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TOUCHÉ(E) PAR LE MONDE

On ne peut être ouvert(e) et sensible au monde sans être très souvent attristé(e). – Erich Fromm

Le monde ne va pas bien. Tant de personnes qui souffrent. Tant de guerres. Tant d’injustice. Les nouvelles qu’on lit et voit semblent toujours être mauvaises. Les plus mauvaises, tellement que nouvelles rime implicitement avec mauvaises. Même s’il se passe aussi de très belles choses en ce monde, et qu’il continue malgré tout à tourner, on nous rapporte toujours les pires. Réflexe humain parait-il.

L’Ukraine (qui nous révèle du coup tous les autres lieux de guerre).
Le retrait du droit à l’avortement.
L’environnement.
Les millions d’armes en circulation.
Les migrants qui meurent de chaleur dans des camions, ou en mer.
Les meurtres d’enfants dans des écoles.
Les scandaleuses injustices financières.
La dureté de vivre en général.

Tant de drames humains qui se vivent et qu’on nous présente en boucle. Jusqu’à l’insensibilité chronique. Tellement que plusieurs d’entre nous préférons fermer les yeux et ne plus voir, ne plus regarder pensant ainsi ne plus savoir. Car trop difficile. Trop dur pour notre coeur d’humain(e). Trop d’impuissance en soi devant ces atrocités qu’on ne peut changer. Mais encore.

Oh bien sûr ! que nous-même que l’on peut changer en premier lieu. Mais encore. Car nous sommes parmi les privilégié(e)s. Et comment peut-on tolérer tant de souffrance ?

En s’en coupant ? Elle n’en existe pas moins cette souffrance à grande échelle.

En mettant l’emphase seulement sur le beau et sur la lumière ? Le laid et l’ombre demeurent. Et nous hantent malgré notre regard détourné.

En devenant cynique et sarcastique ? Surtout nous que l’on punit car le goût acide nous reste en bouche et au coeur.

Plusieurs de nos frères et nos soeurs humains de par le monde souffrent. On le sait mais on ne veut pas trop le savoir, encore moins le voir. Ça risquerait de gâcher notre petit bonheur personnel.

Oh bien sûr ! on vit chacun(e) nos drames, petits, moyens et grands. En fait, tout le monde passe par des moments plus ou moins difficiles dans la vie, avant la mort du corps. Chacun son petit chemin de croix. Mais le nôtre est pas mal plus confortable et dodu que celui de tant d’autres autrui.

Mais comment réussir à vivre en sachant que des enfants meurent de faim ? Qu’on les laisse en quelque sorte mourir de faim ? Vous et moi autant que le 1 % que l’on aime tant blâmer pour tous les maux du monde.

Pas facile d’assumer notre part de responsabilité personnelle en ce grand et vaste monde. Nous ne sommes qu’un(e) parmi 8 milliards et quelques âmes à marcher ce monde. Certain(e)s le survolent, d’autres y rampent. Et en même temps, tout ce qui se passe dans le monde se passe aussi en nous, tout passe par nous. Qu’on le veuille ou non, qu’on le voit ou pas. Une même grande chaîne humaine.

Et du mieux que l’on peut, nous tentons de faire du sens de tout ce chaos.

Certain(e)s préfèrent ne voir que le beau. D’autres se nourrissent de petit laid.

Certain(e)s se réfugient dans des mondes parallèles, d’autres s’investissent dans l’humanitaire, ici ou là-bas.

Mais au fond, on ne peut qu’être qui l’on est. Avec nos grandeurs et nos petitesses. Avec nos forces et nos limites. Avec nos qualités et nos leçons à apprendre. Avec notre curiosité et notre sincérité.

Mais surtout, même si ça fait mal, que ça rend triste, et que ça laisse un arrière-goût, ne nous coupons pas de notre tristesse et de notre empathie devant le sort du monde, devant la misère humaine.

Restons humain(e) devant l’horreur, gardons nos yeux ouverts et rappelons-nous que ce qui arrive au monde arrive aussi à nous, en nous. Nous sommes le monde. Ni séparé(e), ni coupé(e) de ce monde dans lequel on vit. Vivons tout, totalement.

Ayons foi en l’amour. Et agissons à notre échelle.

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Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Mais vis quand même.
Goûte à l’échec, comme au succès.
Et vois qu’au fond ils sont la seule et même chose.
Des parts de toi, des parts de la vie.
Des facettes de l’amour que tu as toujours recherchées.
Vis.
Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Dis la bonne chose., et dis la mauvaise aussi.
Tremble, transpire, laisse battre ton cœur.
Trouve ta voie et ne l’abandonne jamais.
Tu te feras traiter de tous les noms.
Idiot(e). Peureux(se). Déluré(e). Fou, folle.
Alors vis le rejet et l’opprobre.
Goûte l’insipide.
Mais assume qui tu es.
Respire.
Et vis.
Aime. Ouvre-toi à l’amour.
Fais des erreurs.
Fous tout en l’air.
Écroule-toi, ris, pleure.
L’amour va te retenir.

