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BEAUTIFUL PEOPLE

Les personnes les plus formidables sont celles qui ont connu la défaite, la souffrance, les difficultés et les pertes et qui ont réussi à trouver leur chemin à-travers ces profondeurs.
Ces personnes ont développé une capacité d’appréciation, une sensibilité ainsi qu’une compréhension de la vie qui leur a permis de développer compassion, gentillesse de même qu’une profonde et sincère prévenance envers autrui.
Les «bonnes personnes» ne le deviennent pas simplement comme par magie.

– Elizabeth Kübler-Ross

On dirait que la vie doit nous forger, nous sculpter, nous pétrir, nous ramollir.

Pour devenir bon et bonne, et riche de coeur et d’âme, il nous faut souvent passer à-travers de petits enfers, qu’ils soient personnels, familiaux, professionnels ou relationnels. Comme disaient nos ancêtres, faut souffrir pour être bon(ne), ou quelque chose du genre.

En ce sens, on dirait que ceux et celles qui l’ont – ou l’ont eu – trop facile demeurent à la surface de leur être, ne découvrant pas en eux et elles leur profonde richesse enfouie.

Pour développer notre plein potentiel, et découvrir toute la gamme de nos ressources intérieures et de nos forces, c’est comme si on devait plonger en soi. Et ce plongeon est souvent déclenché par l’adversité rencontrée dans les choses du monde.

S’il n’est pas agréable de passer par certains chemins sombres et tortueux, si on résiste et qu’on puise en soi, on en ressort épuré(e), purifié(e) et vivifié(e). Si on en ressort. Car pour de mystérieuses raisons, certains s’y engouffrent et y restent, ils et elles disparaissent.

Le risque est toujours présent au début d’une descente en enfer. On ne connait jamais la glissitude de la côte à descendre. Et comme on ne dit pas mais qu’on constate parfois, tout ce qui descend ne finit pas nécessairement par remonter. La côte est difficile à remonter, les écueils nombreux, les efforts à faire parfois immenses.

Accompagner une personnes qui a glissé en soi, qui s’est égarée d’elle-même est délicat. Rien vraiment que l’on ne puisse faire. Qu’accompagner, qu’être à-côté, assister. Toujours délicat de ne pas suivre l’autre dans sa descente. Que demeurer présent à l’autre, pour l’autre, et être patient. Et espérer, grader foi et espoir.

Nous passons tous et toutes par des bouts plus rough and tough, des passages plus ardus, plus étroits et périlleux. C’est là qu’on peut y puiser notre courage, et découvrir notre résilience, ce mot devenu fameux depuis Cyrulnik.

Les temps présents en mettent plusieurs à l’épreuve. On dit qu’on vit une crise de santé mentale. Personnellement je crois que nous vivons une grande perte de sens, une crise de foi. Le présent est dur, vite et esseulant, l’avenir incertain et précaire.

Le seul refuge que l’on puisse trouver réside en soi. Dans son coeur, dans son âme, dans le moment présent qui est toujours complet en soi. Si on doit aller fouiller dans nos entrailles pour cueillir nos fruits, on doit aussi demeurer empathiques et bienveillants envers autrui car plusieurs autour de nous passent par des détours serrés. Et on ne sait jamais qui. Ni quand ça sera notre tour.

Parfois il nous faut expérimenter des épreuves pour découvrir son coeur, pour qu’il puisse développer de l’endurance et battre plus fort, devenir plus vigoureux.

Si c’est le cas pour vous ou pour un(e) de vos proches, comme ce l’est pour moi en ce moment, sachez que nous n’êtes pas seul(e), nous sommes nombreux à fouiller les bas-fonds de notre âme, ou à accompagner quelqu’un qui se trouve actuellement dans un tel passage.

Souhaitons-nous tous et toutes patience, résilience, persévérance et bienveillance.

Et foi ma foi.

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Accueillir, c’est reconnaître que ce que vous voyez est vous !
Lorsque ça devient insupportable, on projette l’émotion à l’extérieur de soi parce que ça devient trop difficile de l’accepter comme faisant partie de soi.
Tout ce que l’on voit, c’est soi !
Nous sommes l’espace où tout se passe.
Et ce qui est impermanent est illusion, c’est-à-dire tout le monde.
Accueille-le entièrement, sans résistance !
Le rêveur a oublié, juste oublié, qu’il est la Source, cette Grande Joie.
En réalité, l’être ne s’éveille pas, il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le Tout.
La grande Joie est le retour à la Source

– Betty

SÉLECTIONS NATURELLES

Comme la majorité du petit peuple que nous sommes, en fait pas vraiment un peuple, que quelques millions de personnes partageant un territoire donné qui ne nous appartient pas, au contraire nous qui lui appartenons, j’ai perdu mes élections.

Mais j’assume mes sélections. Et tout ce qui vient avec. Tous les choix, toutes les décisions prises.

