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MAIN TENANT CE MOMENT

Regardez bien l’image…

Mémoire, de ce qui a été, de ce qui était jadis, de ce qui fut, ou du moins de ce qu’on veut ou peut s’en rappeler et souvenir.

Imagination, de ce que l’on aimerait, ou de ce que l’on aurait souhaité qui soit.

En fait, même la mémoire est une forme d’imagination. On garde les souvenirs qui nous plaisent, qui nous font nous sentir bien en lien avec notre histoire.

Si on pense surtout pouvoir créer notre avenir, en fait, on recrée souvent aussi notre propre passé. Ce qui contribue à définir – encore et encore – qui nous sommes aujourd’hui. Right now, now here.

On dit que si nous sommes déprimé(e)s ou nostalgiques, c’est qu’on vit dans le passé et si nous sommes anxieux ou angoissé(e)s, c’est qu’on vit dans l’avenir. Ça fait du sens non ?

Ainsi, la seule solution consiste à vivre le moment, à vivre dans le présent. Grand cadeau que ce présent, que celui d’arriver à vivre (de plus en plus) dans le présent. Mais même si ça sonne simple, ce n’est pas toujours facile. Trop simple peut-être et nous on aime ça quand c’est compliqué. Ça nous fait sentir vivant(e).

On dit d’ailleurs que nous ne sommes que cet instant, que ce moment. Celui qui passe, vite, et toujours, sans cesse, ce moment qui fuie et qui fuit. Ce moment qui se perd sans coupure dans le prochain, ce qui fait que nous ne sommes qu’une suite de moments présents qui se succèdent.

Au fond, nous ne sommes qu’une suite de moments présents qui coulent les uns à la suite des autres.

Nous sommes le/la spectateur/trice qui regarde défiler le fil des événements, ainsi et surtout peut-être le film de nos pensées. Pensées qui roulent, circulent, reviennent sans cesse, souvent les mêmes d’ailleurs. Petites fenêtres qui encapsulent le vaste monde dans notre si petite tête. Même quand on dort, les pensées se transforment en rêves ou en cauchemars car on n’a plus alors de choix quant à ce qui réussit à émerger du fin fond de notre boîte à pensées.

Simple la vie quand même. Qu’un instant, qu’un moment à la fois, à regarder défiler le temps en nous, devant nous, partout, tout le temps. Le temps qui passe, qui roule et qui déroule.

Quant au concept de réalité, on doit continuer à regarder car rien de très précis en ce sens. On semble voir et vivre chacun chacune sa propre réalité. Le monde est probablement plein de différentes réalités qui cohabitent, se juxtaposent et parfois s’entrechoquent. Chacun sa petite fenêtre pour regarder vivre le grand et vaste monde.

Mais en ce moment, que ce moment, qui est déjà passé et qui se fond dans le prochain, et le prochain et le prochain…

Moment, moment, ton fils passe de très bons moments…

NOUVEAU MONDE

Ce matin, je poste les mots des autres. Ceux de Christiane Singer, ci-haut. Mais surtout ceux de Jodorowsky, ci-bas. Percutants de justesse, d’actualité. Des mots qui donnent espoir en ces temps un peu troubles pour dire le moindre.

Un temps de chaos qui nous demande de nous ré-inventer, nous re-définir car le monde doit changer plus que jamais auparavant. Ce monde qui chauffe, qui brûle et qui s’assèche. On doit rester juicy.

Bonne lecture.

La troisième guerre, la dernière, la spirituelle…

Tellement prédit par les civilisations anciennes.
La fin de la franc-maçonnerie.
Le début de la puissance de l’âme.
Nous sommes dedans.
Tout se déplace en accord avec les lois de l’Évolution.
Des purifications collectives sont en cours, donc l’élimination permanente des mémoires de douleur de l’Akasha de Gaya.
Et de nous tous.
Ce mécanisme comporte des libérations d’énergie intenses (malaises physiques et émotionnels différents).
C’est un événement qui va changer pour toujours les fréquences de ce monde.
Ce qui se passe n’est pas quelque chose de «gérable» par l’être humain, ce n’est pas une chose qui peut être arrêtée ou opposée.
Nous pouvons l’accepter ou le rejeter.
Si nous l’acceptons, nous deviendrons l’instrument du changement.
Si nous le refusons, nous aurons de plus en plus de difficultés.
La puissance créatrice de l’univers, dont nous faisons partie active, exécute ce qu’elle doit pour nous ramener dans le bon cap.
Si nous nous appuyons sur les intentions les plus propres de notre cœur et de notre âme, nous pouvons devenir un outil évolutif.
Nous vivons des journées très lourdes sur le plan énergétique (qui induisent la mélancolie, la colère, la tristesse, l’apathie, la peur) simplement parce que… «les couvercles» ont été enlevés.

