Ainsi va la vie. On gravit la montagne, puis on la redescend. On se fait, on se fabrique, on se construit, et la vie nous retire pièce par pièce. Grand jeu de casse-tête.
On bâtit, puis on prend soin pendant que les choses maturent tout naturellement. Jusqu’à destruction, disparition, annihilation. Le cycle de la vie.
Je ne sais pas si on se débarrasse complètement jamais de ce fameux égo, car l’expression se débarrasser de implique une zone d’inconscience, un rejet, une non-acceptation, des yeux fermés sur nos zones d’ombre.
Je crois qu’on doit plutôt apprendre à l’apprivoiser, le comprendre, l’explorer et le connaître this little ego of mine. Pour le démonter, morceau par morceau.
Car probablement que tant qu’on habite un corps – ou qu’un corps nous abrite c’est selon – l’égo fait partie du jeu social dans lequel nous sommes amené(e)s à vivre. Jeu social qu’on a peut-être même choisi avant de s’incarner car parait qu’on choisit tout de cette existence.
Tant que notre corps physique nous dicte des besoins particuliers, l’égo me semble inévitable. Mais pas une raison pour en être victime, pour en être l’esclave. Comme pour le mental, qui va main dans la main avec l’égo. Notre petite boîte de contrôle personnalisée. Notre identité à apprivoiser.
Formidable serviteur que l’égo, mais un maître sans scrupule.
Quant à la prétendue solidité de cet égo, pas certain que ça ne soit vraiment jamais si solide que ça. Car l’égo n’est pas fou, il sait qu’il est temporaire, passager, et fragile.
Donc probablement qu’on ne peut qu’apprendre à vivre avec cet égo qu’on a mis tant d’énergie et de fierté à bâtir, et à polir, afin qu’il soit le plus chicky chicky possible.
Cet égo, qu’avec les années, on apprend à démonter morceau par morceau. Et qui, peut-être à un moment donné, s’évaporera. Comme l’eau qui prend temps et énergie pour lentement arriver à ébullition. Le chauffage graduel est essentiel mais le point de rupture ne peut qu’être atteint à 100 degrés.
Donc selon votre âge, je vous souhaite une bonne construction, ou un bon démontage.
Une si petite existence. Prenez des risques et jouez car que pouvez-vous perdre ? Nous arrivons en cette vie les mains vides, et nous repartons les mains tout aussi vides. Il n’y a rien à perdre. Qu’un temps pour jouer, pour chanter une belle chanson, et le temps est déjà passé. Chaque moment est si précieux.
AhOh my God, quel mot déclencheur que Dieu. 4 lettres qui déclenchent des guerres. Et en anglais que 3 en plus. Un mot détonateur, un mot réactif.
Dès qu’on le prononce, certain(e)s s’enflamment, d’autres fondent, d’autres encore s’élèvent, tandis que certain(e)s se durcissent, rouspètent et belliquent. Certain(e)s croient fort fort en lui, elle, ielle, en ÇA. D’autres insistent pour dire qu’il, elle, ielle ou que ÇA n’existe pas. L’athéisme est souvent la plus dure des religions, comme dans drogue dure. Dur et dure le mot en D. Que chacun(e) s’imagine en fonction de son bout de petite histoire.
Personnellement, je n’ai rien contre le mot en D. Surtout pas envie de m’enfarger dans les fleurs du Divin tapi en la matière.
De toute façon, tant qu’on est pris avec des mots pour tenter de formuler l’inconnu, l’indéfinissable, le mystère et la vie en général avec tout ce qu’elle implique et inclut, on met justement la grande comme la petite Vie avec un grand V en boîte de conserve. Et justement, souvent les cons s’en servent pour instrumentaliser à l’extrême leurs propres visées tout sauf sacrées.
Tant que nous sommes limité(e)s à alphabêtiser le Silence et son grand Mystère à l’aide 26 consonnes et voyelles, nous nous heurtons à une sacrée limite linguistique. Même si on tente d’inventer de nouveaux mots. Même si on essaie de surpréciser la vie. Alors que la vie est tellement plus grande que quelques lettres gossées à la tête, qu’elles soient de noblesse ou d’un quelconque alphabète.
Personnellement, je considère que le mot en D n’est qu’un code, un nom générique, une formule mot de passe pour indiquer tout ce qui vit, la Vie, l’Existence, le Vivant, le Grand Esprit, Wakan Tonka et Tonkashila, le Plus Grand que soi, en dedans comme en dehors. Et tout partout. Oh bien sûr, pas un mot ni un terme neutre. Chargé. Très.
Personnellement, qu’on utilise les ptits noms Dieu, Allah, Jehovah, Krishna, Shiva, Grand Esprit, Grand Mystère ou toutes autres dénominations utilisées de par le monde et de tous temps, l’agencement des différentes lettres ne sert qu’à pointer vers la vie dans toutes ses manifestations et ses multiples déclinaisons. Peu importe ce que l’on en pense et pensera.
