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(DÉBUT DE) GUÉRISON HISTORIQUE

Nous avons, chacun chacune, tous et toutes, notre propre opinion sur cette visite dite pénitencielle – et historique – du pape François au Canada.

Certain(e)s s’en foutent royalement, considérant justement un peu le pape comme la famille royale, des institutions d’une autre époque. Comme si le présent ne contenait pas le passé.

D’autres y voient plutôt une occasion unique et une possibilité d’entamer un grand processus de guérison, de pardon et de rapprochement envers les premières nations. J’en suis.

Certain(e)s abordent l’événement avec leur tête rationnelle – et critique et cynique et détachée de ces faits. Ces gens se mettent au-delà de la mêlée et ne se sentent pas du tout concerné(e)s par ce passé pourtant commun que nous portons tous, comme si nous n’étions pas tous et toutes lié(e)s en partie par cette histoire d’horreur commune. Évidemment, que nous n’y étions pas personnellement, et évidemment aussi que ce sont les premiers peuples et leurs descendants qui ont souffert de ces actes barbares. Mais nous faisons tous et toutes partie de la même histoire.

D’autres préfèrent sentir et ressentir la grande blessure historique que cette visite vient ouvrir, autant chez les premières nations qui ont subi les affres de ces actions qu’en nous, fils et filles des ancêtres blancs et catholiques qui ont commis ces gestes abominables. Et considérer cette visite comme une possibilité de début de réconciliation.

Car dans les faits, comme dans notre chair et notre inconscient collectif, nous portons tous et toutes une part de responsabilité. Peu importe que l’on s’identifie comme catholiques – pratiquant ou pas – ou comme athé(e)s ou quelconque autre religion. Certain(e)s ont subi cette histoire, d’autres l’ont imposé, mais nous faisons tous et toutes partie de la même grande histoire avec un petit et grand H. Et nous ne sommes pas séparé(e)s du tout du grand tout, qu’on s’y associe ou qu’on tente de s’en détacher.

Tout comme la génération actuelle des premières nations qui portent en eux et elles les blessures de ce sombre passé, de l’autre côté de la même médaille peu reluisante, nous, descendant(e)s des oppresseurs, portons aussi des séquelles de ces sévices, et une part de responsabilité. Et un certain sentiment de culpabilité pour ce que les blancs ont fait subir aux premiers peuples, malgré ce que certain(e)s prétendent. L’inconscient collectif est si puissant, et nous englobe tous.

On peut se réfugier derrière les arguments qui veulent que ce n’est pas nous qui avons commis personnellement ces crimes odieux, que nous ne sommes pas responsables, mais certains gestes ont bel et bien été posés dans notre pays. Le sang a coulé sur la même terre que celle sur laquelle nous marchons. Les effluves de ces actes sont encore dans l’air du temps présent. Bien sûr que nous n’avons pas choisi de naître catholiques, mais nous avons été éduqué(e)s avec une partie de ces enseignements, et de ces comportements acquis. Le culturel devient partiellement du génétique avec le temps.

À l’mage de la photo ci-haut, la petite pousse qui a réussi à pointer hors terre puise dans le passé grâce à de profondes racines ancrées dans le sol commun. Nous sommes tous et toutes cette petite pousse. Nous sommes les pousses nouvelles de notre passé commun. Nous puisons dans les racines de ce passé commun, passé que nous partageons et portons en chacun de nous. Gouttes liées au même grand océan humain. Nous respirons tous et toutes le même air, et foulons tous et toutes la même terre souillée de sang d’innocents enfants.

Si les crimes commis datent de plusieurs années, les conséquences sociales de ces actes sont encore bien vivantes et tangibles aujourd’hui. Les générations encore vivantes aujourd’hui portent encore ces séquelles, en particulier ceux et celles qui les ont subi, mais nous aussi. À mon avis, nous devons nous sentir non pas coupables mais en partie responsables de ces actes car ils vivent encore dans l’inconscient collectif dont nous portons une partie en nous.

On ne peut prédire ce qui arrivera concrètement de cette visite du pape François. On peut avoir de grandes attentes, ou au contraire, être cynique et sarcastique et ne rien espérer du tout. Tout reste à faire, tout reste à voir. Mais déjà qu’il soit ici, qu’il prononce des mots de pardon est un premier geste important. On verra quelles actions suivront.

Mais on ne peut nier qu’une grande blessure collective est ouverte avec cette visite, blessure que certain(e)s n’ont pas le luxe de ridiculiser car ils la subissent de génération en génération. Et ils et elles portent un espoir de guérison.

Alors avant de rire et de nous moquer de la visite du pape, pensons que pour certaines personnes qui ont souffert et qui souffrent encore des gestes commis jadis par le gouvernement et les autorités religieuses, il y a du vrai monde qui porte ces blessures, dans leur âme, dans leur esprit et dans leur corps.

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Ci-bas, Intéressant point de vue de Laura-Julie Perreault dans la Presse de ce matin.

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2022-07-24/mettre-l-enthousiasme-papal-en-sourdine.php

PAPE OU PAS RAP ?

