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PRIÈRE DE NE PAS PRIER

Comme ça, il est désormais interdit de prier à l’école. Saint-Bernard, le sinistre de l’éducation, l’a carrément interdit hier par une directive gouvernementale. Pas une loi, mais pas loin. Interdit de prier et si vous le faites, cachez-vous. Comme les prêtres faisaient jadis pour aimer leurs ouailles.

On dirait que la prière fait vraiment peur à certains. Du moins ce que l’on imagine qu’est la prière, ce qu’elle fut jadis du moins. Car la prière évolue. Si la nôtre nous semble dépassée, celle des autres fait peur.

Probablement qu’on entend par prière l’acte de demander des faveurs personnelles au Dieu-tout-puissant-créateur-du-ciel-et-de-la-terre de notre enfance face auquel une majorité d’adultes sont encore en réaction épidermique. Grands petits enfants va.

Mais la prière est tellement plus que ça, moins que ça en fait, autre chose que ça.

La prière n’est qu’un temps d’arrêt, un moment de recueillement, un temps de re/centration, de méditation, de silence pour reprendre contact avec son âme, pour l’écouter et si possible, l’entendre. La prière ce n’est pas que parler, c’est surtout écouter, s’écouter. Un temps à l’abri des machines de toutes sortes et du bourrage de crâne de connaissances pour la plupart insipides et inutiles en ce monde changeant.

En confondant religion et spiritualité, en étant en réaction à tout ce qui peut animer et toucher l’âme, on a flushé le bébé dans les égouts, avec l’eau, la mousse, la baignoire et tout ce qui pourrait inspirer l’âme humaine. Le petit canard en plastique jaune compris.

Pendant que la presque totalité de nos ados – comme de nombreux enfants de plus en plus jeunes – sont accros aux écrans, éco-anxieux jusque dans leurs cellules, et en perte de repères existentiels, on interdit toute prière à l’école. Comme si cela était une solution. Comme si cela allait inspirer nos jeunes.

On ne ne sent plus connecté(e)s avec plus Grand que soi. On a perdu tout sens de notre juste et très relative place dans ce monde, notre monde qu’on ne considère plus nôtre. Pas le monde qu’on pense qui nous appartient, plutôt celui auquel chacun(e) de nous appartient. Et où notre corps retournera – soit en terre ou en fumée – lorsque notre âme aura quitté ce navire temporaire.

Les parvis d’églises ont été remplacés par les réseaux sociaux, les sous-sols d’église par le deep web, les centres communautaires par des écrans stériles et agressifs, et l’empathie et l’esprit de collaboration par la confrontation et le bullying. Pas partout, mais à plusieurs endroits. Et de plus en plus on dirait bien.

Alors au lieu d’interdire des lieux de prière, pourquoi ne pas instaurer des cours d’empathie dans nos écoles comme on le fait en Scandinavie ? Pourquoi ne pas prévoir des pauses de recueillement pour que les jeunes apprennent à ne rien faire sans être totalement perdu(e)s ? Des temps pour arrêter de faire toujours ? De courts moments pour fermer ses yeux et scruter son âme ? Et observer ce mental qui roule à toute allure, stimulé de toute part comme jamais auparavant dans l’histoire humaine.

On dit que les problèmes de santé mentale sont de plus en plus nombreux au sein de notre société. Probablement. Mais si on fouille un peu, si on scrute un peu plus profondément au creux de notre âme, et au-delà de notre petite tête de pinotte, on se rendrait peut-être compte que c’est notre connection fondamentale avec le Vivant qui a été coupée. Le contact avec notre propre coeur, qui est le coeur du monde qui bat en chacun(e) de nous.

Plutôt que d’interdire stupidement, notre système d’éducation devrait plutôt encourager les jeunes à prendre contact avec la source de vie qui repose en eux et elles, avec le divin qui habite toute vie, qu’elle soit humaine, animale, végétale ou minérale. En ce sens, nous avons tant à ré-apprendre des premières nations que nous avons tassées à grand coup de présumé progrès. Juste retour des choses.

Pendant qu’on tente socialement d’imposer la laïcité – qui n’est qu’au fond que catholaïcité culturelle déguisée – on évacue toute notion du sacré de notre vie. Ce faisant, c’est de nous-même que l’on s’est coupé.

