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VOUS ÊTES BEAUX PIS BELLES

Regardez et écoutez ça. Seulement 4 minutes 35 secondes. Ça vaut la joie, et la beauté. Et quelques réactions sont surprenantes. Mais en général, les compliments rehaussent la beauté.

On a tellement de difficulté à seulement croire en notre propre beauté. Encore plus quand ce sont les autres qui nous le disent. On ne parle pas de vanité ici. On parle de beauté d’âme. On parle de la beauté que l’on porte tous et toutes et chacun chacune quand on accepte de la voir cette beauté. Que ce soit la nôtre ou celle des autres. Mais la nôtre en premier est essentiel. Comme si on avait été davantage entraîné(e)s à voir la moitié vide du verre, ce qui manque, le moins beau en l’humain. Même si on ne peut nier qu’il existe ce moins beau, apprenons à voir le plus beau.

Car la beauté réside non seulement dans notre façon de regarder le monde mais surtout de le voir, dans notre regard que l’on porte sur le monde, et ce que l’on cherche à voir. En fait, la beauté est dans nos yeux, et dans notre coeur.

On peut décider de voir de la beauté dans tout ce qui vit si c’est ce que l’on désire voir. Car la beauté est dans notre regard. Et dans note capacité de la voir. En soi, comme dans les autres, dans les humains, les animaux, les minéraux et les végétaux.

Mais il faut inévitablement commencer à la voir en soi.

All is beauty.

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PRENEZ LE RISQUE D’ÊTRE AIMÉS !

C’est une chose quand quelqu’un te dit je t’ aime.

C’est une autre chose quand quelqu’un est témoin des parties de toi que tu penses être « impossible à aimer », alors que pourtant il t’aime toujours.

Quand tu fais tomber le front, la façade, le masque, et qu’il t’aime encore plus.

C’est une chose d’être aimé. C’est une tout autre chose que d’être aimé pour qui tu es vraiment, pas seulement une image, une idée ou une attente posée sur toi.

Quand tu te sens vu, exposé à la lumière de l’amour, et que son amour reste constant et sûr. Quand tu as l’impression que tu n’as pas à cacher les parties « sales », « honteuses », « malades » ou « indignes » de toi-même, afin de garder cette personne proche de toi.

Quand tu peux te détendre, respirer, laisser tomber ta garde, et être ton soi authentique, sauvage et bizarre avec lui, sans avoir peur du rejet ou de la punition.

Quand tu te sens tout en leur présence chaleureuse, sans crainte d’être honteux, ridiculisé, jugé ou abandonné pour avoir révélé ton authenticité.

Ce n’est pas seulement l’amour que nous désirons ardemment, c’est cet amour inconditionnel féroce qui nous voit vraiment tel que nous sommes : imperfections, difformités, défauts, vulnérabilités, etc.

Il voit nos ténèbres, il voit nos terreurs, et il dit toujours oui.

Prenez le risque d’être vu.

Prenez le risque d’être connu.

Prenez le risque d’être aimé.

– Jeff Foster via Robert Potvin

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Et pour être beau et belle, suffit tout simplement d’être simple et humble.

Tout ce qu’il vous faut, c’est vous comporter le plus ordinairement du monde.

Adeptes, il n’y a pas de travail à faire dans le bouddhisme; le tout est de se tenir dans l’ordinaire, et sans affaires : chier et pisser, se vêtir et manger. Quand vient la fatigue, je dors; le sot se rit de moi, le sage me connaît…

Soyez votre propre maître, où que vous soyez, et sur le champ vous serez vrais. Les objets qui viennent à vous ne pourront vous égarer.

~ Linji ou Lin-tsi,

fondateur de l’école Rinzai du bouddhisme Chan.

[in ENTRETIENS DE LIN-TSI, Éditions Fayard, 1972] via mon ami Ricardo du Brésil

APPRENTI(E)S SAGES

Une erreur qui vous rend humble est préférable à une réussite qui vous rend arrogant(e).

Salut capitaines. Tout d’abord, je veux vous remercier pour vos réactions et réponses à ma chronique d’hier. Rare que je parle de moi et de ma petite personne. Je préfère jongler avec certaines idées générales qui, bien sûr passe par ma tête comme par la vôtre, mais il semble que mon aventure personnelle résonne avec celles de plusieurs d’entre vous. Tous et toutes pas mal pareil(le) dans nos coeurs de capitaines pirates.

On apprend souvent les choses de la vie par essais-erreurs. Et on se définit souvent en réponse aux réponses des autres. Car nous sommes des êtres sociaux. Des bêtes sociales disent certains. En tous cas, parfois bien bêtes les humains. Surtout dans nos façons de prendre soin de notre habitat de moins en moins naturel.

On apprend à devenir qui nous voulons être en partie à-travers nos contacts avec les autres. Tout d’abord avec nos propres parents, desquels on veut se distancier à tout prix à l’adolescence, pour finalement réaliser avec le temps qui nous passe sur le corps que nous sommes fondamentalement pas mal comme eux et elles quand on arrête de se battre contre ce fait. Car comment pourrait-il en être autrement alors que l’on a appris nos principaux conditionnements humains d’eux ?

On devient donc soi-même en découvrant ce que l’on aime faire et être, ainsi que par nos échanges avec autrui. Et par nos erreurs si on apprend les leçons qui s’y cachent.

Et l’apprentissage de l’art d’être humain passe inévitablement par nos échanges avec les autres. Par une certaine distanciation face à ceux et celles qui nous répugnent – tout sauf lui ou elle – comme par un certain mimétisme face à ceux et celles qui nous inspirent.

