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ÉCOUTER EN TOUTE HUMANITÉ

Salut lecteurs/trices. Long time no write. Alors petit son de vie de la part de ce petit chroniqueur de grands chemins.

Au Brésil depuis une dizaine de jours. Toujours une grande intensité quand on vient ici. Par les années passées, j’écrivais beaucoup, je partageais des photos. J’essayais de vous convier ce que je vivais. Cette année, très différent. Je suis plutôt à l’écoute, davantage à tenter d’écouter et d’entendre la toute simple humanité qui m’habite, celle qui chuchote, celle qui parle tout bas de là-haut.

À chaque fois qu’on vient ici avec les ami(e)s de notre petite église dans la forêt, il émerge toujours de grandes révélations pour la plupart d’entre nous, se produisent des prises de conscience importantes. Cette fois-ci, les choses sont beaucoup plus simples pour moi, plus terre à terre, plus ordinaires, et moi plus humble, plus low profile.

Nous sommes plusieurs à vouloir être ou devenir des Dieux et des Déesses, nombreux à vouloir dépasser ce fichu égo, à la recherche du grand Divin en ce petit soi. Souvent nous nous convainquons que nous ne sommes pas le moi, que nous ne sommes pas le Je.

Et pourtant.

Surtout cela que nous sommes, incarnés dans notre corps physique, à vivre une réalité incarnée, dans la chair. Du moins, cela est notre première réalité, la plus concrète, la plus réelle dans la chair, juste là sous la peau. Et notre mission première me semble consister à habiter totalement ce corps, à assumer complètement notre humanité, à vivre cet égo tant redouté. À jouer totalement la game que l’on a dû choisir un jour pour une raison. Ou pas.

Cette fois-ci, pour moi, plutôt que de vouloir dépasser quelque chose, de chercher à transcender quoi que ce soit, à être plus que qui je suis tout simplement, je suis habité davantage par un simple besoin d’être moi-même, que moi, simplement moi. Sans me comparer, sans vouloir être quiconque d’autre que qui je suis. Avec mes limites, mes forces et mes faiblesses. Tout simplement.

À assumer totalement mon humanité. À écouter, à partir de mes 2 oreilles d’humain, de ma simple identité de ptit gars né à Montréal-Nord, la voix de mon coeur battre en moi. À tenter de sentir le souffle de la vie qui me prête vie, qui m’anime. À faire la paix avec mon mental énervé. À sentir et ressentir de la compassion envers les autres, en particulier ceux et celles qui provoquent du jugement en moi. Et à transformer ces jugements en empathie et en compassion pour le monde car en étant moi-même, cela ne peut que permettre aux autres d’être eux et elles mêmes.

Venir au bout du monde pour, au final, se dépouiller, être réduit à ma plus simple impression, et me retrouver tout simplement moi-même. Souvent comme ça les voyages. En particulier les voyages dit spirituels, en italique, car au fond, qu’est-ce qui n’est pas spirituel en ce bas monde ? On nous dits esprits incarnés. Peut-être que nous ne faisons qu’oublier. Note à moi-même.

Les premières fois que je venais ici, j’étais obnibulé par les grandes découvertes, fasciné par la poudre grandiose de la vie que ce thé me mettait plein les yeux, thé que nous venons aider à fabriquer ici.

Cette année, tout est plus simple, plus ordinaire. Extra ordinaire. Et cela est juste, et bon. Ta bom.

Je communique à tous les jours avec ma voisine d’amour qui est restée au Canada et qui prend soin de notre home et qui soutient activement quelques ami(e)s ces jours-ci. Tout simplement, elle aussi. Peut-être ce lien simplement ordinaire qui m’incite à le demeurer, simple et ordinaire. Je la retrouve bientôt. J’ai bien hâte de la serrer près de mon coeur. Jadis, me suis souvent retenu de dire j’ai hâte, car on ne devrait pas avoir hâte. Mais un gars ordinaire a tout simplement de revoir sa douce.

Un ami me questionnait hier au sujet de la suite de notre petite église dans la forêt. Et je n’avais pas de réponse précise à lui donner. Encore trop occupé à marcher les pas ici, d’ici à là. Au quotidien. En faisant confiance que les pas à prendre au retour se décideront pas à pas. Ou pas.

Alors voilà chers lecteurs/trices, mes toutes petites vérités toutes simples du moment présent. À prendre un café à la boulangerie locale. Encore quelque jours à battre des vignes, à laver des feuilles, à jouer un peu de guitare, et à chanter. Et à pratiquer mon portugais, en contact avec ce peuple si simple, si généreux, et en même temps si humble et hautement ésotérique.

On revient dans quelques jours, pour reprendre le pelletage de la neige qui tombera dans les prochains jours, et reprendre un quotidien enneigé tout aussi ordinaire que ne l’est cet extra ordinaire voyage au coeur de l’ordinaire Brésilien. Car la même terre, la même vie.

EMBRASSER LA MISÈRE DU MONDE

Je ne retrouve plus la source de cette image, si quelqu’un a une idée, merci de me dire.

Plusieurs gros événements dramatiques ces jours-ci un peu partout dans le monde: des guerres, et pas seulement celle en Ukraine, car plusieurs autres, oubliées celles-là, du moins peu médiatisées. Des tremblements de terre dévastateurs, des enfants qui meurent ou qui sont blessés, d’autres qui passent les frontières sans leurs parents, des migrant(e)s sur la route à la recherche d’une terre d’accueil, dont plusieurs qui périssent sur cette quête. Et Haïti, qui n’en finit plus de souffrir.

