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CE QUE NOUS SOMMES

Savez-vous ce que vous êtes ?
Vous le manuscrit d’une lettre divine.
Vous êtes un miroir reflétant un visage noble.
L’univers n’est pas en dehors de vous.
Regardez en vous-même: tout ce à quoi vous aspirez, vous l’êtes déjà.

– Rumi

Qui suis-je ?

Une question que plusieurs d’entre nous se posent.

Comme d’où venons-nous, et où allons-nous, et que faisons-nous ici ?

En fait, tous et toutes nous cherchons un sens à cette vie. Notre conception du monde détermine comment nous percevons ce monde. SI personne n’a de réponse simple à ces questions, puisqu’elles sont davantage un processus qu’une question, nous cherchons tous et toutes. Les questions sont le chemin.

Qu’on considère que le monde entier existe en soi, ou notre petit soi comme une infime partie de ce grand univers, un peu la même chose au fond.

Car comment peut-on être séparé(e) du monde ? Et comment le monde peut-il ne pas être contenu en soi ?

Mais la seule façon que l’on puisse trouver des éléments de réponse aux grandes questions de la vie consiste à continuer à chercher à se connaître, à demeurer curieux/se, à plonger et à fouiller en soi, à re/trouver la poussière d’étoiles qui réside en nous, enfants de la terre. Nos têtes dans les étoiles, nos pieds sur la Terre.

Et la seule façon de se connaître consiste à rester près de soi, à accepter tout ce qui passe par soi. À observer la trame du monde en soi au-delà des idées qui circulent sans cesse, idées qui limitent bien souvent notre perception du monde. À ressentir les multiples émotions et sensations qui parcourent notre corps. Et à dépasser pour aller au-delà les différences qui semblent exister entre soi et nos frères et soeurs de toutes les couleurs et de toutes les cultures.

Oui, comme le dit poétiquement Rumi ci-haut, nous sommes un manuscrit d’une lettre divine, et un miroir reflétant un visage noble. Comme tant d’autres choses. Nous sommes le plus petit, comme le plus grand, le plus noble comme le moins. Nous sommes tout ce qui existe en ce monde.

Nous sommes le monde et le monde est nous.

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On pourrait dire que l’univers n’a pas de centre, ou également que n’importe quel point de l’univers est le centre de l’univers, mais le vrai centre est la conscience. Alors tout change, va et vient, naît et meurt, mais la conscience ou la présence est toujours elle-même.
Nous n’allons pas y aller à un moment donné dans le futur – en tant que présence, nous y sommes déjà.

– Francis Lucille, de Vérité Amour Beauté

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Dieu est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part.
– Voltaire

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Il y a des choses qui n’ont aucun sens, qui semblent irréelles, qui ne peuvent être saisies ou comprises ou expliquées, qui n’existent peut-être même pas. Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, ces choses merveilleuses touchent et changent nos vies. N’est-ce pas étrange ?
– Richelle E. Goodrich
Secrets of a Noble Key Keeper

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Que l’on soit chrétien, musulman, nationaliste, agnostique, athée, il nous faut d’abord apprendre à oublier nos différences.
– Malcolm X

RIEN DU TOUT

Plus facile à dire qu’à faire n’est-ce pas ? Fin équilibre.

Attaché à rien. Ou à personne. Car souvent en lien avec les gens qu’on aime que les attachements sont les plus forts, tissés les plus serrés. Et lorsqu’on aime, par définition, on s’attache. Bien sûr, les fils sont invisibles mais ils n’en sont pas moins là. De coeur à coeur, de notre âme à celle d’autrui, lL’attachement est naturel quand on aime quelqu’un en particulier, notamment nos amours, nos proches, nos enfants. Même si on sait qu’on doit se laisser libres, un certain attachement se développe inévitablement en cours de relation.

Prétendre que nous ne sommes pas attachés ne donne rien. Attachons-nous, mais soyons conscient(e) de nos attachements car tout à fait humain d’être attaché(e). Attachons-nous mais soyons prêt(e)s à perdre les êtres aimés à tout moment. Car ils et elles peuvent en effet partir n’importe quand, soit dans la mort, soit par eux et elles-mêmes, soit avec autrui. Et profitons-en totalement pendant que l’amour passe.

Pas plus simple de se sentir connectés à tout que d’être attaché(e)s à rien.

