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QUI PERD GAGNE

Une fois de temps en temps, j’aime utiliser comme point de départ chronique des mots qui me questionnent, des agencements de mots avec lesquels je suis ou plus moins d’accord. Ceux-si en sont. Moins d’accord que plus dans ce cas-ci. J’aime ces mots de travers qui me font réfléchir tout croche et de côté. En fait j’apprécie ces mots qui font fléchir ma pensée en tous sens, et tordre mes croyances.

Premièrement, vous, une chose ?

Hey chose, pousse mais pousse égal.

Que l’on parle de moi, de toi, du soi en général, de nous ou de vous, d’ils ou d’elles, sommes-nous tout d’abord quelque chose ? Ou quelqu’un ? On aime le penser pour la plupart. Ça nous rassure, ça nous fait exister. Dans la boîte, ou en dehors.

Plutôt que quelque chose ou quelqu’un, ne sommes-nous pas plutôt rien ? Un tout petit rien du tout dans ce grand Tout ? Un tout petit rien, né tout nu et qui mourra dans de beaux draps ? Ou dans les bras de Murphy ? Un petit rien abrillé d’un bel égo en cuir épatant ? Un tout petit trou ce nous dans le grand tout terrien, tout terrain de la grande terre de rien que nous sommes ! Cette terre que nous sommes d’ailleurs en train de déshabiller et de déshériter à force de l’user et de l’abuser.

Avec le temps qui passe, je trouve beaucoup plus reposant de tendre à ne devenir rien du tout, à ne plus chercher à être quoi ou qui que ce soit. J’ambitionne de devenir rien du tout, de dé-devenir.

Plutôt qu’à toujours tenter d’être quelque chose dans ce grand fourre-tout cosmico-comique. Car être quelqu’un, c’est quelque chose. Ce n’est pas rien d’essayer tout le temps d’être ou de devenir, c’est fatiguant, épuisant. Ça use. Si on arrête seulement de vouloir devenir quoi ou qui que ce soit, nous sommes déjà, tout simplement.

Ah aussi simple que ça ? Peut-être.

Au fur et à mesure que l’on avance dans la vie, que notre corps vieillit, et que l’on s’approche de la mort à venir sans avenir et du grand repos, on semble de moins à moins enclins à devenir quoi – ou qui – que ce soit, car on développe une certaine intuition que la course folle vers le grand n’importe quoi ne rime à rien. Ou du moins rime de moins en moins à quelque chose, ou à quelqu’un.

Quiconque a déjà vu un(e) proche sur son ultime lit a pu réaliser la futilité de la course folle – et même de la simple marche – vers nulle part ou vers quoi – ou qui – que ce soit. La mort nous ramène à la simplicité même de la naissance, relie le fil d’arrivée au fil du départ, et à la fin de course folle à lier. Vivement le grand repos, qui est d’ailleurs possible avant la fin. Si on arrête simplement de chercher, euréka ! on a trouvé.

Autre formulation problématique à mon avis que celle qui vise à tenter de se trouver.

Car quiconque cherche finit par trouver quelqu’un, ou quelque chose. Quiconque cherche un sens à la vie a tendance à en trouver un. Même s’il faut le faire de force, ou à tort ou à raison.

Mais y a-t-il quoi ou qui que ce soit à trouver ? Se fouiller sans fin jusqu’à l’épuisement, pour finalement arrêter et se trouver bien drôle d’avoir tant chercher à trouver.

Quand on cherche, on se force parfois à trouver. Alors que si on arrête tout simplement de chercher, tout est ici. Ma foi. Mais il faut parfois s’épuiser à chercher pour se rendre compte qu’il n’y a rien à trouver.

Alors pourquoi ne pas chercher à se perdre plutôt qu’à se trouver ?

Car nous sommes né(e)s rien, nous sommes né(e)s de rien. Du moins de pas grand chose, tout au plus un tout petit pain. Et nous retournerons, au bout de la route, et de la déroute, au bout de notre petite route de doutes, et de croûtes à manger, à ce petit rien issu du grand tout. Petit pain de rien du tout. Pain à la raison. Peut-être que c’est tout. Et peut-être que c’est tout partout.

Ainsi, au fond, comme en surface, tout ce que l’on aura vécu n’aura peut-être été que du vent ? Une quête ? Que de la broue dans le toupet, que du vent dans la face ? Peut-être une grande farce que cette vie-ci de recherche dans laquelle on s’efforce tant à construire quelqu’un – ou quelque chose ?

Une vie à tenter de bâtir quoi ? Pour qui ? Pour quoi ? Pourquoi ?

Les questions se posent mais ne nous reposent pas.

Alors vient alors un moment où l’on pause les questions, ou peut-être plutôt sont-ce les questions qui se déposent.

