D’EGO RYTHME À BPM

Ultimement, nous faisons tous face à la mort.
Mais d’ici là, prenons soin de ne jamais blesser un coeur humain.
– Rumi

Je ne sais pas si elle est vraiment de Rumi celle-ci car de nos jours vous savez. Mais ça constitue un bel objectif de vie à atteindre je trouve : Ne jamais blesser un coeur humain.

Ni le sien, ni un autre. Car de toute façon il n’existe qu’un seul et même coeur et que ce soit le nôtre ou un autre, c’est toujours le nôtre qu’on blesse si et quand on blesse un coeur, même s’il semble appartenir à quelqu’un d’autre.

Un seul et même coeur dont nous partageons tous et toutes un ptit bout dans nos cages thoraciques respectives. Et même si certains battent plus vite que d’autres, d’autres semblent plus grands que d’autres, au final, c’est la symphonie humaine qui prend place. Si on a l’oreille pour l’entendre. L’oreille absolu. L’oreille du coeur.

Ça peut arriver qu’on égratigne l’amour propre d’autrui si la situation le requiert car honnêtement, certains le méritent. On peut aussi parfois signaler certains abus de personnalité de la part d’autrui. Car on a beau, chacun chacune, être tous et toutes le même grand coeur qui bat, divisé en des milliards de petits corps différents, et faire partie de la grande famille humaine, nous sommes aussi de drôles d’énergumènes sur deux pattes à l’occasion.

On a appris toutes sortes de stratégies pour survivre, pour obtenir de l’attention, pour se faire voir, pour se démarquer. On s’est tous développé et bâti une personnalité car on en a besoin pour survivre dans le monde. Pas de problème avec ça. On s’est tous fait une tête à propos de différents sujets. Mais il ne faut pas que ce soit ça qui mène notre vie.

Et on ne doit jamais perdre son coeur de vue. C’est le lieu du dépôt de Dieu en soi. On dit que c’est là que le Grand Esprit a élu résidence en chacun et chacune de nous. Et ça inclut les animaux, ainsi que les minéraux et les végétaux même la forme de leur coeur diffère. Tous du même coeur.

Certains sont déterminés à survivre sans considérer l’état du monde. Certains sont motivés par l’appât du plus grand gain davantage que par le bien du plus grand nombre. Grand bien leur fasse mais face à la mort, cela sera bien futile. L’avarice et la recherche de profits à tout prix ne font que cacher une grande peur du vide et du rien, une immense insécurité. Et comme disait Georges Carlin :

Le coeur est ce qui nous relie, ce qui nous rallie dans cette course folle dont personne ne sortira vivant, de corps du moins. Nous sommes tous et toutes des coeurs in the human race. Les drapeaux ont beau être de différentes couleurs, chaque humain est unique et semblable dans sa différence.

Et comme disait Osho: only losers can win this game. Et il ne parlait de choses matérielles.

Switchons de l’ego au coeur, de l’egorythme au rythme du coeur. Passons de la tête au coeur et développons notre coeur au ventre.

On dit qu’on va finir par tout perdre et qu’on ne peut conserver éternellement que ce l’on aura donné.

Alors donnons de l’amour, donnons tout ce que nous avons, ouvrons nos coeurs et prenons soin de la planète tous et toutes ensemble, en commençant par ceux et celles qui ont le plus besoin. Prenons soin des enfants. Peut-être que les marchands de guerre comprendront un jour. En attendant, pendant que nous tournons tous en rond en cette grande human race, même eux gardons-les dans notre coeur car ce sont eux qui en ont le plus besoin. Vroum Vroum.

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J’aimerais lutter contre cette idée qu’il faut être un Gagnant.
Qu’est-ce qu’un Gagnant ?

C’est un fabricant de perdants.
Et je n’ai pas le droit de fabriquer des perdants.
Par conséquent il faut, dans toutes les structures et en particulier à l’École, dire aux enfants : «J’espère que tu ne seras ni un gagnant, ni un perdant.

J’espère que tu vas dépasser cette idée d’un palmarès qui n’existe pas».
Un palmarès, c’est absurde.
En tant que biologiste, et même mathématicien, je sais que vouloir rétablir un palmarès, c’est aller contre la logique.
Je ne suis pas meilleur que vous. Je peux être plus grand, plus petit, plus rapide… mais pas meilleur que vous, globalement.
Je suis différent.
Et par conséquent, il faut dire aux enfants : «Ne soit jamais premier. N’accepte pas une Société raisonnant comme ça, car elle serait stupide».
C’est d’ailleurs pour ça que je lutte contre la Formule 1.
C’est magnifique que Renault ait gagné. Mais réfléchissez, c’est ridicule…
Pourquoi faut-il dépenser tant d’argent pour tourner en rond le plus vite possible ? »

– Albert Jacquard, sur France Culture en 2007

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Un enfant naît avec sept dons naturels

Le premier est l’innocence, le second est l’ouverture d’esprit, le troisième est l’imagination, le quatrième est la confiance, le cinquième est une passion pour la vie, le sixième est la compassion pour la vie, le septième est le courage.

Voilà les dons que le monde tente de dérober à chaque enfant, en les remplaçant par sept traits inférieurs comme la culpabilité, l’étroitesse d’esprit, le conformisme, le doute, l’apathie, l’insensibilité et la peur.

J’ai découvert la face sombre de l’humanité quand j’étais encore enfant, lorsque j’ai vu assommer un bébé phoque pour la première fois. Mais j’ai aussi eu la joie de voir les baleines et de nager au milieu des castors, des dauphins, des phoques et des poissons.

