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LA VIE LA MORT

Hier, sur les fils de nouvelles, on a appris que le Maroc a subi un grave tremblement de terre. Plus de 2 000 morts à l’heure actuelle, et le compte monte toujours. Je pense aux morts, mais aussi aux vivant(e)s, aux survivant(e)s. Aux gens qui restent. Dans la rue, dans le drame, dans le deuil.

Puis ce matin, sur FB, je vois la photo d’une personne que j’ai croisée au Brésil et avec qui je m’étais liée d’amitié depuis quelques années, Ailton, une personne douce et délicate, sympathique, avec qui je pratiquais mon portugais et devenais amis, plus jeune que moi, qui est décédé récemment. Et je pense à sa douce. Et à sa peine.

En voulant aller voir quelques images du Maroc sur le site de Radio-Canada, je reçois en pleine face des publicités d’assurance-vie. La vie, la mort. Et le bref espace entre les deux.

Et la futilité de tout ceci.

Un jour on vit, et le lendemain on croule et disparait sous les décombres.

Un jour on aime, et le lendemain on pleure son amour.

Nous sommes bien peu de choses devant le grand mystère. En fait, nous sommes presque rien. Un presque rien qui cherche, qui se cherche. Une présence qui se pense parfois séparée du grand Tout.

Nous vivons en ce monde qu’on nomme parfois un monde d’illusions. Mais les chagrins me semblent réels, notre impuissance aussi. Comme notre incompréhension de tout ce qui se passe dans le vaste monde, incompréhension encore plus grande face à l’infinitude.

On ne peut que rester humble devant le mystère. On ne peut que demeurer ouvert devant les sentiments du monde, les gens, comme toute l’immense scène ouverte.

La vie côtoie la mort, elle l’inclut même. Et parfois, la mort nous frôle. Elle le fait parfois annoncée aux nouvelles par milliers, sans cause humaine, sans personne à blâmer. Ou elle nous touche et nous ébranle parfois par la disparition de gens que l’on a connu et qui nous ont quitté, à tout jamais.

La mort nous rappelle que la vie est fragile, qu’elle nous est prêtée, qu’on nous la confie pour un certain temps, et ensuite, goodbye !

Alors prenons-en bien soin, soignons-la, dorlotons-la. Et cela ne peut passer que par nos proches, par la nature qui nous entoure. Mais aussi et premièrement, par soi-même.

Soyons doux et douces avec toutes les formes de vie.
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La joie des choses infimes ne te vient que lorsque tu as accepté la mort.
Mais lorsque tu regardes avec avidité vers tout ce que tu pourrais encore vivre, alors rien n’est assez grand pour ton plaisir, et les choses infimes qui ne cessent de t’entourer ne sont plus sources de joie pour toi.
Voilà pourquoi j’observe la mort, car elle m’apprend à vivre.

C.G. Jung, Le Livre rouge

YEUX FERMÉS COEUR OUVERT

On ferme les yeux pour prier, pour pleurer, quand on s’embrasse et quand on rêve. Car les plus belles choses de la vie ne sont pas visibles, elles ne sont senties que par le coeur. – Helen Keller

Une grande d’âme que cette dame.

Depuis tout jeune, je suis persuadé qu’un petit bout de la grande âme a été déposé dans notre coeur à notre naissance. Que c’est là que se cachent les plus grands secrets de l’univers. Là que les choses les plus compliquées se simplifient tout doucement. Là que l’on doive respirer pour aspirer à la paix.

Dès qu’on ferme les yeux, le coeur s’ouvre. Car les yeux sont une source de distraction qui nous entraîne en dehors de soi. D’ailleurs la source du mot ex/tase : un état en dehors de soi. On devrait plutôt chercher l’in/stase. Ce état intérieur qui nous ramène au bercail, au home universel.

On ne peut rien enseigner à autrui car l’apprentissage est une inside job. Encore plus dans le domaine de la spiritualité, de la connaissance de soi.