Fini les qui, basta les quoi, goodbye les quand et les pourquoi.

Et il ne reste alors que ceci, qu’ici. Guili guili et le tour est joué. On s’est fait jouer un bon tour. On en a fait le tour.

À force de chercher à trouver, on s’épuise. Et peu importe ce que l’on peut trouver nous sera repris au fil d’arrivée. Car on vit les mains vides, et la tête pleine, et ce n’est peut-être que le coeur qui mérite d’être rempli. Le coeur brisé, et maintes fois paré, et réparé.

Si on nait les mains et le coeur vides, l’âme vierge et toute ouverte, tout ce que l’on peut accumuler ne peut que s’emmagasiner dans le coeur, là où réside notre âme. Paraît d’ailleurs que ce n’est que le contenu du coeur qu’on emmènera avec l’âme au bout du chemin. Qui mourra verra.

Quant à Google, allez-y, faites vos recherches, et perdez-vous y votre lutin. De toute façon, tout ce que vous y trouverez n’est que du vent algorythmé.

Et anyway gang, qui perd gagne.

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La vérité toute crue est que, dans ce monde, rien n’a d’importance.
– Zentao via Khirad

LES OH ! ET LES BAH ! DE LA VIE

Le but dans la vie consiste à gérer avec équilibre la terreur d’être en vie avec le miracle d’être en vie.
– Carlos Castaneda

Terreur et miracle. Gros duo. Gros programme. Épeurant. Excitant.

L’expression la terreur d’être en vie peut choquer, comme celui du miracle d’être en vie peut sembler exagéré lorsque les soucis du quotidien nous assaillent. Mais si on prend le temps d’y réfléchir un peu, cette citation fait gros bon sens. Elle nous indique les deux bouts de la vie, les deux extrêmes entre lesquels la vie nous amène à vivre.

En effet, malgré leur apparente contradiction, leur opposition même, ces deux termes comprennent tous les possibles de la réalité humaine d’être en vie. Ils présentent l’extrême des possibilités.

Naturellement, les êtres humains veulent le plus possible éviter de vivre dans la terreur qu’implique parfois le simple fait d’être en vie et de contempler la mort du corps au bout du chemin.

En effet, comment ne pas être profondément ébranlé(e) au plus profond de son coeur et de son être par la simple réalisation de la lucide certitude qu’au bout du chemin de notre vie, notre corps cessera de fonctionner, et que notre âme quittera ce corps qui est notre home pendant des années pour retourner d’où elle vient ? Soit dans le grand monde de l’inconnu.

Car on a beau prétendre que l’on n’a pas peur de mourir quand nous sommes jeuens et ou en bonne santé, parait que ce n’est pas aussi clair quand on nous en annonce la possibilité plus concrète lorsque certaines parties de notre corps se mettent à moins bien fonctionner ou à faire mal. On n’a peut-être pas peur de courir comme tel, car bien difficile de concevoir la mort, mais on peut sûrement concevoir la terreur qu’implique souffrir et perdre de notre autonomie.

On tente d’éviter la terreur comme on aimerait bien ne voir que le miracle dans le fait d’être en vie, et ne vivre que l’extase et l’émerveillement. Mais on sait que cela n’est pas une réalité. Des hauts et des bas la vie, des Oh ! et des bah !

Et évidemment, la vie n’est pas que seulement l’un ou l’autre. La vie qu’il nous est donner de vivre se compose d’un peu des deux, et de multiples nuances entre les deux. Du menoum et du beurk épicé, teintés de poivre et de sel. On cultive le beau et on fait avec le moins.

Chacun(e) de nous doit composer avec ce que la vie nous présente. On ne choisit pas. Ces jours-ci, certains partis politiques nous promettent d’être libres chez-nous. Grand bien leur fasse. Mais la liberté, comme le fait de se sentir chez-soi, ne relèvent pas de la simple – et souvent très superficielle – sphère politique. On peut bien nous promettre le meilleur, mais la vie est telle qu’elle est est. Et ces temps-ci, elle est plutôt crue la vie.

Entre terreur et merveille, entre agonie et extasie que se situe la vie.

À nous d’en voir la richesse de chaque situation qui nous est présentée et d’y répondre avec grâce et dignité.

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Chaque être humain est une auberge.
Chaque matin représente une nouvelle arrivée.
Une joie, une dépression, une méchanceté, une prise de conscience momentanée survient tel un visiteur inattendu.
Accueillez-les et divertissez-les tous.
Traitez chaque invité avec honneur et dignité.
La pensée sombre, la honte, la méchanceté, rencontrez-les à la porte en riant et invitez-les à entrer.
Soyez reconnaissant(e) pour celui qui vient, car chacun a été envoyé comme guide de l’au-delà.