Ici comme ailleurs, tant de personnes en ce bas monde qui souffrent en ce moment. En ce moment, mais depuis toujours aussi en fait. L’Histoire de l’humanité est une drôle d’histoire, une histoire dure, une histoire de dureté humaine. Tendresse requise.

Beaucoup de souffrances dans le monde en ce moment en effet: devant nos yeux, mais surtout et en particulier celle qui défile devant nos écrans divers. Car dans notre réalité directe et immédiate, probablement pas autant de souffrances que dans nos écrans. Notre monde immédiat est en général plus ordinaire que le monde out there. Quoi que quelques drames sont vécus à l’occasion.

Mais comment vivre en paix, nous, privilégié(e)s du monde, quand tant de gens souffrent, perdent tout, ont si mal ? Quand des régimes politico-religieux tuent leur propre jeunesse, comme en Iran, ou quand des hommes tuent les enfants des autres, comme à Laval.

Comment profiter de notre chance sans nous sentir coupables ? Et jouir de nos privilèges et de notre confort sans devoir trouver toutes sortes de stratégies mentales pour se justifier, ou ne pas trop sentir l’insoutenable.

Comment vivre en paix et satisfait(e) quand tant de gens perdent tout, et ont tout perdu, sauf la vie ?

Certains choisissent de ne plus regarder les nouvelles, de se couper des mauvaises nouvelles du monde. C’est un choix. Que je ne juge pas. J’ose croire que l’on fait tous et toutes du mieux que l’on peut. Mais en même temps impossible de se prémunir contre le malheur, même en se fermant les yeux, ou le coeur. On ne peut que faire avec. Si et quand il frappe, et ou frappera. Dans la vie. Avant la mort.

Personnellement, en bon empath, depuis que je suis tout petit, je ressens et j’ai toujours ressenti la douleur du monde, celle autour de moi comme plus loin. Oui, en effet, ça doit la mienne aussi. La misère et la souffrance du monde sont aussi ma misère, ma souffrance. Pour ça que parfois, j’ai moins envie de sortir dans le grand et vaste monde. Trop poreux, trop affecté par ce qui s’y passe, par la vibe environnante.

Plus que jamais on dirait, on doit apprendre à vivre avec la dureté du monde. Sans la laisser nous submerger, sans la laisser nous étouffer. Mais en la reconnaissant, en l’embrassant sans la laisser nous embraser.

Demeurer allumé, enthousiaste, optimiste, et continuer à sentir ce qui fait mal dans le monde, ce qui fait mal au monde, à notre monde, mon monde, constitue tout un défi. Un fin équilibre. Ne pas se couper de la douleur du monde pour se déculpabiliser, ne pas rationnaliser les injustices pour se justifier.

Choisir la lucidité, demeurer dans la voie du milieu. Il y a pire que soi, il y a mieux aussi. Et chacun(e) doit vivre à fond sa propre réalité car la première qui existe pour soi. Mais en même temps, on doit inclure la réalité du grand et vaste monde dans la nôtre. Car la dualité n’est qu’apparente: moi et le monde, le monde en moi.

Mais comment aider ceux qui ont tout perdu en Turquie et en Syrie ? On peut bien faire un don à la Croix-Rouge, mais encore.

Comment se relier avec les parents qui ont perdu des enfants à Laval ? Car pas notre expérience à nous que la leur.

Mais tout de même. Tout simplement humain de sentir, de ressentir la douleur aigüe qu’ils doivent vivre, les porter en notre coeur, les garder en pensées avec nous. Au moins cela que l’on puisse faire. Et vivre avec une part d’incertitude. Car risqué de vivre.

L’empathie est un défi en ce monde de plus en plus médiatique qui rapporte surtout des mauvaises nouvelles. Avec les diverses menaces qui pointent, qui grondent, qu’elles soient politiques, économiques ou climatiques.

Tout de même important et inévitable de savoir ce qui se passe dans le monde, notre monde, de savoir que des gens sont frappés par diverses catastrophes. Et en même se sentir impuissant(e)s, incapables d’aider plus que notre infime et petite part.

Se sentir concerné(e)s et lié(e)s, sans se sentir coupables ni responsables du malheur d’autrui. Et voir comment on peut contribuer à notre petite échelle. Tout en demeurant conscient(e) que le malheur menace de nous frapper nous aussi à tout moment. La terre peut trembler tout à coup sous nos propres pieds.

Alors profitons de notre immense chance pendant qu’elle passe, pendant que tout va relativement bien, tout en restant perméable à ce qui se vit autour de soi, dans le monde, car ceci est notre monde, et ce monde est composé de nos frères, nos soeurs, nos enfants et nos parents. Uni(e)s en ce monde, au-delà du slogan, au-delà du concept, au-delà des mots.

On peut bien tenter de se couper du monde pour ne pas trop ressentir, pour ne pas trop souffrir soi-même de la misère humaine environnante, mais c’est un simple constat que le monde souffre, le monde a mal et est inquiet en ce moment. Sans tout prendre sur ses épaules, ayons tout de même la lucidité de la sentir cette misère, cette souffrance. Car elle est nôtre aussi. Qu’un léger tremblement de la terre sous nos pieds nous sépare de la perte.

