Je considère la conscience comme fondamentale. La matière découle de la conscience. On ne peut se détourner de la conscience. Tout à propos de quoi nous parlons, tout ce que l’on considère exister, implique la conscience. – Max Planck
On entend souvent dire que nous, les humain(e)s, ne sommes presque rien dans cette immensité, ou si peu. Que de petites miettes dans ce vaste univers. Univers qui s’active depuis des milliards d’années. quand un(e) de nous disparait, le monde continue de tourner.
Et en même temps, on dit que lorsque nous ne serons plus ici, le monde entier va disparaître car qui pourra le voir, le percevoir, en prendre conscience ?
À première vue, les deux points de vue peuvent s’avérer. À l’image de la question qui demande si l’arbre qui tombe fait du bruit si personne ne s’y trouve.
Personnellement, j’ai comme l’impression que l’arbre qui tombe fait du bruit même si je n’y suis pas. Comme on dit, on en fait à notre tête car à qui les oreilles ?
Les mots de Max Planck sont tout de même éclairants quant à l’idée de la conscience comme fondement à toute vie.
Alors ces mots-ci, ces mots dits écris, ils existent pour de vrai ou vous venez de les inventer ?
Vous voyez, le vendredi peut être léger aussi.
Bon ouiquenne lecteurs pas tristes du Tout, et lectrices joyeuses du Tout. Tourlou.
Je me suis tu et je t’ai parlé de tant de façons silencieuses. – Rumi
De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent. – Coluche
Tant de mots, tant de paroles en ce bla bla monde.
Des mots pour vouloir avoir raison, des mots pour se justifier, des mots pour tenter de se dire. Et pourtant. Rien ne peut nous permettre de se dire autant que le silence. Comme rien ne peut convier notre vérité autant que notre présence.
Ou comme notre absence. Car souvent, ce n’est que lorsque quelqu’un n’y est plus qu’on réalise combien importante cette personne aura été présente.
L’absence révèle la présence comme le silence révèle la parole.
Alors plutôt que de dire, et d’ajouter au grand bla bla ambiant, j’écris. Tout bas.
Tant de mots pour tenter de rejoindre les autres, pour tenter de communiquer. Quand au fond, au plus profond de soi, ce que nous re cherchons est fondamentalement quelque chose comme une union, une communion. Une union commune. Une communauté, appartenance au vivant, au plus Grand que soi. Un sens unique à la vie.
À chaque aurore de semaine, j’écris ces petits billets pour une poignée d’entre vous, que quelques paires d’yeux. Yeux pers, yeux bleus, ou verts. Yeux, et coeurs ouverts. Ces mots sont notre moyen de communion. Et parfois je parle probablement tout seul.
J’aime écrire pour moi-même. En premier. Car on n’écrit toujours qu’à soi-même de toute façon. Comme pour parler. Pourpalers avec soi-même toujours. Peu importe qui nousécoute, ou entend, ou nous lit. Qui lit, qui lit ? Guili guili.
J’aime écrire pour ne pas dire ce qui ne peut l’être de toute façon. Alors aussi bien se taire et écrire son petit boniment de chemin.
Je tente de dire mon tout petit grand coeur ouvert et battant la chamade à l’aide de mots, et plutôt que de les dire, je les tape et les envoies dans l’univers, dans le multivers. Enter. Bouteille à la mer.
Plutôt que de les crier, je les écris. Je les dis, mais silencieusement. Ce petit rien qui ne peut être dit de toute façon, ni de toutes les façons, j’aime les dire tout bas. J’écris low profile.
J’écris comme je peux, et un peu comme je veux, et vous lisez comme vous voulez. mais la plupart ne me lisent pas. Alors j’écris tout droit. Et un peu tout croche.
J’écris gratuit, j’écris free, et un peu frit dans le cerebelum. Je donne mes mots, je les sème à tous vents. J’ai un blogue dans le cervelet. Je me donne la joie d’écrire car la peine ne vaut pas la joie. On ne se donnera pas la peine de le dire. La joie prévaut. Faut ce qui faut.
J’écris mais m’entendez-vous vraiment ? Je ne puis dire. Vous attendes-vous à quelque chose ? Ou à rien ? Tout de même, j’écris. Mais j’écris tout bas. J’écris humblement. J’écris profil bas, bla bla. Et comme les gens lisent si peu désormais passé les images, déficit d’intention, peu de risque d’être lu. Je me suis tu. Turlututu.
Qui est ce JE dont parle Rumi ? Le grand Moi ? Celui ou celle qui parle aux milliards de petits je que nous pensons être chacun chacune ? Le Grand bonhomme ou Bonne femme dans le Ciel ? Levons la tête pour – essayer – de voir. Ou fermons-nous les yeux. Car comme on dit, à l’intérieur comme à l’extérieur. Omni présence.
Je ne saurais dire. Mais comme on dit quand même, moi je suis moi, et toi, tais-toi. Et cries-toi, ou écris-toi. Écris pour te faire croire que tu existes, écris pour ne pas crier face à la folie d’un monde qui fonce droit dans le mur, celui du son ou celui de l’anihilation. Ou FB.