Les artistes, les vedettes, les businessmen de tout acabit sont devenus les Dieux et Déesses des temps modernes, mais sans âme, sans charisme réel, que vernis médiatique.

À force de vouloir éradiquer le religieux du social – religion qui ne veut dire essentiellement que reliance – on a asséché et dénaturé la cohésion sociale, le sens de l’entraide, le partage et la culture communautaire fondamentale.

On a siphonné le divin hors de l’humain. Cet humain qui se prend maintenant pour le nombril du monde, tout en sachant qu’au fond, nous ne sommes rien séparé(e)s du reste du Grand Tout. Petit homme et femme qui se prend pour Dieu en imposant une laïcité vide se sens et de valeurs, et sachant très bien qu’au centre de soi, ce n’est que vide, et peur de la mort, sachant très bien qu’aucune croyance ne viendra à bout de notre déconnexion.

Et pendant ce temps, on remplace l’humanité naturelle par l’intelligence artificielle. On n’arrête pas le progrès, et très possible que ce prétendu progrès nous mène à notre perte. Mais si telle est la volonté du mot en D, ainsi soit-ielle.

Ci-bas, petit cours 101 sur ce que pourrait être la prière véritable par Osho.

AINSI SOIT-IELLE

La relation que tu entretiens avec toi-même est la plus importante de toutes les relations.
– Diane Von Furstenberg

Autant l’évidence de cette affirmation nous saute aux yeux, autant celle-ci ne fait aucun sens. À mon humble avis.

Car comment peut-on à la fois être soi-même et être en relation avec soi-même ? Double personnalité ?

Car soit on est soi, soit on est deux, soi et en relation avec un(e) autre soi.

Car on ne peut être qu’en relation avec autrui, avec un autre organisme qui vit à l’extérieur de notre corps, vivant ou pas. Car on peut être en relation avec des choses.

Donc soit on est soi, soit on est autre. On retrouve encore la notion de dualité ici.

Vu d’un autre angle, soit on est rien, soit on est tout. Ceci, et cela, ou ceci et cela. Et tout le reste. Même ce qui n’existe pas.

Nous, humain(e)s, aimons diviser, séparer, compartimenter, discriminer et finalement comparer. Çeci par rapport à cela. Une chose, personne, par rapport à une autre.

Moi, lui, elle, nous, vous, eux, elles, ielles, ça, l’autre, les autres, ceci, cela. Les bon(ne)s contre les mauvais(e)s.

Quand, au fond, tout n’est qu’un, une, une seule et même vie et existence qui comprend et inclut tout, tout ce qui existe n’est que le seul et même organisme vivant. La seule et même mer composée d’une infinité de gouttes qui ne font pas seulement qu’un, mais qui se recyclent et deviennent et redeviennent la même eau.

Alors être en relation avec soi ? Really ?

C’est comme avec Dieu ça.

Comment croireque luielleça n’existe pas et croire en soi ? Et qu’est-ce que croire de toute façon ?

Pourquoi parler à Big D. quand nous sommes toutes et tous luielleça ? Nous sommes constitués de cette même et seule matière. En ce sens, toutes les religions et philosophies tentent de dire la même chose indicible, le même Dieu invisible mais partout et en tous et toutes et partout autour. Ainsi, le silence est probablement le meilleur langage pour tenter de dire Dieu.

Même la notion de genre est en train de foutre le camp. Ielles sont plusieurs à ne plus s’identifier d’un bord ou de l’autre. La dualité même est en train de fondre. Au grand dam – oui monsieur – de certains, qui ne sont clairement pas des certaines.

Pourquoi ne pas simplement être soi-même, sans créer d’espace entre ce qui observe le monde, ce que l’on perçoit parfois comme un soi séparé du tout, et la voix qui lui parle.

Alors pourquoi ne pas – au moins considérer – arrêter de se prendre pour un soi, avec une autre présence qui l’observe, qui s’observe s’observer, et simplement être. Avec tout ce que ça comprend et inclut, lié au reste du monde environnant. Un avec tout ce qui vit, bouge et existe. En paix avec tout ce qui est, que l’on aime ou pas, que l’on accepte ou non. Car comme on dit, c’est ça qui est ça.

