SI J’AVAIS SU

Si j’avais su, j’aurais agi autrement mais je ne savais pas alors j’ai fait du mieux que j’ai pu, et maintenant je sais un peu plus. – Rodney Norman

Tout le monde fait toujours de son mieux j’aime imaginer.

Même que certains qui font le mal le font très bien. Je ne nommerai personne.

De toute façon, comme on dit: si tu fais le mal, fais-le bien. Ou fais le bien, c’est selon.

Bien et mal sont deux concepts flexibles, fluides, multi-interprétables et inter changeables. Transgenre genre. Oui je sais les gros mots ce matin. Mais faut c’qui faut.

Le mal de l’un est souvent le bien de l’autre , ou vice et versa selon le côté de la ligne où l’on se trouve.

Ah le bien et le mal, quel couple.

Il y en a qui ont fait carrière là-dessus. Et des religions qui ont recruté et engrangé des millions de fidèles et d’infidèles et des tonnes de tibidoux.

Nous sommes ici-bas pour apprendre si on veut apprendre. Apprendre à vivre, à devenir plus humain.e., devenir meilleur.e.s à ce que l’on fait, comme à ne rien faire et à être tout simplement. Apprendre à être bien.

Et rien comme les erreurs pour nous donner des leçons, nous apprendre, nous enseigner. En fait, errer est presque la seule façon d’apprendre me semble. Comme dans apprendre de ses erreurs.

En fait, on dit qu’on apprend soit par choc, ou par répétitions. Certains apprennent plus vite que d’autres et certains autres n’apprennent jamais.

Certaines choses s’apprennent facilement, d’autres à la dure, d’autres encore ne s’apprennent jamais vraiment totalement. Comme vivre. On ne sait jamais vraiment comment vivre. Chaque jour est une leçon dans l’art de devenir humain.e.

Ils sont plusieurs en ce bas monde à faire le mal, à abuser, à guerroyer, à manquer de respect, à tricher, à forcer et à corrompre, à foncer et à tromper autrui. Ils savent mieux qu’hier et moins bien que demain comment le faire.

Mais peut-être regretteront-ils un jour ? Car on dit qu’on ne perd pour toujours ce que l’on a pas donné de son vivant et qu’on ne peut emporter avec soi que l’amour qu’on a donné. Qui mourra verra.

Mais si certains font le mal, je suis certains que nous sommes encore plus nombreux à vouloir le bien, et à essayer de la faire, du mieux que l’on peut. Faire de son mieux le mieux qu’on peut. En sachant ce que l’on sait au fur et à mesure.

Mais si on veut vraiment apprendre, vrai qu’on peut apprendre quelque chose à tous les jours. Au moins une chose. Car on n’a jamais vécu aussi vieux et vieille qu’on ne l’est maintenant. On n’a jamais vécu ce moment, cette journée, cette situation. Donc on ne sait jamais vraiment rien au fond. Oh, on peut penser parfois savoir, et alors la vie vient nous surprendre. Et nous, apprendre. Pas pour rien qu’apprendre et surprendre, ça rime câline de bine. Bine et bien, pas si loin. Apprendre le sens de l’amour, et le sens de l’humour.

Ça c’est une une base personnelle. Car sur le plan de l’humanité en général, on ne semble pas vraiment jamais apprendre. Ou si lentement qu’on dirait qu’on fait du surplace. Et possible que ça se termine mal cette histoire-là.

La lumière qu’on aperçoit au bout du tunnel, c’est le jour ou le train ?

Qui vivra verra. Tchou tchou.

Par exemple, si on avait su, se serait-on incarner ? Toute une question non ? La réponse est encore plus questionnante.

Les bien pensants répondront sûrement oui à cette question à 100 places. Pour apprendre, pour aimer, pour devenir un.e. meilleur.e. humain.e, pour faire de ce monde un monde meilleur. Ou moins pire, c’est selon la fameuse moitié du tout aussi fameux verre.

Et les mal intentionnés ? Je ne sais pas car comme Richard Desjardins, j’veux être un bon gars. Un gars bien. Gars ben ça et fais bien ça mon gars.

Mais la réalité, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi nous nous sommes incarnés vous et moi. Ah vous le savez-vous ? Dites-moi ça car moi je cherche encore.

La vie est un grand mystère.

Et tant qu’on ne saura pas davantage que ce que l’on sait maintenant, on va continuer à faire du mieux qu’on peut. En espérant que ça va aller mieux. Ou moins pire c’est selon. Et peut-être un jour savoir pour vrai que comme la vie l’est maintenant, tout est déjà simplement parfait.

