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APRÈS LES HAUTES SPHÈRES LE TERRE À TERRE

Après l’extase, 6 brassées de lavage, le pelletage et le rapport d’impôts.

Tout juste revenu

d’un autre périple au Brésil, la vraie affaire ne fait que commencer pour nous (excusez-la, mais l’humour – face à soi-même surtout et en premier lieu – me semble aussi essentiel que saint si on ne veut pas trop se perdre au sérieux ;-). L’intégration des multiples révélations que l’on aura pu recevoir en cours de route est souvent le point culminant de tout voyage. L’application concrète des leçons.

Tout comme de nombreuses autres expériences, prendre part à un feitio (processus de fabrication du thé Daime) peut nous faire voyager dans de hautes sphères.

On peut découvrir des vérités, grandes ou petites, on peut voir certaines choses très clairement comme jamais auparavant, on peut se sentir connecté(e) au Divin comme rarement dans notre quotidien busy busy.

Mais le vrai test, la vraie affaire commence souvent au retour. Comme c’est le cas de tout processus initiatique, qu’il soit thérapeutique, spirituel ou religieux. Dans l’incarnation, dans l’application concrète des petites et grandes vérités découvertes en cours de route.

Nous sommes plusieurs à chercher en cette vie, que ce soit la vérité, notre vrai Soi, l’Amour avec un grand A, la paix intérieure ou Dieu. Peu importe le nom que l’on appose à la chose en question, l’oeil du taureau, tous les humains sont en quête d’à peu près la même affaire au-delà de nos réalités quotidiennes. Et souvent perdu(e)s dans l’objet de la quête davantage que totalement impliqué(e) dans le parcours qui pourrait nous y mener. Comme on dit, le chemin est le but et dance your way to God.

Tous et toutes nous voulons la paix du coeur et de l’esprit, la santé du corps ainsi que la capacité de vivre ce fameux moment présent, celui-là même qui fuit toujours, qui nous glisse constamment entre les doigts. En fait, on pourrait dire que le moment présent n’existe pas, pas vraiment du moins. Il n’est qu’une suite de moments fluides et impermanents sur lesquels on ne peut jamais fermer ni refermer la main. On doit donc surtout apprendre à couler avec la vie, avec ce qu’elle nous offre au détour de chaque moment. En acceptant tout ce qu’elle nous offre, le plus grand défi étant surtout d’apprendre à accepter le non-désiré.

En parallèle de cette quotidienneté fuyante, on doit apprendre à vivre et à survivre en ce monde un peu fou, ou beaucoup, selon notre point de vue et perception, et le choix de nos sources d’information.

La vie spirituelle est un drôle de phénomène. Elle ne peut que s’ancrer au plus profond de notre corps, probablement au coeur de notre coeur. Et son but possiblement d’arriver à rien d’autre que ce qui est, sans trop comprendre, sans trop savoir où tout cela nous mène. À être bien sans rien. À simplement donner et recevoir, échanger quoi.

On a encore une fois beaucoup reçu de nos ami(e)s de Céu Sagrado.

C’est toujours ce que je retiens de nos passages là-bas. Oh bien sûr que les grandes révélations extatiques sont excitantes, grisantes même, mais le plus réel est toujours l’amour et l’amitié échangés, le soin et l’accueil que l’on nous apporte, la totale acceptation, la simplicité des gens qui fabriquent ce précieux sacrament de vérité qu’on a la chance de rapporter ici pour soutenir notre pratique spirituelle silencieuse et chantée.

Le don de soi est toujours la plus grande leçon que je rapporte du Brésil. Car c’est ce que j’apprends surtout de nos ami(s) là-bas. Si nous voyageons par moments dans les hautes sphères, le battage des vignes, le lavage des feuilles, les chants et la danse nous gardent dans le corps, les pieds bien ici sur terre quand parfois la tête visite les nuages.

Car parfois, plus qu’OK de simplement donner pour le plaisir de donner, pas besoin d’y attacher des leçons de morale ou de grands messages spirituels profonds.

Le don est le cadeau, le plus fameux des présents, oui môman !

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Il y a quatre grandes questions fondamentales dans la vie, Don Octavio.
Qu’est-ce qui est sacré ?
De quoi est fait l’esprit ?
Qu’est-ce qui vaut la peine de vivre ?
Et qu’est-ce qui vaut la peine de mourir ?

La réponse à chacune est la même: Seulement l’amour.

~ Lord Byron, via Anita Bensabat

ÂME COEUR ÂMES SOEURS

Tu ne peux trouver ton âme avec ta tête, tu dois passer par le coeur. – Gary Zukav

Retour dans le blanc de l’hiver en nos terres boréales hier, après 12 jours de chaleur, humaine autant que climatique. Avec en prime un bon 20 cm à savourer et à pelleter.