– Jeff Foster

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et ci-bas, un précieux rappel

DES APPRENTI(E)S SAGES

Réalisez que le désapprentissage est la plus haute forme d’apprentissage.

Nous sommes des apprenti(e)s. Nous sommes tous et toutes ici pour apprendre.

Apprendre la vie en général. Et certaines choses en particulier.

Chacun(e) nos chemins, chacun(e) nos leçons.

Mais la leçon qu’on partage tous et toutes consiste à désapprendre ce que l’on nous a appris et que l’on croit savoir.

Désapprendre nos certitudes.

Désapprendre nos croyances, les dures comme fer surtout, et celles qui durent depuis longtemps en particulier.

Les croyances d’un peuple transmises d’une génération à l’autre, sans que l’on ne se pose trop de questions.

Certains s’objecteront et diront qu’il est important de se souvenir. En particulier ici au Québec où nos plaques d’immatriculation en font un mantra répétés à quelques millions d’exemplaires, tellement qu’on ne le remarque même plus, même dans les heures de pointe ou l’on passe des heures à l’avoir l’avoir dans la face sur le bumper des voisins qu’on suit.

C’était la St-Jean récemment et certains étaient déçus qu’on ne se souvienne pas plus que ça. Mais se souvenir de quoi me direz-vous ? En tous cas, les souvenirs des francophones sont sûrement différents de ceux des gens des premières nations. Alors pour la fierté, on pourra repasser. Car la réalité est si relative malgré une histoire partagée.

Désapprendre donc. Avant de mourir. Car on ne quittera pas avec nos connaissances ni nos croyances.

Osho faisait d’ailleurs une grand distinction entre connaître et connaissance.

Il disait que connaître est un processus dynamique qui s’acquiert par expérience concrète, toujours en cours de réalisation, jamais complété. Tandis que la connaissance nous est transmise, léguée, passée, et pour cela souvent morte. La connaissance est empruntée alors que le fait de connaître ne se fait que par soi, au présent, par tous les sens et non seulement par la tête.

C’est pourquoi on n’a pas besoin de se souvenir de nos expériences acquises à la sueur de notre front; elles sont inscrites dans nos cellules, dans notre corps, tatouées sur notre peau, pétries dans notre coeur.

Désapprendre alors.

Pour redevenir une tasse vide, toujours prêt et prête à recevoir la vie sans biais, sans présupposés, en pleine neutralité.

Juste les fous qui ne changent pas d’idées dit-on. Sans être fous, ni folles, plusieurs ne peuvent remettre en question la connaissance empruntée qu’ils et elles transportent dans leur bagage. Sinon qui seraient-ils et elles ?

Personnellement, j’aime bien l’expression conserver son coeur d’étudiant(e).

Car si penser savoir est une chose, être certain(e) de savoir en est une autre, et l’on prend souvent les choses de la vie pour du cash parce qu’on pense savoir. Sauf que… que savons-nous vraiment ? Même cette existence n’est peut-être qu’une grande illusion dont on se réveillera lorsque l’on quittera notre corps. Ou avant. Mais pour le moment encore pas mal de choses dont on se pense certains de.

En fait, on ne sait jamais rien, jamais vraiment rien. En particulier au sujet de la mort. Le grand point d’interrogation de la vie. On s’y prépare sans pouvoir savoir. On a beau avoir plusieurs ami(e)s qui quittent avant nous, sans qu’on n’ait la moindre idée de ce qu’ils et elles vivent. Même si Paule Lebrun disait que c’était tellement ordinaire de mourir, nous on en sait pas combien ordinaire ça peut être.

Et à chaque fois qu’un(e) de nos proches, ami(e), membre de la famille part, c’est une petite part de nous qui se détache de notre bloc d’identité, de ce que l’on avait construit comme image de soi. Et au fil des morts que l’on observe se passer hors de soi, on se désagrège jusqu’à épuisement complet du stock d’essence qui nous compose. Jusqu’à ce que l’on se décompose totalement soi-même. En terre ou par le feu. Petit morceau par petit morceau. Un fil à la fois, la toile d’araignée se défait.

Jusqu’au moment ou l’on saura peut-être pour vrai !

Il faudrait donc toujours parler au conditionnel, avec usant du peut-être.

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Notre ami Prem Bruno a quitté le navire il y a quelques jours. Prem = Amour.

On s’en vient ami d’amour.

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Lien de mon amie MD
Autre façon de voir ça

https://www.jepense.org/difference-savoir-connaissance/

DÉSIR D’IMMENSITÉ

Tout d’abord, tu dois prendre conscience que ton mental est ta prison avant de pouvoir t’en libérer.