Je peux regarder à l’extérieur et me sentir frustré et floué, ou bien tourner mon regard par en-dedans et observer ce qui observe tout ce qui bouge autour sans – trop – m’y attacher.

Je peux choisir de ne pas prendre pour du cash tout ce qui apparait autour de moi car tout ceci ne sera un jour que réelle illusion. Pour le moment ce n’est qu’illusoirement une illusion. Car encore plus ou moins réel pour la plupart d’entre nous.

Alors, apprenons à choisir nos combats. Car en regardant trop vers l’extérieur, on finit par se perdre. De vue et de coeur. On laisse les événements extérieurs déterminer comment on se sent. On laisse les apparences extérieurs contaminer nos entrailles.

Apprendre à répondre plutôt qu’à réagir. Et ne pas répondre à toutes les sollicitations car elles sont trop nombreuses pour notre petite capacité d’indignation.

Nous sommes nombreux à être déçu(e)s, frustré(e)s, fâché(e)s même ce matin d’un bout à l’autre de la belle province. La majorité même. Blues provincial, diverses nuances de bleus, alors que d’autres voient rouge. Ou je peux choisir tout l’arc-en-ciel sans m’attacher à un nom ou une couleur.

Comme on dit chez les anonymes : la sérénité d’accepter les choses que l’on ne peut changer, le courage de changer les choses que l’on peut, et la sagesse d’en connaître la différence. Moi je vote pour ça.

Car pour le moment, rien à changer en dehors. Done deal.

Qu’accepter les choix des autres qui sont différents des nôtres. Et arrêter de tenter d’abaisser ceux et celles qui ont choisi différemment, car qui suis-je pour savoir ce qui est juste et bon. Que juste et bon pour soi. Toujours seulement que pour soi. Humilité peuple, humilité. Et acceptation. Et arrêtons de chiâler. Même si certain(e)s en revendiquent le droit. Un droit qui tue à la longue peuple. Et un privilège qui gruge.

Accepter – ce qui requiert sagesse et humilité – ou se fâcher et continuer de chiâler et de japper après la parade. Mais la parade est passée. Ça aussi que d’apprendre à choisir. Choisir ses combats, choisir ses ébats.

Alors soit on continue de bitcher après les politicien(ne)s, et faire comme de si nombreuses personnes, soit jouir de leur droit de se plaindre puisqu’ils et elles ont voté, ou on passe à autre chose.

En passant, à ceux et celles qui votent pour avoir le droit de chiâler, mon oncle Georges a des nouvelles pour vous:

Il existe différentes façons de voter. Choisissons les terrains sur lesquels on veut et peut agir.

Et apprenons à donner un sens à notre vie en dehors de ce qui se passe dans les médias : autant en terme de signification qu’en terme de direction.

Car la direction ultime ne mène toujours qu’ici, maintenant, en soi. Simple comme ça. Aussi simple que ça.

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Accueillir, c’est reconnaître que ce que vous voyez est vous !
Lorsque ça devient insupportable, on projette l’émotion à l’extérieur de soi parce que ça devient trop difficile de l’accepter comme faisant partie de soi.
Tout ce que l’on voit, c’est soi !
Nous sommes l’espace où tout se passe.
Et ce qui est impermanent est illusion, c’est-à-dire tout le monde.
Accueille-le entièrement, sans résistance !
Le rêveur a oublié, juste oublié, qu’il est la Source, cette Grande Joie.
En réalité, l’être ne s’éveille pas, il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le Tout.
La grande Joie est le retour à la Source.

– Betty

VÉRITÉ RÉCONCILIATION GUÉRISON & HUMANITÉ

Ce matin, je laisse la place aux mots d’Isabelle Picard car elle rend mieux que je ne pourrais le faire l’importance de cette journée pour tout le monde, non pas seulement pour les premières nations. Car passé commun que nous partageons, même si eux et elles ont souffert plus que nous.

J’EN APPELLE À LA GUÉRISON

ISABELLE PICARD, ETHNOLOGUE

Le 30 septembre se tient la deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, que d’autres appellent la journée du chandail orange.

Ce chandail orange, que vous verrez sans doute en grand nombre, est devenu le symbole d’une histoire commune à plus de 150 000 enfants autochtones au pays pendant 165 ans mais aussi, d’un même souffle, le symbole de la résilience de tous les peuples autochtones du Canada.

Ce chandail raconte l’histoire de Phyllis Jack Webstad qui, en 1973, vivait avec sa grand-mère dans la communauté de Dog Creek, en Colombie-Britannique. Lorsqu’elle a été en âge d’aller à l’école, sa grand-mère lui a acheté un joli chandail orange pour commencer ce nouveau chapitre de sa vie.

Comme sa grand-maman et sa maman avant elle, Phyllis a été envoyée dans un pensionnat pour Autochtones. À son premier jour, elle portait fièrement son beau chandail orange, lacé sur le devant.