Comme à chaque année lors de notre passage à Céu Sagrado au Brésil pour le feitio de février (processus de fabrication du thé Daime), en plus du nouveau thé, on rapporte dans nos bagages de grandes leçons de vie, et d’humilité, souvenirs de voyage permanents même si moins visibles et apparents.

Le souvenir d’une vie communautaire riche et exubérante, au sein d’un groupe – «très international» cette année – même si majoritairement brésilien, les brésilien(ne)s étant si complémentaires à nous nords-Américain(e)s et Scandinaves plus réservé(e)s, des ami(e)s chaleureux, une générosité sans borne, un soutien et une connexion de coeur. Une telle simplicité d’être chez nos ami(e)s du sud dont nous ne pouvons que bénéficier. Pour nous pimenter le sérieux.

Et une encore plus grande certitude que notre âme, notre essence, ne peut se trouver qu’à partir du coeur, et non de la tête, qu’à-travers le coeur. Se chercher et possiblement se trouver. Un pas à la foi. Nos coeurs qui composent le même et seul grand coeur unique, le coeur du monde, ô coraçao do mundo. Poumpoum, poumpoum à l’unisson, para sempre. Malgré les guerres et les différences. Long chemin. De longe venho de longe – Mestre Irineu.

L’une des plus grandes leçons que m’apporte Daime, et sa fabrication, depuis de nombreuses années d’ailleurs, processus au long cours, en plus de la communion avec mes frères et soeurs par le silence, le travail et la musique, est l’atténuation de ma propre arrogance et l’apprentissage constante de l’humilité.

Processus long et difficile car pour transformer notre arrogance en humilité, on doit tout d’abord en prendre conscience, réaliser la présence de toute cette arrogance en soi, toujours difficile à voir et à sentir, en particulier pour la partie de soi qui se pense déjà au-delà de cette tendance en soi. Dur dur sur la fierté de constater et reconnaître cette part d’ombre. Mais essentiel si on veut l’amener à la lumière. Et dès qu’on se pense humble, déjà un peu d’arrogance qui se pointe le bout de l’orgueil.

Si riche de faire équipe pendant 2 semaines. Accompagné(e)s de tout un groupe qui travaille ENSEMBLE. Pas une fonction plus importante que l’autre, chacune se complète. À nous de faire la nôtre, notre part, du mieux que l’on peut. Chacun son instrument dans le grand concert du feitio.

Alors un autre retour. Un autre atterrissage. Animé d’une énergie vivante, chaude, vibrante, on poursuit notre apprentissage dans l’implantation d’une doctrine brésilienne riche et bien groundée dans notre contexte nord-américain. Respect de la tradition et adaptation à la vie moderne et à notre contexte boréal.

Au mieux de notre connaissance, au meilleur de notre expérience, avec tout notre coeur. Le seul et unique même coeur humain. Pour transformer l’arrogance – qui n’est souvent que peur et appréhension – en humilité – foi et confiance que ce qui doit être sera, pour le bien du plus grand nombre.

Ci-bas, la dernière séance de battage de vigne et chants et danses de clôture.

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BYE BYE BRASIL

Dernier jour au Brésil pour nous aujourd’hui. On atterirra dans un beau 15 cm tout blanc et frais demain matin après 10 heures dans les airs. On y a vécu un temps fort, intense, révélateur depuis une douzaine de jours. Comme à chaque fois qu’on y vient. Depuis des années.

On vient en effet à Céu Sagrado, notre église Santo Daime ici à Sorocaba dans la grande banlieue de Sao Paulo, à chaque année depuis 2017. Après une première visite en 2011 pour un contact initial, nous n’en revenons pas de revenir à chaque année. Plus grand et plus fort que nous. Inexplicable la force de ce lien. Une grande famille de coeur, de coeurs, un lien de confiance, une filiation divine.

Très difficile de décrire ce que l’on y a vécu. Tant d’intensité au niveau des relations humaines et divines. À parler portugais, à vivre à trop dans une petite maison, à communier toute la journée, toute la semaine. À battre la vigne, à laver des feuilles, à chanter et à prier.

Depuis 2018, nous sommes devenus une église légale associée à Céu Sagrado, notre maison mère qui nous approvisionne en thé Daime. Nous y venons justement pour prendre part à la fabrication de ce thé sacré et pour chanter avec notre ami/Padrinho Ze Ricardo. Processus intense et transcendant. Au sein d’une grande famille de coeur.

Cette année, nous revenons avec des changements en vue au sein du noyau de notre petite église dans la forêt québécoise et canadienne. Ce que notre logo représente: feuille d’érable et fleur de lys pour le lien terrestre, étoile et croix pour le lien spirituel, et le colibri pour faire le pont entre les deux plans.

Un peu comme ce que représente la photo du haut avec le soleil qui se lève et la nuit qui tombe, la fin d’une étape et le début d’une autre pour notre petite église en devenir. À suivre.