– Rumi

ÊTRE – SIMPLEMENT – CE QUI EST

Vous êtes ce que l’existence veut que vous soyez. Relaxez.
– Osho

Simple, que quelques mots, et tout y est. Merci – encore et encore – Osho pour les bons mots, bene dictions. Les mots justes, les mots simples. Maître d’une vie.

Quand j’étais – plus – jeune, j’ai souvent eu besoin de faire pour exister. Besoin de prouver au monde que j’étais quelqu’un. Besoin de faire quelque chose pour dire et montrer au monde – et à moi-même – que j’étais quelqu’un.

De choses et d’être.

Puis, au fil du temps qui nous passe sur le corps, le mien comme le vôtre, ce temps qui n’existe peut-être pas mais qui passe quand même, j’ai fini par arrêter de vouloir être plus que ce que je suis tout simplement, fini de vouloir être quelqu’un d’autre, être autre chose que ce que je suis. Ai fini par relaxer. C’est long apprendre ça je trouve, pas vous ?

Long de s’en faire à vouloir être autre chose que ce qui est. Et en même temps, peut-être la seule façon d’apprendre la dite leçon.

Long de vouloir arrêter le mental, ou penser pouvoir apprendre à le contrôler. En même temps, il faut s’essayer pour se rendre compte qu’on n’y arrivera jamais. Faut s’épuiser. Pour éventuellement arriver ici, qu’ici. Parfois il faut se perdre pour se retrouver.

Avec le temps qui passe, et l’extra ordinarité de la vie qui nous rejoint, vieillissement du corps oblige, ou maladie pour soi ou pour nos proches, la vie nous rattrape, elle nous ramène à elle, elle nous ramène à soi. Ramène comme dans ramer. Car un moment donné, on arrête de ramer à contre-courant, et on apprend que c’est plus simple de se laisser flotter, et de voguer. Car toutes les rivières coulent vers la mer, toutes les rivières retournent à la mer. Et tous les enfants retournent à la mère.

Mais parfois, plutôt que flots, nous nous pensons jeunes saumons qui ont besoin de se mesurer à la force du courant. Jusqu’à preuve du contraire. Besoin de s’essouffler pour ralentir, besoin de revenir ici.

Ce matin, simple réalisation et acception de ce qui est, de qui je suis. Humblement, simplement et disponible à vivre ce que la vie m’offre à vivre, ce qu’elle me présente. Tout simplement. À prendre soin des gens autour de moi qui ont besoin, à répondre à ce qui appelle mon attention, mon soin. Et de tout coeur, donner ce que j’aurais besoin de recevoir dans la même situation.

Période familiale, temps de retour aux sources, rôle d’aimant naturel, car on a beau faire le tour du monde, on finit souvent, sinon toujours, par revenir à son petit monde, celui duquel on a émergé.

Ainsi soit-il.

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Peux-tu simplement reposer dans le sentiment naturel d’être, au-delà de toute séparation ?
Ne cherche aucune expérience spéciale, aucun bénéfice. Ne sois pas non plus dans l’attente, ni dans l’anticipation. Reconnais ce sentiment unique d’être, tout naturellement
Aucune autre pratique n’est nécessaire si tu poursuis la recherche avec détermination, confiance et dévotion.

– Mooji, Avant Je Suis, via Alain Nyala

COURAGES, CONFIANCE ET MERCIS

Les 6 niveaux de courage:
1 – le courage physique: le fait de persévérer avec résilience, équilibre et conscience
2- le courage social: le fait de demeurer soi-même sans s’excuser
3- le courage moral: faire ce qui est juste pour soi même si cela est inconfortable et impopulaire
4- le courage émotionnel: ressentir toutes ses émotions (+ et -) sans honte ni attachement
5- le courage intellectuel: apprendre, désapprendre et ré-apprendre avec ouverture d’esprit
6- le courage spirituel: vivre avec sens et objectif via une approche d’un coeur centré vers toute vie et vers soi
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– via Hans Stefan Schmidt (Plavan), Danke brother

Souvent, dans la vie, on parle de diverses choses comme si elles étaient simples, simplistes et sous-entendues. Mais souvent, les choses de la vie sont nettement plus complexes que ça. Oh que si. Et pas si couçi couça.

Parfois, il est inévitable de couper les cheveux – comme le courage – en quatre, ou en six, car la vie est souvent plus complexe et profonde qu’on ne la soupçonne.

Prenez par exemple ces définitions du courage, ci-haut, ces six niveaux (formes ou types) de courage qui sont une belle démonstration de la profondeur de certaines choses.

Car on dit souvent LE courage, mais on constate en lisant ces définitions qu’il existe plusieurs formes de courages. Du courage à divers niveaux, à niveaux variables.

