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COEUR ENFLAMMÉ & ÂME CHANTANTE

La beauté est un coeur enflammé et une âme enchantée. – Khalil Gibran

Au-delà des mots et des tentatives d’explication et de compréhension, la beauté.

Au-delà les choses et les gens, la vie qui s’écoule.

Derrière les pensées qui entravent souvent le flot cru de la vie, une petite flamme de conscience au coeur du poste d’observation, petite lueur. Qui regarde, remarque, observe, prend note. Sans juger, ni calculer, ni vouloir savoir.

Tout simplement ici, calme, brûlant.

Et un coeur enchanté. Toujours en quête de beauté en ce vaste monde. Le mien comme le vôtre. Le nôtre.

Avec le temps qui passe, toute cette beauté qui demeure, persiste et mûrit.

Lentement, mais inévitablement. Doucement surtout. La beauté, toujours. Ici.

En ce matin calme et paisible, au seuil de quelques jours à la mer avec celle qui garde la flamme vivante dans mon coeur brûlant, assis à l’écran, ce moment, tout bonnement, et que ces quelques souhaits de beauté et de joie envoyés à l’air libre vers vous, rares paires d’yeux qui croiseront ces lignes au gré du hasard. Intimité permise par une écriture à circuit fermé.

Le coeur enflammé et l’âme chantante, la vie coule tout doucement. Cette vie, notre vie à tous et toutes. La même seule et unique.

Coeurs enflammés et âmes chantantes.

Aho et Amen !


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Il faut avoir une musique en soi si on veut faire danser le monde…
~ Friedrick Nietzche via Alain Nyala

POUSSÉES D'(IN)CONSCIENCE

Il y a un prix à payer pour chaque «poussée de conscience». Il est impossible de devenir plus sensible au plaisir sans devenir proportionnellement aussi sensible à la souffrance.
– Alain Watts

Cette citation met bien en mots un certain ressenti en moi qui prend place depuis un bon bout de temps déjà.

Autant une certaine ouverture – qu’elle soit dite de conscience ou tout simplement une plus grande sensibilité en soi donc inévitablement en lien avec le monde extérieur – nous amène à percevoir davantage le menoum menoum que le beurk et le ouach. En nous comme en dehors.

Autant les peaks de conscience nous font monter de plus en plus haut dans les cieux – vamos subir – autant les descentes ici-bas sont prononcées. Et dans les mêmes mesures on dirait bien.

Autant nous nous mettons à pouvoir apprécier l’immense et grande beauté du monde, notamment la nature et les enfants – autant la laideur nous saute aux yeux avec la même intensité.

Autant nous ne pouvons plus que vivre avec sincérité et une plus en plus grande transparence, autant la fausseté et les mensonges nous apparaissent dans tout leur lumière. En soi, comme en dehors.

Car si elles sont véridiques, ce que j’aime nommer poussées de conscience, ces expansions perceptuelles nous révèlent tout tout tout, le beau comme le moins, le vrai comme le faux, le conscient mais aussi et surtout peut-être l’inconscient. Car lorsque la lumière éclaire, elle pointe en premier lieu vers qui l’entrave.

Lorsque notre capacité de voir, de sentir, de percevoir, nommez-le comme vous voulez, grandit, notre regard voit l’harmonie tout autant que le tumulte et le chaos.

Lorsque nous devenons meilleur(e)s à voir le vrai, le faux apparait dans la même mesure. En soi, comme en dehors.

Il est naturel de ne vouloir que le meilleur, que le beau, que le bon. Mais sans son contraire, ces qualités ne sont rien. Et si on prétend vouloir devenir plus conscient(e), il est inévitable de plonger dans ses zones d’inconscience. Car qu’ainsi que la conscience peut grandir: en éclairant l’inconscient. Pas toujours la première chose qu’on veut voir.

Plein de beauté en ce bas monde. Mais plein d’horreur aussi. L’un vient avec l’autre pourrait-on dire. En tous cas, l’un ne vient pas sans l’autre. Et rien n’est neutre, ni sans son contraire ni opposé.

De toute façon, selon Épictète, les gens ne sont pas dérangés par les faits perçus, mais plutôt par leurs perceptions de ces faits.

Et de toute façon, aucun fait n’est neutre en soi, il nous arrive toujours par divers filtres d’interprétation. Filtres qui ont inévitablement des racines émotives, culturelles et existentielles. Alors inévitable b’observer qui observe non ?

50 nuances de gris vous dites ?

Du gris à l’infini je crois plutôt. Arc-en-ciel et toutes couleurs et dégradés compris.