Car même si on sait intellectuellement que tout est relié, que tout est lié à tout, soi inclus, on vit quand même dans une certaine mesure en vase clos, et nos besoins individuels priment souvent sur le reste. Et on aime bien se sentir connecté(e)s à ce que l’on aime, ce que l’on trouve, ce qui nous plait mais moins à ce qui nous répugne.

Se sentir lié(e) et/ou re/lié(e)s aux gens et aux choses près de soi est une chose, mais le lien avec l’infiniment grand est plus abstrait, plus flou. Comment ressentir que notre corps et notre âme sont poussière d’étoiles comme terreau fertile de la mère terre ?

Attaché à rien, connecté à tout hein ? De bien beaux gros mots mais si évidents à mettre en application.

Car souvent en ce monde éclaté, et divisé comme jamais auparavant semble-t-il, on se sent davantage attaché à tout, ou à plein de choses, avec la peur de le perdre, et connecté à rien, ou à pas grand chose. On perd souvent le sens d’appartenance comme on a de la difficulté et vivre dans el détachement.

Un bien fragile équilibre que de développer un attachement léger et dégagé et une connexion avec l’ensemble du vivant. Que l’on expérimente à chaque jour. En apprenant à se détacher un peu plus tout en se sentant connecté(e). Contradictoire ou complémentaire, contradictoire et complémentaire.


SACRÉ AMOUR VA

Le plus grand cadeau qu’offre l’amour est sa capacité de rendre sacré tout ce qu’il touche.
– Rumi

L’amour existe-t-il en dehors de nous ? Peut-on toucher l’amour sans notre corps ?

Comme certains amérindien(ne)s qui considèrent que l’amour ne peut pas être que nom, il doit se faire, se faire verbe. Je pense en effet que l’Amour est incarné et qu’il est verbe d’action.

Une action que l’on incarne tout d’abord par son coeur, là qu’on le porte. Là aussi que réside notre âme. Âme et amour, ça fait du sens non ? Un amour que l’on porte tout d’abord pour soi-même, puis pour quiconque on croise ou rencontre. Cet Amour qui vit en nous, un amour incarné, et qui désire se faire partager pour grandir, pour contaminer le monde entier.

D’ailleurs, Amour ou amour ? La question se pose car l’amour peut être MAJUSCULE comme minuscule, dans les grands gestes de la vie comme dans les petits gestes du quotidien. Mais peu importe sa capitalisation, l’amour/Amour est toujours capital et grandiose.

L’Amour est contagieux, il veut circuler, elle veut toucher tout le monde. En effet, l’amour est non genré, amour amoure.

Et oui l’amour rend tout sacré. Que l’on touche avec nos yeux, notre coeur ou nos mains. Même nos intentions possèdent ce pouvoir. Car l’amour se sent, se ressent et se pense aussi. Quand on veut aimer, même la peur, souvent considérée comme l’opposé de l’amour davantage que la haine, peut fondre. Car aimer est une chose, et se laisser aimé(e) en est une autre.

Souvent plus facile d’aimer que de se laisser aimer car recevoir de l’amour peut nous faire sentir redevable, en dette. Comme si l’amour se laissait calculer, comme si l’amour relevait des chiffres. Non, l’amour fonctionne autrement que par simple mathématique. Plus on donne d’amour, plus on la sème, plus on la récolte. En fait, dès qu’on sème l’amour on la récolte. Quand on sème on s’aime.

Comme on dit aussi, on perd à tout jamais l’amour que l’on ne donne pas, et on conserve pour toujours celui que l’on donne gratuitement, sans compter. Faites le calcul. Ou pas.

Le week-end dernier, nous étions dans un espace sacré, dans un espace d’amour. À chanter, à faire silence, à se soutenir les un(e)s les autres, à naviguer sur les flots de la vie, à prier, à louanger, à rendre grâce.

Nous avons touché l’amour, mais surtout l’amour nous a touché(e)s, nous nous sommes laissé(e)s toucher par l’amour. Car si l’amour doit être incarné, une autre forme d’amour, plus abstraite et vaporeuse, englobe tout dès qu’on l’invite, dès qu’on s’ouvre à lui et elle. L’amour s’invite et dès qu’il/elle est invité(e), l’amour est ici. Car l’amour est toujours ici, mais on doit ouvrir son coeur pour qu’il puisse circuler, y couler.

Salut l’amour, sur toutes les langues, et dans tous les coeurs.