Nous sommes des êtres de désirs. Que ce soit la paix, le pouvoir, la gloire, la sécurité, le bonheur ou la justice pour tous et toutes, c’est le désir qui nous motive. Même ne rien vouloir désirer constitue un désir, peut-être le plus grand des désirs.

Mais au fond, au-delà de l’objet, le désir n’est que vie.

Et souvent, c’est le mental qui gère nos désirs.

Et nous sommes prisonniers du mental.

Se libérer du mental est la job d’une vie. Et l’un des plus grands désirs. La seule technique pour y arriver, pour moi, consiste à arrêter, et à l’observer. Et simplement respirer. Mais tout d’abord reconnaître que je suis prisonnier de mon mental, que la plupart du temps, c’est lui le boss.

Nous sommes tous et toutes toujours en processus d’apprenti sage à saisir toutes les manifestations de ce grand prestigiditateur qui nous en fait voir de toutes les couleurs, mais qui, souvent, nous fait broyer du noir. Du noir foncé, car le mental aime l’action.

Parfois lors d’une méditation, on peut tomber dans un trou de son petit emmental, mais toujours on revient à sa matière.

En fait pour plusieurs d’entre nous, le plus grand désir est de nous libérer du mental. Mais pour s’en libérer, il faut tout d’abord le reconnaître, et oser y plonger et faire le tri en observant. Car certains désirs sont futiles, d’autres existentiels. et le mental incessant.

Ci-bas, Osho nous offre une superbe synthèse du potentiel créateur du désir.

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J’ai un concept totalement différent du désir. Premièrement, le désir lui-même est l’existence. Le désir sans aucun objet, le désir sans être orienté vers un but, le désir non motivé, le désir pur, est l’existence. L’énergie appelée désir est la même énergie que l’existence.

Le désir ne doit pas être détruit, il doit être purifié. Le désir ne doit pas être abandonné, il doit être transformé. Votre être même est désir; être contre lui, c’est être contre vous-même et être contre tous. Être contre le désir, c’est être contre les fleurs, les oiseaux, le soleil et la lune, être contre, c’est être contre toute créativité, le désir est créativité.

Les textes orientaux ont parfaitement raison lorsqu’ils disent que Dieu a créé le monde parce qu’un grand désir est né en lui – un désir de créer, un désir de manifester, un désir d’être plusieurs à partir d’un, un désir de se développer. Mais ce ne sont que des métaphores: Dieu n’est pas séparé du désir. Le désir signifie un grand désir de s’étendre, de devenir énorme, d’être énorme – aussi énorme que le ciel.

Observez simplement les gens, observez leurs désirs, et vous comprendrez ce que je veux dire. Même dans vos désirs ordinaires, cette chose de base est présente. En fait, l’humain qui veut avoir de plus en plus d’argent ne veut pas vraiment de l’argent mais de l’expansion, parce que l’argent peut vous aider à vous développer. Vous pouvez avoir une plus grande maison, vous pouvez avoir un plus grand jardin, vous pouvez avoir ceci, vous pouvez avoir cela – votre territoire sera plus grand, votre liberté sera plus grande. Avec plus d’argent, vous aurez plus d’alternatives parmi lesquelles choisir.

La personne qui court après l’argent peut ne pas savoir pourquoi elle court après l’argent. Elle peut elle-même penser et croire qu’elle aime l’argent, mais ce n’est qu’à la surface de sa conscience. Allez plus loin dans son inconscient, aidez-la à méditer, et vous serez surpris, et elle sera surpris, de constater que le désir d’argent n’est pas vraiment le désir d’argent, c’est le désir de se développer.

Et il en va de même pour tous les autres désirs. Les gens veulent plus de pouvoir, plus de gloire, une vie plus longue, une meilleure santé, mais que désirent-ils dans ces différentes choses ? La même chose, exactement la même : ils et elles veulent être davantage.

– Osho (tiré du discours A Smokeless Flame)

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Lorsque vous vivez une vie intentionnelle et prenez vos propres décisions, vous en venez à voir le paradoxe de votre souveraineté personnelle.
Suivre aveuglément vos propres désirs créera une prison de désirs, et des désirs constants dont vous ne pourrez vous échapper.
De l’autre côté, refuser vos désirs crée une autre sorte de prison, dans laquelle vous vous sentez honteux, coupable, plein de ressentiment, voire psychologiquement mort. Entre les deux, vous devez découvrir votre propre nature, qui vous êtes.
Apprendre à être guidé(e) mais non mené(e) par ses désirs nécessite que nous apprenions à maintenir la tension entre aveugler les impulsions suivantes et nier la source de sagesse de l’âme.
Si nous pouvons « engager » le désir, nous apprendrons qui et ce que nous sommes. »

~ Polly Young-Eisendrath

DIVINES DIVIDENDES

Sois une réflection de ce que tu veux recevoir.
Si tu veux de l’amour, donne de l’amour.
Si tu veux la vérité, donne la vérité.
Si tu veux du respect, donne du respect.
Ce que tu donnes te reviens toujours.