L’obscurité n’a plus d’abri et doit se montrer.
Chaque âme est obligée de faire face à elle-même, à son karma.
Avec sa propre responsabilité comme manifestation divine dans cette densité terrestre. Nous sommes tous appelés à l’introspection.
Et pas seulement.
Ce que nous choisissons d’être maintenant est essentiel, car il mettra les bases des prochaines étapes sur lesquelles construire les transformations nécessaires pour ancrer le Nouveau Monde.
Le passé de cette planète termine le cycle de guérison Karmique.
Le printemps ouvre les portes à de nouvelles solutions, car «l’ancienne» façon de vivre ne peut plus se tenir debout.
Les autels tombent.
Le pouvoir connaîtra l’humilité.
Cela se produit déjà au sein de grandes institutions, la conscience est littéralement en train de briser les barrières qui l’opposent.
C’est une bataille, c’est la troisième guerre.
Et c’est la dernière.
Plus jamais combattue avec les armes, mais affrontée par les plus anciens adversaires : la peur et l’amour.
C’est de ça que nous sommes impliqués.
Si nous sommes ici maintenant, c’est parce que nous avons choisi d’en faire partie.
Chacun comme bon lui semble.
Ne retenez pas vos émotions parce qu’elles sont intenses, surtout pour ceux et celles qui perçoivent en profondeur ces changements vibratoires.
Le corps vit tout ça.
Aimez-le encore plus.
Cherchez plutôt la tranquillité, le silence, la solitude, l’accueil en vous des ouragans que vous ressentez dans l’esprit.
Et même si vous ne les comprenez pas souvent, soyez sûr qu’il est maintenant impossible de comprendre rationnellement ces sautes émotionnelles, qui nous touchent de si près.
Nous guérissons des siècles et des siècles…. et des siècles de blessures profondes en nous.
Les informations de douleur qui sont devenues des mémoires en nous et dans le collectif, au point de devenir une grille, dans laquelle tout est resté intact… sachez qu’elles s’effacent définitivement maintenant.
Chaque douleur qui a touché ce monde, pendant des millénaires, chaque injustice, chaque mensonge, littéralement «disparaît» de cette réalité.
Ayez confiance en ce qui se passe même si vous ne pouvez toujours pas le voir concrètement de vos propres yeux… des changements incomparables et magnifiques se produisent dans le subtil.
Ayez de la vérité dans le cœur et de la force à la faire avancer.
Ayez de la cohérence avec ce que vous ressentez, et défendez votre identité divine.
Protégez-vous des injustices avec la détermination que seule l’âme éveillée connaît.
Soyez Lumière.
L’heure n’est plus à l’omerta et à la résignation.
Nous franchissons les portes d’un rééquilibrage qui n’admet plus aucune fuite de nos responsabilités.

– Alejandro Jodorowsky

PRIÈRE DE DÉGUSTER LE MYSTÈRE

Pries comme un(e) amoureux(se), pas comme un(e) mendiant(e).

J’aurais voulu traduire par pries comme un aimant pas comme un mendiant, pour la rime. Car j’aime le mot aimant. Ça sonne comme aimer, plus dégagé qu’amoureux(se). Ça suit davantage les lois de la nature. Soit ça attire quand c’est complémentaire, soit ça repousse quand c’est trop semblable.

Le terme aimant – ou aimante car c’est dans l’air du temps – me semble relever davantage de l’amour, du coeur, de la vie, de la beauté, du don de soi qu’amoureux(se). On n’a jamais vu de chicanes d’aimant(e)s. Soit ça clique, soit ça schlike.

Si un(e) aimant(e) peut attirer, ça peut tout autant repousser. Un(e) aimant(e) c’est tranché(e), c’est clair(e), c’est un ou l’autre. On sait à quoi s’en tenir avec un(e) aimant(e). Comme avec l’amour authentique et sans compromis qui ne peut tolérer la fausseté et la manigance, le non authentique. Car un(e) aimant(e) ne fait pas qu’attirer et faire venir vers lui, ou elle, ça claire, ça dégage, ça émane une forte énergie non ambigue. On sait à quoi s’en tenir avec un(e) aimant(e).

Je sais que tout comme George Carlin (voir c-bas), nous sommes plusieurs à entretenir des doutes au sujet du concept et de l’acte de prière. Nous sommes resté(e)s accroché(e)s sur les prières forcées de notre enfance catholique. Car dans le sens traditionnel du terme, la version mendiante, tout le monde passe ses commandes à Dieu le Père (ou Déesse la mère) puis attend. Passifs devant le divin destin, soit on est satisfait(e), soit on est déçu(e).

