MA FOI DES BONS YEUX

Je vous parlais récemment d’une proche à moi qui souffre. Je retourne la visiter ce matin. Et je dois ramasser toute la foi possible en mon coeur car mes yeux sont aveugles en ce moment. Aveugles et trompeurs.

En ce moment, mes yeux ne voient pas. Ni la lumière, ni le tunnel, encore moins l’autre bout. J’imagine que c’est dans ces moments que l’on doit aller puiser dans la foi, la confiance en la vie.

Foi, et humilité aussi.

Car pas grand chose que l’on puisse faire quand quelqu’un d’autre souffre, Qu’être là, présent, sans jugement, patient. Compréhensif qu’un tel état de souffrance est difficile à soutenir. Et réaliser que la souffrance de l’autre vient du même coup réveiller notre propre souffrance, et notre impuissance.

Car nous portons tous et toutes une part de souffrance, comme une part d’impuissance. Et parfois on veut faire taire celles des autres car on a de la difficulté à soutenir notre propre souffrance et notre impuissance.

Foi, humilité et humanité. Car la souffrance fait partie intégrale de notre humanité.

Alors c’est le coeur ouvert et droit devant – et les yeux au repos, en invoquant le 3ème, l’oeil du coeur – que je retournerai soutenir cette proche ce matin, ma proche.

Et pour le rappeler à mon coeur et m’en mettre pleins les yeux, je copie de nouveau le texte de Foster posté hier.

Votre pouvoir est dans votre amour.
Pas dans votre force brute.
Ni dans votre solde bancaire, ou votre réputation en constante évolution.
Ni dans vos histoires incroyables de conquête et de gain.
Ni même dans votre intellect, votre esprit brillant.
Mais dans votre volonté de laisser votre cœur se briser aujourd’hui.
Dans votre courage d’en laisser entrer un autre, laissez-le compter.
Pour ressentir ce qu’ils ressentent.
Ressentir de la joie, ou de la peine, ou le doute le plus délicieux.
Se tenir à leurs côtés, mais ne pas essayer de les réparer.
Être le lieu de tout cela… l’émergence.
C’est votre pouvoir – votre capacité à fournir un refuge,

pour laisser la vie se nicher dans ton cœur géant.
Pour tenir les sans pouvoir et les impuissants.
Respirez dans vos ventres, poitrines, dans vos têtes, les épaules tendues.
Pour être victorieux là-bas – se tenir tout entier dans une étreinte légère mais puissante.
Se dire : Chéri(e), je suis là.
Je suis enfin là.

– Jeff Foster

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