RIEN DU TOUT

Plus facile à dire qu’à faire n’est-ce pas ? Fin équilibre.

Attaché à rien. Ou à personne. Car souvent en lien avec les gens qu’on aime que les attachements sont les plus forts, tissés les plus serrés. Et lorsqu’on aime, par définition, on s’attache. Bien sûr, les fils sont invisibles mais ils n’en sont pas moins là. De coeur à coeur, de notre âme à celle d’autrui, lL’attachement est naturel quand on aime quelqu’un en particulier, notamment nos amours, nos proches, nos enfants. Même si on sait qu’on doit se laisser libres, un certain attachement se développe inévitablement en cours de relation.

Prétendre que nous ne sommes pas attachés ne donne rien. Attachons-nous, mais soyons conscient(e) de nos attachements car tout à fait humain d’être attaché(e). Attachons-nous mais soyons prêt(e)s à perdre les êtres aimés à tout moment. Car ils et elles peuvent en effet partir n’importe quand, soit dans la mort, soit par eux et elles-mêmes, soit avec autrui. Et profitons-en totalement pendant que l’amour passe.

Pas plus simple de se sentir connectés à tout que d’être attaché(e)s à rien.

Car même si on sait intellectuellement que tout est relié, que tout est lié à tout, soi inclus, on vit quand même dans une certaine mesure en vase clos, et nos besoins individuels priment souvent sur le reste. Et on aime bien se sentir connecté(e)s à ce que l’on aime, ce que l’on trouve, ce qui nous plait mais moins à ce qui nous répugne.

Se sentir lié(e) et/ou re/lié(e)s aux gens et aux choses près de soi est une chose, mais le lien avec l’infiniment grand est plus abstrait, plus flou. Comment ressentir que notre corps et notre âme sont poussière d’étoiles comme terreau fertile de la mère terre ?

Attaché à rien, connecté à tout hein ? De bien beaux gros mots mais si évidents à mettre en application.

Car souvent en ce monde éclaté, et divisé comme jamais auparavant semble-t-il, on se sent davantage attaché à tout, ou à plein de choses, avec la peur de le perdre, et connecté à rien, ou à pas grand chose. On perd souvent le sens d’appartenance comme on a de la difficulté et vivre dans el détachement.

Un bien fragile équilibre que de développer un attachement léger et dégagé et une connexion avec l’ensemble du vivant. Que l’on expérimente à chaque jour. En apprenant à se détacher un peu plus tout en se sentant connecté(e). Contradictoire ou complémentaire, contradictoire et complémentaire.


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