Sauf que nos milliards de prières contradictoires pourraient avoir comme conséquences de déranger sérieusement le plan divin si elles se manifestaient toutes. Et de toute façon, lequel des millions de divinités a le contrôle du divin remote ?

Ainsi, soit on fait confiance que tout ce qui arrive est divinement orchestré et parfait tel quel, alors on accepte, soit on relève ses manches et on s’arrange pour les choses se passent.

Personnellement, après quelques années, je redécouvre une nouvelle forme de prière, ce qui me semble le sens profond et authentique de la prière. La forme de prière qui apprécie et qui exprime sa gratitude et sa reconnaissance car nos voeux sont déjà exaucés. Je découvre une forme de prière qui accepte tout ce qui arrive, même si ce qui semble contre-productif et négatif sur le coup. Car si ça arrive…

le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d’accepter celles que je ne peux changer, et la sagesse d’en connaître la différence. 

J’ai appris, grâce à la méditation et notamment grâce aux mots d’Osho qui nous présente la prière autrement, que la prière est un état de grande réceptivité, une disposition d’ouverture face à la vie et à ses multiples manifestations, un émerveillement devant le grand mystère qui se déploie à chaque instant devant nos yeux et en notre coeur.

Je réalise que la prière est un remerciement plus qu’un souhait ou une demande, une profonde acceptation de ce qui est comme le courage et l’audace de tenter d’améliorer les choses pour les gens autour de soi. Marcher sa parole. Et à la grâce de Dieu, ou de quoi que ce soit qui manigance tout ceci, comme tout cela.

Quand je prie pour quelqu’un, je ne fais que porter cette personne en mon coeur, la border en mon for intérieur, je ne fais que penser à elle en souhaitant qu’elle puisse accepter totalement ce que la vie lui offre. Pas envie de m’aventurer à passer une commande en son nom.

Je prie, j’ai appris.

Merci, et je vous en prie.

Ci-bas, quelques mots d’Osho justement au sujet de la prière.

Et ci-bas, la clé de l’harmonie, qui me semble une forme de prière éclairée et émanante. Prière que nous récitons dans nos cérémonies.

Je souhaite l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice à tous mes soeurs et frères. 

Avec les forces réunies des vibrations silencieuses de nos pensées, nous sommes forts, sains et heureux, constituant ainsi un lien de fraternité universelle. 

Je suis satisfait(e) et en paix avec l’Univers entier, et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes. 

Je rends grâce au Père invisible d’avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice entre tous ses enfants. 

Ainsi soit-il. 

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Oncle Georges.

OFFRONS DON

Pas qu’on veuille absolument qu’il reste quelque chose de soi. Car qu’est-ce que ce petit moi de toute façon ? Mais plus on donne plus on apprend que le simple fait de donner est gratifiant. Sans promesse de gain en vue, que du don pur. Dondainelaridaine. Donner pour le simple plaisir de donner. Peu importe ce que l’on donne, que ce soit du temps, des choses ou soi-même. Car quand on donne, on se sent connecté(e)s, quand on donne on reçoit.

Ou dit aussi : tout ce que tu gardes, tu perdras, tout ce que tu donnes tu posséderas à jamais.

Donner ou prendre ? Telle est la question, telle est l’une des questions du moins. Mais la vie se distingue-t-elle vraiment entre donner et recevoir ? Car lorsqu’on donne, on reçoit encore plus. En fait, c’est quand on donne qu’on reçoit le plus. Alors on ne peut pas vraiment parler de donner et de recevoir en quelque sorte, on ne peut que laisser passer à-travers soi.

Car que peut-on donner quand nous sommes toutes et tous né(e)s les mains vides ? Et avec quoi repartira-t-on de toute façon ? On quittera cette terre les mains vides comme nous y sommes arrivé(e)s. C’est le coeur qu’on doit remplir, le nôtre comme celui des autres. Et le fait de donner possède cette qualité.

Quand on laisser aller quelque chose – ce qui est de toute façon souvent déjà dépassé et passé date – ça fait de la place pour du nouveau, pour du renouveau. On tasse le vieux pour faire place à du neuf. Même s’il n’y a pas de garantie. Car il n’y a jamais de garantie, jamais rien de certain avec le fait de donner. Tout est à possible, comme rien. Sans certitude aucune. Et il faut donner le temps au temps.

On te demande de laisser aller tout ce que tu as toujours su pour que tu puisses recevoir tout ce que tu as toujours demandé.

Le simple acte de donner est en soi déjà suffisant. Donner au suivant, donner pour la vie coule, donner pour le simple plaisir de partager, simplement parce que la vie nous a déjà tant donné, tant nous a été donné. Du moins prêté pour un bout de temps.