À peine arrivée, on lui a ordonné de retirer tous ses vêtements. Comme tous les autres enfants, Phyllis pleurait et n’y comprenait rien. Personne ne l’a réconfortée. Elle n’a jamais revu son chandail orange, sans doute brûlé comme le voulait la coutume avec les effets personnels des pensionnaires autochtones. Elle a compris alors qu’elle n’était pas importante.

Ce chandail deviendra donc, dès 2013, le symbole d’un lourd souvenir certes, mais aussi celui du chemin de la guérison, celui que l’on porte pour se rappeler, pour montrer notre soutien au jour du 30 septembre, journée où tous les enfants autochtones devaient être arrivés dans les 139 pensionnats conçus pour eux pendant l’ère durant laquelle ils ont été ouverts.

Ce n’est que l’an passé que cette journée, qui vise à promouvoir les efforts de réconciliation avec les peuples autochtones, a été officiellement créée par le gouvernement fédéral en réponse à la recommandation numéro 80 du rapport final de la Commission vérité et réconciliation de 2015.

Bien que symbolique, cette journée se veut nécessaire. Elle devrait être consacrée à l’éducation, à la réflexion, voire au recueillement. Rappelons que près de 6000 enfants autochtones ont trouvé la mort dans ces pensionnats et que de nombreux pensionnaires en ont gardé les cicatrices vives de violences en tout genre allant d’expériences scientifiques ayant mené à la malnutrition, la maladie et la mort en plus des violences psychologiques, physiques, sexuelles, culturelles et identitaires.

Cette journée ne se veut pas une fin en soi, mais plutôt le début d’une longue démarche. Une démarche commune. Elle ne vaut pas grand-chose si les gens profitent du congé accordé par plusieurs provinces (sans le Québec) ainsi que par le gouvernement fédéral pour aller magasiner ou regarder des séries.

Il faut être deux parties pour se réconcilier. Il faut faire les efforts. Mais avant même de penser à y arriver, il nous faut guérir. Nous tous. Cette guérison n’est pas uniquement réservée aux Autochtones.

Quand je lis des papiers ou que j’entends des commentaires défensifs, fermés, bourrés de préjugés, de propos racistes ou de raccourcis qui font preuve de malhonnêteté intellectuelle, j’en appelle à la guérison. Quand je me souviens qu’il y a deux ans, le 28 septembre 2020, Joyce Echaquan mourait à l’hôpital de Joliette, j’en appelle à la guérison. Quand j’entends le premier ministre François Legault qui s’obstine à ne pas reconnaître le racisme systémique ou le principe de Joyce, j’en appelle à la guérison.

Cette journée marque le début d’un travail et d’efforts communs qui visent la réconciliation. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Comment pourrons-nous savoir quand nous y serons arrivés ? Que faut-il mettre en place ?

Je n’ai pas la réponse à toutes ces questions. Je sais cependant que chaque fois qu’on fait de la place aux voix autochtones dans les médias, ça aide. Que chaque fois qu’on permet aux artistes autochtones de chanter dans leur langue, ça aide. Que chaque fois qu’un gouvernement, une société, une institution a le courage de changer quelque chose dans son système parce que ça laissait les Autochtones de côté, ça aide. Que chaque séance de formation, chaque conférence donnée par un Autochtone aide.

De petits pas sur une longue route.

Un survivant des pensionnats a dit un jour : « Il aura fallu des centaines d’années pour nous détruire, il en faudra au moins autant pour nous rebâtir. » Je trouve qu’il a vu juste. Il faudra être patient et prendre le temps de bien faire les choses.

Tantôt, il nous faudra toutefois penser à un meilleur partage des pouvoirs, des territoires, à une meilleure justice. C’est là, je crois, que nous mesurerons la véritable volonté de faire mieux. À l’heure des grands pas. Et pour tout ça, j’en appelle à la guérison.

CyberPresse, vendredi 30 septembre

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Avec en prime quelques superbes images.

DE L’AUDACE PLEIN LA FACE

photo via Jean Gagliardi

La vie est en effet toute une aventure.

Pour certain(e)s, la vie, cette vie, est une grande aventure folle et mouvementée, pour d’autres une ptite ride plus tranquille. Parfait ainsi, chacun(e) ses choix, chacun(e) ses voyages, chacun(e) sa couleur.

En cette vie, certains bouts de route, on les choisit, d’autres pas, ils nous arrivent en pleine face, nous tombent parfois dessus sans qu’on s’y attende.

Si on savait tout ce qui nous pend au bout de la route, on n’avancerait peut-être pas, pas aussi vite, pas dans la même direction. Mais comme on n’a pas vraiment le choix, allons-y gaiement, peu importe ce qui nous arrive.