Et par la façon dont on réagit aux réactions des autres à notre endroit. L’idée ne consiste pas à faire n’importe quoi pour être aimé(e) et apprécié(e) d’autrui, mais quand même important pour notre santé émotionnelle et notre amour propre de cultiver des relations chaleureuses, nourrissantes et inspirantes. Et cela passe par l’écoute et l’empathie.

Personnellement, une des principales leçons de ma vie est l’apprentissage de l’humilité. Humilité comme dans humain et humanité.

Devenir soi, tout simplement, et de plus en plus simplement. Devenir qui l’on est deep down – comme up there – celui ou celle que l’on est destiné à devenir de plus en plus inévitablement.

Et même si nous ne sommes pas ce qui nous arrivé, ni ce que l’on a fait, nous sommes tout de même et toujours des êtres en devenir. Et en ce sens, nous sommes ce que l’on choisit d’être, et devenir. Nous sommes finalement un choix.

Devenir le plus petit dénominateur commun qui nous unit – et en m^me temps le plus grand – des êtres de bonne volonté et de béné dictions, des êtres de bonnes paroles et de bons gestes. Et de pensées pures et bienveillantes (malgré la surutilisation du terme, mais aie ! jamais trop de bienveillance en ce bas monde) car plus reposant en soi, et autour.

Car comme l’affirme Gangaji ci-bas la vérité est, fondamentalement, que nous sommes pure bonté et que c’est au coeur de cette pure bonté que nous pouvons nous découvrir. Cette découverte est le retour à la maison que nous recherchons tous et toutes.

Ainsi, nous ne sommes pas nos plus grands succès et réalisations. Nous sommes plutôt les multiples apprentissages réalisés au cours de notre parcours d’humain(e). Nous sommes ce que nous donnons sans attente en retour, nous sommes ce que nous créons autour de nous, ce que nous générons comme bonté humaine et divine.

Nous, apprenti(e)s sages.

En devenir.

Au coeur de la bonté de notre coeur d’humain(e).

Coming back home.

SUIVRE SON COEUR

Si tu ne vis pas une vie qui dérange autant de personnes qu’elle n’en inspire d’autres, tu ne vis pas vraiment.
Vivre une vie aventureuse et authentique va inévitablement en déranger certain(e)s et en inspirer d’autres.
Et parfois il te sera difficile de faire une différence entre les deux.
Alors ne suit pas la foule, suis ton coeur.

Oui mon capitaine.

Il y a quelque temps, dans le cadre de certaines de mes activités, j’ai essuyé des critiques de différentes personnes. Trop ceci au goût de certain(e)s, pas assez cela au goût de certains autres.

Et je dois avouer que cela m’a ébranlé. Notamment de la part de certains ami(e)s proches.

En même temps, les critiques à mon endroit de la part d’autres personnes impliquaient que je ne faisais pas les choses comme il faudrait que je le fasse selon la tradition. Du moins, plus comme elles ont été faites depuis longtemps selon certaines lignées de la dite tradition.

J’ai entendu, j’ai écouté. J’ai douté aussi.

Puis, suite à une sincère réflexion face à ces commentaires – car les critiques ne sont souvent que cela, des commentaires – je me suis positionné. Repositionné en fait. Et ça m’a permis de clarifier ma position. Clarifier de nouveau, à la lumière de ces informations en provenance de l’extérieur.

Jamais facile d’entendre que ce que l’on fait dérange certaines personnes, du moins ne fait pas l’affaire de tous. Si d’un côté, j’ai apprécié l’honnêteté des gens qui se sont adressés à moi, de l’autre, j’ai trouvé aussi été ébranlé par la teneur de certaines remarques à mon endroit. Car les gens ne perçoivent qu’à partir de leur réalité, de leurs croyances et de leurs jugements.

Certains disent se foutre complètement de ce que l’on dit d’eux ou elles. J’avoue, pas mon cas. Car certaines critiques peuvent nous aider à faire avec plus de justesse et de pertinence ce que l’on fait déjà. Certaines critiques peuvent nous aiguiller à faire les choses de façon à ce que ça passe auprès des autres, à ce que ça se passe mieux pour soi et les autres, en particulier quand on travaille avec les gens.

Mais, évidemment, il y a des limites.

Sans entrer dans les détails, disons que la situation dans laquelle j’évolue est délicate. Toutes les actions posées dans le cadre de nos activités peuvent avoir des répercussions légales importantes. Nous nous devons d’être impeccables, irréprochables. Pas facile mais challengeant dans le sens exigeant et éclairant du terme.

Suite aux critiques, je me suis questionné. Suite aux remarques, certaines plus désobligeantes que d’autres, je me suis sincèrement et honnêtement regardé. Car il arrive que l’on fasse parfois les choses d’une façon déplacée, d’une façon qui dérange. On a alors le choix de continuer son chemin sans écouter, sans se soucier des qu’en dira-t-on. Mais on peut aussi écouter, et non seulement rejeter avant que ça n’entre en oreilles et voir si les critiques sont justifiées, car c’est parfois le cas et cela nous permet de nous ajuster. Nous ne sommes pas parfaits ni ne détenons LA vérité. 100 % humains. Et dans humain, il y a humble, de l’humilité.

Comme certaines critiques concernaient des gens avec qui je suis en association, j’ai vérifié si ce que je faisais, et comment je le fais, était en accord avec ces gens qui sont chers à mon coeur et qui me font confiance. Et j’ai reçu un grand oui bien senti, avec une confiance en moi qui m’incite à continuer plus certain, plus confiant.

Comme disait jadis notre ami Veeresh, when in doubt check it out. J’ai donc vérifié et je peux ainsi continuer à faire ce que je fais, plus certain maintenant de l’appui de mes alliés. Même si mes actions en dérangeront encore sûrement certains, ceux et celles qui comptent savent ce que je fais et m’appuient. Ce qui compte justement.