Et éventuellement, tout doit partir, tout doit quitter, une grande vente de liquidation la vie ! Important de savoir quand laisser aller. Et on sait que c’est le bon moment quand le don s’accompagne de liberté plutôt qu’un sens de perte.

Tu vas savoir que quelque chose est complété quand tu le laisses aller et que tu ressens de la liberté plutôt qu’une perte.

Et comme on dit, donne ce que tu aimerais recevoir. Et on verra bien ce que la vie redonnera en lieu et place. Car elle donne et redonne toujours. Comme l’air qui remplit nos poumons, comme la terre qui nous nourrit, comme chaque jour qui se remplit de nouveau.

On dit que dans la vie, il y a ceux qui donnent, et ceux qui prennent. Mais probablement que tout le monde se perçoit comme des donneurs/ses. Car tout le monde donne un peu et reçoit beaucoup. Et on reçoit tous et toutes plus que l’on donne. Car on ne fait que passer ici. On passe en cette vie et on laisse les choses se passer et nous passer à-travers.

Fais la différence entre ceux qui restent pour nourrir la terre et ceux qui viennent pour cueillir les fruits.

Offrir est au don ce que recevoir est à prendre. Au fond, on n’a pas vraiment rien à donner, on ne peut qu’offrir et ceux et celles qui en veulent et en ont besoin accepteront notre don, ou pas. Comme on n’a pas à prendre, on n’a qu’à accueillir. Car de toute façon, cueillir avant que les fruits ne soient mûrs n’est pas accueillir, c’est cueillir de force.

En ces temps particuliers, très probable que nous devrons apprendre à prendre moins et à donner/offrir davantage. À cueillir moins et à accueillir davantage.

Car du give and take la vie. À prendre ou à laisser.

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N’ayez pas peur. Tout ce que vous perdrez ne valait pas la peine d’être gardé.
– 0sho

TI JOE L’IGNORANT

N’accumulez pas de connaissance à partir de mes propos. Cela ne vous aidera pas, au contraire cela va vous nuire. Car vous allez croire que vous savez, alors que vous ne savez rien. Demeurez toujours conscient(e) de votre ignorance, parce que l’ignorance recèle des possibilités mais la connaissance aucune.
– Osho

À force de lire au sujet de la conscience, de l’illumination, de la spiritualité, de la connaissance de soi et autres intéressants sujets philosophico-ésotérico-spirituo-évolutifs, de se taper des mêmes intelligents, ou d’écrire des chroniques éclairées ou éclairantes 😉 on en vient à penser que l’on en sait quelque chose en la matière. On accumule des connaissances, et on les régurgite. Et on pense savoir.

Alors que l’on n’en sait jamais vraiment rien. Pas vraiment. On ne fait que faire sienne l’expérience des autres, leurs mots, leur point de vue, leur perspective, soit leurs idées sur la chose en question et on répète advitam aeternam. Coco veut un satori !

Qu’elles soient fondées ou pas ces affirmations, on n’en sait rien car ce n’est pas une expérience directe de notre part, mais si elles sonnent bonnes, on les accepte – ou pas, on les rejette – et ainsi on pense savoir. On se définit souvent par rapport aux connaissances et propos d’autrui. Soit en s’y conformant, soit en s’y opposant, ou en s’en démarquant.

On entend, on lit, on écoute ce que les sages, philosophes et grands penseurs disent, affirment et émettent et, à force de nous frotter à leurs enseignements, on en arrive à penser savoir quelque chose, ou quoi que ce soit. On se construit une pensée à propos de.

Mais au fond, on ne fait qu’acquérir de la connaissance empruntée, du stock de seconde main. Comme si on lisait des menus de restaurant ou des livres de cuisine en pensant savoir ce que goûtent les plats dont il est question. Ultimement, on restera sur sa faim, la tête pleine mais l’âme vide. À mâcher du prêt à penser.

J’ai Osho comme maître depuis une quarantaine d’années. J’aurais pu dire je suis disciple d’Osho, ou Osho est mon maître, ou je marche avec Osho. Mais à mon avis, toutes ces affirmations décrivent inadéquatement la nature d’une relation maître-disciple. La meilleure serait de dire que j’ai Osho au coeur.

En fait on dit qu‘il n’y a pas vraiment de relation maître-disciple, car on dit que c’est le disciple qui pense qu’une telle relation existe. On dit aussi qu’il n’y a plus personne du côté du maître. Des qu’en dira-t-on quoi.

Quand on a été accepté par un maître – car on dit que c’est le maître qui choisit le disciple et not the other way around car comment l’aveugle pourrait montrer la lumière à celui qui voit ? – on peut facilement – inévitablement ? – tomber dans une forme d’égo spirituel.

