Archives de l’auteur : atisupino

D’EMPATHIE & D’HUMILITÉ

Je pense que je me suis tellement guéri que je n’aime plus personne. – image via Dawn Robertson

Quand on commence à travailler sur soi, on prend conscience de certains pans d’ombre en soi, on se libère graduellement de vieux patterns limitatifs et emprisonnants, et souvent, on commence à s’imaginer plus finfinaud(e) qu’autrui. Un peu comme certain(e)s éveillé(e)s de la Covid ayant fait leurs recherches au cours des dernières années.

Comme si, nous, on possédait désormais la vérité, du moins une certaine vérité, concept plus abstrait qu’avant il semble bien, alors qu’eux autres dorment encore, au gaz ou ben dur, complètement inconscient(e)s. Pôvres eux autres.

Mais que cela concerne certains faits sociaux, ou des pans de sa propre conscience (ou plutôt que notre inconscience qui diminue lentement), l’ultime signe qu’on est sur la bonne voie, même si on ne s’en va jamais nulle part ailleurs qu’ici, réside dans le respect et l’empathie qu’on entretient envers les autres, ceux et celles qu’on a parfois tendance à voir comme des endormi(e)s. Nos frères et nos soeurs humains.

Car tout le monde dort à sa façon, chacun(e) de nous est ignorant(e) de certains faits, ce que l’on a tendance à prendre pour de grandes vérités quand on en devient conscient(e). Comme s’il n’y avait que nous qui savions.

Et pourtant.

Tant de choses que l’on ignore et que l’on continuera d’ignorer de notre vivant, tant d’arrogance qui se cache sous nos pseudo connaissances, nos grandes prétendues découvertes. Comme si on pouvait inventer quoi que ce soit qui n’existe pas déjà.

Une petite histoire pour vous.

Un jeune garçon entre dans un salon de coiffure et le coiffeur chuchote à son client,
«C’est l’enfant le plus stupide du monde. Regardez pendant que je vous le prouve.»
Le barbier met un billet d’un dollar dans une main et deux vingt-cinq-sous dans l’autre, puis appelle le garçon et demande : « Lequel veux-tu, fils ?
Le garçon prend les deux vingt-cinq-sous et s’en va.
«Qu’est-ce que je t’avais dit ? » dit le barbier. « Ce gosse n’apprend jamais ! »
Plus tard, lorsque le client part, il voit le même jeune garçon sortir du magasin de crème glacée.
« Hé, fiston ! Puis-je te poser une question ? Pourquoi as-tu pris les pièces au lieu du billet d’un dollar ? »
Le garçon lécha son cornet et répondit :

« Parce que le jour où je prendrai le dollar, le jeu sera terminé ! »

Les nonos des uns sont souvent les brillants des autres.

Bien souvent, ceux et celles que Jésus aurait nommer jadis les simples d’esprit sont les plus surprenant(e)s, les plus candides et purs de coeur.

Alors gardons nos jugements condescendants et blessants envers autrui, qui ne sont souvent que des armes de destruction massive envers soi-même de toute façon, mais projetés vers l’extérieur, et restons humble et humain(e), simple et low profile.

Car nous ne sommes tous et toutes que d’éternels étudiant(e)s en cette grande et petite vie, que d’éternels apprenant(e)s. Le coeur ouvert, et les sens aux aguets. Curieux.

Car comme on dit, l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

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Je ne suis pas celui que je croyais être jusqu’à maintenant, je ne suis pas celui que j’appelle être moi, je ne suis ni mes projets, ni l’image que les autres et moi-même ont de moi, je suis un inconnu et je me cherche.
– Jung

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Tant qu’il reste, ne serait-ce que de temps en temps, « moi » et « mien » dans ce qui est vécu au quotidien, la réalisation du Soi n’est pas complète.

Ne pas en faire une « affaire personnelle », ne pas le nier non plus, simplement en être conscient et dire oui au fait qu’il en soit ainsi.

Et à l’instant où apparaît un sentiment d’appartenance, peu importe la situation, souvenez-vous qu’il n’est toujours que le Soi, que toute chose est lui-même.

Cette évidence transcendera en son heure la totalité des impressions d’appartenance et donc de dualité.

Croire que c’est la personne qui est en charge de la réalisation et chercher à vivre une expression du Soi en particulier (joie, amour, paix) est précisément ce qui fait perdurer l’idée que nous sommes séparés du Soi, c’est ce que l’on nomme la dualité.