Tel que l’affirme Krishnamurti, la vie n’est pas quelque chose qu’on apprend d’autrui, la vie doit être écoutée, et comprise à chaque instant, sans accumuler d’expérience. Mais pas comprise avec la tête, comprise avec le coeur. Sentie, ressentie, vécue de l’intérieur.

En cette ère tellement stimulée visuellement et aimantée vers l’extérieur, passant beaucoup par la vue, il est peut-être temps plus que jamais de revenir, dans le coeur, en soi. Et fermer ses yeux, ouvrir son coeur et tout simplement respirer. Lentement, simplement, consciemment. Respirer le monde.

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L’humanité a un immense besoin de méditation, pour équilibrer ce que la technologie a apporté.
– Osho

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Le monde est bâti sur les transactions déshonnêtes, sur la fraude.
Mais la plus grande fraude, la plus grande escroquerie, c’est la spiritualité mais ne le répétez pas, vous vous ferez des ennemis.

Avez-vous eu besoin d’exercices particuliers pour entrer dans le ventre de votre mère ?

Y a-t-il quelque chose à faire pour que la graine en terre produise des racines ?

Tout ce qui se produit, se produit spontanément.

Si une graine prend racine, laissez-la pousser, ne vous en mêlez pas.

Le monde de la spiritualité est une fraude, il ne peut exister que par la fraude.
La spiritualité n’existe pas; il n’y a que la vie dans le monde, le jeu des cinq éléments.
Vous n’êtes pas plus que du végétal. L’herbe pousse, les êtres humains poussent aussi.

Nisargadatta via J Gagliardi via Cristina Rj

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Ici, un ptit 5 minutes

L’INTELLIGENCE DU COEUR

Toujours les mots justes ce cher monsieur Bobin, les justes mots.

La racine de l’intelligence se trouve clairement dans le coeur. Dans l’innocence, dans l’ignorance, dans le non savoir. Dans la présence du moment, dans la simplicité de l’être.

On associe souvent l’intelligence au cerveau, à la tête, au rationnel mais on a tout faux il me semble.

Un bébé naissant est pure intelligence, notamment tout le processus de la naissance. Les animaux sont aussi pure ingénierie intelligente, tout comme les plantes et tout le reste du cycle de la vie.

En fait, la vie elle-même, et toutes ses manifestations, n’est que pure intelligence. Même quand on ne comprend pas, quand on ne saisit pas, même quand rien ne fait sens. Une pure et chaotique intelligence de vie qui se manifeste à chaque instant.

On dit qu’il existe divers types d’intelligences, naturelle comme artificielles. mais il semble n’exister une seule stupidité naturelle.

Personnellement, je ne connais pas trop les nuances des intelligences; la stupidité un peu plus. Mais contrairement aux cheveux, je n’ai pas trop tendance à vouloir chercher à couper l’intelligence en quatre. Car comme l’affirme Christian Bobin, l’affirmation que la racine de l’intelligence est l’amour, qu’elle se situe dans le coeur, me suffit, me comble, me parle. Les autres types m’intéressent peu.

Quand on perçoit le monde à partir du coeur, à partir de l’intelligence de l’amour, tout fait sens, même le non-sens. Même l’incohérence, même le chaos.

En fait, l’ultime intelligence me semble être l’état d’amour dans lequel on peut se tenir, cette attitude avec laquelle aborder la vie, cette qualité avec laquelle on doit recevoir la vie et ses multiples manifestations. Ça ressemble à la foi ça non ? À une grande confiance du moins.

Les machines peuvent faire les tous calculs qu’on veut, mais jamais elles ne pourront sentir ni passer l’amour.

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N’AYEZ PAS PEUR DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE !
Claude Leclerc

❤️❤️❤️

N’ayez pas peur de l’intelligence artificielle
Méfiez-vous plutôt
De ce que vous considérez
Comme votre propre intelligence !

La seule intelligence véritable
Relève de la Conscience, de la Présence
De la vision claire, intuitive
Qu’elle permet !

Par définition
Aucune machine
N’aura un jour
La faculté de présence…

Si vous considérez votre mécanique mentale
Comme votre propre intelligence
Vous êtes perdu(e) !