Wow, regardez-moi, je suis disciple de tel ou tel maître depuis tant d’années. Depuis si longtemps je suis ses enseignements.

À cet effet, j’aime les propos de Jed McKenna (à découvrir, maître radical américain) qui répondit à quelqu’un se présentant à lui et fier de plusieurs années de cheminement auprès d’un certain maître spirituel: soit que tu es très stupide ou que ton maître est un incompétent car après toutes ces années, tu n’as pas encore catcher la patente (ma traduction) ! Tiens prends ça mon disciple !

Et pas qu’en compagnie d’un maître que l’on puisse se gonfler l’égo car encore plus facile de le faire en clamant que nous ne suivrons jamais personne car sommes notre propre maître. Lol en masse. Maître de mes deux oui.

Tout ceci et cela pour dire qu’on ne sait jamais vraiment rien à moins que cela ne soit notre expérience personnelle.

Comme Osho nous disait souvent – à part que nous sommes principalement des ignorant(e)s qui s’ignorent comme ci-haut – la connaissance n’existe pas, il n’existe que l’acte de connaître qui se déploie au quotidien. Du moins c’est ce que j’ai compris de ses mots. Il me semble que la connaissance, comme l’amour et la conscience, ne peuvent être des choses ou des concepts, ils ne peuvent que se faire verbe, et se manifester qu’au présent de surcroît. Car le passé n’est plus et l’avenir pas encore et l’amour, la conscience et la connaissance se conjuguent très mal au passé complexe ou au futur simpliste.

Osho aimait nous dire également qu’il parlait principalement non pas pour nous inculquer de nouvelles connaissances, mais principalement pour occuper notre mental pendant que le vrai travail du transfert de l’essence fondamentale prenait place dans une autre sphère.

Un peu ce que je retrouve aussi dans le cadre de mon parcours au sein du Santo Daime. Pas de doctrine à apprendre par coeur, rien de nouveau à acquérir, que de la présence à appliquer, qu’un silence intérieur à cultiver et des chants à chanter de tout son coeur et en choeur avec les frères et soeurs. Que du délestage de ce qui bloque la lumière jamais absente, que du larguage de prétendue connaissance pour plonger dans l’expérience.

Alors cher(è)s ami(e)s et compagnes et compagnons du chemin vers nulle part ailleurs que now here, demeurons alertes au sujet de notre ignorance mes chers Ti-Jos et Jane ignorant(e)s du Gland Chemin ! Car la vie est – aussi – une grosse joke co(s)mique.

Aho bien bas et tourlou.

Come follow disait-il…

Yes I do répondis-je…

Et Sploush dans l’inconnu !

HABITONS NOTRE ÂME ET NOTRE COEUR

Être sur un chemin spirituel ne signifie pas aller quelque part, c’est occuper totalement l’espace où tu te trouves.
– Simone Nitzan

J’ai utilisé ce meme principalement pour jouer autour de l’expression chemin spirituel car ce thème me fait parfois réagir, parfois sourire. Comme si quelconque forme de vie pouvait ne pas être spirituelle, non habitée par l’essence du grand Esprit. Et qu’un chemin pouvait ne pas être spirituel, même s’il est ancré solidement dans la matière. Comme s’il y avait une claire frontière entre esprit et matière. Allo encore chère dualité.

Nous sommes nombreux à aimer nous considérer comme une personne hautement évoluée spirituellement. Encore un beau tour du petit moi on dirait bien. J’allais écrire ce cher égo – oups je viens de le faire – mais ce terme est si galvaudé, connoté négativement, craint même et utilisé à toutes les sauces que je tente de l’éviter désormais, préférant plutôt parler en termes de personnalité, de petit moi, d’humanité, de simplicité, d’arrogance et/ou d’humilité.

Comme si on pouvait vivre sans égo, comme si ce terme était un péché. D’ailleurs je trouve que le terme péché est également mal compris. Péché ne veut que dire erreur, comme dans essai, tentative de quelque chose de nouveau et, qui dit erreur dit possibilité d’apprentissage. Et qui dit processus d’apprenti sage dit inévitablement commettre des erreurs pour pouvoir apprendre de celles-ci. Pas vraiment d’autres façons d’apprendre à mon avis. Aucun parcours sans faute de toute façon. Et jamais de faute, que des leçons, et pas de leçon sans écart.

Pour en revenir au chemin spirituel, si on pousse la logique à son extrême, la destination finale et inévitable de ce chemin pour chacun(e) de nous, notre chemin individuel, réside dans la mort du corps physique. L’âge nous démontre cela en rappelant un à un(e) nos proches plus âgées, puis nos ami(e)s. Passage lors duquel on pense que notre âme, notre ptit bout du grand esprit, retournera enfin à la maison.