Et avant de vouloir être un Dieu ou une Déesse, soyons tout simplement un être humain, dans toute notre humanité. Avec nos désirs et nos espérances, mais aussi avec notre vulnérabilité et nos peurs.

Un être humain, dansant entre espoir et désespoir. Quelque part juste ici, au coeur de notre coeur humain. Le seul et même coeur qui soit. Un seul coeur humain. Ici au coeur de soi, au coeur du monde.

Et oser demander de l’aide. À plus Grand que soi. Car plus Grand que soi la Vie.

UN JOUR À LA FOI

À chaque nouveau jour, tu as la chance d’expérimenter la vie.
Comment ce fut la dernière fois que tu as pu expérimenter totalement une nouvelle journée ?
Tu n’auras jamais une autre vie comme celle-ci.
Plus jamais tu ne joueras ce rôle et n’expérimenteras ce monde tel que cela t’est l’offert en ce moment.
Plus jamais tu n’expérimenteras le monde comme cela t’es donné dans cette vie-ci, dans ces circonstances précises, en compagnie de ces parents, ces enfants, cette famille.
Tu n’auras plus jamais les même ami(e)s.
Plus jamais tu n’auras l’occasion d’expérimenter cette terre en cette époque avec toutes ces merveilles.
Alors regarde l’océan dès maintenant, le ciel, les étoiles ou un(e) bienaimé(e).
Va le voir maintenant.
– Elizabeth Kubler-Ross

En effet, à chaque nouveau jour, une nouvelle occasion unique de jouir de la vie. D’expérimenter, d’en profiter, de prendre des risques, d’apprécier la chance que l’on a.

Car tant d’autres n’ont pas cette chance, cette opportunité pourtant dans ce même monde que le nôtre, sur cette même terre.

Pendant qu’on compte les morts en Turquie et en Syrie après les grandes secousses, dans le grand froid, pendant que la guerre se déploie encore en tant d’endroits en ce monde, pendant que certain(e)s ont faim, froid, et soif, nous, ici, sommes privilégié(e)s. Gardons-les en coeur et en tête et voyons ce que nous pouvons faire pour eux et elles.

Certain(e)s préfèrent voir la moitié vide du verre, d’autres la pleine, et d’autres encore le verre au complet, comme tout le reste du grand set de vaisselle.

Certain(e)s choisissent de se concentrer sur la suite plus qu’incertaine de notre monde. Mais déjà, en ce moment, tant à faire, tant à voir, tant à vivre. Et nous n’avons que cela pour le moment, notamment ce moment. Et le suivant, et le suivant…

Bien sûr que nous portons tous et toutes nos propres nuages, nous sommes tous et toutes aux prises avec nos épreuves. Mais en même temps, chacun chacune de nous avons le choix d’en tirer profit au maximum, d’apprendre, d’extraire le plus de jus possible de ce fruit qu’est la vie.

Hier quelqu’une se plaignait que les gens n’étaient plus qu’à l’argent désormais. Avec des dizaines de commentaires qui secondaient. Grosse vague négative je trouve. Oh je l’admets, les occasions sont nombreuses si on veut voir du laid dans le monde. Mais moi, je venais tout juste de voir les milliers de volontaires en Turquie qui tentaient de sauver les gens des décombres. Et j’aime mieux faire porter mon regard sur ces gestes. Et les encourager.

Un autre se plaignait des politicien(ne)s qui étaient tous des pourris et des vendus. Certains, peut-être, mais moi je préfère voir ceux et celles qui veulent contribuer, améliorer, aider en toute sincérité.

Certain(e)s voient un grand complot par lequel les quelques riches et puissant(e)s veulent contrôler le monde. Oui, peut-être que c’est le dessein de certains sans dessein. Moi je choisis de voir – et de croire – le grand plan divin qui se déploie, avec ce que nous jugeons comme bon et mauvais, beau et laid. Et penser que chacun(e) de nous est responsable de ses propres actions et que l’on doit se regarder soi-même dans le miroir, et vivre avec soi et les conséquences de ses pensées comme de ses gestes. Là réside la justice s’il en est une à mon humble avis.

Et à la justice du monde des humains, je préfère vivre selon la justesse de mon coeur, en accord avec mes choix et mes actions. Et en acceptation de tout ce qui existe en ce monde, ce que je comprends et constate, mais surtout ce que je ne comprends pas et qui me fait encore réagir. Car il doit bien y avoir là quelque chose à saisir si j’observe, si je dis oui à ce qui est, tout simplement.

Et si la vie nous apporte épreuves et temps durs, acceptons-les aussi pour les leçons que ces situations sauront nous faire découvrir en soi, pour la force que ces expériences pourront nous apporter.

Un pas à la fois, chaque pas dans la foi.

