QUAND IL N’Y EN AURA PLUS IL Y EN AURA D’AUTRE

Ce matin, j’ai la tête vide. Alors écoulons-la drett icitt.

Si vide mais toujours si pleine cette fichue tête. Car des pensées, des idées, des hypothèses et des théories, comme des projets, il en vient, il en passe et en revient sans cesse. Ils vont et viennent, mais surtout reviennent les idées, surtout les fofolles et les inutiles. Si vous saviez. Mais vous savez car vous aussi vous en portez une sur vos épaules. Et il en est ainsi tout le tour de la terre.

C’est parce qu’elle est aussi active et hyperactive cette boule qui roule qu’il nous faut apprendre à la regarder, à l’observer, à voir rouler en boucle ce qui roule sans cesse sur le dessus de nos épaules car ça n’arrête jamais, et probablement que ça n’arrêtera jamais. Tant qu’il y a de la vie, il y aura du sweet et du moins sweet dans la suite de nos idées.

Empty when full & full again when empty.

On doit apprendre à peser sur la clutch de notre shoppe à pensées car le moteur n’arrête jamais de tourner. Même quand on dort ça spinne encore, et parfois encore plus fort. Ça spinne et ça rime. Au mieux, on peut régler le moteur au bon nombre de tours/minutes et laisser rouler. Comme le bon temps. Quand ça roule au bon rythme et qu’on observe, c’est doux comme un ronronnement, un léger bourdonnement. Bizz bizz les idées, buzz buzz les pensées.

La tête est ainsi faite. Du moins, en ce qui a trait au mental, ce ptit quelque chose comme la boîte noire de notre cerveau. Certains l’appellent esprit en français, mais en anglais, c’est plus straightforward, en anglais, c’est carrément le mind. Me semble que l’esprit est plus aérien, plus éthérique. Mind comme dans nevermind mais c’est davantage always mind que nevermind. La boîte à pensées, la cage à hamster, l’inépuisable sac à lettres sans fond du grand jeu de scrabble intellectuel humain. Mais le mental ne fait jamais dans le never. Never empty, toujours foule de lettres et de mots.

Qu’on est bien quand on réussit à ne plus se battre contre cette formidable machine à générer des pensées à l’infini pour un bout de temps. L’idée consiste peut-être à réussir à trouver comment vivre avec ainsi à temps plein j’imagine. On va y penser. Mais pas trop.

Formidable invention en effet que cette machine à idées, mais en même temps, terrifiante quand elle spinne sur elle-même et qu’elle s’emballe et, surtout, si on se met soit à croire tout ce qu’elle dit et à essayer de la combattre. Car parait qu’on gagnera jamais contre elle. Ça a l’air qu’on doit apprendre à vivre avec. Et la tempérer avec le coeur, qui serait une autre sorte de cerveau. Un cerveau lent, qui nous fait davantage lever.

Car il fabule souvent aussi ce mental puits sans fond auto-générateur grand parleur ptit faiseur quand il squatte notre bouche. Car on aura beau dire, il restera toujours tout à le faire. De rien.

Le mental peut nous emporter dans des tourbillons, dans des troubillons sans fonds et très creux aussi. Comme on dit, le mental fait un excellent serviteur, mais un bien cruel maître. Apprendre à le conduire est un must, et en même temps un grand défi de le driver. Parce que même lorsque vide pour un moment, il se remplit toujours de nouveau. Les flots viennent et débordent. Sploush à sploush, et floush et floush.

L’idée consiste probablement à le regarder faire son ptit show de mots finfinnauds. Car toujours les mots flowent. Et le show must go on son of a gun.

Empty when full. And on and on and on…

Et habitons le corps en entier, entité dont la tête fait partie de…

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Lorsque le corps est calme et apaisé, vous pouvez vous élever, vous envoler, devenir un nuage blanc, mais seulement si ses besoins sont vraiment pris en compte.
Le corps n’est pas votre ennemi, c’est votre ami.
Le corps est votre terre, il porte toutes vos racines.
Vous devez trouver un pont entre vous et votre corps.
Si vous ne trouvez pas ce pont, vous serez constamment en conflit avec lui – et une personne qui se bat contre elle-même est toujours malheureuse.
La première chose à faire est de conclure un pacte de paix avec votre corps et de ne jamais le rompre.
Une fois ce pacte conclu, le corps deviendra très, très amical.
Vous prenez soin de votre corps, il prendra soin de vous – il devient un véhicule d’une valeur inestimable, il devient le temple même.
Un jour, votre corps vous sera révélé comme le sanctuaire même de Dieu.

~ Osho

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et la pensée ultime… celle qui sent bon…

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