
– Andrea Gibson
Le coeur est un muscle. Il grandit au fur et à mesure des efforts qu’on lui demande. Et les vergetures sont le symbole d’un coeur en expansion, d’un coeur qui a aimé, qui a donné, qui a vécu. Vive les vergetures du coeur.
Quand on regarde le moindrement ce qui se passe en terme d’injustices et de grossières indécences commises un peu partout dans le monde ces temps-ci, on a parfois envie de brailler sa vie. On a souvent mal au coeur.
Mais si on utilisait cette immense tristesse, cette flagrante indignation comme moteur de changement et comme motivation à changer le monde ? À notre humble mesure, un petite pas à la fois, chaque petit pas dans le foi. Un acte d’amour à la fois.
Car en effet, le monde est un miroir qui nous renvoie une image pas très glorifiante de notre humanité partagée. Mais tout ce que l’on voit dans le monde, on le voit principalement en soi-même. Car si on peut reconnaître quelque chose dans le monde, c’est qu’on doit le porter en soi.
Comme on ne peut se battre contre ce que l’on considère comme le mal dans le monde, mettons de l’avant ce que l’on aime au lieu de dénigrer ce que l’on déteste. Économie d’énergie et meilleur retour sur son investissement de temps et de passion.

Quand on vit totalement, quand on s’implique, quand on met nos tripes sur la table, la vie va inévitablement nous briser le coeur. Tant d’injustices obscènes en ce bas monde.
Quand on ose vivre avec ses tripes, avec son coeur, ses passions et ses convictions, quand on ose tout court, on va inévitablement se blesser, avoir mal, connaître des échecs, être marqué et avoir des poques sul coeur. Ça fait partie de la job d’humain.e.
Nous sommes ici pour grandir, apprendre, essayer de nouvelles choses, prendre des risques, oser. Oh oué José !
Et si ces brisures du coeur inévitables à tout destin d’humain véritable constituait le coeur de notre humanité individuelle ? Cette humanité individuelle qu’on peut ensuite ajouter à l’humanité collective, celle avec un grand H.
Comme le dit si bien Gangaji ci-bas, le fait de jouer safe par peur de se faire briser le coeur constitue la plus grande brisure qui soit.
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