Images tirées du reportage de Radio-Canada (lien ci-bas)

Le pape arrive au Canada aujourd’hui. Les avis sont partagés quant à ce voyage. Notamment au sein même des premières nations. Douloureux souvenirs pour plusieurs.

Certains disent qu’il aurait du venir avant, d’autres que déjà le seul fait qu’il vienne est en soi un geste significatif. Certains doutent, d’autres ont espoir.

Personnellement, je pense que le symbole est important, et dû depuis longtemps. Mais toujours le bon moment comme on dit. Pendant les prochains jours, j’aimerais réfléchir à clavier haut et à écran ouvert autour de cet événement car cette opportunité de guérison commune me semble aussi importante pour nous, les descendant(e)s blancs des gens qui ont commis les erreurs et les horreurs qui sortent au grand jour depuis quelques années, que pour les divers peuples des premières nations. Pour qu’enfin leur parole soit entendue, et leur douleur reconnue. Le besoin de guérison est plus que nécessaire, pour nous tous et toutes.

Ci-bas, quelques paroles du pape, de même que deux liens pour ouvrir une réflexion. Car cette situation nous concerne tous et toutes, que nous soyons blancs ou autochtones. Le but est d’entamer un rapprochement, une guérison.

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Vous pouvez avoir des défauts, être anxieux et même être en colère, mais n’oubliez pas que votre vie est la plus grande entreprise du monde. Vous seul pouvez l’empêcher d’échouer. Vous êtes apprécié(e), admiré(e) et aimé(e) par tant de gens. Rappelez-vous qu’être heureux ce n’est pas avoir un ciel sans orage, une route sans accident, un travail sans effort, une relation sans déceptions.

Être heureux signifie trouver la force dans le pardon, l’espoir dans les batailles, la sécurité dans la peur, l’amour dans la discorde. Ce n’est pas seulement pour profiter du sourire, mais aussi pour réfléchir à la tristesse. Il ne s’agit pas seulement de célébrer le succès, mais d’apprendre des échecs. Il ne s’agit pas seulement de se sentir heureux avec des applaudissements, c’est d’être heureux dans l’anonymat. Être heureux n’est pas une fatalité du destin, mais un exploit pour ceux qui peuvent voyager en eux-mêmes.

Être heureux, c’est arrêter de se sentir victime et devenir l’auteur de son propre destin. C’est marcher à travers les déserts, mais être capable de trouver une oasis au fond de l’âme. C’est remercier Dieu chaque matin pour le miracle de la vie. Être heureux, c’est ne pas avoir peur de ses sentiments et pouvoir parler de soi. Ayez le courage d’entendre un non et de trouver confiance dans la critique, même quand c’est injustifié. C’est embrasser ses enfants, câliner ses parents, passer des moments poétiques avec ses amis, même quand ils nous font du mal.

Être heureux, c’est laisser vivre la création qui vit en chacun de nous, libre, joyeuse et simple. Et avoir la maturité de pouvoir dire :  » j’ai fait des erreurs ». C’est avoir le courage de dire que je suis désolé. C’est avoir le sens de dire « j’ai besoin de toi ». C’est avoir la capacité de dire « je t’aime ». Que votre vie devienne un jardin d’opportunités de bonheur… qu’au printemps il soit un amoureux de la joie et en hiver un amoureux de la sagesse.

Et quand vous faites une erreur, recommencez à zéro. Parce que seulement alors vous serez amoureux de la vie. Vous découvrirez qu’être heureux ce n’est pas avoir une vie parfaite, mais utiliser les larmes pour irriguer la tolérance. Utilisez vos défaites pour entraîner votre patience.

Utilisez vos erreurs avec la sérénité du sculpteur. Utilisez la douleur pour vous connecter au plaisir. Utilisez les obstacles pour ouvrir les fenêtres de l’intelligence. Ne jamais abandonner. Surtout n’abandonnez jamais les gens qui vous aiment. N’abandonnez jamais d’être heureux, car la vie est un spectacle incroyable.

– Pape François

https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/4090/visite-pape-francois-quebec-autochtones-pensionnats-autochtones-innus

INCOMPARABLE, MÊME À SOI

La confiance ne consiste pas à entrer dans une pièce et penser que vous êtes meilleur(e) que quiconque, c’est simplement d’entrer et ne pas avoir à se comparer à qui que ce soit. – Kevin David

Tellement absurde et éphémère est notre passage en ce monde, que la seule chose qui me rassure c’est la conscience d’avoir été authentique . D’être la personne la plus ressemblante à moi-même que j’aurais pu imaginer. – Frida Khalo

Ah être soi-même, si simple et pourtant.

Alors on oublie les comparaisons avec quiconque. Et même se comparer à soi-même est futile, car nous nous transformons à chaque moment.

Quand on se compare on se console veut le diction. Mais seulement quand on se compare à quelqu’un que l’on considère moins quoi que ce soit que soi. Sinon, on se désole. Et on désire être autrement, plus, mieux.

Évidemment qu’on n’a pas à se comparer à quiconque. Mais, souvent on le fait quand même. Car même si on apprend aux enfants à être simplement et totalement soi-même, du moins à la plupart, ils et elles sont plusieurs à vouloir être comme leurs idoles. Le système étoilé fonctionne ainsi.