Ou peut-être trouver son coeur le but de la vie ?

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Ainsi, le cœur – symbolique, invisible –, où palpite la Présence, devient le lieu des révélations, des intuitions fulgurantes, des visions et de l’union mystique.
C’est « l’œil du cœur » qui perçoit le Seigneur, les mondes invisibles, les secrets intérieurs ; c’est « l’oreille du cœur » qui accueille la Parole éternelle, vivifiante, et les messages prophétiques.
Grâce au cœur-conscience, l’être humain peut accéder à la contemplation des vérités éternelles et à la connaissance spirituelle qui est « intelligence du cœur ».

Au Moyen Âge, on figurait le cœur de deux manières : soit rayonnant, pour indiquer le siège de la sagesse, de la connaissance illuminative, soit enflammé, pour désigner le lieu de la ferveur et de l’amour inépuisable.
Et on connaît le déploiement qu’a eu, dans le catholicisme, le culte du Sacré-Cœur, dû principalement aux visions de femmes mystiques, de Gertrude d’Helfta au XIIe siècle jusqu’à Marguerite-Marie au XVIIe siècle.
Il n’en reste pas moins que l’image du cœur rouge, ardent, chère à tant de personnes, se trouve associée autant à la passion amoureuse qu’à l’ardeur mystique.
Le brasier ou le creuset du cœur demeure le point de rencontre entre l’humain et le divin, puisque l’Amour est un.

– Jacqueline Kelen, via Cristina RJ
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Et en terminant, un peu de stoïcisme.

Voici trois autres règles essentielles qu’Épictète a suivies et comment vous pouvez les appliquer aujourd’hui :

  1. Faites des choix judicieux
    Si vous faites les bons choix, vous le serez aussi.
    Simple et vrai : vous êtes le fruit de vos choix.
    Ni plus, ni moins.
    Aujourd’hui vous offrira de nombreuses occasions de choisir : la beauté ou la laideur, la bonté ou l’égoïsme, la miséricorde ou la vengeance, la sérénité ou la colère.
    Il y aura de petits choix : ce que vous mangez, comment vous parlez aux autres, si vous prenez la télécommande ou un livre.
    Et il y aura aussi des choix plus importants : défendre ce qui est juste, tendre la main à ceux qui en ont besoin, quel travail vous faites, quelles exigences vous vous imposez.
    Faites des choix qui reflètent qui vous êtes et qui vous aspirez à devenir.
  2. N’attendez pas pour exiger le meilleur de vous-même
    Combien de temps allez-vous attendre avant d’exiger le meilleur de vous-même ?

Les stoïciens condamnent fermement la procrastination.
On disait qu’il n’y a pas de plus grand gâchis que de remettre les choses à plus tard.
Si vous êtes négligent et paresseux maintenant, disait Épictète, et que vous remettez sans cesse à plus tard ce que vous ferez, vous ne vous apercevrez pas que vous n’avancez pas, mais vous vivrez et mourrez comme une personne tout à fait ordinaire.
Quelle est cette chose que vous remettez toujours à plus tard ?
Quelle action pouvez-vous entreprendre dès aujourd’hui pour commencer à progresser ?

  1. Nourrissez le feu de vos habitudes
    Si vous voulez faire quelque chose, prenez-en l’habitude ; si vous ne voulez pas le faire, ne le faites pas, mais prenez plutôt l’habitude de faire autre chose.

Épictète disait que les habitudes – bonnes ou mauvaises – étaient comme un feu de joie.
Chaque fois que nous accomplissons une habitude, nous la renforçons.
Nous alimentons le feu.
Chaque habitude et chaque capacité se confirme et se développe par les actions qui y correspondent, pas après pas, course après course, disait Épictète.
Il en va de même pour notre état d’esprit.
Lorsque vous vous mettez en colère, non seulement vous avez éprouvé ce mal, mais vous avez aussi renforcé une mauvaise habitude, jetant de l’huile sur le feu.
C’était probablement l’un des nombreux enseignements qu’il avait reçus de son maître, Musonius Rufus.
Ce dernier fut peut-être le premier philosophe à avoir identifié le pouvoir des habitudes.
Dans bien des cas, disait-il, nous ne gérons pas nos affaires selon des principes justes, mais nous suivons plutôt des habitudes irréfléchies.

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