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SI PAS NOUS QUI ?

Ton quotidien constitue ton temple et ta religion. Agis avec présence et conscience, tout naturellement. Et plusieurs choses se mettront à changer.
– Osho

Bien sûr que parfois, on peut être découragé(e) et que peu importe les citations qu’on lit, les chansons qu’on écoute, ou tout ce que l’on peut écrire, parfois les mots ne peuvent décrire nos états intérieurs.

Mais comme le souligne si bien Osho plus haut, en apportant un peu de présence et de conscience dans notre quotidien, les choses se mettent à changer, à se replacer. En acceptant que la vie se navigue parfois bas, plus low profile, les choses finissent par se replacer. Et la vie redevient sacrée et sacrément vivante. Humainement vivante.

Certain(e)s ami(e)s sont dans de gros passages ces temps-ci.

Alors si toi aussi le cafard te prend le ventre et le coeur, ne te bats pas, ne résiste pas. Dis oui à cela aussi, sens-le, ressens-le, car la vie doit parfois se reposer en toi, tourner moins vite, comme chacun et chacune de nous. Parfois la pression interne doit redescendre et s’abaisser, d’où le terme dépression. C’est un temps de repos, un temps de vulnérabilité, de plus grande fragilité et d’écoute de soi. Profites.

Et ensuite, un peu plus tard, quand les choses se replaceront, on continuera car le monde a besoin de nous, notre monde. Pas pour le sauver, ni le juger, simplement pour le soutenir, pour contribuer, pour incarner tous et toutes ensemble les nouvelles solutions face aux vieilles habitudes qui tombent.

Gardons la foi mes frères et mes soeurs, c’est tout ce que nous avons pour le moment. Certains possèdent beaucoup mais ils ont beaucoup à perdre. Nous n’avons que le moment, présent de la vie.

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Dans toute période sombre, il y a une tendance à se décourager face à tout ce qui ne va pas ou ce qui semble brisé dans le monde. Ne vous concentrez pas sur cela. Il y a aussi une tendance à tomber dans l’affaiblissement en s’attardant sur ce qui est en dehors de votre atteinte, par ce qui ne peut pas encore être. Ne vous concentrez pas là-dessus. C’est gaspiller le vent sans lever les voiles.

On a besoin de nous, c’est tout ce que nous devons savoir. Et même si nous rencontrons de la résistance, nous rencontrerons plus encore de grandes âmes qui nous salueront, nous aimeront et nous guideront, et nous les reconnaîtrons quand elles apparaîtront.

N’as-tu pas dit que tu étais croyant ?

N’as-tu pas dit que tu t’étais engagé à écouter une voix plus grande ?

N’as-tu pas demandé grâce ?

Ne vous souvenez-vous pas qu’être en grâce signifie se soumettre à la voix plus grande ?

Notre tâche n’est pas de réparer le monde entier d’un coup, mais de faire notre humble part pour réparer la partie du monde qui est à notre portée. Toute petite chose calme qu’une âme peut faire pour aider une autre âme, pour aider une partie de ce monde souffrant, aidera énormément. Il ne nous est pas donné de savoir quels actes ou par qui, feront basculer la masse critique vers un bien durable.

~ Clarissa Pinkola Estes

AUTHENTIQUE & TACT

Lorsque tu es authentique, ta réalité sociale reflète ta réalité intérieure, et ceci inspire de la confiance en toi-même comme chez les autres.
– Geetee (Humaniversity Therapist)

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Tellement absurde et éphémère est notre passage en ce monde, que la seule chose qui me rassure c’est la conscience d’avoir été authentique . D’être la personne la plus ressemblante à moi-même que j’aurais pu imaginer. – Frida Kahlo
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Viva Frida ! Et viva vous qui lisez ces quelques mots.

Parfois on se demande quel est le sens de la vie, le sens de notre vie, quelle est notre mission sur terre.

Comme si notre existence était tellement importante. Et pourtant.

Comme tout le reste, nous passerons notre chemin et après notre mort, rares sont ceux et celles qui se souviendront de nous. Alors vivons vrai(e)s d’ici là.

Et en même temps que notre existence est relativement peu significative dans le grand jeu de la vie, si nous n’étions pas ici, il n’y aurait peut-être rien pour prendre conscience de ce grand tout, pour rendre réel – réaliser – ce grand jeu qui se déploie devant nos yeux et en notre petite conscience individualisée.

Nous sommes tout et rien en même temps, le plein et le vide simultanément.

Pas Zen ça ?

Disons que ça relativise nos petits problèmes, comme nos prétendues grands accomplissements – comme le font d’ailleurs les images capturées par le nouveau téléscope spatial James Webb.

Que quelques petits points dans l’univers vous et moi au final.

Alors, devant cette petitesse, notre petitesse, soyons grands et grandes d’authenticité, des géant(e)s de sincérité à l’intérieur de notre relative réalité… que certains décrivent d’ailleurs comme la plus grande des illusions. Qui mourra verra… peut-être.

Car on ne peut qu’être soi-même, mais tout soi-même, en accord avec nos valeurs, notre ressenti, nos impulsions et nos inspirations. On ne peut changer le monde, mais on peut au moins semer de l’authenticité en ce bas monde, en commençant en soi et autour de soi. Pour le reste, on ne peut que garder la foi et espérer le mieux. Et faire confiance à plus grand que petit soi.

Et quant au tact – qualité qui permet d’apprécier intuitivement ce qu’il convient de dire, de faire ou d’éviter dans les relations humaines – que j’ai utilisé pour pimper mon titre, faisons-en usage dans nos relations avec autrui.

Car nous ne savons pas ce que les autres traversent en ce moment. Et plusieurs sont à vivre de grandes transformations qui les rendent humbles ces temps-ci. Alors soyons doux socialement.