Ça va bien aller. Et parfois moins bien. À nous d’apprendre à faire avec, et à voir soi comme le monde avec une certaine relativité. Car parait que tout l’est.

PEUR D’AVOIR PEUR

La seule façon de ne pas avoir peur est de comprendre que vous aurez peur parfois, et que cela est naturel. Ce n’est pas la peur qui vous arrête de faire quelque chose. C’est la peur d’avoir peur.

J’ai traduit to be afraid par avoir peur, mais j’hésitais entre avoir peur ou être apeuré(e). Car que l’on le veuille ou pas, on en revient souvent au fameux choix entre être et avoir.

Être en état de peur, être apeuré(e), ou avoir la peur en soi, au ventre, au coeur ou ailleurs, du pareil au même non ? Deux façons de dire la même chose ? Ou presque ? Ou pas ?

Être apeuré(e) semble à première vue plus impliquant que d’avoir de la peur en soi. Mais au-delà de la stricte sémantique, les deux états sont semblables. Selon que l’on se conçoive davantage un être d’état ou un être d’avoir.

Être en vie, ou avoir une vie ?

L’anglais me semble davantage une langue d’état, comparativement au français qui semble davantage avoir et posséder.

Quelques exemples.
I am scared = j’ai peur, I am hungry = j’ai faim, j’ai soif = I am thirsty.

Je pense donc je suis, je sens et je suis ou j’ai des pensées et des émotions qui me passent par la tête, le coeur et le corps.

Pour en revenir à la peur, les principales peurs humaines sont probablement la mort, la souffrance, l’abandon, l’humiliation, la disparition. Et quelques autres on the side bien sûr.

Si plusieurs humain(e)s disent ne pas avoir peur de mourir – ce que l’on verra bien pour de vrai en temps et lieu – plusieurs avouent toutefois avoir peur de souffrir, ou avoir peur que leurs proches souffrent. Mais comme l’affirme ici Montaigne: une personne qui a peur de souffrir souffre déjà de ce dont elle a peur. Pensons-y.

Simple à dire mais allez le dire à quelqu’un(e) qui a peur, que ce soit de mourir ou de souffrir. Pas moins pénible pour elle. Et quand la peur nous tient, bien difficile de s’en débarrasser.

Parfois c’est la peur qui nous tient, et parfois, c’est nous qui la tenons et ne la laissons pas aller. Car parfois, la peur réconforte aussi. Certains ont peru d’avoir peur, mais d’autres aiment ça. D’où les films d’horreur. J’ai peur donc je vis. Je suis apeuré, donc je suis.

Donc a-t-on la peur en soi ou sommes-nous la peur ?

Petite – ou grande – question existentielle, mais aux répercussions similaires.

Peut-être que la réponse juste consiste tout simplement à se permettre d’avoir ou d’être la peur quand la peur se manifeste en nous et autour de nous.

Car si on pense à l’avenir comme on le fait tous et toutes parfois, et particulièrement en ces temps incertains, il est quasiment inévitable de ressentir une certaine crainte, une inquiétude, ou une peur bleue, ou d’une autre couleur, devant les menaces qui nous se dressent devant nous.

Que ce soit peur pour soi, pour ses enfants ou petits-enfants, la peur est bien réelle.

Et chacun chacune de nous doit apprendre à vivre avec. Comme la souffrance quand elle se présente.

Et il n’y a pas d’autre choix que de la ressentir quand elle nous passe dedans ou autour, de la reconnaître et de l’accepter.

Qu’on la soit, ou qu’on l’ait. Qu’elle soit réelle, ou imaginée. Qu’on la laisse se consumer. Car elle vient, et va. Tout naturellement.

PEUR ET PAIX

La peur ne prévient pas la mort, elle entrave la vie.
Et l’inquiétude ne protège pas contre les problèmes à venir, elle ne fait que perturber la paix du moment.

Parfois, nous sommes anxieux lorsque nous pensons à l’avenir. Avec raison, ou pas. Mais toujours un peu oui. Car par définition, l’avenir est tout à fait incertain. Et imprévisible.

Que ce soit en lien avec l’état de la planète, avec notre santé physique, ou financière et matérielle, ou encore avec la plus grosse des peurs qui soit, la mort, l’avenir peut toujours s’avérer inquiétant. Surtout si on s’associe beaucoup à notre corps qui ne fait que passer.

Sauf que, bonne nouvelle, et je ne vous apprends rien évidemment, l’avenir n’existe pas, comme le passé d’ailleurs. Alors regretter le passé ou s’inquiéter pour plus tard est plutôt inutile on en conviendra.