Mon enfance m’a donné pour toute ma vie l’amour des autres créatures et de la nature, et pour toute ma vie aussi la passion de défendre et protéger. Elle m’a aussi fait entrevoir les choses auxquelles je ne voulais pas prendre part. Lorsque j’étais enfant, je me disais que je ferais cesser le massacre des phoques et que je protégerais les animaux sauvages.

Mes expériences enfantines ont modelé mon évolution en tant qu’adulte, et je n’ai jamais perdu cette innocence, j’ai gardé un esprit ouvert, nourri mon imagination et conservé ma confiance, ma passion et ma compassion, et renforcé mon courage.

Les livres que j’ai lus, les oiseaux dont le chant m’a émerveillé, les animaux que j’ai vus, les grands professeurs que j’ai écoutés et l’amour qui emplissait constamment mon cœur m’ont gardé sur la voie de la compassion.

Chaque enfant a le potentiel pour la grandeur, et cette grandeur peut être nourrie simplement en ne renonçant pas aux sept vertus positives pour les remplacer par les sept traits négatifs.

Les rêves d’un enfant peuvent se réaliser s’il ne perd pas les sept dons naturels qu’il reçoit à la naissance. Le secret est simple. Suivez votre cœur, et souvenez-vous que votre cœur n’a jamais tort.

Capitaine Paul Watson

MONDE DE NOMBRILS DU MONDE

Tu peux accorder beaucoup d’importance à ta naissance, à ta vie et à ta mort, mais pour la Terre Mère, ce n’est qu’un processus de recyclage. – Sadhguru

Tiens toi, un peu d’humilité dans notre dash à matin. Car au fond, tout à fait le cas.

Et en même temps, lorsqu’on va disparaître, peut-être que tout ce qui existe présentement va aussi disparaître du coup. Pouf ! comme par magie, plus de soi, plus de monde. On peut bien imaginer que le monde va nous survivre, mais on ne sera plus là pour le savoir. Ou peut-être le sera-t-on.

Lorsque notre coeur cessera de battre au diapason du grand beat, et que notre respiration cessera, que notre cerveau sera mis à off, notre corps sera soit incinéré ou enterré. Mais où donc ira ce ptit bout de conscience qu’on nous a prêté pour ces quelques années ? La question se pose, se repose, et se dépose. Qui mourra verra.

D’une part, nous ne sommes qu’un tout petit canal de réception par lequel se vit le monde, par lequel l’univers se perçoit. Un tout petit poste de radio qui syntonise la canal de la matrice créatrice. Avec nos filtres et notre grichage et nos propres distortions cognitives et perceptuelles personnelles.

De l’autre, nous ne sommes qu’un petit maillon relativement insignifiant dans une chaîne humaine et vivante infiniment grande. Et quand on disparaitra, le monde continuera de tourner sans broncher, à part les remous chez quelques-uns de nos plus proches.

On part habituellement de soi, avec note nombril comme centre du monde, et on projette vers le monde. Mais si c’était de l’autre sens que ça marchait ?

Nous avons vécu avec la présomption que ce qui est bon pour nous est bon pour le monde. Mais nous avions tort. Nous devons changer nos vies pour vivre pour adopter une autre perspective, soit que ce qui est bon pour le monde sera bénéfique pour nous. Mais cela requiert de faire l’effort de connaître le monde et ce qui lui est bénéfique.
– Wendell Berry

Alors plutôt que de se considérer comme le nombril du monde, MOI et le monde, on pourrait virer ça de bord, et voir globalement le monde, puis chacun(e) de nous dedans, soi seulement un parmi les autres. Se tasser du chemin, et se considérer comme ce que nous sommes fondamentalement, comme des fleurs du monde, non comme ses maîtres ou ses créateurs/trices.

Des fleurs qui ne font que passer, et qui faneront éventuellement. Des fleurs qui doivent contribuer au bien du grand jardin, comme du plus grand nombre, et non pas se considérer strictement comme un(e) bénéficiaire. Plutôt que comme un(e) esclave de la vie, au service de cette vie, ici pour servir le bien du plus grand nombre.

C’est ce à quoi ressemble l’humilité on dirait bien.

HUMILISANTE VIE

La vie vous rend humbles. En vieillissant, vous arrêtez de chasser les grandes choses et commencez à apprécier les petites choses. Du temps en solo, assez de sommeil, de la nourriture saine, et du temps de qualité avec les êtres aimé(e)s. La simplicité devient le but ultime. – Anonyme

Je ne sais pas de qui est cette citation. Pas plus que je n’aurais pu penser moi-même écrire quelque chose de tel auparavant, plus jeune, intrépide et plus fringuant.

Mais avec les années qui nous passent dessus et dedans et qui nous rendent parfois sans dessus dessous, on peut commencer à assumer le poids des années et oser envisager incarner ces mots.

Car la vie est un grand papier sablé. Au début le grain est gros, décapant, rough. Et les leçons grandes, les couches importantes. Et au fur et à mesure des saisons et des années, le polissage s’affine et s’adoucit.

L’humilité est un drôle de mot qui n’a pas comme tel de verbe. Humilier n’est pas le terme juste. La vie ne nous humilie pas, elle nous rend humble. C’est nous qui devons prendre la décision de devenir humble, et faire la job de finition, qui n’est jamais finie. La vie ne nous humilie pas, elle ne fait que nous retirer notre arrogance et notre croyance de séparation. Elle nous redonne notre modestie.