Certains se battent pour imposer leur propre définition, persuadés – pas de e – qu’ils ont Dieu de leur bord, qu’ils (oui surtout des ils) parlent en son nom, qu’ils travaillent pour Lui, et plus rarement pour ELLE. Trop rarement à mon avis, car Déesse passerait mieux. Et serait plus probable. Mission divine que de parler au nom de D. Mais surtout limite très humaine à mon humble avis. Très très humaine défimission.
Ci-bas, avec son ton et son attitude baveuse et belliqueuse, mais si lucide, uncle Georges nous présente sa propre figure d’adoration. Et sous des allures funny funny, il pose de très bonnes questions. À regarder jusqu’au bout. Suivi plus bas d’une superbe ode au Soleil de Omraam Mikhaël Aïvanhov (via Bertrand Huchot, merci l’ami). Dieu Soleil.
___ C’est pourquoi je vous dirai que pour moi, le plus grand pédagogue c’est le soleil. Oui, et c’est lui mon Maître. Il m’a dit « crois-moi, tous ces soi-disants pédagogues ne connaissent rien de la véritable pédagogie. Ils ne savent pas que pour chauffer les autres, il faut être chaud, que pour éclairer les autres, il faut être lumineux, que pour vivifier les autres, il faut être vivant. Les éducateurs veulent imposer aux jeunes générations des qualités morales qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes et dont ils ne peuvent leur donner l’exemple.
Comment veux-tu que les jeunes ne se révoltent pas ? C’est normal qu’ils n’obéissent plus. Donnez l’exemple, toute la puissance magique de la pédagogie est là. Si les pédagogues pensaient à introduire consciemment des éléments spirituels dans le coeur et dans l’âme des enfants, comme ces éléments continuent ensuite à agir, toute la vie ces enfants se souviendraient. Dans quelle université révèle t’on aux futurs pédagogues la puissance de l’Amour, de la Patience et de la Foi…que c’est l’Amour, la Patience et la Foi qui transforme, qui éduque, qui améliore ?
C’est au-dedans, c’est dans le coeur, dans l’âme, dans l’esprit qu’il faut posséder un élément pédagogique, et cet élément qui vibre, qui émane, influence les autres. D’ailleurs, ce n’est pas en étalant des connaissances qu’on peut agir sur les humains. Les connaissances sont, bien sûr, des moyens puissants ; on peut faire comprendre beaucoup de choses aux gens avec de bons arguments mais cela ne suffit pas. Seul l’amour, la conviction, la foi sont des puissances qui stimulent, qui inspirent. Ce sont des forces vivantes. Apprenez donc à rechercher une nourriture spirituelle vivante, fraîche et absorbez-la comme vous absorbez les rayons du soleil le matin. Vous avez besoin d’une nourriture pure qui vient de la source, qui est comme la vie elle-même ; une nourriture simple, puissante, qui éclaire, qui abreuve, qui ressuscite. »
– Omraam Mikhaël Aïvanhov via Bertrand Huchot
En ce printemps naissant, suivons la lumière. Peu importe son nom.
___ Aucun d’entre nous – personne parmi nous – ne vit sans un mythe ou deux et un masque ou deux. Il est impossible d’affronter le monde et la vie que nous y faisons par nous-mêmes. C’est le don artistique que nous apportons tous à nos vies et aux autres tous les jours : La création du masque que nous présentons et partageons et dont nous dépendons.
C’est pourquoi nous avons la religion et l’art et tout ce à quoi nous pouvons réussir, parce que réussir donne une identité, même temporaire. Et ainsi nous passons à autre chose Un autre jour, un autre masque, une autre identité.
Mon masque est fait de mots. Je peux vivre et fonctionner dans et autour des mots. J’aime leur placement ; j’aime les lancer en l’air ; j’aime voir où ils atterrissent ; j’aime les présenter – comme des cadeaux –aux personnages que j’ai appris à aimer. Le mien est un masque de mots.
– Tennessee Williams/Interview avec James Grissom via Anita Bensabat
Depuis quelque temps, pour le meilleur et pour le dire, je me sens très relié, et perméable, aux sentiments et états d’âme des gens autour de moi, notamment aux gens que j’aime et qui souffrent en-dedans. Je sens le monde. Du moins, je pense que je sens et ressens le monde. Toujours bon de se garder une ptite gêne.
Peut-être n’est-ce que ma propre souffrance qui résonne en dehors de moi ?
Peut-être qu’il n’existe qu’un seul coeur qui bat en chacun des milliards de nous petits humains en ce vaste monde d’illusions ?
Je sens beaucoup mon monde en tous cas ces temps-ci. Les gens près de moi vivent jusqu’en moi, résonnent en moi. Dans la mesure où je les laisse entrer, rentrer, ils et elles vivent en moi. Avec tout ce que cela implique.
La semaine dernière, je suis tombé sur cette citation de Walt Whitman qui continue de résonner fort en moi en ces temps difficiles pour plusieurs proches et moins proches car ça brasse chez tout le monde de par le monde on dirait bien ces jours-ci (parait que c’est dans les planètes) :
Je ne demande pas à la personne qui souffre comment elle se sent, je deviens moi-même la personne qui souffre.
Une drôle de situation de vouloir devenir soi-même la personne qui souffre non ?