D’ailleurs on sait que le terme courage vient de coeur. Un seul coeur, mais divers fonctions, divers sens.

Je ne répéterai pas ici les définitions présentées ci-haut, vous savez lire et elle sont bien définies, concises et précises. Vous saisissez le concept. Je trouvais important de les traduire et de les présenter car ces temps-ci, la vie est challengeante pour moi comme pour plusieurs qui résonnent à mes mots et m’en font part. Gros automne pour plusieurs.

Mais comme on dit aussi, la vie nous présenterait seulement des défis à la mesure de nos capacités, de ce que l’on peut affronter. Alors affrontons, affrontons chers ami(e)s. Tenons-nous debout, faisons face à l’adversité si elle se présente à nous, allons au front, et laissons-nous traverser par la vie et ses courants. De face et non à reculons. Ouvrons nos yeux et faisons preuve de courages.

Et faisons confiance :

La chose la plus importante que vous puissiez apprendre est de vous faire confiance.
Une partie de la pratique et de l’attention consiste à s’écouter et à essayer d’être en harmonie avec ce qui vous convient le mieux.
Ce n’est peut-être pas la voie la plus facile, mais si vous vous sentez bien, vous êtes sur la bonne voie. Parfois, la pratique est difficile et cela soulève beaucoup de choses, alors nous atteignons des endroits difficiles à traverser.
Ce sont les moments où vous devez vraiment écouter votre cœur et vous assurer que vous faites ce que vous voulez vraiment faire…
parce que personne ne peut vous dire ce que vous voulez.
Un enseignant est quelqu’un qui vous amène à un endroit où vous pouvez vous faire confiance.
– Krishna Das

Et disons mercisssssss, gros et petits.

TEMPS TROUBLE

Gros automne autour d’ici. Quoi, pour vous aussi ? Bienvenue dans le club des apprenti(e)s résilient(e)s. La résilience étant une job jamais complétée, un travail en progression, un jardin à cultiver.

On dirait en effet que ça brasse pas mal pour pas mal de monde autour ces temps-ci. Autour d’ici en tous cas. Et ailleurs aussi.

Évidement que personne ne souhaite que sa vie ne soit truffée de situations compliquées, d’épreuves, de proches qui souffrent ou qui vivent des problèmes de santé. Quoi que certain(e)s apprécient plus que d’autres l’adversité et la complexité. Certain(e)s aiment les challenges et les défis, carburent plus que d’autres à l’adversité.

En effet, sans qu’ils ne courent après le trouble, certain(e)s n’en ont pas peur, ils le convient même. Mais parfois, c’est le trouble qui nous cherche, lui qui nous court après. Et d’autres fois, c’est nous qui challengeons la vie. Et quand il nous trouve, le trouble, certain(e)s le fuient, d’autres s’en détournent ou lui glissent dessus, pour un bout du moins, alors que d’autres encore lui font face en pleine face et le menace.

Ces temps-ci, autour de moi, on dirait que la vie s’acharne sur des gens que j’aime. Et indirectement, ou très directement, c’est selon, ça m’affecte aussi bien sûr.

Bien sûr que la vie est plus douce et simple quand tout roule et tout coule, quand tout roucoule. Cuite cuite la vie, parfois plus crue, difficile à croire en effet. Tout est plus cool quand tout est plus cool que rock n roule.

Mais la vie, c’est aussi des passages plus rock n roll, des ptits bouts pas drôles, du boum boum pas drôle de tout et de rien. Il importe alors d’apprendre à danser, à couler avec le flow, en particulier quand les flots sont denses et cahotiques. Et tact requis.

Moi, quand la vie se corse, j’aime jouer avec les maux. J’essaie de prendre la vie comme elle vient, même si elle ne va pas comme je le veux, j’essaie d’en r’venir.

Si ce sont des citrons qui m’arrivent au visage, ou à celui de mes proches, j’essaie de virer ça en cool aide. Je prends les mots de front et je m’entête tout le tour de ma terre.

Je cherche la sortie de piste de densité, et tenter de voir comment démonter la crise du moment, la cerise sur le dimanche, comment utiliser la situation à notre avantage à tous. Car on dit que chaque situation ou événement se produit pour nous apprendre quelque chose. Pas rien ça quelque chose.

Pour tirer la leçon sans tirer sur le message, yé !

Ces temps-ci, autour de moi, ça fait dans l’événementiel, dans la vie démentielle, ciel que d’événements.

Quand la vie brasse autour de moi et en moi, pas de la ptite bière. Houblon dans le toupet et mousse qui r’trousse, la broue me rabroue le bock, parfois je buck, parfois je débloque. Mais toujours j’essaie de trouver la lumière au bout du goulot. Parfois fort, parfois guerlot. Quand même du boulot.

