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L’INACTION, DE GRÂCE

Ta volonté d’exprimer la gratitude plutôt que la frustration, ta gratitude plutôt que le déni, ta gratitude plutôt ton attitude de «pôvre petit moi», est le début de la reprise de ton pouvoir. – ELAN essassani, Life in the Vortex

Ce week-end, autour d’ici, on fête l’inaction de Grâce. On n’a pas fait grand chose, en fait, presque rien. On n’a presque rien fait, presque fait rien. On n’a pas fait grand chose d’autre que de rendre grâce à la vie. Gracias à la vida.

Oui, on fête l’inaction par ici, et on le fait – ou pas – avec grâce. Grâce de pouvoir arrêter, de s’arrêter pour simplement être. Ce qui est déjà en masse.

On arrête jamais de faire de quoi, souvent plus que faire se doit. Busy busy les humain(e)s. On se garde toujours occupé(e)s car on est incapables de ne rien faire, du moins on a beaucoup de misère à ne rien faire vous et moi, et le reste des humains hyper actifs et super branchés que nous sommes de plus en plus, et de plus en plus vite. Hyperactivation sociale chronique.

La plupart d’entre nous, on se garde toujours occupé(e)s à faire quelque chose. Même ne rien faire, comme méditer ou relaxer, est désormais considéré comme faire quelque chose. Pas rien ça.

Je fais donc je suis est devenu notre motto, notre mantra. Comme si ce n’était qu’en faisant quelque chose, à peu près n’importe quoi, qu’on pense exister.

Si on pouvait seulement apprendre à ne rien faire, et à le faire – ou pas – avec grâce en plus.

Plutôt que de toujours se garder occupé(e) par simple incapacité d’être, de tout simplement être sans devoir justifier notre existence par l’action. De grâce, qu’être. Êtres de grâce.

En anglais, la fête de l’Action de Grâce est celle de la reconnaissance, du remerciement, Thanks giving. On remercie la vie. Après l’été de grâce, avant l’hiver de glace.

Tandis qu’en français, on rend grâce par action. On exprime notre gratitude par des gestes concrets.

Récemment, durant la saison des élections, plusieurs ont affirmé que le fait de voter leur donnait le droit de se plaindre. Et nous sommes nombreux à pratiquer ce sport national.

Alors en cette journée spéciale, en ce lundi férié de la non-action, pourquoi ne pas commencer à ne rien faire un peu plus ? un peu plus souvent ? un peu plus régulièrement ?

Apprendre aussi à faire mais en étant plus immobile en son centre. Faire comme si de rien n’était. Se laisser couler avec la vie, se la couler plus douce. Répondre plutôt que réagir. Être et répondre à ce qui demande d’être fait plutôt que de toujours chercher à faire quelque chose for the sake of faire quelque chose.

Prendre le temps d’arrêter, de s’arrêter soi-même (car sinon qui le fera, la maladie ?) et de simplement être. Simplement reconnaissant(e) d’être en vie, de simplement être en vie, être vivant(e), ce qui est déjà en soi plus que suffisant.

Et exprimer notre gratitude. Même si au début, ça demande un effort car on nous a appris à se plaindre davantage qu’à apprécier. Se plaindre est devenu un droit.

Et si on était plutôt des appréciateurs/trices de nature ? Des non-faiseurs/ses naturels ?

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La plupart des moments de notre vie seraient délicieux, si l’avenir ou le passé n’y projetaient pas leur ombre, et nous ne sommes malheureux d’ordinaire que par souvenir ou par anticipation.
– Marguerite Yourcenar

PATIENCE DE L’EXTRA ORDINAIRE

La patience des choses ordinaires

C’est une sorte d’amour n’est-ce pas ?
La façon dont la tasse contient le thé
Comment la chaise tient solidement sur ses 4 pattes
La façon dont le sol reçoit les pas des souliers, ou les orteils.
Comment les plantes des pieds savent où se déposer.
J’ai pensé à la patience des choses ordinaires,
comment les vêtements attendent patiemment dans les armoires,
et comment le savon à vaisselle s’évapore tout doucement
comme les serviettes qui absorbent l’eau de la peau du dos,
ainsi que l’harmonie de la répétition des escaliers
Et qu’est-ce qui est plus généreux qu’une fenêtre ?
– Pat Schneider



Aussi simple que ce poème la vie.

En ce petit matin bien ordinaire, en fait extra ordinaire, du mois d’octobre, en ce début de troisième millénaire sur la terre, simplement envie d’apprécier l’extra ordinarité quotidienne des petites choses du monde, de ce monde, de notre monde.

Ce monde qui nous apparait si évident, et pourtant. Ce monde visible et invisible à l’oeil nu ou drapé de lunettes, que l’on tient pourtant si souvent pour acquis, ce monde mystérieux et peu connu, si complexe et pourtant aussi si simple qui flotte dans une forme d’apesanteur et qui tourne sur lui-même à vitesse grand V comme il gravite autour du soleil au sein d’un grand vide intersidéral impossible de même imaginer. Avec nous dessus. Avec nous dedans.