HUMILITÉ RELATIVE

Il est un peu gênant d’avouer qu’après 45 ans de recherche et d’études, le meilleur conseil que je puisse offrir aux gens est d’être un peu plus bienveillant(e)s les un(e)s envers les autres. – Aldous Huxley

Si on pouvait seulement considérer autrui comme soi-même, et vice-versa, j’imagine que nous serions beaucoup plus bienveillant(e)s les un(e)s envers les autres, plus soutenant(e)s les un(e)s pour les autres, plutôt que de se blaster à tour de gros mots sur les réseaux, d’envoyer des menaces de mort aux politiciens ou se tirer en pleine rue comme ça semble devenir une mode à Montréal.

Si on pouvait seulement faire aux autres ce que l’on voudrait qu’ils/elles fassent pour nous, être avec eux et elles comme on voudrait qu’ils et elles soient avec nous. Car moi et l’autre, nous et les autres, ultimement, du pareil au même, la même et unique chose. Un seul corps social, une seule race humaine. Vivant en harmonie avec les plantes et les animaux qui nous entourent.

Je sais, je sais, un brin romantique ce matin le chroniqueur.

Au-delà des grandes idées générales qui tentent d’expliquer en simplifiant à outrance le monde, si on pouvait demeurer humble et low profile, et simplement être soi-même, heureux/se d’être tout bonnement soi à déballer notre petit boniment. Pas dans le sens négatif du terme boniment, davantage dans le sens léger et non-sérieux.

Simplement être soi, tel que la vie nous a créé, tel que nous sommes, sans vouloir être plus, être mieux, être meilleur(e) que quiconque d’autre que soi-même. Car nous sommes déjà assez, qui nous sommes suffit. Simplement être totalement soi serait déjà beaucoup.

Tel monsieur Huxley et ses propos ci-haut, si nous pouvions seulement prôner et afficher plus de bienveillance envers quiconque nous croisons et fréquentons. Plus de respect aussi envers les différences affichées par les autres. Car à 8 milliards, tout naturel qu’on ne pense ni n’agisse tous et toutes pareillement. Quand on est sûr(e) de soi, pas besoin d’en mettre plein les vues du reste du monde. Petit train ne va pas loin, il est tout simplement heureux de faire du surplace. Comme le phare qui ne cherche pas à faire briller sa lumière partout où il pense qu’elle soit requise, le phare ne fait que sa petite lumière de chemin.

Personnellement, après avoir pensé pouvoir enseigner quoi que ce soit à quiconque pendant quelques années, tout ce qu’il me reste à partager est le silence, et les chants. Et la patience qu’on apprend à chaque instant.

Demain matin, avec quelques ami(e)s, nous partons en voyage pour 3 jours. En voyage, sur place. Vers les cimes et les tréfonds de nos âmes, au coeur de nos coeurs, dans le mou de notre humanité, dans le choeur de nos voix. Tout simplement. Pas pour en acquérir encore plus, pas pour devenir meilleur que quiconque, simplement pour sentir davantage la terre sous nos pieds, le ciel au-dessus de nos têtes et le même poum poum unique et cosmique battant dans tous nos coeurs. Poussière d’étoiles ancrée sur cette terre.

Tout simplement. Bienveillant(e)s.

À plus chers lecteurs/trices.

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Il est bon de cacher ses réalisations sous la couverture, de demeurer anonyme, d’aimer ce que l’on fait et de ne pas s’en vanter. C’est bien d’être bienveillant(e) sans nom. Cela ne vous rend pas célèbre, cela ne fait pas paraître votre photo dans les journaux. Les politiciens ne sonnent pas à votre porte. Vous n’êtes qu’un être humain créatif vivant dans l’anonymat, et en cela il y a richesse et grande beauté.
Jiddu Krishnamurti / Extrait de Think of these things

HEALING ALIGNE

L’une des choses les plus confrontantes pour moi a été de reconnaître que la guérison doit être intentionnelle, on doit la vouloir. Ce n’est pas comme si un jour toute votre souffrance allait disparaître comme par magie. La guérison est une pratique, Vous devez décider que c’est ce que vous voulez et le faire activement. Vous devez en faire une habitude. Une fois que j’ai appris et compris cela, je n’ai fait que regarder derrière pour réaliser combien j’avais avancé. – noorskitchen

Le thème de la guérison poppe partout autour de moi par le biais de certains proches sous diverses formes ces jours-ci. Ça doit être la Cura qui s’en vient à grands pas.

Car si la souffrance appelle la guérison, on dirait qu’à l’inverse la guérison appelle aussi la souffrance. Le désir de guérir me semble proportionnel au niveau de souffrance vécu: ainsi, plus on souffre, plus on veut s’en sortir, plus ça fait mal, plus on recherche un soulagement quelconque. Qu’on parle de douleur physique, psychologique ou spirituelle.

