MARINADE DE BONHEUR

Le mental est comme du tofu: il goûte ce dans quoi vous le faites mariner. – Sylvia Boorstein

Plus tôt cette semaine, j’écrivais que le bonheur est en quelque sorte une disposition intérieure, quelque chose comme une décision. Je le pense toujours. Même si certaines expériences de la vie sont parfois très difficiles à vivre, je crois quand même que le bonheur est possible dans toute situation. Si on accepte, assume et y fait face.

Sans que je ne l’aie cherché, j’écris beaucoup au sujet du bonheur en ce doux mois de janvier. On dirait presque que j’ai pris la résolution d’être heureux en 2023. Pourtant, ce n’est pas le cas. Pas consciemment du moins. Mais on dirait que le bonheur me colle après depuis quelques semaines. Et je ne vais pas m’évader, ni courir dans la direction inverse. Au contraire, je vais lui faire un ptit nid en mon ptit coeur, pour qu’il s’y love 😉

Tombé sur ces mots de Tolstoï hier (via Sol Ange sur FB)

J’ai beaucoup vécu, et maintenant je pense avoir trouvé ce qu’il faut pour être heureux : une vie tranquille, isolée, à la campagne.
Avec la possibilité d’être serviable aux personnes qui se permettent d’être aidées, et qui n’ont pas l’habitude de recevoir.
Et un travail qui, nous l’espérons, pourra être utile ;
Et puis le repos, la nature, les livres, la musique, l’amour des autres.
Voilà mon idée du bonheur.

Sans avoir cherché à nous isoler, disons que ma voisine d’amoure et moi on vit dans un coin de forêt assez protégé, entourés d’arbres et de silence. Et une fois de temps en temps, nous recevons des gens qui, je crois apprécient notre présence.

Je pense humblement que nous faisons oeuvre utile grâce à notre petite église dans la forêt. Et on a du temps pour lire, méditer, réfléchir, écouter le silence, flatter le chat, faire de longues marches en forêt, écouter et jouer de la musique, et aimer autant qu’on le peut, sans forcer, sans trop en faire. Comme Tolstoï.

Le bonheur est un drôle de mot. Il fait peur parfois. Par peur de le perdre, on ne se permet pas de l’inviter. Et souvent quand il passe, on a hâte de le laisser aller, persuadé qu’il va partir anyway. Le bonheur est souvent associé à un état permanent. Mais dans les faits, le bonheur peut fluctuer. Il peut être plus ou moins présent, du moins on peut plus ou moins le sentir. Mais au fond, je pense qu’il est toujours présent, en background, derrière le mental, ou à côté.

Suffit de choisir de vouloir y mariner. Le vouloir. L’inviter. L’assumer. Car si, aussi facile d’être heureux qu’on le pense. Que de vieilles habitudes à laisser aller. De vieilles marinades à composter. Pour en créer de nouvelles.

Je crois que le bonheur est plus simple qu’on pense, si simple qu’on passe souvent à côté, persuadés de devoir faire quelque chose pour le mériter, devoir travailler fort maintenant pour le récolter seulement plus tard. Peut-être.

Mais il suffit peut-être seulement de changer de marinade ?

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Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver.
La vie d’aujourd’hui est trop dure et trop amère pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime […].
C’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours.

– Albert Camus à René Char, via Anita

En espérant que ces quelques mots et qu’une nouvelle recette de marinade puissent vous aider à considérer le bonheur autrement. Car le bonheur peut être très simple, et immédiat. Si on le décide. Car si pas soi-même, qui le fera ?

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À certains moments de notre vie, notre propre lumière s’éteint et se rallume par l’étincelle d’une autre personne. Chacun de nous a des raisons d’éprouver une profonde gratitude pour ceux qui ont rallumé la flamme en nous.
– Albert Schweitzer via Samano sur FB

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