Toujours sensible de recevoir des critiques. Tellement que parfois on ferme nos oreilles à double tour. Mais si on peut seulement recevoir les commentaires sans qu’ils ne nous détruisent, en se laissant toucher, se permettant d’être perméable et vulnérable, ça nous permet de nous réajuster, de voir ce que l’on veut faire et comment on veut le faire. Et de devenir plus fort et solide. Plus clair.

Suivre son coeur disait le capitaine. Oui mon capitaine.

En fait le capitaine c’est peut-être justement le coeur. Le guide, Le GPS suprême 😉

Oui mon capitaine.

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Chaque fois que vous vous rendez compte que vous vous sentez dérangé(e) par les critiques ou le jugement des autres, recherchez la partie de votre esprit qui est d’accord avec eux !
C’est ainsi que la douleur s’intensifie !
L’esprit d’accord – c’est-à-dire l’esprit critique – vous voit comme un travail en cours qui a besoin d’un rappel constant que vous ne faites pas bien les choses, que vous n’êtes pas assez bon(ne), que vous n’êtes pas assez digne.
Il s’inquiète que vous soyez inacceptable pour les autres et essaie de vous orienter vers un comportement acceptable.
Ce faisant, cela crée de l’anxiété, de la douleur, de l’inquiétude et de la peur – ce qui vous empêche presque de profiter de votre vie !
Devenir plus conscient du fonctionnement de l’esprit est une étape essentielle pour s’aimer soi-même.
Sans cette prise de conscience, le critique est libre de continuer à vous juger durement. Avec lui, vous commencez à vous éloigner de l’esprit et de ses fausses perceptions négatives de vous.

– Subhan Schenker

LE DÉBUT DU RESTE DE SA VIE

Considère-toi comme mort(e), tu as vécu ta vie.
Désormais, prends ce qui reste et vis adéquatement.
– Marc Aurèle

Sous une connotation un peu macabre si on craint un tant soit peu la mort, cette citation vise toutefois très juste. Car d’une certaine façon, nous sommes tous et toutes déjà morts et mortes. Face à notre passé, à ce qui a été. Ce passé qui n’est plus, qui n’est plus que souvenir, qu’histoire ancienne. Même les moments récents, disparus, envolés et partis en fumée.

Si on pouvait seulement apprendre à mourir à chaque moment, on pourrait vivre tout autant. Car trop souvent, on accroche et s’accroche au passé, et on se préserve pour l’avenir. Un avenir qui ne viendra pas, du moins certainement pas comme on s’y attend.

Tristes du passé qui n’est plus, anxieux(ses) face à l’avenir devant nous, en particulier en ce moment, nous vivons sur le break à bras, et nous roulons en petites vitesses. Au cas où. Au cas où il n’y en aurait pas assez. Au cas où on se fatiguerait.

Si seulement on pouvait vivre plus totalement. Ou accepter que parfois il est aussi OK de ne pas vivre aussi totalement qu’on le voudrait. Car la vie a ses cycles. Et parfois, les choses tournent au ralenti aussi.

Comme nous avons mouru au passé, prenons tout ce qu’il nous reste et fonçons dans l’avenir comme on fonce parfois dans un mur. En assumant toutes nos forces et nos passions pour faire ce que l’on veut vraiment faire. Sans trop calculer, sans trop compter. Et vivons totalement. Car on n’a plus rien à perdre. Plus rien d’autre que tout ce que nous pensons posséder. Car au fond on ne possède rien. On devra tout quitter un de ces quatre. Trois, deux, un, zéro.

Comme on dit couramment, et même si ça sonne cliché, aujourd’hui est le début du reste de notre vie. Et en même temps, on n’a qu’aujourd’hui. Hier n’est plus et demain pas encore. Alors aujourd’hui seulement, un jour à la fois est déjà beaucoup.

Ramassons toute notre énergie, regardons ce que l’on veut faire de la route qui se présente devant soi.

Considère-toi comme mort(e), tu as vécu ta vie. Désormais, prends ce qui reste et vis adéquatement. – Marc Aurèle

J’ai traduit properly par adéquatement, mais j’aurais aussi pu utiliser les mots correctement, convenablement, comme il faut, etc. Mais au fond, on ne peut que vivre le reste de notre vie comme on le veut, ou comme on le peut. À nous de voir. À nous de vouloir. À nous de pouvoir.

La suite de notre route est en chacun(e) de nous. Tiguidou.

SANS SENS, DES SOUS & D’ESSENCE

Quand une personne ne peut trouver de sens profond dans la vie, il/elle se distrait dans le plaisir.
– Viktor E. Frankl

Un exemple ?

Qu’un exemple parmi tant d’autres dans le monde des sports professionnels et les multiples autres sources de divertissement.

À l’image de la formule 1, il y a une partie du monde dans le grand monde qui tourne en rond. Comme la terre.

Pendant que la planète se meurt, du moins qu’elle agonise en certains endroits, des hommes (évidemment) tournent en rond en brûlant du pétrole non-renouvelable. Vroum Vroum. En faisant monter la somme des effets de serre. En faisant tourner l’économie. Et en alimentant un marché de prostitution de luxe. Le cirque de la formule 1 revient en ville. Nous sommes donc revenus à la normale. Me semble que l’anormal était préférable.

À l’image du sport professionnel et du monde du divertissement en général, certaines choses étranges continuent de rouler, et de tourner en rond. Pléonasme oblige.

Au lieu de s’investir, on préfère se divertir. Au lieu de mettre notre attention sur soi, et observer le monde à partir de son coeur, on préfère regarder ailleurs. En attendant de rentrer dans le mur, on continue de tourner en rond. Et ainsi continue d’aller la vie.