Comme j’ai peu écrit durant ce voyage, je mets en vrac ci-bas quelques-unes des photos les plus représentatives de notre voyage, pour vous ami(e)s et famille (merci à Marika pour la régularité et l’abondance).

ÉCOUTER EN TOUTE HUMANITÉ

Salut lecteurs/trices. Long time no write. Alors petit son de vie de la part de ce petit chroniqueur de grands chemins.

Au Brésil depuis une dizaine de jours. Toujours une grande intensité quand on vient ici. Par les années passées, j’écrivais beaucoup, je partageais des photos. J’essayais de vous convier ce que je vivais. Cette année, très différent. Je suis plutôt à l’écoute, davantage à tenter d’écouter et d’entendre la toute simple humanité qui m’habite, celle qui chuchote, celle qui parle tout bas de là-haut.

À chaque fois qu’on vient ici avec les ami(e)s de notre petite église dans la forêt, il émerge toujours de grandes révélations pour la plupart d’entre nous, se produisent des prises de conscience importantes. Cette fois-ci, les choses sont beaucoup plus simples pour moi, plus terre à terre, plus ordinaires, et moi plus humble, plus low profile.

Nous sommes plusieurs à vouloir être ou devenir des Dieux et des Déesses, nombreux à vouloir dépasser ce fichu égo, à la recherche du grand Divin en ce petit soi. Souvent nous nous convainquons que nous ne sommes pas le moi, que nous ne sommes pas le Je.

Et pourtant.

Surtout cela que nous sommes, incarnés dans notre corps physique, à vivre une réalité incarnée, dans la chair. Du moins, cela est notre première réalité, la plus concrète, la plus réelle dans la chair, juste là sous la peau. Et notre mission première me semble consister à habiter totalement ce corps, à assumer complètement notre humanité, à vivre cet égo tant redouté. À jouer totalement la game que l’on a dû choisir un jour pour une raison. Ou pas.

Cette fois-ci, pour moi, plutôt que de vouloir dépasser quelque chose, de chercher à transcender quoi que ce soit, à être plus que qui je suis tout simplement, je suis habité davantage par un simple besoin d’être moi-même, que moi, simplement moi. Sans me comparer, sans vouloir être quiconque d’autre que qui je suis. Avec mes limites, mes forces et mes faiblesses. Tout simplement.

À assumer totalement mon humanité. À écouter, à partir de mes 2 oreilles d’humain, de ma simple identité de ptit gars né à Montréal-Nord, la voix de mon coeur battre en moi. À tenter de sentir le souffle de la vie qui me prête vie, qui m’anime. À faire la paix avec mon mental énervé. À sentir et ressentir de la compassion envers les autres, en particulier ceux et celles qui provoquent du jugement en moi. Et à transformer ces jugements en empathie et en compassion pour le monde car en étant moi-même, cela ne peut que permettre aux autres d’être eux et elles mêmes.

Venir au bout du monde pour, au final, se dépouiller, être réduit à ma plus simple impression, et me retrouver tout simplement moi-même. Souvent comme ça les voyages. En particulier les voyages dit spirituels, en italique, car au fond, qu’est-ce qui n’est pas spirituel en ce bas monde ? On nous dits esprits incarnés. Peut-être que nous ne faisons qu’oublier. Note à moi-même.

Les premières fois que je venais ici, j’étais obnibulé par les grandes découvertes, fasciné par la poudre grandiose de la vie que ce thé me mettait plein les yeux, thé que nous venons aider à fabriquer ici.

Cette année, tout est plus simple, plus ordinaire. Extra ordinaire. Et cela est juste, et bon. Ta bom.

Je communique à tous les jours avec ma voisine d’amour qui est restée au Canada et qui prend soin de notre home et qui soutient activement quelques ami(e)s ces jours-ci. Tout simplement, elle aussi. Peut-être ce lien simplement ordinaire qui m’incite à le demeurer, simple et ordinaire. Je la retrouve bientôt. J’ai bien hâte de la serrer près de mon coeur. Jadis, me suis souvent retenu de dire j’ai hâte, car on ne devrait pas avoir hâte. Mais un gars ordinaire a tout simplement de revoir sa douce.

Un ami me questionnait hier au sujet de la suite de notre petite église dans la forêt. Et je n’avais pas de réponse précise à lui donner. Encore trop occupé à marcher les pas ici, d’ici à là. Au quotidien. En faisant confiance que les pas à prendre au retour se décideront pas à pas. Ou pas.

Alors voilà chers lecteurs/trices, mes toutes petites vérités toutes simples du moment présent. À prendre un café à la boulangerie locale. Encore quelque jours à battre des vignes, à laver des feuilles, à jouer un peu de guitare, et à chanter. Et à pratiquer mon portugais, en contact avec ce peuple si simple, si généreux, et en même temps si humble et hautement ésotérique.

On revient dans quelques jours, pour reprendre le pelletage de la neige qui tombera dans les prochains jours, et reprendre un quotidien enneigé tout aussi ordinaire que ne l’est cet extra ordinaire voyage au coeur de l’ordinaire Brésilien. Car la même terre, la même vie.