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Quelque chose de très beau arrive aux gens quand leur monde s’est effondré : une humilité, une noblesse, une Intelligence supérieure émergent au moment où nos genoux touchent le sol.

Peut-être, d’une certaine façon, c’est là que l’Humanité est maintenant : sur le point de découvrir que nous ne sommes pas aussi intelligents que nous le pensions.

Nous serons forcés par la vie de cesser nos attaques et nos défenses qui ne nous servent à rien, et enfin de pénétrer dans la beauté collective de qui nous sommes vraiment.

Marianne Williamson via François Thiboutot

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La grâce de l’ouverture
La vie n’a pas de but.
Elle est, en elle-même, son propre but.
Cela est.
Lorsque le « devenir ceci ou cela » s’effondre, alors la clarté se dévoile.

La clarté ne peut apparaître que lorsque les attentes, les projections vers le futur se sont effondrées.

Si vous regardez attentivement comment tout cela fonctionne, vous allez vous rendre compte que les attentes sont toujours liées à « moi », mon confort, mon bien être, mon bonheur, ma sécurité matérielle ou affective.

Sans l’idée d’un « moi », sans attentes, il n’est plus demandé que ma femme, mes enfants, ma situation de vie ou ce que je suis soient autres.

L’action n’est plus alors menée par les schémas mentaux ou tendances mentales latentes mais émane directement de la clarté, du Cœur.

Lorsque Les schémas mentaux sont ainsi « transcendés », qu’ils sont, dans un accueil entier, embrassés et chéris, la fascination, l’attraction cessent progressivement.

Ils sont dorénavant perçus comme de simples jeux, sans densité, sans emprise. Ils apparaissent et ne sont plus souffrants.

L’essentiel se dévoile alors en un Océan de possibles.

Un pré-sentiment se met en place, il n’est pas de l’ordre d’un savoir, d’une connaissance ou compréhension intellectuelle,

Un tissage vivant naturel sans plus aucune tentative de contrôle,

Une harmonie qui dépasse les sens,

Une Intelligence de fond a pris le relai et se manifeste,

Avec pour toile de fond l’Amour,

L’Amour que nous n’avons jamais cessé d’Être.

Marion Renaud

L’AMOUR ENCORE, L’AMOUR TOUJOURS, L’AMOUR TOUT COURT

L’amour
Une source inspirée de don par laquelle l’amour insuffle de la vie au coeur et qui apporte la grâce à l’âme.

L’amour. Oh l’amour. Oh là là l’amour.

Cet amour, tant dit, tant chanté, conjugué sous toutes les formes, en particulier ses peines et ses chagrins. L’amour toujours.

Cependant, depuis notre enfance, notre conception de l’amour est tellement attisé, romantisé, hantisé même. On veut l’amour mais on ne sait pas ce qu’est l’amour, et on a si peur de ses revers et de ses peines. Car pas si simple l’amour. Et en même temps, que cela l’amour. Si personnel. Et transpersonnel l’amour.

Et beaucoup de travail l’amour. Car au début d’une relation, ce sont les hormones qu’on prend pour de l’amour. Au début d’une relation, l’amour est dans la lune et baigne dans le miel. Mais l’amour brut, l’amour durable et sur le long terme ne vient qu’après, qu’à force de sueur et d’engagement. Envers soi et envers les autres.

L’amour n’est pas que relation, l’amour est surtout état, disposition. On ne peut aimer, on ne peut que laisser l’amour couler, passer. On ne peut que laisser l’amour aimer.

L’amour ne peut être nom, qu’un verbe l’amour. Aimer. L’amour peut se dire mais l’amour se communique surtout par l’action. Sinon l’amour reste lettres mortes, que lettres sans esprit. On peut bien chanter et poétiser l’amour, mais l’amour veut surtout se faire, se faire faire. En fait, c’est l’amour qui nous fait faire, l’amour qui nous fait bouger.

Aimer ne peut pas être passif, l’amour est toujours actif. Il se respire, il s’inspire et toujours doit être renouvellé car toujours l’amour expire. À chaque expiration l’amour sort de nous et à chaque inspire on le ré-insuffle.

L’amour n’est jamais passé, ni passé date. L’amour est toujours dans le moment, dans l’instant. L’amour ne peut qu’être instantané, jamais tanné de l’instant.

L’amour d’abord pour soi-même, car sinon puits sans fond l’amour si venant surtout de l’autre. L’amour peut se perdre dans l’autre. Ainsi, l’amour ne peut que partir de soi et grandir jusqu’à envelopper le monde entier. Brûler complètement dans l’amour, pour l’amour, par amour. Brûler d’amour.

Amour de passion mais surtout de compassion. Aimer le monde entier plus que chacun de ses morceaux. Aimer l’amour du monde entier. Et même la haine, aimer au-delà de la haine. Et l’amour peut mener jusqu’à la haine car l’amour inclut aussi le risque de la haine. Aimer haïr et haïr l’amour. Car l’amour fait peur, l’amour rend fou et folle d’amour.

L’Amour, toujours l’amour. L’amour tout court.

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L’amour ne peut être dit, seulement démontré dans chacun de vos gestes – par vos yeux, vos mains, votre silence. Il devrait émaner de vous et rayonner.
– Osho

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Aimer. Faire sans cesse l’effort de penser à qui est devant toi, lui porter une attention réelle, soutenue, ne pas oublier une seconde que celui ou celle avec qui tu parles vient d’ailleurs, que ses goûts, ses pensées et ses gestes ont été façonnés par une longue histoire, peuplée de beaucoup de choses et d’autres gens que tu ne connaîtras jamais.

Te rappeler sans arrêt que celui ou celle que tu regardes ne te doit rien, ce n’est pas une partie de ton monde, il n’y a personne dans ton monde, pas même toi.

