CHANGER LE GRAND MONDE À PETITE ÉCHELLE

Nous sommes plusieurs à vouloir changer le monde. Du moins, quelques-uns. La tâche est colossale, et, surtout, impossible. Et prétentieuse. Et vaine. Et comme chacun et chacune de nous portons le monde en soi, on sait par où commencer.

Pour changer le monde, on peut – on doit en fait – tout d’abord changer notre façon de voir et de percevoir le monde. Justement, et simplement en portant sur le monde un regard perçant, qui perce et voit, un regard qui voit le bon et le bien du et dans le monde. Un regard qui porte sur l’humain en soi et en l’autre.

Possible de changer le monde en faisant, autour de soi, de petites beneficium, des bonnes actions. Des gestes qui aident, qui veulent et visent le bon et le meilleur qui soit, en et pour soi, comme en et pour autrui. Des gestes concrets qui visent à prendre soin, des actions qui protègent et soutiennent la vie et la beauté, qui cherchent à bénéficier au plus grand nombre, à plus grand que soi. Qui tendent à et qui tentent de du moins. Sans forcer, en harmonie avec le contexte et les gens des alentours.

Viser plus grand que soi car on a vite fait le tour de son propre petit nombril pas si propre. En effet, toujours un peu smelly in there. Alors s’ouvrir sur le monde, et laisser s’aérer notre esprit, entendre les différences. Pour que le vent atteigne les voiles de notre âme et que vogue la galère.

Aussi possible de changer le monde en prononçant de bonnes paroles, bene dictions. Bene dictions qui résultent inévitablement de cogitationes bonae, de bonnes pensées car les deux font la paire. Un esprit sain dans un corps sain dit-on, mens sana in corpore sano.

Pas si compliqué tout ça, du moins à l’écran, rien à en perdre son lutrin chers lutins.

Possible de changer le monde notamment, et tout d’abord et tout simplement en arrêtant de projeter sur le monde, sur les autres, nos jugements blessants et méprisants, nos critiques négatives. En se gardant une petite gêne. Car de toute façon, quand on porte un jugement, c’est surtout nous que nous blessons, à nous que nous faisons mal. Simple évidence mais trop souvent oubliée. Oui monsieur et madame le et la juge.

Combien de nous sont requis pour changer le monde ? Aucun, suffit que le monde veuille changer. Vieille joke de psy.

En ce sens, quand on veut changer le monde, on vit en dehors de soi-même, on veut trop souvent imposer nos valeurs au monde. Ce monde qui n’existe pas vraiment en dehors de ce que l’on en pense.

Alors laissons donc faire le monde, laissons le monde faire et il s’occupera bien de lui-même. Comme il le fait déjà depuis longtemps, bien avant notre naissance. Car le monde n’a pas besoin de nous. Le monde est monde depuis que le monde est monde. Avec ou sans nous.

Et occupons-nous de soi, de nous pour commencer. Portons notre regard et notre capacité d’observation sur nos propres croyances, nos conditionnements, nos vieilles habitudes limitatives. Car nous portons le monde en nous. Et le monde nous supporte.

Comme l’avance Nassim Haramein, je crois que nos petites actions peuvent avoir de grandes répercussions sur le monde. Car le monde est connecté, relié, un tout. De plus en plus d’ailleurs, la conscience prend de l’expansion. Et à notre toute petite et si humble échelle, on peut faire du mieux que l’on peut. Pas beaucoup plus. Ce qui est déjà beaucoup. Et suffisant.

Car un grand jeu d’échelles et de serpents le monde. Alors jouons, du mieux que nous pouvons. En gardant constamment au coeur le bien du plus grand nombre, à notre toute petite et humble mais combien importante échelle. Car la seule sur laquelle nous pouvons grimper, et descendre, ce qui fait aussi partie du jeu.

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Le plus petit acte de gentillesse vaut plus que la plus grande intention.
~ Oscar Wilde, via Manon Rousseau

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Riez et le monde rit avec vous, pleurez et le monde se moque de vous !
– Inconnu, via Khirad

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