Archives pour la catégorie Non classé

ESTIME DE QUOI ?

Hier, suite à ma chronique sur l’arrogance – chronique dans laquelle je parlais de l’arrogance de petit moi que je découvre dans le contexte du Daime, et de sa contre-partie que j’apprends à développer, soit l’humilité – un ami a laissé un commentaire qui m’a fait réfléchir une partie de l’après-midi lors de ma séance de pelletage printanier. Il disait que «l’on peut aussi tomber dans l’abus inverse [à l’arrogance] et se sentir insignifiant et inutile» et que «l’équilibre c’est d’avoir une saine estime de soi même». Ce qui est tout à fait juste dans l’esprit, mais c’est dans la lettre que ça se corse pour moi. Car qu’est-ce que le Soi ?

Et suite à ce commentaire au sujet de l’estime de soi, je me suis mis à me demander ce qu’est au fond ce soi même, ou le Soi comme on le présente en psychologie. Me demandant aussi s’il y avait une différence entre le Je ou le Moi, avec ou sans lettres majuscules (quoi que déjà que d’y placer des MAJUSCULES révèle quelque chose).

Puis je suis tombé sur un vidéo (ci-bas) – ou c’est plutôt un vidéo m’est tombé dessus – qui distingue entre l’estime de soi et l’auto-compassion, ou la compassion pour soi-même, concept qui me semble plus éclairant.

Car avec le concept d’estime de soi, il me semble difficile de ne pas tomber dans la glorification de l’égo, notre petit moi privé et juste à soi, qui marque une séparation d’avec le grant tout. Bien sûr qu’il faille s’aimer soi-même, mais le terrain est glissant en ce domaine.

Quand j’ai demandé à mon ami ce que signifiait estime de soi, il m’a répondu l’estime du Soi, sans que je ne saisisse davantage, attisant mon propre questionnement. Pour une génération d’entre nous qui avons plus ou moins flirté avec la psychanalyse de Freud, on réfère souvent au Ça, au Moi et au surmoi.

Grosso modo, par Ça on réfère au réservoir primaire de l’énergie mentale et physique, aux instincts, pulsions, envies et désirs, et, de manière générale, à toutes les forces qui tendent à satisfaire nos besoins physiques et psychiques irrépressibles.

Par Surmoi, on entend la prise en compte de ce qui a été intériorisé à-travers l’éducation reçue, un ensemble de valeurs apprises, notamment dans le cercle familial, qui correspondent à la morale, au bien, et à ce qui permet d’être reconnu(e) et aimé(e) au niveau de la société.

Dans le concept du Surmoi, on réfère également au Moi idéal, qui décrirait nos intérêts narcissiques, soit un modèle de référence que l’on veut atteindre. L’idéal du moi ne serait pas à confondre avec le Moi idéal, qui serait davantage une identification imaginaire à un personnage prestigieux ou fabuleux.

Finalement, qu’en est-il du fameux Moi ? Il serait en quelque sorte la part de nous qui fait le lien entre le Ça (bas) et le Surmoi (haut), ainsi qu’avec avec «la Réalité» (l’horizontal); encore ici, quelques nuances persistent car on se rend compte que les réalités peuvent être multiples.

Ce Moi a pour fonction de s’adapter au réel, soit le monde extérieur, les situations et les contraintes qui vont à l’encontre des besoins du Ça), tout en gérant les instincts du Ça et la loi intérieure (le Surmoi).

On dit que le Moi est à la fois conscient et inconscient, plus ou moins rationnel, et qu’il cherche l’équilibre en tentant d’harmoniser notre psychisme. On dit que le Moi fonde notre personnalité, notre égo.

Comme vous voyez, nous ne sommes pas sortis de l’égo système. Ça, Moi, Surmoi et tout le tralala et etcetera.

Donc l’estime de Soi est l’estime de quoi au juste ?

Avant notre naissance et suite à notre mort de corps, que sont ces trois instances qui nous définissent de notre vivant ? Que reste-il du Moi après la mort ? Ce qui nous ramène au koan question : Qui sommes-nous ?

L’observateur/trice de ce qui se passe en nous et autour ?

L’observateur/trice qui observe cet(te) observateur/trice observer ?