Quand la vie est absurde, parfois je ris, parfois, j’effleure. Et d’autres fois les flots remplissent mes yeux et j’en vois de toutes les douleurs. Et toujours c’est le coeur qui sonne et qui résonne, c’est le coeur qui écope, une cup à la foi. Et le coeur s’attendrit sans s’attendre à rien, sans savoir quoi dire, tout en s’attendant à tout. Car parfois, la vie est too much.

Mais comme on dit aussi, jamais too much la vie, toujours just enough. Et parait qu’elle nous donne toujours et seulement ce que nous sommes prêt à dealer avec, ce que nous pouvons gérer et surtout digérer. Une bouchée à la fois, chaque bouchée pour découvrir la foi. Party de foi grasse.

Si la vie roule sur les caps pour vous aussi ces temps-ci, dites-vous au moins que nous n’êtes pas tout seul(e), et vous n’êtes pas rien du tout non plus. Chacun son ptit bout, une bouchée dans la foi.

Prière de puiser dans sa force.

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L’huître forme une perle à partir d’un grain de sable qui la dérange. Ainsi, d’un problème dans sa vie, elle fait une œuvre d’art.
– Mikhaïel Aïvanhov via Anurati

S’ÉCRIRE

Les gens qui prennent le temps d’écrire avec soin au sujet d’eux-mêmes deviennent plus heureux, moins anxieux, moins déprimés et plus en santé. Le fait de réfléchir au sujet d’où vous venez, qui vous êtes, et où vous allez vous aide à définir un chemin plus simple et plus riche dans la vie.
– Jordan Peterson

La première chose que je fais le matin au réveil consiste à écrire ces chroniques. Mon yoga de l’âme, de coeur, de tête et d’esprit.

Je n’écris pas à propos de moi en tant que tel, car ma petite personne est plutôt insignifiante, ordinaire disons. Non, j’aime écrire au sujet de choses diverses.

Mais évidemment que dès que l’on pense, dès que l’on réfléchit, puis que l’on écrit, que ce soit directement au sujet de soi, ou de choses ou de situations à l’extérieur de soi, on ne parle toujours que de soi en quelque sorte. On ne joue qu’avec ses croyances, ses idées, ses propres opinions – quoiqu’une opinion ne soit jamais propre propre 😉

On parle toujours de ce qui nous trotte par la tête. Même si on veut laisser parler son coeur. La tête est toujours impliquée.

J’aime écrire au sujet de choses et d’autres afin de voir ce qui se cache en moi. Car souvent, en me relisant, je découvre des couches et des liens que je ne soupçonnais même pas exister dans ma petite caboche.

Je n’écris surtout pas pour enseigner quoi que ce soit à quiconque. Au contraire, j’écris toujours pour en apprendre sur moi-même, pour découvrir les idées qui vivent en moi, pour me dé-couvrir. Je n’écris pas de choses personnelles en tant que telles, quoi que…

Car comment ne pas écrire personnel si tout ce que l’on dit parle de soi ?

Prenez ma chronique d’hier, dans laquelle je parlais de mon amitié avec Ravi. Je ne faisais que partager quelques mots au sujet de nos années d’aventures communes et dire tout haut ma gratitude envers cette amitié si importante pour moi, comme pour lui je le sens bien.

À ma grande surprise, plus de 250 personnes ont lu cette chronique et ont dit avoir été touchées par ces mots. On dirait que les gens apprécient le human interest, les histoires d’amitié en tous cas. Comme sur FB, là où je partage mes ptits mots de la plupart des jours de semaine, plein de commentaires touchants aussi de la part d’amis et connaissances. Toujours surprenant quand un simple exercice matinal résonne autant en dehors de soi.

Mais un peu pour ça que j’écris aussi j’imagine, pour connecter, faire contact. Car sinon, je ne garderais mes mots que pour moi, dans une sorte de journal intime comme on faisait jadis. Ceux barrés à clés 😉

En écrivant ainsi, je désire tout d’abord faire de l’ordre dans ma tête au lever. Me centrer et vider un peu mon cerebelum, mettre devant mes yeux certaines des idées qui sont sur le dessus de la pile. Mais j’imagine que je ressens aussi le besoin de partager avec le monde qui je suis, ce que je pense, ce qui roule dans ma cage à hamster. On dit que c’est un besoin essentiel, que certains ne semblent toutefois pas ressentir. Pas aussi régulièrement que moi en tous cas.

Je n’écris pas pour gagner ma vie, ça c’est clair. Alors pourquoi j’écris ?

Principalement parce que j’apprécie ce temps face à moi-même, cet espace face à face avec mon écran et mon clavier. Comme si je pouvais voir qui je suis – en ce moment seulement – en me relisant dans l’écran. Voir et découvrir ce qui se cache dans cette unique boîte à surprise que je suis, que nous sommes tous et toutes. Unique, comme tout le monde.