La félicité découle tout naturellement de la réalisation, de l’absence totale de « mien », elle ne peut donc être le résultat d’un désir personnel et ne peut donc pas non plus être attribuée à un quelqu’un.

Elle est la grâce du Soi.

– Marion
cequiest.org

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MARINADE DE BONHEUR

Le mental est comme du tofu: il goûte ce dans quoi vous le faites mariner. – Sylvia Boorstein

Plus tôt cette semaine, j’écrivais que le bonheur est en quelque sorte une disposition intérieure, quelque chose comme une décision. Je le pense toujours. Même si certaines expériences de la vie sont parfois très difficiles à vivre, je crois quand même que le bonheur est possible dans toute situation. Si on accepte, assume et y fait face.

Sans que je ne l’aie cherché, j’écris beaucoup au sujet du bonheur en ce doux mois de janvier. On dirait presque que j’ai pris la résolution d’être heureux en 2023. Pourtant, ce n’est pas le cas. Pas consciemment du moins. Mais on dirait que le bonheur me colle après depuis quelques semaines. Et je ne vais pas m’évader, ni courir dans la direction inverse. Au contraire, je vais lui faire un ptit nid en mon ptit coeur, pour qu’il s’y love 😉

Tombé sur ces mots de Tolstoï hier (via Sol Ange sur FB)

J’ai beaucoup vécu, et maintenant je pense avoir trouvé ce qu’il faut pour être heureux : une vie tranquille, isolée, à la campagne.
Avec la possibilité d’être serviable aux personnes qui se permettent d’être aidées, et qui n’ont pas l’habitude de recevoir.
Et un travail qui, nous l’espérons, pourra être utile ;
Et puis le repos, la nature, les livres, la musique, l’amour des autres.
Voilà mon idée du bonheur.

Sans avoir cherché à nous isoler, disons que ma voisine d’amoure et moi on vit dans un coin de forêt assez protégé, entourés d’arbres et de silence. Et une fois de temps en temps, nous recevons des gens qui, je crois apprécient notre présence.

Je pense humblement que nous faisons oeuvre utile grâce à notre petite église dans la forêt. Et on a du temps pour lire, méditer, réfléchir, écouter le silence, flatter le chat, faire de longues marches en forêt, écouter et jouer de la musique, et aimer autant qu’on le peut, sans forcer, sans trop en faire. Comme Tolstoï.

Le bonheur est un drôle de mot. Il fait peur parfois. Par peur de le perdre, on ne se permet pas de l’inviter. Et souvent quand il passe, on a hâte de le laisser aller, persuadé qu’il va partir anyway. Le bonheur est souvent associé à un état permanent. Mais dans les faits, le bonheur peut fluctuer. Il peut être plus ou moins présent, du moins on peut plus ou moins le sentir. Mais au fond, je pense qu’il est toujours présent, en background, derrière le mental, ou à côté.

Suffit de choisir de vouloir y mariner. Le vouloir. L’inviter. L’assumer. Car si, aussi facile d’être heureux qu’on le pense. Que de vieilles habitudes à laisser aller. De vieilles marinades à composter. Pour en créer de nouvelles.

Je crois que le bonheur est plus simple qu’on pense, si simple qu’on passe souvent à côté, persuadés de devoir faire quelque chose pour le mériter, devoir travailler fort maintenant pour le récolter seulement plus tard. Peut-être.

Mais il suffit peut-être seulement de changer de marinade ?

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Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver.
La vie d’aujourd’hui est trop dure et trop amère pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime […].
C’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours.

– Albert Camus à René Char, via Anita

En espérant que ces quelques mots et qu’une nouvelle recette de marinade puissent vous aider à considérer le bonheur autrement. Car le bonheur peut être très simple, et immédiat. Si on le décide. Car si pas soi-même, qui le fera ?

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À certains moments de notre vie, notre propre lumière s’éteint et se rallume par l’étincelle d’une autre personne. Chacun de nous a des raisons d’éprouver une profonde gratitude pour ceux qui ont rallumé la flamme en nous.
– Albert Schweitzer via Samano sur FB

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SE LOVER DE BONHEUR

La semaine dernière, je suis tombé – ou est-ce elle qui m’a trouvé ? – sur la superbe expression se lever de bonheur. Bravo à la personne – inconnue de moi – qui a trouvé ce brillant petit twist de mots.