Parce que cette soi-disant intelligence
Est aussi artificielle
Qu’aucune machine ne le sera jamais !

L’ensemble des perceptions, croyances
Et « façons de penser »
Qui la constitue
Est le pur résultat
De conditionnements sociaux
Familiaux, culturels
Et n’a rien ni de « propre »
Ni de véritablement intelligent !

Un ensemble d’artifices
Un écran de fumée
Imposé et surimposé
Sur la pureté de votre conscience
Votre véritable intelligence…

Au moins
Ce qu’on appelle « Intelligence artificielle »
Vous savez qu’elle est artificielle
Fabriquée
Factice
Un ensemble de programmes, de logiciels
De mémoires
Qui – c’est le cas de le dire –
Ne tiennent qu’à un fil… électrique…

Votre mental soi-disant rationnel
Est aussi un ensemble de programmes
De mémoires
Aussi fabriqué et factice que la première
Mais vous ne le savez pas
Ne vous en rendez pas compte…

La seule liberté possible
Par rapport à tous les faux semblants de ce monde
Dépend de votre capacité à vous connaitre
En profondeur…

Dépend de la découverte de votre âme
Faite de présence, de lumière et d’amour…

Là où réside la véritable intelligence
C’est-à-dire la capacité de voir les choses
Comme elles sont
Derrière le miroir des apparences…

Aucune machine
N’est capable de présence véritable
N’est capable d’amour véritable
Et ne pourra jamais l’être…

Elle peut feindre des comportements
Adopter des attitudes
Mais ni la présence, ne l’amour
Ne se définissent en termes de comportements…

Tous les séducteurs
Et les manipulateurs de ce monde
Savent cela
Consciemment ou inconsciemment…

Leurs victimes, cependant
Ne le savent pas…

Ne soyez pas du côté des victimes
Apprenez à vous connaitre !

Le jour où vous vous connaitrez
Comme un être de pure présence
Et d’amour pur
Vous n’aurez plus rien à craindre
Ni des machines
Ni des manipulateurs, manipulatrices…

Vous saurez
Vous verrez
La vérité derrière les masques
Le vide derrière les machines…

En attendant
Méfiez-vous de votre propre machine intérieure !

Les concepteurs de robots
Dit d’intelligence artificielle
Ne font rien d’autre que d’essayer
De reproduire ce qui existe déjà
Dans votre propre cerveau…

La conscience et intelligence véritable
Existe en dehors du cerveau
De tous ses artifices mentaux
Et ne peut donc être dupe
Des illusions qu’ils génèrent…

Vous n’avez qu’à débrancher l’ordinateur
Pour que toute sa soi-disant intelligence
S’évanouisse…

De la même façon
À la mort du cerveau
Et parfois même avant
Votre mécanique mentale s’éteint…

L’intelligence authentique
Non seulement ne dépend pas
Ni du temps, ni de l’espace
Mais en est la créatrice
Comme de tout le reste…

Un regard intelligent sacré
Préside
À la création
Et au fonctionnement de tous les mondes
Y compris du vôtre et de ses artifices…

Ce regard a un cœur
Et ce cœur est l’amour
Tout aussi sacré…

Cessez de craindre l’ombre
Chercher plutôt la lumière !

La lumière de l’amour
Et de la présence
Que vous êtes
Derrière tous les mirages…

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Si ça vous parle, référence sur les 9 types d’intelligence (via Srajano)

https://www.nordangliaeducation.com/pbis-prague/news/2020/12/09/the-nine-types-of-intelligence?fbclid=IwAR2paYJatXlWJtruzSQs09z3m1vK_4d9YyVud1GhoyB3P-6GaWHfV5C-tP0

BONHEUR INCONSOLABLE

Pas facile d’être heureux ces temps-ci quand notre monde rock n roule autant et craque de partout.

Difficile d’être léger et serein(e) alors que notre monde brûle, brasse, sèche, coule et croule de tous bords tous côtés.