Je mentionne le volet de la souffrance spirituelle car il me semble que nous sommes en déficit de sens ces temps-ci et que cela fasse mal au coeur et à l’âme. Je crois d’ailleurs que l’on interprète à tort les problèmes de santé mentale actuels, ou du moins trop centrés sur le mental. Je crois que la souffrance mentale environnante cache davantage une crise de spiritualité.

On cherche sa place ci-bas en ce monde vite vite vite et déboussolé, on se demande ce que l’on fait ici. D’où l’on vient, où on l’on va, ce que nous sommes et faisons ici. Et autres petites questions du genre.

Je trouve fascinant le fait que si peu de gens se demandent ce que nous faisons sur cette planète.
La plupart d’entre nous avons accepté le cycle boulot–repas-divertissement-dodo et ne semble pas avoir de désir d’une compréhension plus profonde de notre raison d’être dans l’univers.

Moi aussi.

Bien sûr qu’entre les questions, il faut bien vivre et gagner sa croûte. Mais on semble se faire engloutir par les diverses activités du quotidien jusqu’à en oublier complètement les grandes questions fondamentales.

Évidemment, on doit trouver l’équilibre entre le questionnement existentiel et les choses du quotidien. Mais il me semble que face à l’inconnu, on a tendance à vivre au jour le jour et à ne pas regarder en avant, à ne voir qu’à court terme, mais davantage par peur de ce qui s’en vient que par zenitude. Il me semble que l’on se réfugie dans le présent mais plus par anxiété face à l’avenir que par une saine capacité à vivre le moment présent. Car ce qui est devant nous est inquiétant, questionnant du moins. Alors on regarde à courte vue.

Mais en même temps, il est possible – indispensable même – de vivre le moment présent tout en pensant et en préparant l’avenir. Pas vraiment le choix. Un pas à la fois en ne perdant pas de vue la cible un peu plus lointaine. Tendre vers.

Un pied dans le présent, un autre toujours en l’air se soulevant légèrement et marchant vers l’avenir. Un élan la vie.

Avançant tout en gardant le passé en tête et au coeur mais en arrière plan seulement. Savoir d’où l’on vient, apprécier le travail de nos ancêtres et tendre vers un avenir meilleur pour ceux et celles qui marchent dans nos pas.

Toujours un équilibre délicat entre vivre les deux pieds dans le présent et tendre doucement et légèrement vers l’avenir. Incertain avenir. Équilibre aussi entre se poser des questions sur le sens de la vie et simplement vivre. La profondeur de la légèreté d’être.

Délicat équilibre aussi entre chercher la guérison et décider de vivre le bonheur sans fouiller ad vitam aeternam dans ses bobos. On ne peut toujours ouvrir et ré ouvrir nos plaies. C’est le temps, et l’air, qui aident à guérir.

Une habitude alors la guérison ? Peut-être oui, Une décision en tous cas. Guérir les endroits en soi où le passé vit encore, ou l’on réagit au passé plutôt que de répondre au présent.

Une pratique en tous cas. La guérison est une forme de pratique spirituelle. Très pratique de considérer ainsi en effet. Un façon de vivre, un style de vie. Mais pour mettre cela en pratique et en développer une habitude intégrée, il faut être sincère, honnête et transparent. Il faut être ouvert à voir en toute honnêteté ce qui se cache en nous dans le prendre pour du cash. Et prêt à le laisser aller aussi.

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« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.

Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.

Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.

On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.

On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.

En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.

On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.

Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »

– Marguerite Yourcenar, Les yeux ouverts

via Robert Potvin via Ariane Laberge merci !

COUCOU CURA

Dans plusieurs langues, Cura signifie guérison. Healing en anglais. Et la guérison est un parcours individuel autant qu’un chemin de multiples générations au sein de plusieurs cultures. Tout un voyage que cette guérison. Un chemin transgénérationnel, un travail ancestral. Des sept générations qui nous ont précédé, comme des sept à venir.

Dans quelques jours, avec un groupe d’ami(e)s de la route, nous entamerons un processus de guérison et de célébration nommé Cura.

3 jours de chants, de silence, de dévotion, de discipline, de plongée en soi, de méditation et d’introspection en musique.

3 jours pour marquer une coupure du quotidien, des enjeux sociaux, des médias et des séductrices promesses électorales pour revenir au questionnement du Grand Google intérieur, l’ultime, l’essentiel.