Pas un peu masochiste sur les bords ? demanderont certains.
Mais en même temps, si nous ne sommes qu’UN, ne faisons qu’UN, en cette seule et même humanité, comment ne pas sentir ni ressentir – ou essayer de le faire – ou éviter à tout prix de le faire pour d’autres – ce que les autres ressentent, ou peuvent ressentir. Empathie 101.
Ramana Maharishi ne disait-il pas : Il n’y a pas d’autres !
Très possible qu’il n’y ait que nous. Que le vaste monde n’est toujours que réflection de soi-même. Et qu’on ne voit que ce qui ne peut qu’être vu de soi, par soi. Question de fréquences dit-on.
Comme c’est le cas pour plusieurs empaths, délicat de sentir autant et d’être si perméable à ce qui nous entoure. On a parfois tendance à vouloir fermer la shoppe devant tant de ressentis, surtout quand c’est de la souffrance ou du matériau émotif ou psychique difficile qu’on sent.
On voudrait parfois se couper du monde quand la charge ressentie devient trop intense. Mais cela n’est pas toujours possible. Ni souhaitable même car nous sommes humains, et uni(e)s.
En ce moment le monde souffre, plusieurs personnes du moins. Et je crois que même la terre souffre de ce que l’on lui fait subir (un rapport synthèse du GIEC qui sort aujourd’hui nous le rappelle de nouveau). Pendant qu’on remet les prix de l’industrie de l’humour autour d’ici. Vaut-il mieux en rire ? La question se pose et n’est pas reposante. Alors rions, jaune ou comme des fous rire.
Même si cela n’est pas toujours facile, on doit continuer à cultiver et à semer la joie autour de soi, car là la seule alternative really, il est possible d’embrasser l’ombre autant que la lumière, et danser avec, l’enlacer et l’utiliser comme élan de vie.
Pour soi, en soi, pour le bien de soi évidemment car là que le monde commence, et du plus grand nombre, car pas là que le monde finit.
En ce premier jour de printemps ici dans l’hémisphère nord, après avoir visiter les tréfonds de nos âmes jusque dans la caverne de l’ours qui commence à soubresauter, embrassons nos ombres, embrasons nos ombres, jusque et vers la lumière qui reprend son éternelle ascension.
Ci-bas, un hymne de Padrinho Ze Ricardo qui nous rappelle que personne n’est séparé(e) du coeur d’autrui.
18- MANTRA DO ETERNO AMOR / MANTRA DE L’AMOUR ÉTERNEL
Ninguém solta o coração de ninguém / Personne n’est détaché(e) du coeur d’autrui Ninguém solta o coração de ninguém / Personne n’est détaché(e) du coeur d’autrui
Por esta ligação / Par ce lien Tão divina de amor / D’un amour si divin Somos UM / Nous sommes UN Com o Pai Criador / Avec le Père Créateur
Ninguém solta o coração de ninguem…
Para sempre, para sempre / Pour toujours, pour toujours Unido ao meu irmão / Uni(e) à mon frère/soeur Ele é a minha Luz / Il/Elle est ma lumière Neste mundo de ilusão / Dans ce monde d’illusion
Ninguém solta o coração de ninguem…
Eu estou aqui / Je suis ici Mas eu não sou daqui / Mais je ne suis pas que d’ici Eu sou das Estrelas / Je viens des étoiles Pra onde eu vou voltar / D’où je vais retourner
Acabou-se o sofrimento / La souffrance est terminée Não existe solidão / II n’y a pas de solitude Com Deus / Avec Dieu E unido ao meu irmão / Et uni(e) à mon frère/soeur
Ninguém solta o coração de ninguém..
Para habitar o coração de Deus / Pour habiter le coeur de Dieu Para habitar o coração de Deus / Pour habiter le coeur de Dieu
___ À ce moment où vous voulez vous échapper, n’oubliez pas de persister. Car c’est justement à ce moment où il est presque impossible à supporter et soutenir que la porte s’ouvre, et que soudain les énergies se transforment. Si vous évitez ce moment-là, vous manquerez une opportunité. – Osho
Ça fait des jours, des semaines et des années, sinon des vies, qu’on tourne en rond à faire et refaire toutes sortes d’affaires, souvent les mêmes affaires. Affaires à faire. Des choses, et d’autres. Pour toujours revenir ici, à la même place, à la bonne place. À la seule place qu’on se trouver et se retrouver, ici et maintenant. Toujours.
À chaque jour, on se lève, on respire (ça se fait tout seul, ça respire), on boit, on mange et on fait de la place en soi, on s’habille, on parle, on pense (sans arrêt, ça pense), on échange avec les autres, on lit, on écoute, on travaille – faut bien combler nos divers besoins – ou on fait rien, ou pas grand chose, on se divertit et/ou on médite et on se recouche. Et même quand on dort, on rêve. On fait toujours de quoi.
Et cela à chaque jour, day in day out, comme à chaque nuit, et on recommence. La roue tourne, avec nous dedans. On fait toujours quelque chose, ou les choses se font à-travers soi, cela est une belle et juste question.
Même ne rien faire, c’est faire quelque chose, on fait rien.