___
Ancienne bénédiction mexicaine pour le pardon, l’affection, le détachement et la libération.

Je libère mes parents du besoin de me soutenir et du sentiment qu’ils m’ont déjà laissé tomber.
Je libère mes enfants du besoin de m’apporter de la fierté. Qu’ils écrivent leurs propres voies selon leur cœur, celles qui murmurent tout le temps dans leurs oreilles.
Je libère mon/ma partenaire de l’obligation de me compléter.
Je ne manque de rien, j’apprends avec tous les êtres, tout le temps.
Je t’honore, je t’aime et je te reconnais innocent.
Je remercie mes grands-parents et mes ancêtres qui se sont rassemblés pour que je puisse respirer la vie aujourd’hui.
Je les libère des échecs passés et des désirs insatisfaits, conscients qu’ils ont fait de leur mieux pour résoudre leurs situations dans la conscience qu’ils avaient à ce moment-là.
Je me mets à nu devant vos yeux, afin que vous sachiez que je ne cache rien ou ne dois rien d’autre que d’être fidèle à moi-même et à mon existence même et que je marche avec la sagesse du cœur.
Je suis conscient(e) que je réalise mon projet de vie en toutes responsabilités, libre des liens familiaux invisibles et visibles qui pourraient troubler ma paix et mon bonheur.
Je renonce au rôle de sauveur, d’être celle ou celui qui unit ou répond aux attentes des autres.
J’apprends à travers, et seulement à travers l’Amour, je bénis mon essence, ma façon d’exprimer, même si quelqu’un ne me comprend pas.
Je me comprends moi-même, parce que moi seul-e ai vécu mon histoire, parce que je me connais, je sais qui je suis, ce que je ressens, ce que je fais et pourquoi je le faisJe me respecte et m’approuve.
J’honore la Divinité en moi et en toi.
Nous sommes libres.

– Via Anna Yaevah

MAE UNIVERSAL

Art: Rolph Fernandes

J’ai été fasciné par cette image hier sur le mur de mon ami Rolph. Et comme par hasard, c’est son anniversaire aujourd’hui. Alors la plus belle journée de toute ta vie cher ami. Même si on se voit moins, tes photos de levers de soleil éclairent toujours mon écran.

Ah la mère. Cette mère, la vierge mère, Santa MAria, Virgem Mae da Conceiçao, Kali, peu importe ton nom, la matriarche est une image forte, tellement que j’ai décidé de prendre officiellement le nom de ma mamma italianna il y a quelques années, Mamma Supino. Pour continuer à faire vivre sa mémoire, pour honorer sa lignée, pour incarner la source de vie qu’elle m’a transmise. Car notre mère est notre premier refuge en ce monde, notre incubateur, notre home fondamental. Pour toujours en notre coeur.

Et plus largement que notre seule mère biologique, existe le concept de mère universelle. Tout d’abord sur ce plan, la terre mère, celle qui porte toute vie ici-bas. Et quelle que soit notre religion d’origine, ou notre lignée spirituelle, il existe une seule et ultime énergie féminine. Celle qui reçoit et prend soin de la vie, celle qui équilibre le principe masculin.

Et ces temps-ci, après des millénaires de règne du masculin, nous avons besoin plus que jamais du féminin, les hommes en particulier.

Pour prendre soin, pour penser à plus grand que soi, pour consoler et se réunir dans les bras et les coeurs les un(e)s les autres.

Alors, ce matin, hommage à toutes les femmes, qu’elles aient porté enfants ou pas, hommage à la mère, aux mères, au féminin, à la réceptivité, à la fécondité d’une suite plus harmonieuse sur la terre comme au ciel.

Aho mère de Dieu !

___
Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

COMMUNIcatiON

Étrange pour un chroniqueur dont les contacts avec vous, chers lecteurs/trices, passent surtout par l’écrit de poster une telle citation non ? Mais c’est ça qui est ça.

Nous voyons peu de gens par ici en général, particulièrement en hiver. Nous sommes une hiber nation, une Uber nation.

Au cours des autres saisons, les gens passent plus régulièrement par notre petite église dans la forêt pour chanter, pour travailler avec nous. Nous travaillons chacun(e)s sur soi, ensemble. En silence et en chanson.

Et parallèlement, nous sommes quelques-uns de la Tribu à nous rencontrer en ligne quelques fois par semaine dans le cadre de nos méditations virtuelles, sans échanger de mots, que des namasté faits mains, dans le silence intersidéral du grand wifi cosmique. Nous nous rencontrons dans le silence, dans le coeur du silence. Via nos coeurs, là où résident nos âmes dit-on.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser à première vue, ces rencontres virtuelles en silence sont très nourrissantes. Elles relèvent davantage de la communion que de la communication.

Par la communication, il me semble que ce sont surtout nos têtes qui tentent de se comprendre, d’échanger des mots.

Tandis que la communion relève davantage du coeur, le siège de notre âme en soi.

Et c’est ce que tente de dire à mon humble avis Mr Bobin.

Les mots sont requis dans nos échanges dans la matière.

Bien sûr, la communication est utile, indispensable même pour interagir, pour se comprendre, pour échanger dans le concret de ce monde.

Mais nous vivons aussi parallèlement dans un autre monde, et là, la communion est plus juste, relevant d’une autre dimension. d’une profondeur comme d’une élévation.

Pour communier, on doit développer le langage du coeur, qui, lui, nous relie à l’invisible, nous relie à Dieu, à la source de la création.

Et si et quand on doit parler, utilisons les mots du coeur. Parlons avec le coeur, parlons coeur, le langage ultime, le passe-partout de l’humanité avec les reste de la création, le silence et la musique. Et parlons-les à coeur ouvert.