On dit qu’en cette vie, on n’en a jamais terminé avec la guérison, car jamais complète ni définitive ni terminée cette guérison. La vie, qui est la voie, est un constant processus de guérison. La guérison est le chemin, un chemin de guérison. La nôtre comme celle de nos ancêtres et de nos enfants, la guérison du monde autour. Celle de la terre aussi, celle qui prend place depuis toujours, à tout jamais comm celle qui se déploie en ce moment.

On dit que la guérison consiste principalement à mettre de l’amour là où, jadis, il y a eu blessure, traumatisme et douleur, injecter de la lumière là où règne l’ombre et la noirceur, à oser le courage là où prime la peur.

La guérison est un gros mot. Tel que le suggère l’affichette ci-haut, parfois on pense que l’on ne pourra vivre pleinement que lorsqu’on aura guéri toutes ses blessures, tous les bobos de notre coeur et de notre âme.

Mais peut-être que la guérison n’est rien d’autre que le long et lent processus d’apprendre à vivre notre humanité au quotidien, dans la simplicité et avec humilité.

La guérison c’est peut-être simplement faire face à ses peurs et à ses limites, oser se regarder en pleine glace et en pleine face. C’est probablement simplement faire chaque chose que l’on fait avec présence, dans le moment, à chaque moment. Et accepter que lorsque de vieilles choses du passé nous reviennent au visage, on les regarde, on les accepte et on les dénoue.

Viva a Cura !

PARDONS ILLIMITÉS

Une Prière Bouddhiste du Pardon:
Si j’ai blessé quiconque, de quelque manière que ce soit, consciemment ou inconsciemment, à cause de mes confusions, je demande pardon.

Si quiconque m’a blessé, de quelque manière qui soit, consciemment ou inconsciemment, à cause de ses confusions, je lui pardonne.

S’il existe une situation actuelle dans laquelle je ne peux pas encore pardonner, je me pardonne pour cela.

Pour toutes les fois où je me suis blessé(e) moi-même, me suis nié(e), ai douté de moi, me suis diminué(e), me suis jugé(e) ou que j’ai été indélicat(e) envers moi-même , à cause de mes confusions, je me pardonne.

Selon Luiz Mendes, l’humilité est le symbole de la noblesse.

Importante prière que celle ci-haut je trouve. Intention noble.

Car utile, indispensable même, d’investiguer si, consciemment mais fort probablement inconsciemment, actuellement nous blessons autrui par nos gestes ou nos propos, ou si nous avons blessé autrui dans un passé plus ou moins récent.

Car, du coup, en blessant autrui, on se blesse soi-même. Chaque jugement, chaque pensée négative, chaque disqualification de quiconque en dehors de soi comme en soi nous rapetisse, nous heurte, nous hypothèque, nous ratatine le coeur. Et tout le monde est susceptible de le faire.

Alors pardonner. Pardonner autrui, comme se pardonner soi-même. La même chose au fond. Car nous c’est les autres, et les autres sont nous.

On dit que nous sommes tous et toutes connecté(e)s. Si cela s’avère, tout ce que nous pensons, sentons, faisons aura inévitablement des répercussions en dehors de soi.

Souvent on blesse les autres sans même s’en rendre compte. C’est en ce sens que la prière ci-haut est importante. Pour les au cas ou… Car on est souvent inconscient(e) de la répercussion de nos pensées et de nos gestes sur autrui. Comme sur soi-même.

Si on ne peut éviter certaines pensées, quand même important d’en prendre conscience et de les laisser aller. Car souvent par l’inconscient que le moins beau stock se révèle. Dans les rêves, par les gestes manqués, par les oublis, par les paroles qui poppent de travers.

Alors ce matin, pardon le monde. Pardon pour les zones d’ombres, pardon pour la négligence. Pardon pour la manque de soin.

Et ci-bas, un prière riche de sens, suivie d’une mise en garde éclairante.