En fait, humilité découle du terme latin humus qui signifie le sol, la terre. C’est la conscience de notre retour à la source de la création qui nous rattrape au fil du temps qui passe.

À mon humble avis 😉 on ne peut pas vouloir devenir humble car cela serait prétentieux. On ne peut que le devenir, à force d’épreuves et de compréhension, d’expérience et de compassion. L’humilité ne s’acquiert pas, c’est plutôt l’arrogance qui se perd, qui nous quitte avec les défis de la vie, et le temps qui passe. À l’image de la pièce de bois polie qui a perdu son gros grain à force de temps et de soin. La finesse s’acquiert lentement.

Graduellement, la vie nous apprend que nous retournerons à la terre éventuellement. Ou que nous partirons en fumée. Que toutes nos possessions ne sont pas nôtres et que nous devons apprendre éventuellement à les laisser aller, à lâcher le morceau de vie qu’on nous a prêté.

Avec les années, on perd des proches et ces leçons nous enseignent le détachement et la lucidité du temps qui passe. En général, ce sont nos grands-parents et nos parents qui partent en premier, mais parfois des plus jeunes aussi, ce qui nous éveille à l’imprévisibilité, comme à notre propre départ possible n’importe quand. D’ailleurs on dirait qu’avec les réseaux sociaux, nous sommes davantage en contact avec la mort, on la voit plus, on la constate davantage. On l’a dans face.

Avec le temps qui passe, les gens passent aussi avec lui. Puis le corps se fragilise et nous fait prendre conscience du temps qui le forge, qui le façonne, le sculpte, le traverse.

Un jour, nous prendrons notre dernier repas, sentirons notre dernière fleur, nous donnerons la dernière accolade à un(e) ami(e).

Et nous ne saurons pas que ce sera la dernière fois, c’est pour cela que l’on doit faire tout ce que l’on fait par amour et avec passion.

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L’humilité est le symbole de la noblesse
– Mestre Conselheiro Luiz Mendes, Santo Daime

PETIT DIMANCHE DE RIEN DU TOUT

Je suis en solo pour quelques jours.

Ma douce est partie, pas de cérémonie, du gris et un peu de pluie.

Rien au programme, que du vide et du calme.

Qu’une chatte à nourrir et à flatter, un rythme ralenti pour se reposer.

Passer du temps seul, c’est prendre de ses nouvelles, quelle belle expression.

Prendre de ses propres nouvelles. Pas celles du monde, que les siennes.

Car le monde fait des siennes. Et on finit pour s’oublier si on s’occupe trop de lui, si on ne s’occupe que de lui. Alors se démêler de ses propres affaires. Laver son linge sale sans famille. Faire de l’ordre. Trier, dénouer, ralentir. Hors du bruit, full silence.

Un dimanche de pluie pour ne rien faire, pour faire rien, non, pour ne même pas faire rien. Que se laisser être et flotter lousse dans l’existence. Sur une boule bleue et verte qui tourne dans le vide sidéral.

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Notre soif d’expériences est une résistance au simple fait d’être ici, maintenant.

C’est le bourdonnement de l’avion.
Le brouillard.
Le vent souffle doucement, la pluie goutte à goutte, respire, bourdonne, palpite, s’ouvre, se ferme, rien du tout…
C’est un tel soulagement de réaliser que nous n’avons pas besoin d’être quoi que ce soit…
Quelqu’un a demandé plus tôt s’il était possible de se laisser tomber.
Il n’y a rien de tel que quelqu’un qui se laisse tomber.
Qui laisserait tomber quoi ?

– Toni Packer via Joan Tollifson

QU’ICI QU’ICI

Votre système d’éducation vous a empêché d’apprendre à vivre dans le moment car on vous a préparé à vivre dans l’avenir, plutôt que d’être vivant(e) maintenant. – Alan Watts

Dans la vie on s’en va toujours à quelque part.

On se prépare toujours pour plus tard.

On s’en va toujours ailleurs.

Nous sommes toujours en chemin.

Vers où ? Vers ailleurs.

Pourtant.

Lorsque tu arrives là-bas, ce n’est encore qu’ici..
– Proverbe Zen

Ailleurs n’existe pas. Ailleurs est un pays imaginaire. Comme Alice, au pays des Merveilles.

Ailleurs est comme plus tard. C’est le même pays en fait. Un endroit pour lequel on se prépare tout le temps mais qu’on atteint jamais. Qu’on ne pourra jamais atteindre.

En fait si ailleurs et plus tard n’existent pas, et que n’existent qu’ici et maintenant comme le veut le dicton, même ces deux concepts sont très volatiles et un peu flous.

Car dès que maintenant est vécu, réalisé, il est déjà parti et plus tard a pris sa place. Qui cède sa place lui aussi à l’instant suivant et ainsi de suite sans fin et sans cesse. Un colliers de moment présent qui s’effiloche, un sablier sans fond et sans fin.

Maintenant n’est qu’une suite de moments furtifs qui passent et ne repassent jamais. Comme des puffs de vie qui s’évaporent, avec des ptits bouts de nous dedans.

En effet Mr Watts, on ne nous a jamais enseigné à vivre le moment. Dès notre plus jeune âge, on doit apprendre à prépare son avenir, à savoir ce que l’on va faire quand on va être grand et grande. Mais la joke c’est qu’on est jamais grand ni grande, car on finit par rapetisser et redevenir un enfant.