Ainsi soit-ielle !

NOUNOUNERIES ALPHABÊTIQUES

La pognez-vous vous ? Pas trop dissile comme dirait quelqu’un de qui on ne rira pas de.

Car si on veut rire des autres, on doit absolument commencer par soi. Donc commençons là où ça compte. 1, 2 3. Ah ah ah ! Tchoum. Éternuement d’exclamation et drôle de torture de phrase.

J’aime écrire pour rire, pour rien, écrire nonoïquement. J’aime jouer avec les mots, ou probablement que ce sont eux qui se jouent de moi, eux qui prennent le peu de contrôle qui me reste. Ils se jouent de moi et me jouent tout le tour de ma tête, mais surtout dedans.

Ils se tirent hors de moi, comme les vers hors des nez, horde née. Car les mots sont plus forts que nos impairs, et jadis mon père plus fort que le tien.

Les mots pour le dire, des mots pour le rire. Fou le rire. Ou pas. Écrire comme on parle, comme on marche, ou comme on nage. Mers de mots dits, flots de vers. Vers de nez et parler sur le bout de sa langue.

J’aime dire des niaiseries à mon écran, les faire passer par mes doigts. Niaiseries qui ne sont pas toujours si connes. Les niaises rient, les connes nient, seules ou en colonie. Mais pas de colonoscopie, le simple mot fait mal et passe avec douleur dans la gorge. Ou dans le cul-de-sac.

J’aime déconner car parfois faut que le mental se fasse grelot comme les ptites patates, dring dring, faut qu’il se défoule, sinon trop full. Faut parfois se foutre des foules de mots qui nous passe full par la tête, non stop et sans arrête. Smells fishy. Sinon on ravale et on a la boule. Bingo !

Full nono, full idiot. Rire de soie, rire de velours, ou rire gras style poulet free. Non mon colonel, y en aura pas de facile. Mais parfois faut creuser pour trouver le non sens. En dedans plus qu’en dehors.

Faire des jeux avec les mots, comme avec la vie, faire des liens, certains qui se tiennent, d’autres pas du tout. Comme dans rien du tout. Si tout est dans tout, est-ce que rien est partout ? Ne cherchez pas du tout sinon vous ne trouverez rien. De rien.

Oser dire n’importe quoi, mais jamais n’importe comment, toujours comme un dernier de classe et 26 lettres, et surtout pas à n’importe qui, qu’à vous. Chanceux chanceuse va. Ou reste, car tous les liens sont dans la nature.

Donc deux minutes de perdues à lire ces lignes à lignes sans dessus dessous, à chercher du sens dans l’entre ligne. Pourtant pas saoûl le chroniqueur, quoi qu’un peu sonné, que 6 heures, et des mâtines (vous googlerez ça les jeunes, plusieurs sens de mot qui n’est pas le féminin de matin). Un bon Jack le frère. Bon matin.

Car parfois les jeux de mots qui ne semblent que nonos ne le sont pas tant qu’ils en ont l’air, l’air de rien. Nono des mots qui croyait prendre s’est bien fait pendre à leur lèvres avec la corde au cul. On dit qu’il faut que nos babines suivent nos bottines sinon le coeur perdra sa raison de battre. Et si le coeur veut battre, jamais il ne veut se battre. En choeur battre toujours.

Ils et elles, ielles, well c’est ainsi désormais, chacun(E) son genre, sont nombreux parmi les Z à faire des jeux de mots en X. Ils emballent ce qu’ielles ont à dire dans du rap, de vrais wrappeur(E)s. Ça leur donne du rythme, du punch à l’âme.

Rap et poésie, même apât, même débat mais pas de combat car on ne se bat pas avec les mots, on les laisse couler. Poème à la mer et rivière à voir.

Certains veulent écrire des chroniques avec de l’intelligence artificielle. Grand bien leur fasse mais que fera-ton alors de notre stupidité naturelle ? Minou j’ai pêté.

Alors voilà ma petite purge active, petite envolée verbale vers nulle part ailleurs qu’ici, ou là. Maintenant je peux penser croche.

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Indice: Chanteur américain boomer né dans les États de plus en plus désunis.