Tant que l’on est en vie, il est inévitable de devoir faire, impossible de ne pas faire de quoi. La vie se fait d’elle-même, avec nous dedans et elle en nous. Quoi que parfois, certain(e)s puissent se sentir un peu à-côté de la vie, en dehors, on the side.
On fait toujours quelque chose car il est impossible de ne rien faire tant que nous sommes en vie. La vie est action, la vie se fait d’elle-même. La vie nous fait. Et la vie nous fait toujours faire quelque chose, nous fait toujours faire de quoi.
Et comme l’affirme Karamchand Gandhi ci-haut, tout ce que l’on fera au cours de notre vie est dérisoire, mais il est essentiel qu’on le fasse tout de même. Si on trouve le mot dérisoire trop fort, on peut le remplacer par d’importance relative, plus ou moins important.
Car tant qu’on est en vie, on doit faire quelque chose. Faut que les choses se fassent. Car la vie veut toujours se faire.
Et en même temps, peu importe ce que l’on a fait, fait ou fera, on ne fait peut-être que s’occuper en cette grande et petite existence. On fait quelque chose simplement parce que nous sommes incapables de ne rien faire.
Comme on dit, que fait-on quand on réalise qu’il n’y a plus rien à faire ?
Peut-être qu’alors il est temps d’arrêter de faire quoi que ce soit et de commencer à ne rien faire d’autre qu’être. Plus simple à dire qu’à faire. Beau koan mes ami(e)s.
Et tant qu’à devoir faire de quoi, quoi que ce soit, même rien parfois, essayons de le faire avec respect, avec présence, avec soin. Car cela est essentiel, même si dérisoire.
Et au final, quoi que l’on fasse, ne pas trop s’en faire, ni pour quoi que ce soit, ni pour rien.
Ne rien faire est préférable à s’occuper à ne rien faire. image via Devayana
___ L’amour n’est pas un acte; ce n’est pas quelque chose que vous faites. Si vous le faites, ce n’est pas de l’amour. Aucune action n’est impliquée dans l’amour; c’est un état d’être, pas un acte. Personne ne peut rien faire de façon continue pendant vingt-quatre heures. Si vous faites l’amour, alors bien sûr vous ne pouvez pas le faire pendant vingt-quatre heures. Avec n’importe quel acte, vous vous fatiguerez; avec n’importe quel acte vous vous ennuyez. Et puis, après tout acte, il faut se détendre. Alors si vous faites l’amour, vous devrez vous détendre dans la haine, parce que vous ne pouvez vous détendre que dans le contraire. C’est pourquoi notre amour est toujours mêlé de haine. Vous aimez ce moment, et le moment suivant, vous détestez la même personne. La même personne devient l’objet d’amour et de haine ; c’est le conflit des amants. Parce que votre amour est un acte, c’est pourquoi il y a cette misère. Alors la première chose à comprendre est que l’amour n’est pas un acte ; vous ne pouvez pas le faire. On peut être amoureux(se), mais on ne peut pas « faire » l’amour. Faire est absurde.
Je ne demande pas à la personne qui souffre comment elle se sent, je deviens moi-même la personne qui souffre. – Walt Whitman
Ces temps-ci, quelques personnes dans mon environnement immédiat sont souffrantes. Physiquement, émotivement comme psychiquement.
Parfois ce sont les blessures invisibles qui sont les plus douloureuses. Comme on ne les voit pas, on ne peut que les imaginer, les deviner, tenter de les sentir et les ressentir.
Mais il est souvent bien difficile de sentir la douleur d’autrui.
Mais à moins de le faire, ou du moins d’essayer, de tenter de se mettre à leur place, il est impossible de comprendre ce qu’ils et elles peuvent vivre. Évidemment je ne parle pas comprendre avec sa tête, pas seulement en tous cas, mais comprendre avec tout son corps, avec ses tripes, son coeur, son âme même. Ressentir leur douleur dans notre corps à soi, si cela est possible. SI on a déjà souffert, ça peut résonner.
Difficile de se mettre à la place des autres, surtout quand ils et elles souffrent. Pour nous, la moyenne des ours et des oursonnes, suite à un long hiver et à l’aube du grand réveil printanier, qui cherchons tous et toutes à être heureux et le plus épanoui(e)s possible, la simple idée de ressentir de la souffrance est toujours rébarbative et répulsive. On ne veut tout simplement pas aller là. Tout naturellement humain. On se dit qu’on a assez de la nôtre sans prendre sur soi celle des autres.
Mais ces temps-ci, avec plusieurs personnes qui admettent vivre de la souffrance en ces temps qui semblent plus particuliers que jamais auparavant, comme c’est peut-être toujours le cas, nous sommes confronté(e)s à la souffrance ambiante.
Que ce soit par des gestes spectaculaires qui heurtent la vie de victimes innocentes, notamment des enfants, ou par les oui-dires rapportant une souffrance collective, problèmes de santé mentale généralisée, les temps sont durs pour certain(e)s. Et il semble y avoir une masse critique.
