QUOI LE SOI ?

Le plus long voyage ne consiste pas à faire le tour du monde mais de revenir à soi.

C’est peut-être le plus long voyage parce qu’il n’y a nulle part où se rendre ?

Car lorsqu’on parle de soi, on parle de quoi ?

C’est quoi le soi ? Qu’il s’écrive avec un ptit esse ou un MAJUSCULE. Pas une différence capitale il me semble.

Non, sérieux, quoi le soi ?

La présence qui observe, pense, note, regarde, sent et ressent ?

Ce qui se souvient de ce qui nous est arrivé ? Du moins de ce qu’on s’en souvient.

Ou ce que l’on construit à partir du rien que nous étions au début de notre incarnation ?

Car on a beau se référer à un soi, ou au Soi, ce soi/Soi perdurera-t-il lorsque notre corps cessera de vivre, lorsque notre coeur cessera de battre ?

Et ce fameux soi/Soi ne serait-il jamais plus qu’un moi au fond ? Au fond de soi bien sûr, mais au fond de quoi ? Et s’il n’y avait pas de fond, ni de plafond ?

Quoi le soi ?

Ce qui voit ? Ce qui parle ?

Et au début de la vie, est-ce qu’il y une telle chose qu’un Soi ?

Ou qu’une petite graine de soi/Soi ? Qu’un germe de soi /Soi.

Ou ce fameux moi – surtout avec un M MAJUSCULE ces temps-ci – dont tout le monde parle ne serait-il pas qu’un soi/Soi disant ?

Un soi/Soi ne me disant pas grande chose d’autre qu’une illusion ?

Les questions se posent. Et se reposent, mais ne sont pas reposantes pour qui quiconque a déjà pris part à un Satori.

Qui suis-je ? Ou Que suis-je plutôt ?

Comme on disait, un peu baveux dans notre jeunesse: moi j’suis moi et toi t’es toi.

Au-delà de notre personnalité, de notre identité, existe-t-il quelque chose de plus ?

Est-ce qu’une petite part de Dieu est déposée en nous au moment de note conception ? Qu’on l’établisse au sein de notre mère ou à notre sortie.

J’ai comme l’impression qu’on mêle parfois personnalité et identité séparée du grand tout avec la part de Dieu en nous. Nous ne sommes pas primordiaux en cette existence et la vie va en effet continuer à peu près telle quelle après notre départ du corps. Mias nous portons tous une part sacrée en nous, un petite morceau de Dieu.

J’aime penser que notre âme, une graine de Divinité, repose au coeur de notre coeur. Et que lorsque la vie se met à y battre, avec le premier souffle, la premier inspire, seulement alors la vie prend forme et le coeur y battre.

Et que seulement alors le petit soi/Soi que nous venons expérimenter prend vie. Et à mesure que le soi/Soi se considère séparé du reste, il devient moi/Moi. Et que la job d’une vie consiste à retrouver le sens du soi/Soi. Avant notre dernier souffle, avant notre dernier expire.

Soit. Et ainsi soit-il.

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