Cet exercice mental qui mobilise la pensée et aussi l’imagination est un peu austère, mais il te conduit à la plus grande jouissance qui soit : aimer celui ou celle qui est devant toi, l’aimer d’être ce qu’il est, une énigme. Et non pas d’être ce que tu crois, ce que tu crains, ce que tu espères, ce que tu attends, ce que tu cherches, ce que tu veux. »

– Christian Bobin
Extrait de « Autoportrait au radiateur »

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Au nom de l’amour et de la passion

Ne mendie pas l’amour de quelqu’un qui n’a pas de temps à te consacrer, ou de quelqu’un qui ne pense qu’à lui.
Ne fais jamais ça !
Quelqu’un qui, via son indifférence, te donne l’impression, que tu es invisible et insignifiante, ne te mérite pas.
En revanche, quelqu’un qui t’accorde de l’attention, et aux côtés de qui tu te sens important(e), te mérite.
L’amour doit être démontré mais jamais mendié.
Si tu en arrives à mendier de l’amour, tu illustres alors de la plus claire des façons :
l’injustice émotionnelle, le déséquilibre du sentiment, qui cimente une relation.
On dit que le manque de temps n’existe pas, contrairement au manque d’intérêt.
En effet, quand les gens aiment vraiment :
l’aube devient le jour
le mardi devient le samedi
et un moment devient une opportunité !

On dit aussi que plus on attend des autres, plus on est déçu(e) et plus on souffre.
Ainsi on doit revoir nos attentes et nous dire qu’on ne doit rien attendre de personne, mais tout de nous-même.

Finalement c’est simple, la personne qui te mérite, c’est celle qui, ayant la liberté de choisir… se rapproche de toi, t’apprécie, te consacre du temps et pense à toi !!!

– Lamia Nour

MÂCHER SA PAROLE

Tu ne peux contrôler la façon dont les autres reçoivent ton énergie. Tout ce que tu fais ou dit sera perçu à-travers les filtres de ce que les autres vivent actuellement, ce qui ne te concerne pas. Tu ne peux que continuer à faire ce que tu fais avec le plus d’intégrité et d’amour possible.

Un NON prononcé avec la conviction la plus profonde vaut mieux qu’un OUI simplement prononcé pour plaire, ou pire, pour éviter les ennuis. – Ghandi

Ces temps-ci, je me sens animé par un désir de clarté. Peu tolérant au wishiwashiness, autant en moi que chez autrui. Comme si je ne peux plus accepter les situations floues, pas claires, ambivalentes. En fait je peux accepter l’ambivalence seulement si elle est nommée telle quelle. Car parfois, la vie n’est ni oui ni non, parfois la vie fait dans le peut-être.

Depuis le printemps, j’ai reçu pas mal de feedback divers en lien avec mes activités et cela m’a forcé – aidé – à clarifier ma position et mes intentions sur des thèmes qui me sont chers et importants pour moi. On grandit souvent le plus dans l’adversité.

Évidemment, qu’on ne peut contrôler la façon dont les autres nous perçoivent. Évidemment aussi que tout ce que l’on peut faire est de continuer d’agir avec intégrité et amour. Ce que je tente de faire le plus possible. Comme chacun(e) d’entre nous aimes-je penser (prononcez ça haut et fort ;-).

Sans être totalement fermé aux feedbacks des autres, car ils recèlent parfois de précieuses informations sur soi – hey, on a tous et toutes nos angles morts qui ne peuvent parfois qu’être éclairés de l’extérieur – il ne faut pas que nos élans soient freinés par ces informations externes qui pourraient venir à soi.

Et parfois, il faut aussi savoir mettre nos limites, établir nos frontières. Parfois, nos NONs – à autrui – sont des OUIs – à soi-même. Et prendre le risque d’être vrai(e) à soi-même.

De toute façon, bien souvent, quand on pense à ce que les autres peuvent bien penser de nous, ils et elles ne pensent pas du tout à nous, car chacun(e) est très occupé(e) avec sa propre petite personne. Et chacun chacune on se reflète les un(e)s les autres. Mais au final, toujours dans notre propre regard que les choses se passent.

Même s’il est parfois essentiel de dire sa vérité, parfois i faut faire de même face aux autres. Pas pour s’opposer, simplement pour s’affirmer, et s’affranchir de nos silences ancrés dans la peur. Et l’évitement. Et souvent, le feedback qu’on se permettra d’exprimer aidera l’autre, et appronfondira l’amitié entre nous. Quand on tient aux gens, on se doit d’avoir le courage d’oser dire sa vérité, aussi épeurant cela soit-il.

Mais avant de parler, essentiel de se la fermer, de plonger en soi et de sentir la justesse des mots que l’on prononcera.

Si on dit qu’il faut marcher sa parole, avant de la dire, il faut aussi bien la mâcher.

Vive la parole juste, et bonne, et vraie. Béné dictions.

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Une vraie limite n’est pas une punition. Elle ne t’emprisonne pas à l’intérieur, et ça ne veut pas dire tu dois fermer ton coeur à l’autre.
Ce n’est pas un NON à leur existence, mais un OUI à toi. À ta voix, à ton coeur délicat, ta vérité, à ton chemin, aussi incertain soit-il.
Ta façon, il te faut l’honorer. Ce dont tu as besoin, ce que tu ressens. Ce que tu ne veux pas. Ce qui te semble bon et ce qui ne l’est pas. Ce n’est pas une attaque contre l’autre,
(même si ça peut sembler ainsi pour eux).

Tu ne peux pas contrôler les sentiments d’autrui. Mais tu peux honorer les vôtres.
(comme tu peux comprendre leur déception et leur douleur aussi).

Tu ne peux pas changer leurs pensées, c’est certain. Mais tu peux faire confiance et autoriser les tiennes. À partir d’une acceptation profonde, d’un alignement total avec la façon dont les choses sont, cela ancré dans l’amour, enraciné dans le souffle ondulant,
tu te retrouves courageusement à dire NON.