Mais pourtant, souvent nos prétendues étoiles ne sont pas très brillantes en dehors de la scène, dans leur vie ordinaire. Et la réalité est que toute vie est ordinaire. Même celles des champions, les winners du jackpot des bidou$ et de la gloire. Malgré les brillants et le lustre et les sparkles. Car dès qu’on gratte un peu, le vrai ressort. Et si on est le moindrement engagé à être vrai(e) soi-même, on reconnait facilement le faux car il sonne ainsi.

Quand on se compare on se console. Drôle de formulation et pourtant, vraie aussi pour nous qui sommes les privilégé(e)s parmi les privilégié(e)s.

Formulation vraie mais incomplète car si le constat s’impose, on devrait automatiquement essayer d’améliorer le sort des moins bien nanti(e)s, que ce soit en bidou$, en nourriture ou en quelconque condition de vie.

Car on ne veut pas se comparer pour se comparer, ni simplement pour apprécier sa situation actuelle. Si on se compare et on réalise qu’on est plus choyé(e)s que d’autres, on devrait automatiquement et systématiquement voir comment on pourrait faire en sorte d’améliorer le sort des autruis plus mal pris que soi. Et mettre en action des petites actions simples et pratique autour de soi. Sans prétention, simplement parce que nous sommes humain(e)s, frères et soeurs de nos soeurs et frères, peu importe le lieu, la couleur et la forme.

Comme on en compare pas les arbres entre eux, cessons de nous comparer et commençons à collaborer. Chacun(e) unique, et tout le monde semblable aux autres. Avec les mêmes besoins, mêmes inspirations, mêmes droits. Je sais, beau en théorie mais moins évident à mettre en pratique.

Mais peut-être pour ça qu’on appelle ça une pratique ? il faut essayer et faire du mieux qu’on peut.

De toute façon, rien ne nous appartient. Tout ce que nous pensons posséder disparaîtra un jour quand on quittera ce bolide qui nous sert à nous mouvoir autour. Sauf l’amour que l’on porte en son coeur.

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La maturité spirituelle, c’est lorsque vous êtes prêt à tout abandonner.
Lâcher est le premier pas, mais le véritable lâcher prise est la vision qu’il n’y a rien à lâcher, puisque rien n’est à vous.
– Nisargadatta

BOUTS DE ROUTE

Je n’aurai jamais de regrets envers quiconque avec qui j’ai passé du bon temps ou vécu des expériences.
Même si on s’est séparés.
Tu as rendu ma vie spéciale à un certain moment.
On a grandi ensemble, même on si on pris nos distances.
Merci

Tout au long de notre route, nous avons marché, couru, volé, rampé avec de nombreuses personnes.

Tout d’abord avec nos parents, et nos frères et soeurs.

Puis, à l’adolescence, notre chemin s’est élargi, et les ami(e)s sont devenu(e)s le centre de notre vie. Mention spéciale pour le/la premier/ère amoureuse(x). Et les quelques bests.

Et avec la plupart, nos routes se sont scindées et nous avons roulé notre bosse sur divers chemins, rencontrant de nombreuses nouvelles personnes. Certaines avec lesquelles nous avons fait un long bout de route, d’autres que de petits bouts de route.

Et souvent, les rencontres les plus fortes et significatives ont été les plus déchirantes, les plus dures pour le coeur.

Quand on aime – oui oui JP on a toujours 20 ans – mais surtout, les déchirures sont les plus aigües car notre coeur s’attache et se lie de près à celui d’un(e) autre. Et parfois, lors de la séparation de nos routes, il arrive que les coeurs se brisent.

Dans le domaine du coeur, l’anglais le dit bien mieux que le français. On ne parle pas seulement d’un coeur brisé, mais d’un coeur qui se brise pour s’ouvrir: Breaking the heart open.

Donc peu importe la quantité ou la qualité des rencontres importantes de nos vies respectives, ce matin petite chronique de reconnaissance envers tous ceux et celles qui ont partagé notre route à un moment quelconque.

Tout d’abord, pour nos parents qui ont fait en sorte que nous soyons encore ici en ce moment, ils et elles ont fait du mieux qu’ils et elles pouvaient avec ce qu’ils et elles avaient entre les mains et dans le coeur alors.

Et pour chaque personne avec qui on s’est liée d’une façon ou d’une autre. Que ce soit dans l’amour, la passion, l’amitié ou dans une forme de mentorat. Chacun(e) nous a fait voir un côté de nous que nous n’aurions pas connu sans eux ou elles. Certain(e)s nous ont permis de connaître l’infini, d’autres les tréfonds de notre âme et de notre coeur. On ne se souvient de personne qui nous a laissé indifférent(e).

Puissions-nous apprécier tout ce que les autres ont réussi à nous faire vivre dans le domaine du coeur. Surtout ce qui a fait le plus mal, car souvent les expériences qu’on aimerait le plus oublier. Pourtant. Celles-là qui ont été les plus révélatrices, les plus ouvrantes pour notre bien petit coeur qui veut grandir plus que tout.

