MERCI MERCI MERCI

That’s it, la vie s’est rendue jusqu’ici. Comme disait notre amie Paule, keep the flame alive. Mais en fait, la flamme s’occupe d’elle-même. On ne fait que ne pas l’éteindre car pas nous qui l’avons allumée.

Rendu à 65 ans de vie faites, complétées, on commence la 66ème. Life goes on. 65 ans de vie faites, 65 fêtes. Le faîte de la vie 65 ans ? Qui vivra verra.

Première étape de vie complétée. Le reste sera du bônus. On dit qu’à 65 ans, le meilleur reste à venir. Certain.e.s le disent du moins. Dont une partie de plus jeunes que ça. La cerise sur le dimanche de la vie après 65 ans maybe baby. Le jour du Saigneur étant le dernier de la semaine de la vie dans ce cas-ci. Qui vivra verra verrat !

Quand même étrange ce chiffre. 65. Si chaque année qui passe est toujours un peu spéciale au fur et à mesure que les années s’accumulent, et parfois avec craintes, le plateau du 65 l’est un peu plus que les autres car la société nous renvoie une certaine image de soi. Et un certain statut de pensionné qui vient avec. Cool ! Et quelque peu renversant.

Si je regarde en arrière, je vois encore un ti-cul à sa première communion, un ti-cul qui prie, ou qui fait namasté sans en connaître encore le sens. Mains jointes anyway. Je revois ce ptit gars de Montréal-Nord qui a toujours eu hâte d’être vieux, de se bercer dans sa chaise berçante justement et d’observer le monde rouler sur lui-même, avec une distance et sans trop savoir. Pas mal rendu là.

J’ai beau écrire plusieurs jours par semaine, aujourd’hui, je suis bouche bée, je suis bouché.

À chaque année, pour mon anniversaire, je cherche un ptit quelque chose à offrir aux gens qui me contactent sur FB et par courriel pour me la souhaiter bonne et douce cette nouvelle année à venir.

Alors cette année, j’aimerais vous offrir de l’amour. De l’amour en musique, dans toutes les langues comme pour tous nos bras. Parce que l’amour, c’est le boutt du boutt.

Cette année, pour mon anniversaire, on garde la chienne de nos amis pour le week-end, sweet Coco. Petit service qu’on leur rend, mais cadeau surtout pour moi et ma voisine d’amour aussi. Ptit week-end de farniente à la maison ce sera. À regarder le temps passer et rouler. Avec soleil en prime.

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La solitude s’avère le contraire de l’égocentrisme, du repli sur soi et de la revendication pour sa petite personne. Le véritable solitaire se passe de témoins, de courtisans et de disciples.


Ainsi parlait Démocrite : « Même dans la solitude, ne dis ni ne fais rien de blâmable. Apprends à te respecter beaucoup plus devant ta propre conscience que devant autrui ».

Le solitaire sait qu’il a beaucoup à apprendre alors que la plupart ne cherchent qu’à enseigner, à avoir des disciples. Il lit, écoute, réfléchit, mûrit ses pensées comme ses sentiments.
En cet état, il pèse le moins possible sur autrui : il ne cherche pas, au moindre désagrément, une oreille où déverser ses plaintes, il ne rend pas l’autre responsable de ses faiblesses et de ses incompétences, il ne peut exercer sur personne un chantage affectif.
La solitude est bien une école de respect de l’autre et de maîtrise de soi.

– Jacqueline Kelen, L’esprit de solitude, via Cristina RJ

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Et ci-bas, petit bônus, la première version de l’intro de ce récit auto-biographique sur lequel je travaille depuis quelques années sans trop oser le montrer. Je le ferai donc en relative intimité ici. Vous ne me voyez pas, mais je rougis.

Alors encore Merci la vie ! Et Merci à vous de poser vos yeux sur mes mots, jusqu’ici.

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