ET DANSONS MAINTENANT

Comment te décrirais-tu ?
Verbalement, mais je vous aussi préparer une ptite danse.

Moi je vous ferai plutôt une ptite chronique plutôt qu’une danse OK ? Car j’ai les deux pieds dans la même babine.

Je ferai danser les mots. Je les enfilerai les uns après les autres, sans sens unique, mollement, bêtement, aisément. Question de me défiler d’une description malaisante. Car de toute façon, peut-on réellement se décrire comme ça vu de l’intérieur ?

Petite danse de mots pour ne pas dire quelque chose d’important car je ne crois que pas que ce que j’ai à dire l’est tant. Non, ça n’importe pas tant mes ptits mots tannants et détonnants. Mes mots sont plus impotents qu’importants. Plus cons que féconds. Car que j’écrive ou pas, ça n’importe pas tant sur le sort du monde. Important de connaître son insignifiance. Nous ne sommes pas si importants même si nous sommes tous et toutes sacrés. Sacrés humains va.

Se permettre de jouer avec le sens des mots et danser en ligne entre les dignes lignes pour les faire sonner, ding et dong. Sauter du coq à l’âne. De Cocorico à Hi Han Hi Han.

Comment pourrais-je me décrire ? En fait, devrais-je le faire ?

Répondre à une question par une question a toujours été une belle façon de se défiler. Pas celui de la coupe Stanley. Et de répondre de ses actes par des paroles. Utiles ou futiles ? Qu’un f de différence notre propre existence.

J’aime les mots fous fous, les mots flous et à double sens uni, les mots qui se fouent de nous, comme du sérieux et du prêt à penser. Je mâche mes mots pour mieux les régurgiter, je fouette mes mots pour mieux les crémer. Wicked cream. Joke steak bilingue patates. Party chinois. Écrire pour se faire frire soi-même. Frime puff. Rime poche. Rein poché. Et jeux cernés.

Dès qu’on écrit, on se décrit un peu. Comme disaient les Cyniques, avant de parler j’aimerais dire quelque chose. Moi je ne dirai rien qui vaille mais j’écrirai mes failles. Oui chères ouailles. Avec ou sans la plaisance d’un avocat. Je les taperai sur l’écran via mon clavier, via mes doigts, via ce qui pense en moi et ce qu’il me faille dire. Sans jamais médire car médire sera toujours retenu contre soi. Loi du karma et annales akashiques.

J’écris sans savoir ce que ça veut dire. Ça ou Je ? Est-ce une question ? Voyez ? Je l’ai refait. Répondre à une question par une autre question I mean. Question de jouer avec les mots. J’aime jouer avec les mots car sinon ce sont eux qui se jouent de moi. Ils me jouent des tours tout le tour de la tête, me font dire n’importe quoi et ils s’entêtent à me jouer dans les joues avant de sortir prendre l’air. Je préfère parler des doigts. C’est plus délétère. Ctrl Alt délit. J’ai l’doua.

Me décrire ? Vraiment ? Jamais 203. Voyez ? Je ne joues pas qu’avec les mots, je joues avec les chiffres aussi. Je les dénombres dans la pénombre. Oui oui, vous pouvez compter sur moi. Je suis un compteur nez. Que je porte gros d’ailleurs. Au milieu du visage. Celui qui tient mes lunettes désormais.

Je suis un Sol en herbe, un Sol en herbe à puce. Je suis fiché. Sol mais un tout petit Sol. Eille ! Et tout aussi Gobelet. Un clown des mots, le clown des sots. Désole de mes sottises. Mais pas vraiment.

Je pense jouer ave les mots mais ce sont probablement eux qui se jouent de moi, eux qui déjouent mes plans. Je pense dire quelque chose et au fond, comme en surface, ce sont eux qui m’utilisent pour rire de moi.

Tant de sottises en moi comme en ce bas monde, devant nos yeux et dans nos écrans. Si on sortait de l’écran plutôt que d’y entrer, la vie serait beaucoup plus simple. Mais il est trop tow tow pour ça.

Alors écrire par non-sens simplement pour déjouer l’indécence de la vie sur terre qui prend place en ce moment. Chercher l’humanité dans l’inhumanité ambiante à laquelle on assiste, impuissants devant tant d’horreurs. OK OK chercher quand même la beauté et la bonté.

Ressentir l’impuissance devant tant de drames humains. Jouir de notre vie de privilégiés gras durs ici pendant qu’une partie de la planète meurt littéralement sous et devant nos yeux. De faim, de secousses sismiques, de sécheresse ou sous les bombes. Et nous ici, aisés easy, on assiste à tant de stupidité naturelle crée par l’intelligence artificilelle. On devrait peut-être arrêter le progrès.

Ça prend un bon moral pour résister au cynisme devant tant d’immoralité ambiante. On tente de voir le coeur des gens, mais certains nous rendent la job bien difficile.

Alors il nous reste les mots pour jouer avec le sens de l’humour, sans jamais perdre le sens de l’amour. Et la danse.

Danse lorsque tu as le coeur ouvert.
Danse lorsque ton bandage a cédé.
Danse au milieu du combat.
Danse lorsque tu saignes.
Danse lorsque tu es parfaitement libre.

– Rumi

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