Adressons-nous à autrui comme on voudrait que l’on s’adresse à nous, comme on voudrait que l’on nous adresse la parole.

La parole est précieuse.

Alors choisissons bien les mots que l’on exprime, que l’on émet. Car chaque mot compte. Et comme on ne peut reprendre aucun mot prononcé, pensons avant de parler, sentons avant de communiquer.

Afin que notre communication soit le plus près possible d’une communion.

Marchons notre parole et incarnons notre silence.

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Ces chroniques vous sont offertes gratuitement, de bon coeur, et par pur plaisir d’écriture de ma part.
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Pour toute contribution de 20 $ ou plus, vous obtiendrez une copie électronique de mon récit autobiographique (à venir en 2023), intitulé La petite vie d’un gars ordinaire – À la rencontre de gens extra ordinaires

CHRONIQUE SUR LE SUNDAY

Considère chaque journée comme une vie à part entière.
-Sénèque

Je n’ai pas l’habitude d’écrire le dimanche. Vieille habitude. Mais il est toujours plaisant et excitant – et un toutsipeu déstabilisant – de changer nos habitudes.

Le dimanche, habituellement, je flâne un peu au lit, puis je prépare ma méditation en musique et, souvent, je vais jouer dehors ensuite. Free day, journée gratuite.

Aujourd’hui, premier dimanche de février, je vais préparer ma méditation en musique et, ensuite, quelques ami(e)s viennent pour jouer dehors justement. On va faire un feu et aller dans la montagne. Mais auparavant, plutôt que de flâner dominicalement, allez hop ! tape tape ces quelques mots pour me surprendre, pour voir ce que cette citation de Sénèque fera sortir de moi.

Car en commençant chaque chronique, je ne sais jamais ce qui va sortir de ce corps, mains et coeur et tête inclus. J’aime écrire pour me transformer en boîte à surprises.

Ainsi, selon Sénèque, chaque journée constitue une vie en soi. Ça fait du sens. Car entre le lever et le coucher, du soleil et du corps, il existe un monde de possibilités, un univers de divers possibles, une foule de potentiels. Même si chaque journée a sa propre saveur, sa couleur propre.

Évidemment que selon notre horaire de travail et de vie, chaque journée se colorera différemment, chacune aura une teinte différente. Ou indifférenciée si on ne travaille pas, ou si on ne travaille plus si l’on est à la retraite ou au chômage. Et l’été, comme le temps des fêtes d’ailleurs, colore différemment le fil de chaque journée. Qu’un canevas chaque journée, la vivacité de la vie la colorera.

En général, autant le lundi est craint et redouté par plusieurs, car première journée d’une nouvelle semaine de travail (si on n’aime pas son travail car lorsqu’on fait ce que l’on aime pour gagner des sous, le lundi est plutôt source de joie, du moins plus neutre), autant le vendredi est voulu, attendu et espéré. Thanks God it’s flyday !

Et entre le lundi et le vendredi, trois jours de mi parcours, un peu semblables, dont mercredi est le coeur, le nombril de la semaine (expression de mon amie Tatie MF).

Comme on sait, chaque jour de la semaine est lié à un astre spécifique.
Lundi = Lune / Mardi = Mars / Mercredi = Mercure / Jeudi = Jupiter / Vendredi = Vénus / Samedi = Saturne alors que Dimanche est la cerise sur le Sunday, et lié au Soleil. Il serait intéressant d’étudier les caractéristiques de chaque et la source de la décision de nommer chaque en lien. Base scientifique ou religieuse ? Un peu des deux peut-être.

En général, le samedi est un jour apprécié de la plupart, un jour actif, un jour de courses, de ménage ou de lavage, ou le jour réservé aux activités physiques, en plein air.

Pour certaines personnes, le dimanche est la première journée de la semaine, connu jadis comme le jour du Seigneur. Alors que pour d’autres, dimanche est le dernier jour de la fin de semaine.

Et pour plusieurs, depuis l’enfance, dimanche est teinté d’une certaine lourdeur, d’une appréhension face au lundi. De plus, pour les plus expérimenté(e) de la vie d’entre nous, on devait aller à la messe le dimanche, ce qui n’était jamais une cerise. Même malgré l’avènement de la messe à Gogo dans les années 1970, qui était celle de 11 h ou de midi généralement selon les paroisses. Quoi ça une paroisse ? diront certain(e)s.

Chaque jour est une nouvelle vie, chaque jour est un monde nouveau, un univers de possibilités. Certaines que nous choisirons, d’autres qui nous tomberont dessus. Certaines qui nous surprendront, d’autres qu’on attend et prévoit.

Dans les mouvements anonymes, on recommande de vivre un jour à la fois. Mais si on voulait être pointilleux, on pourrait suggérer de vivre un moment à la fois car certaines journées en contiennent plusieurs. Une seconde à la fois, une minute à la fois, une heure à la fois, une respiration même.

Un pas à la fois, Mais toujours, chaque pas dans le foi. Le plus de confiance et de foi possible car comme l’orgasme, on ne peut faker la foi. On l’a ou on l’a pas. Mais si on ne l’a pas, on peut tout de même se pratiquer à la développer, à l’inviter. Et je crois sincèrement que ce n’est que par le coeur que passe la foi.

La tête prévoit, calcule et planifie alors que c’est dans le coeur que se cultive la foi, là qu’elle se féconde.