Ce monde dans et sur lequel nous nous situons, vous et moi, monde qui se trouve aussi en nous. Nous dans le monde, le monde en nous. Alors que tant de gens peinent à simplement survivre quotidiennement, nous sommes plus que gras durs vous et moi. Il me semble important de se le rappeler pour ne pas l’oublier. Ce que l’on fait trop souvent, et évidemment que ce on inclut la personne qui écrit.

Ah ces petites choses extra ordinaires du quotidien.

Comme le premier café du matin. Comme la chaise sous mes fesses. Ainsi que mon clavier qui transmet mes mots de mes doigts à l’écran, puis à vous. Et vos yeux qui les captent. Bon matin mon monde qui n’est même pas mien !

Ces petites choses extra ordinaires du quotidien qui rendent notre existence viable et connue, prévisible et confortable.

Car il faut le dire, nous vivons, en cette partie du monde, dans la soie et dans la ouatte. Pour le meilleur et pour le moins, car parfois ce confort nous rend un peu trop douillets, fragiles, facilement offensables et si – trop ? – délicats devant l’adversité qui finit toujours par se montrer le bout du nez.

Mais si on pouvait seulement et simplement apprécier les petites choses du quotidien. Carpe diem. Pendant que cela est possible. Car tout change et qui sait de quoi demain sera fait. Et l’avenir semble gronder plus que jamais. Mais pourtant, de tous temps, la fin du monde a toujours dû être imaginée au coin de la rue. Alors que les conditions ne vie furent rarement aussi aisées que maintenant.

Si on pouvait seulement goûter au doux du jour pendant qu’on y est, à la simplicité et à la facilité de nos vies dites modernes. Malgré les obstacles et les défis de notre temps. Car ça en prend. En fait peut-être que la sagesse consiste justement à apprécier les bouts de vie plus drus quand ils se présentent. Et ils se présentent peut-être simplement pour nous garder alertes, éveillé(e)s, vivant(e)s.

La vie est un miracle qu’on finit par ne plus voir au fil du temps, souvent trop pris par les (mauvaises) nouvelles des journaux de malheur et autres prédictions catastrophiques.

On dit parfois que les temps sont durs. Mais le sont-ils vraiment ? Existent-ils même ?

Car autour de moi, ils sont plutôt bons et doux les temps, généreux et juste assez fous pour rendre le quotidien juste assez épicé. Ce temps, ou ces temps si on aime les multiplier, qui n’existent pas vraiment car toujours maintenant, mais qui passent vite tout de même même s’ils ne passent pas vraiment. Ah la vie et ses contraires.

Respirer, boire, manger, réfléchir, marcher, observer, aimer et apprécier. Quelques verbes du quotidien à accorder au goût du jour. À chaque jour. Mais maintenant seulement pour le moment car que ce moment pour maintenant. Toujours que maintenant.

Oui, vraiment généreuse cette fenêtre devant moi qui fait apparaitre en toutes couleurs le jour qui se lève. Encore. Miracle et magie extra ordinaires.

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et ci-bas une centenaire extra ordinaire via Joblo

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/762143/chronique-107-ans-sans-se-plaindre?fbclid=IwAR3aRXXq-ro5t9KtkceaZm0oWzDEiJWgB8rdJuT49LbSot4YPhDQ8Biqrqw

CÔTE À CÔTE & COEUR À COEUR

Tu n’as pas à guérir qui que ce soit, ni à le rendre heureux. De toute façon, tu ne peux pas, peu importe l’effort que tu y mets. Ta tâche consiste simplement à prendre soin de toi et à les aimer pendant qu’ils/elles apprennent à faire de même.
– Lori Deschene

J’avais justement besoin de lire ça ce matin moi.

C’est que depuis quelques semaines, nous sommes quelques-uns à accompagner une personne proche de nous, une proche qui souffre. Elle souffre en elle-même. Et parfois, sa souffrance m’atteint moi droit au coeur et drette dans l’âme.

La plupart du temps, je peux demeurer à ses côtés, calme, disponible, touché mais pas happé par le mal qui la frappe ces temps-ci, ni bousculé par le tourbillon qui tempête dans sa tête.

Mais parfois, je veux trop, je veux pour elle et alors, je deviens impatient. Parfois je veux que sa souffrance cesse, je veux faire cesser sa souffrance, qui doit être aussi un peu la mienne si je veux tant qu’elle cesse. Comme si sa souffrance à elle titillait ma souffrance à moi. Quand nos proches souffrent, aussi soi qui souffre un peu.

Peut-être qu’une seule et même grande souffrance au fond que celle de l’humanité. Celle de se sentir déconnecté(e) du reste du monde, de ne plus savoir, ni où, ni quand, ni pourquoi ou comment. Cul-de-sac existentiel parfois en soi.

Quand on sent la douleur d’autrui, on la ressent jusqu’en soi. Et le truc consiste peut-être simplement à – ou tenter de – la laisser nous pénétrer, nous toucher, mais de la laisser aller après qu’elle nous ait passé au-travers du coeur et du corps.