J’écris aussi probablement pour me relier à vous, pour créer du sens, du moins un certain sens. Je vous donnes mes mots et vous en faites ce que vous voulez. Ou vous ne les lisez pas, comme le fait la plupart du monde. Et c’est parfait ainsi. Et si vous les lisez, c’est vous-même que vous y découvrirez, même si ce sont mes mots. Car on ne fait toujours face qu’à soi-même.

Et je ne sais pas si, parce que j’écris, je suis plus heureux, moins anxieux, moins déprimés et plus en santé, ni si Le fait de réfléchir au sujet d’où vous venez, qui vous êtes, et où vous allez vous aide à définir un chemin plus simple et plus riche dans la vie tel que l’avance Mr Peterson ci-haut. Mais j’apprécie le temps et l’espace que l’écriture crée au lever. Déjà ça non ?

Alors ces quelques mots de rien du tout ce matin, pour dire simplement : bon matin ! même si selon certains plus stricts sur le bout de la langue française, on n’en aurait pas le droit car ça serait un anglicisme. Comme si on n’avait pas le droit de souhaiter seulement un bonne première partie de journée à notre monde.

Aussi pour ça que j’écris probablement, pour jouer avec les mots et faire des grimaces aux bien-pensants en leur faisant des pieds de nez avec la langue française.

Bon petit lundi matin pluvieux très ordinaire, extra ordinaire.

Et vous, vous écrivez-vous ?

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Ce qui est ordinaire, c’est que les gens recherchent quelque chose de spécial. Mais ce qui est spécial, c’est quand les gens s’installent dans l’ordinaire. Lorsque nous arrêtons de chercher quelque chose de plus grand et de meilleur, lorsque nous ouvrons nos yeux et nos oreilles sur ce qui est ici, nous découvrons que l’ordinaire est en fait extraordinaire.
– Shunryu Suzuki Roshi

LE MEILLEUR DES MEILLEURS AMIS

Je viens de passer 2 jours avec Ravi, mon meilleur ami. Le meilleur des meilleurs amis que j’ai eu de toute ma vie. 2 jours à déplacer des tonnes de cordes de bois, puis à les fendre ces tonnes de cordes. Usés à la corde nous étions tous les 2 hier. Et je suis certain qu’il en ressent aussi les suites ce matin lui aussi 😉

Ça fait 22 ans qu’on se connait Ravi et moi. On a vécu toutes sortes d’aventures, vraiment toutes sortes. On a fait le tour de ces aventures vendredi soir car nous étions interviewés dans le cadre d’une balado qui sortira dimanche prochain.

Plusieurs voyages en Hollande et au Brésil ensemble, des ateliers pas mal fyés jadis, le cancer de Shashi, la femme de Ravi, puis l’animation de ses funérailles avec famille et ami(e)s, suivi du cancer de Ravi, accompagné en musique, en détachement et en rétablissement au grand bonheur de plusieurs, dont le mien. Et je vous passe les plus juicy histoires.

Depuis des années, on fait surtout musique ensemble, et on travaille dans le bois ensemble et l’un à côté de l’autre, la plupart du temps dans le silence autour du feu. Ravi est aussi le soutien plus que précieux de notre petite église dans la forêt. Un homme d’une grande sagesse et d’une toute aussi grande expérience de vie et d’humanité.

Ravi a 76 années d’expérience dans la vie, mais pendant les deux derniers jours, on aurait dit qu’il en avait 40 à peine. Vous auriez dû nous voir pousser la fendeuse de 500 livres (sur roues quand même) jusque dans le bois près des piles de bois à fendre. Sul cul les deux boys !

La richesse de notre amitié me surprend toujours et on dirait qu’elle va en s’élevant, en s’approfondissant. Ce n’est pas la première fois que je lui rends hommage ici. Mais à chaque fois, c’est pour exprimer tout haut toute la profonde gratitude et la sincère reconnaissance envers lui que je ressens tout bas. Je lui disais hier que si à 76 ans j’ai la moitié de son énergie, je serai plus qu’heureux.

Quoi dire d’autre au sujet d’une telle amitié ? En fait pourquoi même le dire ?

Car une telle amitié est suffisamment nourrissante en soi sans que je n’aie besoin de l’écrier sur tous les écrans. Mais je le fais quand même simplement pour dire au monde que j’ai le meilleur meilleur ami du monde. Sache-le monde.

Peut-être aussi que je sens le besoin de le dire tout haut et fort car il est souvent en arrière-plan quand nous sommes à l’église, à ma gauche et discret, mais sans lui, je crois sincèrement qu’il n’y aurait pas d’église. Pas telle qu’on la connait du moins, pas aussi solide. Il est la fondation de cette petite église. Le roc sur lequel je m’appuie. Et auprès de qui je cherche conseil, sécurité et sagesse.

