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LE SE RE CON/NAÎTRE

J’ai jadis entretenu des milliers de désirs, mais face au désir de TE connaître, tous les autres ont disparu.
– Rumi

Mais à qui donc s’adresse notre cher Rumi ? Qui est ce TE ? Ce you à qui il parle.

Au bien-aimé ultime ? Ou à sa douce incarnée ? Ou encore à lui-même, soit la partie de lui qui est plus grande que lui-même ?

Nous sommes – plausiblement ? possiblement ? probablement ? ou pas – tous et toutes dépositaires de Dieu, du Grand Esprit, de la Force ou de la Fleur de vie, c’est selon, les appellations qu’on atribue à cette Grande Vie.

Tous et toutes de petites parcelles de cosmos incarnées, des petits tas de poussière d’étoiles en action sur cette grosse boule d’eau bleue et de forêt verte qui tourne sur elle-même dans l’infini. Avec 8 milliards d’humain(e)s, d’autres milliards de formes de vie, animale, minérale et végétale.

Ce que nous oublions souvent toutefois, pris et prises dans nos histoires personnelles que nous pensons réelles, très ou trop ancré(e)s dans ces corps passagers. Mais ce corps physique, qui nous permet de percevoir, est tout de même notre véhicule actuel, et nos sens, nos portes d’accès à plus grand que nous.

Alors quand on se parle, quand on parle à Dieu ou à l’un de ses multiples noms d’artiste, à qui parle-t-on ? Sommes-nous entendus ? Ou ne parlons pas toujours seul(e) au fond ?

Et quand on prie, à qui s’adresse-t-on ?

Et est-ce vraiment si important de savoir au fond ?

Petites questions toutes simples et légères en ce lundi matin de fête des Patriotes, fête de Dollard ou fête de la Reine. Vous voyez les appellations ? Du pareil au même. Congé anyway. Pour certain(e)s du moins.

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Et ci-bas, Osho au sujet du désir ultime

PLAGE DE VIE & VIE DE PLAGE

Ma douce et moi on arrive de quelques jours à la mer.

À la plage surtout.

Dans le Maine, tout près. Et un peu frais, mais plus que parfait car trop frisquet pour les hordes de touristes.

Alors on avait les plages presque à nous. Grand luxe. Et grand espace.

On a marché, et marché, et encore, pieds nus. On a cueilli des roches, comme des enfants. On s’est fait venté dessus, jusqu’à dedans, et à-travers. On s’est éventé, pour laisser aller le vieux stock.

On a suivi les flots. Observé les marées, hautes, et basses, and on and on. Et apprécié les marais. Et écouté les oiseaux. Et trouvé si cute les bécasseaux (sand piper).

La vie simple quoi, vie toute simple de bord de mer. Marcher, manger, dormir.

On a suivi le flow, comme les flots. Quelque part entre la discipline du corps qui demandait exercice, et le grand air salin, l’espace infini, et le surrender, ce verbe, mais aussi un nom, difficile à traduire car tant de possibilités. Mais plusieurs très beaux dans la liste quand on pense à se laisser porter par la vie.

En somme, le surrender constitue ultimement une sorte de qualité d’être – et un non faire – qui requiert de simplement se laisser porter par les flots, par le flow.

Go with the flow diraient les gens du Maine, et les matl’eau 😉 Don’t even go with the flow dirais-je plus tôt que tard, et laissons-nous porter par le flow des flots, laissons-nous couler avec la vie.

Comme font les mers avec leurs incessants mouvements stimulés par la lune, comme tout ce que l’eau entraîne dans ses flots et qui échoue éventuellement sur une plage. Même les roches finissent par se laisser polir par la vie. Polissons-nous, ou plutôt laissons-la nous polir. Que la vie nous polisse.

Alors retour au bercail, et à la poutine de la routine, avec beaucoup à faire. Flot de courriels auxquels répondre, mais avec du flow au coeur, et à l’âme, du swing au popotin, avec un élan de légèreté et du mouvement marin dans tout le corps. Et floush et floush disait la mer.

Entre discipline, qui vient si naturellement quand on fait ce que l’on aime ou qu’on aime ce que l’on fait, et aisance – un autre choix personnel pour surrender. Laissons-nous porter par le flow, dansons avec le flow, naïvement, comme des flots.

L’été peut commencer maintenant.