Comme le Goretex, ce tissu qui laisse passer l’air mais pas l’eau. Perméable à la présence d’autrui, mais imperméable au poids de sa charge.

Car on ne peut partager le poids de la souffrance d’autrui. On ne peut que se tenir à ses côtés, lui dire qu’on est là. Et ne pas lui faire la morale, ni lui dire – ni ne lui faire sentir en silence – que sa souffrance n’est pas nécessaire, ni réelle. Car pour elle, elle l’est. Sa souffrance est réelle si elle dit souffrir pour de vrai.

Alors je ne lui dirai pas ceci:

Car son coeur, et son corps, et sa tête, et son âme ne craignent pas la souffrance, ils sont pure souffrance ces temps-ci, du moins c’est ce qu’elle dit et ce qu’elle me semble vivre. La souffrance semble avoir pris contrôle de son être. Elle se sent loin, seule, captive, découragée, emprisonnée, menottée en elle-même. Du moins c’est ce que j’entends et comprends de ce qu’elle me dit, de ce qu’elle raconte. Nous n’avons que nos perceptions pour saisir le monde extérieur.

Moi qui ai toujours pensé qu’on pouvait se sortir de tout malaise/mal-être simplement en le voulant, en désirant en sortir, en faisant un effort, je découvre que parfois, ce n’est pas aussi simple que ça, pas aussi rapide du moins. Parfois, un mur se dresse en soi. Parfois, nous frappons notre Waterloo, parfois nous nous transformons en Humpty Dumpty tombant de son mur. Difficile d’y remonter.

Et que je ne me surprenne pas à penser qu’une telle situation ne m’arrivera jamais car je découvre que ça peut arriver à tout le monde, dans le sens de n’importe qui.

Je ne lui dirai pas non plus telle que l’avance cette affiche ci-bas que la souffrance est telle la mort dans un rêve, de ne pas croire qu’elle est réelle, ni de voir la souffrance comme une illusion.

Même si je le pensais, ce qui m’arrive parfois dans ma ptite tête de linotte, je ne lui dirais pas. Car de lui dire cela serait un peu nier ce qu’elle vit, discréditer son expérience. Et qu’en sais-je moi ? Car elle souffre et ça parait. Sans prendre le poids de sa souffrance, il faut au moins la reconnaître.

Dans la vie, certains se disent hyper-sensibles. Je crois que nous sommes plusieurs dans cette situation. Rien de mal à être sensible et empathique. L’idée est probablement d’apprendre à ne pas prendre le stock des autres sur soi, sans se couper de l’autre. Résonner sans prendre, sentir sans acquérir.

Elizabeth Kübler-Ross disait hier ici que les personnes les plus formidables sont celles qui ont connu la défaite, la souffrance, les difficultés et les pertes et qui ont réussi à trouver leur chemin à-travers ces profondeurs. Ces personnes ont développé une capacité d’appréciation, une sensibilité ainsi qu’une compréhension de la vie qui leur a permis de développer compassion, gentillesse de même qu’une profonde et sincère prévenance envers autrui.
Les «bonnes personnes» ne le deviennent pas simplement comme par magie.

En espérant sincèrement que ma proche saura transformer ce passage étroit en bonté, en force, en maturité, en sagesse.

Mais pour le moment, tout ce que je peux faire, c’est être là pour elle, l’accepter complètement dans tout ce qu’elle vit. Sans juger, sans monter dans ma tête pour ne pas sentir ou pour me protéger, simplement être là pour elle. À ses côtés, allié, proche de coeur, d’âme et d’esprit.

Car

Amen et avec son esprit, de même qu’avec l’aide du grand Esprit.

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La souffrance, celle du corps, je pourrais finir par m’y habituer, par en faire une compagne.
Je la dompterai ou elle m’emportera. Mais la souffrance du coeur, on ne s’y accoutume jamais. Elle est insidieuse. Et bien plus dévastatrice.

– Philippe Besson via Robert Potvin

BEAUTIFUL PEOPLE

Les personnes les plus formidables sont celles qui ont connu la défaite, la souffrance, les difficultés et les pertes et qui ont réussi à trouver leur chemin à-travers ces profondeurs.
Ces personnes ont développé une capacité d’appréciation, une sensibilité ainsi qu’une compréhension de la vie qui leur a permis de développer compassion, gentillesse de même qu’une profonde et sincère prévenance envers autrui.
Les «bonnes personnes» ne le deviennent pas simplement comme par magie.

– Elizabeth Kübler-Ross

On dirait que la vie doit nous forger, nous sculpter, nous pétrir, nous ramollir.

Pour devenir bon et bonne, et riche de coeur et d’âme, il nous faut souvent passer à-travers de petits enfers, qu’ils soient personnels, familiaux, professionnels ou relationnels. Comme disaient nos ancêtres, faut souffrir pour être bon(ne), ou quelque chose du genre.

