
– Victor Hugo
La beauté avec le fait d’écrire un blogue encore moins fréquenté que le monsieur du livre qui a parlé du chemin peu fréquenté et vendu à quelques millions d’exemplaires – un peu comme Le Secret – est qu’on peut presque dire – écrire surtout – n’importe quoi. Presque.
Alors ce matin, puisque c’est vendredi et que ça me dit, un peu de coq – aho Rico ! – et beaucoup d’âne – hi han hi han. Et avec pas de queue ni tête. Ni quête.
Je regardais hier mon ancien blogue (atidion.com) sur lequel j’ai publié plus de 2 500 chroniques en près d’une dizaine d’années et j’approche désormais le cap du 1 000 sur celui-ci. Ça en fait des mots, et du temps, pour ne rien dire qui vaille, surtout ne rien dire qui faille.
Je mentionne ceci car ces temps-ci, je commence à recevoir des offres pour écrire des livres avec la IA. Désormais, même plus besoin d’explorer son monde intérieur pour voir ce qui va en sortir, on peut demander à une machine de le faire pour soi. Cheap shot. Avec abonnement et une grande consommation d’énergie.
Moi, perso, je préfère old school, genre…

SN. Simplicité naturelle.
Parfois, quand j’ose me relire, je n’ai rien à redire mais je me demande quel monde était pris en moi pour avoir écrit cela . Le même que celui d’aujourd’hui j’imagine ? Ou est-ce que j’étais plutôt dans une autre dimension ?

Tant qu’à faire dans le dindonnage. C’était lui ou la planète. Et lui est plus sympathique je trouve. Quoique j’ai de la compassion pour la planète aussi, en particulier depuis qu’elle a été déclassée. Alors Vive la planète aussi ! Planète naine, ou de petite taille. Quoi qu’encore pas mal plus grosse que vous et moi.

Les deux alors

Parfois, lorsque je fais tape tape le matin sur ce clavier, je pense à toi que je sens juste là de l’autre côté de l’écran, à vous que je ne connais ni toutes ni tous, ni saintes nitouches, les quelques zuns et zunes qui me lisez régulièrement. Heureux de savoir que vous êtes quelques zuns et zunes à daigner jeter un oeil ou deux – ou trois, celui-ci qui lit le mieux entre les lignes – sur mes niaiseries et mes grands questionnements existensationnels. Sol sort de moi avec ses jeux démos. Gobe-les ?
Curieux de savoir si vous vous demandez vous aussi ce que nous faisons ici-bas vous et moi et tous nos semblables, malgré nos nombreux différents. Que faire de nos différents justement ? La guerre, la guerre, on a déjà donné non ? Ça rapporte toujours aux mêmes, et ce ne sont jamais ceux qui la font à la main.
Ou encore à quoi sert le petit bout de vie qu’on nous a prêtée pour ces quelques années en corps. À part aimer. Car on nait, on vit, on meurt et ensuite ? Ne fait-on que passer ? Ou va-t-on s’en souvenir avant de repartir vers un nouvel inconnu ? La question se pose mais ne nous repose pas nécessairement.
Le privilège de pouvoir dire n’importe quoi et de n’être lu que par quelques happy fews, salut chez fews – en particulier quelques-uns un peu plus fous que les autres fews, salut few fous et folles – le privilège je disais, de pouvoir écrire fou fou et qu’on s’en fout, c’est qu’on peut dire n’importe quoi sans se faire flouer. Je sais, un peu flou comme en terre.
Comme poster certains memes que tous/toutes ne comprendraient pas. Tel celui-ci, ésotérique en chien. Wouf wouf.

Je voulais partir ma chronique avec ce meme mais je vous l’ai gardé pour vous seulement. Juste ici, jusqu’ici. Vous qui avez pris la peine, ou la joie c’est selon, de cliquer et de suivre le lien du sans fil jusqu’à cette chronique un brin décousue. Fils de couturière je suis.
Car la plupart des gens voient passer le lien de mes chroniques sur FB mais ne daignent pas aller plus loin. Parfois, comme avec les smarties, je garde les rouges, les meilleurs, pour la fin. Smart ass je suis je sais. Mais je ne le sens pas toujours.
Parlant de sentir, quand Victor Hugo dit qu’un écrivain est un monde emprisonné en une personne, moi je me sens plutôt comme comme ce ptit chien. Les chakras ben alignés et la carcasse vide comme la toile derrière la peinture. Ou comme l’image coiffant ma chronique d’hier. Ça c’est pour les très réguliers, Salut messieurs drames. Empty when full qu’il disait. OK OK je vais vous aider (https://atisupino.com/2026/06/04/quand-il-ny-en-aura-plus-il-y-en-aura-dautre/
OK wouf wouf, je viens de rattraper le fil de ma pensée.

Si je parlais des offres de promotion qui nous invitent à pouvoir écrire des livres avec l’IA, des livres qui s’écrivent tout seuls et qui ne veulent probablement rien dire, comme moi, on n’arrête pas le progrès, c’est que je me demandais bien pourquoi on voudrait vouloir écrire des livres qui s’écrivent tout seuls. Tant qu’à rien, moi j’aime autant le faire à la main.
Car voyez-vous, comme pour le ptit caniche – on écrit pour s’aligner les chakras, pour se vider le trop plein quand trop de mots dansent en soi et nous obstruent l’alignement de la voie d’garage.
Le plaisir d’écrire pour rien, et de se satisfaire d’être un écriveux et non de raver d’être un écrivain – poum poum et ecstasy – c’est qu’on ne se prend pas trop trop au sérieux et qu’on se permet de dire n’importe quoi. Presque. D’ailleurs, pouvez-vous lire ce que je n’ai pas écrit ? C’est le troisième. Oeil.
OK tout est beau, vision en ligne droite, quoiqu’un peu gauche. Et louche.
On peut partir la journée. Shake shake shake !
Mais au fin fond du fond, l’important c’est la

Alors, j’ose et je rose.