Et en twistant un peu plus, autrement, on pourrait aussi dire le traditionnel se lever de bonne heure (habitude qui me rend très heureux personnellement) et/ou s’élever de bonheur, car le bonheur élève en effet. Sans oublier élève de bonheur car le bonheur est un constant apprentissage et, nous, d’éternels apprentis sages.

Pour finalement arriver à : se lover de bonheur, comme dans le titre de cette chronique. Comme dans les synonymes de se lover, soit s’enrouler, se pelotonner, se ramasser, se recroqueviller, se réfugier même dans le bonheur.

Comme dans choisir d’être heureux/se, comme dans voir le monde avec du bonheur plein les yeux. Oui, oui, cette moitié pleine de l’universel verre d’eau, source de vie, ou de votre breuvage préféré.

Souvent, je me dis que le bonheur est une décision. Je crois sincèrement que l’on peut décider d’être heureux/se. Du moins de plus en plus. D’être de moins en moins dérangé(e) par l’extérieur, d’accepter ce qui est. D’être le plus heureux possible en fonction des circonstances. Tout en sachant que certaines chimies corporelles, comme les capacités intellectuelles ou les expériences antérieures peuvent affecter les conditions de certain(e)s et limiter l’appréciation de la vie, donc le bonheur. Mais en général, je crois que pour la majorité d’entre nous, on peut décider d’être heureux/ses.

Peu importe les événements de la vie qui nous arrivent, qui nous bouleversent, nous frappent ou nous tombent dessus, on peut dire oui et faire avec. Même quand la vie est difficile, même quand on doit pédaler avec le vent dans la face, même quand certain(e)s autruis nous cherchent et nous trouvent, on peut répondre au lieu de réagir.

Je pense qu’il est possible, peu importe les situations, de trouver un certain fun, si non un fun certain, dans quelconque situation que nous sommes amenés à vivre. Comme il y a des gens riches qui sont malheureux, certaines personnes plus pauvres rayonnent.

Bien sûr que certain(e)s vivent des situations difficiles parfois, d’autres carrément des épreuves quasi insurmontables. Et évidemment que ça nous prend la base pour trouver une certaine aisance de vivre, mais le bonheur me semble une décision qui relève toujours principalement de soi. Ce qui n’empêchera pas, ni n’évitera par moments, que notre coeur se brise, que certaines contrariétés nous atteignent, ou que nous rencontrions certaines nuits sombres de l’âme. Tout cela fait partie de la vie. Comme du bonheur. Car le bonheur est davantage une attitude qu’une condition permanente.

Au final, je crois que la façon dont on réagit aux divers événements que la vie nous envoie nous appartient. Si on apprend à ne pas réagir, pour simplement répondre, on peut toujours trouver et faire sens des événements.

Pour avoir longtemps chercher la grande lumière permanente, la libération ultime, pour ne pas dire l’illumination, la sagesse du temps qui passe m’apprend un peu plus à chaque jour que peu importe les situations de la vie, je peux décider de choisir d’être heureux. Du moins de toujours viser le bonheur. En m’y blottissant, en regardant la vie avec du bonheur dans la face. Et en le partageant, en voulant ce qui est le mieux pour moi, mais aussi et autant pour les autres.

Car le bonheur croit avec le partage.

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Vous méritez tout le bonheur que vous pouvez imaginer, mais le fait est que tout ce que vous croyez mériter est ce que vous obtiendrez, et vous en êtes entièrement responsable.
– Bashar
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Aux niveaux inférieurs de conscience, il n’y a pas de solutions,
Aux niveaux supérieurs, il n’y a aucun problème
– Dr Roberto Assagiolli, psychologue italien

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Il n’y a que deux choses qui ont un sens dans la vie: l’une est la méditation, l’autre est l’amour. Soit vous méditez pour que l’amour puisse grandir, soit vous aimez pour que la méditation puisse grandir; ça fonctionne dans les deux sens.
– Osho

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PETIT ET GRAND MONDE

Le monde ne va pas bien. Pas si bien. Pas partout. Pas aussi bien qu’on le voudrait, qu’on le rêve.