En ce sens, on dirait que ceux et celles qui l’ont – ou l’ont eu – trop facile demeurent à la surface de leur être, ne découvrant pas en eux et elles leur profonde richesse enfouie.

Pour développer notre plein potentiel, et découvrir toute la gamme de nos ressources intérieures et de nos forces, c’est comme si on devait plonger en soi. Et ce plongeon est souvent déclenché par l’adversité rencontrée dans les choses du monde.

S’il n’est pas agréable de passer par certains chemins sombres et tortueux, si on résiste et qu’on puise en soi, on en ressort épuré(e), purifié(e) et vivifié(e). Si on en ressort. Car pour de mystérieuses raisons, certains s’y engouffrent et y restent, ils et elles disparaissent.

Le risque est toujours présent au début d’une descente en enfer. On ne connait jamais la glissitude de la côte à descendre. Et comme on ne dit pas mais qu’on constate parfois, tout ce qui descend ne finit pas nécessairement par remonter. La côte est difficile à remonter, les écueils nombreux, les efforts à faire parfois immenses.

Accompagner une personnes qui a glissé en soi, qui s’est égarée d’elle-même est délicat. Rien vraiment que l’on ne puisse faire. Qu’accompagner, qu’être à-côté, assister. Toujours délicat de ne pas suivre l’autre dans sa descente. Que demeurer présent à l’autre, pour l’autre, et être patient. Et espérer, grader foi et espoir.

Nous passons tous et toutes par des bouts plus rough and tough, des passages plus ardus, plus étroits et périlleux. C’est là qu’on peut y puiser notre courage, et découvrir notre résilience, ce mot devenu fameux depuis Cyrulnik.

Les temps présents en mettent plusieurs à l’épreuve. On dit qu’on vit une crise de santé mentale. Personnellement je crois que nous vivons une grande perte de sens, une crise de foi. Le présent est dur, vite et esseulant, l’avenir incertain et précaire.

Le seul refuge que l’on puisse trouver réside en soi. Dans son coeur, dans son âme, dans le moment présent qui est toujours complet en soi. Si on doit aller fouiller dans nos entrailles pour cueillir nos fruits, on doit aussi demeurer empathiques et bienveillants envers autrui car plusieurs autour de nous passent par des détours serrés. Et on ne sait jamais qui. Ni quand ça sera notre tour.

Parfois il nous faut expérimenter des épreuves pour découvrir son coeur, pour qu’il puisse développer de l’endurance et battre plus fort, devenir plus vigoureux.

Si c’est le cas pour vous ou pour un(e) de vos proches, comme ce l’est pour moi en ce moment, sachez que nous n’êtes pas seul(e), nous sommes nombreux à fouiller les bas-fonds de notre âme, ou à accompagner quelqu’un qui se trouve actuellement dans un tel passage.

Souhaitons-nous tous et toutes patience, résilience, persévérance et bienveillance.

Et foi ma foi.

_________
Accueillir, c’est reconnaître que ce que vous voyez est vous !
Lorsque ça devient insupportable, on projette l’émotion à l’extérieur de soi parce que ça devient trop difficile de l’accepter comme faisant partie de soi.
Tout ce que l’on voit, c’est soi !
Nous sommes l’espace où tout se passe.
Et ce qui est impermanent est illusion, c’est-à-dire tout le monde.
Accueille-le entièrement, sans résistance !
Le rêveur a oublié, juste oublié, qu’il est la Source, cette Grande Joie.
En réalité, l’être ne s’éveille pas, il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le Tout.
La grande Joie est le retour à la Source

– Betty

SÉLECTIONS NATURELLES

Comme la majorité du petit peuple que nous sommes, en fait pas vraiment un peuple, que quelques millions de personnes partageant un territoire donné qui ne nous appartient pas, au contraire nous qui lui appartenons, j’ai perdu mes élections.

Mais j’assume mes sélections. Et tout ce qui vient avec. Tous les choix, toutes les décisions prises.

Je peux regarder à l’extérieur et me sentir frustré et floué, ou bien tourner mon regard par en-dedans et observer ce qui observe tout ce qui bouge autour sans – trop – m’y attacher.

Je peux choisir de ne pas prendre pour du cash tout ce qui apparait autour de moi car tout ceci ne sera un jour que réelle illusion. Pour le moment ce n’est qu’illusoirement une illusion. Car encore plus ou moins réel pour la plupart d’entre nous.

Alors, apprenons à choisir nos combats. Car en regardant trop vers l’extérieur, on finit par se perdre. De vue et de coeur. On laisse les événements extérieurs déterminer comment on se sent. On laisse les apparences extérieurs contaminer nos entrailles.

Apprendre à répondre plutôt qu’à réagir. Et ne pas répondre à toutes les sollicitations car elles sont trop nombreuses pour notre petite capacité d’indignation.

Nous sommes nombreux à être déçu(e)s, frustré(e)s, fâché(e)s même ce matin d’un bout à l’autre de la belle province. La majorité même. Blues provincial, diverses nuances de bleus, alors que d’autres voient rouge. Ou je peux choisir tout l’arc-en-ciel sans m’attacher à un nom ou une couleur.

