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SACRÉES AMITIÉS

Conception : Kaveesha Eve
Confection : Juliette Bruchez

Hier j’ai reçu ce bracelet en cadeau de la part d’amis précieux. Touché droit au coeur le chroniqueur. Et au poignet.

Avec ces ami(e)s, nous nous côtoyons depuis une quarantaine d’années, marchant sur des chemins parallèles, qui se croisent de plus en plus régulièrement depuis quelques années à mon grand bonheur.

Des chemins qui nous ont mené à Osho dans notre jeune vingtaine, puis pour eux sur le chemin rouge, moi vers la maison de Veeresh en Hollande dans les années 1980 et ici par la suite, sur la voie du Santo Daime et diverses cérémonies autochtones du Sud et du Nord, ainsi que sur de multiples autres chemins moins fréquentés.

Ce sont tous ces chemins que ce bracelet représente d’une certaine façon, en plus de notre grande et toute simple amitié incarnée. Avec une prédominance du Santo Daime sur le bracelet car c’est sur ce chemin sur lequel je suis engagé pour le moment. Étoile, croix, bourgogne sannyas, plumes et Beija-Flor, petit oiseau au grand coeur qui fait le pont entre toutes les lignées. Symboles tissés avec soin par des beads, une à une, toutes petites et fines. Offrande Imaginée par Kaveesha, enfilées mains par Juliette, une jeune sistar of us. Avec Ghosha dans le background.

Depuis longtemps, inspirés entre autres par Osho, nous explorons diverses routes mes amis et moi, mais la principale avenue que nous naviguons est celle de l’amitié au-delà des appartenances spécifiques à une lignée ou à une autre. Nous marchons, chantons et dansons nos routes avec l’ouverture au coeur pour notre monde.

Nous n’étudions pas tant nos chemins spirituels dans les livres ni les scriptures, non plus dans les discours des autres, même si nous accordons beaucoup d’importance aux mots de nos elders qui ont ouvert le chemin avant nous. Respect pour les traditions, ancrées dans le présent et dans le vivant du moment, dans le grand now. Et devenant lentement, simplement, naturellement et humblement nous-mêmes de jeunes elders à nos façons respectives.

Nous marchons nos paroles par la bouche de nos coeurs et de nos âmes, nous les chantons, les dansons, les construisons et les marchons en beauté et en soin avec nos mains, nos pieds et nos ami(e)s, pour soi et pour autrui. Nous fondons maison au coeur de notre monde, ici bas sur terre et inspirés par up there, chacun avec nos qualités de rassembleurs. Harbor in the heart.

Si les grandes révélations spirituelles sont toujours éclairantes quand il arrive qu’elles daignent descendre sur nos âmes et nos coeurs, et nous ne les cherchons pas absolument ni à tout prix, l’amitié constitue la plus grande valeur spirituelle qui soit.

Car tant que nous sommes incarné(e)s, nos ami(e)s et nos collègues de route constituent nos piliers, nos repères, nos fondations. Notre famille d’âmes. D’un coeur à l’autre, d’une âme à l’autre, ici sur Terre. Maintenant, ici, à chaque moment et pour l’éternité qui passe par chaque instant.

Pour le moment, mon projet de coeur est notre petite église dans le forêt de Val-David. Si vous voulez avoir une idée de leur projet actuel à eux, et les soutenir un peu peut-être car vraiment un gros projet, donc toute aide est appréciée. Comme je ne peux peux contribuer autant que je le voudrais, je vous réfère par ici:

https://www.gofundme.com/f/wasteskun-meztli-moondance-new-ceremonial-grounds?utm_campaign=p_cp+share-sheet&utm_content=undefined&utm_medium=copy_link_all&utm_source=customer&utm_term=undefined

Sur ces mots, mes ami(e)s, Aho !

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Et peu importe nos prières, celles ci-bas – d’inspiration amérindienne – me semblent toutes les englober car toute vraie religion humaine est incarnée directement et inévitablement tout d’abord dans les éléments de la nature, terre, air, eau, feu, comme dans nos coeurs et nos corps.

Alors tendons vers ce grand code de déontologie tout simplement humain.

  1. Levez-vous avec le soleil pour prier. Priez seul. Priez souvent. Le Grand Esprit écoutera, si seulement vous parlez.
  2. Soyez tolérant envers ceux qui sont perdus sur leur chemin. L’ignorance, la vanité, la colère, la jalousie et la cupidité proviennent d’une âme perdue. Priez pour qu’ils trouvent des conseils.
  3. Cherchez-vous, par vous-même. Ne laissez pas les autres tracer votre chemin à votre place. C’est votre route, et la vôtre seule. D’autres peuvent le parcourir avec vous, mais personne ne peut le parcourir à votre place.
  4. Traitez les invités de votre maison avec beaucoup de considération. Servez-leur la meilleure nourriture, donnez-leur le meilleur lit et traitez-les avec respect et honneur.
  5. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, que ce soit d’une personne, d’une communauté, du désert ou d’une culture. Il n’a pas été gagné ni donné. Ce n’est pas le vôtre.
  6. Respectez toutes les choses qui sont placées sur cette terre – que ce soit des personnes ou des plantes.
  7. Honorez les pensées, les souhaits et les paroles des autres. N’interrompez jamais quelqu’un, ne vous moquez pas ou ne l’imitez pas grossièrement. Accorder à chacun le droit à l’expression personnelle.
  8. Ne parlez jamais des autres de manière négative. L’énergie négative que vous émettez dans l’univers se multipliera lorsqu’elle vous reviendra.
  9. Toutes les personnes font des erreurs. Et toutes les erreurs peuvent être pardonnées.
  10. Les mauvaises pensées provoquent des maladies mentales, corporelles et spirituelles. Pratiquez l’optimisme.
  11. La nature n’est pas POUR nous, c’est une PARTIE de nous. Ils font partie de votre famille mondaine.
  12. Les enfants sont les germes de notre avenir. Plantez l’amour dans leur cœur et arrosez-les de sagesse et de leçons de vie. Quand ils sont grands, donnez-leur de l’espace pour grandir.
  13. Évitez de blesser le cœur des autres. Le poison de votre douleur vous reviendra.
  14. Soyez honnête à tout moment. L’honnêteté est le test de la volonté dans cet univers.
  15. Gardez votre équilibre. Votre moi mental, votre moi spirituel, votre moi émotionnel et votre moi physique – tous doivent être forts, purs et en bonne santé. Travailler le corps pour renforcer l’esprit. Devenez riche en esprit pour guérir les maux émotionnels.
  16. Prenez des décisions conscientes quant à qui vous serez et comment vous réagirez. Soyez responsable de vos propres actions.
  17. Respectez la vie privée et l’espace personnel des autres. Ne touchez pas aux biens personnels d’autrui, en particulier aux objets sacrés et religieux. Ceci est interdit.
  18. Soyez d’abord fidèle à vous-même. Vous ne pouvez pas nourrir et aider les autres si vous ne pouvez pas vous nourrir et vous aider vous-même en premier.
  19. Respectez les croyances religieuses des autres. N’imposez pas votre croyance aux autres.
  20. Partagez votre bonne fortune avec les autres. Participez à des œuvres caritatives.