Ainsi, apprendre à aller à quelque part tout en restant ici et présent est tout un art. Car de par notre nature d’humain(e) être social, on doit beaucoup faire pour gagner sa vie et payer ses comptes. On se trouve souvent pris dans le tourbillon de la vie ordinaire.

Se laisser porter par l’instant présent est également tout un art. Le plus grand art qui soit peut-être. Qui prend toute une vie à apprendre à maîtriser. Et encore. Parait que même à la mort certains résistent.

Ne faire qu’une chose à la fois, sans but autre que celui de faire ce que l’on fait.

Ou ne rien faire qui est le même art poussé à son paroxysme. Qu’être. Et observer, sentir, accueillir.

Et continuer.

Et si on a pas fini aujourd’hui, on continuera demain. Ou le surlendemain. Ou bien jamais.

Fin 😉 finnaud

STATUT: HUMAIN

Connais toutes les théories, maîtrise toutes les techniques, mais lorsque tu touches à une âme humaine, ne soir qu’une âme humaine. – Jung

Beaucoup – trop ? – de mots pour tenter d’expliquer, pour justifier, pour convaincre. Les réseaux ont fait pulluler les mots, comme les images et les slogans. Les réseaux ont fait naître et apparaître beaucoup de prétendu(e)s sages. Des gens qui savent, qui gens qui montrent, qui nous enseignent. Des Ti-Jos connaissants virtuels.

Si les théories nous intéressent, sure, étudions, apprenons, lisons. Si on veut apprendre certaines techniques, oui oui, apprenons, découvrons. Mais pas besoin d’essayer d’imposer nos nouvelles connaissances et acquis récents à tout le monde. Pas besoin de montrer le chemin.

Que tu aies récemment découvert Jésus dans ta vie, que tu trouves une sagesse dans une religion ou une philosophie particulière, que tu fasses du sport et que ça t’allumes, good for you, mais n’essaie pas de pousser ta nouvelle découverte dans la gorge de quiconque. Si les gens sont intéressés, ils vont te checker aller.

En ces temps questionnants, je perçois un regain nouveau pour la religion, comme pour certaines autres voies initiatiques. En temps de crise, on a besoin de sens, besoin de réponses à nos questions fondamentales.

Pour certains c’est Jésus et la bible, pour d’autres c’est le yoga, d’autres encore partent en voyage initiatique. Et avec les réseaux, ça se retrouve souvent dans nos écrans. Comme un besoin de montrer, de partager, d’imposer, de shower off. Pas besoin de laisser savoir au monde que ta découverte est la meilleure.

Car au-delà de ce qui nous distingue, n’oublions pas notre humanité commune, qui n’a pas à se montrer, à se comparer, ni à être exhibée. La simplicité se vit au quotidien, dans les plus petits gestes, dans l’intimité, en vase plus clos que gros que ceux des réseaux sociaux trop grand ouverts qui dévoilent tout, qui dévoile trop, qui nous déshabille l’âme et ne laisse rien à découvrir.

Restons habillé(e)s socialement. Restons simples et tout simplement low profile.

Si tu viens de découvrir Jésus et la Bible, pas besoin d’essayer de convaincre tout le monde qu’il est la seule voie de salut. Il est peut-être la voie pour toi et c’est parfait ainsi. Pas besoin de partir en croisade. De toute façon ça a été déjà fait en masse en son nom depuis une couple de milliers d’années, avec les résultats que l’on connait. Il en existe des milliers comme lui de par le monde, avec d’autres noms, mais un message similaire.

Si une certaine technique fonctionne pour toi, tu peux bien en parler à quelques ami(e)s si le coeur t’en dit, mais n’essaie de nous convaincre que c’est la meilleure affaire ever dans tout l’univers. Ça peut l’être pour toi et c’est OK. Par ton comportement, par ta vibe, les gens vont le sentir et iront vers toi s’ils et elles sont se sentent attiré(e)s.

Je perçois cette tendance à prêcher chez certain(e)s qui viennent de redécouvrir une nouvelle inspiration ces temps-ci, qu’elle soit religieuse ou autre. C’est humain et naturel de vouloir partager nos coups de coeur avec ceux et celles qu’on aime.

Mais n’oublions pas l’humilité, la simplicité, l’ordinarité de notre humanité. Ne perdons pas de vue notre plus petit dénominateur commun, notre humanité partagée. Chacun(e) son rôle à jouer, pas un plus important que les autres. Nous avons tous et toutes nos défis à affronter et nos laçons à apprendre, ceci est juste et bon, un point c’est tout. Aimons-nous soi-même et les un(e)s les autres, peu importe nos croyances et nos convictions.

Nous sommes simplement uniques, comme tout le monde. Ni plus, ni moins. Mais notre humanité partagée est ce qui nous relie, ce qui nous unit. Ne nous perdons pas dans les détails, restons dans le général, dans le coeur humain. Restons des âmes humaines.

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Bayazid, un mystique soufi, a écrit dans son autobiographie :

« Quand j’étais jeune, je pensais et je disais à Dieu, et dans toutes mes prières, c’était la base: « Donne-moi l’énergie pour que je puisse changer le monde entier. »
Tout le monde me semblait mauvais. J’étais un révolutionnaire et je voulais changer la face de la terre.