Mais pourquoi ne nous sentons-nous pas déjà – et toujours – à la maison ? La question se pose, et reste la plupart du temps sans réponse. Et c’est parfait ainsi car toute réponse risque d’être imposée par la peur de l’inconnu. Qui mourra verra bien, ou rien, ou pas.

Comment notre corps physique nous empêche de sentir cette connexion que nous rêvons retrouver une fois le corps largué ?

Pourquoi penser que lorsque nos poumons vont cesser de respirer et notre coeur de battre, que cela fera en sorte que l’on se sentira faire davantage partie de la vie ?

Si on ne sent pas déjà comme faisant partie intégrale du monde, pourquoi nous y sentirions-nous davantage dans l’au-delà ? Et l’au-delà n’est-il pas ici aussi ?

Voilà quelques petites banales questions qui me parcourent le cerebelum au vent de mes périodes de réflexion, de silence et de méditation. Jusqu’à ce que je me resaisisse et revienne à ma respiration. Car ça le plus vrai des chemins, un pas à la fois, une respiration à la fois.

Et possiblement des questions qui vous passent par l’esprit vous aussi à l’occasion.

Car c’est le propre de l’humain – coeur corps esprit et égo compris – de chercher du sens. Comme c’est la tendance chez plusieurs parmi nous de tendre vers un ailleurs meilleur, d’avancer constamment par en avant. Et de fait, de n’être jamais totalement ici, souvent sinon toujours quelques pas en avance sur soi-même.

On aime se penser évolué(e) spirituellement, OK je vais parler pour moi. On aime même se penser le plus humble. Voyez, je parle même de moi à la troisième personne qui exclut la personne qui tape. Aussi évolué que ça le chroniqueur de glands chemins. Comme si on s’en allait à quelque part alors que nous sommes simplement ici.

L’Égo spirituel est probablement l’une des taches – et tâche peut-être aussi je ne se sais trop car ça semble faire partie de la job de la connaissance de soi – les plus difficiles à faire partir sur le linge blanc de notre haute considération de soi-même.

D’un côté, nous doutons de nous-même au plus haut point – quel est le sens de la vie ? qui suis-je ? ou vais-je ? pourrais-je payer mon loyer ? – et de l’autre, pour compenser ? – nous devons avouer que nous ne savons absolument rien face au grand mystère et que parfois la peur nous assaille face à l’inconnu, face à l’infini. Et cela est parfait ainsi. Et juste et bon.

Suffit d’apprendre à vivre avec le doute. À vivre a bout de son nez, à courte vue car là que les choses se passent. Jamais dans la phase finale de l’hypothétique plan quinquennal de toutes sortes d’affaires. Surtout ces temps-ci, si incertains.

Alors marchons ce chemin lentement et en toute conscience, une respiration à la fois, chaque moment au bout de son nez, le coeur grand ouvert et l’esprit comme un parachute. Sans se tenir après quoi que ce soit, ni retenir quoi que ce soit qui nous bouille profondément à l’intérieur. À l’écoute. Car la petite voix est peut-être celle de Dieu qui nous chuchote à l’âme 😉

Et invoquons le grand esprit – la grande esprite 😉 afin qu’il/elle/ça ou peu importe les lettres nous inspire dans notre humble quête qui consiste à prendre chaque pas dans la foi et à devenir qui nous avons toujours été comme qui nous sommes déjà.

Occupons notre coeur et notre âme. Sur ce chemin vers la maison.

PETITS GARS ET PETITES FILLES DE LA GRANDE VUE

Le monde n’est qu’une projection de nous-même et ce monde ne peut être transformé tant que nous ne le sommes pas nous-même. – Krishnamurti

On entend souvent ce type de commentaires, soit que le monde n’est qu’une illusion, que les autres n’existent pas (Ramana), en dehors de notre perception du moins, ou que le monde n’est qu’une projection de soi-même comme l’affirme ci-haut Krishnamurti. On achète ça right ? Mais encore pourrait-on ajouter.

Car petit moi, à chaque fois que je lis ou j’entends ce genre d’affirmations – que je ne peux pas du tout infirmer ni confirmer après quelques 61 ans d’observation personnelle et d’expérimentations diverses – je me demande encore et toujours ce qu’est ce moi-même que je dois transformer pour être en mesure de transformer ce monde.

Ma façon de voir le monde ? Mes croyances et idéologies ? Le(s) filtre(s) que je porte dans mes yeux ? Mais qu’est-ce que cette entité que je considère être moi ?