Alors en ce dimanche, jour du Seigneur, jours de Dame Nature, je vous souhaite que votre foi se porte bien. Je vous souhaite, comme à moi d’ailleurs, de faire confiance que ce qui doit arriver arrivera. Et que l’on soit capable de dire oui.

Car c’est dimanche après tout. Alors bon dimanche, bonne vie quoi.

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SE (FAIRE) PRENDRE AU SÉRIEUX

MOI tentant d’atteindre mon plus grand potentiel.
L’UNIVERS me gardant humble.

Nous sommes de drôle de bibittes nous les humain(e)s. On se force pour devenir quelqu’un, quelqu’un de mieux, de plus, de plus grand, quelqu’un d’autre et autrement, alors que nous ne sommes même pas encore complètement nous-même, ce qui est en soi déjà quelque chose. Nous sommes quelque chose.

Si on pouvait seulement accepter le fait d’être qui l’on est, comme on est, et relaxer, et tout simplement réaliser que tout est déjà parfait tel quel. Imparfaitement parfait. Suffit de rire un peu de soi un tant soit peu. Car nous sommes souvent très drôles en effet, si on peut arriver à en rire un peu.

De bien drôles de bibittes en effet.

Pourtant, comme on dit en anglais: so far so good.

On s’entête à vouloir être autrement, à ne pas être égo, alors que c’est ce même égo, qui n’existe pas à ce que l’on dit, qui désire se faire disparaître lui-même. Hara-kiri l’égo, vaut mieux en rire en effet. Ah ah ah !

Et si on pouvait seulement accepter que nous sommes tous et toutes égos, toutes et toutes égaux dans notre humanité ?

On veut souvent être autrement, la meilleure version de soi-même comme on aime dire, alors qu’on ne peut qu’être que soi-même, la pire et la meilleure version. Un éternel ptit gars ou ptite fille de rien, avec des années qui ne font que s’ajouter au compteur. Des ptit gars et des ptites filles de rien, de rien d’autre que ce que l’on a toujours été, de ce que l’on est et demeurera. L’âme et le coeur de notre être.

Un rien si plein de vide, plein de contradictions, plein de désirs, de doutes face à la vie et de simili-certitudes face à la mort, de déni et d’acceptation de ce qui est, comme de ce qui n’est même pas et ne sera jamais, comme de ce qui a toujours été.

À tenter de ne plus rêver à autre chose que ce qui est, et en même temps, à porter en soi tous les rêves du monde.

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L’humilité est le symbole de la Noblesse
– Mestre Counselheiro Luiz Mendes

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À TOUTE PETITE ÉCHELLE

Ces jours-ci, lorsque je regarde le vaste monde, celui qui gravite autour de nous, de loin comme de moins, du moins ce que j’en perçois dans l’oeil des rares et divers médias que je consulte, plusieurs questions émergent. Des doutes aussi.

Alors que lorsque j’observe le petit monde, celui autour de moi peuplé d’arbres, de neige et de mes quelques ami(e)s et connaissances que je côtoie, toutes les réponses y sont. Une sorte de certitude existentielle. Ce qui est est ce qui est. Aussi simple que ça.

Par le biais du seul média social sur lequel je surfe pour garder contact avec mes ami(e)s de par le monde, je nous vois vivre en deux dimensions. Mais ce média me semble de plus en plus commandité et sponsorisé et je contemple de plus en plus l’idée de déserter. Tanné d’être bombardé d’offres exceptionnelles de toutes sortes – et de cours de guitare, car oui j’ai eu le malheur de cliquer une fois sur une telle offre.

Mais le contact avec les ami(e)s de toute ma vie m’y garde encore. Pour le moment. J’aime encore assez avoir de leurs nouvelles pour y rester.

Récemment, pendant 24 heures, j’ai été interdit de publier et de commenter. Et je ne sais même pas pourquoi. Pas grave. Pausa. Suis allé voir ailleurs. J’y surfe régulièrement pour apercevoir mon ptit monde mais je n’y publies à peu près rien d’autre que mes chroniques et ma musique de toute façon.

Ce qui m’a manqué le plus toutefois est le recours à la Messengerie. Car par là que je communique au jour le jour avec mes ami(e)s et connaissances et mes groupes de méditateurs/trices et les gens de notre petite église. Ma journée peut pas commencer tant que le facteur est pas passé, chantait mon poète préféré Sylvain dont c’est l’année depuis peu selon le calendrier chinois 😉

Cette brève pause m’a permis de décrocher un peu. Et de contempler l’idée de potentiellement fermer cette fenêtre virtuelle sur le monde. Car ce qui nous provient y est surtout négatif, alarmiste, catastrophique, entropique. Et de plus en plus une grande foire commerciale.

Sans nier que le monde, notre monde, soit en ébullition, aux prises avec de nombreux défis, et de nombreuses personnes vivant des drames chavirants et bouleversants, avons-nous besoin de tout savoir ? Car de toute façon, notre vue sera toujours partielle et biaisée selon ce que l’on consulte. Et on ne peut tout voir, trop grand le bazar désormais.

Ces temps-ci, il me semble plus que jamais que tout ce que nous pouvons faire pour prendre soin du vaste monde, c’est prendre soin de notre petit et faste monde. Le monde immédiat, celui autour de soi, le vrai monde. Et être vrai(e), sincère et honnête au coeur de ce petit monde.