Pour les gens de la Tribu qui jetez les yeux sur ces mots, si l’envie d’en discuter vous tenaille, faisons-le sur l’espace de la Tribune.

JE SUIS ARROGANT, ET MOI MOI MOI AUSSI

Le moment de vérité lors de ta méditation quand tu réalises que tu n’es pas un des quelques travailleur(se)s de lumière choisi(e)s par Dieu, mais qu’un(e) simple mortel(le) ben ordinaire.

Je reviens du Brésil où j’ai passé une semaine à prendre part à un feitio, processus de fabrication du thé Daime. Une semaine à être un gringo au sein d’un groupe qui m’a accepté comme un membre de la famille il y a de cela des années. Une semaine à ne pas tout comprendre au début car mon portugais était rouillé après deux ans sans y aller à cause de vous savez quoi. Une semaine à travailler au sein d’un groupe qui peut très fonctionner sans moi. Une semaine à me soumettre à l’infinie sagesse du Daime, qui vient remuer les fins fonds et tous les racoins des plus éloignés tréfonds de notre corps, de notre psyché jusqu’à notre âme, jusqu’à l’âme commune de Dieu dont nous faisons tous et toutes partie.

Car nous sommes tous et toutes des enfants de Dieu, peu importe le nom qu’on aime donner à l’ensemble de la création, ou prétendre que rien de supérieur à soi n’existe.

L’une des principales leçons que j’apprends et que j’intègre dans mon parcours au sein du Santo Daime est l’humilité, encore et encore. Pas l’humilité du plus humble, que la simple humilité de l’ordinaire être humain que je suis et deviens, le ptit gars de Montréal-Nord, le ptit Guy devenu Ati.

Et à chaque fois, je réalise combien je suis arrogant, imbu de moi-même, centré sur mon image et sur mon petit moi, moi le petit roi. Je le réalise à chaque cérémonie que nous tenons ici à notre église locale, mais ça me saute aux yeux et au visage encore davantage lors des feitios car le processus s’étend sur plus d’une semaine et que je ne suis en charge de rien. Là-bas, je ne suis que moi, petit moi très dispensable car si je n’y suis pas, tout se déroule quand même très bien. Comme le chantait Charlebois, je suis qu’un gars ben ordinaire.

À chaque fois que je prends part à un feitio, je réalise comment – ou combien c’est selon – pour survivre en ce monde de compétition et de chacun(e) pour soi, en ce monde nombriliste où le monde tourne autour de moi, autour de chacun(e) de nous, on a appris à développer une subtile arrogance qui ne nous quitte jamais et qui finit par créer une deuxième peau. Une arrogance qu’on ne perçoit même plus tellement elle est ancrée en nous, tellement nous sommes ancré(e)s en elle. Comme si c’était par cette douce arrogance qu’on tenait en un seul morceau.

Je réalise comment je finis par imposer mon regard et ma petite compréhension limitée à tout ce qui se passe autour de moi. Comment, dans le cadre de mes recherches, je suis toujours et constamment en quête de sources de confirmation de mes propres biais.

Je réalise que sans même m’en apercevoir désormais, je me prends pour le nombril du monde, je suis le nombril, et ce, avec un cordon mondebilical coupé, sectionné, déconnecté du reste de la création. Moi et le monde. Mon monde à Moi. Mon petit monde à moi. Et je tries et choisis tout ce qui y entre. Pour que rien ne vienne me déranger, que rien ne dérange l’ordre établi au fil des croyances et des expériences.

Quand, au fond, la réalité, ou du moins une autre réalité, se situe davantage au niveau du Monde et moi, moi dans le Monde, le Monde en moi.

Là où je vais, dans ma familia Brasileira, je ne suis qu’un membre parmi d’autres. Ati do Canada. Je n’ai rien à faire pour être spécial, qu’à être moi. Pas meilleur, ni pire, ni plus, ni moins qu’aucun des autres membres de la famille.

Et là-bas, dans mon troupeau Brasileiro, je ne suis qu’un mouton parmi la horde, ce terme qui nous fait si peur et qu’on utilise pour qualifier les gens soumis, nous qui préférons plutôt être des loups et des louves éveillées. Et cela est juste et bon de n’être qu’un simple soldat au sein d’une armée de coeur. Et même plus, cela est reposant et relaxant. Un esclave au service de la Vie, pour faire ce que doit.