Parfois quand on voit le monde s’activer, il est normal de se poser des questions. Dans le sens de questionnements.

Tout un défi d’apprendre à vivre dans le grand non-sens du monde dans lequel on vit. On cherche du sens et ces temps-ci, il est relativement difficile à trouver ce sens. Par unique le sens de la vie, chacun(e) son sens. Chacun(e), on cherche un sens à donner à la vie, à sa vie.

Quand on regarde un peu par en avant, questionnant. Plutôt que de s’occuper des besoins fondamentaux de la majorité, certains préfèrent continuer d’avancer vite vite vite par en avant. Tout en tournant en rond. Et en brûlant du gaz – et en pesant sur la pédale. Vite le mur.

Y-a-t’il un sens à la vie ?

Oui, droit, devant, dans l’ici maintenant.

En gardant les deux pieds sur terre et en lâchant un peu la pédale à gaz. En ralentissant. En prenant soin de l’environnement autour de soi. Celui le plus près de soi. En en prenant soin de soi et des gens en cet environnement.

Le sens de la vie est un beau grand concept flou et mystérieux. On ne sait pas pourquoi nous sommes ici et où nous allons. Et pourtant, on continue d’avancer. En faisant du sur place.

Du sens dans cette vie ?

Peut-être. Continuons à chercher. Car on dit que le but réside davantage dans le fait de chercher plus que de trouver. Que le chemin est est le but. Qu’on avance toujours vers maintenant.

Et rien de mal avec le fait d’avoir du plaisir. Car plein de sens les plaisirs de la vie.

Vroum Vroum alors.

BONTÉ HUMAINE

Un groupe de femmes appelé «les 9 Nanas» a, pendant des décennies, conservé un secret ignoré même de leurs maris. Pendant 30 ans, elles se rencontraient à 4 h du matin et payaient anonymement les factures de gens en besoin, et leur achetaient des vêtements. Chaque paquet contenait était accompagné d’un gâteau et d’une note disant: «quelqu’un vous aime».

Ce genre d’histoires est nécessaire en ces temps troubles et agités. Du moins, c’est mon intention d’en partager quelques-unes, de les semer, de les parsemer d’ici, et là. Pour rosir un peu le noir du temps présent.

Car je crois sincèrement que nous avons besoin d’entendre de ces histoires humaines, de ces histoires racontant des gestes de solidarité, de bonté, de soutien, d’aide. Car aussi ça les humain(e)s. Pas que des guerres et des conflits.

En lien avec cette histoire en particulier, on raconte que le mari de l’une des 9 femmes a fini par découvrir l’opération gardée secrète, entre autres à cause du kilométrage sur la voiture et les sommes dépensées, et lorsque les autres autres maris ont été mis au courant, ils ont joint l’équipe des «9 Nanas». La bonté est contagieuse.

On oublie parfois que la grande majorité des gens sont de bonnes personnes, des gens de coeur et de bonne volonté, qui prennent soin de leurs enfants, de leurs parents et de leurs proches. Qui font du mieux qu’ils et elles peuvent. Et qui désirent le mieux pour tous. Au-delà de la peur, de l’inconnu, de l’insécurité de vivre.

D’ailleurs, tel que l’énonce l’affiche ci-bas avec les mots de Bianca Sparacino, les gens bons ne sont pas né(e)s ainsi, Ils et elles le sont devenu(e)s, ils et elles «se sont faits bon(ne)s». Ce sont des âmes qui ont beaucoup vécu. Ils et elles se sont extirpé(e)s de situations difficiles, de la noirceur, et ils et elles se sont battu(e)s pour tirer des leçons de ces situations difficiles. Les gens de bonté ne sont pas né(e)s ainsi, ils et elles ont choisi d’adoucir les situations difficiles par lesquelles elles sont passées. Ils et elles ont choisi de croire en la bonté, parce qu’elles ont réalisé par expérience que la compassion est nécessaire. Ils et elles ont vu que la tendresse est importante et indispensable en ce monde.

Alors simplement envie de propager de ces histoires de par le monde ces temps-ci. Car il y en a plein. Envie de les lancer en l’air, les disséminer, les laisser nous nourrir le coeur et nous redonner un peu d’espoir en l’humain en nous.

Dont celle-ci, si vous l’avez manqué, postée ici il y a quelques jours.

Et, à mon humble façon, à mon tour de faire circuler de l’amour, dans toutes les langues, vers tous les coeurs.

Et paix sur la terre aux hommes et femmes de bonne volonté, mais peut-être surtout et encore plus, aux autres qui vivent dans la peur et l’inconscience des actes néfastes qu’ils peuvent poser. Car le coeur de tous et toutes ne peut qu’être pur, et juste, et bon.

L’AMOUR MAIS ENCORE

L’Amour, ah ce cher mot, ce mot si cher à notre coeur. Ce mot ultime mais oh combien fuyant, éphémère et si mal compris. Souvent, aussi, mal vécu.

J’ai déjà entendu dire, ou déjà lu – il me semble du moins – que pour les langues des nations anciennes – l’amour ne peut qu’être verbe, qu’il n’existe pas en tant que mot. L’amour ne peut qu’être agi, incarné, activé, une action.

Cela fait sens car on ne peut trouver d’amour nulle part à l’état brut, l’amour en tant que chose n’existe pas. L’amour ne peut qu’être vécu, transmis, vivant. L’amour ne peut être figé ni dans le temps, ni dans l’espace. L’amour mort n’existe pas. Toujours vivant l’amour.

Ainsi l’amour ne serait pas une chose. Non plus une relation. J’ai souvent entendu Osho dire que l’amour n’est pas une relation mais une plutôt une disposition intérieure, une façon d’être, en et avec soi, donc avec les autres. Makes sense.