EMBRASSER LA MISÈRE DU MONDE

Je ne retrouve plus la source de cette image, si quelqu’un a une idée, merci de me dire.

Plusieurs gros événements dramatiques ces jours-ci un peu partout dans le monde: des guerres, et pas seulement celle en Ukraine, car plusieurs autres, oubliées celles-là, du moins peu médiatisées. Des tremblements de terre dévastateurs, des enfants qui meurent ou qui sont blessés, d’autres qui passent les frontières sans leurs parents, des migrant(e)s sur la route à la recherche d’une terre d’accueil, dont plusieurs qui périssent sur cette quête. Et Haïti, qui n’en finit plus de souffrir.

Ici comme ailleurs, tant de personnes en ce bas monde qui souffrent en ce moment. En ce moment, mais depuis toujours aussi en fait. L’Histoire de l’humanité est une drôle d’histoire, une histoire dure, une histoire de dureté humaine. Tendresse requise.

Beaucoup de souffrances dans le monde en ce moment en effet: devant nos yeux, mais surtout et en particulier celle qui défile devant nos écrans divers. Car dans notre réalité directe et immédiate, probablement pas autant de souffrances que dans nos écrans. Notre monde immédiat est en général plus ordinaire que le monde out there. Quoi que quelques drames sont vécus à l’occasion.

Mais comment vivre en paix, nous, privilégié(e)s du monde, quand tant de gens souffrent, perdent tout, ont si mal ? Quand des régimes politico-religieux tuent leur propre jeunesse, comme en Iran, ou quand des hommes tuent les enfants des autres, comme à Laval.

Comment profiter de notre chance sans nous sentir coupables ? Et jouir de nos privilèges et de notre confort sans devoir trouver toutes sortes de stratégies mentales pour se justifier, ou ne pas trop sentir l’insoutenable.

Comment vivre en paix et satisfait(e) quand tant de gens perdent tout, et ont tout perdu, sauf la vie ?

Certains choisissent de ne plus regarder les nouvelles, de se couper des mauvaises nouvelles du monde. C’est un choix. Que je ne juge pas. J’ose croire que l’on fait tous et toutes du mieux que l’on peut. Mais en même temps impossible de se prémunir contre le malheur, même en se fermant les yeux, ou le coeur. On ne peut que faire avec. Si et quand il frappe, et ou frappera. Dans la vie. Avant la mort.

Personnellement, en bon empath, depuis que je suis tout petit, je ressens et j’ai toujours ressenti la douleur du monde, celle autour de moi comme plus loin. Oui, en effet, ça doit la mienne aussi. La misère et la souffrance du monde sont aussi ma misère, ma souffrance. Pour ça que parfois, j’ai moins envie de sortir dans le grand et vaste monde. Trop poreux, trop affecté par ce qui s’y passe, par la vibe environnante.

Plus que jamais on dirait, on doit apprendre à vivre avec la dureté du monde. Sans la laisser nous submerger, sans la laisser nous étouffer. Mais en la reconnaissant, en l’embrassant sans la laisser nous embraser.

Demeurer allumé, enthousiaste, optimiste, et continuer à sentir ce qui fait mal dans le monde, ce qui fait mal au monde, à notre monde, mon monde, constitue tout un défi. Un fin équilibre. Ne pas se couper de la douleur du monde pour se déculpabiliser, ne pas rationnaliser les injustices pour se justifier.

Choisir la lucidité, demeurer dans la voie du milieu. Il y a pire que soi, il y a mieux aussi. Et chacun(e) doit vivre à fond sa propre réalité car la première qui existe pour soi. Mais en même temps, on doit inclure la réalité du grand et vaste monde dans la nôtre. Car la dualité n’est qu’apparente: moi et le monde, le monde en moi.

Mais comment aider ceux qui ont tout perdu en Turquie et en Syrie ? On peut bien faire un don à la Croix-Rouge, mais encore.

Comment se relier avec les parents qui ont perdu des enfants à Laval ? Car pas notre expérience à nous que la leur.

Mais tout de même. Tout simplement humain de sentir, de ressentir la douleur aigüe qu’ils doivent vivre, les porter en notre coeur, les garder en pensées avec nous. Au moins cela que l’on puisse faire. Et vivre avec une part d’incertitude. Car risqué de vivre.

L’empathie est un défi en ce monde de plus en plus médiatique qui rapporte surtout des mauvaises nouvelles. Avec les diverses menaces qui pointent, qui grondent, qu’elles soient politiques, économiques ou climatiques.

Tout de même important et inévitable de savoir ce qui se passe dans le monde, notre monde, de savoir que des gens sont frappés par diverses catastrophes. Et en même se sentir impuissant(e)s, incapables d’aider plus que notre infime et petite part.