En fait, je ne suis pas certain que ce soit ce que l’on donne qui nous revient. Je pense plutôt que ce que nous donnons, ce que nous offrons à la vie comme aux autres, nous nous le donnons à nous-même.

Comme la loi du Karma ça. Je ne pense pas non plus que l’on paiera plus tard ce que l’on fait maintenant. Pas certain s’il existe un grand comptable cosmique. Je crois que c’est beaucoup plus simple et plus instantané que ça.

En faisant des choses en résonance avec son coeur – ou son âme, mais la même chose au fond, car il parait que notre âme loge dans notre coeur tout au long de notre (nos ?) incarnation(s) – la paix et l’harmonie s’installent instantanément.

Ainsi on ne fait pas de bonnes actions, le bien – concept très personnel s’il en est un – maintenant pour se faire du capital de sympathie karmique aux yeux du grand Dieu comptable pour plus tard. On risque d’être déçu(e).

Un moment donné dans notre vie, pour moi du moins, s’installe un mécanisme intérieur qui nous fait bouger à partir du coeur. On commence à faire pour les autres ce que l’on voudrait que nous soit fait. Pas pour des considérations futures. Simplement parce que c’est ce qui est le plus naturel à faire. Parce que c’est ainsi que la vie coule en soi.

Aussi simple que ça. Dans ma ptite tête de pinotte du moins.

Vient un temps où on ne se pose plus trop de questions. On ne cherche pas à être vu(e) comme bon ou bonne, on fait selon ce que nous dicte notre coeur. Tout simplement. Ça rapporte de divines dividendes immédiatement. Le simple fait de faire ce qui est en harmonie avec notre coeur nous fait bouger, nous fait nous mouvoir, nous motive.

Et pour le reste, qui vivra verra. Mais en faisant les choses justes à chaque moment, la vie se simplifie. Et on peut laisser aller le plus tard. On partira les mains vides de toute façon, et le coeur, plus ou moins plein.

Je ne sais pas s’il y a une justice sur cette terre. Mais je suis certain qu’il y a une justesse en nous. Et elle consiste à marcher sa parole, avec humilité, avec simplicité, avec grâce, avec alignement, en toute transparence. Ventre, coeur et tête sur le même axe. Et nos 2 pieds pour nous déplacer et nos 2 mains pour nous faire toucher la vie, et se laisser touché(e) par la vie.

Vu de même , pas si compliqué hein ?

Car au fond, donner et recevoir, pas mal la même affaire. On reçoit immédiatement ce que l’on donne, surtout comment on le donne. Sans attente, simplement comme on aimerait nous-même recevoir. Car pas d’eux ni d’elles, que des nous en dehors de soi.

Peut-être d’où vient l’expression donnant donnant ?

Ce que l’on donne, on le garde pour toujours, et ce que l’on garde on le perd à jamais. Ou un moment donné de toute façon, viendra un moment où l’on perdra tout ce que l’on pense possédder, sauf ce qui vit en notre coeur.

Cache cash en plein coeur.

SILENCE TOUTES VOILES DEDANS

La capacité de parler diverses langues est très valable
mais pouvoir se la fermer en toutes les langues n’a pas de prix.
– Inconnu(e)

Car de toute façon, le silence est loin d’être vide mais empli de réponses.

La réponse à toutes nos questions se trouve dans le silence. À mon avis, aucune vérité ne peut être dite, ni écrite. On ne peut que la trouver dans le silence au fond de soi en se fouillant les entrailles, en écoutant ce qui se cache derrière le bruit de notre mental hyperactif.

On aura beau chercher la vérité dans les livres, sur Youtube, dans les formules punchées des memes virtuels, ou dans les balados, la nouvelle mots-de, toujours des mots, que des mots. Toujours que les mots des autres que l’on interprètera de toute façon à notre manière, en fonction de nos biais, de notre passé, de notre bagage culturel et intellectuel. De toute façon, on ne comprend jamais les mêmes mots tous ni toutes de la même manière. On prend les mots et on les façonne comme on veut, ou comme on peut.

Nous sommes désormais submergé(e)s de mots. Nous lisons, nous regardons, nous entendons, nous commentons. Bla bla bla… et re bla bla bla…

Et pour en arriver où ?

Dans un état du monde un peu délicat, cacophonique, avec des guerres, des guerres de gun ou de mots, et des famines (moins que jamais auparavant selon mon nouvel ami Yuval 😉 alors que des millions meurent d’embonpoint, où la plupart des gens sont polarisé(e)s entre le blanc et le noir, essoufflé(e)s, déprimé(e)s, cassé(e)s et joignent les deux bouts avec grande peine, vivent vite, trop vite, toujours de plus en plus vite, où les inégalités sociales vont grandissantes, et n’en jetez plus la cour est pleine.