Mais si on voulait absolument que l’amour soit une chose, ce pourrait être, selon les mots de Bobin: la substance épurée du réel, son atome le plus dur, un réel désencombré de nos attentes imaginaires. Si quelque chose, quelque chose d’éthérique, une chose déchosée, de la matière dans sa plus pure expression, l’essence fondamentale au-delà de la chose même. Le noyau le plus pur et dur de la matière. Une chose évanescente. Un nuage d’essence de l’esprit du monde.

Je t’aime.

Cette expression peut vouloir tout dire et, si souvent, ne rien dire. En tentant de tout dire.

Parfois, je t’aime signifie je veux t’aimer.
Parfois,
je t’aime signifie je vais rester un peu plus longtemps.
Parfois
je t’aime signifie je ne suis pas certain(e) comment partir.
Et parfois,
je t’aime veut dire je n’ai nulle part d’autre où aller.
– rupi kaur via Maya Sarah.

Aucun autre mot n’a jamais autant été utilisé, écrit, chanté et prononcé que le mot Amour. Et pourtant. Beaucoup d’amour en ce monde, ou beaucoup de monde aimant, mais aussi, et pourtant, beaucoup de haine. Qui n’est peut-être au fond rien d’autre qu’amour frustré. Car si on peut aimer aimer, certain(e)s aiment aussi haïr. Je me permet de reprendre ci-bas l’excellent texte de Marie Laberge intitulé Aimer haïr que j’ai posté dans une chronique récente car très à propos ici aussi. J’aime ses mots.

Je t’aime.

Je t’aime, juste je t’aime, je t’aime tout court est quelque chose à dire. Tellement que parfois on y ajoute beaucoup à sa suite pour en atténuer la portée, comme pour se protéger. Rare que beaucoup ne soustrait, réduise. Mais en amour, beaucoup c’est parfois moins que rien, et plus qu’il n’en faut.

On a tant écrit et chanté au sujet de l’amour. Et pourtant. On le fait encore, et toujours. Car on en a bien besoin. Mais on surtout besoin d’aimer, et de s’aimer. Soi et les autres. Car on n’aime les autres qu’à sa propre mesure. Et l’amour ne se compte pas ni ne se calcule. Et on ne peut compter que sur l’amour en ce bas monde.

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L’absence de peur est ce que l’amour recherche. Une telle absence de peur n’existe que dans le calme absolu qui ne peut plus être ébranlé par les événements attendus du futur. Ainsi, le seul temps valable est le présent, le maintenant.
– Hanna Arendt
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COMMENT AIMER
Lorsqu’un être cher souffre physiquement ou émotionnellement, quand leur monde n’a plus de sens, votre simple écoute peut faire des merveilles.
Pleurez avec eux. Soyez silencieux avec eux.
Validez leurs sentiments, aussi douloureux soient-ils.
Aidez-les à se sentir connus dans ce monde.
N’offrez pas de réponses intelligentes maintenant. Offrez-vous.
Ne prêchez pas et n’enseignez pas.
Ne les jugez pas et ne les faites pas se sentir mal parce qu’ils pensent ce qu’ils pensent.
Embrassez-les.
Ainsi, ils ne se sentent pas seuls.
Ainsi, ils peuvent toucher à leur propre courage.
Leur capacité à résister à des émotions intenses.
Lorsqu’un ami souffre physiquement ou émotionnellement,
quand leur monde n’a plus de sens,
offrez-leur le plus grand des remèdes :
Ton amour.

– Jeff Foster
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Aimer haïr

Quand j’étais petite, une de mes sœurs pleurait beaucoup. Un jour où je l’ai trouvée en larmes, j’ai essayé de savoir ce qui lui était arrivé. Entre deux sanglots déchirants, elle m’a dit : « Je pleure parce que j’aime ça ! »

J’étais très embêtée parce que ça signifiait que je n’arriverais ni à la consoler ni même à améliorer un peu son sort. Elle se réfugiait dans les larmes comme d’autres le font dans le chocolat.

Pourquoi j’évoque ce souvenir ?

Depuis quelque temps, j’ai l’impression désagréable que beaucoup de gens s’autorisent l’expression de sentiments autrefois tabous dans la sphère publique. Et même privée si on considère que « tu devrais te tuer » est un conseil qu’on n’a pas à entendre que ce soit publiquement ou privément.

Je parle de la rage qui explose, de la haine qui la sous-tend. Je parle de toutes ces lignes anonymes qui hurlent des sentiments qui vont de l’agacement féroce à la brutale intolérance en passant par l’envie de tuer l’opinion de l’autre quand ce n’est pas d’éliminer carrément son auteur.

En quoi, pourquoi les évènements ou les comportements de nos semblables sont-ils devenus soudain si insupportables ? Si agressants qu’ils stimulent des réactions aussi absolues ?

Oui, je sais, la pandémie… Ces deux ans d’une expérience difficile pour la plupart des gens, ce moment arrachant pour ceux qui y ont perdu leur santé ou des êtres chers, ces deux ans seraient en partie responsables des excès de bile et de violence. Je trouve qu’elle a bon dos, la COVID-19. Alors qu’on a appris à se protéger et à protéger l’autre, à le considérer dans son éventuelle détresse, sa solitude, il s’en est trouvé pour regarder l’autre comme un empêchement, une forme de coercition et même une condamnation. Le refus de l’autre a alors commencé à régner. Pour certains, c’est devenu plus venimeux que le virus. Mais à quoi ça sert de laisser jaillir la haine, le rejet, à la plus petite occasion – je sais, elles ne manquent pas ? Si au moins ça soulageait ! Mais ça ne fait que s’exalter, s’amplifier jusqu’à prendre des proportions démesurées. La violence se nourrit d’elle-même davantage que du sujet qui la suscite, la violence est une cannibale qui nous dévore avant de mordre l’autre. La haine nous enlaidit avant de salir son destinataire. Et on en vient à aimer la sensation de faux pouvoir que procure l’expression de cette rage.