Un tel NON a le pouvoir de la vie en lui, puisqu’il émane d’un OUI profond à l’existence.
Il ne contient aucune violence, seulement la vérité, la dignité, le respect de soi et la clarté.
Tu as droit à ton NON et droit à ton OUI. Les vraies limites ne bloquent pas l’amour,
elles le protègent, lui permettent de s’épanouir, librement, en toute sécurité, dans le OUI plus profond d’une présence illimitée.

– Jeff Foster

CE QUI RESTE

Gratitude pour ce qu’il reste, ce qui est resté et pour ce qui est ici maintenant.

Et je dirais même gratitude pour les choses, les expériences du passé et ceux et celles qui sont parti(e)s. Ça c’est parfois un peu plus difficile. Mais en même temps, si on peut apprendre et continuer à vivre avec l’amour au coeur et de chaleureux souvenirs des choses et des gens, déjà un boni pour le présent.

Les gens nous quittent. On perd des choses, ou elles brisent et deviennent désuètes. La vie change, le monde tourne. Et la vie continue. Éventuellement, même ce corps nous quittera. Ou nous qui le quitterons.

Pas facile parfois de se détacher, de laisser aller la vie qui va. Mais quoi faire d’autre ?

Oh, on peut bien essayer de retenir, de fermer les mains sur la vie, mais avec le temps qui passe, on réalise que ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne jamais. Et on sait car on s’est toutes et tous essayé(e)s plusieurs fois.

This too shall pass comme le veut le diction. Et ce this inclues tout, absolument tout. Et tous. Et toutes. Nous compris. Ce concept de soi auquel nous nous attachons probablement plus que tout au monde. Celui et celle qui pense à ce tout, à ce monde.

Nos croyances. Notre conception de qui l’on est. Notre vision du monde. Tout, éventuellement, nous devrons laisser aller. Ouvrir les mains. Ouvrir son coeur. Ouvrir son âme vers le grand Ousshh final… Ensuite ? Mystère

Pendant ces quelques années d’existence en corps, on emprunte ce corps et on finit par penser que nous sommes ce corps. Jusqu’à ce que la mort commence à se pointer le bout du nez. Au début, ce sont nos grands-parents qui quittent la galère, puis nos parents et ensuite même nos ami(e)s commencent à partir. Quand des proches plus jeunes que nous commencent à mourir, notre attachement au corps commence à s’effriter. Entre en soi l’idée de notre propre mort à venir.

Puis avec les années, le corps commence à flétrir et tout doucement, on commence à concevoir la mort à venir. Et un grand processus de détachement prend forme. Lent, mais inévitable. Et soulageant car on doit apprendre à commencer à laisser aller.

On passe graduellement du corps à l’âme, de ce qui est à ce qui restera – peut-être – quand ce corps disparaîtra. On apprend à vivre de plus en plus avec le grand mystère.

Merci à ce qui a été, merci à ce qui est, et à ce qui sera peut-être, ou pas.

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Une grande partie des difficultés humaines réside dans notre dépendance à communiquer avec des mots. Ils sont constamment sujets à l’incompréhension et sont devenus des barrières au silence intérieur.

Cela peut facilement être reconnu en restant assis en silence pendant dix minutes. Pour la plupart d’entre nous, nous ferons l’expérience d’un esprit bavardant tout seul à l’intérieur, interrompant constamment tout silence qui pourrait être là.

Les maîtres zen éclairés nous ont offert une contribution extraordinaire à la conscience humaine dans la façon dont ils ont utilisé le langage.

Premièrement, ils ont utilisé des mots ordinaires pour créer des implications et des significations plus importantes que celles que les mots créent normalement. Cela en soi aurait été un beau cadeau pour nous !

Mais ils ont également utilisé les mots pour indiquer le chemin AU-DELÀ des mots ! Ils étaient mystérieusement capables de capturer le silence au-delà de l’esprit dans les mots prononcés par l’esprit ! On peut peut-être dire que c’était le silence qui parlait à travers eux.

De cette façon, ils ont ouvert des passages au-delà de la communication, dans ce qu’on peut appeler la « communion ». Osho a décrit la communion comme « une réunion silencieuse. Tout comme une rivière disparaît dans l’océan, deux êtres disparaissent l’un dans l’autre, sans rien retenir. Quel miracle!!

– Subbhan Schenker
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méditation visuelle de mon ami Pratibodha

BONTHÉÏSME

Ma religion est très simple: ma religion est la bonté. – Dalaï Lama

Mon blabla d’hier au sujet de Dieu semble avoir été apprécié. En tous cas, mes mots ont été lus par plusieurs d’entre vous. Et quelques-un(e)s m’ont écrit personnellement pour me dire qu’ils/elles ont apprécié que j’ose parler de Dieu. De rien et mon plaisir.

Je ne sais pas si le thème de Dieu est hot en ces temps particulièrement troubles ou si ce n’est qu’un concours de circonstance. Peu importe si Dieu est hot (belle rime non ?), la présence de Dieu est et doit être. Partout, en tous et toutes, et autour, tout le temps. Car on dit Dieu omniprésent.

Même dans la guerre Dieu ? On dit que ce sont les hommes qui créent la guerre (plus que les femmes en tous cas ça c’est certain). Mais si c’est Dieu qui crée les hommes de bonne volonté – et les femmes – pas aussi Dieu qui crée ceux de mauvaise ? Vous voyez le genre de questions.

En observant le monde, personnellement, j’y vois du bien, comme j’y vois du mal. En voulant faire dans la non-dualité – à la suggestion de mon ami de Dieu 😉 on peut dire qu’il n’existe ni bien ni mal. Que des faits. Manifestés par des hommes – et des femmes – qui, eux et elles – sont toutes des créatures de Dieu.

Cette non-dualité nous incite à ne pas juger comme bien ou comme mal ce que l’on voit, qu’à prendre note, qu’à observer. Même si certaines actions manifestées inspirent de bons sentiments alors que d’autres génèrent davantage de ressentiments.