Fions-nous aux mots des politiciens.

On peut voir le monde comme étant mieux que jamais auparavant, ou pire, sur le bord de la destruction, c’est selon.

En tous cas, nous sommes nombreux/ses à spinner ces temps-ci. Probablement que les choses ne sont ni pires ni mieux que jamais auparavant. Possiblement que nous les humains nous nous détruirons éventuellement, alors que la planète continuera de tourner sur elle-même – avec ou sans nous – dans le grand vide. Ou peut-être que nous entrerons dans la 5ème dimension – whatever it means ! Qui vivra verra.

Mais une chose est certaine: c’est le silence qui va prévaloir. Aussi bien s’y faire tout de suite. On peut alphabétiser le silence autant qu’on veut, on a perdu l’alpha alors qu’on dit souvent des bêtises. Mais réduits à leur plus simple expression, les mots me semblent toujours ne vouloir dire que ce silence. L’indicible silence du coeur.

Si on pouvait ré investir du silence entre tous ces mots, mots qui ne sonnent pas comme maux pour rien au-delà de la rime facile. Depuis que tout le monde peut émettre ses commentaires sur la place publique, pas certain que les choses se soient emmieuxtés. Vraiment pas certain. Ça cacofun et pas toujours plaisant dans nos yeux ni nos oreilles.

Alors je vais faire ma part et switcher mon clavier à off pour quelques jours et j’irai écouter les oiseaux, nettoyer la forêt avec mes ami(e)s et chanter en choeur avec la gang de ma petite église dans la forêt. Là que les mots résonnent le mieux pour moi.

Entendez-vous ?

Suffit d’écouter encore un peu plus peut-être ?

Dans ce silence que je m’en vais.

PENSÉES EFFLEURÉES

Pop Pop Pop ! Pensées pensées pensées…

Paroles très justes de Marion Renault. Les pensées poppent et poppent comme grains de maïs dans le souffleur incessant de notre mental. Même quand on dort. Et surtout quand on médite. Mais c’est seulement parce qu’on y porte davantage attention. Car sans cesse, les pensées passent. Qu’on soit actif ou immobile, les pensées nous passent dedans. Suffit de les laisser nous passer dessus sans s’y accrocher.

Je sors du Shaking (méditation active qu’on fait en groupe tous les mercredi matins dans la Tribu) et si j’apprécie grandement les méditations assises et immobiles, j’adore les méditations actives qui nous permettent de participer activement à les laisser aller encore plus facilement. On peut les expulser à l’aide du corps, on peut les aider à passer go pour aller se faire voir ailleurs. Feeling à 200 $ !

Les pensées sont semblables à des bulles d’air dans l’eau. Si on les laisser monter jusqu’à la surface, elles feront ploup ! Comme le koan. Et d’autres viendront prendre leur place, pour passer elles aussi. Si on peut apprendre à observer ses pensées, comme les émotions et sensations qui les accompagnent, la vie devient plus douce, plus facile. On n’a qu’à revenir à notre respiration quand on s’y se retrouve dans le champs… des pensées. Pensées qui sont diverses mais partent toutes de la même place – d’où d’ailleurs ? et y retournent.

Simple non ? Non en effet, pas si simple. Car ce n’est pas le mental qui peut saisir ce concept de détachement et de distance. Le mental n’est pas équipé pour ça. Ça part davantage de l’âme. De la grande tour d’observation en soi. Du témoin. Du gars et de la fille des vues. Bon show de pensées alors. Et bon vide.

C’est très facile de parler des belles choses, d’avoir une compréhension intellectuelle. La méditation détruira l’ego, détruira la personnalité. Elle vous laissera dans la vacuité absolue. C’est seulement le mental qui crée la peur de la vacuité en vous.

Osho via Khirad Emmanuel Moulin @ Méditation France

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La petite voix dans la tête a sa vie à elle.