Et en même temps, ce monde ne peut être que comme il est. Comme on le perçoit du moins car le monde est un vaste concept qui nous dépasse largement. Un concept qui nous échappe. Pour cela qu’on aimerait en faire quelque chose que l’on puisse saisir. Mais le monde existe au-delà de nous.

Nous sommes plusieurs à vouloir changer le monde, le grand monde. L’améliorer, le rendre meilleur, plus juste, le bonifier.

Et évidemment, ça ne peut commencer qu’en soi, que par soi. On doit prendre soin de soi, cultiver le bonheur en soi, se lover de bonheur, pour soi, puis graduellement autour de soi, à petite et de moins en moins petite échelle.

Rien de bien révolutionnaire ici je sais. Mais tout est là.

Accepter ce que la vie nous offre, ce qu’elle nous donne, et à partir de là, transformer cet acquis jamais acquis lentement mais sûrement encore davantage en perfection. Une oeuvre d’art en processus la vie, le monde.

Car en même temps que les choses du monde doivent être améliorées, on ne peut commencer que par ce qui existe. Et en apprécier la perfection de ce qui est. Du moins sa fatalité. Et, petit à petit, le rendre mieux, meilleur, plus juste pour tous. Malgré les injustices, malgré les guerres, malgré les drames.

Je ne crois pas qu’il ne puisse exister de grande vérité autre que celle-ci. Accepter ce qui est et tendre vers mieux, vers plus de justice, plus de justesse.

Sans oublier d’être reconnaissant(e) pour la chance que l’on a de vivre en paix, dans une telle abondance, dans la grâce de cette nature.

Le vie est bonne, parfaite même, et en même temps, elle peut devenir encore meilleure.

Mais en ce moment même, elle est déjà parfaite, ne peut qu’être parfaite.

Et si en lisant ces lignes, ça fait non, et bien ça indique que quelque chose peut être amélioré aujourd’hui. Commençons par ceci. Premièrement en acceptant ce simple fait. Et ensuite, en travaillant sur les petits bugs, les petites contrariétés.

Bon lundi bleu

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DOUCEUR

Ce matin, plein de douceur devant et derrière cet écran. Écrin de vie.

Ce matin, ni besoin ni envie de rien. Rien de plus que ce léger souffle de vie qui parcourt ces lieux. Dedans comme en dehors.

Ce matin, que de la douceur. Cette invincible douceur.

Quel luxe de pouvoir la sentir, la ressentir, l’apprécier. Et la partager sur cette page avec vous rares lecteurs/trices qui posez vos yeux sur ces mots et ces images.

Cette douceur de vivre qui, lorsque le mental se calme un peu, résonne jusqu’à l’âme.

La douceur de l’écoute, du vent, du silence, du coeur, dans lequel repose le grand mystère.

Cultiver la beauté dans ses propres yeux et son coeur pour la projeter sur le monde car dedans comme dehors, dehors comme dedans.

Nous ne voyons le monde que de la façon dont nous nous percevons nous-même.

Alors, arrêtons de parler un peu pour apprendre le langage de la sagesse.

Cette sagesse qui ne fait plus de distinction entre penser et sentir, entre réfléchir et ressentir.

Et finalement en revenir à ceci.

Et simplement, à chaque instant, se lever de bonheur.

Car le bonheur est une décision, une résolution. Une réponse à ce que la vie nous offre et nous envoie.

Pour toujours. Ce toujours composé d’une suite infinie de petits maintenants.

Comme celui-ci, et le suivant, et ainsi de suite…

Doux moments, douces heures d’éternité.

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HI HA IA

Avant de développer l’intelligence artificielle, pourquoi ne se penche-t-on pas sur la stupidité naturelle ?

L’intelligence artificielle (IA) fait pas mal jaser depuis quelque temps. On insère dans l’ordinateur quelques mots clés et il nous restitue de belles images, des poèmes ou même des thèses. On n’arrête pas le progrès. Et en soi, on peut s’émerveiller devant tant de prouesses technologiques.

Ci-bas un exemple, que mon ami Éloi a créé intelligemment artificiellement, et tout simplement naturellement, en pensant à moi. Hi Ha ! Merci Lil !

Personnellement, et possiblement parce que je ne connais pas suffisamment tous les impacts que suscite cette nouvelle technologie (notamment en lien avec les droits d’auteurs/trices et autres créateurs/trices), je ne suis pas trop inquiet. Et clairement, on doit apprendre à vivre avec car il est clair qu’on ne retournera pas en arrière.