Non, il n’a pas neigé là-bas, contrairement à ici, mais pas loin (au Vermont si, nous a-t-on dit en route). Si ça peut vous consoler. Car on se compare toujours un peu. Même si on se dit qu’il ne fait pas le faire. D’un babord comme de l’autre. À nous de choisir le bon. Ou pas.

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Lors de ce voyage, avec des communications au strict minimum, détox numérique voulue, une amie me disait qu’elle avait hâte de lire mon prochain billet. J’ai trouvé l’expression belle. Et je vais l’adopter.

Car depuis les 12 années que j’écris chroniquement, first thing in the morning la plupart des jours que la vie m’accorde, je disais que j’écrivais des chroniques. Un peu pour le jeu de mots car ce l’est devenu au fil du temps, chronique je veux dire, pour moi d’écrire.

Billet selon le Larousse en ligne
1- Lettre très courte rédigée rapidement
2- Petit carton ou papier imprimé constatant un droit ou une convention, en particulier donnant accès quelque part
3- Petit article de journal, de caractère plaisant ou satirique
4- Titre de transport donnant droit à un trajet déterminé effectué par un quelconque moyen de transport payant.

Bienvenue à mes billets. All aboard, le monde à babord !

COEUR ENFLAMMÉ & ÂME CHANTANTE

La beauté est un coeur enflammé et une âme enchantée. – Khalil Gibran

Au-delà des mots et des tentatives d’explication et de compréhension, la beauté.

Au-delà les choses et les gens, la vie qui s’écoule.

Derrière les pensées qui entravent souvent le flot cru de la vie, une petite flamme de conscience au coeur du poste d’observation, petite lueur. Qui regarde, remarque, observe, prend note. Sans juger, ni calculer, ni vouloir savoir.

Tout simplement ici, calme, brûlant.

Et un coeur enchanté. Toujours en quête de beauté en ce vaste monde. Le mien comme le vôtre. Le nôtre.

Avec le temps qui passe, toute cette beauté qui demeure, persiste et mûrit.

Lentement, mais inévitablement. Doucement surtout. La beauté, toujours. Ici.

En ce matin calme et paisible, au seuil de quelques jours à la mer avec celle qui garde la flamme vivante dans mon coeur brûlant, assis à l’écran, ce moment, tout bonnement, et que ces quelques souhaits de beauté et de joie envoyés à l’air libre vers vous, rares paires d’yeux qui croiseront ces lignes au gré du hasard. Intimité permise par une écriture à circuit fermé.

Le coeur enflammé et l’âme chantante, la vie coule tout doucement. Cette vie, notre vie à tous et toutes. La même seule et unique.

Coeurs enflammés et âmes chantantes.

Aho et Amen !


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Il faut avoir une musique en soi si on veut faire danser le monde…
~ Friedrick Nietzche via Alain Nyala

POUSSÉES D'(IN)CONSCIENCE

Il y a un prix à payer pour chaque «poussée de conscience». Il est impossible de devenir plus sensible au plaisir sans devenir proportionnellement aussi sensible à la souffrance.
– Alain Watts

Cette citation met bien en mots un certain ressenti en moi qui prend place depuis un bon bout de temps déjà.

Autant une certaine ouverture – qu’elle soit dite de conscience ou tout simplement une plus grande sensibilité en soi donc inévitablement en lien avec le monde extérieur – nous amène à percevoir davantage le menoum menoum que le beurk et le ouach. En nous comme en dehors.

Autant les peaks de conscience nous font monter de plus en plus haut dans les cieux – vamos subir – autant les descentes ici-bas sont prononcées. Et dans les mêmes mesures on dirait bien.

Autant nous nous mettons à pouvoir apprécier l’immense et grande beauté du monde, notamment la nature et les enfants – autant la laideur nous saute aux yeux avec la même intensité.

Autant nous ne pouvons plus que vivre avec sincérité et une plus en plus grande transparence, autant la fausseté et les mensonges nous apparaissent dans tout leur lumière. En soi, comme en dehors.

Car si elles sont véridiques, ce que j’aime nommer poussées de conscience, ces expansions perceptuelles nous révèlent tout tout tout, le beau comme le moins, le vrai comme le faux, le conscient mais aussi et surtout peut-être l’inconscient. Car lorsque la lumière éclaire, elle pointe en premier lieu vers qui l’entrave.