Parfois, on choisit le bout de route à suivre, parfois on doute. Parfois on court, parfois on rampe de reculons. Tout bon. Chaque bout de route sa propre route.

Dans sa jeunesse, on fait parfois de drôles de choix, on prend parfois de drôles de bouts de route. Souvent alors que l’audace se déploie avec le plus de ferveur et de vigueur.

Et avec les années qui s’accumulent dans le corps, on a tendance à avancer moins vite, et à vivre moins dangereusement, à calculer un peu plus. Car avec les années, le corps suit parfois moins tous les élans du coeur. Quoi que. Pas tout le monde, pas tout temps. Mais tout de même, nos élans s’adaptent à nos capacités corporelles. Même si l’âme ne vieillit pas, notre véhicule s’use et répond moins rapidement ou vigoureusement à l’audace du coeur. Dans ses actions du moins, mais pas dans l’intensité de notre présence.

Si la vie est une aventure audacieuse ou elle n’est rien, elle demeure tout de même quelque chose peu importe. Suffit de définir l’audace. Car toute vie est plus ou moins audacieuse. Parfois, pas besoin de faire grand chose pour être audacieux/se. Question de présence. Comment on habite son corps. Pas toujours besoin de faire des sparages pour être audacieux. Certaines conditions physiques ou psychologiques invisibles à l’oeil nu font en sorte que le seul fait de rester en vie constitue en soi une grande aventure. Genre:

via Samano

Pas fou ce Romain, ni grec 😉

Alors peu importe votre définition d’audace, je vous en souhaite plein la face. Oui de l’audace plein la face. Je vous souhaite que tout ce que vous fassiez soit fait de façon audacieuse, même le plus banal. Car peut-être qu’au fond, l’audace n’est qu’une attitude, et pas tant une action ?

Et comme disait Osho, si certains disent de penser 2 fois avant de sauter, lui disait de sauter et que l’on aura tout le temps de penser par la suite.

1-2-3, go ! Pensez-y.

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Laissez tomber tout ce que vous avez pris des autres. Être mendiant vaut mieux que d’être riche – riche non pas de vos propres gains, mais de biens volés, de choses empruntées, riche de tradition, riche par héritage. Non, mieux vaut être un mendiant et se débrouiller tout seul. Cette pauvreté recèle une richesse, parce qu’elle est vraie. L’important n’est pas le chemin, l’important c’est l’authenticité du chercheur. Laissez moi vous l’expliquer.

Vous pouvez suivre n’importe quel chemin, si vous êtes sincère et authentique vous atteindrez le but. Certains chemins peuvent être ardus, d’autres peuvent être plus faciles; certains peuvent être entourés de verdure, d’autres peuvent traverser des déserts et d’autres encore de beaux paysages et certains autres peuvent ne pas avoir de paysage autour d’eux, c’est encore autre chose. Mais si vous êtes sincère, honnête, authentique et vrai, alors chaque chemin mène au but.

Cela peut donc être réduit à une chose; l’authenticité est le chemin. Peu importe quel chemin vous suivez, si vous êtes authentique, chaque chemin mène au but et l’opposé est également vrai; peu importe le chemin que vous suivez, si vous n’êtes pas authentique vous n’arriverez nulle part. Votre authenticité vous amène au but et rien d’autre. Tous les chemins sont secondaires, le principe de base est d’être authentique, d’être vrai.

– Osho

EN TOUT, AVEC TOUT ET POUR TOUT

Tout en ce vaste univers existe en vous, avec vous et pour vous.
– Kahlil Gibran

En moi, avec moi et pour moi.
Tout comme en toi, avec toi et pour toi.
Autant qu’en lui/elle, avec lui/elle et pour lui/elle

Ainsi qu’en nous, avec nous et pour nous, qu’en vous, avec vous et pour vous.
Comme finalement en eux/elles, avec eux/elles et pour eux/elles.

Donc en, avec et pour sont les trois mots à retenir ici. Car que ce soit moi, toi, lui elle, nous, vous et eux comme elles, cela est secondaire. Puisque nous sommes tous et toutes la même, tous et toutes les mêmes.

L’important à retenir selon moi dans cette affirmation de Mr Gibran est que tout existe en chacun/(e) de nous, en chaque être humain, comme en toute vie animale, végétale ou minérale.

La vie est ici, en chacun(e) de nous, comme en dehors, et tout ce que nous percevons se trouve en soi, avec soi et pour soi. Quoi qu’on dirait parfois que certains choses que nous vivons, pensons sentons ne se trouvent qu’en nous et pas en dehors. La liberté du libre arbitre. Chacun(e) de nous est libre de faire du monde ce qu’il/elle en veut, ou en peut, avec ce que nous portons dans notre coeur, dans notre tête et dans notre petit baluchon de vie passée.