L’avenir n’est qu’un collier de petits moments présents qui se succèdent les uns à la file des autres. Parfois, presqu’un copié-collé du moment précédent, parfois une toute autre partie de balle.

Si on peut facilement comprendre qu’il ne sert à rien de s’inquiéter pour plus tard, il est parfois difficile de ne pas s’emmêler les pieds, et la tête surtout, devant les éventuelles menaces qui pourraient survenir. Ainsi faite la vie. Et le risque en fait inévitablement partie. Et certain(e)s d’entre nous sommes assez habiles à nous inventer un avenir rempli d’embûches, et d’imaginer les multiples conséquences qui pourraient en découler.

Le conditionnel est la conjugaison préférée de l’avenir, davantage que le futur simple en tous cas. Et avec des si, on fait beaucoup de musiques de film d’horreur.

Plusieurs jeunes sont aujourd’hui éco-anxieux. On peut les comprendre. Sauf qu’à la vitesse à laquelle nous maganons la planète, c’est toute l’humanité qui a raison de s’inquiéter, plus vieux et vieilles inclus.

Nous sommes en train d’épuiser la terre même sur laquelle nos vivons. Et comme nous sommes la terre même sur laquelle nous vivons, c’est notre existence même qui est possiblement en jeu. Car fort probable que la Terre va réussir à s’adapter, mais moins certain pour nous les humains qui lui marchent dessus. À suivre et à survivre.

Alors on fait quoi ?

Profitons de chaque moment car rien d’autre n’existe. Et même chaque moment passe tellement vite qu’on ne peut en saisir aucun.

On ne peut que laisser couler le temps entre nos doigts, avec confiance dans le grand plan cosmique, s’il en existe un et si pas, dans le simple flot de la vie.

Laissons rouler le bon comme le moins bon temps qui passe avec résignation, pas une résignation défaitiste mais simplement réaliste, car quoi faire d’autre ?

Oh, on peut bien résister un peu si on veut au temps qui passe, mais plutôt futile car ce temps continuera de continuer à passer. Le temps est comme l’eau, il amène tout sur son passage.

Et malgré cet apparent défaitismes face à l’avenir qui déroule de plus en plus vite, nous sommes aussi en train de prépare l’avenir. On ne sait pas si ce sera assez ou assez vite. Seul le temps, et les catastrophes à venir, nous le dira. Espérons le mieux mais préparons-nous pour le pire.

Alors une respiration à la fois, chaque pas dans la foi, développons cette sorte de confiance en la vie qui est aussi plus grande que la simple confiance. La foi est en quelques sorte cette confiance aveugle qu’on a pas vraiment le choix de développer car la lumière de la vie est éblouissante, et le mystère plus grand que soi.

Et pas parce qu’on ne comprend pas ou qu’on ne voit pas la suite que l’on doit s’en faire. La vie en fera à sa tête de toute façon, avec notre aide ou malgré notre résistance.

Ainsi soit-il, et sera-t-il.

VIVE LE DÉSIR LIBRE !

Une passion sans cause particulière génère une intensité libre d’attachement, mais lorsqu’une passion a une cause spécifique, il y a attachement, et tout attachement est source de souffrance. – J. Krishnamurti

Cette citation de Krishnamurti me rappelle les mots du Bouddha en lien au désir qui constituerait la racine et la source de toute souffrance humaine.

Je dis LE Bouddha, comme je dis LE Christ, car selon ce que je saisis d’eux, ces personnages ne furent pas seulement des hommes; ils me semblent plutôt avoir été la réalisation de notre potentiel d’humanité, ce potentiel que nous partageons et portons tous et toutes.

Pour cette raison d’après mon humble avis qu’on ne doit pas trop s’attacher à leur personnalité mais davantage au potentiel qu’ils inpirent, au plus grand qu’eux contenu en eux. Ce que nous couvons nous aussi chacun chacune. Car au-delà de notre petit moi, nous sommes plus grand(e)s que nous.

Un peu comme l’affirme cette citation de Khalil Gibran: une goutte d’eau contient tous les secrets des océans; dans un endroit en vous se trouvent tous les potentiels de l’existence.

Mais certains croient que leur personnalité est une fin en soi, alors que ce n’est que la graine de leur possible manifestation.