Lorsque notre capacité de voir, de sentir, de percevoir, nommez-le comme vous voulez, grandit, notre regard voit l’harmonie tout autant que le tumulte et le chaos.

Lorsque nous devenons meilleur(e)s à voir le vrai, le faux apparait dans la même mesure. En soi, comme en dehors.

Il est naturel de ne vouloir que le meilleur, que le beau, que le bon. Mais sans son contraire, ces qualités ne sont rien. Et si on prétend vouloir devenir plus conscient(e), il est inévitable de plonger dans ses zones d’inconscience. Car qu’ainsi que la conscience peut grandir: en éclairant l’inconscient. Pas toujours la première chose qu’on veut voir.

Plein de beauté en ce bas monde. Mais plein d’horreur aussi. L’un vient avec l’autre pourrait-on dire. En tous cas, l’un ne vient pas sans l’autre. Et rien n’est neutre, ni sans son contraire ni opposé.

De toute façon, selon Épictète, les gens ne sont pas dérangés par les faits perçus, mais plutôt par leurs perceptions de ces faits.

Et de toute façon, aucun fait n’est neutre en soi, il nous arrive toujours par divers filtres d’interprétation. Filtres qui ont inévitablement des racines émotives, culturelles et existentielles. Alors inévitable b’observer qui observe non ?

50 nuances de gris vous dites ?

Du gris à l’infini je crois plutôt. Arc-en-ciel et toutes couleurs et dégradés compris.

Ça va bien aller. Et parfois moins bien. À nous d’apprendre à faire avec, et à voir soi comme le monde avec une certaine relativité. Car parait que tout l’est.

PEUR D’AVOIR PEUR

La seule façon de ne pas avoir peur est de comprendre que vous aurez peur parfois, et que cela est naturel. Ce n’est pas la peur qui vous arrête de faire quelque chose. C’est la peur d’avoir peur.

J’ai traduit to be afraid par avoir peur, mais j’hésitais entre avoir peur ou être apeuré(e). Car que l’on le veuille ou pas, on en revient souvent au fameux choix entre être et avoir.

Être en état de peur, être apeuré(e), ou avoir la peur en soi, au ventre, au coeur ou ailleurs, du pareil au même non ? Deux façons de dire la même chose ? Ou presque ? Ou pas ?

Être apeuré(e) semble à première vue plus impliquant que d’avoir de la peur en soi. Mais au-delà de la stricte sémantique, les deux états sont semblables. Selon que l’on se conçoive davantage un être d’état ou un être d’avoir.

Être en vie, ou avoir une vie ?

L’anglais me semble davantage une langue d’état, comparativement au français qui semble davantage avoir et posséder.

Quelques exemples.
I am scared = j’ai peur, I am hungry = j’ai faim, j’ai soif = I am thirsty.

Je pense donc je suis, je sens et je suis ou j’ai des pensées et des émotions qui me passent par la tête, le coeur et le corps.

Pour en revenir à la peur, les principales peurs humaines sont probablement la mort, la souffrance, l’abandon, l’humiliation, la disparition. Et quelques autres on the side bien sûr.

Si plusieurs humain(e)s disent ne pas avoir peur de mourir – ce que l’on verra bien pour de vrai en temps et lieu – plusieurs avouent toutefois avoir peur de souffrir, ou avoir peur que leurs proches souffrent. Mais comme l’affirme ici Montaigne: une personne qui a peur de souffrir souffre déjà de ce dont elle a peur. Pensons-y.

Simple à dire mais allez le dire à quelqu’un(e) qui a peur, que ce soit de mourir ou de souffrir. Pas moins pénible pour elle. Et quand la peur nous tient, bien difficile de s’en débarrasser.

Parfois c’est la peur qui nous tient, et parfois, c’est nous qui la tenons et ne la laissons pas aller. Car parfois, la peur réconforte aussi. Certains ont peru d’avoir peur, mais d’autres aiment ça. D’où les films d’horreur. J’ai peur donc je vis. Je suis apeuré, donc je suis.

Donc a-t-on la peur en soi ou sommes-nous la peur ?

Petite – ou grande – question existentielle, mais aux répercussions similaires.

Peut-être que la réponse juste consiste tout simplement à se permettre d’avoir ou d’être la peur quand la peur se manifeste en nous et autour de nous.