Parfois, je me demande si nous voyons tous et toutes la même vie, si nous regardons tous et toutes la même vue. Car des milliards de gars et de filles des vues. Je porte en effet la légère impression qu’il y a des milliards de réalités, des milliards de perceptions. Et que même si nous marchions sur la même terre, nos perceptions ne relèvent pas de la même sphère, même si nos âmes flottent toutes dans le même air.

Toute la vie est en tout, avec tout et pour tout. Tout partout.

Tout se tient, tout est lié, donc tout est lien. S,il est mien, il aussi tien, sien, leur, nôtreet vôtre. Mais surtout nôtre, à nous tous et toutes. Un monde à partager. Équitablement.

Il n’y a qu’une seule et même vie, multipliée en de nombreux différents corps et organismes vivants. Si on pouvait seulement se souvenir que tout est lié, que tout est connecté, que tout se tient, on en reviendrait à une vision globale et à un plus juste partage des richesses et à un partage de la pauvreté.

Du coup, on arrêterait d’abuser de la terre, de s’approprier égoïstement et abusivement ses non-infinies ressources car on réaliserait que c’est de soi-même qu’on abuse, c’est soi-même qu’on assoiffe et qu’on affame. Soi-même qu’on épuise. Que c’est à chacun(e) de nous qu’on fait du mal, qu’on maltraite, qu’on traite mal. Même si on ne le voit pas tout de suite.

Mais nous vivons encore et toujours dans le monde de la dualité. Cela est probablement encore nécessaire pour l’évolution de l’humanité, sinon on serait sûrement passés à autre chose.

Ainsi, il y a moi et le monde, moi dans le monde et le monde pour moi. Ce que certains appliquent en se servant dans le bien public et collectif plutôt qu’en servant le bien public et collectif. Mais ça c’est aussi moi, toi, lui, elle, nous vous comme eux et elles tous et toutes. Le monde quoi.

À suivre, et à survivre.

SMACK SMACK PRÉSENT DU PASSÉ

Éventuellement, un moment donné, plutôt que de dénigrer ou de condamner cette période actuelle de ta vie, plutôt que de la dévaloriser et ou la discréditer, tu pourras l’apprécier pleinement car tu réaliseras qu’un désir frais et renouvelé a émergé de cette période et cela te mènera à une nouvelle énergie que tu n’aurais pas pu atteindre sans le contraste que cela a créé pour générer ce désir.
– Abraham Hicks

En fait, face à notre passé, les choses sont relativement simples.

Soit on l’embrasse, soit on le rebrasse, c’est pour la rime. Câline.

Si tu pouvais voyager dans le temps, que ferais-tu face à ton passé ?
Moi maintenant & moi plus jeune.

Mais comme la vie est bien faite, ou pas selon certains, impossible de refaire le passé. Quoi que certain(e)s s’essaient, et aiment bien brasser la vieille schnout, aussi inutile cela soit-il. Chacun ses choix. Chacun ses hobbies. Chacun ses préférences.

Embrasser ou rebrasser son passé ? Telle est toute une question qui n’en est pas vraiment une.

Toujours notre choix, selon nos capacités du moment.

On voit couramment dans l’air du temps actuel, notamment chez certains plus vieux, ce réflexe qui consiste à vouloir revenir au bon vieux temps. Make the good old days great again. Revenir au connu, au confortable, aux bonnes vieilles habitudes. Pour bâtir l’avenir à partir des ressources du passé. Bon chance.

Avons-nous vraiment le choix de ne pas apprécier ce qui a été car ça nous a mené ici et à qui nous sommes maintenant ?

Comme le moment présent n’est qu’un pas sur une trajectoire en déploiement, notre passé nous a mené à ici, à maintenant. Ici et maintenant, en route vers ailleurs. Un pas à la fois.

Et chaque pas compte. Comme chaque pas ne peut que se faire et prendre place dans le moment actuel. Le pont, la rivière et etc. On peut apprécier ce qui s’est passé jadis, ou regretter, souhaiter autrement, avoir des remords. C’est le même prix. Et toujours notre choix, que notre choix à nous. Même si le choix de rien d’autre que d’accepter ce qui a été, et de faire avec.

On peut aimer se faire souffrir inutilement. Ou le faire par habitude. Mais vient un moment où l’on réalise que c’est tout à fait inutile. Mais il faut que leçon s’acquiert et le temps ne peut que prendre son temps.

On peut revoir son passé pour en tirer des leçons, ou pour alimenter les regrets.

Mais une chose est certaine, les périodes les plus souffrantes sont souvent les plus riches si on décide d’y puiser les trésors cachés dans la bouette. Mais pour cela, il faut oser se salir les mains, et le reste de son être.

Il faut oser être lucide et reconnaître ses erreurs, erreurs qui n’en sont jamais vraiment de toute façon. Que des occasions d’apprendre, que des leçons déguisées en épreuves.