Se sentir concerné(e)s et lié(e)s, sans se sentir coupables ni responsables du malheur d’autrui. Et voir comment on peut contribuer à notre petite échelle. Tout en demeurant conscient(e) que le malheur menace de nous frapper nous aussi à tout moment. La terre peut trembler tout à coup sous nos propres pieds.

Alors profitons de notre immense chance pendant qu’elle passe, pendant que tout va relativement bien, tout en restant perméable à ce qui se vit autour de soi, dans le monde, car ceci est notre monde, et ce monde est composé de nos frères, nos soeurs, nos enfants et nos parents. Uni(e)s en ce monde, au-delà du slogan, au-delà du concept, au-delà des mots.

On peut bien tenter de se couper du monde pour ne pas trop ressentir, pour ne pas trop souffrir soi-même de la misère humaine environnante, mais c’est un simple constat que le monde souffre, le monde a mal et est inquiet en ce moment. Sans tout prendre sur ses épaules, ayons tout de même la lucidité de la sentir cette misère, cette souffrance. Car elle est nôtre aussi. Qu’un léger tremblement de la terre sous nos pieds nous sépare de la perte.

Et avant de vouloir être un Dieu ou une Déesse, soyons tout simplement un être humain, dans toute notre humanité. Avec nos désirs et nos espérances, mais aussi avec notre vulnérabilité et nos peurs.

Un être humain, dansant entre espoir et désespoir. Quelque part juste ici, au coeur de notre coeur humain. Le seul et même coeur qui soit. Un seul coeur humain. Ici au coeur de soi, au coeur du monde.

Et oser demander de l’aide. À plus Grand que soi. Car plus Grand que soi la Vie.

UN JOUR À LA FOI

À chaque nouveau jour, tu as la chance d’expérimenter la vie.
Comment ce fut la dernière fois que tu as pu expérimenter totalement une nouvelle journée ?
Tu n’auras jamais une autre vie comme celle-ci.
Plus jamais tu ne joueras ce rôle et n’expérimenteras ce monde tel que cela t’est l’offert en ce moment.
Plus jamais tu n’expérimenteras le monde comme cela t’es donné dans cette vie-ci, dans ces circonstances précises, en compagnie de ces parents, ces enfants, cette famille.
Tu n’auras plus jamais les même ami(e)s.
Plus jamais tu n’auras l’occasion d’expérimenter cette terre en cette époque avec toutes ces merveilles.
Alors regarde l’océan dès maintenant, le ciel, les étoiles ou un(e) bienaimé(e).
Va le voir maintenant.
– Elizabeth Kubler-Ross

En effet, à chaque nouveau jour, une nouvelle occasion unique de jouir de la vie. D’expérimenter, d’en profiter, de prendre des risques, d’apprécier la chance que l’on a.

Car tant d’autres n’ont pas cette chance, cette opportunité pourtant dans ce même monde que le nôtre, sur cette même terre.

Pendant qu’on compte les morts en Turquie et en Syrie après les grandes secousses, dans le grand froid, pendant que la guerre se déploie encore en tant d’endroits en ce monde, pendant que certain(e)s ont faim, froid, et soif, nous, ici, sommes privilégié(e)s. Gardons-les en coeur et en tête et voyons ce que nous pouvons faire pour eux et elles.

Certain(e)s préfèrent voir la moitié vide du verre, d’autres la pleine, et d’autres encore le verre au complet, comme tout le reste du grand set de vaisselle.

Certain(e)s choisissent de se concentrer sur la suite plus qu’incertaine de notre monde. Mais déjà, en ce moment, tant à faire, tant à voir, tant à vivre. Et nous n’avons que cela pour le moment, notamment ce moment. Et le suivant, et le suivant…

Bien sûr que nous portons tous et toutes nos propres nuages, nous sommes tous et toutes aux prises avec nos épreuves. Mais en même temps, chacun chacune de nous avons le choix d’en tirer profit au maximum, d’apprendre, d’extraire le plus de jus possible de ce fruit qu’est la vie.

Hier quelqu’une se plaignait que les gens n’étaient plus qu’à l’argent désormais. Avec des dizaines de commentaires qui secondaient. Grosse vague négative je trouve. Oh je l’admets, les occasions sont nombreuses si on veut voir du laid dans le monde. Mais moi, je venais tout juste de voir les milliers de volontaires en Turquie qui tentaient de sauver les gens des décombres. Et j’aime mieux faire porter mon regard sur ces gestes. Et les encourager.

Un autre se plaignait des politicien(ne)s qui étaient tous des pourris et des vendus. Certains, peut-être, mais moi je préfère voir ceux et celles qui veulent contribuer, améliorer, aider en toute sincérité.