Mais dans la foulée des mots du Bouddha, on aime bien dénigrer le désir. Car si le désir est la racine de toute souffrance, qui veut désirer pour éventuellement souffrir ? Seul(e) un(e) masochiste 😉

Mais si on ramène le désir à sa plus simple expression, à son plus essentiel dénominateur, ce qui serait un désir sans cause, un désir libre d’objet, cette énergie du désir est celle qui nous amène à vouloir vivre au maximum, à vibrer en totalité, à ce que chaque cellule de notre corps jouisse tout simplement d’être en vie, totalement remplie d’énergie, car le désir n’est qu’énergie, volonté de vie, énergie vitale.

Le désir est notre énergie vitale au-delà de toute peur, de tout calcul, de toute notre petitesse. Le désir est goût du risque, actions non-calculées, nos sauts dans le vide de la vie. Avec tout ce que cela implique.

Ainsi, plutôt que d’avoir peur de nos désirs, de vouloir les limiter, les ratatiner, et nous garder petit(e), et de croire que tout désir soit négatif, osons nos désirs, actualisons-les. Sautons dans le désir. Désir pour soi tout d’abord, mais qui se traduisent aussi par résultats pour le bien du plus grand nombre.

Et considérons simplement le désir comme une simple source d’énergie, comme notre vitalité comme le umph de la vie.

En actualisant tout d’abord nos plus petits désirs, les plus simples, les moins signifiants, les plus atteignables, en se mettant en action pour le simple plaisir de bouger, de se réaliser.

Et au fil du temps, petits désirs deviendront grands, et ces petits désirs initiaux perdront leur cible, et deviendront simplement un grand désir de vivre tout ce que la vie nous invite à vivre, le menoum menoum comme le yark et le beurk !

Alors Dai-me a vida, donne-moi la vie, donne-moi tout ce que tu considères que j’ai besoin pour grandir, apprendre, et devenir de plus en plus humble devant ta grandeur et ton mystère.

Pour finalement en arriver à un désir pur, libre d’attente et de résultats. Pour en arriver au bout de la route à un simple désir d’être vivant(e), tout simplement, mais totalement.

Osho, ci-bas dans un discours intitulé The Smokeless Flame, offre une autre perspective du terme désir, dans ce qui constitue pour moi l’essence de son enseignement. Enjoy !

GROS MÉNAGE DU PRINTEMPS

S’il veut renaître de ses cendres, le phoenix doit brûler. – Octavia E. Butler

On dirait que le monde est en

cette semaine.

Je ne sais si c’est la

du Wesak ou encore le début de

ou tout simplement les hauts et les bas de la vie ordinaire mais me semble que ça brasse dans la cabane humaine cette semaine.

Ici ce sont de grandes pluies qui provoquent des inondations, coupant des routes et inondant maisons, alors qu’ailleurs les chaleurs annoncent un été de plus en plus chaud en ce printemps hâtif.

Sans pouvoir comparer avec le passé car le présent qu’on a dans les yeux nous semble toujours pire et plus dramatique que le bon vieux temps – qui dans les faits n’était ni meilleur ni vieux – les temps actuels sont rock n roll.

À la lueur de ce qui se passe depuis quelques années, le vieux stock de la planète semble vouloir remonter à la surface et être mis en lumière pour être purifié.

De nos jours, les concepts de vérité et de réalité se réinventent sous la loupe de l’intelligence artificielle, alors que les nouvelles sont plus fakes que jamais. Quoi que l’ère moderne n’a pas le monopole de la propagande, elle n’est que plus éclatée, circule plus vite et est plus accessible.

Si on ne peut plus se fier à ce que l’on voit ou lit dans nos divers écrans, ce qui a toujours été le cas de toute façon sauf qu’on en est probablement seulement plus conscient(e)s désormais, certains du moins, on doit donc développer une intelligence naturelle qui émane de soi, du coeur.

On doit apprendre à développer une équanimité, pour pouvoir observer le monde environnant à partir d’une perspective plus neutre, plus détachée, sinon on va se faire brasser par les montagnes russes de l’actualité.

Mais probablement qu’une bonne semaine de

replacera cette humeur maussade et ré-illuminera notre regard en ce début mai jusqu’ici plutôt gris gris.

On a vécu au-dessus des moyens de la planète pendant trop longtemps, et la Terre est probablement en train de nous le dire. Et comme nous sommes cette Terre, un grand processus de nettoyage est requis, et il semble déjà en marche. Pour aller mieux, le monde actuel doit lâcher du lousse et se regénérer. Et le processus est probablement déjà en cours.

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Tu es composé de 84 minéraux, 23 éléments et 8 gallons d’eau répartis dans 38 trillions de cellules.

Tu es construit de pièces détachées de la Terre que tu as consommées, selon un ensemble d’instructions cachées dans une double hélice et suffisamment petites pour être transportées par un spermatozoïde.