« Quand je suis devenu un peu plus mature, j’ai commencé à prier : « Cela semble être trop. La vie m’échappe – presque la moitié de ma vie est partie et je n’ai pas changé une seule personne, et le monde entier est trop. » Alors j’ai dit à Dieu : « Ma famille suffira. Laisse-moi changer ma famille. »

« Et quand je suis devenu vieux », dit Bayazid, « j’ai réalisé que même la famille est trop, et qui suis-je pour la changer ? Alors j’ai réalisé que si je pouvais me changer moi-même, ce serait suffisant, plus que suffisant. J’ai prié Dieu : « Maintenant, je suis arrivé au bon point. Laisse-moi au moins faire ceci : je voudrais me changer. »

« Dieu répondit : « Maintenant, il n’y a plus de temps. C’est ce que tu aurais dû demander au début. C’était alors une possibilité. »

NOBLESSE ET RICHESSE INTÉRIEURES

La noblesse d’une personne n’est pas la fortune acquise, mais son intégrité et sa capacité d’affecter positivement les gens autour d’elle.
– Bob Marley

Ah la richesse. Que ça en fait rêver certain(e)s. Ça donne l’impression de nous remplir l’intérieur, ça donne une impression de sécurité. Mais avec les grosses pluies ou les feux de forêt, qui semblent frapper plus qu’avant malgré ce que certains en pensent ou en disent, on voit qu’il est possible de perdre toutes nos possessions assez rapidement. Douloureux de constater que tant de gens perdent tout. Compassion vers eux et elles. Et vers ceux qui n’ont rien.

Si certains rêvent et fantasment parfois aux grandes richesses, la plupart d’entre nous avons plus en commun avec les sans-abris qu’avec les plus riches.

Avec le coût des maisons et des loyers ces temps-ci, plusieurs se retrouvent à la rue, même en travaillant à temps plein. L’achat d’une maison est devenu un projet de plus en plus difficilement réalisable pour les jeunes. Et la plupart de nous sommes plus vulnérables que jamais auparavant en ce sens. D’un bien essentiel, les maisons sont devenues une source de revenus. Drôle de monde.

Mais comme le dit Bob Marley ci-haut : La noblesse d’une personne n’est pas la fortune acquise, mais son intégrité et sa capacité d’affecter positivement les gens autour d’elle. De toute façon, on perdra tout ce que l’on pense posséder. Et on dit aussi que les seules choses que l’on gardera pour toujours sont celles que nous avons partagées et données.

La vraie richesse est en soi, il nous faut rebrousser chemin et arrêter de chercher à l’extérieur. Replonger en soi et chercher le trésor. Une fable dit qu’alors que les humain(e)s cherchent partout les yeux ouverts à la recherche du bonheur, le vrai trésor se trouve juste ici, caché en notre propre coeur.

Si la première moitié de notre vie consiste à faire sa place dans le monde, en se construisant une forte personnalité, la seconde implique un lâcher prise, un laisser aller et le retour à la source, aux vraies valeurs.

De toute façon, la richesse des riches, si elle est matérielle et très souvent que bling bling, est temporaire et perdable, et repose bien souvent sur le travail des moins bien nantis. Et si les moins bien nantis ne produisaient pas la nourriture, les riches n’auraient que leur argent à manger.

Comme on dit aussi, certains sont si pauvres qu’ils n’ont que leur argent. et malgré les fortunes, plus personne n’aura de planète quand on en aura squeezé tout le jus malgré tous nos doux bidous. Malgré les îles privées et les bunkers et forteresses sous-terrains.

La richesse ? Elle se porte au coeur.

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Il arrive presque toujours que les personnes les plus riches du monde soient les plus pauvres en ce qui concerne leur être intérieur.

Il n’est pas si difficile de trouver un homme pauvre qui a une âme riche, mais il est très très difficile de trouver un homme riche qui a une âme riche.
Pourquoi cela arrive-t-il ?
Parce que c’est la même énergie.
Vous pouvez vous procurer les richesses intérieures ou les richesses extérieures.
Vous n’avez qu’une certaine quantité d’énergie ; vous pouvez vous procurez ce que vous choisissez. Mais les richesses extérieures ne prouvent pas la richesse.
Elles vous seront enlevées, et avec elles toute l’énergie s’en va à la poubelle.
Les richesses intérieures ne vous seront jamais enlevées – personne ne peut les enlever, même la mort ne peut vous les retirer.

– Osho

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La première chose à retenir est que la conscience ne se perd jamais, elle fait partie de votre nature, mais vous pouvez la concentrer vers ce que vous voulez.

Lorsque vous en avez assez de vous concentrer sur l’argent, le pouvoir, le prestige, et que ce grand moment arrive dans votre vie où vous voulez fermer les yeux et concentrer votre conscience sur sa propre source, sur sa provenance, sur ses racines, en une fraction de seconde, votre vie est transformée.

Et ne demandez pas quelles sont les étapes; il n’y en a qu’une. Le processus est très simple. Il n’y a qu’une seule étape : c’est se tourner vers l’intérieur.

– Osho

PARDONNONS-NOUS NOS OFFENSES

Développez l’habitude de ne pas continuer à voir les autres en fonction de leurs actions passées. Quand quelqu’un travaille fort pour changer et devenir une meilleure personne, faites l’effort de les percevoir en tant que cette personne en changement.

Nous sommes des êtres en changement. Parfois plus tent que voulu.

Nous sommes d’éternel(le)s étudiant(e)s. Mais seulement si on fait l’effort de conserver notre coeur d’étudiant(e), de garder nos yeux frais et de continuer à voir la vie et les gens pour qui ils et elles sont sont dans le moment, et non selon ce que l’on se souvient de ce qu’ils et elles ont été.