Certain(e)s voient un grand complot par lequel les quelques riches et puissant(e)s veulent contrôler le monde. Oui, peut-être que c’est le dessein de certains sans dessein. Moi je choisis de voir – et de croire – le grand plan divin qui se déploie, avec ce que nous jugeons comme bon et mauvais, beau et laid. Et penser que chacun(e) de nous est responsable de ses propres actions et que l’on doit se regarder soi-même dans le miroir, et vivre avec soi et les conséquences de ses pensées comme de ses gestes. Là réside la justice s’il en est une à mon humble avis.

Et à la justice du monde des humains, je préfère vivre selon la justesse de mon coeur, en accord avec mes choix et mes actions. Et en acceptation de tout ce qui existe en ce monde, ce que je comprends et constate, mais surtout ce que je ne comprends pas et qui me fait encore réagir. Car il doit bien y avoir là quelque chose à saisir si j’observe, si je dis oui à ce qui est, tout simplement.

Et si la vie nous apporte épreuves et temps durs, acceptons-les aussi pour les leçons que ces situations sauront nous faire découvrir en soi, pour la force que ces expériences pourront nous apporter.

Un pas à la fois, chaque pas dans la foi.

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Ancienne bénédiction mexicaine pour le pardon, l’affection, le détachement et la libération.

Je libère mes parents du besoin de me soutenir et du sentiment qu’ils m’ont déjà laissé tomber.
Je libère mes enfants du besoin de m’apporter de la fierté. Qu’ils écrivent leurs propres voies selon leur cœur, celles qui murmurent tout le temps dans leurs oreilles.
Je libère mon/ma partenaire de l’obligation de me compléter.
Je ne manque de rien, j’apprends avec tous les êtres, tout le temps.
Je t’honore, je t’aime et je te reconnais innocent.
Je remercie mes grands-parents et mes ancêtres qui se sont rassemblés pour que je puisse respirer la vie aujourd’hui.
Je les libère des échecs passés et des désirs insatisfaits, conscients qu’ils ont fait de leur mieux pour résoudre leurs situations dans la conscience qu’ils avaient à ce moment-là.
Je me mets à nu devant vos yeux, afin que vous sachiez que je ne cache rien ou ne dois rien d’autre que d’être fidèle à moi-même et à mon existence même et que je marche avec la sagesse du cœur.
Je suis conscient(e) que je réalise mon projet de vie en toutes responsabilités, libre des liens familiaux invisibles et visibles qui pourraient troubler ma paix et mon bonheur.
Je renonce au rôle de sauveur, d’être celle ou celui qui unit ou répond aux attentes des autres.
J’apprends à travers, et seulement à travers l’Amour, je bénis mon essence, ma façon d’exprimer, même si quelqu’un ne me comprend pas.
Je me comprends moi-même, parce que moi seul-e ai vécu mon histoire, parce que je me connais, je sais qui je suis, ce que je ressens, ce que je fais et pourquoi je le faisJe me respecte et m’approuve.
J’honore la Divinité en moi et en toi.
Nous sommes libres.

– Via Anna Yaevah

MAE UNIVERSAL

Art: Rolph Fernandes

J’ai été fasciné par cette image hier sur le mur de mon ami Rolph. Et comme par hasard, c’est son anniversaire aujourd’hui. Alors la plus belle journée de toute ta vie cher ami. Même si on se voit moins, tes photos de levers de soleil éclairent toujours mon écran.

Ah la mère. Cette mère, la vierge mère, Santa MAria, Virgem Mae da Conceiçao, Kali, peu importe ton nom, la matriarche est une image forte, tellement que j’ai décidé de prendre officiellement le nom de ma mamma italianna il y a quelques années, Mamma Supino. Pour continuer à faire vivre sa mémoire, pour honorer sa lignée, pour incarner la source de vie qu’elle m’a transmise. Car notre mère est notre premier refuge en ce monde, notre incubateur, notre home fondamental. Pour toujours en notre coeur.

Et plus largement que notre seule mère biologique, existe le concept de mère universelle. Tout d’abord sur ce plan, la terre mère, celle qui porte toute vie ici-bas. Et quelle que soit notre religion d’origine, ou notre lignée spirituelle, il existe une seule et ultime énergie féminine. Celle qui reçoit et prend soin de la vie, celle qui équilibre le principe masculin.

Et ces temps-ci, après des millénaires de règne du masculin, nous avons besoin plus que jamais du féminin, les hommes en particulier.

Pour prendre soin, pour penser à plus grand que soi, pour consoler et se réunir dans les bras et les coeurs les un(e)s les autres.

Alors, ce matin, hommage à toutes les femmes, qu’elles aient porté enfants ou pas, hommage à la mère, aux mères, au féminin, à la réceptivité, à la fécondité d’une suite plus harmonieuse sur la terre comme au ciel.

Aho mère de Dieu !

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Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen

COMMUNIcatiON

Étrange pour un chroniqueur dont les contacts avec vous, chers lecteurs/trices, passent surtout par l’écrit de poster une telle citation non ? Mais c’est ça qui est ça.

Nous voyons peu de gens par ici en général, particulièrement en hiver. Nous sommes une hiber nation, une Uber nation.