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    Et ci-bas, quelques mots de notre beloved au sujet de la prière

ESPOIR À INVENTER

Il est trop tard pour préserver la vie telle que nous la connaissons. Trop tard aussi pour le développement durable. – Harvey L. Mead, 2007

Récemment je consultais des données sur le réchauffement climatique. Parait qu’il est déjà trop tard les ami(e)s, parait que nous sommes déjà cuits. Littéralement.

Notamment dans certaines parties au sud de notre monde, dont l’Inde, où la température sera prochainement invivable pour les humain(e)s, en particulier les plus fragiles. Pas si plus tard que ça, dans les prochains mois. Cette année. En fait, ce serait déjà le cas.

Parait aussi que pour ne pas nous faire paniquer, les experts du GIEC ne nous disent pas tout. Notamment qu’il serait déjà trop tard.

Vraiment spécial de vivre une certaine fin du monde en direct. Du moins, la fin d’un certain monde que l’on a déjà connu et qui n’est déjà plus, et qui le sera encore moins bientôt, de plus en plus.

Bien sûr que nous avons toujours été probablement au seuil d’un certain inconnu, d’un inconnu incertain, d’une incertitude existentielle. Mais il semble que ces temps actuels soient encore plus incertains que jamais auparavant. Le bord du gouffre.

Si des bombes nucléaires menacent de sauter et de nous anéantir depuis quelques décennies déjà, la réalité environnementale semble sur le point de nous exploser au visage et à tout le corps, et d’atteindre un tel déséquilibre que certains ne pourront même plus survivre. Épeurant. Mais pas surprenant.

Que ce soit par la chaleur extrême, par le manque d’eau ou, au contraire, par la hausse du niveau des eaux, nous sommes cuits les ami(e)s, En fait nous nous cuisons nous-mêmes.

Alors que fait-on ?

Au seuil de grandes transitions et bouleversements tels que ceux que nous vivons maintenant, même si on ne veut pas toujours les voir en pleine face, on ne peut que vivre maintenant. En nous préparant au pire, en espérant le meilleur, mais en regardant les faits pour ce qu’ils sont. Même si on dit que le meilleur est toujours à venir, l’avenir n’est pas rose, même si nos lunettes le sont.

Ainsi, sans savoir ce qui adviendra de notre avenir plus ou moins immédiat, sans même pouvoir nous en douter probablement, on ne peut que vivre ce moment pour ce qu’il est. Vivre le moment présent selon la formule consacrée.

En gardant espoir que tout est toujours OK tel quel – toujours imparfaitement parfaite la vie – en gardant à l’esprit que de fortes secousses sociales sont à venir.

S’il nous reste un peu d’espoir, inventons-nous un maintenant lucide, calme, déposé. Un maintenant simplement présent. Comme dans cadeau. Car que cela la vie, un cadeau. Ou pas. Emballant. Ou épeurant.

THANK YOU VERY VERY MUCH / MERCI BOUCOU BOUCOU

Le français suit l’anglais ci-bas.

These few words are written to the sound of this superb musical piece played on a loop as it simply and so beautifully expresses all the gratitude of the world.

Often, at the end of our ceremonies here, but elsewhere and at other times too, we are confronted with the limits of the word THANK YOU.

But all of us express it all the same because until proven otherwise, this 8-letter word is still the one that best expresses all our recognition, our gratitude, the chance we have to be alive.

THANK YOU as a way of saying the privilege of seeing this life, of being part of it, of contributing to it. To express the great mystery that constitutes our very small role in this great existence.

Despite wars and famines, despite adversity, despite the lows of our highs, we can only continue to say THANK YOU, and yes, and to do the best we can to change the world, little by little around us, through small and humble gestures with no expectations other than that of contributing. And to keep our hearts open, despite the harshness of the world sometimes.

In this new month of May, in these chaotic times on our blue planet, let us sow beauty, goodness, sweetness, care for our brothers and our sisters, our children and our elders, our young and our old. . And let’s continue to consider this world as ours. and take care of it as best we can.

And let’s say THANK YOU, because it’s still the best way to say and express our appreciation.