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Dès maintenant, je laisse aller tous les ressentiments liés aux expériences passées.
Je laisse aller et je pardonne à toute personne qui a pu me blesser.
Je laisse aller et je pardonne à toute institution, entreprise ou gouvernement qui a pu porter atteinte à ma vie.
Je choisis de pardonner tout en me sentant en sécurité et protégé(e).
Je pardonne et j’impose mes limites à chaque fois que cela est nécessaire.
Je pardonne la vie, Dieu ainsi que l’Univers, pour tout type de situation actuelle ou passée dont je me sens ou me suis senti(e) victime.
En ce moment même, je choisis de laisser se dissoudre tout sentiment d’injustice, de deuil, de colère et de tristesse.
Je me pardonne pour toute erreur que j’ai pu commettre ou pour toute opportunité que je n’ai pas su saisir.
Je me libère de la culpabilité et je boucle toute action ou pensée qui ne soutient pas la vie.
Je laisse et laisserai le pardon nettoyer chaque cellule de mon corps.
Mon Esprit prospère pardonne à tout et à tous et toutes de façon inconditionnelle car tous et toutes méritent de ressentir la paix intérieure et le bonheur.
Cette paix est ma propre essence et je lui permets de s’exprimer.
Je laisse et laisserai le pardon désintoxiquer et purifier chacune des cellules de mon corps.
Toutes les personnes et les expériences de ma vie m’ont apporté de grandes expériences d’apprentissage. C’est pourquoi je remercie tout ce que j’ai vécu et tous ceux et celles qui ont contribué à ma propre croissance.
Je pardonne aussi ma famille, mes parents et mes ancêtres pour toute forme de souffrance qu’ils ont pu m’imposer ou me transmettre. Ma paix intérieure est supérieure à tout attachement, émotions et rancune antérieurs ou actuels.
C’est grâce à la libération de ces sentiments et de ces ressentiments que je peux me libérer totalement de toute victimisation et me dégager de mon histoire personnelle antérieure.
À partir de maintenant, j’assume l’entière responsabilité de ma vie afin qu’elle m’apporte bonheur et plénitude.
Mon Esprit est complètement engagé dans le moment présent et la présence afin de créer la vie, la prospérité et l’abondance que je souhaite et mérite et que je souhaite à tous et toutes.
Graduellement, et de plus en plus, je laisse grandir et s’étendre la gratitude en mon for intérieur, rendant chaque cellule de mon corps plus vibrante, apportant guérison, purification et sobriété à mon esprit supérieur et à mon corps.
Je laisse cette gratitude s’étendre au-delà de mon corps physique pour aider à guérir les gens, les animaux et l’environnement autour de moi.

Ainsi soit-il

– André Lima (via Pad. Ze Ricardo, CDD)

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Vous devez prendre conscience des effets que produisent dans le monde invisible vos états psychiques bons ou mauvais.
Si vous ne le faites pas, tant pis pour vous, un jour vous serez obligé de constater tous les dégâts que vous avez commis.
Quand vous arriverez de l’autre côté et qu’on vous dira:
«Regarde, par ta faute ce crime a été commis, cet accident s’est produit»,
vous aurez beau protester que vous n’avez jamais fait tout ce mal, que vous n’avez jamais volé, que vous n’avez jamais tué,
on vous répondra: «Oui, peut-être, mais tes pensées et tes sentiments ont influencé d’autres personnes qui, à cause de toi, ont fait ce mal. On n’est pas seulement responsable de ses actes, on est également responsable de ses pensées et de ses sentiments, car ils agissent dans le monde invisible comme des forces capables d’entraîner les êtres vers le bien ou vers le mal.

– Omraam Mikhaël Aïvanhov

AVÉ RITÉ

Il y a beau avoir des tonnes d’informations disponibles out there, la seule vérité essentielle ne se trouve pas dans un écran, sur du papier ou dans la bouche d’autrui.

On doit se fermer les yeux pour la chercher et la trouver. En fait on ne doit pas vraiment la chercher, on doit la laisser émerger, monter d’elle-même ou descendre si on préfère, selon notre point de vue.

Car on aura beau parcourir les sites les plus pointus, ou les sources du deep web le plus profondes, la vraie vérité, celle qui compte, celle qui comble, la quête ultime, ne se trouvera jamais à l’extérieur de soi. Car le monde extérieur n’est toujours qu’une représentation de notre monde intérieur. La seule vérité qui étanchera notre soif profonde est celle qui se trouve au-delà des mots.

Car j’ai beau souligner la supériorité de l’écriture sur la parole comme je l’ai fait il y a quelques jours, j’ai beau faire bla bla ici plusieurs jours par semaine, je considère le silence toujours supérieur aux mots. Les mots ne peuvent faire que se révéler le silence. C’est pour cela que je m’arrange, avec ma gang de silencieux/ses de la Tribu, pour partager le silence 5 fois pas semaine. Ma connaissance ultime.