Déjà, les algorythmes déterminent en bonne partie ce que l’on voit et ce que l’on va continuer à voir. En ce sens, on peut dire plus que jamais auparavant que le passé est garant de l’avenir, et ce que l’on a déjà vu influencera ce que l’on voit et va voir. À moins d’interférer avec les opérations prédictives.

Mais en même temps qu’on fait d’énormes progrès technologiques, je doute qu’on devienne plus brillants qu’avant autant individuellement qu’en tant que société. Notamment au niveau de nos relations les un(e)s avec les autres qui sont de plus en plus virtuelles et irrespectueuses en général, mais aussi et surtout en lien avec notre environnement.

Nous avons développé des moyens de communication sophistiqués et hyper évolués, donc un contenant performant et efficace, mais le contenu n’a pas évolué à la même vitesse, même que…

On peut s’en désoler mais ainsi va la vie. Tout ce que l’on peut faire est de constater la situation et tenter de contribuer le moins possible à la stupidité collective. En se posant des questions, en décrochant régulièrement, en sortant dehors pour sentir et prendre le pouls de la nature, retrouver son rythme.

Car si la technologie évolue, positivement ou négativement c’est selon, ou pas, certaines choses ne changent pas, et la nature fait partie du fond de l’air. Les lois naturelles demeurent, même si la nature et ses éléments doivent s’adapter eux aussi. Clairement, la terre demeurera et survivra, mais nous les humains, c’est moins certain.

Utilisons les outils et les réseaux sociaux avec parcimonie, avec humanité et avec intelligence et empathie. Car le problème ne réside pas dans les outils, mais dans notre utilisation de ceux-ci.

Comme l’affirme ce meme:
N’utilises pas moins les médias sociaux. Utilises-les plus judicieusement.
Suis des gens qui t’inspirent et qui t’allument. Impliques-toi auprès d’experts de qui tu peux apprendre. Crées des amitiés véritables et sincères.
Et arrête de faire défiler automatiquement et inconsciemment des posts de chiâlage, négatifs et pleins d’amertume.

Drôle d’époque que la nôtre alors que ce sont les machines qui nous demandent de prouver que nous ne sommes pas des robots. 😉

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Le parrain de l’IA

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ÉTOILES, BEAUTÉ, ESPOIR ET SILENCE

Puissent les étoiles emporter ta tristesse,
puissent les fleurs emplir ton coeur de beauté,
puisse l’espoir sécher tes larmes
et, surtout, puisse le silence te rendre fort(e).

Proverbe autochtone

Tiens, parlant d’étoiles, une image qui en dit plus que long, qui frôle l’infiniment grand.

Notamment pour relativiser l’ordre de nos petits drames humains. Dans l’ordre, étoiles, galaxie, univers.

Alors quand on parle d’atteindre la pleine conscience, on peut se garder une petite gêne right ? La conscience de soi et de notre petit monde est déjà un grand pas pour notre petite humanité.

Ainsi, assumons tous nos choix, pour éventuellement s’en remettre à plus grand que soi, les pieds bien plantés au sol et la tête et le coeur voltigeant dans les étoiles. Et laissons ces étoiles emporter notre tristesse, sentiment humain bien naturel nous parcourant à l’occasion, notamment quand on observe le sort et l’état du monde actuel parfois.

Et continuons de porter en notre coeur toute la beauté du monde, qu’elle émane des fleurs, de la nature en général, comme des gens et de leurs accomplissements. Car les différentes manifestations de la solidarité humaine sont en quelques sorte les fleurs de la vie, le plus grand que soi.

Sans fonder trop d’espoir vain en un avenir illusoire qui avance toujours aussi rapidement que nous, ni utiliser cet espoir comme une fuite devant les efforts qu’on devra investir pour faire de ce monde un monde meilleur, laissons l’espoir sécher nos larmes. Car notre vision est limitée, réduite. Et utilisons le désespoir temporaire et sporadique devenir le moteur du changement à mettre en place.

Et finalement, puisons notre force dans le silence. Le silence de notre coeur, le même grand et unique coeur qui anime tout le reste du vivant, de l’humanité, du règne animal, végétal, minéral et éthérique.

Le coeur même de la vie.