Et malgré les bleus au coeur, ou grâce à eux, apprécions les gens qui ont réussi à faire battre le nôtre de façon particulière. Ceux et celles qui ont marché des segments marquants de la route de notre petit coeur esseulé, battant pourtant au même rythme du grand coeur universel. Poupoum, poupoum…

Personnellement, mes plus sincères remerciements vont à mes parents – même à mon père qui a dû faire du mieux qu’il pouvait, mais surtout à ma mère qui a tenu le fort à bouts de coeur – à mes frère et soeurs, ami(e)s d’enfance.

Appréciation spéciale envers Osho, le beloved maître de mon coeur depuis 40 ans, qui me montre la grandeur de la vie, et à Veeresh qui m’a montré à simplement être moi-même, mais so totally.

Merci à Mestre Irineu qui me montre ce bout de chemin actuel depuis une quinzaine d’années, en musique et en détermination. Et dans la même veine, autre grand Merci à mon Padrinho au Brésil, Padrinho Luciano, et à sa famille de Ceu Sagrado. Muito obrigado Padrinho.

Merci à mes filles et à leurs mères d’avoir fait un père de moi, une homme du ptit gars que j’étais.

Merci aux femmes de ma vie de m’avoir aidé à ouvrir mon coeur de ptit gars qui devient homme. Et en particulier à ma voisine d’amour qui m’accompagne en ce moment dans ce ptit bout de vie-ci particulièrement délicieux, et doux, et complet.

Et merci à vous tous et toutes, qui lisez ces lignes, ou pas. On fait tous et toutes partie de nos vies respectives et communes, la seule et même grande vie, au sein du seul et même grand coeur.

Et ci-bas, Gangaji qui explique clairement qu’un coeur brisé ne l’est que pour pouvoir grandir, et que plusieurs aimant(e)s potentiels, par peur de se faire briser le coeur justement, le ferme à double tour, ce qui fait d’un coeur un lieu bien triste. Que le monde entier nous brise le coeur grand ouvert.

SPIR(itu)ALITÉ

Le passé est une interprétation et l’avenir une illusion. Le monde n’évolue pas à l’intérieur du temps de façon linéaire. allant du passé à l’avenir. Le temps passe plutôt en nous et à-travers nous, en spirales incessantes. L’éternité ne signifie pas du temps à l’infini, mais plutôt un temps sans temps. Si vous voulez goûter à une illumination éternelle, évacuez le passé et l’avenir de votre esprit et demeurez dans le moment présent.
– Shams Tabrizi

Wow, n’est-ce pas ?

Considérer le temps comme une spirale, comme une spiralité.

Une spirale qui tourne, et grandit, sans cesse, autour du même point d’observation que nous sommes. Mais qui, même si ça tourne, ne revient jamais sur les mêmes pas. On dit d’ailleurs que les expériences reviennent sans cesse jusqu’on ait appris complètement la leçon. Cela expliquerait ceci, et vice et versa.

On tourne en rond, comme la terre sur elle-même et en même temps autour du soleil, toujours avec un peu de plus d’expansion. Jusqu’à l’éventuelle totale expansion qui nous fera possiblement nous dissoudre dans l’univers, ou dans un trou noir.

J’ai souvent écrit autour de ce concept de temps en tant que spiralité – spiritualité – sans vraiment saisir avec précision, ma compréhension relative sortant de l’intuition. Mais de la façon dont c’est présenté plus haut par Mr ou Mme Tabrizi, ça sonne plus clair.

Le passé est une interprétation et l’avenir une illusion.
Le monde n’évolue pas à l’intérieur du temps de façon linéaire. allant du passé à l’avenir.
Le temps passe plutôt en nous et à-travers nous, en spirales incessantes.
L’éternité ne signifie pas du temps à l’infini, mais plutôt un temps sans temps.
Si vous voulez goûter à une illumination éternelle, évacuez le passé et l’avenir de votre esprit et demeurez dans le moment présent.

Un peu comme celle-ci en fait:
On ne dit pas que les arbres vieillissent, on dit qu’ils poussent. Utilisons cette même expression pour nous: nous ne vieillissons pas, nous grandissons, nous poussons. Ceci constitue l’esprit de la vie, le simple fait de vivre.

On pousse, jusqu’à preuve du contraire. Alors on changera de plan, ou de corps, Ou on se dissipera dans le néant, ou dans le tout plein. Ou quelque chose d’autre que les mots ne peuvent convier pour le moment. Pour moi du moins, peut-être que certains ont réussi à le dire. Car sûrement plus que de la matière cette vie. Vive le Grand Mystère.

La vie ?

On inspire, on pause, on expire, on pause et on recommence. À l’infini. L’infini de notre conscience consciente du moins, pour le moment. En percevant parfois qu’il y a plus grand que soi, plus grande que Ça, mais sans pouvoir le préciser plus que les mots ne nous permettent de le faire. Le grand Mystère… de l’au-delà des mots.

La vie ?

On respire et on observe. Et on pressent. On pressent le plus grand, on ressent le néant. On vit le moment en espérant qu’il soit le plus plaisant qu’il soit. Vivre le moment plaisant – aperçu sur FB mais désolé, je n’ai pas retenu la source originelle. Mais beau quand même. Mais anonyme pour le moment. Vive le moment plaisant.