Comme on dit chez les anonymes : la sérénité d’accepter les choses que l’on ne peut changer, le courage de changer les choses que l’on peut, et la sagesse d’en connaître la différence. Moi je vote pour ça.

Car pour le moment, rien à changer en dehors. Done deal.

Qu’accepter les choix des autres qui sont différents des nôtres. Et arrêter de tenter d’abaisser ceux et celles qui ont choisi différemment, car qui suis-je pour savoir ce qui est juste et bon. Que juste et bon pour soi. Toujours seulement que pour soi. Humilité peuple, humilité. Et acceptation. Et arrêtons de chiâler. Même si certain(e)s en revendiquent le droit. Un droit qui tue à la longue peuple. Et un privilège qui gruge.

Accepter – ce qui requiert sagesse et humilité – ou se fâcher et continuer de chiâler et de japper après la parade. Mais la parade est passée. Ça aussi que d’apprendre à choisir. Choisir ses combats, choisir ses ébats.

Alors soit on continue de bitcher après les politicien(ne)s, et faire comme de si nombreuses personnes, soit jouir de leur droit de se plaindre puisqu’ils et elles ont voté, ou on passe à autre chose.

En passant, à ceux et celles qui votent pour avoir le droit de chiâler, mon oncle Georges a des nouvelles pour vous:

Il existe différentes façons de voter. Choisissons les terrains sur lesquels on veut et peut agir.

Et apprenons à donner un sens à notre vie en dehors de ce qui se passe dans les médias : autant en terme de signification qu’en terme de direction.

Car la direction ultime ne mène toujours qu’ici, maintenant, en soi. Simple comme ça. Aussi simple que ça.

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Accueillir, c’est reconnaître que ce que vous voyez est vous !
Lorsque ça devient insupportable, on projette l’émotion à l’extérieur de soi parce que ça devient trop difficile de l’accepter comme faisant partie de soi.
Tout ce que l’on voit, c’est soi !
Nous sommes l’espace où tout se passe.
Et ce qui est impermanent est illusion, c’est-à-dire tout le monde.
Accueille-le entièrement, sans résistance !
Le rêveur a oublié, juste oublié, qu’il est la Source, cette Grande Joie.
En réalité, l’être ne s’éveille pas, il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le Tout.
La grande Joie est le retour à la Source.

– Betty

VÉRITÉ RÉCONCILIATION GUÉRISON & HUMANITÉ

Ce matin, je laisse la place aux mots d’Isabelle Picard car elle rend mieux que je ne pourrais le faire l’importance de cette journée pour tout le monde, non pas seulement pour les premières nations. Car passé commun que nous partageons, même si eux et elles ont souffert plus que nous.

J’EN APPELLE À LA GUÉRISON

ISABELLE PICARD, ETHNOLOGUE

Le 30 septembre se tient la deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, que d’autres appellent la journée du chandail orange.

Ce chandail orange, que vous verrez sans doute en grand nombre, est devenu le symbole d’une histoire commune à plus de 150 000 enfants autochtones au pays pendant 165 ans mais aussi, d’un même souffle, le symbole de la résilience de tous les peuples autochtones du Canada.

Ce chandail raconte l’histoire de Phyllis Jack Webstad qui, en 1973, vivait avec sa grand-mère dans la communauté de Dog Creek, en Colombie-Britannique. Lorsqu’elle a été en âge d’aller à l’école, sa grand-mère lui a acheté un joli chandail orange pour commencer ce nouveau chapitre de sa vie.

Comme sa grand-maman et sa maman avant elle, Phyllis a été envoyée dans un pensionnat pour Autochtones. À son premier jour, elle portait fièrement son beau chandail orange, lacé sur le devant.

À peine arrivée, on lui a ordonné de retirer tous ses vêtements. Comme tous les autres enfants, Phyllis pleurait et n’y comprenait rien. Personne ne l’a réconfortée. Elle n’a jamais revu son chandail orange, sans doute brûlé comme le voulait la coutume avec les effets personnels des pensionnaires autochtones. Elle a compris alors qu’elle n’était pas importante.

Ce chandail deviendra donc, dès 2013, le symbole d’un lourd souvenir certes, mais aussi celui du chemin de la guérison, celui que l’on porte pour se rappeler, pour montrer notre soutien au jour du 30 septembre, journée où tous les enfants autochtones devaient être arrivés dans les 139 pensionnats conçus pour eux pendant l’ère durant laquelle ils ont été ouverts.

Ce n’est que l’an passé que cette journée, qui vise à promouvoir les efforts de réconciliation avec les peuples autochtones, a été officiellement créée par le gouvernement fédéral en réponse à la recommandation numéro 80 du rapport final de la Commission vérité et réconciliation de 2015.