Pas évident non plus de jouir de la chance que l’on a ici, nous qui vivons dans des coins de pays privilégiés, alors que d’autres vivent la guerre, la fuite et les camps de réfugié(e)s. Et que même ici, des milliers d’enfants comme d’adultes n’ont même pas assez à manger ni même un toit, sans parler de leur souffrance.

Mais pourtant, quoi faire d’autre ? Comment être heureux/se malgré tout ce drame qui en frappe tant parmi nous ?

Tout un défi que d’être heureux/se sans que les malheurs de tant de nos soeurs et frères, qui est pourtant bien réel et dramatique, nous submerge et éteigne notre privilège.

Mr Bauchau l’exprime bien, apprendre à être inconsolable ET heureux.

Et aider les gens autour de soi, à notre humble mesure.

Sans nier le malheur qui frappe le monde. Sans penser rose ni détourner le regard.

On ne peut vraiment consoler quiconque souffre. On ne peut que demeurer empathique face à sa peine, compassioné(e)e face à sa souffrance, et au moins reconnaître sa situation.

Comme on ne peut pas vraiment se consoler soi-même, ni même se guérir de nos traumas passés. On doit apprendre à vivre avec. À y puiser son bonheur.

Certains, face au trop gros lot de mauvaises nouvelles qui circulent, qu’elles soient environnementales ou humaines, préfèrent ne plus regarder, ne plus savoir, détourner le regard. Chacun(e)s ses choix.

Mais il me semble important de voir et de savoir dans quel monde nous vivons, de garder le coeur ouvert pour nos frères et nos soeurs.

Tout en contribuant à notre petite échelle.

Consoler avec bonheur.

TISSÉS SERRÉS

Tout est connecté comme le sang qui nous unit. Nous ne tissons pas la toile de la vie, nous n’en sommes qu’un brin de cette vaste toile. Tout ce que nous faisons subir à cette toile, nous nous le faisons subir à nous-mêmes.
– Chief Seattle

Nous ne marchons pas sur la terre, nous sommes la terre dit-on.

Tout ce que nous faisons subir à notre terre, à notre mère et à notre mer, c’est à nous que le faisons subir. Et ces temps-ci, il semble bien que nos milieux de vie nous renvoient en plein visage le fruit de nos actions passées.

Malheureusement, les décideurs ne décident plus. Les corporations continuent leur chasse aux profits, les machines de guerre continuent la destruction. Et pendant ce temps, l’industrie du divertissement continue de tenter de nous distraire, et celle de l’humour de nous faire rire. Mais jaune est ce rire.

Nous fonçons droit devant, sans vraiment ne rien remettre en question. Un ministre pourtant business man ose dire qu’il faut réduire le nombre de voitures par au moins deux, et cela ne soulève que protestation et négation. Le ministre de l’environnement est mou comme un morceau de plastique non recyclable.

Oh bien sûr, il nous faut continuer à vivre. Et nous sommes plus de 8 milliards sur la boule, 8 milliards à l’avoir un peu perdu la boule, à force de vouloir avoir plutôt qu’être.

Mais on continuera de garder espoir, et de faire notre toute petite et humble part à notre si petite échelle. En espérant que nos enfants seront plus sages que nous.

On continuera à tisser notre petit bout de toile filante, et à nous laisser filer et tisser par la grande toile. En gardant au coeur et en tête que cette course folle vers l’ici et le maintenant n’a peut-être pas de sens unique, peut-être qu’une multitude de sens. Qu’on ne saisit pas encore tout à fait.

Aho !

OUVRIR LES MAINS, ET OUVRIR SON COEUR

Au final, le trésor de la vie est perdu par ceux qui tentent de le garder et gagné par ceux qui le laissent aller.
– Lao Tzu

Depuis quelque temps, les événements de la vie nous démontrent que l’on peut tout perdre assez rapidement. Inondations, feux de forêts, ouragans, tremblements de terre. Un peu partout sur la terre, et pas si loin de nous, certains perdent tout résultant d’événements naturels. Tout perdre, tout d’un coup.