L’hiver dernier fut la première et la seule fois où je suis allé au Brésil fabriquer notre thé sacré sans lui – ni Marika. C’est souvent quand on manque quelque chose ou quelqu’un qu’on apprécie sa présence. Ce fut le cas. En espérant que cet hiver, on ira ensemble. Les deux se préparent d’ailleurs un Brasil Tour de deux mois pour souligner la retraite de mon ami à moi et son amoureux à elle, où nous devrions nous rejoindre en février.

Tous les mercredi matins, on shake encore ensemble, 20 ans plus tard, dans nos écrans respectifs désormais, lui à Drummondville, moi à Val-David, parfois certains nous accompagnent, mais souvent que nous deux. Et on pratique encore nos centaines d’hymnes, ensemble comme chacun chez-nous.

Si on parle aussi beaucoup tous les deux, et de tous les sujets de vie, mais surtout de soi, et un peu de politique et de hockey, on ne parle pas aussi beaucoup, on aime se la fermer ensemble. On se rencontre dans la musique, dans le feu et dans le travail.

À 76 ans, Ravi se prépare tranquillement à la retraite. Lentement et pas si sûrement que ça d’après moi. D’ailleurs pourquoi arrêter quand on aime faire ce que l’on fait ?

En espérant que nos amitiés respectives ne prennent jamais leur retraite.

Car dans le fond, au-delà des années, Ravi et moi, c’est fondamentalement 2 ticuls:

SORTIR DE SOI

Si l’empathie est l’art de comprendre les émotions, c’est aussi et surtout vouloir et pouvoir ressentir les émotions des autres.

Mais pour cela, il faut être capable de sortir de soi, de se mettre à la place des autres. Il faut vouloir aussi ressentir tout ce que le monde ressent en dehors de soi. Mais ce faisant, on ressent alors le plus beau, mais aussi le plus dur, le plus souffrant en l’autre.

Et je soupçonne que c’est d’ailleurs précisément pour cela que certains se referment sur soi: pour ne pas sentir ce que le monde sent et ressent. En particulier ces temps-ci car passage étroit pour plusieurs.

Mais peut-on vraiment se refermer sur soi-même ?

On peut bien essayer, mais comme nous ne sommes pas des imperméables ni des parapluies, comme nous sommes tous et toutes fabriqué(e)s de la même poussière d’étoiles et battons tous au même rythme, il me semble que les choses finiront inévitablement par nous atteindre, peu importe nos efforts de refermement en et sur soi, peu importe notre tendance à vouloir nous protéger du monde. Car nous sommes le même monde, nous sommes du seul et même monde.

L’idée alors consiste peut-être non pas à se fermer aux autres, mais à s’ouvrir totalement au monde, à se laisser passer à-travers, à lâcher prise et à se laisser traverser par le monde entier. Se laisser toucher, non pas pour se faire détruire, mais simplement se laisser être touché(e) par le monde. Vibrer et devenir le monde.

Ouvert(e), vulnérable, transparent(e).

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L’amour altruiste est le sentiment spontané d’être relié à tous les autres êtres. Ce que vous ressentez, je le ressens. Ce que je ressens, vous le ressentez. Il n’y a pas de différence entre nous […]
Lorsque j’ai commencé à pratiquer la méditation de la compassion, j’ai observé que ma sensation d’isolement commençait à s’atténuer, tandis que je ressentais de plus en plus une impression de force. Là où, auparavant, je ne voyais que des problèmes, je me mis à ne voir que des solutions. Alors que je considérais mon bonheur comme plus important que celui des autres, je commençais à percevoir le bien-être des autres comme le fondement même de ma paix intérieure.

– Yongey Mingyur Rinpoche, traduit par Matthieu Ricard
via André Beaudoin et Robert Portvin

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Et ci-bas, un extrait tiré de Poids Lourd, Recueil de poésie par Daniel Bélanger, qui traduit bien mon sentiment actuel face à la situation d’une proche.

MA FOI DES BONS YEUX

Je vous parlais récemment d’une proche à moi qui souffre. Je retourne la visiter ce matin. Et je dois ramasser toute la foi possible en mon coeur car mes yeux sont aveugles en ce moment. Aveugles et trompeurs.

En ce moment, mes yeux ne voient pas. Ni la lumière, ni le tunnel, encore moins l’autre bout. J’imagine que c’est dans ces moments que l’on doit aller puiser dans la foi, la confiance en la vie.

Foi, et humilité aussi.