Mais plutôt que de ne pas vouloir voir cette souffrance et encore moins la ressentir, voir l’éviter à tout prix, il faut tout au moins l’admettre et la reconnaître. La souffrance fait partie de l’expérience humaine. Et sans jugement ce n’est que sensations. Désagréables et inconfortables, mais que sensations. Leur rejet et non-acceptation les rend encore plus difficiles à vivre.
Difficile aussi de comprendre comment quelqu’un qui souffre peut vouloir s’en prendre à autrui, comment on peut vouloir imposer sa souffrance à d’autres qui n’ont rien à voir avec notre souffrance à nous. Ce simple constant est pénible. Et soulève en nous une telle impuissance. Ainsi qu’une grande incompréhension. Et un peu de colère, quand ce n’est pas découragement.
En ce sens, la citation ci-haut de Walt Whitman offre une approche intéressante face à la souffrance de nos proches. Car il est bien inutile de demander à quelqu’un qui souffre comment il ou elle se sent. IL et elle se sent mal, très mal, immensément mal. Mais l’idée de devenir soi-même la personne qui souffre nous permet de prendre contact avec sa réalité.
Hier je parlais à une personne proche qui vit un passage difficile. Et je pouvais voir sur son visage la douleur qu’elle ressent, je pouvais ressentir en moi sa souffrance à elle. Cette souffrance à laquelle, si on a déjà souffert soi-même, ce qui est d’ailleurs inévitable, est la même et seule souffrance. Un mal-être, une disposition d’inconfort extrême en soi.
Si on peut seulement s’en souvenir, pas seulement avec sa mémoire de tête mais aussi avec celle de son corps, cela nous permet de vibrer au même rythme que l’autre, de se mettre à sa place. Et d’agir avec plus de pertinence, et d’adéquation face à elle. Et ainsi entrer en relation d’une façon juste, sans pep talk tout aussi inutile que stérile, ou encore même infantilisant. Se mettre à son niveau.
Simplement être présent pour l’autre, l’accueillir dans sa souffrance, dans son mal-être, et être conscient(e) qu’entre la chimie du corps et les multiples dimensions de l’esprit humain, c’est surtout la présence d’un autre coeur que l’autre a besoin. Pour s’accrocher, revenir à l’humain en soi. Du non-jugement, de l’empathie de notre part, et une acceptation de la personne avec toute sa souffrance.
Mais on ne peut réellement accepter la souffrance d’autrui que lorsqu’on ne peut tout d’abord accepter et faire face à sa propre souffrance à soi.
On nous dit que ça va bien aller. Oui, la plupart du temps peut-être que ça va bien.
Mais parfois, ça va moins bien, parfois ça va mal en ta.
Lorsque tu te sens appelé(e) à la maison, tu ressens l’appel profond vers la vérité de ton être. – Gangaji
Ces temps-ci, il me semble que le monde ressent collectivement un grand appel. Du moins, en plusieurs parmi nous résonne un appel intérieur, un grand wake up call existentiel.
Quelque chose comme un grand retour à la maison. Pas seulement une place pour vivre en dehors de soi. Un home intérieur, enwèye à maison. LA maison.
Celle d’où l’on vient, celle où l’on va, cette place à partir de laquelle en soi on voudrait vivre en permanence, un état d’être. Un grand appel à résidence.
Cela ne passe par pas la possession de choses et d’autres, ni par un statut social, ni par une reconnaissance en provenance de l’extérieur.
Une grande quête d’appartenance, la recherche pour se sentir connecté(e), et faire partie d’un grand tout. Pour cela il faut probablement tout d’abord rassembler toutes les multiples parties de notre être, et défragmenter les multiples parties de notre âme et de notre esprit.
Et suivre cet appel profond, où qu’il mène, peu importe ce qu’il requiert. En commençant par habiter complètement notre corps, notre coeur. Ici. Tout simplement. Car tout n’est toujours qu’ici.
Aussi compliqué à faire que simple à penser. Car rien à faire. Qu’à le vouloir suffisamment. Et écouter son coeur car par là qu’est compris l’ultime appel. Pas un ailleurs vers lequel on va, plutôt un ici qu’on reconnait, qu’on retrouve. Enfin.
___ Quand vous ne demandez rien, ni au monde, ni à Dieu, quand vous ne désirez rien, ne cherchez rien, l’État Suprême vient à vous, sans que vous l’ayez invité ni attendu. – Nisargadatta Maharaj via Dominique Godefroy
Parcelles du réel, quelle belle expression. Merci Mr Borges.
On ne peut sauver le monde, ni trop le vouloir. On ne peut qu’accepter que tout ce qui s’y passe, dans ce monde, en particulier ce qui nous difficile à accepter. Accepter ce que l’on ne comprend pas, comme le fait que tout ce qui s’y passe s’y passe peut-être pour une raison, ou pas, qu’on saisit, ou non.
La vie est un grand mystère. Qu’on comprendra, ou pas, un jour, ou l’autre. Peut-être que l’on quittera ce corps, les choses deviendront plus claires. Comme peut-être pas. Un grand mystère. Dans lequel on cherche un sens. Ou pas.