Nous avons beau avoir fait des erreurs dans le passé, possible qu’on ait appris de ces dites erreurs. On le souhaite. Souvent la meilleure, sinon la seule, façon d’apprendre quoi que ce soit. Plus concrètes les leçons en chair que celles dans les livres.

Personne n’est parfait et j’aime croire que nous faisons tous et toutes du mieux que nous pouvons en ce bas monde. Car up there, dans notre tête et dans l’astral, tout est parfait. Mais ici bas que la job reste à faire.

Dans le cadre de nos cérémonies, nous récitons les prières de notre enfance et personnellement, la phrase qui me travaille le plus au corps est: pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé.

Moi qui est rancunier de nature, par défaut et par vieille habitude, à chaque fois que je prononce ces mots, je tique et ça fait tac et toc. Et je réalise qu’en mettant la volonté et en faisant l’effort de pardonner aux autres, je me permets de me pardonner moi-même, de me pardonner à moi-même.

Une autre prière consiste à demander pardon pour toute action que nous avons commis et qui aurait pu offenser qui que ce soit sans qu’on s’en soit rendu compte. Car souvent on blesse autrui sans s’en rendre compte. En fait, la plupart du temps on blesse autrui sans s’en rendre compte. Rare qu’on veuille blesser intentionnellement, quoi que nous sommes de drôles de bêtes parfois.

Tout un défi de continuellement rafraîchir son regard pour voir le monde tel qu’il est dans l’instant, pour oublier notre vieille perception de ce qui a jadis été pour voir ce qui est. Car seul ce qui est, et non ce qui a été, peut ouvrir la porte à ce qui sera. Et patati et patata.

Nous sommes des êtres perfectibles, perfectionnables. Nous tendons à devenir meilleur(e)s. Pas meilleur(e) qu’autrui, meilleur(e)s que soi, meilleurs que ce que l’on a déjà été. Pour faire mieux que ce l’on a déjà fait. Et ainsi devenir plus paisible, plus juste dans le moment.

Je ne sais pas si la justice existe, mais la justesse si. Pour moi du moins. Quand je suis aligné avec ce qui sonne et résonne juste pour moi dans l’instant, quand j’écoute et je sens, tout se place d’un coup. Tout s’aligne, tout est accepté, même ce qui me dérange.

Ici maintenant est un cliché, mais il est le seul qui existe dans l’instant. Alors réfugions-y nous. Et upgradons-nous, nous et notre regard pour voir l’instantanéité de la vie qui passe, ici où tout se passe. Avec nous dedans, et la vie en nous.

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Je choisis de me souvenir de toi
Non pas à cause de la façon dont tu m’as blessé
Mais à cause de la façon dont tu m’as appris à guérir
Non pas à cause de la façon dont tu m’as quitté
Mais à cause de la façon dont tu m’as appris à ne jamais m’abandonner
Non pas à cause de la façon dont tu m’as brisé
Mais à cause de la façon dont tu m’as appris à me reconstruire
Non pas à cause de la façon dont tu as atténué ma lumière
Mais à cause de la façon dont tu m’as aidé à briller
Non pas à cause de la façon dont tu m’as gardé prisonnier d’un endroit confortable
Mais à cause de la façon dont tu m’as donné le pouvoir de quitter ma zone de confort
Non pas à cause de la façon dont tu m’as laissé me sentir faible
Mais à cause de la façon dont tu m’as appris ce que signifie être fort
Non pas à cause de la façon dont tu as essayé de me contrôler
Mais à cause de la façon dont tu m’as appris à être libre
Non pas à cause de la façon dont tu m’as dit qui j’étais
Mais à cause de la façon dont tu m’as appris à me définir
Et surtout
Je choisis de me souvenir de toi
Non pas à cause de la façon dont tu n’as pas pu m’aimer
Mais à cause de la façon dont tu m’as appris à m’aimer moi-même.
– Tahlia Hunter

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Si je suis dans mon âme, quand je regarde les autres, je vois leurs âmes.

Je vois toujours les différences individuelles – hommes et femmes, riches et pauvres, attirants et peu attirants, et tout ça.
Mais quand nous nous reconnaissons comme des âmes, nous nous voyons comme des aspects de l’Un.
L’amour est l’émotion de la fusion, du devenir Un.
L’amour est une façon de pénétrer dans l’Un.
Nous traitons l’amour, la haine et les autres émotions comme si elles étaient toutes au même niveau, mais ce n’est pas le cas.

La haine, la peur, la luxure, l’avidité, la jalousie – tout cela vient de l’ego.
Seul l’amour vient de l’âme.
Lorsque vous vous identifiez à votre âme, vous vivez dans un univers aimant.
L’âme aime tout le monde.
C’est comme le soleil.
Il fait ressortir la beauté de chacun de nous.
Vous pouvez le ressentir dans votre cœur.
Au début de ma vie avec Maharaji, il me répétait sans cesse : « Ram Dass, aime tout le monde et dis la vérité. »

À cette époque, je ne pouvais toucher cet endroit que de temps en temps.
Je vivais la plupart du temps sur le plan de l’ego.
Je pouvais aimer presque tout le monde pendant de courtes périodes, mais la vérité était que je n’aimais pas tout le monde.
Un jour, j’étais tellement en colère contre tout le monde que Maharaji s’est approché de moi, nez à nez, m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Ram Dass, aime tout le monde et dis la vérité. »

Il me disait de prendre un chemin différent et de devenir une âme.
Ce qu’il voulait dire, c’est que lorsque je pourrai communiquer à partir de ce plan de conscience de l’âme, qui est qui je suis vraiment, j’aimerai tout le monde.
C’est ma vérité.
Il ne m’a fallu que quarante ans pour la comprendre.
– Ram Dass

LE GRAND BAR OUVERT DES VÉRITÉS

La vérité n’est pas toujours belle, comme les beaux mots ne sont pas la vérité. – Lao Tzu

En ce matin de pluie, en cherchant dans ma banque de citations pour me partir les doigts, et le reste du corps, le thème de la vérité poppait sans cesse.