Car dans le silence, pas de communication mais de la communion pure. Dans le silence, pas d’incompréhension, que la même longueur d’ondes, même si chacun chacune est apparemment chacun chacune dans sa petite bulle. Tous et toutes dans la même grande bulle de silence la vie.

Et quand on parle de faire ses recherches comme on nous l’a tant suggéré depuis quelques années, les vraies trouvailles ne se trouvent pas au bout de nos doigts, ni même au bout de son nez. Non, la vérité vraie ne peut que se cacher en soi. Et comme on dit, Google n’a pas réponse aux questions les plus importantes. Genre : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Pourquoi la vie ? Genre.

De toute façon, il existe tant de sources d’informations diverses et différentes et contradictoires ces temps-ci que la vérité out there se trouve noyée tel un poisson dans l’eau céant. Il y a de tout et de tous les genres au bout de nos doigts et plein nos yeux, tellement qu’on ne sait plus ni ne voit. On nous en met tellement plein la vue qu’on se trouve aveuglé(e)s et tout mêlé(e)s. On peut se perdre complètement à chercher le vrai en dehors de soi. Et d’ailleurs, le vrai de l’un est le fake de l’autre.

Mais pour faire la vraie recherche, la seule qui compte, la seule qui nous comblera, il faut fermer les yeux, il faut faire silence, il faut arrêter de chercher en dehors de soi.

Car nous sommes déjà assis(e)s sur la réponse, les réponses qui comptent pour notre âme et notre coeur, elles vivent déjà en nous. On les aurait déposer en notre coeur à la naissance. La clé y est cachée.

Alors on doit laisser émerger le signifiant, et être patient(e), arrêter de courir, et ne pas trop vouloir. Car comme un fruit, on ne peut tirer tant que ce n’est pas prêt, tant que ce n’est pas mûr. On peut s’occuper du terrain autour de son arbre, nourrir la terre mais on doit surtout savoir attendre patiemment, sans but et lorsque le temps sera venu, le fruit tombera de lui-même, les fleurs apparaîtront. Pas via notre écran, pas dans la tivi. En soi. Maintenant. Ici. Car toujours qu’ici, et maintenant. À jamais. Depuis toujours. Juste ici, là là.

Bonne (en) quête et bonne patience.

HEIN ? CONSCIENTS ?

La plupart du mal en ce monde résulte du fait que les humains sont en général désespérément inconscients.
– Carl Jung

On dit que nous, terriens, possédons toutes les ressources pour que tout le monde mange à sa faim, que tous et toutes soient logé(e)s et que tous les besoins de notre monde soient comblés. Mais on investit tant dans la guerre, la destruction, la pollution, la surconsommation. Ça en est décourageant.

Pourquoi nous demandons-nous ? Question à milliards de bidous.

Probablement en partie parce que l’on se sent séparé(e)s du reste du monde, alors certains s’en accaparent trop, et s’abandonnent à leur avidité.

Probablement parce qu’on se sent déconnecté(e)s de notre mère terre, alors on l’abuse et l’exploite à outrance sans réaliser que c’est à nous que nous nuisons.

Probablement en partie parce qu’on a peur de mourir, alors on accumule les bébelles comme si ça éloignait la mort.

Essayer d’être heureux en accumulant des possessions est comme essayer de combler sa faim en se collant des sandwichs sur le corps.

Probablement parce qu’on ne se connait pas assez, trop habitué(e)s à se divertir plutôt qu’à s’investir.

Probablement en partie aussi parce que nous sommes encore des animaux, même si sociaux, qui ont peur de mourir de faim, alors on se gave à mort. Plus de gens meurent désormais de surpoids que de faim dans le monde. On mange à mort.

Mais au final, malgré une parfaite imperfection, probablement que le monde ne tourne pas tout à fait rondement parce que nous sommes inconscients, ou moins que plus conscients. Il nous manque des bouts de conscience. On ne saisit pas tout, de soi comme du monde. On n’inclut pas tous ni toutes dans notre vie. On s’exclut du monde, le plus grand monde que petit soi.

Comme l’impression qu’il nous faudrait aller en soi pour revenir aux sources. Pour voir plus grand, pour se situer dans le monde. Car le monde entier est en nous.

Nous nous prenons peut-être pour le nombril du monde, mais nous n’avons pas conscience du reste du corps du monde, le coeur du monde. Il nous faudrait retrouver notre juste place dans le monde. En toute humilité, en pleine conscience pour de vrai.