S’indigner, se révolter, essayer de rendre le monde meilleur ou légèrement plus humain ne veut pas dire assommer et haïr voluptueusement ceux que l’on considère comme responsables de ces maux. Ce qui provoque les plus valeureux combats, les plus nobles batailles, ce n’est pas la haine, c’est la foi : croire en quelque chose ou quelqu’un et tenter de convaincre par des arguments et non pas en s’acharnant à coups de jugements épicés de fiel.

La rage ou même la haine qui mijote en nous, on a intérêt à l’éliminer, à la calmer. Parce que se mettre à invectiver, à gueuler son mépris, ce n’est que l’expression d’une impuissance.

Être soumis à sa rage intérieure, c’est l’inverse d’être libre. Bien sûr que certains jours, je bous de colère… mais lui céder me semblerait tellement stérile. Aimer pleurer ne tarissait pas les larmes de ma sœur et ne la consolait de rien.

Aimer haïr dessèche et isole. Les gens qui aiment haïr me font peur parce que ça constitue le contraire de combattre, l’inverse de s’opposer et de lutter. Accabler d’injures, abreuver « l’adversaire » de mots orduriers, de doigts d’honneur et de vœux de destruction, ça ne permet qu’une chose, la dissension cacophonique. Ça éloigne toute forme de pensée ou même d’argumentation sensée.

C’est l’homme de théâtre Bertold Brecht qui a dit – je cite de mémoire : « Nous le savons pourtant, même la haine de l’intolérance mène à l’intolérance. »

Évidemment, il avait raison.

Haïr, ça a l’air dynamique, comme ça, sur le coup, mais c’est du poison qu’on se verse et qu’on boit en espérant tuer l’autre.

Ma petite sœur devenue grande ne pleure plus, sauf si un vrai malheur survient. Son rire me ravit. Et elle rit souvent.

(SE FAIRE) BOUFFER (PAR) DU CA$H

Petite journée de pluie hier, alors le temps idéal pour du travail de bureau et les correspondances. Écoutant la radio du Canada, j’ai appris back to back que les banques alimentaires de Montréal ne fournissaient qu’à 70 % de la demande, et que le loyer moyen était de 1000 quelques centaines de dollars par mois à Montréal. Alors que je suis dans ma ptite maison dans la forêt, au chaud et avec de la bouffe dans le frigo.

Certains ne mangent pas à leur faim, sans toit, pendant que certains sont millionnaires, milliardaires et multi et vivent aux paradis – fiscaux. Et empilent les bidous. Collectionnant les maisons, les autos et les paires de souliers pendant que d’autres vivent à la rue et marchent nus pieds et le ventre vide. Et en même temps, à quelque part, je me dis qu’il y a quand même une certaine justice en ce bas monde, une justice certaine et que l’on doit vivre avec les fruits de nos actions. Les miroirs sont là pour nous le rappeler.

Ça m’a fait réfléchir. Encore. Comme j’ai souvent réfléchi à cet enjeu particulier de la justice et de la générosité, comme la plupart d’entre vous j’imagine. Et j’imagine aussi qu’on trouve chacun(e) notre façon de faire du sens de tout ceci, nous justifiant ou nous arrangeant avec notre inconfort.

Réfléchissant sur le fait de vivre dans un monde qui en fournit assez pour tout le monde mais dans lequel certains s’en approprient beaucoup beaucoup et exploitent leurs frères et soeurs, ce qui fait que tant d’autres manquent du fondamental. Système auquel nous contribuons tous et toutes dans une certaine mesure, cherchant toujours le meilleur deal.

Sur comment certains peuvent vivre en paix, débordant de ca$h aux as, quand d’autres ne mangent même pas à leur faim. Remarquez que vous et moi sommes parmi les choyé(e)s de ce monde avec un toit et de la nourriture et que nous cherchons notre petite paix personnelle nous aussi sans toujours nous soucier des moins bien nantie(e)s que nous. Tout est relatif comme on dit.

Pas si facile de vivre avec l’injustice du monde entier dans la face et devant les yeux et de conserver son petit bonheur personnel. Car nous ne pouvons tout régler, quoi que l’on puisse agir à notre petite échelle, celle qui grimpe autour de soi dans un monde aussi peuplé de serpents.

Pas si simple de ne pas se ruiner à diverses causes pour aider moins bien nanti que soi.

Pas si simple de ne pas laisser éteindre notre lumière et d’agir pour le bien de l’humanité à notre petite et humble échelle.

Pas si simple de ne pas se ruiner à donner à toutes les causes pour aider ceux et celles moins bien nanties que soi car nous aussi on doit payer nos comptes.

Pas facile de ne pas sentir ceux et celles qui souffrent d’un manque d’essentiel -encore moins facile de le sentir – ceux et celles qui n’ont ni toit ni bouffe, ni même les besoins de base, les migrants, les sans-abris, les familles d’enfants tués à coup de guns.

En passant, hier je suis tombé sur cette nouvelle débordante de bonté humaine.

Illustrant que le meilleur et le pire co-existent en ce bas monde.

Et ça m’a redonné confiance en nous, humains et humaines ben ordinaires. Car même si on a tendance à l’oublier, la plupart des humain(e)s sont de bonnes personnes.

La plupart d’entre nous voulons faire le bien, le juste et le bon.