Car ici dans notre monde de compétition, on doit toujours en faire un peu plus pour seulement être soi, car on se définit beaucoup par ce que l’on fait, par nos réalisations.

Si, plutôt que de se proclamer indépendant(e) et souverain(e), on pouvait seulement réaliser et accepter que nous sommes des êtres vulnérables, soumis aux lois de la nature comme à celles des hommes. Des êtres inter-dépendant(e)s, tout simplement dépendants les un(e)s des autres. Nous sommes de simples maillons dans la grande chaîne humaine.

Pas grand chose que l’on ne puisse faire contre cette arrogance, tout d’abord la reconnaître et l’accepter. Et ainsi grandira l’humilité. Comme on ne peut rien faire contre la noirceur d’autre que de laisser briller la lumière, la reconnaissance de sa propre arrogance deviendra peut-être d’elle-même humilité.

Et en cette journée des droits des femmes, pas négligeable de reconnaître l’arrogance systémique masculine que nous, moitié mâle de l’humanité, portons en tant qu’hommes et dont, au fil des siècles, nous avons tant abusé de notre force physique.

Lorsqu’on découvrira le centre de l’univers, plusieurs seront déçus d’apprendre que ce n’est pas eux/elles.

_________
7/3/2022

LIBERTÉS ÉCLATÉES !

Si votre liberté repose sur le déni de la liberté d’autrui, alors votre liberté n’était du tout liberté, ce n’était qu’un privilège.
– Chef Derek Nepinak de la première nation Pine Creek

Le thème de la liberté est sur tous les écrans ces temps-ci, elle déborde de nos claviers et se déplace sur les ponts et dans les rues. On parle de liberté mais on devrait plutôt parler des libertés. Car si le mot liberté est clamé, les multiples libertés se font toujours concurrence.

Comme le veut la maxime (non pas Bernier, quoi qu’il pige à pleines mains dans ce grand plat de bonbons 😉 la liberté des un(e)s se termine où commence celle des autres, ou, au pluriel, ce qui serait plus juste, les libertés des un(e)s se terminent où commencent celles des autres.

En ce moment, sur la scène publique, différentes libertés sont en compétition les unes avec les autres, ou plutôt les unes contre les autres. En observant les scènes – car comme les libertés, scènes ne peuvent qu’être plurielles – on voit que diverses conceptions du concept de liberté s’affrontent, s’opposent et semblent avoir de la difficulté à cohabiter.

Pour certain(e)s, la manifestation d’Ottawa représente un historique truck in d’espoir, pour d’autres, c’est un cauchemar au sein duquel ils et elles vivent depuis quelques semaines. Même scène, différentes perceptions. Certains affirment que c’est pour nous tous qu’ils manifestent, d’autres considèrent que c’est une mutinerie.

Ayant quelques ami(e)s et plusieurs connaissances qui sont allés passer plus ou moins de temps à Ottawa, j’ai entendu de nombreux témoignages rapportant que tout se déroulait dans la paix et dans la joie dans le cadre de ce rassemblement. Je ne peux que les croire n’y étant pas allé moi-même, les foules me faisant peur. Par contre, pas certain que les gens du centre-ville d’Ottawa partagent le point de vue enthousiaste des manifestant(e)s, mais ça c’est une autre histoire.

Le thème de la liberté, qui suscite ébats de mots, débats d’idées et combats de juridictions, nous prend tout au coeur, aux valeurs et aux tripes. Nous voulons tous et toutes être libres.

Et en même temps, comme l’impression que tant que nous sommes incarné(e)s, la vie se rit bien de ce simili contrôle qu’on pense avoir sur nos décisions personnelles. Car notre corps ne nous appartient pas, il ne nous est que prêté à plus ou moins longue échéance. Bail à plus ou moins long terme, sans possibilité de rachat. On devra le rendre éventuellement, le rendre à la terre, ou au feu et à l’air.

Je comprends tout à fait les gens qui sentent qu’on leur retire une certaine liberté en exigeant une vaccination forcée, ou du moins en la rendant fortement suggérée, sinon quasi inévitable. L’idée d’une quelconque obligation nous heurte nous citoyens d’une société de droit. Dès qu’on nous en retire quelques-uns, on est prompt à vouloir les ravoir.