Certains aiment se dire conscients(e)s et disent pratiquer la méditation de la pleine conscience. Mais à mon humble avis, la pleine conscience passe inévitablement par la réalisation de notre inconscience. En éliminant nos zones d’ombre, on finit par voir la lumière. C’est en prenant conscience de sa propre inconscience que l’on devient conscience.

On dit que le chemin vers la conscience en est un long et plein de détours. On ne peut y aller qu’un pas à la foi, et comme j’aime dire, chaque pas dans la foi.

Ma foi du bon Dieu, marchons notre parole.

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L’éveil de l’humanité se fait par étapes individuelles, la prochaine étape est la révolution de l’amour – la révolution de la force vitale. L’amour est la force qui anime toutes les belles choses, créatives et joyeuses qui composent le monde. Ces qualités peuvent être encore plus développées dans notre société. Ce sont les énergies qui rendent notre planète vivante et devant lesquelles l’obscurité se retire.

Quand nous libérerons tous l’énergie de l’amour en nous, l’humanité découvrira pour la deuxième fois dans son histoire le feu. Nous sommes maintenant tous invités à faire de la terre un reflet vivant du ciel. Un petit fil de lumière se transformera en une lumière céleste. Car nous sommes tous nés en tant que lumière, et nous allons tous nous en rappeler.“

– Christina von Dreien

ÉCRITS : CRIS CHUCHOTÉS

Citation via mon amie lutine.

En effet, quand on écrit, il n’y a aucune distraction, aucune séduction. Notre vérité toute nue. Notre âme en vue. On ne peut voler la vedette à nos mots. Avec nos doigts et notre coeur, on se dépose, mots noirs sur écran blanc, et on dévoile ses pensées, ses émotions, ses tripes, son coeur et son âme à la vue du monde entier.

C’est gratuit, c’est ouvert, c’est offert, c’est tout cru, que les gens nous croient ou pas. Et nous, nous sommes tout cuits car on s’expose le coeur au malentendu et aux jugements d’autrui. Nos mots se mettent à la merci de tous et toutes. À la grâce des yeux, d’autrui.

Lorsqu’on parle, on peut se cacher derrière les mots, on peut tenter de rationnaliser, de surexpliquer, de faire du bruit pour faire avaler les mots, on peut tenter de convier par le biais du corps, le sens de ses mots. On peut tenter de démontrer ce que l’on veut dire en gesticulant, en enrobant nos mots de sparages.

Quand on parle et qu’on gesticule, on tient les autres captifs, on pervertit – plus ou moins – nos paroles, on leur fait du bruit. Et souvent on étouffe le silence. Quand on écrit, on peut mettre de l’enrobage autour de nos mots pour se dégêner. Nos mots sont offerts at large, grand ouverts, grands et ouverts à tous et toutes. À l’écrit, nos mots s’offrent tout nus.

Par l’écriture qu’on pénètre le mieux les gens en effet. À condition qu’ils et elles se laissent pénétrer. Très respectueux l’écriture. On offre et le monde dispose. Ou la plupart du temps pas. Car la grande majorité des mots que l’on publie, poste et imprime ne sont pas lus. Ça requiert beaucoup d’humilité écrire. On dépose et le monde dispose. Comme dans le terme anglais disposal qui veut dire détruire ou se débarasser de. Car oui, souvent nos mots ne trouvent pas preneurs.

Quand on écrit, on ne donne pas ses mots, on les offre. Message in a bottle chantait le poète.

Par l’écriture qu’on pénètre le mieux les gens, mais par la chanson aussi. Quand on chante devant les autres, pour les autres, on offre sa voix, qui se veut une courroie directe de son coeur vers le coeur des autres. Donc on ouvre son coeur à tous vents, à toutes oreilles. Et à la grâce de Dieu.

Les mots noirs sur le papier blanc – ou de plus en plus sur l’écran – c’est notre âme toute nue présentée au monde, dévoilée, démaquillée. Et la plupart du temps ignorée.

Alors ce matin, voici mes mots, que vous lirez, ou pas.
Et de toute façon, ils ne sont pas vraiment mes mots non plus, ils ne sont que les mots qui ont choisi de sortir ce matin. Les mots les plus pressés de sortir de ma tête, mon coeur et mes doigts, ceux qui se sont rendus jusqu’à vous. Mais pour la plupart, ces mots ne seront pas lus, ni entendus. Et cela est juste et bon. Les chances statistiques que vous lisiez ces mots sont si faibles.

Et si nos mots ne sont pas lus, aucun problème. Car au fond, on ne parle toujours qu’à soi-même.

Vous, entendez-vous ? Vous entendez-vous ?