En quelques heures, et quelques minutes même, tout ce que l’on pensait posséder peut se transformer en ruines. Et en cendres.

Même si cela ne nous arrive pas à nous directement, ça nous fait voir – et sentir – que ça pourrait nous arriver à nous aussi. N’importe quand. N’importe où.

En fait, si diverses catastrophes frappent certain(e)s de nos concitoyen(ne)s à un rythme de plus en plus rapide et intense ces temps-ci, c’est toute notre terre qui semble montrer des signes de rébellion. Surprenant qu’elle ne l’ait pas fait avant en fait.

Souvent, on se fait accroire, et on se rassure – ou le tente – en pensant que nous possédons des choses, que ce soit une maison, une auto ou des bidous à la banque, notamment dans un fond de pension, notre sécurité pour l’avenir. On s’accroche à nos affaires.

Mais on voit ces temps-ci que la maison peut brûler vite vite vite, l’auto peut partir dans un lit de bouette et que le fonds de pension est troué et n’a pas de fond finalement.

Devant un tel constat, on peut soit prendre peur, ou prendre conscience, mais de préférence prendre conscience que nous ne possédons absolument rien. Même pas ce corps physique.

On peut soit fermer nos mains sur nos prétendues possessions, ou les ouvrir et réaliser qu’on doit apprendre à laisser aller. Que la vie inclut la mort, que la mort fait partie intégrale de la vie. Et qu’entre les deux, on ne peut apprécier ce que l’on a -ou pense avoir – pendant le peu de temps que cela passe.

Et il devient alors possible et indispensable de se tourner vers ce qui est central et indéniable au coeur de cette vie. Soit l’impermanence. Le changement. La fluidité. Et prendre conscience que l’on ne peut que laisser aller le contrôle, et lâcher prise, cette fameuse expression tant utilisée mais si peu réellement réalisée réellement.

On dit qu’on ne meurt qu’avec ce que l’on a donné pendant cette vie. Alors donnons pour voir.

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Pour réussir, tout ce que vous avez à faire est d’abandonner tout ce que vous savez.
– Asara Lovejoy via Pierre Lemieux

PETITS BOUTS DE RIEN DU TOUT DE L’UNIVERS

Tu es une ouverture à-travers laquelle l’univers se regarde et s’expérimente elle-même.
– Allan Watts

L’autre jour je postais ceci, qui veut un peu dire la même chose:

Le réel vidé n’est pas celui sur lequel tu portes ton regard, c’est celui à partir duquel tu regardes.

On pense qu’il y a LE monde, là-bas, out there, et nous. On pense qu’on contemple le monde, qu’on dit vide, que le monde tourne autour de soi. Moi moi moi. Et mon nombril.

Mais au fond, probablement que le monde n’est que monde. Sans définition, sans détermination. Et que nous, nous petit bout de monde dans le grand tout, nous n’en n’observons qu’un petit bout, un infime et tout petit bout.

On ne peut même pas imaginer l’infinie vastitude de l’univers. Quelques photos prises par le téléscope James Webb nous donne une toute petite idée de notre tout aussi infinie ignorance de ce vaste univers. Car on ne peut imaginer que ce que l’on connait.

Pour le reste, on ne peut que garder la foi, et penser l’infini. On ne peut qu’imaginer, au mieux de notre capacité, l’infinie vatitude.

Mais sans jamais oublier que le vaste monde est aussi en nous, en soi. Pas ce petit soi qui se prend pour quelqu’un, qui se pense fini, qui se prend pour quelque chose.

Ce Je qui pense que le monde autour de. Peut-être qu’on pourrait simplement se laisser aller dans ce grand tout, dans cette grande valse des éléments.

L’autre jour on parlait d’intégration. Et quelqu’une mentionnait qu’ELLE devait intégrer l’expérience, une expérience beaucoup plus grande que ce que le mental peut imaginer.

Et plus tard, quelqu’un d’autre a mentionné qu’il voulait plutôt se laisser intégrer par l’expérience. Bingo !