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When you express gratitude, you raise the vibrations around you to a higher frequency.
You create positive energy that emanates out from you and returns to you as wonderful experiences.
You become magnetic.
Good things and good people gravitate toward you because you’re such a joy and delight to be around.

An attitude of gratitude is naturally attractive.
It has the power to turn challenges into possibilities, problems into solutions, and losses into gains.
It shifts the energy.
It expands our vision and allows us to see what might normally be invisible to someone with a limiting attitude.

Gratitude is a prayer for goodness to abound.
I think the words “thank you” are two of the most beautiful words in the language.
They can light up someone’s face and help the other person know that he or she is appreciated.
It opens the doors to our hearts and allows us to feel connected.

Let’s spend as many moments as we can every day being grateful for all the good that’s in our lives.

~ ❤ ~ Daniel Peralta

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Chronique écrite au son de cette superbe pièce musicale jouée en boucle qui exprime simplement et si bellement toute la gratitude du monde.

Souvent, au terme de nos cérémonies ici, mais ailleurs et en d’autres moments aussi, nous sommes confronté(e)s aux limites du mot MERCI.

Mais tous et toutes nous l’exprimons tout de même car jusqu’à preuve du contraire, ce mot de 5 lettres est encore celui qui exprime le mieux toute notre reconnaissance, notre gratitude, la chance que nous avons d’être en vie.

MERCI pour dire le privilège de voir cette vie, d’en faire partie, d’y contribuer. Pour exprimer le grand mystère que constitue notre tout petit rôle dans cette grande existence.

Malgré les guerres et les famines, malgré l’adversité, en dépit des bas de nos hauts, on ne peut que continuer à dire MERCI, et oui, à faire du mieux que l’on peut, à changer le monde petit à petit autour de soi, par de petits et humbles gestes sans attentes autres que celle de contribuer. Et à garder notre coeur ouvert, malgré la dureté du monde parfois.

En ce mois de mai naissant, en ces temps cahotiques sur notre planète bleue, semons du beau, du bon, du doux, du soin envers nos frères et nos soeurs, nos enfants et nos ainé(e)s, nos jeunes et nos vieux. Et continuons de consider ce monde comme nôtre. et d’en prendre soin du mieux que l’on peut.

Et disons MERCI, car c’est encore le meilleur pour dire et exprimer notre appréciation.

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Lorsque vous exprimez de la gratitude, vous élevez les vibrations autour de vous à une fréquence plus élevée.
Vous créez une énergie positive qui émane de vous et vous revient sous forme d’expériences merveilleuses.
Vous devenez magnétique.
Les bonnes choses et les bonnes personnes gravitent autour de vous parce que vous êtes une telle joie et un tel plaisir à côtoyer.

Une attitude de gratitude est naturellement attirante.
Elle a le pouvoir de transformer les défis en possibilités, les problèmes en solutions et les pertes en gains.
Elle déplace l’énergie.
Cela élargit notre vision et nous permet de voir ce qui pourrait normalement être invisible pour quelqu’un avec une attitude limitative.

La gratitude est une prière pour que la bonté abonde. Je pense que le mot « merci » est l’un des plus beaux mots de la langue française.
Il peut éclairer le visage de quelqu’un et aider l’autre personne à savoir qu’elle est appréciée.
Il ouvre les portes de nos cœurs et nous permet de nous sentir connectés.

Passons autant de moments que possible chaque jour à être reconnaissant(e)s pour tout le bon qu’il y a dans nos vies.

~ ❤ ~ Daniel Peralta

POST PARTUM & PARFUM D’ANNIVERSAIRE

Merci tout le monde pour les doux souhaits d’anniversaire, thank you everyone for the sweet words and images for my reBirthday, obrigado a todos/das por suas expressões de carinho pelo meu aniversario. Ça y est, j’ai couvert mon monde: français, anglais et portugais.

Je disais récemment sur FB qu’avec tout le hackage actuel, le piratage de comptes, les demandes de faux ami(e)s et les publicités de plus en plus répandues et scientifiquement algorythmées, je songeais à quitter FB. Car lorsque chaque nouvelle demande d’amitié suscite doutes et craintes de se faire arnaquer, la vibe n’est clairement plus à la confiance. Quand les pubs sont plus nombreuses que les choses de beauté et d’amitié, l’équilibre est près d’être rompu.

Mais comme à chaque année, hier a vu un déluge de bons souhaits d’un peu partout sur la planète arriver sur mon écran et dans mon coeur, notamment grâce à FB qui rappelle au monde notre anniversaire (si on choisit de l’indiquer, mais pourquoi s’en priver ?).

Et ça, cette vague d’amour et d’amitié qui, comme Noël et le temps des fêtes, arrive juste une fois par année, ça fait toujours très très chaud au coeur de notre coeur. Chaud show de couleurs dans le coeur, infusion de chaleur humaine, d’amour et d’amitié d’un peu partout. Tissage de bons sentiments et courte-pointe de connexions de coeur.

FB est le seul média dit social que j’utilise. Et je suis toujours ambivalent face à ce média de masse générateur de tant de revenu$ pour ses actionnaires qui nous permet de garder un contact minimal avec notre monde, côté coeur, tout en nous bombardant de publicités de plus en plus ciblées, côté porte-feuille et mass media.

Pour avoir voyagé pas mal dans ma jeunesse, et rencontré ben du monde, j’ai conservé et maintenu de nombreux contacts avec plusieurs ami(e)s et connaissances d’un peu partout sur la planète bleue au fil du temps. Important pour moi de maintenir les relations significatives. Et les réseaux permettent justement de garder un contact minimal avec tous ces gens qui peuplent notre monde.