Alors il ne nous reste qu’à vivre. Chaque moment, un moment à la fois, chaque moment dans la foi. Une de mes formules préférées. Car quoi d’autre à faire really ?

Vivre.

Vivre sa spriralité, en tournant de plus en plus grandement sur cette boule qui roule sans même se rendre compte que l’on tourne. Tourner si vite que l’on semble faire du sur place. Mais en tournant possiblement toujours de plus en plus grand.

Car l’esprit ne vieillit pas, il grandit. À l’infini. Spiralement.

S’ASSUMER ET TRANSFORMER

Tout ce que tu acceptes à-propos de toi-même ne peut être utilisé contre toi. Sois prêt(e) à assumer ta vérité, même si cela rend les autres inconfortables. Le bon et le laid font partie de ton histoire. Tu ne sais jamais qui tu peux inspirer en étant simplement toi-même, sans honte ni gêne.
– Ash Alves

Ah s’assumer complètement, la job d’une vie.

Si accepter ce que l’on apprécie de soi est plutôt facile, voir agréable, il est beaucoup plus ardu, sinon difficile, voir quasi impossible parfois, d’accepter ce que l’on tend à rejeter de soi-même: les côtés plus sombres, plus lourds, plus noirs.

Mais qui nous sommes inclut inévitablement des parties moins reluisantes, dont nous sommes moins, peu ou pas fiers(ès) du tout. Car nous sommes humain(e)s, avec tout ce que cela comprend d’humanité. Et surtout avec tout ce que l’on ne comprend pas (encore) de soi, nos zones d’ombre.

Peu importe ce que l’on porte en soi, tout change, et tout peut changer car la vie n’est que changement. Ainsi, peu importe ce qui est lourd à porter en soi peut se transformer et devenir richesse, car tout a un certain potentiel de transformation, pour ne pas dire un potentiel certain de transformation. Si la vie est matière, la vie est fondamentalement matière à transformation.

La conscience constante que tout est né du changement.
La connaissance qu’il n’y a rien que la nature aime plus que de modifier ce qui existe et de créer de nouvelles choses comme ça.
Tout ce qui existe est la graine de ce qui en sortira.
Vous pensez que les seules graines sont celles qui font des plantes ou des enfants.
Reconsidérez.

– Marc Aurèle

Ainsi, il est indispensable – et inévitable – de s’ouvrir à ce qui est plus sombre en soi, ce qui est ombre en soi, à l’ombre de soi.

Il est essentiel de prendre soin de ce ciel en nous, invisible aux autres, de ce sanctuaire que la vie nous a édifié et que peuplent les messagers, ceux qui, de façon multiple, nous ont inspirés, conduits vers le meilleur de nous-mêmes.

Dans tous les lieux habités par la souffrance se trouvent aussi les gués, les seuils de passage, les intenses noeuds de mystère.

Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde, ou comme l’exprime la pensée mythologique : là où se tiennent tapis les dragons sont dissimulés les trésors.

L’espoir ne doit plus être tourné vers l’avenir mais vers l’invisible. Seul celui qui se penche vers son coeur comme vers un puits profond retrouve la trace perdue.

– Christiane Singer via François Thiboutôt

Ces plaies du passé, et du présent, enregistrées dans notre corps, encore et peut-être pour toujours, sont des réservoirs de richesse et de force. Ces plaies du passé constituent des présents, des potentiels de changement et de transformation.

Il nous faut les transformer, il nous faut faire avec.

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Grand-Mère , que faire avec la souffrance ?
– Utilise tes mains mon enfant ! Si tu utilises ton mental, la souffrance s’accentue.

– Mes mains ?
– Oui, oui ! Nos mains sont les antennes de notre âme. Quand tu les utilises en cousant, en cuisinant, en peignant, en touchant le sol ou en les plongeant dans la terre, tes mains envoient des signaux d’amour au plus profond de toi et ton âme se calme. Et elle n’a plus besoin de la souffrance pour que tu prennes soin d’elle.

– Les mains sont-elles vraiment si importantes ?
– Oui, pense aux bébés, ils découvrent le monde en le touchant. Quand tu regardes les mains des personnes âgées, elles t’en racontent davantage sur leurs vies que n’importe quelle autre partie de leur corps.

Il est dit que tout ce qui est « fait main » est fait par le cœur, parce que c’est vrai, les mains et le cœur sont connectés. Les masseuses le savent. Quand elles touchent le corps de quelqu’un avec leurs mains, elles créent avec cette personne une connexion profonde. Pense aux amoureux, quand ils se prennent la main, ils subliment leur amour.

– Grand-Maman, depuis combien de temps n’ai-je pas utilisé mes mains de cette façon ?
– Utilise-les, mon enfant ! Crée de tes mains ! Et tout à l’intérieur de toi se transformera ! La douleur ne disparaîtra pas, mais elle se métamorphosera en la plus merveilleuse des œuvres d’art. Elle ne te fera plus souffrir. Parce que tu auras réussi à embellir ton essence.