Parfois, quand la tempête frappe de plein fouet, il est bien difficile de saisir les leçons. Alors on doit parfois se tenir après quelque chose de stable, boucher son nez et ronger son frein un certain temps jusqu’à ce que les choses soient plus calmes et que la vie nous révèle les leçons à tirer. Éventuellement.

C’est souvent avec l’âge et le temps qui passe que l’on apprend cela, lentement et pas si sûrement que ça du tout. Car ça nous prend souvent de multiples crises pour apprendre, pour comprendre. Mais avec foi et persévérance, on finit par y arriver.

Smack smack cher passé.

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Avec les mains sur mon cœur.
J’invoque ma capacité à aimer et à me laisser aimer.
J’invoque ma capacité à rêver de nouveaux rêves, à les nourrir et à les voir naître.
J’invoque ma capacité à rire.
J’invoque mon droit d’être humain, imparfait, et de faire des erreurs.
J’invoque mon désir d’approfondir et de découvrir mes déserts et oasis intérieurs.
J’invoque mon talent pour nourrir mon âme et lui donner tout ce dont elle a besoin.
J’invoque mon feu, ma passion, ma capacité à inspirer et à aider les autres.
J’invoque ma tendresse, ma compassion.
J’invoque mon but pour qu’il se manifeste avec plus de force et de visibilité.
J’invoque ma place dans le monde.
J’invoque la fluidité, la clarté, l’orientation, la direction.
J’invoque ma lumière, mon esprit, mon essence… pour prendre les rênes de ma vie.
J’invoque plus de magie divine, des synchronies, des instants magiques, des rencontres orchestrées, des cœurs qui se reconnaissent au bout d’une éternité.
J’invoque ma famille spirituelle.
Et maintenant j’ai tout laissé tomber.
Prendre son temps et sa place.
Et je vous remercie de pouvoir le faire.
Et pourquoi je le veux.

QUI PERD GAGNE

Une fois de temps en temps, j’aime utiliser comme point de départ chronique des mots qui me questionnent, des agencements de mots avec lesquels je suis ou plus moins d’accord. Ceux-si en sont. Moins d’accord que plus dans ce cas-ci. J’aime ces mots de travers qui me font réfléchir tout croche et de côté. En fait j’apprécie ces mots qui font fléchir ma pensée en tous sens, et tordre mes croyances.

Premièrement, vous, une chose ?

Hey chose, pousse mais pousse égal.

Que l’on parle de moi, de toi, du soi en général, de nous ou de vous, d’ils ou d’elles, sommes-nous tout d’abord quelque chose ? Ou quelqu’un ? On aime le penser pour la plupart. Ça nous rassure, ça nous fait exister. Dans la boîte, ou en dehors.

Plutôt que quelque chose ou quelqu’un, ne sommes-nous pas plutôt rien ? Un tout petit rien du tout dans ce grand Tout ? Un tout petit rien, né tout nu et qui mourra dans de beaux draps ? Ou dans les bras de Murphy ? Un petit rien abrillé d’un bel égo en cuir épatant ? Un tout petit trou ce nous dans le grand tout terrien, tout terrain de la grande terre de rien que nous sommes ! Cette terre que nous sommes d’ailleurs en train de déshabiller et de déshériter à force de l’user et de l’abuser.

Avec le temps qui passe, je trouve beaucoup plus reposant de tendre à ne devenir rien du tout, à ne plus chercher à être quoi ou qui que ce soit. J’ambitionne de devenir rien du tout, de dé-devenir.

Plutôt qu’à toujours tenter d’être quelque chose dans ce grand fourre-tout cosmico-comique. Car être quelqu’un, c’est quelque chose. Ce n’est pas rien d’essayer tout le temps d’être ou de devenir, c’est fatiguant, épuisant. Ça use. Si on arrête seulement de vouloir devenir quoi ou qui que ce soit, nous sommes déjà, tout simplement.

Ah aussi simple que ça ? Peut-être.

Au fur et à mesure que l’on avance dans la vie, que notre corps vieillit, et que l’on s’approche de la mort à venir sans avenir et du grand repos, on semble de moins à moins enclins à devenir quoi – ou qui – que ce soit, car on développe une certaine intuition que la course folle vers le grand n’importe quoi ne rime à rien. Ou du moins rime de moins en moins à quelque chose, ou à quelqu’un.

Quiconque a déjà vu un(e) proche sur son ultime lit a pu réaliser la futilité de la course folle – et même de la simple marche – vers nulle part ou vers quoi – ou qui – que ce soit. La mort nous ramène à la simplicité même de la naissance, relie le fil d’arrivée au fil du départ, et à la fin de course folle à lier. Vivement le grand repos, qui est d’ailleurs possible avant la fin. Si on arrête simplement de chercher, euréka ! on a trouvé.

Autre formulation problématique à mon avis que celle qui vise à tenter de se trouver.