Donc, quitter FB signifierait perdre contact avec ce petit monde à moi, mon petit monde parmi le grand. Ce que je ne suis pas prêt à faire tout de suite. Pas tout de suite, même si je contemple la possibilité. Mais en même temps, les inconvénients sont de plus en plus importants. Ambivalence quand tu nous tient. Alors dansons !

Vivant en forêt, relativement éloigné de la grand’ville et de la civilisation en général, ce minimum de contact avec le monde est – encore – primordial pour moi. Étant un gars sociable de nature, malgré mon isolement géographique relatif, le contact avec les autres me nourrit et me stimule. Nous sommes fondamentalement des êtres sociaux, et ainsi le suis-je moi aussi.

Que ce soit par le biais de nos méditations en ligne, par nos cérémonies ici dans la forêt, j’aime être entouré de gens par moments. Autant j’aime le silence et la vie en solo et avec ma voisine d’amoure ici dans nos bois, maintenir des connections est encore une nourriture vitale pour mon âme et pour mon coeur. En ce sens, hier fut un régal, un festin festif et faste, une fête dans mon coeur.

Et ce matin, un peu hang over de tous ces témoignages, mais le coeur grand ouvert, et bleu d’amitiés exprimées, la vie reprend son ptit bonhomme – et sa ptite bonne femme – de chemin moins fréquenté. Retour dans nos terres.

Le coeur nourri, l’âme dansante, vous sachant ici, là, partout. Mais surtout ici dans mon coeur via nos claviers et nos écrans respectifs. Nous sommes un.

Merci d’être dans ma vie, de m’apprécier et de m’aimer, et de me permettre de vous aimer autant en retour.

Et merci à ma voisine d’amoure devenue ma femme, pour la superbe célébration intime et délicieuse.

OFFRANDE CHRONIQUE

À chaque année pour mon anniversaire, je me demande ce que je pourrais bien offrir au monde. Cette année, ce seront ces quelques mots chroniques.

C’est que voyez-vous, depuis une quarantaine d’années, j’ai la chance et l’infini privilège d’avoir comme maître Osho, et comme mentor Veeresh, et d’eux deux – qui font la pair et au moins quatre 😉 j’ai appris qu’avant de penser recevoir, on doit apprendre à donner. Donner ce que l’on veut, ce que l’on a besoin, et partager qui l’on est.

Donner avant de penser recevoir, pour le simple plaisir de donner, d’offrir, de s’alléger, de partager, sans s’attendre à recevoir quoi que ce soit en retour, sinon ça devient de la politique. Alors simplement donner, partager, laisser couler, laisser la vie se multiplier.

En fait, si je peux me permettre, et en tout respect, plutôt que donner, je dirais offrir. Et libre à autrui d’accepter ou pas. Car en donnant, on oblige un peu l’autre à accepter. En offrant, libre à l’autre. Faisons offrande honorable.

Si on a besoin d’amour, offrons de l’amour, et alors l’amour coulera. Aimons sincèrement le monde autour de soi, comme soi-même, ce qui constitue souvent le plus grand des apprentissages en ce bas monde. Apprenti-sages nous sommes et serons tous et toutes à tout jamais.

Car on reçoit immédiatement ce que l’on donne, ce que l’on offre.

Faisons donc don d’amour, don de soi, un don libre à prendre ou à laisser. De toutes les façons. Même maladroitement au début s’il le faut, car c’est en laissant couler l’amour qu’on apprend à aimer, c’est en aimant qu’on en devient un.

Et au final, à donner ainsi, à laisser couler la vie à-travers soi, à offrir sans compter, sans calcul, simplement en appréciant le geste de donner, et vouloir faire plaisir à autrui, on reçoit tellement plus qu’on aurait pu même simplement imaginer recevoir en premier lieu. Et on découvre que le cadeau est dans le don, dans l’offrande, dans les mains ouvertes, aussi grandes que le coeur.

Ainsi, donnons en premier, offrons librement, et on verra bien par la suite la place que ce don peut créer pour le nouveau que la vie voudra bien apporter vers soi. Vider sa tasse, demeurer frais et disponible, et s’attendre à tout, au mieux comme au pire, sans rien attendre de spécial, ni de spécifique.

Alors que vous offrir pour mon anniversaire cette année ?

Tout d’abord, partager les fleurs que j’ai reçues et que vous voyez ci-haut. Ces fleurs qui ont été laissées chez-moi en cachette samedi dernier et qui ont touché droit au coeur du taureau. Bull’s heart. Merci filleule et ami(e)s très chers.

Et je nous souhaite que nous tous et toutes apprenions à offrir davantage plutôt qu’à prendre, et que si l’on veut absolument prendre, apprenons à prendre soin des gens autour de soi. À contribuer au bien du plus grand nombre.

Car comme on dit, on ne peut peut-être pas changer le monde, mais on peut commencer à l’améliorer un peu, à le rendre un peu plus juste, un peu plus humain. À notre humble mesure.

Alors en cette journée aussi extra ordinaire que toutes les autres, je vous offre ci-bas quelques perles de sagesse collectées au fin des ondes.

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Prière de Saint-François d’Assise

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

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CLÉ DE L’HARMONIE 

Je souhaite l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice à tous mes soeurs et frères. 

Avec les forces réunies des vibrations silencieuses de nos pensées, nous sommes fort(e)s, sain(e)s et heureux/ses, constituant ainsi un lien de fraternité universelle. 

Je suis satisfait et en paix avec l’Univers entier, et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes. 

Je rends grâce au Père invisible d’avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice entre tous ses enfants. 

Ainsi soit-il. 

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La Prière de la Sérénité
Mon Dieu, donne-moi la Sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,
le Courage de changer les choses que je peux
et la sagesse d’en connaître la différence.