– Elena Barnabé
De la page Le beau doit être notre monde

VIVRE PLUS GRAND QUE SOI

Je souhaite que de belles choses vous arrivent et lorsque cela arrivera, j’espère que vous serez capable de croire que vous êtes digne de mériter chacune d’entre elles.
– F.E. Marie

Un jour, j’ai contemplé ma vie. Je l’ai prise dans mes bras, je l’ai trouvé trop grande pour moi. – Christian Bobin via Sylvain Rudra

Bien d’accord avec Mr Bobin moi.

Notre petite vie personnelle est bien trop grande pour seulement soi. Pour ça qu’on doit ré-apprendre à vivre plus grand que soi, qu’on doit ré-apprendre à vivre pour la collectivité, à prendre en considération le bien commun, comme de tenter de résoudre le mal commun. En commençant par ceux et celles qui ont le plus besoin, notamment les enfants qui ne mangent pas à leur faim, les migrants sans terre d’accueil, les gens sans domiciles et autres moins bien nanti(e). Et se soucier de l’environnement.

Le fait de souhaiter le meilleur au monde entier est très gratifiant. Bien sûr qu’on doit en premier lieu assurer ses arrières et couvrir son propre derrière. Mais ce n’est que la première étape. Car comment être comblé(e) et satisfait de son propre sort quand le monde souffre autour de nous.

Bien sûr qu’il y aura toujours des gens qui souffriront autour de soi. Mais collectivement, on doit prendre soin. Par des actions concrètes. Ce à quoi les gouvernements devraient servir, alors que dans les faits, tant de politiciens veulent tout d’abord se servir.

Si, en tant qu’enfants, on pouvait seulement nous apprendre à souhaiter le meilleur à autrui autant qu’à soi-même. Quelque part en Scandinavie, on a programmé des cours d’empathie dès l’école primaire. Primordial.

Car moi ou les autres, même affaire, les autres et moi, same same. Notre monde de dualité nous enseigne à vivre séparé(e) du tout, alors que nous ne sommes pas du tout séparé(e) du tout, pas du tout.

En fait, d’après mes humbles observations, le problème fondamental de notre monde moderne réside dans le fait de se sentir séparé(e) du reste du monde. D’où la folie d’accumuler une fortune sans fin pour soi-même alors que tant d’autres manquent de besoins essentiels. Un monde de millionnaires dans un monde en besoin.

Ce n’est pas moi ou les autres. C’est moi ET les autres. Les autres ET moi.

Ci-bas, une prière que l’on récite au début et à la fin de nos cérémonies. Essayez-là, vous allez voir, ça fait bien du bien.

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La clé de l’Harmonie

Je souhaite Harmonie, Amour, Vérité et Justice à tous mes frères et sœurs. Avec les forces réunies des vibrations silencieuses de nos cœurs, nous sommes fort(e)s, sain(e)s et heureux(ses), créant ainsi un lien de fraternité universelle.

Je suis heureux et en paix avec tout l’univers, et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes.

Je rends grâce à mon Père invisible d’avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice entre tous ses enfants.

Ainsi soit-il, Amen

SI PAS NOUS QUI ?

Ton quotidien constitue ton temple et ta religion. Agis avec présence et conscience, tout naturellement. Et plusieurs choses se mettront à changer.
– Osho

Bien sûr que parfois, on peut être découragé(e) et que peu importe les citations qu’on lit, les chansons qu’on écoute, ou tout ce que l’on peut écrire, parfois les mots ne peuvent décrire nos états intérieurs.

Mais comme le souligne si bien Osho plus haut, en apportant un peu de présence et de conscience dans notre quotidien, les choses se mettent à changer, à se replacer. En acceptant que la vie se navigue parfois bas, plus low profile, les choses finissent par se replacer. Et la vie redevient sacrée et sacrément vivante. Humainement vivante.

Certain(e)s ami(e)s sont dans de gros passages ces temps-ci.

Alors si toi aussi le cafard te prend le ventre et le coeur, ne te bats pas, ne résiste pas. Dis oui à cela aussi, sens-le, ressens-le, car la vie doit parfois se reposer en toi, tourner moins vite, comme chacun et chacune de nous. Parfois la pression interne doit redescendre et s’abaisser, d’où le terme dépression. C’est un temps de repos, un temps de vulnérabilité, de plus grande fragilité et d’écoute de soi. Profites.

Et ensuite, un peu plus tard, quand les choses se replaceront, on continuera car le monde a besoin de nous, notre monde. Pas pour le sauver, ni le juger, simplement pour le soutenir, pour contribuer, pour incarner tous et toutes ensemble les nouvelles solutions face aux vieilles habitudes qui tombent.

Gardons la foi mes frères et mes soeurs, c’est tout ce que nous avons pour le moment. Certains possèdent beaucoup mais ils ont beaucoup à perdre. Nous n’avons que le moment, présent de la vie.

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Dans toute période sombre, il y a une tendance à se décourager face à tout ce qui ne va pas ou ce qui semble brisé dans le monde. Ne vous concentrez pas sur cela. Il y a aussi une tendance à tomber dans l’affaiblissement en s’attardant sur ce qui est en dehors de votre atteinte, par ce qui ne peut pas encore être. Ne vous concentrez pas là-dessus. C’est gaspiller le vent sans lever les voiles.