Tu es papillons recyclés, plantes, rochers et ruisseaux, bois de chauffage, fourrure de loup et dents de requin, décomposés en parts minuscules et reconstruits en l’être vivant le plus complexe de notre planète.

Tu ne vis pas sur la Terre. Tu es la Terre.

– Aubrey Marcus via Marika Tousignant

Allez houste, tout le monde dehors.

111, 555 et 15:15

SURFER LA VIE

Si tu ne deviens pas l’océan, tu auras un constant mal de mer.
– Leonard Cohen via Pramod

On dirait bien que les temps à venir s’annoncent cahotiques, et changeants.

Sécheresse à certains endroits, inondations et mers qui montent ailleurs, chaleurs extrêmes, mouvements migratoires de masse, rareté de certains produits ou même de lieux de vie pour plusieurs, inflation, AI et autres produits dérivés, etc.

Il semble bien que le monde tel que nous l’avons connu auparavant s’apprête à changer drastiquement. Comme toujours pourrait-on penser. Mais peut-être aussi plus rapidement et de façon plus considérable que jamais auparavant. Qui sait ?

Entendez-vous le tic tac des grands changements à venir vous aussi ?

En même temps que certaines choses changent vite, de vieilles traditions passées date comme la monarchie s’accrochent les pieds dans le temps. Des choses changent vite, d’autres moins.

Mais globalement, à 8 milliards de coeurs et de corps humains sur cette planète, sans compter les animaux et le reste des autres formes de vie, notre planète, qui semble montrer des signes d’exaspération de plus en plus évidents, il nous faudra apprendre à nous adapter pour survivre. Rapidement et de façon significative.

Car manger des bananes, des oranges et autres produits importés aura été un beau luxe pendant de nombreuses années, mais pas certain si on pourra continuer ainsi encore longtemps.

Il nous faudra apprendre à limiter nos niveaux de luxe, notre niveau de confort général. À ouvrir nos frontières, à partager davantage, à arrêter de se voir séparé(e)s du reste du monde. Car il semble que l’on approche la fin d’un cycle, et le début d’un autre, encore inconnu. Comme toujours bien sûr, mais peut-être un plus.

Plus les choses changent, et plus certains se braquent face au et contre le changement. Chaque changement attire son lot de résistance. Ce qui provoque inévitablement conflits et oppositions. Mais on dirait que la vitesse augmente. Comme la chaleur.

Tout ce que l’on peut faire individuellement est de se préparer au changement. En vivant le moment présent car cela qui existe. Quoi d’autre à faire ? Être totalement ici, présent à ce qui se passe en ce moment autour de soi, observer le grand monde en mouvement, et être prêt(e) à s’adapter à ce que l’avenir est en train de nous préparer. Être souple, fluide, fléchir et réfléchir pour bouger avec justesse si et quand la vie nous le commandera.

Et socialement, regarder comment on peut s’impliquer davantage car ce n’est qu’ensemble qu’on pourra y arriver. Probablement là le plus gros défi, apprendre à collaborer plutôt qu’à compétitionner, travail ensemble plutôt que les uns contre les autres.

En attendant que l’on devienne la goutte contenant l’océan, apprenons au moins à surfer. Sinon on aura tous et toutes mal au coeur. Très mal au coeur, mal aux coeurs.

Merci Léonard du rappel.

SACRÉES AMITIÉS

Conception : Kaveesha Eve
Confection : Juliette Bruchez

Hier j’ai reçu ce bracelet en cadeau de la part d’amis précieux. Touché droit au coeur le chroniqueur. Et au poignet.

Avec ces ami(e)s, nous nous côtoyons depuis une quarantaine d’années, marchant sur des chemins parallèles, qui se croisent de plus en plus régulièrement depuis quelques années à mon grand bonheur.

Des chemins qui nous ont mené à Osho dans notre jeune vingtaine, puis pour eux sur le chemin rouge, moi vers la maison de Veeresh en Hollande dans les années 1980 et ici par la suite, sur la voie du Santo Daime et diverses cérémonies autochtones du Sud et du Nord, ainsi que sur de multiples autres chemins moins fréquentés.

Ce sont tous ces chemins que ce bracelet représente d’une certaine façon, en plus de notre grande et toute simple amitié incarnée. Avec une prédominance du Santo Daime sur le bracelet car c’est sur ce chemin sur lequel je suis engagé pour le moment. Étoile, croix, bourgogne sannyas, plumes et Beija-Flor, petit oiseau au grand coeur qui fait le pont entre toutes les lignées. Symboles tissés avec soin par des beads, une à une, toutes petites et fines. Offrande Imaginée par Kaveesha, enfilées mains par Juliette, une jeune sistar of us. Avec Ghosha dans le background.