La plupart des gens sont à sa merci, ce qui signifie qu’ils sont possédés par la pensée, par le mental.
Étant donné que le mental est conditionné par le passé, vous êtes ainsi forcé de le jouer et le rejouer sans cesse.
En Orient, on utilise le terme karma pour décrire cette réalité. Lorsque vous êtes identifié à cette voix, vous ne le savez pas, bien entendu.
Si vous le saviez, vous ne seriez plus possédé par le mental, puisque vous n’êtes vraiment possédé que lorsque vous prenez l’entité qui vous possède pour ce que vous êtes.
Et vous devenez cette entité.
– Eckhart Tolle

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Les souffrances, mal-être, malaises psycho-émotionnels sont dus à des pensées crues (du verbe croire).
Lorsque le regard se porte sur les sensations liées à ce mal-être ou dès que nous nous reconnaissons en tant que Présence, ces pensées se dissipent et laissent place à la Liberté que nous Sommes.
– Marion Renault / cequiest.org

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et quand on observe, on rencontre de tout…

… des sentiments comme la déception, l’embarras, l’irritation, le ressentiment, la colère, la jalousie et la peur, au lieu d’être de mauvaises nouvelles, sont en fait des moments très clairs qui nous enseignent où nous nous retenons.
Ils nous apprennent à nous redresser et à nous tenir droit lorsque nous pensons que nous préférons nous effondrer et reculer.

Ce sont des messagers qui nous montrent, avec une clarté terrifiante, exactement où nous sommes bloqués.
Ce moment même est le professeur parfait et, heureusement pour nous, il est avec nous où que nous soyons.
– Pema Chödrön

FINALEMENT S’OBSERVER OBSERVER LE MONDE

Je viens de terminer ce bouquin. Flabbergasted suis-je.

Après avoir lu Sapiens l’an dernier, que j’avais dévoré, j’ai sauté son Homo Deus pour je ne sais trop quelle raison mais je m’y met dès aujourd’hui. Précieuse trilogie de cadeaux de Noël de ma voisine d’amour. Merci ma beloved.

Yuval – je me permets de l’appeler par son petit nom car il sonne si simple et ordinaire malgré sa grande érudition – déconstruit le passé – et nos multiples idées préconçues sur soi et le monde – pour tenter de pressentir ce qui nous pend au bout de l’algorithme et ainsi nous permettre de mieux nous situer entre ce passé nostalgique et quelque peu barbarique et l’avenir pour le moins questionnant, sinon inquiétant.

Et vous savez quelle est la 21ème de ses 21 leçons ?

Tout ce chemin autour du monde et du temps pour en arriver là. Pour en revenir là, juste ici. Car au final, on en revient toujours à ici. Maintenant.

À part écrire des bestsellers, le gars fait entre 1 et 2 mois de Vipassana par année, dont quelques heures à chaque jour. Si j’ai bien compris ses propos, il affirme que ce sont ces périodes d’auto-observation – de lui-même et son mental – qui lui permettent de plonger autant dans la recherche et l’analyse du vaste monde et d’y faire des liens. Pour prendre une distance du contenu de sa boîte noire. Mes mots pas les siens, mais ma compréhension de ce qu’il écrit.

Même s’il a un parcours complètement différent de celui d’Osho, géographiquement et chronologiquement parlant, j’ai senti la même sagesse dans ses mots, surtout entre ceux-ci. Car il faut pouvoir lire entre ses lignes pour capter la signification profonde de ce que les grands génies veulent transmettre. On ne peut saisir les mots seulement pour ce qu’ils convient. On doit les prendre comme un miroir dans lequel on peut se regarder.

En cours de lecture, je me suis senti en résonance avec son cheminement autant intellectuel que d’investigation du soi (ce soi qui est l’une des plus grandes idées préconçues que l’on entretient à mon avis). J’écris ceci avec une immense dose d’humilité car je ne penserais jamais me comparer au parcours et à la portée nettement plus grande de ses brillants écrits que celle de mes petites chroniques du quotidien. Mais comme j’aime écrire, la portée de mes chroniques ne m’intéresse pas tant. Mon yoga matinal qui va de pair avec le silence et mon premier café du matin. Mais je me reconnais beaucoup dans ses mots.

En effet, en lisant les mots de Yuval, et la grande liberté et ouverture qui les soutiennent et les tissent, je me suis reconnu. Car pour moi, le but ultime de la vie réside dans la méditation. Soit de prendre un temps, quotidiennement et parfois plus longtemps, pour arrêter. Un temps régulier pour s’arrêter de tourner pendant que le monde continue à spinner dans le vide de l’univers et s’observer. Et respirer.

Observer ce qui se passe en soi, dans notre propre corps, dans notre mental, dans les sensations et multiples mouvements subtils qui nous parcourent sans cesse. Sans rien faire de particulier pour intervenir ni interférer. S’observer observer le micro monde qui passe en soi, qui n’est au fond que le même macro monde qui passe partout et par tous et par toutes par toutatis.

Après 40 ans de parcours spirituo-thérapeutique de toutes sortes, des études doctorales qui m’ont plus que tout appris tout ce qu’il est possible d’ignorer en ce monde, de voyages de par le monde, d’expériences enthéogènes et psychédéliques, de recherche de highs et d’apprentissage d’acceptation des downs qui les suivent, tout ce qu’il me semble rester à faire en ce mundo do ilusões consiste en premier lieu à m’observer observer ce monde qui vit en moi et autour.

