BOUTS DE ROUTE

Je n’aurai jamais de regrets envers quiconque avec qui j’ai passé du bon temps ou vécu des expériences.
Même si on s’est séparés.
Tu as rendu ma vie spéciale à un certain moment.
On a grandi ensemble, même on si on pris nos distances.
Merci

Tout au long de notre route, nous avons marché, couru, volé, rampé avec de nombreuses personnes.

Tout d’abord avec nos parents, et nos frères et soeurs.

Puis, à l’adolescence, notre chemin s’est élargi, et les ami(e)s sont devenu(e)s le centre de notre vie. Mention spéciale pour le/la premier/ère amoureuse(x). Et les quelques bests.

Et avec la plupart, nos routes se sont scindées et nous avons roulé notre bosse sur divers chemins, rencontrant de nombreuses nouvelles personnes. Certaines avec lesquelles nous avons fait un long bout de route, d’autres que de petits bouts de route.

Et souvent, les rencontres les plus fortes et significatives ont été les plus déchirantes, les plus dures pour le coeur.

Quand on aime – oui oui JP on a toujours 20 ans – mais surtout, les déchirures sont les plus aigües car notre coeur s’attache et se lie de près à celui d’un(e) autre. Et parfois, lors de la séparation de nos routes, il arrive que les coeurs se brisent.

Dans le domaine du coeur, l’anglais le dit bien mieux que le français. On ne parle pas seulement d’un coeur brisé, mais d’un coeur qui se brise pour s’ouvrir: Breaking the heart open.

Donc peu importe la quantité ou la qualité des rencontres importantes de nos vies respectives, ce matin petite chronique de reconnaissance envers tous ceux et celles qui ont partagé notre route à un moment quelconque.

Tout d’abord, pour nos parents qui ont fait en sorte que nous soyons encore ici en ce moment, ils et elles ont fait du mieux qu’ils et elles pouvaient avec ce qu’ils et elles avaient entre les mains et dans le coeur alors.

Et pour chaque personne avec qui on s’est liée d’une façon ou d’une autre. Que ce soit dans l’amour, la passion, l’amitié ou dans une forme de mentorat. Chacun(e) nous a fait voir un côté de nous que nous n’aurions pas connu sans eux ou elles. Certain(e)s nous ont permis de connaître l’infini, d’autres les tréfonds de notre âme et de notre coeur. On ne se souvient de personne qui nous a laissé indifférent(e).

Puissions-nous apprécier tout ce que les autres ont réussi à nous faire vivre dans le domaine du coeur. Surtout ce qui a fait le plus mal, car souvent les expériences qu’on aimerait le plus oublier. Pourtant. Celles-là qui ont été les plus révélatrices, les plus ouvrantes pour notre bien petit coeur qui veut grandir plus que tout.

Et malgré les bleus au coeur, ou grâce à eux, apprécions les gens qui ont réussi à faire battre le nôtre de façon particulière. Ceux et celles qui ont marché des segments marquants de la route de notre petit coeur esseulé, battant pourtant au même rythme du grand coeur universel. Poupoum, poupoum…

Personnellement, mes plus sincères remerciements vont à mes parents – même à mon père qui a dû faire du mieux qu’il pouvait, mais surtout à ma mère qui a tenu le fort à bouts de coeur – à mes frère et soeurs, ami(e)s d’enfance.

Appréciation spéciale envers Osho, le beloved maître de mon coeur depuis 40 ans, qui me montre la grandeur de la vie, et à Veeresh qui m’a montré à simplement être moi-même, mais so totally.

Merci à Mestre Irineu qui me montre ce bout de chemin actuel depuis une quinzaine d’années, en musique et en détermination. Et dans la même veine, autre grand Merci à mon Padrinho au Brésil, Padrinho Luciano, et à sa famille de Ceu Sagrado. Muito obrigado Padrinho.

Merci à mes filles et à leurs mères d’avoir fait un père de moi, une homme du ptit gars que j’étais.

Merci aux femmes de ma vie de m’avoir aidé à ouvrir mon coeur de ptit gars qui devient homme. Et en particulier à ma voisine d’amour qui m’accompagne en ce moment dans ce ptit bout de vie-ci particulièrement délicieux, et doux, et complet.

Et merci à vous tous et toutes, qui lisez ces lignes, ou pas. On fait tous et toutes partie de nos vies respectives et communes, la seule et même grande vie, au sein du seul et même grand coeur.

Et ci-bas, Gangaji qui explique clairement qu’un coeur brisé ne l’est que pour pouvoir grandir, et que plusieurs aimant(e)s potentiels, par peur de se faire briser le coeur justement, le ferme à double tour, ce qui fait d’un coeur un lieu bien triste. Que le monde entier nous brise le coeur grand ouvert.

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