Comme le veut l’expression, floridienne probablement, si tu as peur du crocodile, laisses-toi manger par le crocodile, et tu deviendras alors le crocodile. Pareil comme la vie quoi.

Laissons-nous prendre par la vie, laissons-nous happer par tout ce qui vit, laissons-nous nous dissoudre dans le vaste cosmos, dans l’inconnu, dans le grand vide qui contient tout.

Acceptons de ne rien savoir, accueillons le simple fait que l’on ne voit rien de tout ce qui vit et existe en dehors de soi, comme en soi. Nous sommes d’éternels étudiants en ce vaste monde et moins l’on pense savoir, plus on risque de la faire. Par hasard, par surprise, par simple ouverture d’esprit.

Aho !

AIMANT

Les gens les plus magnétiquement attirants sont ceux et celles dont l’énergie n’est pas investie à tenter de plaire à autrui, de faire partie du groupe, ni de satisfaire les opinions des autres. Ils et elles ne font que transmettre un message clair et simple à l’univers quant à qui ils/elles sont.
– Myriam Hansaa

Ci-haut, en concentré, clair et limpide, le mode d’emploi pour être soi-même. Tout simplement, totalement. Suivre son chemin, ouvrir sa propre voie.

Oh, bien sûr, pas inutile d’écouter les autres aussi à l’occasion. Mais au-delà de tout, suivre ce que l’on sent, cette petite voix qui résonne en nous.

Les gens les plus inspirants que j’ai rencontrés au cours de ma vie ont toujours été ceux et celles qui ont réussi à demeurer eux et elles mêmes. Le plus simplement du monde, mais aussi le plus totalement.

Pour devenir un aimant, on doit s’aimer, justement. Totalement.

Vous devez vivre complètement avec tout ce que vous êtes et aimer complètement qui vous êtes, avant de pouvoir devenir ce que vous voulez devenir.
– Bashar

Je sais, un peu paradoxal la vie 😉

CHRONIQUE VERS LE VIDE À PARTIR DU VIDE

Le réel vidé n’est pas celui sur lequel vous portez votre regard, c’est celui à partir duquel vous regardez.
– Adyashanti

2ème journée d’abstention de FB. Parfois, pour des périodes variables, je m’abstiens de FB par souci de déconnexion virtuelle, comme pour fermer les fenêtres, cette fois, c’est pour passer un message. Même si je suis très réaliste quant à la portée réelle de notre geste. Tout de même, nous sommes quelques mouches qui tentent de fatiguer la bête.

Ce matin, si vous lisez cette chronique, c’est soit que vous êtes abonné(e)s directement à mon blogue, et que vous recevez une notification, soit que vous tombez dessus plus tard, par intention ou par hasard. SI une telle chose existe.

J’aime l’idée d’écrire en circuit fermé. Comme ce matin.

Ce matin, je n’écris que pour vous, ces quelques paires d’yeux qui choisissent de me lire.

La plupart des gens lisent ce blogue parce que je mets un lien sur FB qui y mène. Ils et elles ne choisissent pas vraiment de me lire, ils et elles tombent dessus, ou voient le lien par hasard, et se disent, tiens je vais aller voir ce qu’il a à dire ce matin le chroniqueur.

Pas ce matin. Ce matin j’écris seulement pour toi, vous, mes quelques fidèles lecteurs/trices. Je vous écris directement. J’écris du vide, à partir du vide. En essayant de décrire – un peu – le vide.

Comme j’écris à petite échelle, je me permets donc d’écrire un peu plus flyé, un peu plus éso que d’habitude. Je me permets de partager ces quelques mots d’Adyashanti qui m’ont fait vibrer dès que mes yeux les ont aperçus: Le réel vide n’est pas celui sur lequel vous portez votre regard, c’est celui à partir duquel vous regardez.

Ces mots m’ont fait reconnaître quelque chose en moi, un point de vue, une perspective, un endroit connu, et inconnu en même temps.

Je ne sais pas pour vous, mais parfois, moi, j’ai comme l’impression que si un vide existe, il est davantage à l’extérieur de moi qu’à l’intérieur. Comme in nous on était plein. Mais de quoi ? est la question.