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Chronique dédiée à mon ami des mots nonos, Nanan Boy !
Gooooood moooooorning Niet Naaaaan.

(((SE LAISSER))) VIVRE SA VIE (((PAR LA VIE)))

Quel soulagement que d’être vide, ainsi Dieu peut vivre ta vie. – Rumi

Quelle beauté qui réside dans et entre ces mots de Rumi, si on peut seulement se slacker le ponpon face au mot en D.

La vie, l’existence, le vent, l’essence, le courant, name it comme vous voulez si le mot en D vous donne du presbytère, euh, de l’urticaire. Car comment quelques lettres pourraient-elles contenir l’infini ?

Je crois sincèrement que lorsque nous faisons ce que l’on aime, ce qui nous passionne, quand on est tout à fait présent à ce que l’on fait, le mot en D vit automatiquement en nous, par nous, autour de nous. Et si pour quelque raison que ce soit, on ne peut faire tout à fait ce qui nous passionne, car pas toujours le cas du moins, faisons ce que doit avec présence et passion.

Comme chantait le chanteur: if you can’t be with the ones you love, love the ones you’re with. SI vous ne pouvez faire ce que vous aimeriez faire – en ce moment du moins – aimez ce que vous avez à faire, dixit le chroniqueur.

Faire ce que nous devons faire, ce que l’on a à faire avec passion et totalité, peu importe la tâche.

Certains balayeurs/ses sont des artistes.

Des laveurs/ses de vaisselle transforment cette tâche en art.

Des préposé(e)s aux bénéficiaires sont des vrai(e)s anges incarné(e)s.

D’ailleurs, lors de notre récent voyage en Arizona, dans un supermarché Safeway de Sedona, nous avons fait la rencontre d’un boucher/poissonnier qui chantait haut et fort derrière son comptoir. Un vrai show. Pur délice. Nettement meilleur que son poisson. Complètement fou et allumé. Et je me souviendrai de lui toute ma vie. Un vrai de vrai artiste de la présence.

Tassons-nous du chemin et faisons ce que la vie nous donne à faire pour le moment. Et si on n’aime pas, posons au moins un geste en direction de ce qui nous allume. Avec patience, alignement, persévérance, et persistance.

Transformons chacun de nos gestes en chorégraphie du moment, en fluidité incarnée, en grâce.

Et comme on dit, vidons notre tasse à chaque matin, ou en fait faisons-le dès le soir précédent pour dormir plus léger – pour entamer chaque journée frais, vierge, ouvert.

Car comme on dit, qu’est-ce qu’on fait quand il n’y a plus rien à faire ? On laisse Dieu faire. On se laisse faire. On se fait faire. Et on laisse la vie se déployer, l’existence couler, et le bon temps rouler.

Aho !

NEVER MIND ET AU-DELÀ

Les gens ont peur de faire le vide en leur mental, craignant d’être happé(e) par le vide. Ce qu’ils/elles ne réalisent pas est que leur mental est ce vide. – Huang Po

Toujours difficile de parler du mind. Comme de parler du vide, nous qui sommes si plein(e)s, de nous-même comme de tout le reste.

Goole Traduction nous donne comme équivalence française de mind:
l’esprit, l’avis, l’idée, la mémoire, l’intelligence, le cerveau, le souvenir, la conscience, la raison, l’opinion, l’intention et l’humeur.

Et même pas le mental. C’est ben pour dire.

On ne sait même pas ce qu’est notre esprit, ou mental, ou…

Est-ce l’affaire, la machine qui pense située au-dessus de nos épaules ?

Est-ce là que repose le siège de notre conscience ?

Là où se trouve notre poste d’observation ?

Peut-être, mais si c’est le cas, il me semble que le coeur doit aussi avoir son point de service. Comme le hara. Comme le ventre, et la plante des pieds pour nous garder groundé(e).

Mais est-ce même un location physique ? Beau koan.

Et peu importe ce que l’on peut faire pour se vider le mental une fois de temps en temps, il finit toujours par se remplir de nouveau. Tout vient, tout va. À l’infini. Alors on doit baisser les bras et déposer les armes, le mental est tough. Aussi bien l’accepter.

