TOUCHÉ(E) PAR LE MONDE

On ne peut être ouvert(e) et sensible au monde sans être très souvent attristé(e). – Erich Fromm

Le monde ne va pas bien. Tant de personnes qui souffrent. Tant de guerres. Tant d’injustice. Les nouvelles qu’on lit et voit semblent toujours être mauvaises. Les plus mauvaises, tellement que nouvelles rime implicitement avec mauvaises. Même s’il se passe aussi de très belles choses en ce monde, et qu’il continue malgré tout à tourner, on nous rapporte toujours les pires. Réflexe humain parait-il.

L’Ukraine (qui nous révèle du coup tous les autres lieux de guerre).
Le retrait du droit à l’avortement.
L’environnement.
Les millions d’armes en circulation.
Les migrants qui meurent de chaleur dans des camions, ou en mer.
Les meurtres d’enfants dans des écoles.
Les scandaleuses injustices financières.
La dureté de vivre en général.

Tant de drames humains qui se vivent et qu’on nous présente en boucle. Jusqu’à l’insensibilité chronique. Tellement que plusieurs d’entre nous préférons fermer les yeux et ne plus voir, ne plus regarder pensant ainsi ne plus savoir. Car trop difficile. Trop dur pour notre coeur d’humain(e). Trop d’impuissance en soi devant ces atrocités qu’on ne peut changer. Mais encore.

Oh bien sûr ! que nous-même que l’on peut changer en premier lieu. Mais encore. Car nous sommes parmi les privilégié(e)s. Et comment peut-on tolérer tant de souffrance ?

En s’en coupant ? Elle n’en existe pas moins cette souffrance à grande échelle.

En mettant l’emphase seulement sur le beau et sur la lumière ? Le laid et l’ombre demeurent. Et nous hantent malgré notre regard détourné.

En devenant cynique et sarcastique ? Surtout nous que l’on punit car le goût acide nous reste en bouche et au coeur.

Plusieurs de nos frères et nos soeurs humains de par le monde souffrent. On le sait mais on ne veut pas trop le savoir, encore moins le voir. Ça risquerait de gâcher notre petit bonheur personnel.

Oh bien sûr ! on vit chacun(e) nos drames, petits, moyens et grands. En fait, tout le monde passe par des moments plus ou moins difficiles dans la vie, avant la mort du corps. Chacun son petit chemin de croix. Mais le nôtre est pas mal plus confortable et dodu que celui de tant d’autres autrui.

Mais comment réussir à vivre en sachant que des enfants meurent de faim ? Qu’on les laisse en quelque sorte mourir de faim ? Vous et moi autant que le 1 % que l’on aime tant blâmer pour tous les maux du monde.

Pas facile d’assumer notre part de responsabilité personnelle en ce grand et vaste monde. Nous ne sommes qu’un(e) parmi 8 milliards et quelques âmes à marcher ce monde. Certain(e)s le survolent, d’autres y rampent. Et en même temps, tout ce qui se passe dans le monde se passe aussi en nous, tout passe par nous. Qu’on le veuille ou non, qu’on le voit ou pas. Une même grande chaîne humaine.

Et du mieux que l’on peut, nous tentons de faire du sens de tout ce chaos.

Certain(e)s préfèrent ne voir que le beau. D’autres se nourrissent de petit laid.

Certain(e)s se réfugient dans des mondes parallèles, d’autres s’investissent dans l’humanitaire, ici ou là-bas.

Mais au fond, on ne peut qu’être qui l’on est. Avec nos grandeurs et nos petitesses. Avec nos forces et nos limites. Avec nos qualités et nos leçons à apprendre. Avec notre curiosité et notre sincérité.

Mais surtout, même si ça fait mal, que ça rend triste, et que ça laisse un arrière-goût, ne nous coupons pas de notre tristesse et de notre empathie devant le sort du monde, devant la misère humaine.

Restons humain(e) devant l’horreur, gardons nos yeux ouverts et rappelons-nous que ce qui arrive au monde arrive aussi à nous, en nous. Nous sommes le monde. Ni séparé(e), ni coupé(e) de ce monde dans lequel on vit. Vivons tout, totalement.

Ayons foi en l’amour. Et agissons à notre échelle.

____
Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Mais vis quand même.
Goûte à l’échec, comme au succès.
Et vois qu’au fond ils sont la seule et même chose.
Des parts de toi, des parts de la vie.
Des facettes de l’amour que tu as toujours recherchées.
Vis.
Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Dis la bonne chose., et dis la mauvaise aussi.
Tremble, transpire, laisse battre ton cœur.
Trouve ta voie et ne l’abandonne jamais.
Tu te feras traiter de tous les noms.
Idiot(e). Peureux(se). Déluré(e). Fou, folle.
Alors vis le rejet et l’opprobre.
Goûte l’insipide.
Mais assume qui tu es.
Respire.
Et vis.
Aime. Ouvre-toi à l’amour.
Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Écroule-toi, ris, pleure.
L’amour va te retenir.

– Jeff Foster

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et ci-bas, un précieux rappel

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