S’ASSUMER ET TRANSFORMER

Tout ce que tu acceptes à-propos de toi-même ne peut être utilisé contre toi. Sois prêt(e) à assumer ta vérité, même si cela rend les autres inconfortables. Le bon et le laid font partie de ton histoire. Tu ne sais jamais qui tu peux inspirer en étant simplement toi-même, sans honte ni gêne.
– Ash Alves

Ah s’assumer complètement, la job d’une vie.

Si accepter ce que l’on apprécie de soi est plutôt facile, voir agréable, il est beaucoup plus ardu, sinon difficile, voir quasi impossible parfois, d’accepter ce que l’on tend à rejeter de soi-même: les côtés plus sombres, plus lourds, plus noirs.

Mais qui nous sommes inclut inévitablement des parties moins reluisantes, dont nous sommes moins, peu ou pas fiers(ès) du tout. Car nous sommes humain(e)s, avec tout ce que cela comprend d’humanité. Et surtout avec tout ce que l’on ne comprend pas (encore) de soi, nos zones d’ombre.

Peu importe ce que l’on porte en soi, tout change, et tout peut changer car la vie n’est que changement. Ainsi, peu importe ce qui est lourd à porter en soi peut se transformer et devenir richesse, car tout a un certain potentiel de transformation, pour ne pas dire un potentiel certain de transformation. Si la vie est matière, la vie est fondamentalement matière à transformation.

La conscience constante que tout est né du changement.
La connaissance qu’il n’y a rien que la nature aime plus que de modifier ce qui existe et de créer de nouvelles choses comme ça.
Tout ce qui existe est la graine de ce qui en sortira.
Vous pensez que les seules graines sont celles qui font des plantes ou des enfants.
Reconsidérez.

– Marc Aurèle

Ainsi, il est indispensable – et inévitable – de s’ouvrir à ce qui est plus sombre en soi, ce qui est ombre en soi, à l’ombre de soi.

Il est essentiel de prendre soin de ce ciel en nous, invisible aux autres, de ce sanctuaire que la vie nous a édifié et que peuplent les messagers, ceux qui, de façon multiple, nous ont inspirés, conduits vers le meilleur de nous-mêmes.

Dans tous les lieux habités par la souffrance se trouvent aussi les gués, les seuils de passage, les intenses noeuds de mystère.

Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde, ou comme l’exprime la pensée mythologique : là où se tiennent tapis les dragons sont dissimulés les trésors.

L’espoir ne doit plus être tourné vers l’avenir mais vers l’invisible. Seul celui qui se penche vers son coeur comme vers un puits profond retrouve la trace perdue.

– Christiane Singer via François Thiboutôt

Ces plaies du passé, et du présent, enregistrées dans notre corps, encore et peut-être pour toujours, sont des réservoirs de richesse et de force. Ces plaies du passé constituent des présents, des potentiels de changement et de transformation.

Il nous faut les transformer, il nous faut faire avec.

____
Grand-Mère , que faire avec la souffrance ?
– Utilise tes mains mon enfant ! Si tu utilises ton mental, la souffrance s’accentue.

– Mes mains ?
– Oui, oui ! Nos mains sont les antennes de notre âme. Quand tu les utilises en cousant, en cuisinant, en peignant, en touchant le sol ou en les plongeant dans la terre, tes mains envoient des signaux d’amour au plus profond de toi et ton âme se calme. Et elle n’a plus besoin de la souffrance pour que tu prennes soin d’elle.

– Les mains sont-elles vraiment si importantes ?
– Oui, pense aux bébés, ils découvrent le monde en le touchant. Quand tu regardes les mains des personnes âgées, elles t’en racontent davantage sur leurs vies que n’importe quelle autre partie de leur corps.

Il est dit que tout ce qui est « fait main » est fait par le cœur, parce que c’est vrai, les mains et le cœur sont connectés. Les masseuses le savent. Quand elles touchent le corps de quelqu’un avec leurs mains, elles créent avec cette personne une connexion profonde. Pense aux amoureux, quand ils se prennent la main, ils subliment leur amour.

– Grand-Maman, depuis combien de temps n’ai-je pas utilisé mes mains de cette façon ?
– Utilise-les, mon enfant ! Crée de tes mains ! Et tout à l’intérieur de toi se transformera ! La douleur ne disparaîtra pas, mais elle se métamorphosera en la plus merveilleuse des œuvres d’art. Elle ne te fera plus souffrir. Parce que tu auras réussi à embellir ton essence.

– Elena Barnabé
De la page Le beau doit être notre monde

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