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L’amour est Feu

Par peur de la douleur que peut apporter l’amour, des millions de personnes vivent une vie sans amour. Elles aussi souffrent, et leur souffrance est vaine. Souffrir en amour n’est pas souffrir en vain. Souffrir en amour est créateur; cela vous amène à des niveaux de conscience plus élevés. Souffrir sans amour est un gâchis ; cela ne vous mène nulle part, cela vous maintient dans le même cercle vicieux.

La personne qui est sans amour est narcissique, elle est fermée. Elle ne connaît qu’elle-même. Et comment peut-elle se connaître si elle n’a pas connu les autres ? Car seuls les autres peuvent fonctionner comme un miroir.

Vous ne vous connaîtrez jamais sans connaître les autres. L’amour est très fondamental pour la connaissance de soi. La personne qui n’a pas connu d’autres personnes dans un amour profond, dans une passion intense, dans une extase totale, ne pourra pas savoir qui elle est, car elle n’aura pas de miroir pour voir son propre reflet.

La relation est un miroir, et plus l’amour est pur, plus l’amour est élevé, meilleur est le miroir, plus le miroir est propre. Mais l’amour supérieur a besoin que vous soyez ouvert(e). L’amour supérieur a besoin que vous soyez vulnérable. Vous devez laisser tomber votre armure; c’est douloureux. Il ne faut pas être constamment sur ses gardes.
Vous devez laisser tomber l’esprit calculateur. Vous devez risquer. Il faut vivre dangereusement. L’autre peut vous blesser; c’est la peur d’être vulnérable. L’autre peut vous rejeter ; c’est la peur d’être amoureux/se.

Le reflet de vous-même que vous verrez dans l’autre peut être laid; d’où l’angoisse. Ainsi, certain(e)s évitent les miroirs. Mais en évitant le miroir, vous ne vous verrez pas totalement. En évitant la situation, vous ne pourrez pas atteindre une pleine maturité.

– Osho

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Une classique de notre beloved: Why is love so Painful

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Un peu de musique ?

https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut

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ici, le livre (gratuit) de Steve Jobs, un cadeau qu’il a offert au monde avant de le quitter:
https://book.stevejobsarchive.com/

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et en finale, Jodo via Joblo:

En ce jour de repos, quelques idées positives partagées avec vous :

1. Ce n’est pas «moi», c’est «nous».

2. Nous ne vivons pas dans un pays mais sur une planète.

3. Sois ce que tu es, pas ce que les autres veulent que tu sois.

4. Ce que tu donnes, tu le donnes. Ce que tu ne donnes pas, tu l’enlèves.

5. Rien ne commence, rien ne se termine, tout est suite.

6. L’univers sait ce qu’il fait. Avec le temps, tout va pour le mieux.

7. Ce n’est pas avant, ce n’est pas après, tout est maintenant.

8. Patriote, ne divise pas : Unit !

9. Si ce n’est pas maintenant, quand ? Si ce n’est pas ici, où ? Si ce n’est pas toi, qui ?

10. La mort n’est qu’un changement. La vie ne finit jamais.

11. Tout ce que nous avons, nous a été donné pour qu’un jour nous le donnons.

12. Le passé est déjà parti, le futur n’est pas encore arrivé, le présent est un point éternel.

13. Dans ce monde, quel que soit le point que tu tires vers toi entraîne l’univers entier.

14. À tout moment, nous naissons, nous vivons, nous mourons.

– Alejandro

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MOT EN D et autres etc.

Tu es le sang et la force de vie même de Dieu, c’est aussi ta force et ta vie. Tu es cela comme cela est toi.– Bashar

Encore du bla bla au sujet du mot en D. Ça, ou cela pour les nains Tim. Le mot qu’on ne peut prononcer pour certains zathé(e)s.

C’est que mon ami du plat haut et moi on aime échanger des mots au sujet de ce fameux mot en D.

On ne conçoit pas Big G de la même manière – ou Gros D pour les francophiles et Grosse D pour les féministes – ni les mots pour tenter de le décrire – ou le décrier c’est selon.

Et je n’ai aucun problème avec ça. J’aime échanger, débattre, m’entrechoquer littéralement même, car les mots sont conçus exactement pour cela d’après moi. Les mots demandent clarification constante et c’est par l’échange, l’ouverture et l’entrechocage qu’ils peuvent le faire et se parfaire. À force de s’échanger, les mots se raffinent, et se précisent. Et s’emmêlent. Se tricotent et se détricotent, tout en nous défricotant la boîte à idées.

Les mots ne peuvent qu’éclairer nos différences, en révélant nos et leurs limites. Je me méfie des mots qui unissent trop, les mots qu’on pense seulement nous relier. Propagande envoûtante. Car le sens des mots est si différent pour chacun(e), et nos interprétations multiples. Alors place au vague, place aux vagues que peuvent créer les mots. Et floush et floush.

Oui les mots sont limités, limitants et limitatifs. Et la vie et ses multiples manifestations si nombreuses et si variées, jusqu’à l’infini, et bien au-delà. Infinies possibilités existentielles que la vie et ses manifestations. Impossible à enmotés.

Alors tâche presque impossible de s’entendre par les mots. Qu’on ne s’empêchera pas d’essayer tout de même de faire. Car comme on dit : devant l’impossible nul n’est tout nu, ou quelque chose du genre, ou de l’autre. Dégenrée la vie.

Jouons avec les mots même si je crois sincèrement que l’on ne peut s’entendre vraiment et complètement que par les battements de nos coeurs, et par le silence qui évente les lettres et les mots qu’elles forment, et parfois déforment.

Pour le reste, ce ne sont que jeux de mots. Superposés, interposés, parfois osés, et d’autres, posés. Scrabble existentiel et grand sac à mots.