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Tout ce que vous voulez est de l’autre côté de la peur.
– George Addair

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Nous pouvons choisir de reculer vers la sécurité ou d’avancer vers la croissance
– Abraham Maslow

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Ainsi, soit vous prenez des risques, soit vous vous conformez.
La peur vous fait courir dans la direction opposée à ce que vous voulez.
Ne suivez pas votre instinct de peur, car cela fera de vous un lâche.
Chaque fois que vous sentez qu’il y a de la peur, allez vers elle et vous serez toujours en mouvement, en croissance et en expansion.
Vous ne devez pas devenir un adepte de la peur, vous devez la traverser.
Quand vous décidez d’affronter votre peur, vous vous engagez sur le chemin
– Osho

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Chaque jour, je fais face à mes monstres intérieurs, et personne ne le sait. Il y a des jours où la fatigue me déchire.
Il y a des jours où l’espoir m’accueille dans le rire. Nous devons respecter nos luttes.
La bataille la plus dure à mener se déroule dans votre monde intime.
Personne ne le voit, ne l’applaudit ou ne le censure.
C’est le vôtre.

La victoire ou la défaite vous appartiendra en silence.
Parfois, il suffit d’arrêter de fuir ce qui fait mal et d’affronter de front, le cœur ouvert, les transformations que vous devez traverser.
Autant regarder vos peurs peut dans un premier temps causer de la souffrance, c’est le seul moyen de vous libérer.
Quelqu’un de brave emporte toujours avec lui toutes ses peurs.
Nous avons tous nos monstres intérieurs qui souvent, bien qu’ils soient silencieux, idiots et innocents, aspirent notre énergie et volent de petits morceaux de nos rêves.
Ne laissez pas votre peur vous contrôler.

La vie se contracte et s’élargit en proportion du courage de l’individu
– Anais Nin

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Les meilleures sensations de la vie ne nous coûtent que du courage. J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais le triomphe sur elle
– Nelson Mandela

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Les difficultés sont comme les montagnes, elles s’aplatissent quand on marche dessus
– Proverbe japonais

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EN PLEIN VIDE DU COEUR

On envie souvent les gens riches et célèbres. Ceux et celles qui peuvent tout s’acheter.

Mais autant la richesse que la célébrité ne sont que des faire-valoir, des prétentions, des illusions de plénitude et de bonheur, des tentatives de remplissage d’un grand vide qui git en plein coeur du coeur de chacun(e) de nous.

Coeurs uniques, coeur cosmique.

Je ne sais pas si le vide que l’on porte au coeur de notre coeur peut se remplir avec quoi que ce soit d’autre que par le silence et le calme de sa propre présence. Mais tout comme vous, je ne le pense pas.

Je crois qu’éventuellement, ultimement, on ne peut qu’accepter ce vide, le reconnaître, et graduellement l’apprécier, l’apprivoiser, l’explorer et le savourer. Pour y trouver refuge. Pour s’y loger.

Le monde dans lequel on vit nous incite à tenter continuellement de fuir ou de remplir ce vide. Nourriture, boisson, choses diverses, divertissement, réseaux sociaux qui défilent des nouvelles de façon continue et sans cesse, le fil de la vie nous passe dedans, autour et devant nous. Tout passe partout. Et rien que l’on ne puisse saisir. Tout passe tout droit.

Mais au coeur de notre être, au centre de notre coeur, repose un silence que nous interprétons parfois comme un vide, comme un trou, comme un manque. Pourtant, là, je crois, que notre âme réside. Là que Dieu a déposé la flamme divine. De là que l’on vit.

Et peut-être que cet espace, que souvent l’on sent creux, vide et froid, et que l’on fuit par crainte de s’y engouffrer et de s’y perdre, peut-être que ce non-lieu est notre home, notre centre d’incontrôle, notre refuge, notre quartier général. Tout simplement. Peut-être que l’on fuit l’endroit même où on loge. Notre urne de vivant.

Demeurez silencieux, fermez les yeux.
Sentez votre corps complètement figé.
Regardez à l’intérieur, aussi profondément que possible.
Cela est votre propre essence.
À la toute fin, vous trouverez le cœur vide.
Le cœur vide est une porte vers l’éternité.
C’est un lien entre vous et l’existence.
Ce n’est pas quelque chose de physique ou de matériel.
Ce n’est pas quelque chose de mental ou psychologique.
C’est quelque chose au-delà des deux, transcendant les deux.
C’est votre spiritualité.
Rappelez-vous, le cœur vide fait de vous un bouddha.