Mais tout ce que l’on peut faire pour le moment est justement de vivre chaque moment du mieux que l’on peut. De prendre soin de la parcelle de réel qui nous est confié. Et de faire grandir tout doucement cette parcelle, jusqu’à ce quelle inclut le monde entier. Petite parcelle deviendra peut-être plus grande. Mais pour le moment, parcelle telle quelle.
En prenant soin pour commencer de ce qui se trouve en soi, car tout part de là, puis autour de soi comme si c’était soi. Prendre soin de son monde, à petite échelle, soignez notre propre petite parcelle de réel, chacun chacune notre réalité respective.
En ralentissant, si on peut, pour permettre à toute la vie de ralentir en soi comme autour.
En réalisant que nous en ignorons beaucoup quant à notre participation dans ce grand jeu qui semble par moment sans queue ni tête, à d’autres sans sens ni coeur. Et continuer malgré tout, car on n’a pas vraiment le choix vous et moi. La vie continue elle, avec nous dedans, et elle en nous, et tout autour. Partout la vie.
En servant, à quelque chose ou à rien c’est selon, mais en se mettant tout de même au service de plus grand que soi, pour le bien du plus grand nombre, même si ce n’est que dans notre petit monde. Car le grand monde est probablement la somme de tous nos petits mondes réunis. Alors cultivons notre part à nous. Chacun chacune. Pour le moment. Pour le bien du plus grand nombre.
___ Le service que vous rendez aux autres est le loyer que vous payez pour le temps que vous passez sur terre. – Muhammad Ali ___ Nulle part l’homme ne peut trouver une retraite plus calme et plus sereine que dans sa propre âme. – Marcus Aurelius
___ Quelques perles de sagesse d’Eckart Tolle en vrac.
1 – Dans une relation sexuelle, inconsciemment, vous chercherez la fin de la dualité au niveau de la forme, là où elle ne se trouve pas.
2 – Trois relations ratées en trois ans sont plus susceptibles de vous forcer à vous réveiller que trois ans sur une île déserte.
3 – Pour que l’amour s’épanouisse, la lumière de votre présence doit être suffisamment forte pour que vous cessiez d’être guidé par le mental.
4 – Si votre « illumination » est une auto-illusion égoïque, la vie vous présentera rapidement une expérience qui vous montrera votre inconscience.
5 – Le plus grand obstacle pour les hommes a tendance à être l’esprit pensant alors que le plus grand obstacle pour les femmes a tendance à être le corps de douleur.
6 – L’identité de victime réside dans la conviction que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est le contraire de la vérité.
7 – Si vous pardonnez à chaque instant, il n’y aura pas d’accumulation de ressentiments qui devront être pardonnés quelque temps plus tard.
8 – Lorsque les ego se rencontrent, que ce soit dans les relations personnelles ou dans les organisations, tôt ou tard de « mauvaises » choses arrivent.
9 – Lorsque vous vivez dans l’acceptation complète de ce que vous êtes, vous mettez fin à tous les drames de votre vie. Personne ne pourra même discuter avec vous.
10 – Dans ce monde, c’est-à-dire sur le plan de la forme, tout le monde « échoue » tôt ou tard, et chaque réalisation finit par n’aboutir à rien.
11-Rien de ce qui existe à l’extérieur ne peut vous donner satisfaction, sauf temporairement et superficiellement.
12 – Rien ne dure dans cette dimension où les mites et la rouille consomment tout. Soit il se termine, soit il change, soit il subira un changement de polarité.
13 – Les choses et les conditions peuvent vous donner du plaisir, mais elles ne peuvent pas vous donner de la joie. La joie n’a pas de cause et naît à l’intérieur.
14-Beaucoup de gens ne comprennent jamais qu’il ne peut y avoir de « salut » dans rien de ce qu’ils font, possèdent ou réalisent.
15 – Chaque fois que vous vous sentez malheureux, il y a une conviction inconsciente que le malheur vous « achètera » ce que vous voulez.
16 – Si « vous » – l’esprit – ne croyait pas que le malheur marche, pourquoi le créeriez-vous ?
17 – Observez n’importe quelle plante ou animal et laissez-les vous apprendre à accepter ce qui EST, à vous abandonner au présent.
18 – Les émotions négatives récurrentes, comme les maladies, contiennent parfois un message.
19 – Tant que la négativité est là, vous devez l’utiliser. Utilisez-le comme une sorte de signal qui vous rappelle d’être plus présent.
20 – Au niveau des formes, vous partagez la mortalité et la précarité de l’existence. Au niveau de l’Être, il partage la vie rayonnante et éternelle.
21 – Votre perception du monde est le reflet de votre état de conscience. À tout moment, votre conscience crée le monde qu’elle habite.
22 – L’abandon consiste en la sagesse simple mais profonde d’obéir et de ne pas s’opposer au flux de la vie.
23 – S’abandonner, c’est accepter, sans condition et sans réserve, le moment présent. C’est abandonner la résistance intérieure à ce qui est.
24 – En vous abandonnant, vous vous reconnectez à l’énergie de la source de l’Être.
25 – Ceux qui sont guidés par l’énergie du mental, qui est encore majoritaire, restent ignorants de l’existence de l’énergie spirituelle.