Ce matin, simplement envie de parler de bonté le chronicoeur. Car de la méchanceté, on nous en sert suffisamment déjà dans les nouvelles. Normal qu’on nous présente surtout ce qui cloche dans le monde ? Peut-être. Mais on ne doit pas oublier que le monde est surtout bon. Au moins aussi bon que mauvais. Au moins.

La plupart des humain(e)s veulent le beau, le bon, le bien. Tous et toutes nous sommes sont des enfants de parents, la plupart parents d’enfants, tous et toutes des ami(e)s et amoureux/ses et copains/copines en quête d’amour et d’amitié.

La plupart d’entre nous désirons ce qu’il y a de mieux pour soi comme pour tous et toutes, pour la terre, pour le vivant en général. La plupart d’entre nous voulons ce qui favorise la vie.

Alors au-delà des idéologies, des concepts et des idées au sujet d’un Dieu quelconque, visons la bonté sous toutes ses formes. Car comme l’affirme le Dalaï Lama, la bonté est probablement le dénominateur le plus commun de toutes les religions. Et plutôt que de mettre l’emphase sur nos différences, partageons ce qui nous unit.

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J’ai demandé à Allah de me guérir de ma dépendance.
Allah a dit : Non. Ce n’est pas à moi de te l’enlever, mais à toi d’y renoncer.

J’ai demandé à Allah de guérir mon enfant handicapé.
Allah a dit : Non. Son esprit est entier, son corps n’est que temporaire.

J’ai demandé à Allah de m’accorder la patience.
Allah a dit : Non. La patience s’acquiert avec le temps; elle ne se donne pas, elle s’apprend.

J’ai demandé à Allah de me donner le bonheur.
Allah a dit: Non. Je te bénis; Le bonheur dépend de toi.

J’ai demandé à Allah de m’épargner la douleur.
Allah a dit : Non. La souffrance t’éloigne des soucis mondains et te rapproche de Moi.

J’ai demandé à Allah de faire grandir mon esprit.
Allah a dit : Non. Tu dois grandir par toi-même ! Mais je t’émonderai pour te faire fructifier.

J’ai demandé à Allah toutes les choses pour que je puisse profiter de la vie.
Allah a dit : Non. Je te donnerai la vie, afin que tu jouisses de toutes choses.

J’ai demandé à Allah de m’aider à aimer les autres, autant qu’Il m’aime.
Allah a dit… Ahhhh, enfin tu commences à comprendre la vie.

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Lorsque tu t’identifies au corps (à ta beauté, à tes complexes, à tes souffrances… ou à des pensées de séparation) tu oublies ton Essence. Tu oublies qui tu es. Tu penses être séparé(e) de ton semblable. Tu penses être séparé(e) de Dieu. Autrement, tu ne pourrais pas juger ou attaquer.

Lorsque tu te rappelles de ton Essence, tu te sens à nouveau connecté(e) spirituellement avec tous les Êtres. L’attaque est impossible lorsque tu te rappelles qui tu es.

À moins que tu n’apprécies l’Essence divine au-dedans de toi, tu ne peux connaitre la Gloire de Dieu. Rien à voir avec qui tu penses être ou qui les autres pensent que tu es.

L’Essence Divine au-dedans de toi est totalement aimable et aimante. Lorsque tu es en contact avec ton Essence, tu sais que tu es acceptable exactement comme tu es. Tu sais qu’il n’y a rien à ton sujet qui doive être amélioré ou corrigé. Connaitre ton Essence requiert que tu te débarrasses des jugements et des critiques sur toi-même. Cela requiert que tu mettes au rebut toutes les critiques sur ton frère et te soeur.

Plus tu apprends à demeurer dans cet état, plus la vie te sera facile. C’est la raison pour laquelle tellement de voies spirituelles suggèrent la méditation et la prières comme pratiques régulières.

La communion avec Dieu est essentielle pour ton être physique, émotionnel et mental. Je ne te demande pas de méditer une heure par jour. Je te demande seulement de te rappeler ton Essence divine pendant 5 minutes chaque heure ou pendant une pensée sur 10. Que ta souvenance de Dieu soit continuelle, de sorte que tu ne te laisses pas absorber par le mélodrame de ta vie. 9 pensées peuvent être sur le besoin de te corriger toi ou ton frère, mais permet que ta 10e pensée soit pour ce qui n’a point besoin d’être corrigé . La la 10e pensée être au sujet de ce qui est totalement acceptable, totalement aimable.

Ceci était le rythme que devait instaurer le Sabbat. Pendant 6 jours , tu pouvais être absorbé(e) dans le drame du travail et de la lutte mais le 7e jour , tu devais te souvenir de Dieu. C’était un jour de repos et d’introspection.

Permets que la sagesse du Sabbat entre dans ta vie quotidienne. De cette manière tu n’oublieras pas longtemps qui tu es. Entre dans le rituel de la Souvenance et tes jours , tes heures, ta vie seront transformés.

Lorsque tu mangeras, Dieu mangera à ta table; lorsque tu parleras avec ton ami, Dieu sera dans ses yeux.

Ceci est un jeu de Souvenance.

Souviens-toi.

– Paul Ferrini via Janie Lessard

MON DOUX SEIGNEUR

L’autre jour, j’ai intégré la prière de la sérénité dans l’une de mes chroniques https://atisupino.com/2022/07/01/des-autres-a-soi/

Pour l’occasion, j’ai remplacé le Mon Dieu donnez-moi par Que je trouve en moi

À titre de rappel, voici la prière originale:
Mon Dieu donnez-moi
1- La sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer 
2- Le courage de changer les choses que je peux et 
3- La sagesse d’en connaître la différence

J’ai envoyé ma chronique à un ami cher (comme je ferai avec celle-ci), avec qui on déblatère souvent autour du mot Dieu, ou de ses remplaçants, et il a été très heureux de la modification.