De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent, disait donc Coluche.
Alors moi, j’écris.
___ L’amour est sage – La haine est stupide. Dans ce monde de plus en plus interconnecté, nous devons apprendre à nous tolérer les un(e)s les autres. Nous devons apprendre à accepter le fait que certaines personnes disent des choses que nous n’aimons pas. Nous ne pouvons vivre ensemble que de cette façon. Mais si nous voulons vivre ensemble, et non mourir ensemble, nous devons apprendre une forme de charité et une forme de tolérance absolument vitales pour la continuation de la vie humaine sur cette planète. – Bertrand Russell, entrevue Face à Face sur BBC (1959)
Jusque dans l’état inquiétant dans lequel nous avons abusé et exploité la planète, de même qu’à la lumière de nos divers rapports sociaux actuels, je crois que nous, la grande famille des humain(e)s, avons besoin d’aide divine. Celle à l’extérieur de nous, comme celle qu’on porte en nous.
Besoin d’inspiration, de vision, de clarté face aux prochains grands mouvements sociaux à entreprendre en tant qu’humanité si on veut survivre. Pas mal certain que la planète saura s’adapter, elle en a vu d’autres, mais nous, ses locataires qui se prennent pour ses propriétaires et, de surcroit si négligents et déconnecté(e)s, c’est moins évident.
Je ne sais pas si ni comment nous nous en sortirons, mais des signes annonciateurs de catastrophe à venir sont déjà présents et manifestes. Autant sur les plans environnementaux, économiques que technologiques, l’heure est grave, Ou le sera bientôt. Ou encore plus.
Mais à qui demander cette aide tant requise ?
Sûrement pas à nos prétendus leaders, qu’ils soient hommes d’affaires (surtout) ou politicien(ne)s. Les premiers en veulent toujours plus pour eux et leurs actionnaires, les seconds ont bien peu de pouvoir réel, quand ils ne travaillent pas carrément pour les premiers, ou qu’ils ont tant soif de pouvoir. De bien petits Dieux. Mais tout de même relativement puissants sur le plan horizontal.
Jadis on passait nos commandes à Dieu le père tout Puissant créateur du ciel et de la terre. Et on attendait, en espérant avoir été entendu comme du monde. Mais ce concept semble dépassé et désuet devant la situation. Du moins, trop simpliste devant la complexité de la situation actuelle. Et plus qu’inadéquat, considérant notamment les actions passées et tordues des hommes de Dieu ici-bas.
Je pense qu’on va avoir besoin de tous les Dieux et de toutes les Déesses, ainsi que de toute la grande Divine famille élargie. Ancêtres, Anges et Sages inclus. Avec une bonne touche de féminité sacrée. Pas nécessairement pour qu’ils et elles fassent la job à notre place, mais surtout qu’ils et elles nous éclairent, nous guident, nous inspirent. Nous aident à trouver en nous leur parole et leur guidance.
Certain(e)s prient Dieux et Déesses, d’autres invoquent des forces supérieures. Certain(e)s leur parlent, en diverses langues et en plusieurs dialectes, partout de par le monde, discutent avec plus grand que soi.
D’autres préfèrent se taire et les écouter car on dit qu’ils et elles nous chuchotent constamment à l’esprit. Si seulement on arrêtait et on écoutait. Mais peut-être avec le coeur qu’on entend le mieux ? Peut-être là qu’on nous parle d’en haut ?
Quelque chose nous a mis(es) au monde, on devrait peut-être l’écouter.
On dit généralement des personnes qui entendent des voix qu’elles sont folles. Or peut-être que ce sont eux et elles qui entendent raison, qui se font dicter la voie à suivre ?
Peu importe qu’on soit des parleurs/ses ou des écouteur/ses, il me semble grand temps qu’on s’ouvre à la présence d’êtres supra humains pour être guidé(e)s, pour s’ouvrir à recevoir de l’aide de plus grand que nous. Pour améliorer le sort du plus grand nombre. Car nous sommes 8 milliards à vivre ensemble sur une boule qui rapetisse, qui s’accélère et qui surchauffe. Pensons seulement à nos enfants qui suivent.
Ouvrons-nous à se sentir accompagné(e)s, et qu’enfin on se sente appartenir à un Ensemble, à un Tout, à une grande famille d’Âmes, à la Vie quoi.
Les éléments de la nature constituent en ce sens de précieux guides, une grande source d’inspiration et d’intuition. Car comme on dit, nous ne marchons pas sur la terre, nous sommes la terre. Si on la sentait, si l’écoutait davantage, et si on suivait ses enseignements si naturels, si on respectait ses cycles, ce qu’elle nous dit, on agirait sûrement autrement. Plus naturellement, plus spirituellement et moins seulement qu’humainement.
Si on apprenait à se sentir davantage lié(e)s à la terre sur laquelle on marche, elle qui nous soutient et nous nourrit, si on faisait un avec elle, si on faisait sien son souffle grâce à son air, si on intégrait la vitalité de son feu et la solidité de ses minéraux, et si on apprenait de la fluidité de l’eau. Comme les nations autochtones, on respecterait tout naturellement davantage tous ses habitants, the four legged, comme nous drôles de bibittes à deux pattes mais à grosse tête et à coeur ratatiné .