Depuis longtemps, inspirés entre autres par Osho, nous explorons diverses routes mes amis et moi, mais la principale avenue que nous naviguons est celle de l’amitié au-delà des appartenances spécifiques à une lignée ou à une autre. Nous marchons, chantons et dansons nos routes avec l’ouverture au coeur pour notre monde.

Nous n’étudions pas tant nos chemins spirituels dans les livres ni les scriptures, non plus dans les discours des autres, même si nous accordons beaucoup d’importance aux mots de nos elders qui ont ouvert le chemin avant nous. Respect pour les traditions, ancrées dans le présent et dans le vivant du moment, dans le grand now. Et devenant lentement, simplement, naturellement et humblement nous-mêmes de jeunes elders à nos façons respectives.

Nous marchons nos paroles par la bouche de nos coeurs et de nos âmes, nous les chantons, les dansons, les construisons et les marchons en beauté et en soin avec nos mains, nos pieds et nos ami(e)s, pour soi et pour autrui. Nous fondons maison au coeur de notre monde, ici bas sur terre et inspirés par up there, chacun avec nos qualités de rassembleurs. Harbor in the heart.

Si les grandes révélations spirituelles sont toujours éclairantes quand il arrive qu’elles daignent descendre sur nos âmes et nos coeurs, et nous ne les cherchons pas absolument ni à tout prix, l’amitié constitue la plus grande valeur spirituelle qui soit.

Car tant que nous sommes incarné(e)s, nos ami(e)s et nos collègues de route constituent nos piliers, nos repères, nos fondations. Notre famille d’âmes. D’un coeur à l’autre, d’une âme à l’autre, ici sur Terre. Maintenant, ici, à chaque moment et pour l’éternité qui passe par chaque instant.

Pour le moment, mon projet de coeur est notre petite église dans le forêt de Val-David. Si vous voulez avoir une idée de leur projet actuel à eux, et les soutenir un peu peut-être car vraiment un gros projet, donc toute aide est appréciée. Comme je ne peux peux contribuer autant que je le voudrais, je vous réfère par ici:

https://www.gofundme.com/f/wasteskun-meztli-moondance-new-ceremonial-grounds?utm_campaign=p_cp+share-sheet&utm_content=undefined&utm_medium=copy_link_all&utm_source=customer&utm_term=undefined

Sur ces mots, mes ami(e)s, Aho !

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Et peu importe nos prières, celles ci-bas – d’inspiration amérindienne – me semblent toutes les englober car toute vraie religion humaine est incarnée directement et inévitablement tout d’abord dans les éléments de la nature, terre, air, eau, feu, comme dans nos coeurs et nos corps.

Alors tendons vers ce grand code de déontologie tout simplement humain.

  1. Levez-vous avec le soleil pour prier. Priez seul. Priez souvent. Le Grand Esprit écoutera, si seulement vous parlez.
  2. Soyez tolérant envers ceux qui sont perdus sur leur chemin. L’ignorance, la vanité, la colère, la jalousie et la cupidité proviennent d’une âme perdue. Priez pour qu’ils trouvent des conseils.
  3. Cherchez-vous, par vous-même. Ne laissez pas les autres tracer votre chemin à votre place. C’est votre route, et la vôtre seule. D’autres peuvent le parcourir avec vous, mais personne ne peut le parcourir à votre place.
  4. Traitez les invités de votre maison avec beaucoup de considération. Servez-leur la meilleure nourriture, donnez-leur le meilleur lit et traitez-les avec respect et honneur.
  5. Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, que ce soit d’une personne, d’une communauté, du désert ou d’une culture. Il n’a pas été gagné ni donné. Ce n’est pas le vôtre.
  6. Respectez toutes les choses qui sont placées sur cette terre – que ce soit des personnes ou des plantes.
  7. Honorez les pensées, les souhaits et les paroles des autres. N’interrompez jamais quelqu’un, ne vous moquez pas ou ne l’imitez pas grossièrement. Accorder à chacun le droit à l’expression personnelle.
  8. Ne parlez jamais des autres de manière négative. L’énergie négative que vous émettez dans l’univers se multipliera lorsqu’elle vous reviendra.
  9. Toutes les personnes font des erreurs. Et toutes les erreurs peuvent être pardonnées.
  10. Les mauvaises pensées provoquent des maladies mentales, corporelles et spirituelles. Pratiquez l’optimisme.
  11. La nature n’est pas POUR nous, c’est une PARTIE de nous. Ils font partie de votre famille mondaine.
  12. Les enfants sont les germes de notre avenir. Plantez l’amour dans leur cœur et arrosez-les de sagesse et de leçons de vie. Quand ils sont grands, donnez-leur de l’espace pour grandir.
  13. Évitez de blesser le cœur des autres. Le poison de votre douleur vous reviendra.
  14. Soyez honnête à tout moment. L’honnêteté est le test de la volonté dans cet univers.
  15. Gardez votre équilibre. Votre moi mental, votre moi spirituel, votre moi émotionnel et votre moi physique – tous doivent être forts, purs et en bonne santé. Travailler le corps pour renforcer l’esprit. Devenez riche en esprit pour guérir les maux émotionnels.
  16. Prenez des décisions conscientes quant à qui vous serez et comment vous réagirez. Soyez responsable de vos propres actions.
  17. Respectez la vie privée et l’espace personnel des autres. Ne touchez pas aux biens personnels d’autrui, en particulier aux objets sacrés et religieux. Ceci est interdit.
  18. Soyez d’abord fidèle à vous-même. Vous ne pouvez pas nourrir et aider les autres si vous ne pouvez pas vous nourrir et vous aider vous-même en premier.
  19. Respectez les croyances religieuses des autres. N’imposez pas votre croyance aux autres.
  20. Partagez votre bonne fortune avec les autres. Participez à des œuvres caritatives.