On a besoin de nous, c’est tout ce que nous devons savoir. Et même si nous rencontrons de la résistance, nous rencontrerons plus encore de grandes âmes qui nous salueront, nous aimeront et nous guideront, et nous les reconnaîtrons quand elles apparaîtront.

N’as-tu pas dit que tu étais croyant ?

N’as-tu pas dit que tu t’étais engagé à écouter une voix plus grande ?

N’as-tu pas demandé grâce ?

Ne vous souvenez-vous pas qu’être en grâce signifie se soumettre à la voix plus grande ?

Notre tâche n’est pas de réparer le monde entier d’un coup, mais de faire notre humble part pour réparer la partie du monde qui est à notre portée. Toute petite chose calme qu’une âme peut faire pour aider une autre âme, pour aider une partie de ce monde souffrant, aidera énormément. Il ne nous est pas donné de savoir quels actes ou par qui, feront basculer la masse critique vers un bien durable.

~ Clarissa Pinkola Estes

AUTHENTIQUE & TACT

Lorsque tu es authentique, ta réalité sociale reflète ta réalité intérieure, et ceci inspire de la confiance en toi-même comme chez les autres.
– Geetee (Humaniversity Therapist)

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Tellement absurde et éphémère est notre passage en ce monde, que la seule chose qui me rassure c’est la conscience d’avoir été authentique . D’être la personne la plus ressemblante à moi-même que j’aurais pu imaginer. – Frida Kahlo
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Viva Frida ! Et viva vous qui lisez ces quelques mots.

Parfois on se demande quel est le sens de la vie, le sens de notre vie, quelle est notre mission sur terre.

Comme si notre existence était tellement importante. Et pourtant.

Comme tout le reste, nous passerons notre chemin et après notre mort, rares sont ceux et celles qui se souviendront de nous. Alors vivons vrai(e)s d’ici là.

Et en même temps que notre existence est relativement peu significative dans le grand jeu de la vie, si nous n’étions pas ici, il n’y aurait peut-être rien pour prendre conscience de ce grand tout, pour rendre réel – réaliser – ce grand jeu qui se déploie devant nos yeux et en notre petite conscience individualisée.

Nous sommes tout et rien en même temps, le plein et le vide simultanément.

Pas Zen ça ?

Disons que ça relativise nos petits problèmes, comme nos prétendues grands accomplissements – comme le font d’ailleurs les images capturées par le nouveau téléscope spatial James Webb.

Que quelques petits points dans l’univers vous et moi au final.

Alors, devant cette petitesse, notre petitesse, soyons grands et grandes d’authenticité, des géant(e)s de sincérité à l’intérieur de notre relative réalité… que certains décrivent d’ailleurs comme la plus grande des illusions. Qui mourra verra… peut-être.

Car on ne peut qu’être soi-même, mais tout soi-même, en accord avec nos valeurs, notre ressenti, nos impulsions et nos inspirations. On ne peut changer le monde, mais on peut au moins semer de l’authenticité en ce bas monde, en commençant en soi et autour de soi. Pour le reste, on ne peut que garder la foi et espérer le mieux. Et faire confiance à plus grand que petit soi.

Et quant au tact – qualité qui permet d’apprécier intuitivement ce qu’il convient de dire, de faire ou d’éviter dans les relations humaines – que j’ai utilisé pour pimper mon titre, faisons-en usage dans nos relations avec autrui.

Car nous ne savons pas ce que les autres traversent en ce moment. Et plusieurs sont à vivre de grandes transformations qui les rendent humbles ces temps-ci. Alors soyons doux socialement.

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Quelque chose de très beau arrive aux gens quand leur monde s’est effondré : une humilité, une noblesse, une Intelligence supérieure émergent au moment où nos genoux touchent le sol.

Peut-être, d’une certaine façon, c’est là que l’Humanité est maintenant : sur le point de découvrir que nous ne sommes pas aussi intelligents que nous le pensions.

Nous serons forcés par la vie de cesser nos attaques et nos défenses qui ne nous servent à rien, et enfin de pénétrer dans la beauté collective de qui nous sommes vraiment.

Marianne Williamson via François Thiboutot

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La grâce de l’ouverture
La vie n’a pas de but.
Elle est, en elle-même, son propre but.
Cela est.
Lorsque le « devenir ceci ou cela » s’effondre, alors la clarté se dévoile.

La clarté ne peut apparaître que lorsque les attentes, les projections vers le futur se sont effondrées.

Si vous regardez attentivement comment tout cela fonctionne, vous allez vous rendre compte que les attentes sont toujours liées à « moi », mon confort, mon bien être, mon bonheur, ma sécurité matérielle ou affective.

Sans l’idée d’un « moi », sans attentes, il n’est plus demandé que ma femme, mes enfants, ma situation de vie ou ce que je suis soient autres.

L’action n’est plus alors menée par les schémas mentaux ou tendances mentales latentes mais émane directement de la clarté, du Cœur.

Lorsque Les schémas mentaux sont ainsi « transcendés », qu’ils sont, dans un accueil entier, embrassés et chéris, la fascination, l’attraction cessent progressivement.

Ils sont dorénavant perçus comme de simples jeux, sans densité, sans emprise. Ils apparaissent et ne sont plus souffrants.