Mais si on regardait avec plus d’acuité, et plus globalement, on réaliserait que la grande majorité des peuples et individus du monde entier n’ont même pas une infime partie des privilèges dont nous jouissons. Privilèges que nous nommons droits et qui selon George Carlin, sont une illusion.

Car on a beau se dresser devant le parlement et le gouvernement – déjà en soi un droit non négligeable et primordial à protéger – pas certain que ce soit cette instance qui tire vraiment les ficelles depuis une quarantaine d’années, les corporations semblant leur avoir damer le pion, et transformer le pouvoir politique en pion justement dans ce grand échiquier mondial et transnational.

La liberté donc. Toute relative qu’elle soit, on la veut, la désire et nous sommes prêts à nous battre pour, à la revendiquer. Certains plus que d’autres, certains plus lourdement que d’autres, et plus bruyamment. Et tout cela fait le monde, fait partie du monde.

Pris par l’autre bout du dictionnaire, on pourrait définir la liberté comme la moins grande entrave à nos droits et privilèges. Car nous sommes des privilégié(e)s en ce cette société de droits. De plus en plus à droite.

Toutes ces réclamations de libertés de la part de nous, chers blancs becs, sur un continent emprunté à des peuples qui y vivaient déjà, libres et en paix avec la nature avant notre arrivée colonisatrice. Quand même drôle la vie.

Vraiment pas facile de faire cohabiter nos libertés.

Hey, ceci ne sont que quelques pensées qui me roulent en tête, mais ne les achetez pas, elles sont gratuites de toute façon.

P.S. Je ne suis vraiment pas l’ennemi de votre liberté, singulière ni plurielles, je vous en souhaite et vous la laisse tranquille.

Car de toute façon

et pour une autre perspective:
https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2022-02-18/le-canada-du-double-standard.php?fbclid=IwAR2nVblPfkCMpSqYmOfWsb5srVRYH1zP-Ql_Q1rDg5SAreUWAik4OqROuBI

BLABLAS D’AMOUR

Sois une lumière en toi-même,
ne vis pas avec une lumière empruntée.

– Osho

Hier c’était le boxing day de l’amour. Ce jour de l’année où l’amour r’vole de tous bords tous côtés, accompagné de chocolat, de fleurs et surtout de mots. Car c’est souvent tout ce que l’on a les mots pour tenter de décrire l’amour.

Tant de mots flying all over the public place, via nos écrans et nos claviers pour dire de toutes sortes de façons que c’est en-dedans que se cherche et se trouve l’amour, qu’on doit s’aimer soi-même avant quiconque, que si on veut en donner il faut qu’on s’arrange pour déborder d’amour, etc. et autres blablas.

Tant de mots pour dire l’amour. Pour tenter de dire l’amour. Tant de mots pour essayer de dire l’indicible. Tant – trop ? – de mots pour dire ce qu’au fond on ne peut qu’être, ou tenter de devenir. L’amour est un travail en cours. Qui ne peut se vivre qu’un moment à la fois, chaque moment dans la foi, cette qu’est l’amour.

Et pourtant, dans la vraie vie, tant de brassage d’émotions, tant de haine sur les réseaux de plus en plus asociaux et dans les médias massue. Tant de peur en fait devant nos différences, devant l’inconnu. L’amour et la liberté sont probablement similaires: on leur court toujours après alors qu’on est assis dedans, qu’on en est rempli(e)s, qu’on en déborde même. Sans s’en rendre compte. Souvent trop aveuglé(e)s et obnubilé(e)s par la peur, par le sombre avenir à venir.

Pendant que nous nous divisons, que nous nous scisissionnons, que nous nous polarisons d’un côté comme de l’autre, et vice et versa, tant de mots d’amour.

On dit que le contraire de l’amour n’est pas la haine mais la peur. J’achète ça. On dit aussi que l’on exprime ce que l’on a besoin de. À ça aussi j’adhère. Ainsi donc, on dirait que l’on a besoin de beaucoup beaucoup d’amour ces temps-ci et qu’on le cherche.

Peut-être qu’on ne cherche tout simplement pas à la bonne place. Alors, we keep looking.