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    Et ci-bas, quelques mots de notre beloved au sujet de la prière

ESPOIR À INVENTER

Il est trop tard pour préserver la vie telle que nous la connaissons. Trop tard aussi pour le développement durable. – Harvey L. Mead, 2007

Récemment je consultais des données sur le réchauffement climatique. Parait qu’il est déjà trop tard les ami(e)s, parait que nous sommes déjà cuits. Littéralement.

Notamment dans certaines parties au sud de notre monde, dont l’Inde, où la température sera prochainement invivable pour les humain(e)s, en particulier les plus fragiles. Pas si plus tard que ça, dans les prochains mois. Cette année. En fait, ce serait déjà le cas.

Parait aussi que pour ne pas nous faire paniquer, les experts du GIEC ne nous disent pas tout. Notamment qu’il serait déjà trop tard.

Vraiment spécial de vivre une certaine fin du monde en direct. Du moins, la fin d’un certain monde que l’on a déjà connu et qui n’est déjà plus, et qui le sera encore moins bientôt, de plus en plus.

Bien sûr que nous avons toujours été probablement au seuil d’un certain inconnu, d’un inconnu incertain, d’une incertitude existentielle. Mais il semble que ces temps actuels soient encore plus incertains que jamais auparavant. Le bord du gouffre.

Si des bombes nucléaires menacent de sauter et de nous anéantir depuis quelques décennies déjà, la réalité environnementale semble sur le point de nous exploser au visage et à tout le corps, et d’atteindre un tel déséquilibre que certains ne pourront même plus survivre. Épeurant. Mais pas surprenant.

Que ce soit par la chaleur extrême, par le manque d’eau ou, au contraire, par la hausse du niveau des eaux, nous sommes cuits les ami(e)s, En fait nous nous cuisons nous-mêmes.

Alors que fait-on ?

Au seuil de grandes transitions et bouleversements tels que ceux que nous vivons maintenant, même si on ne veut pas toujours les voir en pleine face, on ne peut que vivre maintenant. En nous préparant au pire, en espérant le meilleur, mais en regardant les faits pour ce qu’ils sont. Même si on dit que le meilleur est toujours à venir, l’avenir n’est pas rose, même si nos lunettes le sont.

Ainsi, sans savoir ce qui adviendra de notre avenir plus ou moins immédiat, sans même pouvoir nous en douter probablement, on ne peut que vivre ce moment pour ce qu’il est. Vivre le moment présent selon la formule consacrée.

En gardant espoir que tout est toujours OK tel quel – toujours imparfaitement parfaite la vie – en gardant à l’esprit que de fortes secousses sociales sont à venir.

S’il nous reste un peu d’espoir, inventons-nous un maintenant lucide, calme, déposé. Un maintenant simplement présent. Comme dans cadeau. Car que cela la vie, un cadeau. Ou pas. Emballant. Ou épeurant.

THANK YOU VERY VERY MUCH / MERCI BOUCOU BOUCOU

Le français suit l’anglais ci-bas.