Si on pouvait seulement réaliser – comme dans rendre réel – la présence potentielle d’êtres d’une autre nature, d’autres dimensions, et si on pouvait les consulter et s’en remettre à leur volonté, la volonté divine.
Soit en leur demandant conseil – prière – soit en les écoutant – méditation. En les ressentant. Mais pour cela il faut ralentir, lâches les écrans et reprendre contact avec la terre. Car sur la Terre comme au Ciel.
___ Si vous souhaitez vous promener avec un ami, il est plus que probable que vous discuterez tout le temps, partageant vos défis et vos joies, recevant du soutien et de la compagnie.
Vous seriez reconnaissant de l’écoute et de l’ouverture d’esprit de votre ami. Ne vous rendez-vous pas compte que vous avez des guides qui sont vos compagnons de tous les instants ? Allez vous promener aujourd’hui et discutez silencieusement avec eux, exactement comme vous le feriez avec un ami.
Ils vous répondront à la troisième personne, s’adressant à vous comme à un égal bien-aimé, avec des conseils doux et aimants. Oui, bien sûr, certains d’entre vous penseront que c’est votre imagination qui parle.
Comment vos guides pourraient-ils vous parler autrement que par l’esprit ?
Mais faites-le assez souvent et votre croyance et votre intention aboutiront à des percées – des aperçus qui traversent l’esprit conscient et vous permettent de savoir que vous ne marchez pas seul et que vous avez un ami de confiance qui vous accompagne dans la vie.
C’est un ami qui n’attendait qu’une chose : que vous lui disiez « Viens. Allons nous promener et discuter. J’ai besoin de conseils et d’une oreille attentive ». Nous sommes là et vous êtes tellement aimés.
– Suzanne Giesemann, commandante de l’armée devenue medium and enseignante spirituelle, via Noosheen Nasri sur FB
Vous décidez complètement de qui vous êtes, OU vous faites ce que vous voulez de vous (comme de ce monde)
Il ne nous reste qu’à définir le you en question. Yahoo !
L’autre jour, j’échangeais quelques bribes de réflexion avec un ami qui voyage en Inde en ce moment. Alors que je lui disais qu’il me semblait que je n’étais rien, au-delà de ce corps physique du moins, sinon un simple observateur de mes pensées, de mes émotions et du monde environnant, lui prétendait que nous étions plutôt l’Esprit divin, la lumière, la qualité du Bouddha en soi, ce que l’on pourrait nommer la présence de Dieu.
J’ai un autre ami avec qui je discute de Dieu régulièrement. On se taquine. Lui est plutôt allergique au mot de 4 lettres – qui n’est que mot de 3 lettres en anglais – alors que moi je suis plutôt flexible dans nos diverses tentatives de nommer plus que soi, en soi ou en dehors. Qu’un ptit nom au fond. Tant que les gens ne sont pas prêts à tuer pour le défendre.
Ce genre de réflexions au sujet du grand Mystère passent souvent par mon petit moi, notamment dans ma caboche. Et roulent en boucle, sans que je ne veuille à tout prix trouver de réponse absolue. J’aime jouer avec les mots, et leurs sens divers, même en été.
Peu importe comment on tente de nommer ou décrire Dieu, le grand Esprit, le grand Mystère, notre nature de Bouddha, la vie, l’Existence, personnellement je ne m’enfarge pas trop dans les fleurs du Divin tapi en nous.
Je ne pourrais nommer ni tenter de décrire la grandeur du mystère qui nous entoure, et qui nous habite, encore moins la raison pour laquelle nous avons choisi – ou avons été obligé(e)s ? – de nous incarner pour ce laps de temps dans cette réalité intemporelle concrète et si abstraite en même temps.
Avec le temps qui me passe dedans, je me sens de moins en moins quelqu’un de défini, de précis, de permanent, davantage comme quelque chose, une présence de plus en plus vaporeuse, qui observe. Si Dieu existe comme se questionne Dubois, elle est là qui watch en moi, comme en chacun(e) de nous. S’il existe, et si Dieu existe, ce serait davantage une elle, et non pas une hells ;-), probablement impossible de le décrire. Même si tenter de le faire est amusant, autant que futile. Si Dieu existe, il faut le ou la vivre. Genre.
On débat de moins en moins au sujet de Dieu il me semble, ou du sens de la vie, alors que notre humanité semble vivre une période intense comme jamais au niveau environnemental.
On a développé une forme d’intelligence pas si naturelle qui semble nous échapper, qui peut même créer de la nouvelle réalité. Pas une certaine sorte de Dieu ça ? Et pourtant, un peu inquiétant, sinon dérangeant.
Peu importe les mots que l’on utilise, nous sommes toujours à court d’explications ou de concepts rationnels pour tenter de décrire le grand mystère qui nous échappe.
Certains écrivent de la prose pour tenter de s’en approcher.
D’autres préfèrent converser directement avec Dieu, pour le rendre humain, et le faire sien.