Car si on pense à l’avenir comme on le fait tous et toutes parfois, et particulièrement en ces temps incertains, il est quasiment inévitable de ressentir une certaine crainte, une inquiétude, ou une peur bleue, ou d’une autre couleur, devant les menaces qui nous se dressent devant nous.

Que ce soit peur pour soi, pour ses enfants ou petits-enfants, la peur est bien réelle.

Et chacun chacune de nous doit apprendre à vivre avec. Comme la souffrance quand elle se présente.

Et il n’y a pas d’autre choix que de la ressentir quand elle nous passe dedans ou autour, de la reconnaître et de l’accepter.

Qu’on la soit, ou qu’on l’ait. Qu’elle soit réelle, ou imaginée. Qu’on la laisse se consumer. Car elle vient, et va. Tout naturellement.

PEUR ET PAIX

La peur ne prévient pas la mort, elle entrave la vie.
Et l’inquiétude ne protège pas contre les problèmes à venir, elle ne fait que perturber la paix du moment.

Parfois, nous sommes anxieux lorsque nous pensons à l’avenir. Avec raison, ou pas. Mais toujours un peu oui. Car par définition, l’avenir est tout à fait incertain. Et imprévisible.

Que ce soit en lien avec l’état de la planète, avec notre santé physique, ou financière et matérielle, ou encore avec la plus grosse des peurs qui soit, la mort, l’avenir peut toujours s’avérer inquiétant. Surtout si on s’associe beaucoup à notre corps qui ne fait que passer.

Sauf que, bonne nouvelle, et je ne vous apprends rien évidemment, l’avenir n’existe pas, comme le passé d’ailleurs. Alors regretter le passé ou s’inquiéter pour plus tard est plutôt inutile on en conviendra.

L’avenir n’est qu’un collier de petits moments présents qui se succèdent les uns à la file des autres. Parfois, presqu’un copié-collé du moment précédent, parfois une toute autre partie de balle.

Si on peut facilement comprendre qu’il ne sert à rien de s’inquiéter pour plus tard, il est parfois difficile de ne pas s’emmêler les pieds, et la tête surtout, devant les éventuelles menaces qui pourraient survenir. Ainsi faite la vie. Et le risque en fait inévitablement partie. Et certain(e)s d’entre nous sommes assez habiles à nous inventer un avenir rempli d’embûches, et d’imaginer les multiples conséquences qui pourraient en découler.

Le conditionnel est la conjugaison préférée de l’avenir, davantage que le futur simple en tous cas. Et avec des si, on fait beaucoup de musiques de film d’horreur.

Plusieurs jeunes sont aujourd’hui éco-anxieux. On peut les comprendre. Sauf qu’à la vitesse à laquelle nous maganons la planète, c’est toute l’humanité qui a raison de s’inquiéter, plus vieux et vieilles inclus.

Nous sommes en train d’épuiser la terre même sur laquelle nos vivons. Et comme nous sommes la terre même sur laquelle nous vivons, c’est notre existence même qui est possiblement en jeu. Car fort probable que la Terre va réussir à s’adapter, mais moins certain pour nous les humains qui lui marchent dessus. À suivre et à survivre.

Alors on fait quoi ?

Profitons de chaque moment car rien d’autre n’existe. Et même chaque moment passe tellement vite qu’on ne peut en saisir aucun.

On ne peut que laisser couler le temps entre nos doigts, avec confiance dans le grand plan cosmique, s’il en existe un et si pas, dans le simple flot de la vie.

Laissons rouler le bon comme le moins bon temps qui passe avec résignation, pas une résignation défaitiste mais simplement réaliste, car quoi faire d’autre ?

Oh, on peut bien résister un peu si on veut au temps qui passe, mais plutôt futile car ce temps continuera de continuer à passer. Le temps est comme l’eau, il amène tout sur son passage.

Et malgré cet apparent défaitismes face à l’avenir qui déroule de plus en plus vite, nous sommes aussi en train de prépare l’avenir. On ne sait pas si ce sera assez ou assez vite. Seul le temps, et les catastrophes à venir, nous le dira. Espérons le mieux mais préparons-nous pour le pire.