Alors, quatre lettres pour tenter de décrire l’indescriptible ?

Déjà beaucoup, car que 3 en anglais. Gros D, ou Big D. Big Daddy pour certains, Big Brodeur pour d’autres. Gros Jean comme devant et grosse Jeanette en Jacquette. Pour la rhyme, et pour le rythme. et surtout pour le fun. Fou fun.

La vie est multiformes, imprévisible, iconoclaste et floue comme le vent. Invisible et décoiffante.

L’existence, et tout ce qui la peuple et la meuble, reste inimaginable, alors imaginez-vous quand on tente de mettre des mots dessus, ou imagez-vous quand on utilise plutôt les formes. L’origine du grand casse-tête.

Et parfois c’est par un case-tête qu’on tente de régler le problème. On met la vie en boîte, en idées et en concepts. Ah cher Grand Mystère, qui est probablement le ptit nom du Grand D, et de son cousin américain Big G. Merci JiCi d’ici.

Certains sentent et ressentent le mot en D.

Comme la joie d’ailleurs.

D’autres le pensent, ou pensent le penser. D’autres le chantent.

Mais très certainement, le mot en D doit se panser car on a tous et toutes nos histoires à compenser, et toutes ne sont pas très catholiques câlique.

Et comme disait Jacques Mabit, paroles justes à mes grandes oreilles de ptit Christ: on doit minimalement faire la paix avec la religion dans laquelle nous sommes né(e)s et avons grandis, en dépit des torts qui ont été posés en son nom.

Car au bout du compte, et à la source de tout, on a besoin de sens, et de reliance.

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Notre plus sérieux obstacle est notre compulsion de tout convertir en ce qui nous est familier; de rejeter la réalité vivante et palpitante de la totalité de toute attention possible.
~ E. J. Gold (Traduction A. N.) via A.N. 😉

PRIÈRE DE NE PAS PRIER

Comme ça, il est désormais interdit de prier à l’école. Saint-Bernard, le sinistre de l’éducation, l’a carrément interdit hier par une directive gouvernementale. Pas une loi, mais pas loin. Interdit de prier et si vous le faites, cachez-vous. Comme les prêtres faisaient jadis pour aimer leurs ouailles.

On dirait que la prière fait vraiment peur à certains. Du moins ce que l’on imagine qu’est la prière, ce qu’elle fut jadis du moins. Car la prière évolue. Si la nôtre nous semble dépassée, celle des autres fait peur.

Probablement qu’on entend par prière l’acte de demander des faveurs personnelles au Dieu-tout-puissant-créateur-du-ciel-et-de-la-terre de notre enfance face auquel une majorité d’adultes sont encore en réaction épidermique. Grands petits enfants va.

Mais la prière est tellement plus que ça, moins que ça en fait, autre chose que ça.

La prière n’est qu’un temps d’arrêt, un moment de recueillement, un temps de re/centration, de méditation, de silence pour reprendre contact avec son âme, pour l’écouter et si possible, l’entendre. La prière ce n’est pas que parler, c’est surtout écouter, s’écouter. Un temps à l’abri des machines de toutes sortes et du bourrage de crâne de connaissances pour la plupart insipides et inutiles en ce monde changeant.

En confondant religion et spiritualité, en étant en réaction à tout ce qui peut animer et toucher l’âme, on a flushé le bébé dans les égouts, avec l’eau, la mousse, la baignoire et tout ce qui pourrait inspirer l’âme humaine. Le petit canard en plastique jaune compris.

Pendant que la presque totalité de nos ados – comme de nombreux enfants de plus en plus jeunes – sont accros aux écrans, éco-anxieux jusque dans leurs cellules, et en perte de repères existentiels, on interdit toute prière à l’école. Comme si cela était une solution. Comme si cela allait inspirer nos jeunes.

On ne ne sent plus connecté(e)s avec plus Grand que soi. On a perdu tout sens de notre juste et très relative place dans ce monde, notre monde qu’on ne considère plus nôtre. Pas le monde qu’on pense qui nous appartient, plutôt celui auquel chacun(e) de nous appartient. Et où notre corps retournera – soit en terre ou en fumée – lorsque notre âme aura quitté ce navire temporaire.

Les parvis d’églises ont été remplacés par les réseaux sociaux, les sous-sols d’église par le deep web, les centres communautaires par des écrans stériles et agressifs, et l’empathie et l’esprit de collaboration par la confrontation et le bullying. Pas partout, mais à plusieurs endroits. Et de plus en plus on dirait bien.

Alors au lieu d’interdire des lieux de prière, pourquoi ne pas instaurer des cours d’empathie dans nos écoles comme on le fait en Scandinavie ? Pourquoi ne pas prévoir des pauses de recueillement pour que les jeunes apprennent à ne rien faire sans être totalement perdu(e)s ? Des temps pour arrêter de faire toujours ? De courts moments pour fermer ses yeux et scruter son âme ? Et observer ce mental qui roule à toute allure, stimulé de toute part comme jamais auparavant dans l’histoire humaine.

On dit que les problèmes de santé mentale sont de plus en plus nombreux au sein de notre société. Probablement. Mais si on fouille un peu, si on scrute un peu plus profondément au creux de notre âme, et au-delà de notre petite tête de pinotte, on se rendrait peut-être compte que c’est notre connection fondamentale avec le Vivant qui a été coupée. Le contact avec notre propre coeur, qui est le coeur du monde qui bat en chacun(e) de nous.

Plutôt que d’interdire stupidement, notre système d’éducation devrait plutôt encourager les jeunes à prendre contact avec la source de vie qui repose en eux et elles, avec le divin qui habite toute vie, qu’elle soit humaine, animale, végétale ou minérale. En ce sens, nous avons tant à ré-apprendre des premières nations que nous avons tassées à grand coup de présumé progrès. Juste retour des choses.