Être à l’affut à savoir si on peut aider les personnes qui gravitent autour de nous, si on peut être de service. Semer l’amour et l’amitié, la vérité, la bienveillance, mot un peu trop utilisé à toutes sortes de sauces ces temps-ci semble-t-il. En particulier quand il est commandité. Faire des choses gratuitement, pour le seul plaisir de les faire, et, possiblement, d’aider autrui, nos soeurs et nos frères.

La vie est simple quand on la vit pleinement autour de soi. Quand on prend le temps de parler aux gens, de s’intéresser, d’écouter et de voir. Et de fermer quelques écoutilles.

On ne peut rien faire contre les grand mensonges – ou demies vérités et différentes perceptions de réalités multiples – mais on peut tout de même semer nos toutes petites vérités individuelles. Et cultiver les petits bonheurs ordinaires.

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On devrait, chaque jour au moins, entendre une petite chanson, lire un bon poème, voir un beau tableau, et, s’il était possible, prononcer quelques paroles raisonnables.

– Johann Wolfgang von Goethe

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Chaque jour, nous devrions trouver une bonne citation ou lire une bonne histoire ou avoir un bon échange avec un ami. Cela vous fortifiera contre la pauvreté, contre la mort, et même contre d’autres malheurs aussi.
– Sénèque

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Juste quelques petites choses.
Une bonne citation pour commencer la matinée.
Une petite chanson pour commencer la journée de travail.
Un bon poème avec le déjeuner.
Une belle photo ensuite, et quelques mots raisonnables prononcés lors d’un dîner avec un bon ami ou un être cher.
Faites cela chaque jour, et cela vous rendra la vie heureuse.

– inconnu

CHANGER LE GRAND MONDE À PETITE ÉCHELLE

Nous sommes plusieurs à vouloir changer le monde. Du moins, quelques-uns. La tâche est colossale, et, surtout, impossible. Et prétentieuse. Et vaine. Et comme chacun et chacune de nous portons le monde en soi, on sait par où commencer.

Pour changer le monde, on peut – on doit en fait – tout d’abord changer notre façon de voir et de percevoir le monde. Justement, et simplement en portant sur le monde un regard perçant, qui perce et voit, un regard qui voit le bon et le bien du et dans le monde. Un regard qui porte sur l’humain en soi et en l’autre.

Possible de changer le monde en faisant, autour de soi, de petites beneficium, des bonnes actions. Des gestes qui aident, qui veulent et visent le bon et le meilleur qui soit, en et pour soi, comme en et pour autrui. Des gestes concrets qui visent à prendre soin, des actions qui protègent et soutiennent la vie et la beauté, qui cherchent à bénéficier au plus grand nombre, à plus grand que soi. Qui tendent à et qui tentent de du moins. Sans forcer, en harmonie avec le contexte et les gens des alentours.

Viser plus grand que soi car on a vite fait le tour de son propre petit nombril pas si propre. En effet, toujours un peu smelly in there. Alors s’ouvrir sur le monde, et laisser s’aérer notre esprit, entendre les différences. Pour que le vent atteigne les voiles de notre âme et que vogue la galère.

Aussi possible de changer le monde en prononçant de bonnes paroles, bene dictions. Bene dictions qui résultent inévitablement de cogitationes bonae, de bonnes pensées car les deux font la paire. Un esprit sain dans un corps sain dit-on, mens sana in corpore sano.

Pas si compliqué tout ça, du moins à l’écran, rien à en perdre son lutrin chers lutins.

Possible de changer le monde notamment, et tout d’abord et tout simplement en arrêtant de projeter sur le monde, sur les autres, nos jugements blessants et méprisants, nos critiques négatives. En se gardant une petite gêne. Car de toute façon, quand on porte un jugement, c’est surtout nous que nous blessons, à nous que nous faisons mal. Simple évidence mais trop souvent oubliée. Oui monsieur et madame le et la juge.

Combien de nous sont requis pour changer le monde ? Aucun, suffit que le monde veuille changer. Vieille joke de psy.

En ce sens, quand on veut changer le monde, on vit en dehors de soi-même, on veut trop souvent imposer nos valeurs au monde. Ce monde qui n’existe pas vraiment en dehors de ce que l’on en pense.

Alors laissons donc faire le monde, laissons le monde faire et il s’occupera bien de lui-même. Comme il le fait déjà depuis longtemps, bien avant notre naissance. Car le monde n’a pas besoin de nous. Le monde est monde depuis que le monde est monde. Avec ou sans nous.

Et occupons-nous de soi, de nous pour commencer. Portons notre regard et notre capacité d’observation sur nos propres croyances, nos conditionnements, nos vieilles habitudes limitatives. Car nous portons le monde en nous. Et le monde nous supporte.

Comme l’avance Nassim Haramein, je crois que nos petites actions peuvent avoir de grandes répercussions sur le monde. Car le monde est connecté, relié, un tout. De plus en plus d’ailleurs, la conscience prend de l’expansion. Et à notre toute petite et si humble échelle, on peut faire du mieux que l’on peut. Pas beaucoup plus. Ce qui est déjà beaucoup. Et suffisant.