Lui suggérait même : Puis-je trouver en moi ou, sa préférée, Fasse que je trouve en moi.

On joue comme ça, lui et moi, à tenter de remplacer le lourd mot de 4 lettres (pourtant seulement a 3 letter word en anglais) par la Vie, l’Existence, le Grand Mystère, etc.

Mon ami a été touché de mon geste de grand remplacement, me partageant que cela a dû demander un certain effort de ma part pour remplacer le terme Dieu.

Je ne lui ai pas encore dit – ce que je fais par la présente – que ça n’a pas été difficile du tout; en fait, très facile pour moi de jouer avec et d’utiliser les mots qui seront compris, les mots qui seront reçus. Car les mots sont des clés et nos perceptions des portes.

Car mon intention n’est pas seulement de dire ce que je veux dire, et tente de le faire, mais encore plus d’être compris et reçu dans ce que je veux dire. Et quand on va à Rome, on parle romain.

Car voyez-vous – vois-tu mon bro 😉 – je n’ai aucun problème avec le mot Dieu. Ni avec Jésus, Allah ou Jéhovah. Je sens que ces divers amas de lettres ne sont toutes que des façons différentes de dire le Mystère, la Vie, l’Existence, avec lettres minuscules ou MAJUS.

Le langage est si limité, bien trop en fait, pour décrire l’indicible et l’indescriptible. Il ne peut que nous pointer dans une direction où nos yeux pourront deviner, et notre coeur sentir. Et le mot Dieu, et ses synonymes, n’est qu’une clé pour moi pour tenter de dire la beauté, qu’un mot de passe pour ouvrir les multiples portes du mystère – Mystère – et connecter avec la source de vie – Vie – en soi.

Car qu’est-ce qui ne peut pas être Dieu ? Ou comment nous même, ou quoi que ce soit, pouvons-nous ne pas être en Lui, Elle, ou Ça ?

Moi, Toi, Dieu, la Vie, du pareil au même pour ce petit chronicoeur des grands chemins. Davantage concerné par la vie qui habite ces mots que par leur forme. Que veut dire Dieu pour vous ? Ça qui m’intéresse car ça varie inévitablement selon le bagage interne.

Tant de traditions religieuses, ésotériques, spirituelles, mystiques pour tenter de dire l’indicible, l’Inconnu, l’Univers, le Mystère, tenter non pas de l’expliquer mais de le rendre un peu plus accessible et devinable, sentable.

Car que 26 lettres, et quelques milliers de mots, pour essayer de dire toute cette grande et mysté/rieuse vie qui passe par nous, en nous et en dehors. Et chacun(e) nos compréhensions, nos explications, nos références internes face à ces mots. Chacun(e) nos blocages, nos expériences, nos expérimentations de ces quelques lettres et mots issus du passé plus ou moins lointain.

Ici, dans cette partie du monde, où la religion a pesé lourd sur nos balances, le mot Dieu est hypothéqué à jamais, entaché, pucké. Plus pour ceux et celles qui nous ont précédé et qui ont subi la doctrine catholique hermétique et hypocrite, que pour les jeunes pour qui le mot Dieu résonne moins lourdement. Pour plusieurs, God is an American, with a gun.

Plusieurs se sentent davantage à l’aise avec le terme spiritualité que religion. Personnellement, j’ai vu autant de dérives et d’évitements (je n’ai pas dit bypassing 😉 spirituels que religieux. Car de toute façon, selon ce que je vois et comprends, la plupart des actions dites religieuses ne sont que des actes et tractations politiques. La religion n’est souvent qu’une politisation de la spiritualité, une tentative de contrôle de l’esprit humain.

Un peu comme le futur voyage du Pape qui s’apprête à venir ici au Canada pour tenter de réparer les gaffes de ses représentants ici. Il pourra bien dire ce qu’il voudra, je suis curieux de voir quelles actions concrètes il prendra afin que son église de petits messieurs répare ses grossièretés passées sur le dos des premières nations.

Pour être impliqué moi-même dans une certaine lignée spirituelle, que l’on dit aussi religieuse sans que cela ne me dérange le Cruzeiro, l’âme d’une lignée religieuse est vivante et ne peut s’exprimer que dans le moment, et sa doctrine se chanter plus que de se dire. On aura beau dire ce que l’on veut, ce sont nos actions et la façon dont on fait les choses qui parlent le plus fort. Et non les mots que l’on utilise.

Alors que l’on dise Dieu, la Vie, le Grand Esprit ou le Grand Mystère, que l’on se dise religieux ou spirituel, que l’on croit ou pas, pour moi, cela ne fait pas de différence. C’est davantage la façon dont on donne vie au ptit bout de vie que l’on nous prête pour et espace temps qui compte.

Certain(e)s artistes sont de bien plus grand prêtres que bien des prêtres et pasteurs coincés dans les racoins de leurs doctrines. Certaines personnes bien ordinaires sont de plus grand messagers des Dieux sur terre que bien des hommes d’église, dont certains ont fait tant de tort autour au nom de Dieu.

Alors religion (qui ne veut que dire relier), spiritualité, mysticisme, ésotérisme ou athéisme (souvent la pire des croyances religieuses à mon humble avis), du pareil au même tant que ces mots ne sont pas incarnés, assumés et vécus. Et libérés d’un sens qui ne leur appartient pas.

Car au fond, c’est par nos relations au monde que s’incarne notre divine humanité. Et Dieu, ou le Soi, que des mots de quelques lettres sans un Esprit sain, sans un Esprit libre et libéré du passé.

Accepter, changer et connaître la différence entre accepter et tenter de changer, des verbes et non des états de fait.

Comme l’amour, pour les premières nations, qui n’est pas un mot, mais que le verbe aimer. Alors Aimons. Dieu comme la vie.