Pendant qu’on tente socialement d’imposer la laïcité – qui n’est qu’au fond que catholaïcité culturelle déguisée – on évacue toute notion du sacré de notre vie. Ce faisant, c’est de nous-même que l’on s’est coupé.

Les artistes, les vedettes, les businessmen de tout acabit sont devenus les Dieux et Déesses des temps modernes, mais sans âme, sans charisme réel, que vernis médiatique.

À force de vouloir éradiquer le religieux du social – religion qui ne veut dire essentiellement que reliance – on a asséché et dénaturé la cohésion sociale, le sens de l’entraide, le partage et la culture communautaire fondamentale.

On a siphonné le divin hors de l’humain. Cet humain qui se prend maintenant pour le nombril du monde, tout en sachant qu’au fond, nous ne sommes rien séparé(e)s du reste du Grand Tout. Petit homme et femme qui se prend pour Dieu en imposant une laïcité vide se sens et de valeurs, et sachant très bien qu’au centre de soi, ce n’est que vide, et peur de la mort, sachant très bien qu’aucune croyance ne viendra à bout de notre déconnexion.

Et pendant ce temps, on remplace l’humanité naturelle par l’intelligence artificielle. On n’arrête pas le progrès, et très possible que ce prétendu progrès nous mène à notre perte. Mais si telle est la volonté du mot en D, ainsi soit-ielle.

Ci-bas, petit cours 101 sur ce que pourrait être la prière véritable par Osho.

AINSI SOIT-IELLE

La relation que tu entretiens avec toi-même est la plus importante de toutes les relations.
– Diane Von Furstenberg

Autant l’évidence de cette affirmation nous saute aux yeux, autant celle-ci ne fait aucun sens. À mon humble avis.

Car comment peut-on à la fois être soi-même et être en relation avec soi-même ? Double personnalité ?

Car soit on est soi, soit on est deux, soi et en relation avec un(e) autre soi.

Car on ne peut être qu’en relation avec autrui, avec un autre organisme qui vit à l’extérieur de notre corps, vivant ou pas. Car on peut être en relation avec des choses.

Donc soit on est soi, soit on est autre. On retrouve encore la notion de dualité ici.

Vu d’un autre angle, soit on est rien, soit on est tout. Ceci, et cela, ou ceci et cela. Et tout le reste. Même ce qui n’existe pas.

Nous, humain(e)s, aimons diviser, séparer, compartimenter, discriminer et finalement comparer. Çeci par rapport à cela. Une chose, personne, par rapport à une autre.

Moi, lui, elle, nous, vous, eux, elles, ielles, ça, l’autre, les autres, ceci, cela. Les bon(ne)s contre les mauvais(e)s.

Quand, au fond, tout n’est qu’un, une, une seule et même vie et existence qui comprend et inclut tout, tout ce qui existe n’est que le seul et même organisme vivant. La seule et même mer composée d’une infinité de gouttes qui ne font pas seulement qu’un, mais qui se recyclent et deviennent et redeviennent la même eau.

Alors être en relation avec soi ? Really ?

C’est comme avec Dieu ça.

Comment croireque luielleça n’existe pas et croire en soi ? Et qu’est-ce que croire de toute façon ?

Pourquoi parler à Big D. quand nous sommes toutes et tous luielleça ? Nous sommes constitués de cette même et seule matière. En ce sens, toutes les religions et philosophies tentent de dire la même chose indicible, le même Dieu invisible mais partout et en tous et toutes et partout autour. Ainsi, le silence est probablement le meilleur langage pour tenter de dire Dieu.

Même la notion de genre est en train de foutre le camp. Ielles sont plusieurs à ne plus s’identifier d’un bord ou de l’autre. La dualité même est en train de fondre. Au grand dam – oui monsieur – de certains, qui ne sont clairement pas des certaines.

Pourquoi ne pas simplement être soi-même, sans créer d’espace entre ce qui observe le monde, ce que l’on perçoit parfois comme un soi séparé du tout, et la voix qui lui parle.

Alors pourquoi ne pas – au moins considérer – arrêter de se prendre pour un soi, avec une autre présence qui l’observe, qui s’observe s’observer, et simplement être. Avec tout ce que ça comprend et inclut, lié au reste du monde environnant. Un avec tout ce qui vit, bouge et existe. En paix avec tout ce qui est, que l’on aime ou pas, que l’on accepte ou non. Car comme on dit, c’est ça qui est ça.

Ainsi soit-ielle !

NOUNOUNERIES ALPHABÊTIQUES

La pognez-vous vous ? Pas trop dissile comme dirait quelqu’un de qui on ne rira pas de.

Car si on veut rire des autres, on doit absolument commencer par soi. Donc commençons là où ça compte. 1, 2 3. Ah ah ah ! Tchoum. Éternuement d’exclamation et drôle de torture de phrase.

J’aime écrire pour rire, pour rien, écrire nonoïquement. J’aime jouer avec les mots, ou probablement que ce sont eux qui se jouent de moi, eux qui prennent le peu de contrôle qui me reste. Ils se jouent de moi et me jouent tout le tour de ma tête, mais surtout dedans.

Ils se tirent hors de moi, comme les vers hors des nez, horde née. Car les mots sont plus forts que nos impairs, et jadis mon père plus fort que le tien.

Les mots pour le dire, des mots pour le rire. Fou le rire. Ou pas. Écrire comme on parle, comme on marche, ou comme on nage. Mers de mots dits, flots de vers. Vers de nez et parler sur le bout de sa langue.