Voir au-delà des apparences. Ou tenter de. Car on dit que ce monde, qui a l’air si concret, n’est composé que de vide et que ce l’on pense réel est composé d’énergie qui ne peut être considéré ainsi.

Le vide constituant ainsi l’intérieur de la plénitude perçue.

Je vous laisse réfléchir à ça aujourd’hui, pendant que nos yeux sont libres de FB scrolling qui nous fait penser que le monde extérieur est vraiment plein… de toutes sortes d’affaires dans nos écrans. Comme en soi.

Bon vide à vous.

Envoyé de mon vide à moi.

Et tout plein d’amour chez-vous.


ME NOUS

Peu importe ce que vous faites, observez : est-ce tout, toujours et seulement à-propos de toi-même, ou est-ce pour le bien-être du plus grand nombre. Ceci indique la distinction entre le bon et le mauvais karma.
– Sadghuru

Avec tout le respect que j’ai pour vous Mr Triste Ghuru, pas si simple que ça la vie je trouve moi.

Car en quelque sorte, on vit toujours tout d’abord en fonction de soi-même et de nos propres besoins. En premier lieu du moins. Comme on dit dans les avions, les parents doivent mettre le masque d’oxygène sur eux-mêmes afin d’être capable d’aider leurs enfants par la suite. Un peu ça la vie aussi me semble non ?

Car si je fais partie du monde, et que je me rend heureux, j’améliore le sort du monde non ? Vu de même.

Nous sommes tous et toutes fondamentalement égoïstes. Même quand on veut le bien du plus grand nombre, c’est principalement pour soi qu’on le veut et qu’on le fait. Par valeur, par principe, par conviction. Et en réalité, qui sait ce que le monde a réellement besoin ? On doit se méfier des sauveurs.

Bon et mauvais karma sont deux gros concepts. Qu’on ne saisit pas très bien. Et qui varient selon nos croyances, notre compréhension, comme selon les diverses interprétations religieuses et philosophiques qu’on en fait.

Pourtant, il me semble que le karma n’est jamais plus tard, il est toujours instantané. Quand on pose un geste bon, qui a des répercussions bénéfiques pour plus grand que seulement soi-même, en général on se sent bien. Quand on aide autrui, quelqu’un en besoin, le feeling est doux au coeur de soi, en soi(e). On sent qu’on participe, qu’on contribue, qu’on fait le bien, en tous cas du bien, et qu’on aide. Du moins on se fait du bien à soi.

Mais bien sûr que pour aider le monde, nos propres besoins fondamentaux doivent être comblés. Du moins dans une situation normale, hors d’un danger imminent.

Mais c’est d’ailleurs dans les situations d’urgence qu’on reconnait la force morale de fond des gens. Ces temps-ci, ils et elles sont plusieurs à aider leurs concitoyen(ne)s dans les feux de forêt et autres situations d’urgence qui tombent sur notre monde. À prendre soin des aîné(e)s, des enfants, des animaux. À rassurer. À réconforter.

Malgré ce qui transpire des médias sociaux et de masse qui aiment la mauvaise nouvelle et la perversion humaine, nombreuses sont les personnes qui travaillent pour le bien commun, tout en assurant leur propre survie. La plupart des gens sont de bonnes personnes. Du moins dans mon entourage. Mais je crois sincèrement que c’est le as de la majorité.

Le graphique suivant apport un éclairage intéressant car on constate que tout est question d’équilibre dans la vie.

Car trop de ceci ou de cela, comme pas assez, nous fait tomber dans un excès ou une carence. Funanbulisme au programme.

Au fond, l’équilibre s’avère être un constant déséquilibre qu’on rectifie à chaque instant, d’un bord comme de l’autre. Un perpétuel ajustement, une recentration constante. Ne nous reste qu’à trouver l’aisance pour le faire, le flow pour le retrouver, sans cesse. Car tout est toujours en mouvement.

Et comme ils disent, ben oui encore eux autres, la seule chose qui ne change pas c’est le changement.