Alors une respiration à la fois, chaque pas dans la foi, développons cette sorte de confiance en la vie qui est aussi plus grande que la simple confiance. La foi est en quelques sorte cette confiance aveugle qu’on a pas vraiment le choix de développer car la lumière de la vie est éblouissante, et le mystère plus grand que soi.

Et pas parce qu’on ne comprend pas ou qu’on ne voit pas la suite que l’on doit s’en faire. La vie en fera à sa tête de toute façon, avec notre aide ou malgré notre résistance.

Ainsi soit-il, et sera-t-il.

VIVE LE DÉSIR LIBRE !

Une passion sans cause particulière génère une intensité libre d’attachement, mais lorsqu’une passion a une cause spécifique, il y a attachement, et tout attachement est source de souffrance. – J. Krishnamurti

Cette citation de Krishnamurti me rappelle les mots du Bouddha en lien au désir qui constituerait la racine et la source de toute souffrance humaine.

Je dis LE Bouddha, comme je dis LE Christ, car selon ce que je saisis d’eux, ces personnages ne furent pas seulement des hommes; ils me semblent plutôt avoir été la réalisation de notre potentiel d’humanité, ce potentiel que nous partageons et portons tous et toutes.

Pour cette raison d’après mon humble avis qu’on ne doit pas trop s’attacher à leur personnalité mais davantage au potentiel qu’ils inpirent, au plus grand qu’eux contenu en eux. Ce que nous couvons nous aussi chacun chacune. Car au-delà de notre petit moi, nous sommes plus grand(e)s que nous.

Un peu comme l’affirme cette citation de Khalil Gibran: une goutte d’eau contient tous les secrets des océans; dans un endroit en vous se trouvent tous les potentiels de l’existence.

Mais certains croient que leur personnalité est une fin en soi, alors que ce n’est que la graine de leur possible manifestation.

Mais dans la foulée des mots du Bouddha, on aime bien dénigrer le désir. Car si le désir est la racine de toute souffrance, qui veut désirer pour éventuellement souffrir ? Seul(e) un(e) masochiste 😉

Mais si on ramène le désir à sa plus simple expression, à son plus essentiel dénominateur, ce qui serait un désir sans cause, un désir libre d’objet, cette énergie du désir est celle qui nous amène à vouloir vivre au maximum, à vibrer en totalité, à ce que chaque cellule de notre corps jouisse tout simplement d’être en vie, totalement remplie d’énergie, car le désir n’est qu’énergie, volonté de vie, énergie vitale.

Le désir est notre énergie vitale au-delà de toute peur, de tout calcul, de toute notre petitesse. Le désir est goût du risque, actions non-calculées, nos sauts dans le vide de la vie. Avec tout ce que cela implique.

Ainsi, plutôt que d’avoir peur de nos désirs, de vouloir les limiter, les ratatiner, et nous garder petit(e), et de croire que tout désir soit négatif, osons nos désirs, actualisons-les. Sautons dans le désir. Désir pour soi tout d’abord, mais qui se traduisent aussi par résultats pour le bien du plus grand nombre.

Et considérons simplement le désir comme une simple source d’énergie, comme notre vitalité comme le umph de la vie.

En actualisant tout d’abord nos plus petits désirs, les plus simples, les moins signifiants, les plus atteignables, en se mettant en action pour le simple plaisir de bouger, de se réaliser.

Et au fil du temps, petits désirs deviendront grands, et ces petits désirs initiaux perdront leur cible, et deviendront simplement un grand désir de vivre tout ce que la vie nous invite à vivre, le menoum menoum comme le yark et le beurk !

Alors Dai-me a vida, donne-moi la vie, donne-moi tout ce que tu considères que j’ai besoin pour grandir, apprendre, et devenir de plus en plus humble devant ta grandeur et ton mystère.

Pour finalement en arriver à un désir pur, libre d’attente et de résultats. Pour en arriver au bout de la route à un simple désir d’être vivant(e), tout simplement, mais totalement.

Osho, ci-bas dans un discours intitulé The Smokeless Flame, offre une autre perspective du terme désir, dans ce qui constitue pour moi l’essence de son enseignement. Enjoy !

GROS MÉNAGE DU PRINTEMPS

S’il veut renaître de ses cendres, le phoenix doit brûler. – Octavia E. Butler

On dirait que le monde est en

cette semaine.

Je ne sais si c’est la

du Wesak ou encore le début de

ou tout simplement les hauts et les bas de la vie ordinaire mais me semble que ça brasse dans la cabane humaine cette semaine.