Car un grand jeu d’échelles et de serpents le monde. Alors jouons, du mieux que nous pouvons. En gardant constamment au coeur le bien du plus grand nombre, à notre toute petite et humble mais combien importante échelle. Car la seule sur laquelle nous pouvons grimper, et descendre, ce qui fait aussi partie du jeu.

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Le plus petit acte de gentillesse vaut plus que la plus grande intention.
~ Oscar Wilde, via Manon Rousseau

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Riez et le monde rit avec vous, pleurez et le monde se moque de vous !
– Inconnu, via Khirad

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SENS ENFLAMMÉ

En autant qu’on puisse en saisir la portée, l’unique but de l’expérience humaine consiste à allumer une petite lumière de sens dans l’obscurité de notre existence. – Carl Jung

Certain(e)s sont très enthousiastes face à l’émergence des multiples fonctionnalités des divers programmes d’intelligence artificielle (IA). D’autres, au contraire, sont inquiets face à l’avenir de notre humanité avec la montée de cette technologie. On dit d’ailleurs que l’IA, avec ses multiples algorithmes et programmes prédictifs, nous connait mieux que nous-même. Possible.

Certains demandent alors à quoi nous servirons désormais si les machines can do the thinking ?

À quoi avons-nous servi jusqu’à maintenant ? Et à quoi servons-nous en ce moment même pourrait-on leur répondre ?

En bref, quel est le sens de notre existence ?

Petites questions banales en ce matin tout blanc.

Selon ce que je perçois, et ma connaissance en ce sens est très limitée, l’intelligence artificielle est principalement un super mental qui peut collecter, rassembler et traiter une somme astronomique de data et faire des liens, pour éventuellement produire du contenu de façon encore plus performante que l’humain.

Ainsi, que nous restera-t-il à faire ? Cela si la nature permet à l’humanité de continuer.

Tout simplement être peut-être. Apprendre à être, ou plutôt ré-apprendre. Dans toute la simplicité de notre être. Dans toute notre capacité d’être présent, tout simplement, mais dans toute notre présence. Et d’exister. Et de le réaliser.

Ces temps-ci, nous sommes nombreux à nous questionner face à notre avenir, l’avenir des humain(e)s, comme celui de la planète sur laquelle on vit. Avenir plus qu’incertain admettons-le.

Alors quoi faire devant cette grande incertitude ?

Rien peut-être. Rien d’autre que d’apprendre à être présent, exister, naturellement, tout simplement. Dans cette existence qui semble devenir de plus en plus complexe, et polarisée, il semble plus que pertinent de ré-apprendre la simplicité, la collégialité, la neutralité, la naturalité.

Facile à dire et grand défi à (ne pas) faire.

Et peut-être qu’avant de penser à créer une nouvelle réalité, il importe de laisser aller celle dans laquelle on pensait vivre jusqu’à maintenant, du moins notre conception de celle-ci. Peut-être qu’on doit simplement vider sa tasse et faire âme, peau et croyances neuves. Un petit reset personnel et collectif.

Ci-bas, un magnifique arrangement de mots de la part de Leonard Jacobson qui peut éclairer la dynamique actuelle :

De nos jours, très peu de gens sont prêts à accepter le moment présent tel qu’il est.
Ils/elles recherchent le «big bang» et veulent être éclairé(e)s.

Ils/elles veulent le bonheur et l’extase.
Mais tout cela est conduit par l’ego, qui n’est jamais satisfait de la façon dont sont les choses et en veut toujours plus.
Être vraiment éveillé(e) est en fait très ordinaire.
Cela signifie simplement que vous êtes ici comme les arbres sont ici.
Vous êtes ici comme les fleurs sont ici.

C’est tout.
Vous êtes ici, plutôt que perdu(e) «ailleurs».
Au fur et à mesure que vous vous détendez et que vous approfondissez le moment présent, aussi ordinaire qu’il paraisse, alors lentement et doucement les niveaux plus profonds de Présence s’ouvriront.
Les trésors cachés seront révélés.
Vous ne pouvez rien retenir.
Vous ne pouvez rien chercher.
Tout ce que vous pouvez faire est de vous détendre dans le moment présent et d’accepter le moment présent tel qu’il est.
Honorez le moment présent comme la vérité de la vie et la porte vers Dieu, et il révélera ses trésors cachés…

Dieu ne peut pas être connu avec le mental.
Dieu ne peut être ni compris ni défini.
Le mieux que le mental puisse faire est de croire en Dieu.
Mais croire en Dieu est un bien piètre substitut pour connaître Dieu à travers votre propre expérience directe.
Et une fois que vous savez, il n’y a pas besoin de croire.

Pour moi, Dieu est la Présence silencieuse au cœur même de toute chose présente.

Dieu est réel.
Dieu est ici maintenant.
Mais nous ne le sommes pas.
Nous sommes devenus absorbés dans le monde passé et futur de l’esprit.
Si vous voulez faire l’expérience de la Présence vivante de Dieu dans toutes les choses présentes, vous devrez venir là où est Dieu.
Vous devrez sortir du mental et devenir présent(e).
Lorsque nous deviendrons pleinement présent(e)s, nous commencerons à ressentir la Présence qui est en tout.

Cette Présence est ce que j’entends par Dieu, et cela se reflète dans l’expression Dieu est omniprésent.

– Leonard Jacobson, Liberating Jesus: What Would Jesus Say If He Returned Today ?
via Joan Tollifson

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