D’autres encore préfèrent l’écouter, car on dit qu’il nous parle sans arrêt, qu’il nous chuchote à l’oreille et nous insuffle la vie droit au coeur à chaque instant.
Les plus intellectuels tenter de déchiffrer et décoder les mystères des textes sacrés, ou de décrypter les formules magiques.
D’autres le cherchent dans la nature, dans la faune, ou dans les chants des oiseaux.
Les plus artistes lui font des chansons, des poèmes, des oeuvres graphiques. Comme celle-ci que mon amie Kerry nous a offert récemment.
D’autres, intrépides, prennent des risques pour se rapprocher de lui.
Peu importe la façon, je crois que nous sommes tous et toutes, chacun(e) à notre façon, en quête de quelque chose de plus grand que nous, que immense et infini que ce pauvre petit moi qui se tient autour de notre petit nombril. C’est peut-être le nombril de Dieu qu’on devrait chercher.
Que ce soit l’amour de nos proches, qui ne peut évidemment que reposer sur notre amour pour soi-même, pour sa propre personne, ou par la quête d’un bonheur durable et de la paix intérieure (car pour l’extérieure c’est plus complexe), chacun(e) de nous cherche quelque chose. Et peu importe ce que l’on cherche, qui est induit souvent par nos croyances et les concepts existentiels sur lesquels se fondent notre raison, c’est le chemin qui compte. Ce chemin qui ne peut que se vivre dans la simplicité du quotidien. Et qui mène on ne sait trop où.
J’aime en général l’approche Zen qui garde la vie et ses explications plutôt simples et simplistes. Fendre le bois, et charrier l’eau. Et quelques extras on the side en cette vie moderne.
Ci-bas quelques perles de sagesse à déguster.
__ Je suis si proche, je peux sembler distant. Si complètement mélangé avec vous, je peux sembler séparé. Alors à découvert, j’apparais caché. Si silencieux, parce que je parle constamment avec toi. ― Rumi
Il y a une lumière qui brille au-delà de toutes choses sur terre, au-delà de nous tous, au-delà des cieux, au-delà des cieux les plus élevés, les plus élevés. C’est la lumière qui brille dans votre cœur. ― Chandogya Upanishad
La pierre précieuse ne peut être polie sans friction, pas plus que les gens sans épreuves. – Confucius
Parfois, la vie coule doucement, et, parfois, elle nous envoie des épreuves. Parfois ça coule, comme l’eau sur la peau du canard, parfois ça coincoince. Évidemment que l’on préfère quand ça coule, quand ça flow, quand ça va bien.
Mais avec le temps, au fil de la vie, on se rend compte que suite aux épreuves, on est plus fort(e) et plus lucides, plus résilient(e) comme on dit de nos jours. On dit aussi que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort(e). So far so good on dirait.
Épreuve est lié au verbe éprouver, auquel on donne diverses définitions, dont celle de ressentir, ou de vivre quelque chose d’éprouvant, soit de pénible à supporter, qui met à l’épreuve la résistance physique ou morale.
Mais ma définition préférée du verbe éprouver est celle-ci: avoir une connaissance directe des états, des situations, des émotions ou des sensations ; connaître par une expérience personnelle.
Éprouver ne se limite donc pas uniquement à connaître, ni à seulement savoir avec sa tête. Éprouver implique et passe par le corps, par le coeur, par les tripes. Ça implique de sentir, de se laisser ressentir surtout, de laisser les sensations habiter tout le corps, et le posséder même, se laisser posséder par l’expérience.
J’apprécie la citation de Confucius car elle donne un sens supplémentaire à l’adjectif poli. On conçoit habituellement qu’être poli signifie être affable, bien élevé, civilisé, convenable, correct, courtois, déférent, respectueux.
Mais poli peut aussi signifier avoir acquis une certaine finesse. Être poli, ou s’être fait polir, peut aussi indiquer que la vie nous a passé dessus solide, qu’elle nous a sablé, qu’elle nous a mis à l’épreuve. Et ce faisant, elle nous a bâti, solidifié, puis marqué et raffiné. Pour éventuellement finalement reprendre notre corps au bout de la route.
D’une certaine façon, la vie est un papier sablé duquel on n’en sortira que sous forme de poussière, que bran de scie. À l’image de l’oignon que l’on épluche et au centre duquel on ne trouvera rien. Sinon que quelques larmes, ainsi qu’une graine de quelque chose d’autre qui lui survivra peut-être.
Certaines expériences plus difficiles de la vie nous forgent, nous labourent, nous pétrissent. Quand on les vit, quand on est dedans, on a souvent hâte qu’elles se terminent, on souhaite qu’elles deviennent choses du passé.
Mais possiblement – probablement ? – que rendu au bout de notre vie, on se rendra compte que ce sont justement ces expériences qui ont fait de nous qui nous sommes, qui nous sommes devenus. Qui nous sommes redevenus.
Ce sont ces expériences qui nous donnent force et beauté, courage et impeccabilité. Qui nous ramène à plus grand grand dénominateur commun. C’est à la mesure des épreuves que l’on connait que nous devenons nous-même, et plus grand que petit soi. La vie nous appelle à dépasser le petit moi que nous pensons être pour redevenir la vie toute entière, pour redevenir lumière éternelle.