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Plus nous sommes attachés aux personnes, aux choses, aux idées et aux émotions, moins nous pouvons vivre ces phénomènes de façon authentique.
Essayez de resserrer votre main sur de l’eau et voyez à quelle vitesse celle-ci disparaît.
Par contre, détendez-vous et laissez votre main flotter dans cette même eau : vous pourrez alors vivre cette expérience de l’eau aussi longtemps que vous le désirez.
Tel est le principe du détachement et de l’acte de couler, de laisser affluer.
L’univers est conçu de façon à ce que les choses affluent naturellement.

– Wayne Dyer via Robert Potvin

CHOISIR OU/DE CHANGER

Peu importe ce que vous ne changez pas, vous le choisissez. Relisez.

Ces quelques mots font beaucoup de sens non ? Changer ou choisir, choisir de changer, changer de choix.

Si on ne change pas, on choisit de maintenir tel quel. Si on ne change pas, on choisit de ne pas choisir. Comportement, relation, situation.

Mais même si on ne change pas, ça va finir par changer quand même.

Même si changer n’est pas toujours facile, et requiert parfois quelques essais, on n’a pas vraiment le choix de choisir dans la vie. Ni de changer.

Fondamentalement, personne ne choisit de changer, personne ne veut changer. On aime quand on connait comment ça marche. Si on pouvait, plusieurs d’entre choisiraient que les choses demeurent telles qu’elles sont.

L’autre jour, je parlais avec un ami et il me disait qu’il était tel qu’il était et que cela ne changerait jamais. Je me suis permis d’en douter. Car comme on dit, dans la vie, la seule chose qui ne change pas c’est le changement. Tout change tout le temps. Tout finit par changer. Même ce qui semble éternel.

Peut-être que certaines choses ne changent seulement qu’à la surface. Car fondamentalement, pour perdurer, la vie a besoin d’eau, d’air, de lumière, de chaleur et d’équilibre. Et d’amour. Ça ça ne change pas. Je crois sincèrement que fondamentalement, c’est l’amour qui tient la vie, l’amour qui soutient toute vie. Et un peu de folie.

Il me semble tout à fait plausible de croire que si l’on choisit de ne pas changer quoi que ce soit – soit-il un comportement, une relation ou toute situation quelle qu’elle soit – on la choisit. On choisit de la maintenir. Par habitude, par peur du changement, ou par croyance. Ou par paresse peut-être. Peu importe le mot qu’on utilise.

Si on choisit de ne pas changer, c’est que la situation nous apporte encore plus d’avantages que d’inconvénients. Sinon, tout naturellement, on entamera un processus pour que les choses changent. Éventuellement. Car même si le changement prend le temps qu’il prendra, et parfois ça peut être quasiment infini, le seul fait de considérer changer est en soit un début de changement.

Mais parfois les choses semblent ne pas vouloir changer. Pas aussi vite qu’on voudrait qu’elles changent. Dans ces cas, la patience est de mise. Car parfois, la vie, dans sa grande sagesse, change d’elle-même à son propre rythme. Un pas à la fois, chaque pas dans la foi (une amie me rappelait ce week-end cette expression que j’utilise régulièrement, salut M. ;-).

La foi que les choses changent toujours pour le mieux même si cela n’en a pas l’air à première vue. Même si ça ne change pas assez vite à notre goût. Ou trop vite. Car peu importe, ça change la vie, et pas à peu près. Même si à la base, nous, les humain(e)s, avons toujours les mêmes quelques besoins fondamentaux.

Peut-être seulement à la surface que les choses changent. Alor qu’au coeur des humain(e)s, toujours le besoin fondamental d’amour et de sens qui règne.

Choisir de changer ? Changer ou choisir ? Toujours un choix. Ou jamais le choix, car tout change tout le temps.

Et comme on dit, plus ça change plus c’est pareil.

DES MOTS DES MOTS

N’importe qui peut prétendre vouloir prendre soin. Observe leurs actions, pas leurs paroles.

On veut tous et toutes bien faire, faire le bien, améliorer le monde, changer les choses pour le mieux, prendre soin de l’humanité. C’est ce qu’on dit.

Mais est-ce ce que l’on fait vraiment ?

Un peu, beaucoup, occasionnellement. À certains moments.

Peu importe ce que l’on peut dire, ce sont nos actions qui parlent, qui comptent, qui font une différence. Car si les paroles s’envolent et que les écrits restent, les actions concrètes, elles, changent le monde. Et nous changent nous aussi.

On veut prendre soin de l’environnement mais on roule en SUV.

On veut encourager le commerce local mais on magasine sur Amazon – car la livraison est si rapide, et gratuite souvent.

On veut la fin de la guerre dans le monde mais on parle contre son voisin et ça bitche à profusion sur les réseaux asociaux.

Clairement, il y a ce que l’on dit, et puis, surtout ce que l’on fait. Et ce que l’on est.

On aura beau utiliser tous les mots du monde, et en inventer d’autres même s’il le faut, rien ne remplace nos actions.

On ne peut mentir dans la vie. On peut bien dire ce que l’on veut, faire de beaux discours, alphabétiser le silence tant qu’on veut, ce que l’on fait et qui l’on est ressort immanquablement. On peut en berner certain(e)s, mais les gens qui voient avec les yeux du coeur voient à-travers nos beaux discours. En fait, nous-même ne pouvons pas nous mentir à nous-même. Si et quand on parle bullshit, on finit par s’en rendre compte éventuellement. Tôt ou un peu plus tard.

Car on ne peut voir ce que l’on n’est pas prêt(e) à voir. Et tout est une question de timing. Mais éventuellement, la lumière finit par jaillir et par se faire.

Ainsi, on aura beau dire, il faut surtout que faire se fasse. En pleine face.

DES AUTRES À SOI

Que je trouve en moi
1- La sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer
2- Le courage de changer les choses que je peux et
3- La sagesse d’en connaître la différence

La prière de la sérénité des AA (et autres mouvements anonymes) couvre tout.

