LOUSSER L’AVENIR SE FAIRE

Notre anxiété ne découle pas du fait de penser à l’avenir, mais plutôt de notre intention de le contrôler.
– Khalil Gibran

On nous dit souvent qu’il ne faut pas penser à l’avenir. En tous cas, on le lit souvent. Il faut vivre ici maintenant, ici, maintenant.

Pourtant comme le dit notre sage ami, le problème avec l’avenir n’est pas d’y penser, c’est de vouloir le contrôler.

On dit souvent que nous si nous sommes tristes et nostalgiques, c’est qu’on ressasse le passé, et que si nous sommes anxieux et angoissé(e)s, c’est qu’on se projette dans l’avenir. Ça fait du sens.

Mais contrairement au passé qu’on ne peut jamais défaire ni refaire – on ne peut que l’accepter et l’assumer et en tirer des leçons – on peut planifier l’avenir.

Et il est possible d’être dans le présent en planifiant l’avenir. Mais en étant conscient(e) que nos plans ne sont que cela, des plans.

Et que la vie a possiblement – probablement ? – des plans très différents pour nous.

J’aime cette nuance qu’apporte cette citation de Khalil Gibran (ou de qui que ce soit si ces mots ne sont pas vraiment de lui). Car aucun problème à penser à plus tard, c’est dans notre nature de prévoir, de préparer et de planifier l’avenir.

Car en effet, en tant qu’humain(e)s, il est souvent requis de notre part de planifier, de faire des plans à plus ou moins long terme. En particulier quand on a de jeunes enfants.

Certain(e)s conservent des emplois plus ou moins satisfaisants toute leur vie en vue d’une retraite à venir. Mais parfois, en chemin, les choses changent.

Ces temps-ci c’est le climat notamment qui rend notre avenir plus incertain que jamais. Les jeunes – et moins – sont même aux prises depuis peu avec un nouveau trouble social, une nouvelle maladie nommée l’éco-anxiété. On se rend compte que notre avenir est moins certain et moins prévisible qu’avant. Ce qui est en soi n’est pas une mauvaise chose, car en fait, l’avenir est toujours incertain et imprévisible. Et on devrait agir le plus tôt possible. Même si on ne le fait pas vraiment. Ce qui est en effet inquiétant. Mais c’est ça qui est ça. Et inquiétant en effet.

On dit que si l’on veut faire rire Dieu, ou la vie c’est selon, présentons-lui – ou elle – nos plans à long terme.

Si on s’observe le moindrement, on va se rendre compte que pour la plupart d’entre nous, on vit en effet toujours un peu en avance sur soi-même, face au moment. Que ce soit en fonction de demain, ou de plus tard, nous avons souvent un pied en avance sur le moment présent, nous nous devançons nous-même.

Alors si on ne peut changer cet état de fait, prenons-en au moins conscience. Et revenons au moment. Notamment grâce à la respiration, un clé inestimable.

Inspire, expire, un souffle à la fois. Car on ne peut pas respirer d’avance.

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