Car comprendre le monde est devenu trop complexe selon Yuval. Notre vieux cerveau reptilien régi par des émotions somme toute assez primaires et les traditions ancestrales serait incapable de saisir la complexité de ce qui se passe, et surtout tout ce qui nous dépasse.

Alors que faire d’autre que s’assoir, régulièrement, à observer sa respiration, et l’infini monde des idées et des sensations qui nous parcourent. Pour retrouver une partie de la sagesse infinie qui fait tourner ce monde. Et aérer notre mental trop bombardé de concepts et de stimuli à l’infini.

Selon ses dires, les algorithmes ont déjà pris le contrôle et nous connaissent déjà mieux que nous-même, et ça me semble assez fondé. Qu’on aime ou pas.

Alors, pour équilibrer un tant soit peu cette prise d’otage numérique de notre petite machine à penser par cette méga usine à formatter du prêt-à-penser passant par nos dieux écrans, il me semble incontournable de s’en couper minimalement à chaque jour, pour se rebrancher sur quelque chose d’aussi simple que notre respiration et observer ce qui se passe en ce petit corps.

Pour moi, c’est ce à quoi sert La Tribu, notre Tribu, notre petit groupe de méditation (en ligne surtout mais en forêt aussi). Un groupe de personnes prêtes à prendre ce temps pour soi, ensemble, jusqu’à 5 fois par semaine. Car parfois, même si nous sommes bien intentionné(e)s à prendre du temps pour soi à chaque jour, le buzz des divers médias nous extasie – nous sort de nous – pour nous accrocher dans ses incessants et divertissants sillons. (https://lanouvelletribu.ca/)

Et parfois, il est essentiel de se les fermer, la bouche comme les yeux. Et rien comme de le faire avec nos ami(e)s du silence. Au-delà de la communication, nous découvrons la communion.

Et si le mot Dieu en répulse certain(e)s, la connexion de notre humanité avec le reste de la divine création demeure toujours – et sinon plus que jamais – une quête toujours et plus que jamais actuelle. Paroles de Christian 😉

Alors, chers yeux qui lisez ces quelques mots ce matin ou ce soir, et âmes et coeurs connexes, au plaisir de cheminer ensemble sur cette route mysté/rieuse et inconnue, pleine de surprises et de questionnements, excitants comme inquiétants, au-delà des simples mots dits. Avec humilité, curiosité et politesse. Car nous sommes si petit(e)s et fragiles.

Et soyons contentes et contents, pleines et pleins du contenu de la vie.

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« Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée.
Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis.
Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà.
Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés.
Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir.

Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a.
On se plaint de ce que l’on voudrait avoir.
Drôle de mentalité !
Se contenter, ce n’est pas péjoratif.
Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir vivre. »

– Olivier de Kersauson

NE RIEN FAIRE ET N’ALLER QU’ICI

Lorsque nous ne savons plus quoi faire, nous avons entrepris le vrai travail
et lorsque nous ne savons plus où aller, nous avons entrepris le vrai voyage.

– Wendell Berry

Quoi faire et aller où ?

Les questions se posent. Plus que jamais. En particulier depuis quelques années. En particulier maintenant. Car que maintenant, toujours que maintenant.

Mais en réalité, a-t-on déjà su quoi faire et où aller ?

On nait, on fait du mieux qu’on peut et après un certain temps, on meurt et on retourne à la maison. Le seul endroit où l’on va vraiment dans cette existence. D’où notre corps va, et vient.

Parfois on pense savoir certaines choses mais au fond on ne sait jamais vraiment rien. On n’a jamais vraiment su. Au fond on ne sait peut-être jamais vraiment. Que savoir ?

En fait la seule chose que l’on doive et puisse apprendre consiste à ne rien faire, qu’à être, tout simplement, tout totalement. Simple à dire, encore plus simple à – ne pas – faire. Tellement simple qu’on ne peut le faire justement. Le non-faire est quelque chose à – ne pas – faire. On ne peut que laisser la vie faire.

On fait beaucoup dans cette vie. On fait beaucoup pour pas grand chose au fond.

On va et vient beaucoup dans cette vie. On court en rond. Souvent on court après sa queue. Ou après autre chose, comme la gloire, ou le bonheur. Ou le cash.

Mais quand vient un temps où l’on ne sait plus quoi faire, c’est le temps d’arrêter, de s’arrêter. Que le mental qui va continuer à rouler pour un bout de temps. Et ralentir tranquillement. Temps d’observer alors. Observer les idées, les pensées, les émotions, les sensations. Et ne rien faire à leur sujet.

Et aller nulle part ailleurs que là où l’on se trouve. Pour se re/trouver. Pour faire du surplace. Pour spinner sur soi et lentement ralentir. Pour être. Qu’être. Tout simplement. Si simple que ça en est compliqué car pas ce que l’on a appris à faire. Rien.