Et il me semble que l’esprit doit bien habiter tout notre corps. L’esprit doit couler en tout notre corps. L’esprit peut-être mais le mental semble plus clairement up there. Ah et puis, never mind. Feel the groove ?

Car peu importe comment on désigne cette fonction pensière, on ne doit pas en avoir peur. Ne pas craindre de dépenser non plus. On doit apprendre à l’explorer, la connaître, et même parfois la laisser prendre le contrôle, s’y perdre.

I just want to lose my mind. Wishful thinking.

La pensée justement. Car quoi de mal avec la pensée ? Qu’une fonction humaine, qu’une capacité que nous possédons, pas elle qui nous possède après tout. Pensons-y. Jusqu’à épuisement et alors, le coeur reprendra le dessus.

Pensons jusqu’au vide, remontons le fil de la pensée jusqu’à sa source.

La question – et la réponse – ne consiste peut-être alors qu’à équilibrer la tête et le coeur ?

Et à ne pas être trop dur sur soi.

Osho sur la question:

I A : TREMBLER OU PAS ?

Mon ami Yusuf a passé ma plus récente chronique l’autre jour à l’analyse de ChatGPT. On n’arrête pas le progrès comme on dit.

Pour certains cette technologie est à craindre, pour d’autres c’est l’avenir.

Et entre les deux, pour nous pauvres mortel(le)s méconnaisssant(e)s et peu calé(e)s, on regarde ça évoluer et on se dit qu’on verra bien. Mais à voir les utilisations qui ont résulté des trouvailles du passé, on doit se garder une ptite gêne.

Cette chronique-ci:
https://atisupino.com/2023/04/13/accueillir-linconnu/

Et voici l’analyse qu’en a fait la machine:

L’article aborde l’idée d’accueillir l’inconnu dans la vie comme un choix et une attitude qui peut transformer la vie en une aventure excitante.

L’auteur – c’est moi ça 😉 note de la vraie personne – souligne qu’il n’y a pas de chemin ou d’instructions préétablis pour la vie, et qu’il appartient à chaque individu d’expérimenter et de trouver ce qui fonctionne pour lui.

Il encourage à garder un cœur ouvert et à embrasser la vulnérabilité comme la seule façon de recevoir véritablement et de suivre les défis et les opportunités de la vie.

L’article suggère de prendre les choses une étape à la fois, en faisant confiance à ce que chaque pas mènera au suivant, et finira par apporter de la clarté à ce qui peut sembler confus au départ.

L’auteur conseille de rester présent et concentré sur le moment pour mieux comprendre le parcours de la vie.

Voici 10 conseils directement liés à l’article :

1- Accueillez l’inconnu comme si vous l’aviez choisi.

2- Soyez prêt à tout, comme à n’importe quoi.

3- Gardez un cœur ouvert et faites preuve de vulnérabilité.

4- Ne cherchez pas un chemin ou des instructions pré-établis pour votre vie.

5- Investiguez et expérimentez pour trouver ce qui fonctionne pour vous.

6- Coulez avec la vie plutôt que de l’affronter.

7- Vivez chaque moment en restant présent et en portant attention.

8- Faites un pas à la fois, en ayant foi que le prochain sera le bon.

9- Surmontez l’adversité et la résistance lorsque cela est nécessaire.

10- Faites confiance à la vie pour vous guider à bon port.


ACCUEILLIR L’INCONNU

Accueille l’inconnu comme si tu l’avais choisi,
sans chemin ni instructions,
avec un coeur ouvert et vulnérabilité,

la confusion présumée est remplacée par la clarté.

– Anu Mullick Kaul

Accueille l’inconnu comme si tu l’avais choisi

Un des seuls choix que l’on a dans la vie que celui d’accueillir l’inconnu comme si on l’avait choisi. La vie, un choix, une attitude, une décision qui vient faire passer la vie de poids à excitation, aventure. Car que ça la vie au fond, de l’inconnu, un mystère. On peut bien faire des plans, car parfois il le faut, pour donner un élan, mais toujours il nous faut être prêt à tout, comme à n’importe quoi.

