
Le sage s’y assoit et apprend son langage.
english below
Dark peut signifier différentes choses: le noir de la nuit, celui des ténèbres qui suivra la mort du corps qu’on craint tant à cause des prêtres de notre enfance, le noir et les flames éternelles de l’enfer, comme l’espace quand on ferme les paupières. Sauf que si vous fermez les yeux, vous réaliserez qu’il ne fait pas vraiment noir quand on ferme les yeux. C’est plein de petites lumières, comme des mouches à feu, qui bougent et qui scintillent juste là. Souvent ce que je regarde quand je ferme les yeux pour méditer. Ça et les multiples pensées fofolles qui défilent à l’infini dans ma tête.
Mais par dark, on pourrait aussi se référer à la période dans laquelle on vit actuellement en ce bas monde. Car tout n’est pas rose sur terre en ce moment. Ça brûle, ça s’assèche, ça se bat, ça se matraque et ça se mitraille à tour de terre. Et certains choisissent de ne pas regarder par là, préférant se concentrer sur le beau et la surface.
En fait, la vie balance entre le rose et le noir. Et nous on danse entre les deux. Et on fiat de notre mieux. Pour s’alléger, et ne pas sombrer. Sombrer comme dans sombre. Si hombre, et mulhere.
Le rose représente habituellement l ‘espoir et nos illusions d’un monde différent et parfait peuplé de licornes multicolores. Alors que le noir constitue le pire du pire, ce que l’on préfère ne même pas imaginer. Normal, Mais si on ne regarde ce qui doit être adressé, on ne saura jamais comment changer le monde pour le mieux.
Ll me semble donc pertinent de faire porter notre regard sur et vers le sombre, le noir, le beurk, le pire du pire. Car ça existe. Et y git de nombreuses leçons de vie. Comme dans la mort. Certains ne veulent jamais penser à la mort, mais la mort est le parfait complément de la vie. La mort débute dès le début de la vie. En fait la mort nous incite à vivre pleinement, à vivre à fond, à prendre des risques, à vivre.
On voit souvent la naissance comme positive et la mort comme son inverse, mais si on y pense un peu, ce n’est pas nécessairement un party qui suit la naissance, alors qu’après la mort, ça risque d’être pas mal plus calme. Mais je m’égare.
Si je soulève ce thème aujourd’hui, c’est qu’hier j’ai vu comme certains d’entre vous cette horreur passer devant nos yeux, autant la nouvelle que la bête à cravate bleue.

Ça c’est du dark pas à peu près. Le pire de l’inhumanité.
Et je me demandais ce qu’il faudrait faire face collectivement à cette horreur.
Car l’humain, la plupart d’entre nous du moins, par définition, est attiré par la beauté, la bonté et les valeurs de partage et de bien. Mais ces monstres humains existent aussi. Et jusqu’à maintenant, ils ont le champs relativement libre, ils se lâchent lousse les lâches. Et ça nous rappelle de mauvais souvenirs non ? On a déjà dit : plus jamais. Et pourtant.
Et pourtant. important de regarder ces bêtes humaines et leurs actions en face pour se mobiliser sinon on en deviendra complètement désensibilisés. Oh, je sais, difficile de concevoir ce que l’on peut faire pour contrer cette vague d’inhumanité qui déferle encore sur notre monde.
Mais peut-être, au moins, dans un premier temps, la reconnaître ?
Et se mobiliser pour protéger la vie ?
Oui je sais, gros ptit lundi le chroniqueur.
Pour terminer, parce qu’en notre coeur vit encore et toujours un enfant qui a peur du noir, une berceuse pour affronter le dark du monde. Et si vous allez jusqu’au bout de ce chant de réconfort, et écouter la prochaine, ce petit message s’adresse personnellement à vous cher lecteur/trice.
Yes I do.
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english
Dark can mean many things: the darkness of night, the darkness that will follow the death of the body, which we so fear because of the priests of our childhood, the black and eternal flames of hell, as it can mean the space when we close our eyes. But if you close your eyes, you’ll realize it’s not truly dark. It’s full of tiny lights, like fireflies, moving and twinkling right there. Often, that’s what I look at when I close my eyes to meditate. That, and the countless crazy thoughts that endlessly race through my mind.
But by dark, we could also refer to the period we’re currently living in on this earth. Because all is not well on Earth right now. Forests are burning, rivers are drying,there are fighting, beating, and gunfire everywhere. And some choose not to look at it, preferring to focus on beauty and the surface. We get it, yes it’s happening whether we like it or not.
In fact, life oscillates between pink and black. And we dance between the two. Doing our best. To lighten our load, and not sink. Sink as in dark.
Pink generally represents hope and our illusions of a different, perfect world populated by multicolored unicorns. While black is the worst of the worst, what we prefer not even to imagine. That’s normal. But if we don’t look at what needs to be addressed, we’ll never know how to change the world for the better.
It therefore seems relevant to me to turn our gaze toward the dark, the black, the ugly, the worst of the worst. Because it exists. And there are many life lessons hidden in it. Like in death. Some never want to think about death, but death is the perfect complement to life. Death begins at the very beginning of life. In fact, death forces us to live fully, to live life to the fullest, to take risks, to live.
We often see birth as positive and death as its opposite, but if you think about it, what follows birth isn’t necessarily all a celebration, whereas after death, things are likely to be much calmer. But I digress.
The reason I’m bringing up this topic today is that yesterday, like some of you, I saw both the news and the blue-tie-wearing beast pass before our eyes.

That is dark. The worst of inhumanity.
And I was wondering what we should do collectively in the face of this horror.
Because humankind, most of us at least, by definition, is drawn to beauty, kindness, and the values of sharing and goodness. But these human monsters exist too. And so far, they’ve had relatively free rein, they’re running wild, and abusing life. And it brings back bad memories, doesn’t it ? We’ve already said: never again. And yet.
And yet. It’s important to confront these human beasts and their actions so we can mobilize, otherwise we’ll become completely desensitized and numb. Oh, I know, it’s hard to imagine what we can do to counter this wave of inhumanity that’s still sweeping over our world.
But perhaps, at least as a first step, we should acknowledge it ?
And mobilize to protect life ?
Yes, I know, heavy Monday for the columnist.
Finally, because in our hearts probably still lives a child who fears the dark, here is a lullaby to face the darkness of the world. And if you listen to this comforting song to the end, and hear the next one, this little message is addressed personally to you, dear reader. Cause yes I do.