Bien que symbolique, cette journée se veut nécessaire. Elle devrait être consacrée à l’éducation, à la réflexion, voire au recueillement. Rappelons que près de 6000 enfants autochtones ont trouvé la mort dans ces pensionnats et que de nombreux pensionnaires en ont gardé les cicatrices vives de violences en tout genre allant d’expériences scientifiques ayant mené à la malnutrition, la maladie et la mort en plus des violences psychologiques, physiques, sexuelles, culturelles et identitaires.

Cette journée ne se veut pas une fin en soi, mais plutôt le début d’une longue démarche. Une démarche commune. Elle ne vaut pas grand-chose si les gens profitent du congé accordé par plusieurs provinces (sans le Québec) ainsi que par le gouvernement fédéral pour aller magasiner ou regarder des séries.

Il faut être deux parties pour se réconcilier. Il faut faire les efforts. Mais avant même de penser à y arriver, il nous faut guérir. Nous tous. Cette guérison n’est pas uniquement réservée aux Autochtones.

Quand je lis des papiers ou que j’entends des commentaires défensifs, fermés, bourrés de préjugés, de propos racistes ou de raccourcis qui font preuve de malhonnêteté intellectuelle, j’en appelle à la guérison. Quand je me souviens qu’il y a deux ans, le 28 septembre 2020, Joyce Echaquan mourait à l’hôpital de Joliette, j’en appelle à la guérison. Quand j’entends le premier ministre François Legault qui s’obstine à ne pas reconnaître le racisme systémique ou le principe de Joyce, j’en appelle à la guérison.

Cette journée marque le début d’un travail et d’efforts communs qui visent la réconciliation. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Comment pourrons-nous savoir quand nous y serons arrivés ? Que faut-il mettre en place ?

Je n’ai pas la réponse à toutes ces questions. Je sais cependant que chaque fois qu’on fait de la place aux voix autochtones dans les médias, ça aide. Que chaque fois qu’on permet aux artistes autochtones de chanter dans leur langue, ça aide. Que chaque fois qu’un gouvernement, une société, une institution a le courage de changer quelque chose dans son système parce que ça laissait les Autochtones de côté, ça aide. Que chaque séance de formation, chaque conférence donnée par un Autochtone aide.

De petits pas sur une longue route.

Un survivant des pensionnats a dit un jour : « Il aura fallu des centaines d’années pour nous détruire, il en faudra au moins autant pour nous rebâtir. » Je trouve qu’il a vu juste. Il faudra être patient et prendre le temps de bien faire les choses.

Tantôt, il nous faudra toutefois penser à un meilleur partage des pouvoirs, des territoires, à une meilleure justice. C’est là, je crois, que nous mesurerons la véritable volonté de faire mieux. À l’heure des grands pas. Et pour tout ça, j’en appelle à la guérison.

CyberPresse, vendredi 30 septembre

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Avec en prime quelques superbes images.

DE L’AUDACE PLEIN LA FACE

photo via Jean Gagliardi

La vie est en effet toute une aventure.

Pour certain(e)s, la vie, cette vie, est une grande aventure folle et mouvementée, pour d’autres une ptite ride plus tranquille. Parfait ainsi, chacun(e) ses choix, chacun(e) ses voyages, chacun(e) sa couleur.

En cette vie, certains bouts de route, on les choisit, d’autres pas, ils nous arrivent en pleine face, nous tombent parfois dessus sans qu’on s’y attende.

Si on savait tout ce qui nous pend au bout de la route, on n’avancerait peut-être pas, pas aussi vite, pas dans la même direction. Mais comme on n’a pas vraiment le choix, allons-y gaiement, peu importe ce qui nous arrive.

Parfois, on choisit le bout de route à suivre, parfois on doute. Parfois on court, parfois on rampe de reculons. Tout bon. Chaque bout de route sa propre route.

Dans sa jeunesse, on fait parfois de drôles de choix, on prend parfois de drôles de bouts de route. Souvent alors que l’audace se déploie avec le plus de ferveur et de vigueur.

Et avec les années qui s’accumulent dans le corps, on a tendance à avancer moins vite, et à vivre moins dangereusement, à calculer un peu plus. Car avec les années, le corps suit parfois moins tous les élans du coeur. Quoi que. Pas tout le monde, pas tout temps. Mais tout de même, nos élans s’adaptent à nos capacités corporelles. Même si l’âme ne vieillit pas, notre véhicule s’use et répond moins rapidement ou vigoureusement à l’audace du coeur. Dans ses actions du moins, mais pas dans l’intensité de notre présence.

Si la vie est une aventure audacieuse ou elle n’est rien, elle demeure tout de même quelque chose peu importe. Suffit de définir l’audace. Car toute vie est plus ou moins audacieuse. Parfois, pas besoin de faire grand chose pour être audacieux/se. Question de présence. Comment on habite son corps. Pas toujours besoin de faire des sparages pour être audacieux. Certaines conditions physiques ou psychologiques invisibles à l’oeil nu font en sorte que le seul fait de rester en vie constitue en soi une grande aventure. Genre:

via Samano

Pas fou ce Romain, ni grec 😉

Alors peu importe votre définition d’audace, je vous en souhaite plein la face. Oui de l’audace plein la face. Je vous souhaite que tout ce que vous fassiez soit fait de façon audacieuse, même le plus banal. Car peut-être qu’au fond, l’audace n’est qu’une attitude, et pas tant une action ?