Parce qu’elles sont riches, ou qu’elles sourient beaucoup sur les réseaux, on pense parfois que certaines personnes ont – ou ont eu – des vies faciles. Mais inévitablement, chacun/e porte en soi ses épreuves, ses propres enjeux à vivre, à comprendre, à transcender. La vie ne nous fait pas que des cadeaux. Ou peut-être que tout est cadeau si on accepte tout ce que la vie nous présente. Le flow comme le gros.
Certains d’entre nous passent leur vie à fuir certaines émotions en croyant qu’il est impossible de soutenir la douleur. Mais vous portez déjà cette douleur. Ce que vous n’avez tout simplement pas encore réalisé consiste à ressentir tout ce que vous êtes, au-delà de cette douleur. – Khalil Gibran
Ne sous-estimez pas le pouvoir de la gentillesse, cette force nichée dans la paix qui, en ce sens, contient le pouvoir de changer le monde. (source inconnue de moi)
Gentillesse et pouvoir semblent deux concepts antinomiques. Pourtant, on connait tous et toutes certaines personnes qui incarnent une force tranquille et qui font arriver de bien belles choses autour d’eux et elles.
Souvent, au sein de notre société compétitive, performante et arriviste, tous les moyens semblent bons pour arriver à son but. La fin justifie trop souvent les moyens qui sont souvent plus que très moyens. Notamment sur les plan humain et environnemental.
Souvent aussi, on valorise à outrance l’audace, la performance, la volonté, l’extravagance, l’intrépidité et la jeunesse. Qu’à voir les nouveaux petits rois qui mènent le monde.
Pourtant tant de sagesse et de beauté résident dans la délicatesse et la gentillesse, comme dans la discrétion, la maturité et la timidité. Le low profile est in.
Quand on est jeune, on doit pousser pour faire sa place dans ce monde de performance. En fait, la première moitié de notre vie consiste en bonne partie à oser, à se démarquer et à foncer. Se rebeller même parfois quand cela est nécessaire pour prendre sa place.
Moi-même quand j’étais (plus) jeune, j’étais (plus) baveux et arrogant que maintenant. Mais jeunesse se passe. Lentement, mias sûrement. Au fil du temps. Ce temps qui est est un grand papier sablé existentiel. Le temps nous polit. Nous raffine.
L’âge, et le temps qui passe (même si on aime prétendre que ces deux concepts n’existent pas, souvent les (plus) jeunes d’ailleurs qui l’affirment 😉 sont décidément de grands enseignants. Si on veut, et que l’on peut, apprendre d’eux.
La vie nous enseigne, pour certains du moins, que tout passe et passera, nous inclus avec notre vitalité, notre rapidité et nos rêves de jeunesse éternelle. Ce qui nous apprend l’humilité, la délicatesse et la gentillesse. À la longue. Car nous ne faisons que passer sur cette boule vous et moi.
Alors prenons le temps, et apprenons du temps qui passe, à être plus gentil(le)s les un(e) avec les autres, comme nous voulions qu’on le soit avec nous. Soyons soutenant(e)s et bienveillant(e)s, même si ces mots sont sur-utilisés. Donnons leur une chance de s’incarner. Contre-balançons l’arrogance ambiante qui sévit un peu partout par une gentillesse extrême sincère et vraie.
Retrouvons notre force intérieure – et notre confiance en soi – qui fait en sorte que l’on puisse se permettre de redevenir vulnérable et tendre comme lorsque nous étions tout petits. Car il faut être vraiment très fort(e) pour se permettre d’être vulnérable, très fort(e) pour se permettre d’être faible. L’humilité comme valeur fondamentale.
On commence à reconnaître davantage la force tranquille des introverti(e)s. Eux et elles qui ne crient pas à tous vents, eux et elles qui sont simplement ici, à leur juste place, à faire ce que doit.
Vive les gens qui sont assez fort(e)s intérieurement pour pouvoir être tout simplement gentil(le)s. Leur silence saura être entendu par ceux et celles qui écoutent bien.
___ L’humilité est le symbole de la noblesse – Counselheiro Luiz Mendes
___ L’amour est fondamentalement un état; nous ne sommes pas amoureux/se, nous sommes Amour. – Osho
Observez vos pensées, ne les croyez pas. – Eckart Tolle
C’est le printemps. C’est la saison des pensées. Comme le sont l’été, l’automne et l’hiver.
On pense en toutes saisons. On pense tout le temps, sans arrêt. Pensées, pensées, pensées.
En fait ça pense tout le temps. À notre insu.
Alors que la pensée est le mouvement perpétuel, le contenant, les pensées sont les petits morceaux d’idées qui passent par là, le contenu.
D’ailleurs avec l’âge, on dirait qu’oublie de plus en plus souvent à quoi on pensait il y a quelques minutes à peine. La pensée semble se découdre.
Mais ça continue à penser de tous bords tous côtés. Le festival de la pensée dans nos têtes tout au long de notre vie.
