MON DOUX SEIGNEUR

L’autre jour, j’ai intégré la prière de la sérénité dans l’une de mes chroniques https://atisupino.com/2022/07/01/des-autres-a-soi/

Pour l’occasion, j’ai remplacé le Mon Dieu donnez-moi par Que je trouve en moi

À titre de rappel, voici la prière originale:
Mon Dieu donnez-moi
1- La sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer 
2- Le courage de changer les choses que je peux et 
3- La sagesse d’en connaître la différence

J’ai envoyé ma chronique à un ami cher (comme je ferai avec celle-ci), avec qui on déblatère souvent autour du mot Dieu, ou de ses remplaçants, et il a été très heureux de la modification.

Lui suggérait même : Puis-je trouver en moi ou, sa préférée, Fasse que je trouve en moi.

On joue comme ça, lui et moi, à tenter de remplacer le lourd mot de 4 lettres (pourtant seulement a 3 letter word en anglais) par la Vie, l’Existence, le Grand Mystère, etc.

Mon ami a été touché de mon geste de grand remplacement, me partageant que cela a dû demander un certain effort de ma part pour remplacer le terme Dieu.

Je ne lui ai pas encore dit – ce que je fais par la présente – que ça n’a pas été difficile du tout; en fait, très facile pour moi de jouer avec et d’utiliser les mots qui seront compris, les mots qui seront reçus. Car les mots sont des clés et nos perceptions des portes.

Car mon intention n’est pas seulement de dire ce que je veux dire, et tente de le faire, mais encore plus d’être compris et reçu dans ce que je veux dire. Et quand on va à Rome, on parle romain.

Car voyez-vous – vois-tu mon bro 😉 – je n’ai aucun problème avec le mot Dieu. Ni avec Jésus, Allah ou Jéhovah. Je sens que ces divers amas de lettres ne sont toutes que des façons différentes de dire le Mystère, la Vie, l’Existence, avec lettres minuscules ou MAJUS.

Le langage est si limité, bien trop en fait, pour décrire l’indicible et l’indescriptible. Il ne peut que nous pointer dans une direction où nos yeux pourront deviner, et notre coeur sentir. Et le mot Dieu, et ses synonymes, n’est qu’une clé pour moi pour tenter de dire la beauté, qu’un mot de passe pour ouvrir les multiples portes du mystère – Mystère – et connecter avec la source de vie – Vie – en soi.

Car qu’est-ce qui ne peut pas être Dieu ? Ou comment nous même, ou quoi que ce soit, pouvons-nous ne pas être en Lui, Elle, ou Ça ?

Moi, Toi, Dieu, la Vie, du pareil au même pour ce petit chronicoeur des grands chemins. Davantage concerné par la vie qui habite ces mots que par leur forme. Que veut dire Dieu pour vous ? Ça qui m’intéresse car ça varie inévitablement selon le bagage interne.

Tant de traditions religieuses, ésotériques, spirituelles, mystiques pour tenter de dire l’indicible, l’Inconnu, l’Univers, le Mystère, tenter non pas de l’expliquer mais de le rendre un peu plus accessible et devinable, sentable.

Car que 26 lettres, et quelques milliers de mots, pour essayer de dire toute cette grande et mysté/rieuse vie qui passe par nous, en nous et en dehors. Et chacun(e) nos compréhensions, nos explications, nos références internes face à ces mots. Chacun(e) nos blocages, nos expériences, nos expérimentations de ces quelques lettres et mots issus du passé plus ou moins lointain.

Ici, dans cette partie du monde, où la religion a pesé lourd sur nos balances, le mot Dieu est hypothéqué à jamais, entaché, pucké. Plus pour ceux et celles qui nous ont précédé et qui ont subi la doctrine catholique hermétique et hypocrite, que pour les jeunes pour qui le mot Dieu résonne moins lourdement. Pour plusieurs, God is an American, with a gun.

Plusieurs se sentent davantage à l’aise avec le terme spiritualité que religion. Personnellement, j’ai vu autant de dérives et d’évitements (je n’ai pas dit bypassing 😉 spirituels que religieux. Car de toute façon, selon ce que je vois et comprends, la plupart des actions dites religieuses ne sont que des actes et tractations politiques. La religion n’est souvent qu’une politisation de la spiritualité, une tentative de contrôle de l’esprit humain.

Un peu comme le futur voyage du Pape qui s’apprête à venir ici au Canada pour tenter de réparer les gaffes de ses représentants ici. Il pourra bien dire ce qu’il voudra, je suis curieux de voir quelles actions concrètes il prendra afin que son église de petits messieurs répare ses grossièretés passées sur le dos des premières nations.

Pour être impliqué moi-même dans une certaine lignée spirituelle, que l’on dit aussi religieuse sans que cela ne me dérange le Cruzeiro, l’âme d’une lignée religieuse est vivante et ne peut s’exprimer que dans le moment, et sa doctrine se chanter plus que de se dire. On aura beau dire ce que l’on veut, ce sont nos actions et la façon dont on fait les choses qui parlent le plus fort. Et non les mots que l’on utilise.

Alors que l’on dise Dieu, la Vie, le Grand Esprit ou le Grand Mystère, que l’on se dise religieux ou spirituel, que l’on croit ou pas, pour moi, cela ne fait pas de différence. C’est davantage la façon dont on donne vie au ptit bout de vie que l’on nous prête pour et espace temps qui compte.

Certain(e)s artistes sont de bien plus grand prêtres que bien des prêtres et pasteurs coincés dans les racoins de leurs doctrines. Certaines personnes bien ordinaires sont de plus grand messagers des Dieux sur terre que bien des hommes d’église, dont certains ont fait tant de tort autour au nom de Dieu.

Alors religion (qui ne veut que dire relier), spiritualité, mysticisme, ésotérisme ou athéisme (souvent la pire des croyances religieuses à mon humble avis), du pareil au même tant que ces mots ne sont pas incarnés, assumés et vécus. Et libérés d’un sens qui ne leur appartient pas.

Car au fond, c’est par nos relations au monde que s’incarne notre divine humanité. Et Dieu, ou le Soi, que des mots de quelques lettres sans un Esprit sain, sans un Esprit libre et libéré du passé.

Accepter, changer et connaître la différence entre accepter et tenter de changer, des verbes et non des états de fait.

Comme l’amour, pour les premières nations, qui n’est pas un mot, mais que le verbe aimer. Alors Aimons. Dieu comme la vie.

____
Plus nous sommes attachés aux personnes, aux choses, aux idées et aux émotions, moins nous pouvons vivre ces phénomènes de façon authentique.
Essayez de resserrer votre main sur de l’eau et voyez à quelle vitesse celle-ci disparaît.
Par contre, détendez-vous et laissez votre main flotter dans cette même eau : vous pourrez alors vivre cette expérience de l’eau aussi longtemps que vous le désirez.
Tel est le principe du détachement et de l’acte de couler, de laisser affluer.
L’univers est conçu de façon à ce que les choses affluent naturellement.

– Wayne Dyer via Robert Potvin

2 réflexions au sujet de « MON DOUX SEIGNEUR »

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