Car ça au fond la vie, tout comme n’importe quoi.

sans chemin ni instructions

Ça aussi une autre évidence de la vie: aucun chemin n’est tracé pour nous d’avance, à moins qu’on décide d’emprunter ceux des autres. Ni instructions, à part peut-être quelques règles d’hygiène et de savoir vivre fondamentales qui varient selon les individus et les périodes de vie. On peut chercher, investiguer et expérimenter afin de trouver ce qui fonctionne et correspond à soi.

avec un coeur ouvert et vulnérabilité…

Quoi faire d’autre que de garder le coeur ouvert et faire preuve de vulnérabilité ? En effet, comment recevoir la vie autrement ? Car on n’affronte pas la vie, on coule avec elle, on la surfe. Parfois, on vit de l’adversité et on doit vaincre, surmonter une certaine résistance. Aussi ça la vie.

Quand on nous offre du velours, on s’y frotte, et quand c’est du papier sablé, on s’y polit. Et chaque chose en son temps.

la confusion présumée est remplacée par la clarté.

Quand on ne sait pas où l’on s’en va et qu’on ne voit pas loin, faisons un pas à la fois. Chaque pas dans la foi que le prochain sera la bon, et arrivera de lui-même, que la vie nous guidera à bon port. Et ainsi, ce qui semble confus devient lentement et graduellement plus clair. Comme la boue qui se dépose au fond pour permettre à l’eau de se clarifier. Avec le temps, dans le temps.

Chaque moment, chaque pas est toujours clair par lui-même, en lui-même, à court terme. Suffit de ramener le focus. Et de porter attention.

FOND DU MENTAL

Le mental possède deux qualités : Celle qui ne fonctionne que dans le moment présent et l’autre qui roule à vide, toujours soit dans le passé ou dans l’avenir, mais jamais dans le moment présent.

– Ramesh S. Balsekar

Ah ce cher mental. Moteur de la pensée, filtre du flot pensant, contenant temporaire et véhicule par lequel passe les pensées.

Monumental, fondamental, menu mental qui prend parfois toute la place.

Eh mental. Avec ou sans trous de conscience.

Toujours actif le mental. Au réveil, en veille, comme dans le sommeil, d’où nos rêves.

Parfois présent, les deux pieds dans le grand now, alors créatif, inspiré et connecté au réel, avec CE moment. Mais aussi souvent passéiste, à ressasser vieux et bons ou mauvais souvenirs, ou en avance sur lui-même à se projeter dans un avenir qui n’est pas encore, et qui ne sera probablement jamais. Et souvent inquiétant.

Le terme anglais Mind, que l’on traduit parfois par esprit, mental, cerveau, intelligence, et conscience même, porte en lui-même à confusion de par sa propre détermination. On parle de quelque chose de central dans notre vie dans même savoir ce en quoi il consiste.

On définit parfois le mental comme : l’élément d’une personne qui lui permet d’être conscient du monde et de ses expériences, de penser et de ressentir; la faculté de conscience et de pensée. On l’associe souvent au cerveau, car c’est dans notre tête qu’il bourdonne le plus fort, là, juste derrière nos 3 yeux, mais il est plus que seulement ça. Il touche aussi à la conscience, à la perception du monde, aux sens et à leur interprétation.

Si le mental est un excellent serviteur, il est un pauvre maître, un tyrant même souvent. Pour plusieurs d’entre nous, à l’occasion mais souvent dans des situations extrêmes, il empoigne le volant et c’est alors lui qui mène, lui qui chauffe le char de la conscience.

Rien à faire pour lui résister. Qu’à l’accepter, qu’à l’observer, tenter de ralentir sa course folle qui peut parfois s’emballer quand la vie va trop vite. Et respirer, lentement mais sûrement, consciemment. Car la respiration permet de le dompter un peu ce cheval sauvage qui peut partir en tous les sens.

Pas mal tout passe par le mental, pas mal tout est modulé par ce super ordinateur central. Alors portons-lui soin et attention.

Et comme on dit en anglais: Never mind, ou pas de souci !

ON PARLE DE PAWK

Dès qu’on dit Jésus, ou Pâques, certain(e)s aiment tout de suite et tout de go réagir et affirmer avec vigueur qu’ils ne croient pas, ni à Jésus, ni à la religion catholique. Parfait.

Mais pas de ça qu’on parle, pas du tout.