Une très bonne idée de ne pas croire tout ce qui nous passe par la tête. Car la plupart ne fait que nous passer à-travers, ne fiat que passer par nous mais ne vient pas de nous. En fait, rien ne vient vraiment de nous. Tout ne fait que passer.
Nous sommes né(e)s vierges, avec une machine à pensées – et à penser – flambant neuve et à coup de croyances et d’idées fondées ou pas, on nous a rempli la caboche. Et depuis, la machine tourne. Sans arrêt.
Et une fois de temps en temps, la vie – des gens, des situation, des événements – nous bouscule et notre cadre de pensées s’agrandit, prend de l’expansion, change de track.
Et alors Euréka ! Plus d’espace se crée, plus de possibilités apparaissent, et plus la vie peut s’imaginer différente, ouvrante, plus de possible émerge.
Alors plutôt que de croire tout ce qui roule en boucle en nous, observons. Respirons, observons, et laissons passer.
Car de toute façon, la grande majorité de la matière première qui nous passe par la tête n’est que du vieux stock recyclé. Que très peu de nouvelle matière qui se présente à nous. Car les mots et les concepts sont souvent limités, finis. Leur arrangement demande de l’observation, et du détachement.
Définitivement, la vie est une interminable saison des pensées, observées. Alors sautons dans le champs et observons. Ça déroule, et déroule, et déroule.
Dans un monde où se multiplient les distractions, crée de l’espace pour le vide.
De plus en plus, je considère quitter FB, le seul zéro social que j’utilise pour garder contact avec mes ami(e)s de par le monde. Là où je poste aussi mes petits colliers de mots.
Je ne suis pas encore complètement décidé mais il y a de plus en plus de désagréments sur ce foutu fourbu réseau. Chaque nouvelle demande d’amitié s’avère suspecte désormais. On nous bombarde de publicités et les pièges virtuels à cons bien réels y pullulent de plus en plus. De plus en plus de malveillants aussi. Sans compter l’arrogance de leurs dirigeants face aux intentions et tentatives des gouvernements de les policer un peu.
Je considère m’en éloigner temporairement – du moins pour l’été car avec le beau temps, tout naturel de vouloir jouer dehors davantage et de s’éloigner des écrans autres que solaires – ou de façon permanente, je ne sais pas encore.
Mais je suis ambivalent. Et lent.
Je suis un gars sociable de nature, un gars du social. Je suis curieux, j’aime la beauté et au début c’était surtout ce que l’on croisait quand on s’y promenait.
De plus, j’aime prendre des nouvelles de mes ami(e)s et connaissances de par le monde et c’est par là que ça passe. Il serait bien difficile pour moi de concevoir ne plus entretenir mon cercle social local mais encore plus l’international. Mais je considère, je considère.
Envie de laisser tomber aussi les nouvelles qui nous rendent toujours plus inquiets et déprimés, sans que ça ne change grand chose qu’on connaisse tous les désastres du monde entier. Même si on doit quand même minimalement rester au courant de ce qui se passe sur notre boule. Car notre monde après tout.
Mais parfois, on en vient à avoir les yeux et la tête trop pleins, débordants, ce qui finit par affecter notre coeur. Tant de distractions qui finissent par brouiller notre vision non seulement du monde mais de soi aussi.
Alors il devient parfois nécessaire et essentiel même de re créer de l’espace pour le vide, pour du plus lent, pour explorer le néant en dehors comme en soi, pour plus de silence. Pour tout simplement se déposer, et ralentir.
Faire un feu, le contempler, et écouter les rainettes.
Jouer de la musique.
Lire un livre.
Marcher dans la forêt.
Parler à une seule personne à la fois.
Travailler de ses mains.
Créer de la beauté concrète sous diverses formes.
Voilà mon programme de l’été.
Pas encore rendu à tirer la plogue, mais pas loin.
À suivre.
___ TRANSFORMATEURS Shiv, vous avez souvent parlé de la façon dont vous vivez une grande intimité avec la vie. Comment fait-on pour développer ce genre d’intimité? La sensibilisation est-elle la clé ? Je ne vis pas ce genre d’intimité avec la vie que vous décrivez…
Je me demande si vous avez déjà écouté un morceau de musique et vous y êtes donné si complètement – que le temps s’arrête et que la musique remplisse toute votre conscience.
Je me demande si vous avez déjà été tellement submergé par le chagrin que les sanglots profonds et déchirants de votre détresse enveloppent tout l’espace et le temps. Je me demande si vous avez déjà ri si fort et si hystériquement que le monde s’arrête et que ce n’est que le dernier souffle d’air dans vos poumons qui peut le faire redémarrer.
Je me demande si vous avez déjà été tellement consumé par la rage que votre conscience quitte votre corps et regarde votre être tout entier se consumer par les flammes.
Je me demande si vous avez déjà été touché par votre amant de telle manière que chaque cellule de votre corps s’aligne unanimement et instantanément sur son énergie sensuelle comme la limaille de fer sur un aimant.
Je me demande si vous avez déjà ressenti la sensation exaltante de soulagement global qu’un verre d’eau fraîche procure par une journée torride où vous êtes complètement desséché.
