l’expression conserver son coeur d’étudiant(e).

Car si penser savoir est une chose, être certain(e) de savoir en est une autre, et l’on prend souvent les choses de la vie pour du cash parce qu’on pense savoir. Sauf que… que savons-nous vraiment ? Même cette existence n’est peut-être qu’une grande illusion dont on se réveillera lorsque l’on quittera notre corps. Ou avant. Mais pour le moment encore pas mal de choses dont on se pense certains de.

En fait, on ne sait jamais rien, jamais vraiment rien. En particulier au sujet de la mort. Le grand point d’interrogation de la vie. On s’y prépare sans pouvoir savoir. On a beau avoir plusieurs ami(e)s qui quittent avant nous, sans qu’on n’ait la moindre idée de ce qu’ils et elles vivent. Même si Paule Lebrun disait que c’était tellement ordinaire de mourir, nous on en sait pas combien ordinaire ça peut être.

Et à chaque fois qu’un(e) de nos proches, ami(e), membre de la famille part, c’est une petite part de nous qui se détache de notre bloc d’identité, de ce que l’on avait construit comme image de soi. Et au fil des morts que l’on observe se passer hors de soi, on se désagrège jusqu’à épuisement complet du stock d’essence qui nous compose. Jusqu’à ce que l’on se décompose totalement soi-même. En terre ou par le feu. Petit morceau par petit morceau. Un fil à la fois, la toile d’araignée se défait.

Jusqu’au moment ou l’on saura peut-être pour vrai !

Il faudrait donc toujours parler au conditionnel, avec usant du peut-être.

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Notre ami Prem Bruno a quitté le navire il y a quelques jours. Prem = Amour.

On s’en vient ami d’amour.

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Lien de mon amie MD
Autre façon de voir ça

https://www.jepense.org/difference-savoir-connaissance/

DÉSIR D’IMMENSITÉ

Tout d’abord, tu dois prendre conscience que ton mental est ta prison avant de pouvoir t’en libérer.

Nous sommes des êtres de désirs. Que ce soit la paix, le pouvoir, la gloire, la sécurité, le bonheur ou la justice pour tous et toutes, c’est le désir qui nous motive. Même ne rien vouloir désirer constitue un désir, peut-être le plus grand des désirs.

Mais au fond, au-delà de l’objet, le désir n’est que vie.

Et souvent, c’est le mental qui gère nos désirs.

Et nous sommes prisonniers du mental.

Se libérer du mental est la job d’une vie. Et l’un des plus grands désirs. La seule technique pour y arriver, pour moi, consiste à arrêter, et à l’observer. Et simplement respirer. Mais tout d’abord reconnaître que je suis prisonnier de mon mental, que la plupart du temps, c’est lui le boss.

Nous sommes tous et toutes toujours en processus d’apprenti sage à saisir toutes les manifestations de ce grand prestigiditateur qui nous en fait voir de toutes les couleurs, mais qui, souvent, nous fait broyer du noir. Du noir foncé, car le mental aime l’action.

Parfois lors d’une méditation, on peut tomber dans un trou de son petit emmental, mais toujours on revient à sa matière.

En fait pour plusieurs d’entre nous, le plus grand désir est de nous libérer du mental. Mais pour s’en libérer, il faut tout d’abord le reconnaître, et oser y plonger et faire le tri en observant. Car certains désirs sont futiles, d’autres existentiels. et le mental incessant.

Ci-bas, Osho nous offre une superbe synthèse du potentiel créateur du désir.

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J’ai un concept totalement différent du désir. Premièrement, le désir lui-même est l’existence. Le désir sans aucun objet, le désir sans être orienté vers un but, le désir non motivé, le désir pur, est l’existence. L’énergie appelée désir est la même énergie que l’existence.

Le désir ne doit pas être détruit, il doit être purifié. Le désir ne doit pas être abandonné, il doit être transformé. Votre être même est désir; être contre lui, c’est être contre vous-même et être contre tous. Être contre le désir, c’est être contre les fleurs, les oiseaux, le soleil et la lune, être contre, c’est être contre toute créativité, le désir est créativité.

Les textes orientaux ont parfaitement raison lorsqu’ils disent que Dieu a créé le monde parce qu’un grand désir est né en lui – un désir de créer, un désir de manifester, un désir d’être plusieurs à partir d’un, un désir de se développer. Mais ce ne sont que des métaphores: Dieu n’est pas séparé du désir. Le désir signifie un grand désir de s’étendre, de devenir énorme, d’être énorme – aussi énorme que le ciel.

Observez simplement les gens, observez leurs désirs, et vous comprendrez ce que je veux dire. Même dans vos désirs ordinaires, cette chose de base est présente. En fait, l’humain qui veut avoir de plus en plus d’argent ne veut pas vraiment de l’argent mais de l’expansion, parce que l’argent peut vous aider à vous développer. Vous pouvez avoir une plus grande maison, vous pouvez avoir un plus grand jardin, vous pouvez avoir ceci, vous pouvez avoir cela – votre territoire sera plus grand, votre liberté sera plus grande. Avec plus d’argent, vous aurez plus d’alternatives parmi lesquelles choisir.