La plupart d’entre nous désirons ce qu’il y a de mieux pour tout le monde.

La plupart d’entre nous devons vivre pour assurer notre survie au quotidien, ce qui limite notre capacité d’aide au monde.

Souvent je pense aux gros riches et avides, aux chasseurs de ca$h à tout prix, me demandant comment ils font pour vivre en paix sans voir la misère autour d’eux. Et je me souviens que lors de mes voyages dans certains pays en développement, les habitants de ces pays nous perçoivent, nous gens ordinaires de pays riches, en tant que riches et privilégié(e)s, ce que nous sommes aussi. Tout est relatif.

Comme vous constatez, bien des questions dans ma ptite tête de gars ordinaire d’un des plus meilleurs pays du monde ce matin.

Carpe diem… et paix et justice aux femmes, hommes et enfants de bonne volonté.

UN DROIT LA LIBERTÉ ?

Vraiment ?

Un droit la liberté ? En particulier celle de pouvoir dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre ? Mais vont-ils seulement nous entendre ? Et écouter ? Quant à comprendre, on repassera. On dit que l’important est que le message passe.

De toute façon, personnellement je considère plutôt la liberté comme un privilège qu’on doit apprécier qu’un droit qui nous est dû. Car les droits vous savez.

Ils sont plusieurs de nos jours à vouloir dire aux autres ce qu’ils et elles ne veulent pas entendre. Sur les réseaux publics impudiques en particulier, car toujours plus facile de l’exprimer out in the open que de le dire en pleine face. ÇA ça prend du courage. Sur les réseaux, à tout le monde et à personne en particulier, facile de japper et de se prendre pour un justicier redresseur de torts.

J’ai glané cette citation d’Orwell – douteuse à mon humble avis – sur le mur FB de François Thiboutôt qui en poste souvent de biens bonnes. Diane Demers, une de ses amies que je ne connais pas plus que François, a quant à elle écrit:

J’aurais plutôt écrit l’inverse: de ne pas dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre. Car quel est l’intérêt de dire des trucs à des personnes qui n’ont pas envie de les écouter ?

Ça j’achète davantage. Car avec le temps, on sait de toute façon de moins en moins ce qui est juste et bon pour les autres et encore moins envie de leur dire. Car les autres ont toujours le choix d’entendre ce qu’ils et elles veulent entendre. Et s’ils/elles ne sont par prêts à l’entendre, à quoi bon ?

Et de toute façon, c’est toujours à soi qu’on parle en premier lieu.

Ci-bas, une autre citation, de Omraam Mikhaël Aïvanhov celle-ci, via le mur FB de ce François que je ne connais pas mais que je sens j’aimerais bien.

Ne croyez pas que ce sont nécessairement les gens de bien qui soulignent la malhonnêteté, l’injustice et la méchanceté chez les autres.

Au contraire, ce sont souvent ceux qui ont ces défauts qui les voient partout : ils sont toujours critiques et soupçonneux, parce qu’ils Jugent le monde entier à travers eux.

Et inversement, ceux qui possèdent de grandes qualités morales ne remarquent pas tellement les défauts de leur entourage, car ils voient les autres à travers les qualités qu’ils possèdent, eux.

Chaque Être Humain ne peut voir qu’à travers ses propres yeux, et c’est lui (ou elle) qui façonne ses yeux par ses pensées et ses sentiments.

Si vous rencontrez des gens qui ne vous parlent que des défauts des autres, sachez que, d’une façon ou d’une autre, c’est d’abord sur eux-mêmes qu’ils vous font des révélations.

S’ils possédaient la noblesse, la bonté, l’honnêteté et surtout l’amour, ils trouveraient aussi chez les autres toutes ces bonnes qualités.

Et pour terminer, ci-bas, un magnifique texte de Marie Laberge tiré de La Presse Plus qui vient bonifier les paroles précédentes.

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Aimer haïr

Quand j’étais petite, une de mes sœurs pleurait beaucoup. Un jour où je l’ai trouvée en larmes, j’ai essayé de savoir ce qui lui était arrivé. Entre deux sanglots déchirants, elle m’a dit : « Je pleure parce que j’aime ça ! »

J’étais très embêtée parce que ça signifiait que je n’arriverais ni à la consoler ni même à améliorer un peu son sort. Elle se réfugiait dans les larmes comme d’autres le font dans le chocolat.

Pourquoi j’évoque ce souvenir ?

Depuis quelque temps, j’ai l’impression désagréable que beaucoup de gens s’autorisent l’expression de sentiments autrefois tabous dans la sphère publique. Et même privée si on considère que « tu devrais te tuer » est un conseil qu’on n’a pas à entendre que ce soit publiquement ou privément.

Je parle de la rage qui explose, de la haine qui la sous-tend. Je parle de toutes ces lignes anonymes qui hurlent des sentiments qui vont de l’agacement féroce à la brutale intolérance en passant par l’envie de tuer l’opinion de l’autre quand ce n’est pas d’éliminer carrément son auteur.

En quoi, pourquoi les évènements ou les comportements de nos semblables sont-ils devenus soudain si insupportables ? Si agressants qu’ils stimulent des réactions aussi absolues ?