L’intimité avec l’instant prend des formes infinies. Aucun n’est durable. Ils n’ont pas non plus besoin de l’être. Car l’instant est en perpétuel mouvement et avec lui nos manières de vivre l’intimité avec lui.
Votre problème n’est pas que vous luttez pour être intime avec la vie. Votre problème est que vous avez du mal à être intime avec la vie de la manière dont vous avez idéalisé l’intimité à laquelle vous ressemblez.
Vous préférez le genre d’intimité de bonheur que le genre de chagrin. Vous préférez le genre d’intimité du rire que le genre de rage. Vous préférez le genre d’intimité pacifique que le genre d’anxiété.
Chaque instant est intime.
Lorsque vous êtes perdu dans vos pensées, c’est parce que vous êtes intime avec vos pensées.
Lorsque vous êtes distrait par votre téléphone, c’est parce que vous êtes intime avec votre téléphone.
Lorsque vous êtes stressé par votre travail ou vos finances. C’est parce que vous êtes intime avec l’histoire de votre vie.
Lorsque vous vous inquiétez de ce que les autres pensent de vous, c’est parce que vous êtes intime avec votre image déformée de vous-même.
L’être humain ne manque pas d’intimité. Nous nous perdons pour toujours dans les choses, les gens, les événements, les idées, les opinions et les institutions qui nous entourent.
La vie prend toutes ces formes – de pensées, d’objets, d’expériences, d’événements, de personnes, d’opinions – et nous oblige à être intime avec elle À TRAVERS ses diverses formes.
La vie change de forme tout le temps. Et nous changeons de forme avec lui.
Nous sommes des métamorphes et cette capacité même témoigne de notre capacité d’intimité.
Lorsque la vie est dure, nous répondons par la résistance. Quand la vie est douce, nous réagissons avec facilité. Lorsque la vie est incertaine, nous réagissons par la peur. Lorsque la vie est sécurisée, nous répondons avec confiance.
Quand la vie est compliquée, nous répondons avec confusion.
Lorsque la vie est simplifiée, nous répondons avec soulagement.
Cela signifie que nous sommes en phase avec la façon dont la vie se manifeste pour nous.
Nous sommes comme des partenaires de danse. Quand la vie met le pied en avant, nous remettons le nôtre en arrière. Quand la vie recule, nous mettons le pied en avant.
Quelle plus grande intimité peut-il y avoir que deux moitiés fonctionnant comme un tout ?
Comme je l’ai dit, vous ne le percevez peut-être pas de cette façon. Mais c’est uniquement parce que vous avez été inculturé pour développer une vision biaisée de la vie. Vous avez subi un lavage de cerveau pour croire que l’intimité doit toujours être agréable.
Pourquoi?
L’étreinte d’une mère peut être profondément intime. Se faire frapper au visage peut aussi être une expérience profondément intime.
L’intimité peut ressembler à l’amour, à la dépression, à la joie, au chagrin, à l’excitation, à l’ennui, à l’expansion, à la contraction.
À chaque instant, nous sommes entièrement et complètement abandonnés à l’expérience de ce moment d’une manière tout à fait intime. Nous n’avons pas le choix de la manière dont nous réagirons. La vie induit simplement la réponse de notre part en proportion de ce qu’elle exige.
C’est comme un pianiste qui joue du piano. La musique est ce qui se produit lorsque différentes notes sont jouées successivement avec peu ou pas de pause entre elles. Chaque fois qu’un doigt relâche une touche du piano, une autre touche est enfoncée.
Nos expériences de vie sont comme les touches d’un piano. La colère est une clé. La joie est une clé. L’ennui est une clé. L’anxiété est une clé. Le bonheur est une clé. La peur est une clé. La paix est une clé. L’amour est une clé. Si votre idée de l’intimité est de jouer la même note idéale encore et encore, c’est une compréhension erronée. Car ce n’est pas ainsi que l’on fait de la musique.
La musique est faite en jouant toute la gamme de touches.
L’intimité est la pression de contact du doigt avec la touche du piano qui produit la vibration du son.
L’intimité est la pression de contact de la conscience avec l’expérience de vie qui produit la vibration d’une expérience consciente.
Vous êtes toujours intime avec la vie. Ce ne sont que vos propres idées fausses qui vous empêchent de voir cela.
Il n’y a rien que vous puissiez « faire » pour développer l’intimité. Développer plutôt la perspective à la place.
La vie se passe comme cela se doit. Et vous répondez comme il se doit. Il n’y a aucune disharmonie dans tout cela. La souffrance et la douleur sont des symptômes de discorde. Ce ne sont que des facettes différentes de cette intimité que nous partageons avec la vie.
Nous sommes des métamorphes nous moulant perpétuellement dans le conteneur dans lequel nous nous trouvons – la vie elle-même.
–Shiv Sengupta, Advaitaholics anonymes via Joan Tollifson
J’ai jadis entretenu des milliers de désirs, mais face au désir de TE connaître, tous les autres ont disparu. – Rumi
Mais à qui donc s’adresse notre cher Rumi ? Qui est ce TE ? Ce you à qui il parle.