La personne qui court après l’argent peut ne pas savoir pourquoi elle court après l’argent. Elle peut elle-même penser et croire qu’elle aime l’argent, mais ce n’est qu’à la surface de sa conscience. Allez plus loin dans son inconscient, aidez-la à méditer, et vous serez surpris, et elle sera surpris, de constater que le désir d’argent n’est pas vraiment le désir d’argent, c’est le désir de se développer.

Et il en va de même pour tous les autres désirs. Les gens veulent plus de pouvoir, plus de gloire, une vie plus longue, une meilleure santé, mais que désirent-ils dans ces différentes choses ? La même chose, exactement la même : ils et elles veulent être davantage.

– Osho (tiré du discours A Smokeless Flame)

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Lorsque vous vivez une vie intentionnelle et prenez vos propres décisions, vous en venez à voir le paradoxe de votre souveraineté personnelle.
Suivre aveuglément vos propres désirs créera une prison de désirs, et des désirs constants dont vous ne pourrez vous échapper.
De l’autre côté, refuser vos désirs crée une autre sorte de prison, dans laquelle vous vous sentez honteux, coupable, plein de ressentiment, voire psychologiquement mort. Entre les deux, vous devez découvrir votre propre nature, qui vous êtes.
Apprendre à être guidé(e) mais non mené(e) par ses désirs nécessite que nous apprenions à maintenir la tension entre aveugler les impulsions suivantes et nier la source de sagesse de l’âme.
Si nous pouvons « engager » le désir, nous apprendrons qui et ce que nous sommes. »

~ Polly Young-Eisendrath

DIVINES DIVIDENDES

Sois une réflection de ce que tu veux recevoir.
Si tu veux de l’amour, donne de l’amour.
Si tu veux la vérité, donne la vérité.
Si tu veux du respect, donne du respect.
Ce que tu donnes te reviens toujours.

En fait, je ne suis pas certain que ce soit ce que l’on donne qui nous revient. Je pense plutôt que ce que nous donnons, ce que nous offrons à la vie comme aux autres, nous nous le donnons à nous-même.

Comme la loi du Karma ça. Je ne pense pas non plus que l’on paiera plus tard ce que l’on fait maintenant. Pas certain s’il existe un grand comptable cosmique. Je crois que c’est beaucoup plus simple et plus instantané que ça.

En faisant des choses en résonance avec son coeur – ou son âme, mais la même chose au fond, car il parait que notre âme loge dans notre coeur tout au long de notre (nos ?) incarnation(s) – la paix et l’harmonie s’installent instantanément.

Ainsi on ne fait pas de bonnes actions, le bien – concept très personnel s’il en est un – maintenant pour se faire du capital de sympathie karmique aux yeux du grand Dieu comptable pour plus tard. On risque d’être déçu(e).

Un moment donné dans notre vie, pour moi du moins, s’installe un mécanisme intérieur qui nous fait bouger à partir du coeur. On commence à faire pour les autres ce que l’on voudrait que nous soit fait. Pas pour des considérations futures. Simplement parce que c’est ce qui est le plus naturel à faire. Parce que c’est ainsi que la vie coule en soi.

Aussi simple que ça. Dans ma ptite tête de pinotte du moins.

Vient un temps où on ne se pose plus trop de questions. On ne cherche pas à être vu(e) comme bon ou bonne, on fait selon ce que nous dicte notre coeur. Tout simplement. Ça rapporte de divines dividendes immédiatement. Le simple fait de faire ce qui est en harmonie avec notre coeur nous fait bouger, nous fait nous mouvoir, nous motive.

Et pour le reste, qui vivra verra. Mais en faisant les choses justes à chaque moment, la vie se simplifie. Et on peut laisser aller le plus tard. On partira les mains vides de toute façon, et le coeur, plus ou moins plein.

Je ne sais pas s’il y a une justice sur cette terre. Mais je suis certain qu’il y a une justesse en nous. Et elle consiste à marcher sa parole, avec humilité, avec simplicité, avec grâce, avec alignement, en toute transparence. Ventre, coeur et tête sur le même axe. Et nos 2 pieds pour nous déplacer et nos 2 mains pour nous faire toucher la vie, et se laisser touché(e) par la vie.

Vu de même , pas si compliqué hein ?

Car au fond, donner et recevoir, pas mal la même affaire. On reçoit immédiatement ce que l’on donne, surtout comment on le donne. Sans attente, simplement comme on aimerait nous-même recevoir. Car pas d’eux ni d’elles, que des nous en dehors de soi.

Peut-être d’où vient l’expression donnant donnant ?

Ce que l’on donne, on le garde pour toujours, et ce que l’on garde on le perd à jamais. Ou un moment donné de toute façon, viendra un moment où l’on perdra tout ce que l’on pense possédder, sauf ce qui vit en notre coeur.

Cache cash en plein coeur.