– Osho

Ainsi, plutôt que de laisser ce vide au coeur de notre coeur nous dévorer, nous apeurer, sautons-y, baignons-nous y et explorons-le. On y découvrira peut-être un trésor que l’on a trop longtemps fui.

___
Vous êtes vous-même l’énergie éternelle qui apparaît comme cet univers.
Vous n’êtes pas venu dans ce monde.
Vous en êtes sorti, comme une vague de l’océan.
Vous n’êtes pas un étranger ici
.
– Alan Watts
___
Tu n’es pas en montagnes, ce sont les montagnes qui sont en toi.
– John Muir

Ou peut-être est-ce la lumière de l’amour qui se trouve au coeur de notre coeur ?

FLEURS ANONYMES

Une fois par année, je débourse une certaine somme à la compagnie qui héberge ce site pour qu’aucune publicité ne soit insérée dans ces pages. Pour que vous ne soyez pas achalé(e)s par des offres souvent plus que quelconques, pour que la lecture de ces mots de votre part et l’écriture de la mienne puissent couler de source.

Vous êtes peu nombreux à lire ce blogue. Quelques douzaines par jour tout au plus, parfois un peu plus. Mais pour moi, vous êtes les meilleurs lecteurs/trices du monde. Même si je ne vous connais pas, même si je ne sais pas qui vous êtes. Vous y êtes. Vous, les rares paires d’yeux qui osent en jeter un, ou les deux, ou encore seulement le troisième, sur mes propos divers, comme d’été, sur mes jus de mots, sur mes brassages de réflexions éparses par ici, par ci et par là, passés au blendeur de mon coeur.

J’écris car j’aime écrire, tout simplement. Je suis même prêt à payer pour ce passe-temps si cher à mes doigts et mon coeur, ce passe-partout dans cet espace temps que nous partageons ici-bas, via nos écrans respectifs. Nous vivons entre les lignes.

J’écris pour me regarder avec une distance, pour savoir ce que je pense au sujet de différents sujets, pour découvrir ce qui pense et ce qui se pense en moi, pour voir ce qui va sortir de ma propre petite boîte à surprise, via mes doigts, mon clavier et jusqu’à vos yeux.

Souvent, la première chose que je fais le matin, ou la nuit, c’est écrire une chronique, cette chronique. Écriture chronique. Shift enter de nuit comme de l’aurore. J’écris pour rien, et j’écris sur tout.

J’écris pour ne pas crier, j’écris sans encrier, à clavier abattu comme hybride, j’écris pour faire un peu de place dans mon mental, y trouver les trous, je tape tape tape pour alléger et épuiser le flot des mots qui nous parcourent sans cesse le cerebelum, le vôtre comme le mien. J’écris pour alphabétiser le silence, j’écris pour tenter de trouver l’entre-lignes, le juste interlignage.

Je n’écris surtout pas pour tenter d’expliquer le monde, ni quoi que ce soit d’ailleurs, ni d’ici, non. J’écris tout simplement et tout aussi humblement pour aller fouiller et jouer dans le mystère, le petit comme le grand. J’écris par amour, pour l’amour des mots. J’aime écrire et les mots m’aiment de même.

Tellement j’aime écrire, il me vient parfois à l’idée de chercher du travail en tant qu’écriveux. Mais la liberté que procure la rédaction d’un blogue à titre d’électron libre est trop précieuse. Le privilège de pouvoir dire n’importe, de n’avoir à justifier aucun mot à personne est trop grand pour le limiter. Alors j’écris en dilletante, j’écris sans attente.

Et ce matin, j’écris pour deux personnes en particulier. Elles sauront se reconnaître. Et si elles ne se reconnaissent pas, ou lisent ailleurs ce matin, je leur écrirai personnellement pour les remercier tout aussi personnellement, pour leur faire savoir que cette chronique leur est dédiée, est pour eux, pour eux deux.

Deux personnes qui ont pris la peine de lire le bandeau en haut de cette page et de contribuer. Deux personnes qui m’ont fait offrande, sans aucune obligation de leur part, de quelques dollars pour compenser les frais impliqués afin de garder ce blogue libre de toute publicité tel que demandé très subtilement et discrètement en bandeau de haut de page. Ces deux personnes ont lu, ont répondu présent(e)s et ont offert petit présent sonnant. Dring Dring wow wow, un chacun, chacun un.