Et comme disait Osho, si certains disent de penser 2 fois avant de sauter, lui disait de sauter et que l’on aura tout le temps de penser par la suite.

1-2-3, go ! Pensez-y.

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Laissez tomber tout ce que vous avez pris des autres. Être mendiant vaut mieux que d’être riche – riche non pas de vos propres gains, mais de biens volés, de choses empruntées, riche de tradition, riche par héritage. Non, mieux vaut être un mendiant et se débrouiller tout seul. Cette pauvreté recèle une richesse, parce qu’elle est vraie. L’important n’est pas le chemin, l’important c’est l’authenticité du chercheur. Laissez moi vous l’expliquer.

Vous pouvez suivre n’importe quel chemin, si vous êtes sincère et authentique vous atteindrez le but. Certains chemins peuvent être ardus, d’autres peuvent être plus faciles; certains peuvent être entourés de verdure, d’autres peuvent traverser des déserts et d’autres encore de beaux paysages et certains autres peuvent ne pas avoir de paysage autour d’eux, c’est encore autre chose. Mais si vous êtes sincère, honnête, authentique et vrai, alors chaque chemin mène au but.

Cela peut donc être réduit à une chose; l’authenticité est le chemin. Peu importe quel chemin vous suivez, si vous êtes authentique, chaque chemin mène au but et l’opposé est également vrai; peu importe le chemin que vous suivez, si vous n’êtes pas authentique vous n’arriverez nulle part. Votre authenticité vous amène au but et rien d’autre. Tous les chemins sont secondaires, le principe de base est d’être authentique, d’être vrai.

– Osho

EN TOUT, AVEC TOUT ET POUR TOUT

Tout en ce vaste univers existe en vous, avec vous et pour vous.
– Kahlil Gibran

En moi, avec moi et pour moi.
Tout comme en toi, avec toi et pour toi.
Autant qu’en lui/elle, avec lui/elle et pour lui/elle

Ainsi qu’en nous, avec nous et pour nous, qu’en vous, avec vous et pour vous.
Comme finalement en eux/elles, avec eux/elles et pour eux/elles.

Donc en, avec et pour sont les trois mots à retenir ici. Car que ce soit moi, toi, lui elle, nous, vous et eux comme elles, cela est secondaire. Puisque nous sommes tous et toutes la même, tous et toutes les mêmes.

L’important à retenir selon moi dans cette affirmation de Mr Gibran est que tout existe en chacun/(e) de nous, en chaque être humain, comme en toute vie animale, végétale ou minérale.

La vie est ici, en chacun(e) de nous, comme en dehors, et tout ce que nous percevons se trouve en soi, avec soi et pour soi. Quoi qu’on dirait parfois que certains choses que nous vivons, pensons sentons ne se trouvent qu’en nous et pas en dehors. La liberté du libre arbitre. Chacun(e) de nous est libre de faire du monde ce qu’il/elle en veut, ou en peut, avec ce que nous portons dans notre coeur, dans notre tête et dans notre petit baluchon de vie passée.

Parfois, je me demande si nous voyons tous et toutes la même vie, si nous regardons tous et toutes la même vue. Car des milliards de gars et de filles des vues. Je porte en effet la légère impression qu’il y a des milliards de réalités, des milliards de perceptions. Et que même si nous marchions sur la même terre, nos perceptions ne relèvent pas de la même sphère, même si nos âmes flottent toutes dans le même air.

Toute la vie est en tout, avec tout et pour tout. Tout partout.

Tout se tient, tout est lié, donc tout est lien. S,il est mien, il aussi tien, sien, leur, nôtreet vôtre. Mais surtout nôtre, à nous tous et toutes. Un monde à partager. Équitablement.

Il n’y a qu’une seule et même vie, multipliée en de nombreux différents corps et organismes vivants. Si on pouvait seulement se souvenir que tout est lié, que tout est connecté, que tout se tient, on en reviendrait à une vision globale et à un plus juste partage des richesses et à un partage de la pauvreté.

Du coup, on arrêterait d’abuser de la terre, de s’approprier égoïstement et abusivement ses non-infinies ressources car on réaliserait que c’est de soi-même qu’on abuse, c’est soi-même qu’on assoiffe et qu’on affame. Soi-même qu’on épuise. Que c’est à chacun(e) de nous qu’on fait du mal, qu’on maltraite, qu’on traite mal. Même si on ne le voit pas tout de suite.

Mais nous vivons encore et toujours dans le monde de la dualité. Cela est probablement encore nécessaire pour l’évolution de l’humanité, sinon on serait sûrement passés à autre chose.

Ainsi, il y a moi et le monde, moi dans le monde et le monde pour moi. Ce que certains appliquent en se servant dans le bien public et collectif plutôt qu’en servant le bien public et collectif. Mais ça c’est aussi moi, toi, lui, elle, nous vous comme eux et elles tous et toutes. Le monde quoi.