Au cours des autres saisons, les gens passent plus régulièrement par notre petite église dans la forêt pour chanter, pour travailler avec nous. Nous travaillons chacun(e)s sur soi, ensemble. En silence et en chanson.

Et parallèlement, nous sommes quelques-uns de la Tribu à nous rencontrer en ligne quelques fois par semaine dans le cadre de nos méditations virtuelles, sans échanger de mots, que des namasté faits mains, dans le silence intersidéral du grand wifi cosmique. Nous nous rencontrons dans le silence, dans le coeur du silence. Via nos coeurs, là où résident nos âmes dit-on.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser à première vue, ces rencontres virtuelles en silence sont très nourrissantes. Elles relèvent davantage de la communion que de la communication.

Par la communication, il me semble que ce sont surtout nos têtes qui tentent de se comprendre, d’échanger des mots.

Tandis que la communion relève davantage du coeur, le siège de notre âme en soi.

Et c’est ce que tente de dire à mon humble avis Mr Bobin.

Les mots sont requis dans nos échanges dans la matière.

Bien sûr, la communication est utile, indispensable même pour interagir, pour se comprendre, pour échanger dans le concret de ce monde.

Mais nous vivons aussi parallèlement dans un autre monde, et là, la communion est plus juste, relevant d’une autre dimension. d’une profondeur comme d’une élévation.

Pour communier, on doit développer le langage du coeur, qui, lui, nous relie à l’invisible, nous relie à Dieu, à la source de la création.

Et si et quand on doit parler, utilisons les mots du coeur. Parlons avec le coeur, parlons coeur, le langage ultime, le passe-partout de l’humanité avec les reste de la création, le silence et la musique. Et parlons-les à coeur ouvert.

Adressons-nous à autrui comme on voudrait que l’on s’adresse à nous, comme on voudrait que l’on nous adresse la parole.

La parole est précieuse.

Alors choisissons bien les mots que l’on exprime, que l’on émet. Car chaque mot compte. Et comme on ne peut reprendre aucun mot prononcé, pensons avant de parler, sentons avant de communiquer.

Afin que notre communication soit le plus près possible d’une communion.

Marchons notre parole et incarnons notre silence.

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Ces chroniques vous sont offertes gratuitement, de bon coeur, et par pur plaisir d’écriture de ma part.
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Merci de considérer.

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CHRONIQUE SUR LE SUNDAY

Considère chaque journée comme une vie à part entière.
-Sénèque

Je n’ai pas l’habitude d’écrire le dimanche. Vieille habitude. Mais il est toujours plaisant et excitant – et un toutsipeu déstabilisant – de changer nos habitudes.

Le dimanche, habituellement, je flâne un peu au lit, puis je prépare ma méditation en musique et, souvent, je vais jouer dehors ensuite. Free day, journée gratuite.

Aujourd’hui, premier dimanche de février, je vais préparer ma méditation en musique et, ensuite, quelques ami(e)s viennent pour jouer dehors justement. On va faire un feu et aller dans la montagne. Mais auparavant, plutôt que de flâner dominicalement, allez hop ! tape tape ces quelques mots pour me surprendre, pour voir ce que cette citation de Sénèque fera sortir de moi.

Car en commençant chaque chronique, je ne sais jamais ce qui va sortir de ce corps, mains et coeur et tête inclus. J’aime écrire pour me transformer en boîte à surprises.

Ainsi, selon Sénèque, chaque journée constitue une vie en soi. Ça fait du sens. Car entre le lever et le coucher, du soleil et du corps, il existe un monde de possibilités, un univers de divers possibles, une foule de potentiels. Même si chaque journée a sa propre saveur, sa couleur propre.

Évidemment que selon notre horaire de travail et de vie, chaque journée se colorera différemment, chacune aura une teinte différente. Ou indifférenciée si on ne travaille pas, ou si on ne travaille plus si l’on est à la retraite ou au chômage. Et l’été, comme le temps des fêtes d’ailleurs, colore différemment le fil de chaque journée. Qu’un canevas chaque journée, la vivacité de la vie la colorera.

En général, autant le lundi est craint et redouté par plusieurs, car première journée d’une nouvelle semaine de travail (si on n’aime pas son travail car lorsqu’on fait ce que l’on aime pour gagner des sous, le lundi est plutôt source de joie, du moins plus neutre), autant le vendredi est voulu, attendu et espéré. Thanks God it’s flyday !

Et entre le lundi et le vendredi, trois jours de mi parcours, un peu semblables, dont mercredi est le coeur, le nombril de la semaine (expression de mon amie Tatie MF).

Comme on sait, chaque jour de la semaine est lié à un astre spécifique.
Lundi = Lune / Mardi = Mars / Mercredi = Mercure / Jeudi = Jupiter / Vendredi = Vénus / Samedi = Saturne alors que Dimanche est la cerise sur le Sunday, et lié au Soleil. Il serait intéressant d’étudier les caractéristiques de chaque et la source de la décision de nommer chaque en lien. Base scientifique ou religieuse ? Un peu des deux peut-être.