These few words are written to the sound of this superb musical piece played on a loop as it simply and so beautifully expresses all the gratitude of the world.

Often, at the end of our ceremonies here, but elsewhere and at other times too, we are confronted with the limits of the word THANK YOU.

But all of us express it all the same because until proven otherwise, this 8-letter word is still the one that best expresses all our recognition, our gratitude, the chance we have to be alive.

THANK YOU as a way of saying the privilege of seeing this life, of being part of it, of contributing to it. To express the great mystery that constitutes our very small role in this great existence.

Despite wars and famines, despite adversity, despite the lows of our highs, we can only continue to say THANK YOU, and yes, and to do the best we can to change the world, little by little around us, through small and humble gestures with no expectations other than that of contributing. And to keep our hearts open, despite the harshness of the world sometimes.

In this new month of May, in these chaotic times on our blue planet, let us sow beauty, goodness, sweetness, care for our brothers and our sisters, our children and our elders, our young and our old. . And let’s continue to consider this world as ours. and take care of it as best we can.

And let’s say THANK YOU, because it’s still the best way to say and express our appreciation.

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When you express gratitude, you raise the vibrations around you to a higher frequency.
You create positive energy that emanates out from you and returns to you as wonderful experiences.
You become magnetic.
Good things and good people gravitate toward you because you’re such a joy and delight to be around.

An attitude of gratitude is naturally attractive.
It has the power to turn challenges into possibilities, problems into solutions, and losses into gains.
It shifts the energy.
It expands our vision and allows us to see what might normally be invisible to someone with a limiting attitude.

Gratitude is a prayer for goodness to abound.
I think the words “thank you” are two of the most beautiful words in the language.
They can light up someone’s face and help the other person know that he or she is appreciated.
It opens the doors to our hearts and allows us to feel connected.

Let’s spend as many moments as we can every day being grateful for all the good that’s in our lives.

~ ❤ ~ Daniel Peralta

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Chronique écrite au son de cette superbe pièce musicale jouée en boucle qui exprime simplement et si bellement toute la gratitude du monde.

Souvent, au terme de nos cérémonies ici, mais ailleurs et en d’autres moments aussi, nous sommes confronté(e)s aux limites du mot MERCI.

Mais tous et toutes nous l’exprimons tout de même car jusqu’à preuve du contraire, ce mot de 5 lettres est encore celui qui exprime le mieux toute notre reconnaissance, notre gratitude, la chance que nous avons d’être en vie.

MERCI pour dire le privilège de voir cette vie, d’en faire partie, d’y contribuer. Pour exprimer le grand mystère que constitue notre tout petit rôle dans cette grande existence.

Malgré les guerres et les famines, malgré l’adversité, en dépit des bas de nos hauts, on ne peut que continuer à dire MERCI, et oui, à faire du mieux que l’on peut, à changer le monde petit à petit autour de soi, par de petits et humbles gestes sans attentes autres que celle de contribuer. Et à garder notre coeur ouvert, malgré la dureté du monde parfois.

En ce mois de mai naissant, en ces temps cahotiques sur notre planète bleue, semons du beau, du bon, du doux, du soin envers nos frères et nos soeurs, nos enfants et nos ainé(e)s, nos jeunes et nos vieux. Et continuons de consider ce monde comme nôtre. et d’en prendre soin du mieux que l’on peut.

Et disons MERCI, car c’est encore le meilleur pour dire et exprimer notre appréciation.

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Lorsque vous exprimez de la gratitude, vous élevez les vibrations autour de vous à une fréquence plus élevée.
Vous créez une énergie positive qui émane de vous et vous revient sous forme d’expériences merveilleuses.
Vous devenez magnétique.
Les bonnes choses et les bonnes personnes gravitent autour de vous parce que vous êtes une telle joie et un tel plaisir à côtoyer.

Une attitude de gratitude est naturellement attirante.
Elle a le pouvoir de transformer les défis en possibilités, les problèmes en solutions et les pertes en gains.
Elle déplace l’énergie.
Cela élargit notre vision et nous permet de voir ce qui pourrait normalement être invisible pour quelqu’un avec une attitude limitative.

La gratitude est une prière pour que la bonté abonde. Je pense que le mot « merci » est l’un des plus beaux mots de la langue française.
Il peut éclairer le visage de quelqu’un et aider l’autre personne à savoir qu’elle est appréciée.
Il ouvre les portes de nos cœurs et nous permet de nous sentir connectés.

Passons autant de moments que possible chaque jour à être reconnaissant(e)s pour tout le bon qu’il y a dans nos vies.

~ ❤ ~ Daniel Peralta