Truth ici, vérité là, lies and liars all over. Alors me demandant bien ce que la vie avait à me révéler à ce sujet, je me demanda moi-même ce que moi j’avais à me dire à ce propos, petit moi, prétendu grand chercheur de vérité.

Alors voici ma petite vérité du matin.

Tout d’abord, les beaux mots de Lao Tzu ci-haut. En effet, la vérité n’est pas toujours belle. Comme la température ce matin. Mais elle est ce qu’elle est. Qu’on aime ou pas, qu’on voit ou pas.

D’ailleurs, la vérité peut-elle se conjuguer au pluriel ?

La vérité n’a pas besoin de ta participation pour exister. La foutaise si.
– Terence McKenna

Celle ci-haut est plus gutsy et va droit au but. La vérité est ce qui existe comme trame de fond de la vie. Tout ce que l’on y ajoute la recouvre, la dénature, la pervertit. Comme ces commentaires en réponse à ces grandes vérités qui volent et revolent sur les réseaux philosophico sociaux auxquelles plusieurs répondent tout de go: Ça c’est vrai ! ou So true !

De nos jours, chacun(e) a sa propre vérité. 8 milliards de vérités. Qui s’expriment par milliers et qui, souvent, se contredisent, s’entrechoquent, se bataillent. Vive le mouvement de la Vérité libre et multiple ! Peace in Truth !

Vrai pour moi peut-être, mais pas vrai pour tous, peut-être pas vrai pour toi ou l’autre. Et dès qu’on énonce quelque chose, cette chose devient autant vraie que fausse, aussi juste qu’erronée. Et en mouvement. Finalement, la vérité peut probablement être multiple, une vérité à plusieurs têtes.

Depuis quelques années, depuis on sait quoi, on accuse la science de mentir, et on doute de tout. La vérité ne semble plus exister, ou du moins, elle semble souvent instrumentalisée. Et certains la possèdent. Ou veulent ou pensent le faire.

La science n’est pas la vérité, la science cherche à trouver la vérité. Quand les scientifiques changent d’opinion, ils ne vous ont pas menti, ils ont appris autre chose.

La recherche fondamentale du moins. Car la recherche commanditée, la recherche privée, a ses propres objectifs, ses propres buts, son propre dessein. Follow the money disent si bien les anglais. Souvent la vérité des plus riches qui pèsent le plus lourd.

Quand on veut trouver une vérité particulière, la vérité payante, on réussit habituellement à la trouver, ou du moins à la diffuser. Et même quand on fait de la recherche fondamentale, ce qui est de plus en plus rare, on change souvent d’avis au fur et à mesure qu’on avance. Mais ce fait est désormais souvent interprété comme un mensonge, ou une manipulation du narratif. Alors que c’est le fondement même de la science d’évoluer, de bouger dans ses hypothèses. Car la vie n’est que cela: une hypothèse à confirmer ou infirmer.

La vérité, ah chère vérité. Rugit vérité.

La vérité est telle un lion; tu n’as pas à la défendre.
Laisse-là libre, elle sait se défendre elle-même.
– Augustine

En effet, comme la bullshit, la vérité n’a pas besoin de notre participation, de notre intervention. Elle peut se défendre elle–même. En fait elle ne cherche probablement jamais à se défendre. La vérité s’assume, elle ne fait qu’être. À nous de la trouver et non de la prouver. Et elle finira bien par remonter à la surface.

Ce qui nous mène aux menteurs.

Les menteurs compulsifs ne devraient pas vous faire peur. Ils ne peuvent faire de mal à quiconque si on ne les écoute pas. D’ailleurs ce sont les croyant(e)s compulsifs qui devraient vous terrifier, ce sont eux qui accréditent les menteurs.
– Nick Cohen

Alors laissons parler les grands parleurs. Leur bullshit leur reviendra sûrement en pleine face, ou dans le dos. Éventuellement. La terre était plate jadis, elle est devenue ronde. Et quelqu’un est mort en déclarant cela. La vérité tue parfois.

Quiconque ment doit travailler fort et constamment pour maintenir le tissu de mensonge qu’il a fabriqué, pour maintenir l’édifice mensonger en place. Plus simple et facile d’être honnête et transparent. Plus juste. Et relax.

Ne crois pas trop vite ce que tu entends car les mensonges courent plus vite que la vérité.

En effet, la vérité ne s’en va jamais nulle part. Elle est ici, toujours ici, elle fait du sur place, et reste de glace. Elle ne fondra pas, elle ne fait qu’être simplement vérité, avec un petit v ou un GRAND. Ou elle se répand et elle devient vérité, Vérités.

La vérité me semble synonyme de réalité. Las deux n’existant pas dans l’absolu, les deux étant perçues et vécues par chacun(e) de nous.