En général, le samedi est un jour apprécié de la plupart, un jour actif, un jour de courses, de ménage ou de lavage, ou le jour réservé aux activités physiques, en plein air.

Pour certaines personnes, le dimanche est la première journée de la semaine, connu jadis comme le jour du Seigneur. Alors que pour d’autres, dimanche est le dernier jour de la fin de semaine.

Et pour plusieurs, depuis l’enfance, dimanche est teinté d’une certaine lourdeur, d’une appréhension face au lundi. De plus, pour les plus expérimenté(e) de la vie d’entre nous, on devait aller à la messe le dimanche, ce qui n’était jamais une cerise. Même malgré l’avènement de la messe à Gogo dans les années 1970, qui était celle de 11 h ou de midi généralement selon les paroisses. Quoi ça une paroisse ? diront certain(e)s.

Chaque jour est une nouvelle vie, chaque jour est un monde nouveau, un univers de possibilités. Certaines que nous choisirons, d’autres qui nous tomberont dessus. Certaines qui nous surprendront, d’autres qu’on attend et prévoit.

Dans les mouvements anonymes, on recommande de vivre un jour à la fois. Mais si on voulait être pointilleux, on pourrait suggérer de vivre un moment à la fois car certaines journées en contiennent plusieurs. Une seconde à la fois, une minute à la fois, une heure à la fois, une respiration même.

Un pas à la fois, Mais toujours, chaque pas dans le foi. Le plus de confiance et de foi possible car comme l’orgasme, on ne peut faker la foi. On l’a ou on l’a pas. Mais si on ne l’a pas, on peut tout de même se pratiquer à la développer, à l’inviter. Et je crois sincèrement que ce n’est que par le coeur que passe la foi.

La tête prévoit, calcule et planifie alors que c’est dans le coeur que se cultive la foi, là qu’elle se féconde.

Alors en ce dimanche, jour du Seigneur, jours de Dame Nature, je vous souhaite que votre foi se porte bien. Je vous souhaite, comme à moi d’ailleurs, de faire confiance que ce qui doit arriver arrivera. Et que l’on soit capable de dire oui.

Car c’est dimanche après tout. Alors bon dimanche, bonne vie quoi.

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Ces chroniques vous sont offertes gratuitement, de bon coeur, et par pur plaisir d’écriture de ma part.
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Pour toute contribution de 20 $ ou plus, vous obtiendrez une copie électronique de mon récit autobiographique (à venir en 2023), intitulé La petite vie d’un gars ordinaire – À la rencontre de gens extra ordinaires

SE (FAIRE) PRENDRE AU SÉRIEUX

MOI tentant d’atteindre mon plus grand potentiel.
L’UNIVERS me gardant humble.

Nous sommes de drôle de bibittes nous les humain(e)s. On se force pour devenir quelqu’un, quelqu’un de mieux, de plus, de plus grand, quelqu’un d’autre et autrement, alors que nous ne sommes même pas encore complètement nous-même, ce qui est en soi déjà quelque chose. Nous sommes quelque chose.

Si on pouvait seulement accepter le fait d’être qui l’on est, comme on est, et relaxer, et tout simplement réaliser que tout est déjà parfait tel quel. Imparfaitement parfait. Suffit de rire un peu de soi un tant soit peu. Car nous sommes souvent très drôles en effet, si on peut arriver à en rire un peu.

De bien drôles de bibittes en effet.

Pourtant, comme on dit en anglais: so far so good.

On s’entête à vouloir être autrement, à ne pas être égo, alors que c’est ce même égo, qui n’existe pas à ce que l’on dit, qui désire se faire disparaître lui-même. Hara-kiri l’égo, vaut mieux en rire en effet. Ah ah ah !

Et si on pouvait seulement accepter que nous sommes tous et toutes égos, toutes et toutes égaux dans notre humanité ?

On veut souvent être autrement, la meilleure version de soi-même comme on aime dire, alors qu’on ne peut qu’être que soi-même, la pire et la meilleure version. Un éternel ptit gars ou ptite fille de rien, avec des années qui ne font que s’ajouter au compteur. Des ptit gars et des ptites filles de rien, de rien d’autre que ce que l’on a toujours été, de ce que l’on est et demeurera. L’âme et le coeur de notre être.

Un rien si plein de vide, plein de contradictions, plein de désirs, de doutes face à la vie et de simili-certitudes face à la mort, de déni et d’acceptation de ce qui est, comme de ce qui n’est même pas et ne sera jamais, comme de ce qui a toujours été.

À tenter de ne plus rêver à autre chose que ce qui est, et en même temps, à porter en soi tous les rêves du monde.

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L’humilité est le symbole de la Noblesse
– Mestre Counselheiro Luiz Mendes

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