Ici ce sont de grandes pluies qui provoquent des inondations, coupant des routes et inondant maisons, alors qu’ailleurs les chaleurs annoncent un été de plus en plus chaud en ce printemps hâtif.

Sans pouvoir comparer avec le passé car le présent qu’on a dans les yeux nous semble toujours pire et plus dramatique que le bon vieux temps – qui dans les faits n’était ni meilleur ni vieux – les temps actuels sont rock n roll.

À la lueur de ce qui se passe depuis quelques années, le vieux stock de la planète semble vouloir remonter à la surface et être mis en lumière pour être purifié.

De nos jours, les concepts de vérité et de réalité se réinventent sous la loupe de l’intelligence artificielle, alors que les nouvelles sont plus fakes que jamais. Quoi que l’ère moderne n’a pas le monopole de la propagande, elle n’est que plus éclatée, circule plus vite et est plus accessible.

Si on ne peut plus se fier à ce que l’on voit ou lit dans nos divers écrans, ce qui a toujours été le cas de toute façon sauf qu’on en est probablement seulement plus conscient(e)s désormais, certains du moins, on doit donc développer une intelligence naturelle qui émane de soi, du coeur.

On doit apprendre à développer une équanimité, pour pouvoir observer le monde environnant à partir d’une perspective plus neutre, plus détachée, sinon on va se faire brasser par les montagnes russes de l’actualité.

Mais probablement qu’une bonne semaine de

replacera cette humeur maussade et ré-illuminera notre regard en ce début mai jusqu’ici plutôt gris gris.

On a vécu au-dessus des moyens de la planète pendant trop longtemps, et la Terre est probablement en train de nous le dire. Et comme nous sommes cette Terre, un grand processus de nettoyage est requis, et il semble déjà en marche. Pour aller mieux, le monde actuel doit lâcher du lousse et se regénérer. Et le processus est probablement déjà en cours.

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Tu es composé de 84 minéraux, 23 éléments et 8 gallons d’eau répartis dans 38 trillions de cellules.

Tu es construit de pièces détachées de la Terre que tu as consommées, selon un ensemble d’instructions cachées dans une double hélice et suffisamment petites pour être transportées par un spermatozoïde.

Tu es papillons recyclés, plantes, rochers et ruisseaux, bois de chauffage, fourrure de loup et dents de requin, décomposés en parts minuscules et reconstruits en l’être vivant le plus complexe de notre planète.

Tu ne vis pas sur la Terre. Tu es la Terre.

– Aubrey Marcus via Marika Tousignant

Allez houste, tout le monde dehors.

111, 555 et 15:15

SURFER LA VIE

Si tu ne deviens pas l’océan, tu auras un constant mal de mer.
– Leonard Cohen via Pramod

On dirait bien que les temps à venir s’annoncent cahotiques, et changeants.

Sécheresse à certains endroits, inondations et mers qui montent ailleurs, chaleurs extrêmes, mouvements migratoires de masse, rareté de certains produits ou même de lieux de vie pour plusieurs, inflation, AI et autres produits dérivés, etc.

Il semble bien que le monde tel que nous l’avons connu auparavant s’apprête à changer drastiquement. Comme toujours pourrait-on penser. Mais peut-être aussi plus rapidement et de façon plus considérable que jamais auparavant. Qui sait ?

Entendez-vous le tic tac des grands changements à venir vous aussi ?

En même temps que certaines choses changent vite, de vieilles traditions passées date comme la monarchie s’accrochent les pieds dans le temps. Des choses changent vite, d’autres moins.

Mais globalement, à 8 milliards de coeurs et de corps humains sur cette planète, sans compter les animaux et le reste des autres formes de vie, notre planète, qui semble montrer des signes d’exaspération de plus en plus évidents, il nous faudra apprendre à nous adapter pour survivre. Rapidement et de façon significative.

Car manger des bananes, des oranges et autres produits importés aura été un beau luxe pendant de nombreuses années, mais pas certain si on pourra continuer ainsi encore longtemps.

Il nous faudra apprendre à limiter nos niveaux de luxe, notre niveau de confort général. À ouvrir nos frontières, à partager davantage, à arrêter de se voir séparé(e)s du reste du monde. Car il semble que l’on approche la fin d’un cycle, et le début d’un autre, encore inconnu. Comme toujours bien sûr, mais peut-être un plus.