L’essentiel se dévoile alors en un Océan de possibles.

Un pré-sentiment se met en place, il n’est pas de l’ordre d’un savoir, d’une connaissance ou compréhension intellectuelle,

Un tissage vivant naturel sans plus aucune tentative de contrôle,

Une harmonie qui dépasse les sens,

Une Intelligence de fond a pris le relai et se manifeste,

Avec pour toile de fond l’Amour,

L’Amour que nous n’avons jamais cessé d’Être.

Marion Renaud

MÂCHER SA PAROLE

Tu ne peux contrôler la façon dont les autres reçoivent ton énergie. Tout ce que tu fais ou dit sera perçu à-travers les filtres de ce que les autres vivent actuellement, ce qui ne te concerne pas. Tu ne peux que continuer à faire ce que tu fais avec le plus d’intégrité et d’amour possible.

Un NON prononcé avec la conviction la plus profonde vaut mieux qu’un OUI simplement prononcé pour plaire, ou pire, pour éviter les ennuis. – Ghandi

Ces temps-ci, je me sens animé par un désir de clarté. Peu tolérant au wishiwashiness, autant en moi que chez autrui. Comme si je ne peux plus accepter les situations floues, pas claires, ambivalentes. En fait je peux accepter l’ambivalence seulement si elle est nommée telle quelle. Car parfois, la vie n’est ni oui ni non, parfois la vie fait dans le peut-être.

Depuis le printemps, j’ai reçu pas mal de feedback divers en lien avec mes activités et cela m’a forcé – aidé – à clarifier ma position et mes intentions sur des thèmes qui me sont chers et importants pour moi. On grandit souvent le plus dans l’adversité.

Évidemment, qu’on ne peut contrôler la façon dont les autres nous perçoivent. Évidemment aussi que tout ce que l’on peut faire est de continuer d’agir avec intégrité et amour. Ce que je tente de faire le plus possible. Comme chacun(e) d’entre nous aimes-je penser (prononcez ça haut et fort ;-).

Sans être totalement fermé aux feedbacks des autres, car ils recèlent parfois de précieuses informations sur soi – hey, on a tous et toutes nos angles morts qui ne peuvent parfois qu’être éclairés de l’extérieur – il ne faut pas que nos élans soient freinés par ces informations externes qui pourraient venir à soi.

Et parfois, il faut aussi savoir mettre nos limites, établir nos frontières. Parfois, nos NONs – à autrui – sont des OUIs – à soi-même. Et prendre le risque d’être vrai(e) à soi-même.

De toute façon, bien souvent, quand on pense à ce que les autres peuvent bien penser de nous, ils et elles ne pensent pas du tout à nous, car chacun(e) est très occupé(e) avec sa propre petite personne. Et chacun chacune on se reflète les un(e)s les autres. Mais au final, toujours dans notre propre regard que les choses se passent.

Même s’il est parfois essentiel de dire sa vérité, parfois i faut faire de même face aux autres. Pas pour s’opposer, simplement pour s’affirmer, et s’affranchir de nos silences ancrés dans la peur. Et l’évitement. Et souvent, le feedback qu’on se permettra d’exprimer aidera l’autre, et appronfondira l’amitié entre nous. Quand on tient aux gens, on se doit d’avoir le courage d’oser dire sa vérité, aussi épeurant cela soit-il.

Mais avant de parler, essentiel de se la fermer, de plonger en soi et de sentir la justesse des mots que l’on prononcera.

Si on dit qu’il faut marcher sa parole, avant de la dire, il faut aussi bien la mâcher.

Vive la parole juste, et bonne, et vraie. Béné dictions.

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Une vraie limite n’est pas une punition. Elle ne t’emprisonne pas à l’intérieur, et ça ne veut pas dire tu dois fermer ton coeur à l’autre.
Ce n’est pas un NON à leur existence, mais un OUI à toi. À ta voix, à ton coeur délicat, ta vérité, à ton chemin, aussi incertain soit-il.
Ta façon, il te faut l’honorer. Ce dont tu as besoin, ce que tu ressens. Ce que tu ne veux pas. Ce qui te semble bon et ce qui ne l’est pas. Ce n’est pas une attaque contre l’autre,
(même si ça peut sembler ainsi pour eux).

Tu ne peux pas contrôler les sentiments d’autrui. Mais tu peux honorer les vôtres.
(comme tu peux comprendre leur déception et leur douleur aussi).

Tu ne peux pas changer leurs pensées, c’est certain. Mais tu peux faire confiance et autoriser les tiennes. À partir d’une acceptation profonde, d’un alignement total avec la façon dont les choses sont, cela ancré dans l’amour, enraciné dans le souffle ondulant,
tu te retrouves courageusement à dire NON.

Un tel NON a le pouvoir de la vie en lui, puisqu’il émane d’un OUI profond à l’existence.
Il ne contient aucune violence, seulement la vérité, la dignité, le respect de soi et la clarté.
Tu as droit à ton NON et droit à ton OUI. Les vraies limites ne bloquent pas l’amour,
elles le protègent, lui permettent de s’épanouir, librement, en toute sécurité, dans le OUI plus profond d’une présence illimitée.

– Jeff Foster