J’aime dire des niaiseries à mon écran, les faire passer par mes doigts. Niaiseries qui ne sont pas toujours si connes. Les niaises rient, les connes nient, seules ou en colonie. Mais pas de colonoscopie, le simple mot fait mal et passe avec douleur dans la gorge. Ou dans le cul-de-sac.

J’aime déconner car parfois faut que le mental se fasse grelot comme les ptites patates, dring dring, faut qu’il se défoule, sinon trop full. Faut parfois se foutre des foules de mots qui nous passe full par la tête, non stop et sans arrête. Smells fishy. Sinon on ravale et on a la boule. Bingo !

Full nono, full idiot. Rire de soie, rire de velours, ou rire gras style poulet free. Non mon colonel, y en aura pas de facile. Mais parfois faut creuser pour trouver le non sens. En dedans plus qu’en dehors.

Faire des jeux avec les mots, comme avec la vie, faire des liens, certains qui se tiennent, d’autres pas du tout. Comme dans rien du tout. Si tout est dans tout, est-ce que rien est partout ? Ne cherchez pas du tout sinon vous ne trouverez rien. De rien.

Oser dire n’importe quoi, mais jamais n’importe comment, toujours comme un dernier de classe et 26 lettres, et surtout pas à n’importe qui, qu’à vous. Chanceux chanceuse va. Ou reste, car tous les liens sont dans la nature.

Donc deux minutes de perdues à lire ces lignes à lignes sans dessus dessous, à chercher du sens dans l’entre ligne. Pourtant pas saoûl le chroniqueur, quoi qu’un peu sonné, que 6 heures, et des mâtines (vous googlerez ça les jeunes, plusieurs sens de mot qui n’est pas le féminin de matin). Un bon Jack le frère. Bon matin.

Car parfois les jeux de mots qui ne semblent que nonos ne le sont pas tant qu’ils en ont l’air, l’air de rien. Nono des mots qui croyait prendre s’est bien fait pendre à leur lèvres avec la corde au cul. On dit qu’il faut que nos babines suivent nos bottines sinon le coeur perdra sa raison de battre. Et si le coeur veut battre, jamais il ne veut se battre. En choeur battre toujours.

Ils et elles, ielles, well c’est ainsi désormais, chacun(E) son genre, sont nombreux parmi les Z à faire des jeux de mots en X. Ils emballent ce qu’ielles ont à dire dans du rap, de vrais wrappeur(E)s. Ça leur donne du rythme, du punch à l’âme.

Rap et poésie, même apât, même débat mais pas de combat car on ne se bat pas avec les mots, on les laisse couler. Poème à la mer et rivière à voir.

Certains veulent écrire des chroniques avec de l’intelligence artificielle. Grand bien leur fasse mais que fera-ton alors de notre stupidité naturelle ? Minou j’ai pêté.

Alors voilà ma petite purge active, petite envolée verbale vers nulle part ailleurs qu’ici, ou là. Maintenant je peux penser croche.

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Indice: Chanteur américain boomer né dans les États de plus en plus désunis.

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Chronique dédiée à mon ami des mots nonos, Nanan Boy !
Gooooood moooooorning Niet Naaaaan.

(((SE LAISSER))) VIVRE SA VIE (((PAR LA VIE)))

Quel soulagement que d’être vide, ainsi Dieu peut vivre ta vie. – Rumi

Quelle beauté qui réside dans et entre ces mots de Rumi, si on peut seulement se slacker le ponpon face au mot en D.

La vie, l’existence, le vent, l’essence, le courant, name it comme vous voulez si le mot en D vous donne du presbytère, euh, de l’urticaire. Car comment quelques lettres pourraient-elles contenir l’infini ?

Je crois sincèrement que lorsque nous faisons ce que l’on aime, ce qui nous passionne, quand on est tout à fait présent à ce que l’on fait, le mot en D vit automatiquement en nous, par nous, autour de nous. Et si pour quelque raison que ce soit, on ne peut faire tout à fait ce qui nous passionne, car pas toujours le cas du moins, faisons ce que doit avec présence et passion.

Comme chantait le chanteur: if you can’t be with the ones you love, love the ones you’re with. SI vous ne pouvez faire ce que vous aimeriez faire – en ce moment du moins – aimez ce que vous avez à faire, dixit le chroniqueur.

Faire ce que nous devons faire, ce que l’on a à faire avec passion et totalité, peu importe la tâche.

Certains balayeurs/ses sont des artistes.

Des laveurs/ses de vaisselle transforment cette tâche en art.

Des préposé(e)s aux bénéficiaires sont des vrai(e)s anges incarné(e)s.

D’ailleurs, lors de notre récent voyage en Arizona, dans un supermarché Safeway de Sedona, nous avons fait la rencontre d’un boucher/poissonnier qui chantait haut et fort derrière son comptoir. Un vrai show. Pur délice. Nettement meilleur que son poisson. Complètement fou et allumé. Et je me souviendrai de lui toute ma vie. Un vrai de vrai artiste de la présence.

Tassons-nous du chemin et faisons ce que la vie nous donne à faire pour le moment. Et si on n’aime pas, posons au moins un geste en direction de ce qui nous allume. Avec patience, alignement, persévérance, et persistance.

Transformons chacun de nos gestes en chorégraphie du moment, en fluidité incarnée, en grâce.

Et comme on dit, vidons notre tasse à chaque matin, ou en fait faisons-le dès le soir précédent pour dormir plus léger – pour entamer chaque journée frais, vierge, ouvert.

Car comme on dit, qu’est-ce qu’on fait quand il n’y a plus rien à faire ? On laisse Dieu faire. On se laisse faire. On se fait faire. Et on laisse la vie se déployer, l’existence couler, et le bon temps rouler.

Aho !