On parle surtout d’un symbole de renaissance, de transmutation, du passage de notre tout petit égo séparé du grand tout – et souvent misérable – au plus grand que soi. De la noirceur vers la lumière.

On parle du retour de la lumière – au propre comme au figuré – Hydro compris. D’ailleurs, pensées vers vous, les encore débranché(e)s.

On parle d’espoir, on parle de réunion, on parle d’union. On parle de légèreté, de transcendance, d’évanescence.

On parle du passage de l’humain au divin, de la personne à plus personne, donc tout le monde.

On passe de Je suis à l’esprit Christique qui habite tout, tous et toutes.

Mais, finalement, on ne fait que parler. De ce que l’on ne peut décrire, de ce que l‘on ne peut parler de. On parle pour parler.

Mais au fond, sur terre ici, comme au ciel et dans les cieux, l’idée c’est surtout et seulement de vivre. De s’élever. Et de garder foi en l’humanité, comme en notre divinité.

Et d’arrêter de parler un peu car c’est peut-être surtout par le silence que Pâques se vit.

Aho !

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AU CŒUR DE TOUS LES TRAUMATISMES

Au cœur de tout traumatisme se trouve un terrible sentiment d’isolement, de déconnexion, de solitude.

Suivez votre traumatisme jusqu’à son noyau dévastateur, chers ami(e)s, jusqu’au cœur des ténèbres, et vous rencontrerez inévitablement la blessure de l’abandon, la douleur de toutes les douleurs.

Abandonné(e) par maman, papa. Oublié(e) et incompris du monde. Chassé(e) du ciel et séparé(e) de la Divinité. Séparé(e) de la vie.

Bien sûr, c’est une illusion. Tu n’as jamais été séparé(e) des montagnes, des forêts, des gouttes de diamant de la rosée du matin. Vous n’avez jamais été brisé(e), jamais pourri(e) en votre cœur, jamais séparé(e) de l’Un. Tu as toujours été aimé(e). Le terrible cœur des ténèbres a toujours été votre propre cœur de lumière d’une beauté exquise, si fragile, si puissant, si aimable, si réel.

En fin de compte, les autres ne peuvent pas nous sauver. Chacun(e) de nous est appelé(e) à affronter sa solitude, à plonger au cœur de son traumatisme et à y trouver réconfort et refuge. D’autres peuvent tenir nos mains tremblantes mais ils ne peuvent pas voyager pour nous.

Il n’y a pas de sauveur extérieur, et le mensonge souvent associé à l’amour est qu’un autre être humain – parent, partenaire, gourou ou dieu – peut vous compléter.

Non. Votre complétude réside dans votre cassure. Nous ne pouvons pas nous sauver les un(e)s les autres mais nous pouvons pleurer ensemble, marcher ensemble, partager notre terreur, notre horreur, notre honte, notre espoir et notre crainte.

En marchant dans la forêt à l’aube, nos regards se croisent.

Je reconnais votre désir comme le mien.

L’amour est une reconnaissance.

– Jeff Foster

ENTRE DEUX

Si le vendredi Saint est clairement associé à la mort, et le dimanche de Pâques à la renaissance, la situation du samedi entre les deux est clairement beaucoup moins claire.

Période de flottement, transition, suspension entre deux mondes. Période de gestation, à l’ombre du passé qui n’est plus et de l’avenir encore inconnu à venir. Grande leçon que d’apprendre à soutenir l’incertain et l’incertitude, l’inconnu, l’indécision. Parfois les choses prennent plus de temps que l’on souhaiterait. Aussi ça la vie.

Patience alors, maturation, et plongée en soi. Chaque pas à la fois, chaque dans la foi.

La graine se terre pour germer, l’ours pour refaire ses forces pour le printemps à venir. L’inspiration prend du temps, même si le temps n’est que création humaine. La vie est plutôt cycles, flot, vagues. Et chaque chose en son temps.

Cette année, pensées spéciales vers les gens qui n’ont pas encore de courant, dont les maisons sont menacées d’inondation, dont les réserves de nourriture seront perdues.

Solidarité, empathie, soutien vers vous tous et toutes. En espérant que tout soit rétabli pour demain, passage vers la lumière, la renaissance et l’espoir.