J’aime offrir mes mots, j’aime les donner, les jeter dans le cyberspace pour aller voir qui y est. Mais j’adore encore davantage quand quelques lecteurs/trices se manifestent, soit par un don, par des commentaires, par un merci pour tes mots mon cher ati. Mon plaisir, vraiment.

Je n’ai pas un grand lectorat et cela est juste et bon. Parfait pour préserver l’intimité de ce rapport platonique que nous entretenons.

Alors aux deux lecteurs/trices qui m’ont fait offrande de leur $outien, gracieusement, gratuitement et sans attente, je tiens à vous dire que vos 2 réponses ont grandement réchauffé mon petit coeur de chroniqueur et qu’une copie du petit bouquin autobiographique dont je compte poursuivre la rédaction cet hiver à temps gagné vous est déjà destinée. Si c’est en donnant qu’on reçoit, votre don a été chaleureusement reçu ici, plus que du cash dans mon coeur, de la joie dans mes doigts.

Merci pour votre don, pour de la gratuité de votre geste, pour la non-obligation. Votre don est plus qu’un don, il est un grand luxe pour moi, la cerise sur le sundae de mon passe-temps d’écriveux.

Merci. Sincèrement.

BONTÉ, GENTILLESSE & ETC.

GENTIL / VRAI
1- ne veux jamais créer de remous / prêt à faire des vagues s’il le faut
2- ne veux pas offusquer personne / dédié à faire ce qui est juste
3- a peur de dénoncer des actions injustes / prêt à dénoncer l’injustice et à prendre position
4- veux être aimé à tout prix / veux être surtout juste et droit

En général, la plupart d’entre nous voulons être gentil(le), délicat(e) et attentionné(e) envers autrui. D’autres valorisent plutôt être intègres, vrai(e)s et sincères. Quitte à déplaire et déranger parfois, à froisser même s’il et quand il le faut. Pas d’omelettes sans oeufs brisés, sauf pour les véganes. Mais tant de sensibilités diverses ces jours-ci.

On dit qu’on ne peut plus rien dire de nos jours. Pourtant, on n’a jamais eu autant de tribunes pour exprimer cette impossibilité de dire quoi que ce soit. L’un explique peut-être l’autre. Ou vice et versa. Ou pas.

Pas toujours facile d’être simplement soi-même, vrai(e) et intègre et de dire ce que l’on a à dire sans froisser quiconque, ou sans se mettre personne à dos. On dit que tout se dit, mais que tout est dans la manière. Mais tant de manières de dire. Ou ne pas dire.

Comme l’affirme le fameux inconnu – ou en est-ce une fameuse ? – l’honnêteté sans bonté est brutalité, et la bonté sans honnêteté est manipulation.

La ligne est pourtant mince entre les deux. Entre bonté et gentillesse d’un côté, et transparence et honnêteté de l’autre. Entre retenue et fluidité, entre réserve et lâcher lousse, entre contenir et tout dire.

Il n’existe pourtant pas de dualité claire entre être gentil(le) et être intègre et sincère. Tout est dans la manière, la manière de dire, le soin. Le ton, l’intention derrière ce qui est dit. Et à qui on parle. Comme quand on le dit. Tout se joue en contexte.

Vivre en société implique de trouver l’équilibre entre être vrai(e) et exprimer librement et ouvertement ce que l’on a à dire, dire ce que l’on veut et doit dire, sans blesser ni (trop) froisser, et savoir où et quand se taire car comme disent aussi les autres fameux inconnu(e)s, on doit choisir ses batailles.

On dit aussi que toute vérité n’est pas bonne à dire, alors que le concept même de vérité – élastique s’il en est un – est à définir et à préciser sans cesse. Les vérités des un(e)s sont les mensonges des autres alors que certains doutent de tout et que d’autres ne sont certains de rien. Et les mots ont tant de sens. Et parfois pas, parfois trop.

De plus, il y a des vérités personnelles, des bouts d’objectivité qui nous appartiennent tous et toutes et pour lesquels on est prêt(e) à se défendre, et à se battre même. Et d’autres que l’on peut laisser aller, qu’on peut laisser glisser.

MA vérité, LA vérité.

En ce début de nouvelle année, voici un enjeu autour duquel je continuerai d‘étudier et d’expérimenter.