Plus les choses changent, et plus certains se braquent face au et contre le changement. Chaque changement attire son lot de résistance. Ce qui provoque inévitablement conflits et oppositions. Mais on dirait que la vitesse augmente. Comme la chaleur.

Tout ce que l’on peut faire individuellement est de se préparer au changement. En vivant le moment présent car cela qui existe. Quoi d’autre à faire ? Être totalement ici, présent à ce qui se passe en ce moment autour de soi, observer le grand monde en mouvement, et être prêt(e) à s’adapter à ce que l’avenir est en train de nous préparer. Être souple, fluide, fléchir et réfléchir pour bouger avec justesse si et quand la vie nous le commandera.

Et socialement, regarder comment on peut s’impliquer davantage car ce n’est qu’ensemble qu’on pourra y arriver. Probablement là le plus gros défi, apprendre à collaborer plutôt qu’à compétitionner, travail ensemble plutôt que les uns contre les autres.

En attendant que l’on devienne la goutte contenant l’océan, apprenons au moins à surfer. Sinon on aura tous et toutes mal au coeur. Très mal au coeur, mal aux coeurs.

Merci Léonard du rappel.

SACRÉES AMITIÉS

Conception : Kaveesha Eve
Confection : Juliette Bruchez

Hier j’ai reçu ce bracelet en cadeau de la part d’amis précieux. Touché droit au coeur le chroniqueur. Et au poignet.

Avec ces ami(e)s, nous nous côtoyons depuis une quarantaine d’années, marchant sur des chemins parallèles, qui se croisent de plus en plus régulièrement depuis quelques années à mon grand bonheur.

Des chemins qui nous ont mené à Osho dans notre jeune vingtaine, puis pour eux sur le chemin rouge, moi vers la maison de Veeresh en Hollande dans les années 1980 et ici par la suite, sur la voie du Santo Daime et diverses cérémonies autochtones du Sud et du Nord, ainsi que sur de multiples autres chemins moins fréquentés.

Ce sont tous ces chemins que ce bracelet représente d’une certaine façon, en plus de notre grande et toute simple amitié incarnée. Avec une prédominance du Santo Daime sur le bracelet car c’est sur ce chemin sur lequel je suis engagé pour le moment. Étoile, croix, bourgogne sannyas, plumes et Beija-Flor, petit oiseau au grand coeur qui fait le pont entre toutes les lignées. Symboles tissés avec soin par des beads, une à une, toutes petites et fines. Offrande Imaginée par Kaveesha, enfilées mains par Juliette, une jeune sistar of us. Avec Ghosha dans le background.

Depuis longtemps, inspirés entre autres par Osho, nous explorons diverses routes mes amis et moi, mais la principale avenue que nous naviguons est celle de l’amitié au-delà des appartenances spécifiques à une lignée ou à une autre. Nous marchons, chantons et dansons nos routes avec l’ouverture au coeur pour notre monde.

Nous n’étudions pas tant nos chemins spirituels dans les livres ni les scriptures, non plus dans les discours des autres, même si nous accordons beaucoup d’importance aux mots de nos elders qui ont ouvert le chemin avant nous. Respect pour les traditions, ancrées dans le présent et dans le vivant du moment, dans le grand now. Et devenant lentement, simplement, naturellement et humblement nous-mêmes de jeunes elders à nos façons respectives.

Nous marchons nos paroles par la bouche de nos coeurs et de nos âmes, nous les chantons, les dansons, les construisons et les marchons en beauté et en soin avec nos mains, nos pieds et nos ami(e)s, pour soi et pour autrui. Nous fondons maison au coeur de notre monde, ici bas sur terre et inspirés par up there, chacun avec nos qualités de rassembleurs. Harbor in the heart.

Si les grandes révélations spirituelles sont toujours éclairantes quand il arrive qu’elles daignent descendre sur nos âmes et nos coeurs, et nous ne les cherchons pas absolument ni à tout prix, l’amitié constitue la plus grande valeur spirituelle qui soit.

Car tant que nous sommes incarné(e)s, nos ami(e)s et nos collègues de route constituent nos piliers, nos repères, nos fondations. Notre famille d’âmes. D’un coeur à l’autre, d’une âme à l’autre, ici sur Terre. Maintenant, ici, à chaque moment et pour l’éternité qui passe par chaque instant.