Car pas grand chose que l’on puisse faire quand quelqu’un d’autre souffre, Qu’être là, présent, sans jugement, patient. Compréhensif qu’un tel état de souffrance est difficile à soutenir. Et réaliser que la souffrance de l’autre vient du même coup réveiller notre propre souffrance, et notre impuissance.

Car nous portons tous et toutes une part de souffrance, comme une part d’impuissance. Et parfois on veut faire taire celles des autres car on a de la difficulté à soutenir notre propre souffrance et notre impuissance.

Foi, humilité et humanité. Car la souffrance fait partie intégrale de notre humanité.

Alors c’est le coeur ouvert et droit devant – et les yeux au repos, en invoquant le 3ème, l’oeil du coeur – que je retournerai soutenir cette proche ce matin, ma proche.

Et pour le rappeler à mon coeur et m’en mettre pleins les yeux, je copie de nouveau le texte de Foster posté hier.

Votre pouvoir est dans votre amour.
Pas dans votre force brute.
Ni dans votre solde bancaire, ou votre réputation en constante évolution.
Ni dans vos histoires incroyables de conquête et de gain.
Ni même dans votre intellect, votre esprit brillant.
Mais dans votre volonté de laisser votre cœur se briser aujourd’hui.
Dans votre courage d’en laisser entrer un autre, laissez-le compter.
Pour ressentir ce qu’ils ressentent.
Ressentir de la joie, ou de la peine, ou le doute le plus délicieux.
Se tenir à leurs côtés, mais ne pas essayer de les réparer.
Être le lieu de tout cela… l’émergence.
C’est votre pouvoir – votre capacité à fournir un refuge,

pour laisser la vie se nicher dans ton cœur géant.
Pour tenir les sans pouvoir et les impuissants.
Respirez dans vos ventres, poitrines, dans vos têtes, les épaules tendues.
Pour être victorieux là-bas – se tenir tout entier dans une étreinte légère mais puissante.
Se dire : Chéri(e), je suis là.
Je suis enfin là.

– Jeff Foster

LE POIDS DE NOTRE HUMANITÉ

Je suis tombé sur ces mots – lourds de sens – tout juste après avoir posté ma chronique de ce matin qui relate ma visite d’hier auprès d’une proche souffrante.

Comme je considère ces mots précieux, je ne voulais pas les ajouter et les noyer à la suite de l’autre chronique qui était déjà très pleine.

Alors les voici, traduits en français. Pour possiblement nous permettre de saisir la réalité des gens qui souffrent autrement que physiquement, douleur qui nous passe parfois par-dessus les yeux.

À conserver, au chaud, dans notre coeur.

Observant mon ami(e) prétendant que son coeur n’est pas en train d’éclater

Sur la terre, une seule cuillère de poussière d’étoiles pèserait 6 milliards de tonnes, ce qui équivaut au poids de tous les animaux de la terre. Incluant les insectes. Multiplié par 3.

6 milliards de tonnes semble impossible à concevoir jusqu’à ce que je considère en quoi consiste avaler la douleur – une seule cuillère et c’est comme avaler une étoile stellaire. Combien dense et comment elle peut contenir la mémoire de l’effondrement. Et comment il devient difficile de bouger alors. L’impossibilité de croire que quoi que ce soit puisse alléger ce poids.

Il y a plusieurs raison de prendre soin les uns des autres avec une grande tendresse. L’une d’entre elle est le simple miracle que nous sommes ensemble ici sur une planète entourée d’étoiles mortes. Et une autre est que l’on ne peut voir ce que chaque autre personne a avalé.

– Rosemerry Wahtola Trommer

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Et au cas où vous n’auriez pas vu la chronique précédente, 2 belles affaires de coeur.

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Votre pouvoir est dans votre amour.
Pas dans votre force brute.
Ni dans votre solde bancaire, ou votre réputation en constante évolution.
Ni dans vos histoires incroyables de conquête et de gain.
Ni même dans votre intellect, votre esprit brillant.
Mais dans votre volonté de laisser votre cœur se briser aujourd’hui.
Dans votre courage d’en laisser entrer un autre, laissez-le compter.
Pour ressentir ce qu’ils ressentent.
Ressentir de la joie, ou de la peine, ou le doute le plus délicieux.
Se tenir à leurs côtés, mais ne pas essayer de les réparer.
Être le lieu de tout cela… l’émergence.
C’est votre pouvoir – votre capacité à fournir un refuge,

pour laisser la vie se nicher dans ton cœur géant.
Pour tenir les sans pouvoir et les impuissants.
Respirez dans vos ventres, poitrines, dans vos têtes, les épaules tendues.
Pour être victorieux là-bas – se tenir tout entier dans une étreinte légère mais puissante.
Se dire : Chéri(e), je suis là.
Je suis enfin là.

– Jeff Foster