Car au-delà des mots, il y a l’expérience, l’expérimentation et l’expérimentateur/trice. Puis, éventuellement, au-delà de toute conceptualisation s’effectuera – peut-être, parfois, pour certain(e)s – une certaine réalisation, processus qui consiste à rendre réels tous ces beaux mots et concepts en expérience concrète, à les transformer en connaissance incarnée. Pour que cette connaissance soit inscrite dans chaque cellule de notre corps. Car la connaissance, comme l’amour, ne serait que verbe, et jamais en tant que telle nom, toujours un processus en changement.

Car on a beau dire tout ce que l’on peut bien vouloir et pouvoir dire vous et moi, notre existence se vit au quotidien, un moment à la fois, à la remorque de notre bagage culturel et génétique. Habitant un corps mû par de multiples besoins et nécessités corporels limités et limitants, notre perspective sur le monde demeure relativement petite et limitée tout au long de notre parcours d’humain(e). En espérant qu’elle s’élargisse au fil du temps et des expériences.

On a beau être constitué(e)s de poussière d’étoiles vous et moi, nous sommes avant tout d’humbles êtres humains et sociaux en apprentissage ici-bas sur la terre, en route vers la mort de notre véhicule terrestre. Si on dit généralement que nous évoluons en tant qu’espèce, pas certain que cela ne se manifeste toujours très clairement dans notre regard sur nous-même comme sur notre monde. Ce monde que nous sommes en train de chauffer, d’éteindre, d’assécher et d’enflammer, sans que cela ne semble nous faire ni chaud ni froid.

Je ne sais pas si notre recours aux multiples écrans dits intelligents font en sorte de nous rendre plus ou moins intelligents. En tous, le buffet se diversifie, et l’offre de services s’agrandit au son de compte à rebours. On dirait bien que les algorithmes ne font que renforcer et confirmer nos biais de perception déjà présents en nous donnant de plus à plus de même à voir et à (dé)penser ce que nous pensions déjà. Je ne sais pas si l’infini choix de perspectives nous permet d’ajuster le focus ou de brouiller notre vue globale. Mais comme vous, j’ai des doutes.

Mais clairement, si on veut changer ce monde, on devra changer quelque chose en chacun(e) de nous car le film prend des airs d’épouvante.

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Personnellement, je ne pense pas que nous sachions où se trouve le « libre arbitre », ni même s’il existe une telle chose. Le bouddhisme et le Vedanta soutiennent que le soi individuel egoique n’existe pas. Le soi est une sorte d’illusion d’optique sur laquelle s’accroche notre esprit. Selon cette perspective, la liberté de choix que nous ressentons est une hallucination. Chaque choix que nous faisons est le résultat final d’une très longue chaîne de causes et d’effets. Nous sommes construits à partir du karma et du conditionnement passés. Nous remplissons une fonction dans le cycle samsarique sans fin – jusqu’à ce que nous brisions le cycle en réalisant notre nature vide, en dissolvant le conditionnement karmique.
– Daniel Pinchbeck

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Et pour les adeptes de la pleine conscience, have a look at this. Peut-être que finalement l’écran pour projeter nos ptits mondes est pas mal plus vaste qu’on peut le conceptualiser à première vue.

La galaxie du sombrero par Hubble
Il y a environ 200 à 400 milliards d’étoiles dans la Voie lactée.

Maintenant… regardez cette galaxie. Elle compte 200 à 300 milliards d’étoiles.
Et il y a des milliards de galaxies ! Avec des milliards d’étoiles et c’est exactement ce que nous pouvons observer avec la technologie actuelle.
Un milliard de milliards est un quintillion et il y a environ 400 milliards x un quintillion d’étoiles dans l’univers connu. Quelque chose à la puissance 10 jusqu’au 24.
Ce qui est incroyable, ce n’est pas seulement le nombre d’étoiles, l’énorme échelle, la taille et la distance. C’est la quantité de temps.
Que chaque galaxie est à 31 millions d’années-lumière.
Le temps qu’il a fallu pour que la lumière de cette image nous atteigne, des espèces entières pourraient évoluer sur des planètes et se développer en une civilisation galactique spatiale ; des empires pourraient naître et tomber, puis tomber en poussière et se perdre dans les sables du temps, sans que nous le sachions jamais.
Et ce ne sont que les 31 millions d’années qu’il a fallu pour cette lumière, ce qui est une goutte d’eau dans le seau de temps que cette galaxie a eu pour créer la vie sur plusieurs milliards d’années.

DE WOW DEDANS

Tellement évident. Mais peut-être justement que si évident qu’on passe tous et toutes à côté.

Car on vit de plus en plus en dehors de soi. On a de plus en plus les yeux, et la tête, les émotions et le coeur dans un écran quelconque, soit-il un téléphone intelligent, une tablette ou un ordinateur.

On dit que le gros de notre input social passe par les yeux. On cherche quelque chose en dehors de soi. Pensant que ça va venir par nos relations, par le monde, par la reconnaissance.