26 – Prenez la responsabilité de votre vie. N’abritez en vous aucune forme de malheur.
27 – La non-résistance ne signifie pas nécessairement ne rien faire. Tout cela signifie que tout « faire » devient non réactif.
28 – Ne laissez pas l’esprit utiliser la douleur pour se créer une identité de victime.
La seconde venue du Christ signifie une transformation de la conscience humaine, un déplacement du temps vers la présence, de la pensée vers la conscience pure, et non l’arrivée d’une seule personne. – Eckart Tolle
___ Le cristallin est composé de cellules très particulières, fibreuses et transparentes, qui conduisent la lumière. Ces cellules ont une forme allongée exceptionnelle. ___
J’ai toujours profondément ressenti ce qu’Eckart Tolle avance ci-haut.
Car de toute façon, si Jésus revenait, on ne l’écouterait probablement pas, trop de bruit ces temps-ci sur la toile d’araignée et ses réseaux, déjà trop de prophètes. Autre époque, autres moyens de communication. De toute façon, il y a déjà plein de gens qui se prennent pour jésus dans les rues des grandes villes, comme sur les divers réseaux. Les Jésus crient fort.
J’ai lu quelque part que ce n’est pas tant la partie Jésus du titre Jésus-Christ qu’il faut retenir, mais davantage la partie Christ, soit l’esprit christique contenu dans l’humain que fut Jésus, sa partie divine. Le Jésus qui s’est transformé en Christ.
Il me semble dépassé de glorifier une seule personne de nos jours, encore plus d’attendre son retour, car considérant l’état de la planète et notre situation globale, un très grand nombre d’humains doit se réveiller, et assez rapidement je crois. Et inévitable que l’on porte tous et toutes une part de divin en soi.
Alors plutôt que d’attendre un sauveur, réveillons-nous tous et toutes. Assumons notre divinité, et prenons nos responsabilités.
Mais pas parce que l’on ne croit à ce qu’une personne puisse revenir au nom de Jésus que le message que l’homme a jadis laissé ne contient pas de nombreuses perles de sagesse. Malgré ce que certains hommes d’église ont tenté d’en faire à leur vil profit. Le message de Jésus demeure encore plus que pertinent. Mais il fait savoir décoder par soi-même. Jésus-Christ est hors de tout doute la figure publique symbolisant le plus l’amour universel.
Osons incarner l’esprit du Christ, du Bouddha, ou de quiconque a réalisé son plein potentiel. En toute humilité comme dans toute notre grandeur et unicité, osons être totalement nous-même. Notamment le meilleur de soi, le plus lumineux. Soyons le ou la Christ en soi. Soyons cristallin(e).
Priez jusqu’à ce que vous réalisiez que votre respiration est en soi une prière. – St-Antoine
On ne peut trouver plus essentielle ni fondamentale comme prière.
Le simple fait de respirer est une prière. Quand on y pense un peu, en effet, qu’est qui peut être plus sacré que le souffle ? L’air qui nous permet de vivre. On peut un bout sans manger ni boire, mais pas sans respirer.
Si on aime dire que notre corps est composé en majorité d’eau (le pourcentage varie un peu selon les sources dit-on), notre corps ne peut manquer d’air plus que quelques minutes.
Et comme technique de méditation, observer sa respiration est la plus simple et la plus facile qui soit. Quoi que le plus simple est parfois le plus ardu.
La respiration est l’ultime rappel du sacré de la vie sur terre. L’air qui entre par le nez, pour nous donner la vie, qui parcours toutes les cellules de notre corps, puis qui ressort par la bouche pour laisser aller tout ce qui n’est plus requis pour vivre.
La respiration est tellement simple et humble qu’elle peut se faire sans qu’on y participe ou qu’on y porte attention. Elle se fait toute seule, par elle-même, à notre insu. La vie se respire toute seule en nous.
Si les anges existent, ils sont probablement composés majoritairement d’air. Pour ça qu’il/elles flottent. Ils se prennent sûrement à la légère.
Quand on porte le moindrement attention à sa respiration, quelque chose se produit. Une qualité d’être, de présence. Le monde qui tourne autour de soi s’arrête, du moins ralentit, quand on respire avec conscience. Toute l’attention est centrée, canalisée.
In & out, in & out. Une respiration à la fois, une après l’autre. L’inspire, l’intervalle, l’expire, l’intervalle, et ainsi de suite, depuis notre naissance, et jusqu’à notre dernier souffle justement. On dit d’ailleurs que la vraie naissance n’est pas la sortie du corps comme tel mais le premier souffle qui anime le corps. Là que la vie terrestre entre en soi. Intéressant point de vie à mon avis.
On peut bien prier les Dieux et les Déesses que l’on veut. Mais la simple respiration est en soi une manifestation de Dieu. Le souffle de Vie.
Quand même simple la vie non ?
Mais prenons soin de l’air que nous respirons.
___ Notre respiration est comme un pont reliant nos corps et nos esprits. Dans notre vie quotidienne, notre corps peut être à un endroit et notre esprit ailleurs – dans le passé ou dans le futur. C’est ce qu’on appelle un état de distraction.