Accepter ce qui est, changer ce sur quoi on peut agir, et surtout reconnaître la différence entre les deux.

Les interactions humaines sont une intarissable source de connaissance de soi pour quiconque choisis de se regarder. Via le miroir de nos relations avec les autres, il est possible de mieux savoir qui l’on est. Seulement si on ose se regarder cependant.

Car dans nos relations avec les autres, très souvent, comme nos yeux sont tournés vers l’extérieur, il est plus facile de voir la paille dans l’oeil d’autrui que la poutre dans le nôtre. Ou nos deux poutres car deux yeux. Plus facile de voir les défauts des autres que nos petits travers à soi.

Mais souvent aussi, si des choses qui nous sont dites nous touchent plus particulièrement, c’est qu’elles contiennent des bribes de vérité. Du moins, certaines remarques nous touchent plus directement car on entretient des jugements similaires à l’endroit de nous-mêmes. Et on aime pas les entendre en provenance de l’extérieur. Et à soi-même, on n’ose souvent pas se l’avouer.

Mais pas tout ce qui vient de l’extérieur est juste. Les autres, comme nous-même, ont aussi leur biais qui leur sont propres. Leur regard n’est pas toujours juste. Chacun nos poutres et nos pailles.

Si on est trop rapide à rejeter un commentaire en provenance d’autrui, c’est souvent le signe que ça indique quelque chose de sensible en soi. Sinon on le laisse venir, on sent si c’est juste et si ce n’est pas le cas, on laisse aller. Et si cela est juste, on accueille et on ajuste. Car si juste, souvent bon.

Simple à dire, et à écrire, moins simple à faire.

S’il est sain d’accepter la critique en provenance de l’extérieur, il est aussi important – le plus possible du moins – de s’entourer de gens sensibles et aimants. On doit choisir nos miroirs. Quand cela est possible car pas toujours le cas. Parfois la critique vient quand on s’y en attend le moins. Et ça peut venir de n’importe qui.

Et les autres ont aussi leurs propres enjeux, ce que parfois nos comportements viennent déclencher en eux et elles. C’est donc du donnant-donnant, ou recevant-recevant.

Et plus on agit publiquement, plus la critique à notre endroit est susceptible de nous arriver au visage. Quand même mieux que dans notre dos non ? Car ça prend du courage aussi de dire les choses. Ça fait partie des risques du métier. Sans tout prendre, on ne peut non plus tout rejeter. Discriminer est un juste mot, un mot juste. Trier, filtrer le sont aussi.

Recevoir et laisser passer si ça ne résonne pas, recevoir et modifier si ça fait ding !

Un certain dicton veut que la première fois qu’on nous traite de cheval, on doit prendre note. La deuxième fois ? On remarque. La troisième ? On va s’acheter une selle.

Car si une certaine critique nous vient de différentes sources, très plausible que notre comportement dérange plus d’une personne. En même temps, on ne peut changer qui l’on est. Certaines choses peuvent être ajustées si elles sont blessantes pour autrui, mais qui l’on est profondément ne peut changer. Pas si simple en effet.

D’où la sagesse d’en connaître la différence.

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La Sagesse

Quand quelqu’un t’insulte ou te réduit à une chose,
Quand on te donne un conseil que tu n’as pas demandé,
Quand quelqu’un te rend responsable de sa douleur,
Quand quelqu’un ne t’écoute pas, et parle sans arrêt de lui-même,
Quand quelqu’un te compare aux autres
Quand quelqu’un ignore, invalide, juge ou ridiculise tes pensées ou des sentiments…

Arrête-toi et respire.

Reconnais que c’est leur douleur, non la tienne.
Reconnais qu’ils sont en train de rêver le seul rêve qu’ils peuvent rêver jusqu’à ce qu’ils s’éveillent.
Reconnais qu’ils ne te connaissent pas, mais seulement leur fantaisie.
Peut-être ont-ils du mal à s’aimer eux-même.
Peut-être cherchent-ils leur valeur à l’extérieur.
Peut-être sont-ils déconnectés de leur respiration, de leur corps, de ce qui est vivant et précieux en eux, de leur véritable vocation.
Peut-être vivent-ils dans un monde dualiste de bon et mauvais, vrai et faux, succès et échec.
Peut-être ont-ils oublié la simple joie d’être.

Peut-être que tu comprends cela.
Peut-être as-tu été là où ils ont été.
Ne cherche pas à les changer maintenant. Peut-être ne changeront-ils jamais.
Ne cherche pas à les corriger.
Ils n’ont pas demandé à être corrigés.
Plus tu pousses, plus ils te repoussent.
Ne te laisse pas prendre dans leur tissu de peines.
Vois clair, aie même de la compassion, mais ne pousse pas.
C’est OK qu’ils soient contrariés.
Ça l’est vraiment.

Donne-leur l’espace pour être contrariés. C’est OK qu’ils soient déçus par toi.
Donne-leur l’espace pour être déçus.
C’est OK qu’ils te jugent.
Fais de la place pour leurs jugements aussi.

Fais de la place pour tes propres pensées et sentiments !
Permets-toi de te sentir triste, en colère, coupable, d’avoir des doutes.
Laisse ces précieuses énergies être lavées à travers toi.
Elles ne te feront pas de mal si tu leur permets de bouger.

Oui, tu rencontreras beaucoup de gardiens dans ce voyage.
Continue ton chemin quand même et permets aux autres de poursuivre le leur.
Tu n’as pas besoin de justifier ton chemin ou de le défendre.
Reste proche de toi dans ces moments éprouvants.
Ne combats pas l’obscurité; … de toute façon elle n’a pas de pouvoir.

Simplement… augmente ta lumière.

~ Jeff Foster
via Robert Potvin via Suzanne Léonard, merci à vous 2!