Oui, je sais, la pandémie… Ces deux ans d’une expérience difficile pour la plupart des gens, ce moment arrachant pour ceux qui y ont perdu leur santé ou des êtres chers, ces deux ans seraient en partie responsables des excès de bile et de violence. Je trouve qu’elle a bon dos, la COVID-19. Alors qu’on a appris à se protéger et à protéger l’autre, à le considérer dans son éventuelle détresse, sa solitude, il s’en est trouvé pour regarder l’autre comme un empêchement, une forme de coercition et même une condamnation. Le refus de l’autre a alors commencé à régner. Pour certains, c’est devenu plus venimeux que le virus. Mais à quoi ça sert de laisser jaillir la haine, le rejet, à la plus petite occasion – je sais, elles ne manquent pas ? Si au moins ça soulageait ! Mais ça ne fait que s’exalter, s’amplifier jusqu’à prendre des proportions démesurées. La violence se nourrit d’elle-même davantage que du sujet qui la suscite, la violence est une cannibale qui nous dévore avant de mordre l’autre. La haine nous enlaidit avant de salir son destinataire. Et on en vient à aimer la sensation de faux pouvoir que procure l’expression de cette rage.

S’indigner, se révolter, essayer de rendre le monde meilleur ou légèrement plus humain ne veut pas dire assommer et haïr voluptueusement ceux que l’on considère comme responsables de ces maux. Ce qui provoque les plus valeureux combats, les plus nobles batailles, ce n’est pas la haine, c’est la foi : croire en quelque chose ou quelqu’un et tenter de convaincre par des arguments et non pas en s’acharnant à coups de jugements épicés de fiel.

La rage ou même la haine qui mijote en nous, on a intérêt à l’éliminer, à la calmer. Parce que se mettre à invectiver, à gueuler son mépris, ce n’est que l’expression d’une impuissance.

Être soumis à sa rage intérieure, c’est l’inverse d’être libre. Bien sûr que certains jours, je bous de colère… mais lui céder me semblerait tellement stérile. Aimer pleurer ne tarissait pas les larmes de ma sœur et ne la consolait de rien.

Aimer haïr dessèche et isole. Les gens qui aiment haïr me font peur parce que ça constitue le contraire de combattre, l’inverse de s’opposer et de lutter. Accabler d’injures, abreuver « l’adversaire » de mots orduriers, de doigts d’honneur et de vœux de destruction, ça ne permet qu’une chose, la dissension cacophonique. Ça éloigne toute forme de pensée ou même d’argumentation sensée.

C’est l’homme de théâtre Bertold Brecht qui a dit – je cite de mémoire : « Nous le savons pourtant, même la haine de l’intolérance mène à l’intolérance. »

Évidemment, il avait raison.

Haïr, ça a l’air dynamique, comme ça, sur le coup, mais c’est du poison qu’on se verse et qu’on boit en espérant tuer l’autre.

Ma petite sœur devenue grande ne pleure plus, sauf si un vrai malheur survient. Son rire me ravit. Et elle rit souvent.

CHEMINS DE TRAVERS

Les obstacles n’entravent pas le chemin, ils sont le chemin.

Pandémie, climat en suspens, déchirement social, tueries en série aux States (dont sur de jeunes enfants, le pire du pire), incapacité de se loger pour plusieurs, inflation, inégalités, etc. Mettez-en.

On dirait que ces temps-ci sont pires que jamais auparavant. Mais remarquez que ça a peut-être toujours été le cas de toutes les époques. Car le Moyen-Âge – entre autre – n’a sûrement pas dû être particulièrement facile à vivre pour plusieurs. Mais peut-être que de tout temps, on a pensé que nous vivions la pire des époques et que la fin du monde était imminente.

Mais comme le dit le proverbe Zen ci-haut, possiblement que les obstacles actuels soient LE chemin vers une prise de conscience nécessaire. Faut parfois passer proche pour apprendre. Faut parfois – presque – perdre quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur.

On a accès à beaucoup d’information ces temps-ci, trop peut-être. Le poisson se noie. On devient socialement anxieux. On sait et connait et devine tous les dangers climatiques qui nous guettent (la plupart car je pense que les experts ne disent pas tout). Peut-être ça qui empire la situation de savoir tout ça. Ça rend la situation encore plus critique. Ça donne de la nourriture apocalyptique au mental qui aime bien s’emballer.

Alors quoi faire d’autre que de marcher le chemin avec grâce – et le plus de conscience possible – qui nous est donné de marcher en ce moment ? Le chemin que nous avons – peut-être ? – choisi de marcher il y a longtemps spécifiquement à cette étape-ci de l’humanité. Sans vouloir que les choses ne soient autrement. En acceptant totalement tous les cailloux sur ce chemin de travers. Car ces cailloux are it. En fait, dansons ce chemin.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1888772/environnement-urgence-crise-engagement-reduction-ges-cop

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Alchimie de l’ASPIRATION

Il y a deux façons d’aborder cette période si nous sommes conscients des agendas plus profonds.

Le premier est d’être désespéré(e), et de s’attacher sous la pression de sa profonde obscurité.

Le deuxième est de tenir à la lumière, quel que soit le résultat.

Il y a de plus grandes forces en jeu dans ce monde – après tout – nous utilisons une fraction de la capacité de notre esprit – et nos sens sont sauvagement limités.

Est-ce naïf d’avoir de l’espoir ?

Peut-être.

Mais quels que soient les résultats – ceux et celles qui cultivent la luminosité, un cadre élargi de conscience et une ouverture de conscience du cœur vers le sacré – traverseront cette période incroyable, et leurs esprits prospéreront.

Leurs enfants seront plus résilients, et les graines qu’ils plantent seront plus puissantes.

Ceux qui restent désespérés sont toujours piégés dans la matrice elle-même, car il n’y a pas d’échappatoire à un esprit qui ne peut concevoir rien de plus haut.

Un tel esprit est asservi par les forces mêmes dont ils prétendent être libérés.

C’est pourquoi la libération est une affaire personnelle, et elle commence dans notre expérience d’âme intime, où nous avons le courage d’aspirer à quelque chose de plus grand que cela. Cette aspiration devient le fondement d’une nouvelle réalité

– Hieronymus Tide via François Thiboutôt