La respiration est une connexion entre le corps et l’esprit. Lorsque vous commencez à inspirer et expirer en pleine conscience, votre corps reviendra à votre esprit et votre esprit reviendra à votre corps.
Vous pourrez réaliser l’unité du corps et de l’esprit et devenir pleinement présent et pleinement vivant dans l’ici et maintenant. Vous serez en mesure de toucher profondément la vie dans l’instant. – Thich Nhat Hanh
___ L’Humanité du futur comprendra que ses cellules ne représentent pas seulement des segments de chair, mais des compagnons d’évolution, créanciers de sa reconnaissance et de son aide efficace. Sans cette compréhension de l’harmonie dans l’empire organique, il est vain de rechercher la paix. – Darshan
Très rare que j’écrive le 8 mars, Journée internationale du droit des femmes de par le monde. Par souci de délicatesse, je me garde habituellement une petite gêne. Pas ma ni notre journée à nous après tout. Pas envie de parler pour les femmes. Ça fait des siècles que ça dure.
Encore cette année, cette même réticence, cette même gêne. Malgré que j’ai été élevé par une mère monoparentale, passé mon enfance avec mes 2 soeurs et que je sois père de deux filles depuis plus de 40 ans, que puis-je dire en cette journée qui ne me concerne pas ? Pas vraiment du moins. Même si un peu.
Que je respecte les femmes au plus haut point ?
Que malgré des avancées, le sort des femmes en général est encore inégal et injuste par rapport à celui des hommes ?
Je pense en particulier aux femmes et aux filles d’Afghanistan, à celles d’Iran et de tant d’autres ailleurs qui osent se tenir debout et même défier la mort pour défendre leurs droits fondamentaux. Femmes courage. Ce qui n’enlève rien aux femmes d’ici, au contraire, celles-là les inspirent sûrement et celles-ci doivent les soutenir tout autant. Unies dans leur féminité.
Que puis-je dire ou écrire face à une cause qui ne me concerne pas ? Pas tant du moins.
Je ne veux surtout pas faire de moi-même ce qu’un gouvernement d’hommes majoritairement blancs fait à tour de bouche tout le tour de la terre en s’entêtant à dire qu’il n’existe pas de racisme systémique. Comment connaître un enjeu quand ce n’est pas nous qui le subissons ?
Même si je ne sais trop quoi dire, bouille quand même en moi un certain besoin d’exprimer toute mon admiration pour toutes les femmes du monde, leurs ancêtres et leurs histoires, histoires multiples et pour la plupart inconnues de moi, de nous. On vient d’ailleurs de regarder le film Marie-Madeleine récemment. La plus bad ass & grand coeur des apôtres elle. Et je pense aussi en particulier celles qui ont émigré, celles qui ont quitté pays et famille, et souvent la guerre, qui ont défié le sort pour fonder leur propre famille en terre étrangère.
Ces femmes qui sont, dans la trop grande majorité des cas, sont le soutien et dernier rempart quand une famille se disloque. Moins qu’avant mais encore trop fréquemment, elles qui restent et qui se tiennent debout quand l’homme père quitte et se sauve. Même si les père d’aujourd’hui sont en général plus impliqués que ceux des générations précédentes, encore elles qui veillent, et qui occupent souvent les jobs les moins payantes et les plus essentielles. Salut infirmières, enseignantes et préposées de divers milieux.
Que dire en ce 8 mars en tant qu’homme, blanc de surcroit ?
Car la seule infériorité que nous connaissons est celle que l’on s’impose soi-même. Et souvent celle-ci ne trouve pas écho en dehors de nous.
Surtout ne pas parler au nom des femmes. Peut-être dire aux autres hommes que par notre position privilégiée, nous n’avons même pas encore commencé à saisir les inégalités que peuvent vivre tant de femmes de par le monde. Alors, au moins demeurons ouverts à entendre et à écouter. Et arrêtons de penser que nous savons, car nous ne savons rien de leur réalité.
Pour faire général, je pourrais référer à la terre mère, principe féminin ultime sur lequel porte toute la vie, notre mère à nous toutes et tous. Notre façon de la traiter est si masculinement représentative de la dynamique d’injustice et d’irrespect envers la vie qui sévit depuis des millénaires. On pille le sol même sur lequel on marche et vit. Et en majorité des hommes qui soutiennent cela.
En terminant, pensées spéciales vers les femmes qui subissent la violence des hommes partout sur la terre, certaines jusqu’à la mort. Quoi dire en ce sens ? Que vous porter en mon coeur. Et penser à vous toutes. Et ne pas recréer cette dynamique.
Depuis quelques temps, les genres deviennent plus flous, ce qui en fait se dresser et s’extrémiser quelques-uns. Sans vouloir opposer masculin et féminin, aujourd’hui, hommes et gars, fermons-nous la et écoutons, entendons. Et voyons. Et sentons.
Car même si nous sommes des hommes, il y vit une certaine part de féminin en chacun de nous. Cela qu’on peut célébrer aujourd’hui.
Et finalement, peut-être que nous, les hommes , n’avons rien à dire autre que d’apprendre cette leçon des femmes.