À suivre, et à survivre.

SMACK SMACK PRÉSENT DU PASSÉ

Éventuellement, un moment donné, plutôt que de dénigrer ou de condamner cette période actuelle de ta vie, plutôt que de la dévaloriser et ou la discréditer, tu pourras l’apprécier pleinement car tu réaliseras qu’un désir frais et renouvelé a émergé de cette période et cela te mènera à une nouvelle énergie que tu n’aurais pas pu atteindre sans le contraste que cela a créé pour générer ce désir.
– Abraham Hicks

En fait, face à notre passé, les choses sont relativement simples.

Soit on l’embrasse, soit on le rebrasse, c’est pour la rime. Câline.

Si tu pouvais voyager dans le temps, que ferais-tu face à ton passé ?
Moi maintenant & moi plus jeune.

Mais comme la vie est bien faite, ou pas selon certains, impossible de refaire le passé. Quoi que certain(e)s s’essaient, et aiment bien brasser la vieille schnout, aussi inutile cela soit-il. Chacun ses choix. Chacun ses hobbies. Chacun ses préférences.

Embrasser ou rebrasser son passé ? Telle est toute une question qui n’en est pas vraiment une.

Toujours notre choix, selon nos capacités du moment.

On voit couramment dans l’air du temps actuel, notamment chez certains plus vieux, ce réflexe qui consiste à vouloir revenir au bon vieux temps. Make the good old days great again. Revenir au connu, au confortable, aux bonnes vieilles habitudes. Pour bâtir l’avenir à partir des ressources du passé. Bon chance.

Avons-nous vraiment le choix de ne pas apprécier ce qui a été car ça nous a mené ici et à qui nous sommes maintenant ?

Comme le moment présent n’est qu’un pas sur une trajectoire en déploiement, notre passé nous a mené à ici, à maintenant. Ici et maintenant, en route vers ailleurs. Un pas à la fois.

Et chaque pas compte. Comme chaque pas ne peut que se faire et prendre place dans le moment actuel. Le pont, la rivière et etc. On peut apprécier ce qui s’est passé jadis, ou regretter, souhaiter autrement, avoir des remords. C’est le même prix. Et toujours notre choix, que notre choix à nous. Même si le choix de rien d’autre que d’accepter ce qui a été, et de faire avec.

On peut aimer se faire souffrir inutilement. Ou le faire par habitude. Mais vient un moment où l’on réalise que c’est tout à fait inutile. Mais il faut que leçon s’acquiert et le temps ne peut que prendre son temps.

On peut revoir son passé pour en tirer des leçons, ou pour alimenter les regrets.

Mais une chose est certaine, les périodes les plus souffrantes sont souvent les plus riches si on décide d’y puiser les trésors cachés dans la bouette. Mais pour cela, il faut oser se salir les mains, et le reste de son être.

Il faut oser être lucide et reconnaître ses erreurs, erreurs qui n’en sont jamais vraiment de toute façon. Que des occasions d’apprendre, que des leçons déguisées en épreuves.

Parfois, quand la tempête frappe de plein fouet, il est bien difficile de saisir les leçons. Alors on doit parfois se tenir après quelque chose de stable, boucher son nez et ronger son frein un certain temps jusqu’à ce que les choses soient plus calmes et que la vie nous révèle les leçons à tirer. Éventuellement.

C’est souvent avec l’âge et le temps qui passe que l’on apprend cela, lentement et pas si sûrement que ça du tout. Car ça nous prend souvent de multiples crises pour apprendre, pour comprendre. Mais avec foi et persévérance, on finit par y arriver.

Smack smack cher passé.

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Avec les mains sur mon cœur.
J’invoque ma capacité à aimer et à me laisser aimer.
J’invoque ma capacité à rêver de nouveaux rêves, à les nourrir et à les voir naître.
J’invoque ma capacité à rire.
J’invoque mon droit d’être humain, imparfait, et de faire des erreurs.
J’invoque mon désir d’approfondir et de découvrir mes déserts et oasis intérieurs.
J’invoque mon talent pour nourrir mon âme et lui donner tout ce dont elle a besoin.
J’invoque mon feu, ma passion, ma capacité à inspirer et à aider les autres.
J’invoque ma tendresse, ma compassion.
J’invoque mon but pour qu’il se manifeste avec plus de force et de visibilité.
J’invoque ma place dans le monde.
J’invoque la fluidité, la clarté, l’orientation, la direction.
J’invoque ma lumière, mon esprit, mon essence… pour prendre les rênes de ma vie.
J’invoque plus de magie divine, des synchronies, des instants magiques, des rencontres orchestrées, des cœurs qui se reconnaissent au bout d’une éternité.
J’invoque ma famille spirituelle.
Et maintenant j’ai tout laissé tomber.
Prendre son temps et sa place.
Et je vous remercie de pouvoir le faire.
Et pourquoi je le veux.