Rien, à faire. Nulle part, où aller.

Ici, qu’ici.

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Directions
Ce n’est pas que le chemin a disparu. C’est seulement qu’étourdi de chagrin
et frappé par la peur, nous perdons parfois notre volonté
Mettre un pied devant l’autre.
Mais nous ne sommes pas perdus.
Déjà dans le noir, nous nous sommes retrouvés.
ce qui étonne c’est que nous sommes si nombreux,
et déjà avec nos voix nous construisons des ponts faits de lumière.
Le monde tremble, nous trébuchons et nous nous aidons à nous élever,
et maintenant il est temps
pour nous encore mettre un pied devant l’autre –
pour ne pas échapper à ce qui nous fait peur
mais marcher sans broncher
vers le centre désordonné des choses.
Le chemin que nous choisissons maintenant
n’est pas celui que nous avons parcouru
ou même vu avant,
le chemin est celui qui apparaît
sous nos pieds
à chaque étape,
et nous persistons,
voyageurs dans l’obscurité glaciale
qui commencent à voir la lumière
comme il façonne l’horizon
et sache, même s’il fait froid,
que le changement dont nous rêvons
a déjà commencé à arriver.

~ Rosemerry Wahtola Trommer

NOTRE PÈRE

Peu importe à qui on ouvre son coeur et son âme, l’amour qui passe. Des milliards de pères, et de mères, mais ultimement un seul et une seule. Tous et toutes des frères et soeurs et enfants du Grand Esprit.

Ben oui, c’est le fête des pères aujourd’hui. Encore. 3ème dimanche de juin oblige. Fête aussi commerciale que celle des mères, Noël, la St-Valentin et le reste des fêtes créées pour vendre des bébelles.

Même si l’esprit de ces fêtes est surtout commercial, on peut tout de même en faire un moment pour souligner l’objet de la fête en question. Dans ce cas-ci, les pères. Mais, au fond, toutes les énergies masculines. Aujourd’hui.

Personnellement, je n’ai jamais eu trop d’attentes face à cette fête. Mes filles sont maintenant grandes et il me semble que la fête des pères soit plus une affaire de jeunes pères que de vieux pères. Me semble, à moi, en tous cas.

Mes filles ne manquent jamais de me faire parvenir des messages pour l’occasion. Ça me touche toujours right there malgré mes attentes peu élevées. Et parfois, on a même eu la chance de se voir pour de vrai pour l’occasion. Je me rappelle particulièrement la magique fête des pères de 2020 chez ma plus vieille en ville, après quelques mois de pandémie isolatriste, alors que l’appréciation du besoin de réunion était plus marquante que jamais auparavant. Beau souvenir de ptit père au coeur mou.

Alors, comme je l’avais fait pour la fête des mères, en ce jour qui peut être lourd pour certains enfants comme pour certains pères, et mère car même histoire, je souhaite une journée spécialement douce à tous, et toutes, pour qui cette fête est moins gaie, et une bonne et belle journée quand même.

Probablement que la plupart des hommes propriétaires des têtes apparaissant sur la photo ci-bas sont pères, et grand-pères. Alors à eux, et à tous et toutes, encore, belle et bonne journée.

Rare alignement de plans de têtes

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Une autre belle de Stéphane Laporte
https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2022-06-18/l-amour-paternel.php

FERMER LES YEUX POUR VOIR LE MONDE

Si tu veux éveiller l’ensemble de l’humanité, alors éveille-toi toi-même,
si tu veux éliminer toute la souffrance du monde, alors élimine tout ce qui est sombre et négatif en soi.
En réalité, le plus grand cadeau que tu puisses offrir au monde est de te transformer toi-même.

– Lao Tzu

Lao Tzu et Carl Gustav Jung (ci-bas), même combat.

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Nourrir ceux qui ont faim, pardonner à ceux qui m’insultent et aimer mon ennemi, voilà de nobles vertus.

Mais que se passerait-il si je découvrais que le plus démuni des mendiants et que le plus impudent des offenseurs vivent en moi, et que j’ai grand besoin de faire preuve de bonté à mon égard, que je suis moi-même l’ennemi qui a besoin d’être aimé ?

Que se passerait-il alors ?
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Toujours plus facile de regarder à l’extérieur et de vouloir changer les choses là-bas.

Toujours plus simple de penser que les problèmes du monde résident en dehors de soi.

Toujours plus réconfortant de faire porter le blâme ailleurs, dehors, sur les autres.

Mais peut-être est-ce le temps de retourner notre regard et de regarder à la bonne place ?

Oeuvre de Marie Roberge

Le monde entier est divisé en deux mondes – deux rues, certaines vont vers le monde intérieur, d’autres vont vers le monde extérieur.
Le monde intérieur ne peut pas être vu, le monde extérieur est visible.
~Babaji