Pour le moment, mon projet de coeur est notre petite église dans le forêt de Val-David. Si vous voulez avoir une idée de leur projet actuel à eux, et les soutenir un peu peut-être car vraiment un gros projet, donc toute aide est appréciée. Comme je ne peux peux contribuer autant que je le voudrais, je vous réfère par ici:

https://www.gofundme.com/f/wasteskun-meztli-moondance-new-ceremonial-grounds?utm_campaign=p_cp+share-sheet&utm_content=undefined&utm_medium=copy_link_all&utm_source=customer&utm_term=undefined

Sur ces mots, mes ami(e)s, Aho !

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Et peu importe nos prières, celles ci-bas – d’inspiration amérindienne – me semblent toutes les englober car toute vraie religion humaine est incarnée directement et inévitablement tout d’abord dans les éléments de la nature, terre, air, eau, feu, comme dans nos coeurs et nos corps.

Alors tendons vers ce grand code de déontologie tout simplement humain.

  1. Levez-vous avec le soleil pour prier. Priez seul. Priez souvent. Le Grand Esprit écoutera, si seulement vous parlez.
  2. Soyez tolérant envers ceux qui sont perdus sur leur chemin. L’ignorance, la vanité, la colère, la jalousie et la cupidité proviennent d’une âme perdue. Priez pour qu’ils trouvent des conseils.
  3. Cherchez-vous, par vous-même. Ne laissez pas les autres tracer votre chemin à votre place. C’est votre route, et la vôtre seule. D’autres peuvent le parcourir avec vous, mais personne ne peut le parcourir à votre place.
  4. Traitez les invités de votre maison avec beaucoup de considération. Servez-leur la meilleure nourriture, donnez-leur le meilleur lit et traitez-les avec respect et honneur.
  5. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, que ce soit d’une personne, d’une communauté, du désert ou d’une culture. Il n’a pas été gagné ni donné. Ce n’est pas le vôtre.
  6. Respectez toutes les choses qui sont placées sur cette terre – que ce soit des personnes ou des plantes.
  7. Honorez les pensées, les souhaits et les paroles des autres. N’interrompez jamais quelqu’un, ne vous moquez pas ou ne l’imitez pas grossièrement. Accorder à chacun le droit à l’expression personnelle.
  8. Ne parlez jamais des autres de manière négative. L’énergie négative que vous émettez dans l’univers se multipliera lorsqu’elle vous reviendra.
  9. Toutes les personnes font des erreurs. Et toutes les erreurs peuvent être pardonnées.
  10. Les mauvaises pensées provoquent des maladies mentales, corporelles et spirituelles. Pratiquez l’optimisme.
  11. La nature n’est pas POUR nous, c’est une PARTIE de nous. Ils font partie de votre famille mondaine.
  12. Les enfants sont les germes de notre avenir. Plantez l’amour dans leur cœur et arrosez-les de sagesse et de leçons de vie. Quand ils sont grands, donnez-leur de l’espace pour grandir.
  13. Évitez de blesser le cœur des autres. Le poison de votre douleur vous reviendra.
  14. Soyez honnête à tout moment. L’honnêteté est le test de la volonté dans cet univers.
  15. Gardez votre équilibre. Votre moi mental, votre moi spirituel, votre moi émotionnel et votre moi physique – tous doivent être forts, purs et en bonne santé. Travailler le corps pour renforcer l’esprit. Devenez riche en esprit pour guérir les maux émotionnels.
  16. Prenez des décisions conscientes quant à qui vous serez et comment vous réagirez. Soyez responsable de vos propres actions.
  17. Respectez la vie privée et l’espace personnel des autres. Ne touchez pas aux biens personnels d’autrui, en particulier aux objets sacrés et religieux. Ceci est interdit.
  18. Soyez d’abord fidèle à vous-même. Vous ne pouvez pas nourrir et aider les autres si vous ne pouvez pas vous nourrir et vous aider vous-même en premier.
  19. Respectez les croyances religieuses des autres. N’imposez pas votre croyance aux autres.
  20. Partagez votre bonne fortune avec les autres. Participez à des œuvres caritatives.

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    Et ci-bas, quelques mots de notre beloved au sujet de la prière