Car quiconque cherche finit par trouver quelqu’un, ou quelque chose. Quiconque cherche un sens à la vie a tendance à en trouver un. Même s’il faut le faire de force, ou à tort ou à raison.

Mais y a-t-il quoi ou qui que ce soit à trouver ? Se fouiller sans fin jusqu’à l’épuisement, pour finalement arrêter et se trouver bien drôle d’avoir tant chercher à trouver.

Quand on cherche, on se force parfois à trouver. Alors que si on arrête tout simplement de chercher, tout est ici. Ma foi. Mais il faut parfois s’épuiser à chercher pour se rendre compte qu’il n’y a rien à trouver.

Alors pourquoi ne pas chercher à se perdre plutôt qu’à se trouver ?

Car nous sommes né(e)s rien, nous sommes né(e)s de rien. Du moins de pas grand chose, tout au plus un tout petit pain. Et nous retournerons, au bout de la route, et de la déroute, au bout de notre petite route de doutes, et de croûtes à manger, à ce petit rien issu du grand tout. Petit pain de rien du tout. Pain à la raison. Peut-être que c’est tout. Et peut-être que c’est tout partout.

Ainsi, au fond, comme en surface, tout ce que l’on aura vécu n’aura peut-être été que du vent ? Une quête ? Que de la broue dans le toupet, que du vent dans la face ? Peut-être une grande farce que cette vie-ci de recherche dans laquelle on s’efforce tant à construire quelqu’un – ou quelque chose ?

Une vie à tenter de bâtir quoi ? Pour qui ? Pour quoi ? Pourquoi ?

Les questions se posent mais ne nous reposent pas.

Alors vient alors un moment où l’on pause les questions, ou peut-être plutôt sont-ce les questions qui se déposent.

Fini les qui, basta les quoi, goodbye les quand et les pourquoi.

Et il ne reste alors que ceci, qu’ici. Guili guili et le tour est joué. On s’est fait jouer un bon tour. On en a fait le tour.

À force de chercher à trouver, on s’épuise. Et peu importe ce que l’on peut trouver nous sera repris au fil d’arrivée. Car on vit les mains vides, et la tête pleine, et ce n’est peut-être que le coeur qui mérite d’être rempli. Le coeur brisé, et maintes fois paré, et réparé.

Si on nait les mains et le coeur vides, l’âme vierge et toute ouverte, tout ce que l’on peut accumuler ne peut que s’emmagasiner dans le coeur, là où réside notre âme. Paraît d’ailleurs que ce n’est que le contenu du coeur qu’on emmènera avec l’âme au bout du chemin. Qui mourra verra.

Quant à Google, allez-y, faites vos recherches, et perdez-vous y votre lutin. De toute façon, tout ce que vous y trouverez n’est que du vent algorythmé.

Et anyway gang, qui perd gagne.

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La vérité toute crue est que, dans ce monde, rien n’a d’importance.
– Zentao via Khirad

LES OH ! ET LES BAH ! DE LA VIE

Le but dans la vie consiste à gérer avec équilibre la terreur d’être en vie avec le miracle d’être en vie.
– Carlos Castaneda

Terreur et miracle. Gros duo. Gros programme. Épeurant. Excitant.

L’expression la terreur d’être en vie peut choquer, comme celui du miracle d’être en vie peut sembler exagéré lorsque les soucis du quotidien nous assaillent. Mais si on prend le temps d’y réfléchir un peu, cette citation fait gros bon sens. Elle nous indique les deux bouts de la vie, les deux extrêmes entre lesquels la vie nous amène à vivre.

En effet, malgré leur apparente contradiction, leur opposition même, ces deux termes comprennent tous les possibles de la réalité humaine d’être en vie. Ils présentent l’extrême des possibilités.

Naturellement, les êtres humains veulent le plus possible éviter de vivre dans la terreur qu’implique parfois le simple fait d’être en vie et de contempler la mort du corps au bout du chemin.

En effet, comment ne pas être profondément ébranlé(e) au plus profond de son coeur et de son être par la simple réalisation de la lucide certitude qu’au bout du chemin de notre vie, notre corps cessera de fonctionner, et que notre âme quittera ce corps qui est notre home pendant des années pour retourner d’où elle vient ? Soit dans le grand monde de l’inconnu.

Car on a beau prétendre que l’on n’a pas peur de mourir quand nous sommes jeuens et ou en bonne santé, parait que ce n’est pas aussi clair quand on nous en annonce la possibilité plus concrète lorsque certaines parties de notre corps se mettent à moins bien fonctionner ou à faire mal. On n’a peut-être pas peur de courir comme tel, car bien difficile de concevoir la mort, mais on peut sûrement concevoir la terreur qu’implique souffrir et perdre de notre autonomie.

On tente d’éviter la terreur comme on aimerait bien ne voir que le miracle dans le fait d’être en vie, et ne vivre que l’extase et l’émerveillement. Mais on sait que cela n’est pas une réalité. Des hauts et des bas la vie, des Oh ! et des bah !