J’aime l’histoire qui veut que le secret de l’univers a été caché au plus profond de notre coeur. Pour le trouver il faut fermer les yeux, respirer et attendre.

Que ce soit Dieu, le bonheur ou la plénitude, on cherche encore beaucoup en dehors de soi. De l’autre côté de notre peau. Cette peau qui nous délimite – pense-t-on – du reste du monde. Et pourtant. Tout le monde est en nous, tous les mondes sont en soi. L’infiniment grand out there caché dans l’infiniment petit, in here.

Ici et là-bas. Drôles de concepts. Dès qu’on ferme nos yeux, on commence à se voir. À se voir penser, à se voir sentir. Et pour trouver quelque chose, il faut être patient(e), très patient(e) et laisser tomber les attentes.

Avec ma gang de la Tribu, jusqu’à 5 fois par semaine on se branche et on plonge en soi. Écrans et oreilles ouverts, on ferme nos yeux et notre bouche, et on ouvre son coeur. Et ensemble, on attend, et on n’attend rien. On ne communique pas, on communie. on se sait là, chacun(e) pour soi, et ensemble.

Rien de bien transcendant dans cette chronique. Que quelques évidences générales. Et pourtant.

Un des grands secrets de la vie. Qu’on découvre avec le temps qui passe, avec le corps qui âge. Car lorsqu’on est plus jeune, on court partout de par le monde à la recherche de…

Mais avec le temps, on s’essouffle un peu et on commence à ralentir. Et on met l’emphase de plus en plus sur soi, en soi, à la recherche d’une vérité silencieuse au-delà des mots, ou en-deça c’est selon.

Pour apprendre à cultiver la paix en soi, avec soi. Et ce faisant, on finit par trouver la paix du monde entier. Là qu’on y a caché la clé dit-on.

WABI-SABISER LA VIE

Wabi-Sabi (japonais):
un concept, un esthétisme, et une façon de voir le monde qui met l’emphase sur la recherche de la beauté dans les imperfections du monde et qui accepte paisiblement les cycles de croissance et du dépérissement.

Wabi-Sabi Power all the way !

On considère souvent le monde comme imparfait.

Il serait parfait si ceci, si cela… mais le monde est comme il est. Simplement, tel quel, imparfait. Mais imparfaitement parfait aussi si on veut le voir ainsi. Car si on veut, on peut. Un choix, une décision.

Certains se plaisent, se complaisent même à voir l’imperfection. Surtout chez les autres en fait. Toujours plus facile de voir en dehors de soi de toute façon. On dit d’ailleurs que tout ce que l’on voit en dehors de soi n’est que réflection de nous même.

Quand on accepte en soi-même sa propre imperfection, et du même coup notre potentiel de raffinement, on l’accepte automatiquement chez les autres. Ça nous permet de donner du lousse à soi comme au monde entier.

Car le monde est loin d’être parfait. Seulement le monde des rêves est parfait. Et encore là, une fois de temps en temps un cauchemar s’y glisse.

une amie me faisait parvenir ceci l’autre jour:

Ma théorie conspirationniste préférée
est que tout sera OK.

Et à la lecture de ce meme, ce qui est monté en moi immédiatement avant même que je ne réfléchisse est que tout est parfait en ce moment même.

Car souvent on se contente de OK, et de plus tard. Pourquoi pas parfait right now ?

Ça fait d’ailleurs plus de 2 ans qu’on nous dit que ça va bien aller. Mais ça va comme ça va. Pas comme on le souhaiterait dans nos rêves les plus roses bonbons. Pas comme on le voudrait, simplement comme ça va au-delà du jugement et du qualificatif.

On dit qu’en théorie les choses devraient être autrement. Mais la vie n’est pas une théorie, la vie est tout ce qui vient à nous, ce qui nous arrive. Tout ce qui nous arrive. Et non seulement ce que l’on souhaite ou souhaiterait.

La vie est une suite de faits, d’événements, de défis et d’expériences. Mais surtout un enchaînement de grandes leçons. Si on veut qu’elle soit ainsi. On peut souhaiter que tout soit OK un jour. Ou accepter que la vie est imparfaitement parfaite en ce moment même.

Évidemment, cela est plus facile à dire, à faire et à penser quand les choses ne sont pas catastrophiques. Mais si on peut apprendre à appliquer un peu plus de wabi-sabi au quotidien, probablement que les choses glisseraient mieux, couleraient mieux, s’accepteraient plus facilement.

Alors wabi-sabisons notre regard, notre approche. Apprenons à accepter ce que la vie nous offre. Et à le considérer comme parfait. Parfaitement ou imparfaitement, mais cela n’est qu’une opinion.