J’ai cherché longtemps, longtemps, pour cette chose qu’on appelle l’amour. J’ai chevauché des comètes dans le ciel, et j’ai regardé en haut et bas.
Puis un jour j’ai regardé à l’intérieur de moi, et c’est ce que j’ai trouvé:
un soleil d’or y réside, rayonnant la lumière et le son de Dieu.
– Rumi

et tenez, pour se mélanger encore un ptit peu plus quant à l’amour :

GRANDÂME

En ce petit matin croustillant, c’est avec une légère gêne au coeur et aux doigts que je tape ces quelques mots d’admiration envers Nathalie. Légère gêne par-dessus laquelle je passe et tape tape taperai donc.

Je ne connais pas Nathalie personnellement, n’étant qu’ami FB avec elle. Mais je la vois aller et passer via les posts de ses péripéties sur FB depuis un bout et son courage et sa détermination sont édifiants, surprenants, flabbergastants. C’est d’ailleurs un de ses posts d’hier qui m’a inspiré à faire jaser mon clavier à son propos d’elle ce matin.

Devant l’adversité de la maladie, cette femme bien en corps et de coeur est tenace, elle résiste, elle fonce et continue, et continue et continue. Pendant que le monde manifeste, elle c’est toute sa détermination envers la vie qu’elle manifeste. Chacun ses combats, chacune ses batailles.

Mais personnellement, le sien relativise le nôtre, et tous les autres. Elle c’est pour la vie qu’elle se bat, pour sa vie qu’elle continue à se tenir dignement debout. Pour les autres aussi car par ses efforts constants, elle est une source d’inspiration pour tant d’autres.

Pendant que le monde s’affronte, elle, elle c’est le cancer qu’elle affronte, avec force et dignité, avec courage et détermination. Ou devrais-je dire les cancers ? Car j’ignore si c’est toujours le même qui ré-apparait encore et encore sous diverses formes et en divers endroits de son corps ou si c’est plutôt la progéniture du premier qui s’est installée à résidence dans son corps depuis 2005 et qui s’y reproduit.

Depuis des années donc, son courage et sa détermination que je vois passer dans mon écran sont inspirants. De la voir aller dans ses péripéties médico-institutionnelles donne espoir et courage. De la voir aller nous donne un certain air d’aller, nous rend plus fort(e)s et plus humain(e)s. Tout en nous rappelant de demeurer humbles devant la vie qui passe et qui nous passe dans le corps, surtout par le coeur.

Si j’avais à définir le mot résilience, c’est son visage que je collerais sur le poster.

Depuis des années qu’elle mène ce combat et se démène comme une grande dame devant la bureaucratite, une guerrière dans ses bibittes (cancéreuses), une grande âme dans cette vie-citte – c’est pour la rime. Comme Nathalie rime avec Vie.

Pour l’avoir vue passer sporadiquement au fil du sans fil, je sais qu’elle représente une inspiration pour plusieurs personnes qui se débattent elles aussi avec différentes maladies. Par son courage, elle en inspirent d’autres à continuer, à ne pas lâcher. Par sa ténacité, elle en incite d’autres à s’accrocher quand ça tangue; elle à sa vie, nous à la vie. Toute la même vie.

Avec ce nouveau blogue, j’ai voulu parler davantage au sujet des choses du monde et non plus seulement des choses de l’âme. Mais dans le parcours de Nathalie, les deux mondes se rejoignent, tous les mondes se rejoignent et tout le monde qui la connait la soutient.

C’est très humblement ce matin que je poste ces quelques mots, comme un intrus dans sa vie, comme un outsider, en vous invitant à contribuer quelques dollars si le porte-monnaie ou la carte vous le permet. Car je suis certain que chaque don constitue pour elle une ptite shot de vie, et une grosse dose d’espoir et de réconfort.

Merci Nathalie d’être qui tu es et de ne jamais lâcher. Tu n’est pas seule.

https://www.gofundme.com/f/vers-la-gurison-merci-xoxo?member=16336699&utm_campaign=p_cp+share-sheet&utm_medium=copy_link_all&utm_source=customer

et ces mots d’une chanson de Lara Fabian qu’elle postait hier:

___________
14/2/2022