Et évidemment, la vie n’est pas que seulement l’un ou l’autre. La vie qu’il nous est donner de vivre se compose d’un peu des deux, et de multiples nuances entre les deux. Du menoum et du beurk épicé, teintés de poivre et de sel. On cultive le beau et on fait avec le moins.

Chacun(e) de nous doit composer avec ce que la vie nous présente. On ne choisit pas. Ces jours-ci, certains partis politiques nous promettent d’être libres chez-nous. Grand bien leur fasse. Mais la liberté, comme le fait de se sentir chez-soi, ne relèvent pas de la simple – et souvent très superficielle – sphère politique. On peut bien nous promettre le meilleur, mais la vie est telle qu’elle est est. Et ces temps-ci, elle est plutôt crue la vie.

Entre terreur et merveille, entre agonie et extasie que se situe la vie.

À nous d’en voir la richesse de chaque situation qui nous est présentée et d’y répondre avec grâce et dignité.

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Chaque être humain est une auberge.
Chaque matin représente une nouvelle arrivée.
Une joie, une dépression, une méchanceté, une prise de conscience momentanée survient tel un visiteur inattendu.
Accueillez-les et divertissez-les tous.
Traitez chaque invité avec honneur et dignité.
La pensée sombre, la honte, la méchanceté, rencontrez-les à la porte en riant et invitez-les à entrer.
Soyez reconnaissant(e) pour celui qui vient, car chacun a été envoyé comme guide de l’au-delà.

– Rumi

ÊTRE – SIMPLEMENT – CE QUI EST

Vous êtes ce que l’existence veut que vous soyez. Relaxez.
– Osho

Simple, que quelques mots, et tout y est. Merci – encore et encore – Osho pour les bons mots, bene dictions. Les mots justes, les mots simples. Maître d’une vie.

Quand j’étais – plus – jeune, j’ai souvent eu besoin de faire pour exister. Besoin de prouver au monde que j’étais quelqu’un. Besoin de faire quelque chose pour dire et montrer au monde – et à moi-même – que j’étais quelqu’un.

De choses et d’être.

Puis, au fil du temps qui nous passe sur le corps, le mien comme le vôtre, ce temps qui n’existe peut-être pas mais qui passe quand même, j’ai fini par arrêter de vouloir être plus que ce que je suis tout simplement, fini de vouloir être quelqu’un d’autre, être autre chose que ce que je suis. Ai fini par relaxer. C’est long apprendre ça je trouve, pas vous ?

Long de s’en faire à vouloir être autre chose que ce qui est. Et en même temps, peut-être la seule façon d’apprendre la dite leçon.

Long de vouloir arrêter le mental, ou penser pouvoir apprendre à le contrôler. En même temps, il faut s’essayer pour se rendre compte qu’on n’y arrivera jamais. Faut s’épuiser. Pour éventuellement arriver ici, qu’ici. Parfois il faut se perdre pour se retrouver.

Avec le temps qui passe, et l’extra ordinarité de la vie qui nous rejoint, vieillissement du corps oblige, ou maladie pour soi ou pour nos proches, la vie nous rattrape, elle nous ramène à elle, elle nous ramène à soi. Ramène comme dans ramer. Car un moment donné, on arrête de ramer à contre-courant, et on apprend que c’est plus simple de se laisser flotter, et de voguer. Car toutes les rivières coulent vers la mer, toutes les rivières retournent à la mer. Et tous les enfants retournent à la mère.

Mais parfois, plutôt que flots, nous nous pensons jeunes saumons qui ont besoin de se mesurer à la force du courant. Jusqu’à preuve du contraire. Besoin de s’essouffler pour ralentir, besoin de revenir ici.

Ce matin, simple réalisation et acception de ce qui est, de qui je suis. Humblement, simplement et disponible à vivre ce que la vie m’offre à vivre, ce qu’elle me présente. Tout simplement. À prendre soin des gens autour de moi qui ont besoin, à répondre à ce qui appelle mon attention, mon soin. Et de tout coeur, donner ce que j’aurais besoin de recevoir dans la même situation.

Période familiale, temps de retour aux sources, rôle d’aimant naturel, car on a beau faire le tour du monde, on finit souvent, sinon toujours, par revenir à son petit monde, celui duquel on a émergé.

Ainsi soit-il.

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Peux-tu simplement reposer dans le sentiment naturel d’être, au-delà de toute séparation ?
Ne cherche aucune expérience spéciale, aucun bénéfice. Ne sois pas non plus dans l’attente, ni dans l’anticipation. Reconnais ce sentiment unique d’être, tout naturellement
Aucune autre pratique n’est nécessaire si tu poursuis la recherche avec détermination, confiance et dévotion.

– Mooji, Avant Je Suis, via Alain Nyala