Au bien-aimé ultime ? Ou à sa douce incarnée ? Ou encore à lui-même, soit la partie de lui qui est plus grande que lui-même ?
Nous sommes – plausiblement ? possiblement ? probablement ? ou pas – tous et toutes dépositaires de Dieu, du Grand Esprit, de la Force ou de la Fleur de vie, c’est selon, les appellations qu’on atribue à cette Grande Vie.
Tous et toutes de petites parcelles de cosmos incarnées, des petits tas de poussière d’étoiles en action sur cette grosse boule d’eau bleue et de forêt verte qui tourne sur elle-même dans l’infini. Avec 8 milliards d’humain(e)s, d’autres milliards de formes de vie, animale, minérale et végétale.
Ce que nous oublions souvent toutefois, pris et prises dans nos histoires personnelles que nous pensons réelles, très ou trop ancré(e)s dans ces corps passagers. Mais ce corps physique, qui nous permet de percevoir, est tout de même notre véhicule actuel, et nos sens, nos portes d’accès à plus grand que nous.
Alors quand on se parle, quand on parle à Dieu ou à l’un de ses multiples noms d’artiste, à qui parle-t-on ? Sommes-nous entendus ? Ou ne parlons pas toujours seul(e) au fond ?
Et quand on prie, à qui s’adresse-t-on ?
Et est-ce vraiment si important de savoir au fond ?
Petites questions toutes simples et légères en ce lundi matin de fête des Patriotes, fête de Dollard ou fête de la Reine. Vous voyez les appellations ? Du pareil au même. Congé anyway. Pour certain(e)s du moins.
Ma douce et moi on arrive de quelques jours à la mer.
À la plage surtout.
Dans le Maine, tout près. Et un peu frais, mais plus que parfait car trop frisquet pour les hordes de touristes.
Alors on avait les plages presque à nous. Grand luxe. Et grand espace.
On a marché, et marché, et encore, pieds nus. On a cueilli des roches, comme des enfants. On s’est fait venté dessus, jusqu’à dedans, et à-travers. On s’est éventé, pour laisser aller le vieux stock.
On a suivi les flots. Observé les marées, hautes, et basses, and on and on. Et apprécié les marais. Et écouté les oiseaux. Et trouvé si cute les bécasseaux (sand piper).
La vie simple quoi, vie toute simple de bord de mer. Marcher, manger, dormir.
On a suivi le flow, comme les flots. Quelque part entre la discipline du corps qui demandait exercice, et le grand air salin, l’espace infini, et le surrender, ce verbe, mais aussi un nom, difficile à traduire car tant de possibilités. Mais plusieurs très beaux dans la liste quand on pense à se laisser porter par la vie.
En somme, le surrender constitue ultimement une sorte de qualité d’être – et un non faire – qui requiert de simplement se laisser porter par les flots, par le flow.
Go with the flow diraient les gens du Maine, et les matl’eau 😉 Don’t even go with the flow dirais-je plus tôt que tard, et laissons-nous porter par le flow des flots, laissons-nous couler avec la vie.
Comme font les mers avec leurs incessants mouvements stimulés par la lune, comme tout ce que l’eau entraîne dans ses flots et qui échoue éventuellement sur une plage. Même les roches finissent par se laisser polir par la vie. Polissons-nous, ou plutôt laissons-la nous polir. Que la vie nous polisse.
Alors retour au bercail, et à la poutine de la routine, avec beaucoup à faire. Flot de courriels auxquels répondre, mais avec du flow au coeur, et à l’âme, du swing au popotin, avec un élan de légèreté et du mouvement marin dans tout le corps. Et floush et floush disait la mer.
Entre discipline, qui vient si naturellement quand on fait ce que l’on aime ou qu’on aime ce que l’on fait, et aisance – un autre choix personnel pour surrender. Laissons-nous porter par le flow, dansons avec le flow, naïvement, comme des flots.
L’été peut commencer maintenant.
Non, il n’a pas neigé là-bas, contrairement à ici, mais pas loin (au Vermont si, nous a-t-on dit en route). Si ça peut vous consoler. Car on se compare toujours un peu. Même si on se dit qu’il ne fait pas le faire. D’un babord comme de l’autre. À nous de choisir le bon. Ou pas.
___ Lors de ce voyage, avec des communications au strict minimum, détox numérique voulue, une amie me disait qu’elle avait hâte de lire mon prochain billet. J’ai trouvé l’expression belle. Et je vais l’adopter.
Car depuis les 12 années que j’écris chroniquement, first thing in the morning la plupart des jours que la vie m’accorde, je disais que j’écrivais des chroniques. Un peu pour le jeu de mots car ce l’est devenu au fil du temps, chronique je veux dire, pour moi d’écrire.
Billet selon le Larousse en ligne 1- Lettre très courte rédigée rapidement 2- Petit carton ou papier imprimé constatant un droit ou une convention, en particulier donnant accès quelque part 3- Petit article de journal, de caractère plaisant ou satirique 4- Titre de transport donnant droit à un trajet déterminé effectué par un quelconque moyen de transport payant.
Bienvenue à mes billets. All aboard, le monde à babord !