Quand le monothéisme met le langage autour de lui, il parle de « Dieu ».
Quand l’hindouisme met le langage autour de lui, il parle de « Brahman ».
Quand le bouddhisme met le langage autour de lui, il parle de « Śūnyatā ».
Quand la philosophie met le langage autour de lui, elle parle de « monisme ».
Quand la spiritualité amérindienne met le langage autour de lui, elle parle de «Grand Esprit».
Lorsque l’Advaita Vedanta l’entoure de langage, il parle de Non-Dualité.
Lorsque la psychologie l’entoure de langage, elle parle de « Transcendance ».
Lorsque la physique l’entoure de langage, elle parle de « Théorie quantique des champs ».
Lorsque la philosophie chinoise l’entoure de langage, elle parle de « Tao ».
Lorsque le Dzogchen l’entoure de langage, il parle de « Rigpa ».
Lorsque l’ésotérisme l’entoure de langage, il parle de « Source ».
Lorsque l’humanisme l’entoure de langage, il parle d’« Expériences de pointe ».
Lorsque la science l’entoure de langage, elle parle de « Conscience ».
Lorsque la spiritualité non religieuse l’entoure de langage, elle parle d’« amour ».
Lorsque aucun mot ne fonctionne du tout, vous fermez simplement les yeux et souriez.
Lorsque vous faites l’expérience de la réalité elle-même à laquelle tous ces mots font référence, aucun mot n’est nécessaire et elle est au-delà des mots eux-mêmes.
La réalité ultime qui peut être racontée n’est pas la réalité ultime.

– Jim Palmer

Sur ce bon, je vous souhaite un vrai bon week-end full réel.

DOUX IMBÉCILES

La personne qui écrit pour des imbéciles est toujours assurée d’un vaste auditoire.
– Arthur Schopenhauer

Je n’écris pas pour des imbéciles. J’écris seulement et surtout pour moi-même.

Oups, peut-être écris-je pour un imbécile alors ?

J’écris pour moi, pour le plaisir, et pour quelques-un(e)s d’entre vous mais ultimement j’écris pour personne en particulier. J’écris pour tout le monde. Je poste mes mots à tous vents, je les ne les vends pas, je les donne à qui les voudra. Et que quelques-un(e)s qui les liront.

Sommes-nous des imbéciles vous et moi ? La question se pose, se dépose et se repose.

Je ne veux pas vous traiter de quoi que ce soit encore moins d’imbéciles, mais personnellement, je n’ai aucun problème à me considérer comme un imbécile, ni à me traiter de la sorte. Car je le suis souvent. Comme vous aussi probablement, et la plupart d’entre nous humains et humaines.

Vous savez toutes ces choses stupides auxquelles nous pensons parfois ? Et que nous allons même parfois jusqu’à exprimer devant autrui, ce qui nous rend gêné(e)s, et même humilié(e)s à l’occasion. Nous sommes tous et toutes des imbéciles si nous sommes honnêtes. Tant que notre coeur reste pur, tout va bien.

Je pense notamment ici à l’expression imbécile heureux. Cette expression se dit en général d’une personne considérée comme simple d’esprit mais satisfaite de sa situation, quelqu’un qui vit dans une ignorance joyeuse. Si c’est le cas, je suis tout à fait d’accord d’être un imbécile heureux.

Heureux les simples (ou pauvres) d’esprit car le royaume des Cieux est à eux aurait dit l’apôtre Mathieu jadis. J’achète.

En cette ère d’écrans cathodiques impudiques, nous avons tous et toutes posté et/ou reposté de fausses vérités ou des trucs carrément patentés. En cette ère ou l’intelligence artificielle pour tout faire et son contraire, nous sommes tous et toutes en quelque sorte des imbéciles de l’écran.

Nous nous faisons floué(e)s sans qu’on le sache. La prétendue vérité comme les faits sont devenus plus flexibles que la plasticine de notre enfance. On dit et on se fait dire à peu près n’importe quoi sans jamais savoir désormais ce qui est vrai, faux, ou inventé par les humains ou par le grand Esprit – qui doit être le plus simple non ?

N’ayons pas peur, chers lecteurs/rices, d’être des simples d’esprit, ça peut être notre force. Si Tolstoy le dit. S’il l’a dit. À moins que ce ne soit Rumi ou Martin Luther King.

De toute façon, il faut acquérir beaucoup de connaissances pour savoir tout ce que l’on ignore.

Ça m’est arrivé quand je suis allé à la collation des grades suite à mes études doctorales en 2003. Je me suis pensé finfinnaud pendant quelques minutes jusqu’à ce que je réalise l’étendue de mon ignorance incarnée par le travail de tous les autres chercheurs/ses. Vous voyez, on peut être un imbécile scolarisé aussi. Tant qu’on le sait.

Peu importe nos efforts, notre volonté, comment on se considère, ou comment on nous qualifie de l’extérieur, l’idée est de prendre ça mollo, et d’être doux et douce avec soi-même, foi d’Aldous Huxley.

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Peut-être que tu te sens mal parce que tu essaies trop fort.
Vas-y doucement, mon enfant. Apprends à tout faire doucement.
Oui, ressens doucement même si tu ressens quelque chose de profond.
Laisse les choses arriver doucement et fais-y face doucement.
J’étais tellement ridiculement sérieux à l’époque.

Allez doucement, doucement – ​​c’est le meilleur conseil qu’on m’ait jamais donné.
Alors, jette tes bagages et avance.
Il y a des sables mouvants tout autour de toi, qui aspirent tes pieds, qui essaient de t’aspirer dans la peur, l’apitoiement sur toi-même et le désespoir.
C’est pourquoi tu dois marcher doucement.

Doucement, mon chéri.
– Aldous Huxley – Island

Larguons nos bagages, nous retournons tous et toutes à la maison.